mercredi, 27 févr. 2013. 10:55

Bonjour à tous!

Après la télévision, la radio, je me lance maintenant dans l'aventure de l'écrit et c'est avec beaucoup de plaisir que je me joins à l'équipe du RDS.ca. C'est un projet que je caressais depuis un certain temps qui se réalise aujourd'hui.

Mon but, partager avec vous l'expérience de mes 30 ans et plus dans le monde du sport. Évidemment je vous parlerai de hockey, mais aussi de tout ce qui suscite ma curiosité dans le monde du sport. Comme plusieurs de mes collègues vous offrent déjà des analyses complètes, j'entends surtout aborder l'aspect économique, social et souvent moins sérieux du monde du sport.

Et pour y parvenir, je compte sur vous chers lecteurs. Sur vos réactions, vos commentaires et vos suggestions.

C'est avec beaucoup d'enthousiasme que je relève ce nouveau défi que j'espère maintenant partager avec vous.

Transaction Cole-Ryder

Évidemment, je ne pouvais commencer ma chronique sans parler de la transaction entre le Canadien et les Stars.

Si tous les observateurs s'accordent pour déclarer Marc Bergevin gagnant de cet échange, cela ne veut pas dire que Joe Nieuwendyk est automatiquement le grand perdant.

À la suite de cette transaction, les Stars ont une masse salariale de 58.6 millions de dollars cette saison, bien en deçà du plafond de 70.2 millions.

À la fin de la saison, Jaromir Jagr (4.5 M$), Brendan Morrow (4.1 M$), et Derek Roy (5.5 M$) n'auront plus de contrat. Comme il est permis de croire que Jagr ne sera pas de retour à Dallas, Nieuwendyk remplace son contrat par celui de Cole pour le même prix, obtient un joueur plus jeune et s'assure de ses services pour les deux prochaines saisons. Et il aura 20 M$ à sa disposition pour atteindre le plafond qui sera de 64 M$ en 2013-2014.

« Cette transaction va nous apporter plus de sécurité », a déclaré Nieuwendyk au Dallas Morning News aujourd'hui.

Mais le départ de Cole ne me surprend pas vraiment. 

À son retour à Montréal après le lock-out, il avait déclaré songer à la retraite et avoir la nouvelle convention collective de travers dans la gorge.  Et il avait ajouté qu'il devait tenir compte du bien-être de sa fille de 11 ans qui passerait à l'école secondaire à l'automne SI SA FAMILLE RESTE AU QUÉBEC.
 
L'expérience nous enseigne que lorsqu'un athlète commence à utiliser sa famille, sa femme ou ses enfants pour se justifier c'est qu'il a envie de partir.  Rappelez-vous les Doritos de madame Bryn Smith.

Quant à Ryder, c'est fou comme le temps change l'opinion des gens.

Je me souviens des séries 2008 où Ryder n'avait joué que quatre matchs en deux rondes et conservé une fiche de 0 but et 0 passe. En première ronde face aux Bruins, il lançait des avions en papier de la passerelle de presse dans la foule...

« Business as usual »

La LNH vient de publier quelques chiffres sur l'engouement des amateurs pour le hockey depuis la reprise des activités. Mon collègue Renaud Lavoie en donne les grandes lignes dans sa chronique.

Cet enthousiasme ne me surprend guère. Je me souviens du premier match au Centre Bell. C'était comme s’il n'y avait jamais eu de lock-out. La foule, l'ambiance, l'animation au tableau indicateur, tout y était. C'est aussi une des conclusions d'une enquête menée par le Sports Business Journal sur les « raisons de cette reprise étonnante » des activités au hockey (c'est l'expression des experts cités dans cette enquête) : les amateurs ont la mémoire courte.

Peu d'amateurs ont annulé leur billet de saison, au Canada comme aux États-Unis. À Boston, 20 personnes ont demandé à être remboursées, mais les Bruins ont une liste d'attente de 1 000 noms. Au Minnesota, le Wild a vendu 600 billets de saison de plus après la fin du lock-out qui s'ajoutaient aux 4 000 vendus après la signature de Suter et Parise.

Et le phénomène n'est pas unique au hockey. Un sondage mené auprès des fans de basketball a révélé que la saison 2011-2012 (écourtée en raison d'un lock-out ) avait été une des meilleures dans l'histoire de la NBA.

Le calendrier de 48 matchs fait en sorte que tous les matchs prennent plus d'importance. C'est d'ailleurs l'une des raisons avancées par les spécialistes en marketing consultés par la revue pour expliquer cet engouement.

En date du 12 février, 23 équipes avaient une moyenne d'assistance égale ou supérieure à la saison dernière. Le taux d'occupation des arénas est de 97 % sauf pour trois équipes : les Islanders, Columbus et Phoenix (êtes-vous surpris...). Celles-ci ont un taux inférieur à 75 % de la capacité de leur amphithéâtre.

Même chose sur le plan des affaires. On prévoit que 100 % des ententes commerciales seront renouvelées, et l'avenir s'annonce prometteur puisque la paix est assurée pour les 10 prochaines années.

À la télévision, le Wednesday Nite Rivalry à NBC Sports a fait grimper les cotes d'écoute de 36 %. Le match CH-Bruins du 6 février a été le match impliquant une équipe canadienne le plus regardé.

À la lumière de ces chiffres, on peut se demander : est-ce que quelqu'un a prononcé le mot boycott???

200 millions pour Verlander?

Les camps d'entraînement du baseball majeur viennent à peine de débuter que déjà le lanceur Justin Verlander met la table pour ses prochaines négociations. Le joueur des Tigers de Detroit, qui écoule la dernière année d'un contrat de 5 ans qui lui a rapporté 80 millions de dollars, annonce qu'il veut devenir le premier lanceur à toucher 200 millions!

« Je me considère comme le meilleur lanceur du baseball alors je veux être payé en conséquence », explique-t-il en prenant bien soin d'ajouter qu'il ne joue pas au baseball pour faire plus d'argent. Une chance.

Le choix des amateurs

Véritable révolution dans le monde du sport. Les amateurs pourront voter pour choisir les futurs membres du Temple de la renommée de la NBA.

Les fans pourront choisir à partir d'une liste déterminée par le comité de sélection. Les trois joueurs qui auront obtenu le plus de votes des partisans auront droit à un vote supplémentaire lors du scrutin final du comité officiel de sélection, et cela à compter de 2014.