Pendant les sept ou huit premières minutes du match, Sidney Crosby et sa bande ressemblaient bien plus à un club plongeant en piquée au classement général pour mousser ses chances de gagner la loterie Dahlin qu’à une équipe en quête d’une troisième coupe Stanley consécutive.

 

Plus rapide, plus réveillé, plus impliqué, le Canadien menait alors 2-0 à la grande surprise de tous ceux – vous pouvez ajouter mon nom à la liste – qui croyaient qu’il en mangerait toute une.

 

Soudainement... les vrais Penguins sont débarqués au Centre Bell. Et malgré leur retard, les vrais Penguins ont démontré que leur début de match n’était qu’un accident de parcours. Ils ont pris le contrôle de la partie et ne l’ont jamais échappé ensuite.

 

Comme Drouin aux dépens de Malkin, de la Rose a bien fait contre Crosby. Cette bonne soirée de travail lui vaudra une étoile dans le cahier d’évaluation de ses patrons chez le Canadien. « Il nous offre du bon hockey depuis quelques semaines. Il a connu une soirée difficile à Columbus lundi, mais il a très bien rebondi mardi contre Dallas et encore ce soir. Il affiche plus de confiance », a d’ailleurs insisté Claude Julien.

 

En plus de faire bonne impression auprès de ses patrons du Canadien, De La Rose a fait bonne impression auprès de l’entraîneur-chef de son équipe nationale. Du haut de la galerie de presse du Centre Bell, Rikard Grönborg avait le jeune centre du Canadien à l’œil. Il épiait aussi ses compatriotes des Penguins Carl Hagelin et Patric Hornqvist qui a marqué deux des cinq buts de son équipe en plus d’ajouter une passe.

 

Mais bon! Parce que les Penguins devraient prolonger leur saison au-delà la première ronde des séries, Grönborg pourrait devoir se «contenter» de de La Rose dans le cadre du Championnat du monde qui se tiendra au Danemark du 4 au 20 mai.

 

« Il fait du bon travail ce soir pour contenir Crosby. Je l’ai dirigé dans les rangs juniors et il m’a toujours impressionné par la qualité de son jeu. Il est gros, il patine, il est intelligent sur la patinoire. On aura certainement un rôle à lui offrir selon la disponibilité des joueurs que nous avons à l’œil. Nous attendrons jusqu’à la fin de la première ronde pour compléter notre sélection, mais de la Rose pourrait pivoter notre quatrième trio», a indiqué Grönborg qui a rencontré ses trois joueurs potentiels après le duel Canadien-Penguins.

 

Parce que Sidney Crosby est bien meilleur qu’Evgeni Malkin aux cercles des mises en jeu, de la Rose ne l’a pas eu facile contre le Kid jeudi alors qu’il a terminé sa partie avec une efficacité de 35 % (9 en 24). Mais son différentiel de plus-1 a confirmé la qualité de son travail défensif.

 

Galchenyuk multiplie les bons matchs

 

Parce que de la Rose est bien meilleur sans la rondelle que lorsqu’il l’a en sa possession, c’est Alex Galchenyuk qui a pris son aile la production de ce trio complété par Artturi Lehkonen.

 

Et une fois encore, Galchenyuk s’est signalé offensivement. Ses deux passes à 28 sa récolte de mentions d’aide jusqu’ici cette saison. Il s’agit d’un sommet personnel pour Galchenyuk qui a récolté 27 passes l’an dernier et 26 les deux saisons précédentes. Avec 44 points, Galchenyuk a égalé sa production de la saison dernière. Il aura besoin de 12 points dans les 11 derniers matchs pour égaler son record personnel de 56 points établi en 2015-2016.

 

En plus de ses deux passes qui moussent sa production et attisent l’affection des partisans qui trouvent que leur favori ne reçoit pas assez de compliments pour l’ensemble de son jeu, Galchenyuk s’est aussi distingué avec une agressivité et une implication en échec avant qu’il affiche depuis quelques semaines déjà.

 

Des signes encourageants en vue de la saison prochaine. Du moins on ne peut que l’espérer…

 

Malkin confirme sa domination

 

Les noms de Nathan MacKinnon et de Tyler Hall devancent toujours celui d’Evgeni Malkin dans ma liste actuelle des candidats au trophée Hart. Une liste qui fluctue tous les jours cela dit tant la compétition est serrée et qu’elle implique bien plus que ces trois joueurs.

 

Mais peu importe qu’il soulève ou non le trophée Hart pour la deuxième fois de sa carrière (2012), Malkin connaît une saison du tonnerre. Une demi-saison en fait puisque comme le reste de son équipe, c’est autour de la période des Fêtes que Malkin s’est mis en marche… pour vrai.

 

Le but qu’il a marqué sur un tir sur réception qui n’a donné aucune chance à Antti Niemi – la rondelle a ricoché sur le poteau à la droite du gardien du Canadien avant de dévier dans le filet – était son 40e de la saison.

 

Il est devenu le cinquième Russe a atteindre le plateau des 40 buts dans la LNH à au moins trois reprises derrière Alexander Ovechkin (9), Ilya Kovalchuk (6), Pavel Bure (5) et Alexander Mogilny (3). Il est aussi le cinquième joueur des Penguins à atteindre ce plateau à au moins trois reprises derrière Mario Lemieux (10), Jaromir Jagr (5), Kevin Stevens et Jean Pronovost (4).

 

Depuis le premier janvier, Malkin domine la LNH autant au chapitre des buts marqués (26) et des points (53).

 

« Je ne sais pas si tout ça est attribuable aux célébrations de la nouvelle année que j’ai eues avec mes amis, mais disons que les choses vont très bien pour moi depuis cette période. Mes compagnons de jeu m’offrent de très bonnes occasions à tous les matchs et je tente d’en tirer le maximum. Les victoires sont plus importantes que les points personnels, mais je suis bien heureux de contribuer », a indiqué Malkin dans le vestiaire des Penguins.

 

Lorsque ma collègue Chantal Machabée a fait remarquer à Malkin qu’il avait marqué 50 buts il y a « quelques années » avant de lui demander s’il espérait égaler cette marque encore cette année, Malkin s’est permis une petite mise au point. «J’ai marqué 50 buts il y a cinq ans. Ça fait très longtemps», a-t-il répondu en souriant. « Pour me rendre à 50 buts, il faudrait que je marque un but à chacun de nos dix derniers matchs. Ce n’est pas impossible, mais je ne dois me mettre à penser à ça. Ça pourrait m’empêcher de dormir. Je veux juste continuer à jouer du bon hockey et si je me rends à 45 disons, ce sera très bien », a commenté le premier marqueur des Penguins avec ses 40 buts et 89 points en 68 parties.

 

Depuis le premier janvier dernier, Malkin a récolté au moins un point dans 25 des 32 matchs des Penguins. Il en a récolté deux dans 17 des 32 parties et trois ou plus à neuf reprises…

 

À l’image de Malkin qui s’est mis à produire dès les premiers jours de 2018, les Penguins affichent un dossier de 22-8-2 depuis la nouvelle année. Ils s’étaient contentés d’un dossier de 19-18-3 lors de leurs 40 premières parties.

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