Frédéric Daigle
samedi, 27 avr. 2013. 20:46

MONTRÉAL - Si pour Marco Schällibaum et l'Impact, le match de mercredi dernier face au Toronto FC est de l'histoire ancienne, le noyau dur des partisans de l'équipe avait toujours sur le coeur la piètre performance de l'équipe en Championnat canadien, un échec de 2-0.

Grands responsables de l'ambiance dans le stade Saputo de la première à la dernière minute de chaque partie qui y est disputée, les Ultras, les bruyants partisans des sections 131 et 132, dans la tribune Ouest, ont silencieusement fait sentir leur désapprobation sur la façon d'aborder ce match. Ils ont coupé net à leurs célébrations par trois fois, plongeant le stade dans une ambiance de veillée funèbre.

Dans chacune de ces occasions, ils ont déroulé des bannières avec des messages clairs. La première disait « 24-04-13. Nous on l'a pris au sérieux », laissant entendre que l'Impact ne l'a pas fait, puis, un peu plus tard, ils ont déroulé: "Voyageurs Cup before NBC". Plusieurs des Ultras ont laissé entendre que pour l'Impact, valait mieux garder sa meilleure formation pour les caméras de NBC, qui a présenté le match contre le Fire de Chicago. Finalement, quelques minutes plus tard, deux banderoles - « Whatever it takes? » (NDLR: célèbre phrase lancée par le président Joey Saputo il y a quelques années) et « C.C. Pas d'Impact depuis 2008 » - ont mis un point finale à leurs contestations.

Questionné à ce sujet, Schällibaum, l'entraîneur-chef du onze montréalais, a semblé agacé.

« Je dois déjà parler de mercredi? Je n'aime pas cela, mais je vais le faire, a-t-il dit sur un ton exaspéré. Il faut goûter d'abord le match (de samedi), car on a fait un très grand match. Mais il faut aussi comprendre que ce n'était pas facile après mercredi. Je n'étais pas content. J'ai dit jeudi que l'équipe qui s'est présentée pour la deuxième demie à Toronto n'était pas la mienne. On n'a pas été bons, mais je dois dire, je côtoie cette équipe quotidiennement depuis trois mois, il y a beaucoup de coeur dans ce club. »

« Je l'ai dit: il reste un deuxième match, ce n'est pas fini. On va aller le chercher. »

Nouveau schéma tactique

Schällibaum n'a pas voulu vendre la mèche immédiatement, mais il a laissé entendre que le 4-4-2 utilisé avec succès dans la victoire face à Chicago pourrait reprendre du service dans le match retour face au Toronto FC.

Marco Di Vaio, qui a joué seul à l'attaque depuis le début de la saison, s'est bien plu dans cette nouvelle stratégie offensive.

« C'est différent, tu dois t'adapter à ton coéquipier, a-t-il expliqué. Mais j'ai joué toute ma vie dans un 4-4-2, alors ce n'est pas difficile, tu dois seulement chercher un espace différent. Mais on est aussi plus dangereux de la sorte. »

De toute évidence, la chimie entre Daniele Paponi et lui est bien installée.

« On a fait beaucoup d'entraînements ensemble ainsi que des matchs, on se connaît bien, a-t-il dit. C'est sûr, on peut faire mieux: Daniele arrive ici dans une période où il ne jouait pas. Il a besoin de temps pour améliorer sa condition. Je pense qu'on peut faire mieux, mais je suis content de ce qu'on a fait aujourd'hui. »