MONTRÉAL – L’Impact a encaissé sa part d’échecs dans ses tentatives de recrutement en Amérique latine au cours des dernières années. Pour le coup de circuit que s’est avéré être Ignacio Piatti, de trop nombreuses expériences ont fait patate, affectant autant la crédibilité que le porte-monnaie de l’organisation montréalaise.   

 

Un mois et demi après son arrivée à Montréal, le Panaméen Omar Browne semble se positionner du bon côté du spectre.

 

Obtenu sous forme de prêt à la mi-avril, Browne a continué de gagner des points mercredi dans la victoire de 2-1 de l’Impact aux mains du Real Salt Lake. Titularisé sur l’aile droite après qu’une blessure l’ait forcé à rater les deux matchs précédents, le milieu de terrain de 25 ans a ajouté quelques séquences à sa compilation de faits saillants déjà bien garnie en MLS et a aidé les siens à décrocher un important résultat malgré l’absence de deux joueurs réguliers en attaque.

 

Browne développe tranquillement des atomes crochus avec son partenaire de corridor, le latéral Bacary Sagna, et une belle complicité semble aussi s’installer entre Shamit Shome et lui. Les trois coéquipiers ont d’ailleurs combiné leurs efforts pour produire le premier but des leurs dans les derniers instants de la première demie, mercredi.

 

En cinq matchs, dont trois titularisations, Browne a récolté deux buts et une passe décisive.

 

« L’adaptation a été un peu difficile au début à cause de la barrière de la langue, mais on est de plus en plus confortables ensemble, a dit Shome. C’est excitant de voir tout ce qu’il peut faire. Il est capable de trucs complètement fous avec le ballon. »

 

« Il y a quelque chose de différent dans sa manière de jouer, quelque chose qui nous manquait et qui apporte un nouvel élément à notre équipe, a poursuivi Shome. Je crois que c’est quelque chose de contagieux. Il n’a pas peur de prendre des risques, surtout lorsqu’il s’approche du filet adverse, et je crois qu’on peut tous s’en inspirer. »

 

Evan Bush voit lui aussi dans les qualités individuelles de Browne une devise que l’Impact peut amener à la banque.

 

Impact 2 - Real Salt Lake 1

« On a toujours un plan de ce qu’on veut faire, une idée générale des tactiques qu’on veut employer et des façons dont on veut attaquer. Mais dans la réalité, une équipe a toujours besoin de ce genre de joueur qui peut briser l’adversaire à lui seul. Quand on arrive dans la zone payante, ça prend un gars qui peut dribbler et déséquilibrer la défense adverse. Sans Nacho dans les parages, cette mission risque de revenir souvent à Omar. »

 

Déjà, Browne a démontré qu’il pouvait faire mal à l’adversaire de différentes façons. Son but gagnant, il y a un mois contre Chicago, a été le fruit d’une créativité et d’une audace impressionnante. Contre Salt Lake, c’est un joueur rusé qui s’est fait oublier dans la surface pour ensuite terminer son action avec flegme et précision.

 

« C’est ce que je tentais de lui expliquer – je ne sais pas s’il m’a bien compris! – mais les buts qu’il a marqués sont venus après seulement quelques touches. Ce n’est pas toujours nécessairement de déborder interminablement sur les côtés pour chercher l’angle parfait. C’est bon de varier et on l’a vu encore avec son but ce soir. C’était tout un but. »

 

Browne devrait avoir toutes les chances de mettre son talent en valeur avant la longue pause dont bénéficiera l’Impact en juin. Avant la rencontre de mercredi, IMFC Radio rapportait qu’Okwonkwo raterait les matchs du 1er et du 5 juin au Stade Saputo. ​