Le club de soccer de Naples a annoncé avoir démis de ses fonctions l'entraîneur italien Carlo Ancelotti mardi soir, malgré la qualification du club pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.

« Le club de Naples a décidé de retirer la charge d'entraîneur de l'équipe première à Carlo Ancelotti », a tweeté le Napoli après la victoire contre l'équipe belge de Genk (4-0). 

« La valise d'un entraîneur » est « toujours prête » avait affirmé mardi Ancelotti, alors que les rumeurs de son départ et de l'arrivée de Gattuso, 41 ans, à son poste commençaient déjà à se répandre.

Et le festival offensif réalisé par son équipe face au modeste Racing Genk n'aura pas suffi à faire oublier le triste tableau qu'offre actuellement le Napoli, seulement 7e en Serie A, après sept matches sans victoire.

Le coach aux trois Ligue des champions - deux avec l'AC Milan (2003, 2007) une avec le Real Madrid (2014) - aura donc surtout payé les mauvais résultats du club en championnat, où il n'a pas toujours pas renoué avec la victoire samedi, se contentant d'un triste nul sur la pelouse de l'Udinese (1-1).

Mutinerie

L'aventure napolitaine d'Ancelotti se termine donc après 18 mois sans éclat, marqués par une deuxième place en Serie A la saison dernière et la belle qualification obtenue cette année en Ligue des Champions.

Son départ intervient paradoxalement après un succès, que son club attendait depuis longtemps, puisqu'il restait en tout sur neuf matches sans victoire, sept en Serie A et deux en Ligue des Champions.

« L'équipe a des qualités mais elle ne les a pas exprimées en championnat, seulement en Ligue des Champions. C'est un grand regret », a estimé Ancelotti après le match face à Genk.

Mardi soir, l'entraîneur de 60 ans a aussi assuré qu'il n'avait aucune intention de démissionner, mais son club a pris les devants, par un simple tweet posté juste avant minuit.

Cette décision acte la rupture entre un groupe, son coach et la direction du club. Le Napoli est en effet en crise ouverte depuis début novembre et la décision des joueurs de ne pas respecter une mise au vert décrétée par le président Aurelio De Laurentiis.

Cette « mutinerie » a poussé De Laurentiis à lancer une procédure disciplinaire sous forme de retenues sur les salaires du mois de novembre, pouvant aller jusqu'à 50%. Cette procédure doit encore être validée par le Collège arbitral de la fédération italienne.