MONTRÉAL – Pour la première fois de sa jeune carrière d’escrimeuse en fauteuil roulant, Camille Chai a remporté un duel au tour éliminatoire, à la Coupe du monde de Montréal, vendredi. Elle a atteint le tableau des 8 à l’épée et s’est classée huitième. 

Grâce à une fiche de deux victoires et quatre défaites, elle a assuré sa place en ronde des 16. À son premier match du tableau par élimination directe, elle a eu raison de la Thaïlandaise Duean Nakprasit 15-13.

« Avant la ronde éliminatoire, j’étais fière de moi, même si j’aurais aimé une victoire de plus en poules. Ma victoire en huitièmes de finale a remis les choses à la bonne place », a indiqué la tireuse.

Elle a été éliminée au tour suivant par la première tête de série, la Hongroise Amarilla Veres, qui l’a emporté 15-6.

« C’est très motivant, je suis prête pour la prochaine compétition », a indiqué Camille Chai, qui sera de retour en action au sabre dimanche.

Elle n’a pas caché que de participer à une compétition à la maison lui ajoutait une pression supplémentaire. « À mon premier combat, j’étais tellement fébrile et j’ai atteint un certain niveau de nervosité. Tout le monde qui était là pour me voir, ça m’a fait chaud au coeur, mais il fallait que je reste concentrée! »

Plus difficile pour Matthieu Hébert

Au fleuret masculin en classe A, Matthieu Hébert a renoué avec cette arme qu’il avait délaissée depuis un bon moment. Il termine 13e au classement, un rang derrière son compatriote Doug Brecht. Hébert a remis une fiche de 1-4 dans son groupe de poule et sa seule victoire a été signée contre l’Américain Robert Clinton.

« C’est difficile à réapprendre et aujourd’hui (vendredi), ç’a été difficile. Je croyais que ma poule serait facile, mais non, mes adversaires étaient plus près de moi. J’ai l’impression que je n’étais pas assez rapide et prêt. J’ai fait l’erreur de faire des coups d’épée qui ne fonctionnent pas au fleuret. Ce sont des habitudes que je dois perdre », a indiqué celui qui a une préférence pour l’épée, où il visera une médaille ce week-end.

Il s’est remis au fleuret avec un objectif bien précis en tête.

« C’est pour augmenter mes chances de me qualifier pour les Jeux paralympiques de Tokyo. Les sélections se font maintenant par des classements combinés, alors si fait une arme de plus, ça me donne beaucoup plus de chances d’avoir assez de points pour être qualifié », a expliqué l’athlète qui a déjà touché à cette arme pendant deux ans au début du dernier cycle paralympique.