LONDON (PC) - L'avocat montréalais Richard Pound ne semble pas croire aux chances de Montréal d'accueillir l'Agence mondiale antidopage. Interrogé sur le sujet au cours d'un point de presse impromptu avant sa participation à un forum avec des athlètes participant aux Jeux du Canada, l'actuel président de l'organisme a d'abord affirmé qu'il n'avait pas d'intuition particulière en vue du scrutin qui aura lieu en Estonie, mardi prochain.

"C'est comme jouer à pile ou face", a-t-il déclaré en parlant du choix que les délégués feront entre Vienne, en Autriche, Lausanne, en Suisse et Montréal.

Mais dans ce pile ou face à trois, il ne semble pas accorder les meilleures chances à Montréal.

"La plupart des 34 délégués votants sont des Européens", n'a-t-il pas manqué ensuite de souligner.

M. Pound, qui a assuré qu'il n'est pas amer à la suite de sa défaite aux dépens du Belge Jacques Rogge à la succession de Juan Antonio Samaranch, a déploré dernièrement le fait que le Comité international olympique (CIO) soit trop "eurocentriste".

Quand on lui a demandé si l'occasion n'était pas belle d'implanter l'agence à Montréal, il a affirmé que le CIO et l'agence sont deux organismes différents.

"Le CIO est une chose, l'agence en est une autre", a-t-il résumé.