Pour Stéphane Quintal, le combat contre les coups à la tête est loin d’être terminé, mais celui qui a occupé le poste de préfet de la discipline dans la LNH au cours des trois dernières années est d’avis que la Ligue est sur la bonne voie.

De passage dans les studios de l’antichambre, Quintal est revenu sur son expérience à ce poste qu’il a obtenu en 2014. Même s’il est conscient qu’il reste encore du travail à faire, il est optimiste au terme de son mandat.

 « Je pense qu’on a fait beaucoup de progrès. »

« Je pense qu’il en reste encore beaucoup de chemin à faire, mais on a accompli beaucoup de choses. C’est aussi le même noyau depuis un moment et je pense que c’est important d’avoir cette constance au sein du département », a-t-il ajouté.

Afin de changer la culture, Quintal a mentionné s’être penché sur l’équipement afin de tenter de réduire les risques de blessures. Les épaulettes et les protège-coudes ont notamment fait l’objet de consultations à ce sujet. Il ne cache pas également que l’enseignement joue un rôle clé dans ce domaine.

 « On essaie d’éduquer plus les joueurs et les entraîneurs sur la question. Il y a de l’éducation à faire pour protéger les joueurs », a-t-il souligné.

Le préfet sortant de 48 ans est revenu sur certains gestes au cours de la dernière saison qui ont occasionné des décisions difficiles. Le coup de bâton qu’avait asséné Sidney Crosby au défenseur Marc Methot est un exemple qu’il a ressorti afin de montrer que des changements sont entrepris cette saison pour enlever de tels gestes, ce qu’il ne pouvait être fait l’an passé.

 « Durant la saison, tu ne peux pas faire de changements. Il faut passer par les directeurs généraux et ensuite les gouverneurs. Le coup de bâton de Crosby à l’endroit de Methot, il y en a 20 à 30 qui surviennent par match. Je ne pouvais pas suspendre en raison de la blessure que le coup a occasionnée », explique-t-il.

Quintal ne cache pas que son métier comporte des moments difficiles et il a révélé que le plus ardu était de prêter une intention à un joueur. Le fait d’avoir évolué dans la Ligue nationale lui a apporté un bagage nécessaire pour répondre à ces situations.

 « La plus difficile est de prouver l’intention s’il y en a une ou pas. Dans la situation entre Crosby et Matt Niskanen en séries, je me mettais à la place du défenseur et je pense que j’aurais agi de la même façon. Je me suis mis à sa place. C’est pour ça que je crois que le travail que j'ai fait devra toujours être rempli par un ancien joueur. Il doit avoir vécu cette situation pour savoir comment il faut agir. »

Une expérience concluante en Chine

C’est d’ailleurs dans cette optique que George Parros a obtenu le poste en tant que successeur à Quintal comme préfet de la discipline dans la Ligue nationale. Parros s’est acclimaté à son nouvel environnement en compagnie de Quintal et celui-ci apprécie la vision que son successeur pouvait amener sur la question.

« On a un bon mélange d’opinions au sein de notre groupe. Par exemple, je pouvais donner la vision du défenseur sur une situation, Ray Whitney qui est aussi du comité pouvait offrir celle du joueur de talent et Parros, lui, la vision du joueur assis sur le banc », a lancé Quintal à la blague.

Une fois son sérieux retrouvé, l’ancien défenseur du Canadien a vanté les mérites de Parros et il est convaincu qu’il pourra remplir son mandat.

« J’ai dit à George que si j’avais été engagé comme directeur général, je l’aurais engagé comme assistant. C’est un homme intelligent et je l’admire beaucoup », a soutenu celui qui garde la porte ouverte en vue d’éventuels projets.