MADRID, Espagne - Le roi n'est pas tombé de son trône : double tenant du titre, le Real Madrid a livré un match époustouflant face au Paris SG pour prendre un net avantage de 3-1 dans le choc des huitièmes aller de la Ligue des champions, mercredi au Santiago Bernabeu.

 

Attendu depuis des mois, cette affiche des huitièmes de finale de la Ligue des champions a tenu toutes ses promesses! Adrien Rabiot a ouvert le score du plat du pied pour le PSG (33e), mais Cristiano Ronaldo a répondu par un doublé (45e sur penalty, 83e), soit ses 10e et 11e buts de la saison en C1, les 115 et 116e de sa carrière dans l'épreuve reine. Et Marcelo a enfoncé le clou (87e), trois semaines avant le retour à Paris le 6 mars.

« On a montré que le Real Madrid n'est jamais mort », s'est réjoui Sergio Ramos, défenseur et capitaine du Real Madrid, au micro de beIN Sports.

« C'est énervant, car on répète toujours les mêmes choses mais on se fait encore avoir. C'est facile de mettre beaucoup de buts à Dijon, en championnat, mais c'est dans ces matches-là qu'il faut être bon », s'est désolé Rabiot sur la même chaîne.

Avec ce succès, le Real Madrid, méconnaissable ces dernières semaines, a rappelé pourquoi il restait sur deux Ligue des champions d'affilée, et 12 au total, un sacré record.

 

Le latéral Marcelo avait promis que son équipe irait « jusqu'à la mort » avec l'entraîneur Zinedine Zidane, et le Real l'a démontré mercredi. À titre personnel, le Brésilien était là pour écoeurer le PSG, vaillant jusque-là, en inscrivant le troisième but madrilène.

 

Dès les premières minutes, le ton de ce duel spectaculaire était donné : la joute entre le « champion » et l'« aspirant », selon les mots de la presse espagnole, a débuté par une bordée de sifflets à l'encontre des ex-Barcelonais, Neymar et Dani Alves, un pressing très haut du Real et quelques fautes vicieuses pour bien chauffer le Santiago Bernabeu, plein comme un oeuf. Étouffant!

 

Preuve de la domination madrilène, c'est le gardien parisien Alphonse Areola qui a été le grand acteur de la première période parisienne, malgré l'ouverture du score de Rabiot. Il s'est interposé en un contre un face au grand Cristiano Ronaldo (28e), face au meilleur buteur français en Ligue des champions Karim Benzema (44e), et capté plusieurs ballons chauds dans sa surface. Il est aussi parti du bon côté sur le penalty de Cristiano Ronaldo, mais ce dernier l'avait trop bien tiré.

 

Ce penalty a été provoqué par le jeune Argentin Giovani Lo Celso, averti plus tôt dans le match pour une faute discutable à l'entrée de la surface. Titularisé au milieu de terrain en l'absence de Thiago Motta, il a vécu un baptême du feu compliqué, qui nuance le bilan des choix forts de son entraîneur Unai Emery.

 

L'entraîneur du Paris SG, qui sera en fin de contrat cet été et ne bénéficie pas d'une confiance illimitée de ses dirigeants, a joué son va-tout mercredi en laissant Motta à Paris, puis en faisant débuter son capitaine et défenseur central Thiago Silva sur le banc. Deux cadres historiques du PSG qatari.

 

Coaching gagnant pour 'Zizou'

 

Mais si Lo Celso a été en difficulté à un poste qui n'est pas le sien, Presnel Kimpembe a affiché la même assurance que lors de ses débuts européens, face à Barcelone il y a un an jour pour jour, et dégagé la sérénité d'un vieux routier du foot... Jusqu'à une mauvaise relance plein axe à l'origine du deuxième but de 'CR7', sur un centre de Marco Asensio (83e).

 

'Zizou' a eu plus de réussite concernant son coaching: Isco, titularisé en lieu et place de Gareth Bale, a été un vrai poison jusqu'à sa sortie (79e), Nacho a relativement bien muselé un Neymar décevant, son 4-4-2 a causé bien des soucis au PSG à chaque début de mi-temps et les entrées en jeu ont fait de vraies différences.

 

Pour le reste, le « sommet du foot mondial » annoncé par Emery a bien eu lieu. Alors qu'un sommet de la peur pouvait être redouté entre un PSG au passif continental défavorable en déplacements (défaite à Munich contre le Bayern en décembre, « remontada » en huitième de finale la saison dernière à Barcelone) et un Real en manque de confiance en 2018, le match a été très ouvert et les deux équipes très offensives.

 

Et le résultat préserve encore une petite part de suspense pour la manche retour au Parc des Princes. Dire qu'il va falloir attendre jusqu'au 6 mars pour savoir si l'« aspirant » a du répondant... Il en faudra en tout cas pour évincer de tels « champions ».

 

Un arrêt des plus douloureux

 

Rabiot ouvre la marque pour le PSG
Ronaldo réplique sur penalty
Au tour de l'arbitre d'être atteint au visage
Ronaldo brise l'égalité avec son 2e

 

Marcelo en ajoute