lundi, 17 déc. 2012. 15:43

(ESPN) - Jusqu'ici, la saison 2012 a été ponctué par les rencontres serrées. Ce n'était pas le cas ce dimanche.

Au cours d'une saison où les matchs se terminant par une marge de huit points ou moins sont monnaie courante, seulement deux parties se sont terminées ainsi dimanche. Les Cowboys de Dallas ont battu les Steelers en prolongation 27-24 tandis que les Packers de Green Bay ont contenu les Bears de Chicago 21-13 dans un match qui n'était pas aussi serré que ça.

Deux autres équipes ont cimenté leur titre de division. Les Packers ont remporté la NFC Nord et les Texans de Houston ont fait de même avec la AFC Sud. Malgré une défaite embarrassante contre les Broncos de Denver, les Ravens s'assurent d'une place en éliminatoires.

De cette façon, le portrait dans la AFC est de plus en plus clair. Les Texans, les Patriots et les Broncos remporteront leur division et se batailleront la semaine de congé. Les Ravens seront en éliminatoires, mais la division n'est pas encore acquise. Les Colts dépendaient d'une victoire des Bengals pour se qualifier, ce qui n'est pas chose faite. La dernière place reviendra vraisemblablement au gagnant du match entre les Steelers et les Bengals, dimanche prochain au Heinz Field.

Dans la NFC, les Falcons d'Atlanta ont la NFC Sud dans la poche et possèdent une sérieuse option sur la première place de l'association. Les 49ers et les Seahawks sont en excellente posture pour les éliminatoires. Les Redskins se sont glissés au premier rang de la NFC Est, à égalité avec les Giants et les Cowboys. Les Vikings du Minnesota possèdent temporairement la dernière place disponible, mais les Cowboys, les Bears et les Giants sont très près.

Voici ce que l'on retient de la Semaine 15.

1. S'élever au bon moment : Les Falcons avaient besoin d'envoyer un message. Malgré le fait qu'ils possèdent la meilleure fiche dans la NFC, le manque de respect envers l'équipe s'est matérialisé jusqu'à atteindre le cinquième rang du classement des meilleures équipes, selon ESPN. Pour ce que ça vaut, je les place encore au premier rang après la victoire convaincante contre les Giants 34-0 dont ils avaient cruellement besoin. À 12-2 et sur le point de sécuriser l'avantage du terrain pour les éliminatoires, peut-être que les Falcons vont se faire respecter maintenant.

Ils avaient tous les airs d'une équipe en tête, dimanche, dominant offensivement, défensivement et même sur les unités spéciales. Matt Ryan a complété 23 de ses 28 passes pour 270 verges et trois touchés. La défensive s'est dressée lors de trois tentatives déterminantes sur des quatrièmes essais.

« Ces arrêts sur des quatrièmes essais, c'est comme des revirements », soulignait l'entraîneur des Falcons, Mike Smith.

La panique de la semaine dernière, suivant la défaite contre les Panthers de la Caroline, est chose du passé. « Le travail nous enseigne à tout moment que c'est ainsi que l'on doit affronter ces situations », ajoutait Smith.

Les Broncos ont remporté une neuvième victoire consécutive, maintenant une marge victorieuse durant cette séquence de plus de 14 points. Fidèles à leurs habitudes, les Broncos ont commencé la saison lentement, mais ils ont éclipsé Baltimore 34-17. Avec une fiche de 11-3, ils espèrent encore se mériter une semaine de vacances avant les éliminatoires.

« On essaie de s'améliorer toutes les semaines », précisait l'entraîneur des Broncos, John Fox. « On ne s'évalue pas maintenant. Nous devons garder cette évaluation pour la fin de la saison et être à notre meilleur. Jusqu'ici, nos gars répondent très bien à la progression hebdomadaire. »

La clé pour les Broncos était de faire avancer le ballon via la course. Conséquemment, les Ravens évoluaient sans Ray Lewis et devaient se contenter de réservistes et de joueurs des unités spéciales pour meubler le centre des secondeurs. Voir Knowshon Moreno cumuler 18 verges en 22 courses est un très bon signe pour Denver. Les Broncos affichaient beaucoup d'équilibre, sur la route, contre une équipe qui fera les éliminatoires. Peyton Manning a lancé seulement 28 passes, combiné aux 45 jeux au sol que l'offensive a utilisé.

« Tout a été mis en place par la course, » expliquait Peyton Manning.

La troisième équipe avec le vent dans les voiles, c'est les Packers. Le retour du secondeur Clay Matthews , qui était jusqu'ici ennuyé par une blessure, a été primordial lors de la victoire contre les Bears.

