MILAN, Italie - L'Inter Milan a infligé au leader Naples sa première défaite en championnat (3-2), dimanche à San Siro, ce qui permet au champion d'Italie en titre (3e) de revenir à seulement quatre points de son adversaire du jour et de l'AC Milan.

Les Nerazzurri, sauvés par leur gardien et la barre dans le temps additionnel, font la belle opération de cette 13e journée de Serie A en faisant tomber le leader et en profitant du premier faux-pas des Rossoneri, samedi contre la Fiorentina (3-4).

Cette victoire confirme une montée en puissance de l'Inter, qui gagne son premier match contre un « gros » après avoir été accrochée par l'Atalanta, la Juventus et Milan et avoir perdu contre la Lazio.

« C'était un match clé, on a battu une équipe très forte », a souri l'entraîneur Simone Inzaghi sur DAZN, diffuseur de la Serie A, tout en rappelant que le match « le plus important » serait mercredi en Ligue des champions contre le Shakhtar Donetsk, pour essayer de valider une qualification pour les huitièmes de finale.  

Naples a pourtant démarré plus fort et il a fallu attendre l'ouverture du score de Piotr Zielinski (17e) pour voir l'Inter jouer plus haut.

Kalidou Koulibaly, sur un tir de Nicolo Barella, a d'abord offert à Calhanoglu l'occasion d'égaliser sur penalty (25e). Puis, sur corner, Perisic a coupé le ballon, que le portier napolitain David Ospina a repoussé mais quelques centimètres derrière sa ligne (44e). 

Victor Osimhen, pas heureux en première période (34e, 39e), est sorti peu après la reprise, remplacé après un gros choc à la tête avec Milan Skriniar (54e). 

Le Napoli a annoncé en soirée qu'il souffrait de « multiples fractures déplacées de l'orbite de l'oeil et de la pommette gauche » et qu'il devrait être opéré « dans les prochains jours ». 

La Roma sauvée par son joker

Sans son buteur, Naples a craqué une troisième fois en contre (61e) : un but synonyme de délivrance pour Lautaro Martinez, qui n'avait plus trouvé les filets depuis le 2 octobre. Après son sixième but en Serie A, le « Toro » argentin a fait le geste de s'excuser auprès du public : « je me suis excusé, car j'ai raté quelques occasions et cela fait plus d'un mois que je n'avais pas marqué. Mais ne pas marquer n'est pas un problème, le problème c'est quand l'Inter ne gagne pas », a-t-il expliqué sur DAZN. 

C'en était trop pour Naples qui, en un match, a encaissé presque autant de buts que lors des douze premiers (quatre). Même si Dries Mertens a entretenu la flamme en réduisant le score d'un joli tir flottant (79e).

Le Belge n'a même pas été loin de l'égalisation (frappe au-dessus des cages, 90e+7) après que Samir Handanovic, aidé par sa barre, a dû s'employer sur une tête de Mario Rui (90e+1) pour préserver ces trois points.

Luciano Spalletti, battu pour son premier retour à San Siro depuis son éviction de l'Inter, a regretté un manque de "caractère" de son équipe en première période.

En soirée, la Roma (5e) a arraché en fin de match la victoire sur le terrain du Genoa (2-0) grâce à un doublé de son joker Felix Afena-Gyan, 18 ans, pour ses premiers buts en Serie A.

Entré pour le dernier quart d'heure, il a ouvert la marque d'une frappe sèche (82e) puis doublé la mise d'un superbe tir enveloppé (90e+4). 

Andriy Shevchenko, pour son premier match comme entraîneur de club, a pu mesurer le travail à faire pour sauver le Genoa, toujours 18e et premier relégable. « Il a manqué un peu d'énergie dans les dix dernières minutes, mais les joueurs ont tout donné », s'est consolé l'ex-sélectionneur de l'Ukraine.