La loi de l’égoïsme et le spectacle de la survie vont-ils s’engager l’automne prochain ?

 

Ça mijote présentement dans les cerveaux des différents organisateurs d’événements de course à pied au Québec. Ils s’interrogent. Contraints à l’abandon de tous leurs événements au cours de la dernière année, la lueur d’espoir qui pointe à l’horizon pour l’automne 2021 risque de ne pas offrir l’équité et n’est pas sans créer un vent d’inquiétude.Congestion 1

 

On sent que ça pourrait jouer du coude d’ici quelques mois.

 

Bien sûr, Gestev a ouvert le bal, il y a quelque temps, en offrant certaines de ses courses. On a également reporté des courses prévues plus tôt cette année, à l’automne, histoire de se donner plus de chance de les présenter, considérant bien sûr, la fameuse pandémie.

 

Alors, s’il en est de même pour d’autres organisations, il risque sérieusement de se produire une congestion et un sérieux embouteillage pour cet automne alors que forcément, on pourrait se retrouver avec plusieurs épreuves lors d’un même week-end.

 

La question que l’on doit se poser est la suivante: Est-ce qu’il y aura des courses planifiées à perte cet automne ? De plus, les organisateurs risquent de se faire regarder d’un œil pas trop accueillant par les résidents des villes hôtes. Doivent-ils se contenter de voir la parade défiler devant leurs yeux pour cette année et risquer de perdre leur place dans la hiérarchie ? On sait comment il faut du temps pour se tailler une réputation dans ce milieu.

 

Qu’est-ce que l’on fait si jamais les infections augmentent cet automne ? Plusieurs responsables seraient automatiquement engloutis financièrement et les pertes deviendraient énormes à éponger. Pour certains, il n’y aurait assurément pas de lendemain. Le risque est gigantesque et il donne froid dans le dos.

 

Oui, les adeptes se disent prêts à collaborer, à s’inscrire, mais il faudra les rembourser si jamais on doit annuler. Considérez les déboursés encourus pour la planification et on se retrouvera forcément le bec à l’eau.

 

Le déplacement à l’automne des courses qui devaient être offertes ce printemps et cet été viendra-t-il nuire à celles qui étaient déjà prévues pour cet automne ?

 

Courses festivalsHonnêtement, je n’aimerais pas me retrouver dans les souliers des organisateurs. On doit comprendre qu’une structure comme Gestev qui a les reins solides, bénéficie d’une crédibilité supérieure à plusieurs niveaux considérant qu’elle ne présente pas uniquement de la course à pied dans son calendrier d’activités. Voilà un aspect qui s’avère non négligeable dans l’équation.

 

On pourrait parler d’établir un moratoire pour toutes nouvelles courses en 2021. Il ne faudrait tout de même pas rêver en couleur. Une aide gouvernementale ? Oubliez ça immédiatement car plusieurs ont dû essuyer un refus en 2020 ce qui a inévitablement épuré le calendrier à l’échelle provinciale.

 

Pour le moment, il faut attendre, écouter, être attentif. Bien malin celui ou celle qui pourrait prédire ce qui se passera véritablement cet automne. En attendant, on continue de s’entraîner…. avec le sourire !

 

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