Le Montréalais Chris Boucher fait partie d'un groupe de trois Québécois, avec Luguentz Dort et Khem Birch, qui prendront part au camp d'entraînement d'Équipe Canada en vue de la Coupe du monde de la FIBA.

Pour Boucher, qui tente faire sa niche avec les Raptors de Toronto, voilà l'occasion rêvée de représenter son pays sur la scène internationale, mais aussi celle de se rapprocher de son entraîneur-chef Nick Nurse, qui est à la tête de l'équipe canadienne.

« Pour moi ce serait une bonne opportunité, surtout que c'est mon coach qui dirige l'équipe canadienne. C'est une bonne opportunité pour moi de le connaître plus et qu'il me donne des conseils. On espère que ça continuera jusqu'à la saison, mais je vais toujours vouloir représenter mon pays, peu importe l'endroit », a mentionné Boucher, en entrevue à Sports 30.

Après avoir été nommé joueur par excellence de la G League, la saison dernière, Boucher a repris là où il avait laissé en dominant lors de la ligue d'été avec des moyennes de 23 points et 9,8 rebonds par match.

Boucher espère que ses succès se traduiront par un temps de jeu accru avec les Raptors la saison prochaine.

« Je pense que je suis dans une bonne position en ce moment, observe-t-il. Mon entraîneur m'a dit ce qu'il voulait que je fasse dans la ligue d'été. Je me suis amélioré à comparer à l'année passée. Ils veulent surtout me voir devenir meilleur et c'est quelque chose que j'ai toujours réussi à faire année après année. »

À quoi ressemblera l'après Kawhi?

Évidemment, le départ de Kawhi Leonard laisse un grand vide, mais Boucher estime que le noyau des Raptors est suffisamment solide pour permettre à l'équipe de connaître une autre bonne saison.

« Même avant Kawhi, on avait des bons joueurs comme Fred [VanVleet], Pascal [Siakam], Serge [Ibaka], Kyle [Lowry]... On a quand même une bonne équipe. Durant l'année, on a dû s'ajuster avec tous les échanges. On a perdu plusieurs joueurs comme Jonas Valanciunas, C.J. Miles et Lorenzo Brown, mais on a toujours trouvé une façon de travailler ensemble, s'est rappelé Boucher. C'est sûr qu'on perd un gros morceau, mais on est capable de faire quelque chose avec ce qu'on a.

Boucher croit pouvoir faire sa marque avec les Raptors

« Avec Kawhi qui est parti, ça donne l'opportunité à beaucoup de joueurs de montrer ce qu'ils sont capables de faire. »

D'ailleurs, Boucher comprend très bien la décision de Leonard de retourner jouer dans sa Californie natale.

« Tout le monde voudrait jouer à la maison. S’il y avait une équipe à Montréal, j'aimerais ça jouer à la maison. Kawhi voulait revenir chez lui.

« Ça ne change pas le fait qu'on continue à jouer au basket. Je dois continuer à travailler. L'année prochaine, je veux plus de minutes. »

Un camp de basketball pour les 6 à 14 ans

Boucher tient un camp d'entraînement destiné aux jeunes de 6 à 14 ans, qui se déroulera au cours des prochains jours à Montréal. Une façon pour lui de redonner à la communauté en favorisant le développement du talent local.

« On a beaucoup de talent au Québec. Moi-même, je n'ai pas eu l'opportunité de jouer à un certain âge et je pense que [c'est positif] si on peut aider plus de jeunes à jouer à 15 ou 16 ans. Pour moi, c'est l'opportunité de redonner à Montréal et au Québec. »