« Avec Clay sur le terrain, nous sommes une équipe différente », précisait Mike McCarthy, l'entraîneur des Packers.

Matthews a terminé le match avec deux sacs du quart, quatre plaqués pour des pertes et un autre sur le quart. Son retour au jeu a facilité la tâche des jeunes partants en défensive qui ont mieux joué.

2. Les équipes en chute libre : les Ravens pensaient qu'ils avaient des problèmes à la suite des défaites consécutives contre les Steelers et les Redskins. En réaction à ces déboires, ils ont congédié le coordonnateur offensif Cam Cameron et ont offert une promotion à l'entraîneur des quarts-arrière Jim Cardwell, lui donnant la chance d'appeler les jeux offensifs pour la première fois de sa carrière.

Dans la défaite de dimanche, les Ravens jouaient comme une équipe avec un coordonnateur recrue. Ils ont débuté la rencontre avec un échappé et quatre three and out. Ils ont obtenu un premier essai seulement au milieu du deuxième quart. Le jeu le plus embarrassant est survenu lors des dernières secondes du deuxième quart. Caldwell a demandé une passe près des lignes de côtés à la ligne de 4 des Broncos, seulement pour voir Chris Harris anticiper la route d'Anquan Boldin et retourner l'interception sur une distance de 98 verges, récoltant le touché au passage.

« C'est l'un de nos jeux où le receveur reste proche et ensuite s'éloigne », explique Joe Flacco. « C'est comme si on arrêtait l'horloge ou qu'on appelait un temps d'arrêt dans cette situation parce que, vous savez, c'est un jeu où tu attrapes le ballon et tu sors du terrain, ou tu attrapes le ballon dans la zone des buts ou encore je me débarrasse du ballon. »
Flacco n'a pas jeté le blâme sur les jeux de Caldwell.

« Je pense que c'est surtout nous qui n'avons pas complété les petites choses tôt dans le match et ça nous a pris du temps avant de trouver un rythme, ce qui est essentiel au succès. »

Flacco a complété 20 de ses 40 passes pour 254 verges, mais les Ravens tiraient tellement de l'arrière que Ray Rice a seulement porté le ballon 12 fois. Les Ravens ont commis des erreurs en défensive aussi. Le maraudeur Ed Reed ne s'est pas gêné pour qualifier ce match de honteux. « Je me sens comme si c'était Noël, mais pas pour nous », disait Reed. « Nous avions le don facile. » N'empêche, les Ravens sont au sommet de la AFC Nord.

Parlant d'équipes vivant un déclin, que peut-on dire des Bears? La défaite contre les Packers de Green Bay place l'équipe à l'extérieur du portrait des éliminatoires dans la NFC. Ils ont perdu cinq de leurs six derniers matchs. Ils sont en train de s'écrouler. Le receveur Brandon Marshall s'est effondré lors de la conférence de presse d'après match. Le quart Jay Cutler n'a pas été un facteur, il a cumulé 107 verges au total. Le receveur Alshon Jeffery a été pénalisé trois fois pour des interférences offensives, annulant trois attrapés et 44 verges.

« Tout le monde impliqué dans l'offensive doit être tenu responsable, même si ça veut dire des pertes d'emplois », disait Marshall. « C'est comme ça depuis le début de la saison. Il n'y a pas d'excuses. Il nous reste deux matchs. Il y a toujours de l'espoir, mais en même temps on doit être tenu responsable de nos actes. »

3. Une sensation différente pour les Texans : les Texans ont approché la victoire de 29-17 de dimanche comme des hommes d'affaires, confirmant leur titre de division contre les Colts. À la suite d'une défaite humiliante contre les Patriots lors du match du lundi soir de la semaine précédente, les Texans ont connu leur meilleure semaine à l'entraînement et ont malmené les jeunes Colts.

La saison dernière, les Texans étaient satisfaits de simplement remporter la division, le premier titre de section de l'histoire de l'équipe. Ils avaient remporté le tout l'an dernier sans Matt Schaub qui souffrait d'une fracture au pied.

« Ce n'est pas aussi excitant que l'an dernier », expliquait Andre Johnson.

Johnson cite les attentes qui étaient plus élevées cette saison. Ils ont travaillé plus fort que les Colts dimanche. Les Texans ont dominé toutes les facettes du jeu. Schaub a entamé le match avec des passes complétées de 9 et 42 verges à Johnson, qui a terminé le match avec 11 réceptions et 151 verges en plus de marquer un touché. Arian Foster a porté le ballon 27 fois pour 165 verges. Schaub a cumulé 261 verges de gain par la passe. Houston a aussi complété cinq sacs du quart sur Andrew Luck, le limitant à 13 passes complétées pour 186 verges. Le secondeur Bryan Braman a bloqué un dégagement et l'a recouvert pour un touché.

