Rem Pitlick adore le hockey. Il dit lui-même « manger, dormir et respirer » pour le hockey et c'est pour cette raison qu'il est très heureux de débarquer dans la Mecque du hockey.

Malgré les déboires du Canadien cette saison, Pitlick pourrait difficilement être plus content d'enfiler le mythique chandail de la formation montréalaise, qui l'a acquis plus tôt cette semaine au ballottage du Wild du Minnesota.

« Je ne croyais pas qu'il était vraiment possible de se retrouver à un meilleur endroit que l'État du hockey », a affirmé Pitlick, samedi, en référence à l'un des surnoms du Minnesota.

« C'est incroyable de me retrouver à Montréal. Je suis né à Ottawa et j'ai la double-citoyenneté. Je suis reconnaissant de rentrer chez moi, d'une certaine façon », a-t-il ajouté.

Pitlick est le fils de Lance Pitlick, qui a disputé 393 matchs dans la LNH avec les Sénateurs d'Ottawa et les Panthers de la Floride entre 1994 et 2002. Sa famille est originaire du Minnesota et c'est d'ailleurs à cet endroit qu'il a disputé son hockey universitaire.

C'est aussi à l'Université du Minnesota qu'évolue Rhett Pitlick, le frère cadet de Rem qui a été sélectionné en cinquième ronde, 131e au total, par le Canadien en 2019.

« Il est la première personne que j'ai appelée, a raconté Rem Pitlick. Je ne savais pas où je me retrouverais, puis quand j'ai su que c'était Montréal. Wow! Je l'ai appelé. Nous étions excités. C'était spécial de partager ce moment avec lui. »

« Nous nous sommes entraînés à Montréal il y a quelques années et j'ai pu découvrir un peu la ville. Frédérick Gaudreau était aussi l'un de mes bons amis chez le Wild. Je lui ai demandé de m'apprendre quelques phrases en français, mais j'ai déjà tout oublié! »

Pitlick s'est dit content de son début de saison avec le Wild, qui l'avait réclamé au ballottage des Predators de Nashville le 5 octobre. En 20 rencontres, il a inscrit six buts, dont trois dans la même partie, et cinq aides.

À son premier match avec le Canadien, jeudi contre les Blackhawks de Chicago, Pitlick a passé 18:59 sur la patinoire. Son plus haut temps de jeu lors de son séjour avec le Wild a été de 13:30.

« Il patine bien, il fait de bons jeux avec la rondelle. Il est assez intelligent, a souligné l'entraîneur-chef du Canadien, Dominique Ducharme, au sujet de Pitlick. Nous voulons lui donner une chance et voir ce que nous avons sous la main. »

« C'est un type de joueur qui doit avoir des joueurs autour de lui pour faire des jeux, pour faire ressortir son talent, a enchaîné Ducharme. Comme tous les joueurs, il a certaines qualités et faiblesses. Nous essayons d'exploiter leurs forces en les plaçant dans une position pour réussir. »

Pitlick, qui est âgé de 24 ans, a été clair dans ses intentions.

« Je veux être un joueur offensif, a-t-il affirmé. Je patine bien, je suis un joueur intelligent qui a les habiletés pour marquer et c'est ce que je veux démontrer. Je dois aussi être responsable sur toute la longueur de la patinoire et ne pas être un handicap en défensive. »

Lundi, face aux Coyotes de l'Arizona, Pitlick devrait se retrouver aux côtés de Jonathan Drouin et Christian Dvorak pour une deuxième rencontre d'affilée.