RDS.ca, Éric Leblanc vendredi, 1 mars 2013. 09:25

Il y songeait depuis un an et il a finalement plongé en vue du gala qui sera présenté au Centre Bell le 16 mars.

Patrick Côté a décidé de se « serrer la ceinture » pour descendre d’une catégorie de poids afin d’évoluer au sein des 170 livres (mi-moyens).

Le Québécois de 33 ans, qui est né un 29 février, agit à titre d’analyste francophone pour les soirées UFC donc il n’est pas du style à se bercer d’illusions. De retour au sein de l’organisation majeure après un purgatoire de près deux ans, il a pris cette décision à la suite de deux combats qui n’ont pas comblé ses attentes.

« Je crois que c’était le choix intelligent à faire avec toutes les connaissances actuelles en nutrition et à propos de la coupe de poids », a exprimé Côté qui réalisait que sa stature était sous la moyenne des poids moyens.

En apparence, Côté semblait avoir la latitude de retrancher quelques livres à sa charpente quand on l’observait dans l’octogone, mais le défi d’en éliminer 15 aurait pu s’avérer périlleux.

« En fait, ça se déroule mieux que je m’attendais. Je me suis entouré de personnes professionnelles dont un nutritionniste. Je suis rendu à 185 livres et nous allons rester à ce poids jusqu’au lundi de la semaine du combat », a raconté l’athlète originaire de Rimouski.

Nul doute, le travail a porté fruit puisqu’un seul coup d’œil permet de remarquer une silhouette plus affûtée lors de sa séance d’entraînement médiatique au Tristar Gym jeudi.

Devant encore éliminer 15 livres en vue la pesée du 15 mars, Côté pourrait s’attendre à souffrir sauf qu’il laisse transparaître le contraire.

« Mon nutritionniste n’est pas nerveux donc je ne le suis pas. Jusqu’à maintenant, ses conseils ont fonctionné donc j’ai confiance en lui », a confié l’amateur de golf.

À son dernier combat, Côté a obtenu la victoire au premier round par disqualification de son adversaire Alessio Sakara qui lui a asséné plusieurs coups derrière la tête. Même si les règlements sont clairs à ce niveau, Côté a craint que ses patrons et amis du UFC ne lui indiquent la porte de sortie.

Ébranlé pour la première fois de sa vie dans un octogone, le colosse ne peut point se permettre de négliger son prochain adversaire, Bobby Voelker, qui fera ses débuts dans une carte UFC.

« Il n’y a pas de combat facile dans ce sport. Il sera affamé à son premier combat en UFC et je ne peux pas me présenter en pensant que ce sera une partie de plaisir », a insisté Côté au sujet du produit de Strikeforce.

Son rival américain a encore besoin de présentation et Côté aime le décrire comme un bagarreur (brawler) qui est capable d’encaisser beaucoup de coups pour en donner. 

« Souvent, il tombe dans le trouble, mais il trouve une façon de revenir et gagner ses combats. C’est pourquoi il est un peu perçu comme le roi des retours », a ajouté le Prédateur.

Patrick CôtéEn danger d’être écarté du UFC

De par son expérience et son rôle avec le micro, Côté connaît amplement les rouages de l’organisation de Dana White.

Il s’est donc senti concerné quand White a indiqué qu’il allait procéder à une importante vague de coupures parmi les combattants et il n’hésite pas à admettre qu’il se sent sur la corde raide.

« Oui, je ne mentirai pas. Je n’ai pas le droit à l’erreur dans ce combat, je dois gagner de belle façon. Mais ça ne m’impose pas plus de pression étant donné que j’ai plus de 10 combats d’expérience en UFC et j’ai affronté les meilleurs au monde », a confié Côté sans détour.

Afin de satisfaire les dirigeants et les amateurs, Côté s’imagine donc un combat idéal dans lequel il donnerait un bon spectacle.

« Je veux montrer aux combattants de la division des 170 livres que je ne suis pas descendu pour le plaisir, je veux faire ma place », a-t-il avancé.

Cependant, le transfert à cette catégorie représente un défi imposant pour Côté puisque sa principale lacune risque d’être exposée.

« Je ne rejoins pas une division plus facile. En réalité, elle s’avère probablement plus exigeante car elle renferme davantage de lutteurs, ce qui demeure ma faiblesse. C’est pourquoi je veux devenir le combattant le plus complet possible et je me suis entraîné avec l’équipe nationale de lutte pour y parvenir », a conclu Côté, un ancien militaire.