« Évidemment, nous avons travaillé en fonction de ça toute la saison, » spécifiait Gary Kubiak, l'entraîneur de l'équipe, en parlant du titre de division. « Remporter douze matchs dans cette ligue est très difficile. C'était notre style de football, nous avons bien joué défensivement toute la journée. Nous avons aussi bien joué au niveau des unités spéciales. Offensivement, nous avons été en mesure de courir avec le ballon quand ça comptait vraiment. »

C'est le football des Texans. Quand ils lancent le ballon à Johnson, qui a plus de 11 000 verges en carrière, et qu'ils font courir Foster, ils gagnent généralement. Mais ils doivent travailler davantage. Ils savent qu'ils doivent conserver leur avance sur les Patriots pour posséder l'avantage du terrain durant les éliminatoires. Ils savent déjà que de gagner en Nouvelle-Angleterre est une tâche ardue. À Houston, c'est une tout autre histoire.

« On se concentre sur le plan de match », disait Schaub. « Nous avions de la difficulté à trouver des trous pour le jeu au sol tôt dans le match et même jusqu'au troisième quart, mais nous avons été en mesure d'obtenir des courses de 15 et 20 verges. »

4. Le MVP pour Peterson? Juste au moment où on s'enlignait pour donner le MVP et le retour de l'année à Peyton Manning, Adrian Peterson ébranle tout le monde. Il a couru pour 212 verges en 24 tentatives dimanche dans la victoire de 36-22 des siens contre les Rams de St-Louis. Il a maintenant 1812 verges cette saison. Avec deux matchs à jouer, il pourrait non seulement atteindre les 2000 verges, mais il a une chance réaliste de briser le record de la NFL. Revenant d'une chirurgie au ligament du genou il y a moins d'un an, Peterson s'est échappé sur 82 verges pour un touché, le plus long de sa carrière.

Manning lui est de retour après quatre opérations au cou et personne ne le voyait avec une fiche de 11-3. Sauf que le retour de Peterson est historique. Il a récolté une course de 52 verges à la fin du match pour confirmer la victoire. Peterson croit même que cette course de 52 verges était plus importante que son touché de 82, parce que le match était en jeu.

« C'est très important, surtout au retour d'une grosse blessure », disait Peterson en parlant de ses 1812 verges, un sommet en carrière.

Peterson souligne qu'il voulait atteindre les 300 verges lors du match de dimanche. Il pense définitivement au record d'Eric Dickerson de 2105 verges. Peterson, qui est très humble, spécifie que les gens ne sont pas conscients de tout le travail qu'il effectue durant la saison morte. « Quand tu veux devenir le plus grand, et j'ai cette idée dans la tête de devenir le plus grand de l'histoire, tu ne peux pas seulement en parler. Il faut sortir et travailler.

Les Vikings ont maintenant une fiche de 8-6 et affrontent les Texans cette semaine. Quand J.J. Watt a appris combien de verges a cumulé Peterson lors du match de dimanche, il s'est contenté d'un sacre qui en disait long. Peterson est sur une lancée.

5. Un nouveau jour dans la NFC Est : les Redskins ont renversé la vapeur à la suite d'un départ de 3-6 et sont maintenant au sommet de la NFC Est à la suite d'une victoire de 38-21 contre les Browns de Cleveland. Les Cowboys se sont sauvés avec une victoire en prolongation contre les Steelers, créant ainsi une triple égalité avec les Skins et les Giants. C'est la première fois depuis 1999 que les Redskins sont au premier rang à ce stade-ci de la saison.

« Le principal c'est que l'on contrôle notre destinée et nous le savons », expliquait l'entraîneur Mike Shanahan. « Quand tu peux contrôler ton sort avec deux semaines à jouer, c'est tout ce que tu peux demander d'une équipe de football. Ils ont travaillé très fort jusqu'ici. Nous savons que le travail n'est pas terminé et nous allons nous concentrer sur les Eagles. »

Les Redskins iront à Philadelphie cette semaine et recevront les Cowboys pour terminer la saison. Les Cowboys reçoivent les Saints la semaine prochaine avant de visiter les Redskins. La plus grande surprise est du côté des Giants, qui sont maintenant au troisième rang en raison du bris d'égalité qui les place avec un dossier de 2-3 contre ses rivaux de division. Les Redskins ont la main mise en raison d'une fiche de 3-1.

« Nous n'avons pas bien joué, nous n'avons pas freiné la course et rien n'était constant en offensive », expliquait l'entraîneur des Giants, Tom Coughlin.