jeudi, 7 févr. 2013. 18:59

Il y a un an, lorsque nous avons fait le voyage en Floride, notre équipe se mettait en place à l’approche de notre première saison en MLS. Une année plus tard, nous nous connaissons beaucoup mieux. Malgré l’arrivée d’un nouvel entraîneur, chaque joueur a un rôle bien défini.

Nous participerons à un tournoi à Orlando qui regroupe quelques équipes de MLS et de la NASL et nous serons plus compétitifs cette année. Si l’an dernier il était présomptueux de penser à remporter ce tournoi, cette année, nous pouvons aspirer aux grands honneurs puisque comme les autres équipes, notre noyau est bien formé.

Étant donné que la saison n’est pas encore commencée, j’ai pensé vous faire découvrir un peu plus mes coéquipiers en vous dévoilant quelques secrets de notre vestiaire.

Tout d’abord, plusieurs joueurs aiment bien rigoler pour détendre l’atmosphère. Alessandro Nesta est un peu un bouffon. Sinon, Felipe est un ricaneur et Zarek Valentin aime bien faire des farces.

Ce qui pourrait vous étonner, c’est que quelques joueurs étudient tout en étant des athlètes professionnels. Les plus jeunes ne font que continuer ce qu’ils ont commencé, mais certains plus vieux se remettent aux études pour continuer à s’instruire.

Des joueurs qui se font remarquer dans le vestiaire

Lorsque Felipe est dans le vestiaire, il est difficile de ne pas s'en rendre compte. Du côté de l’ambiance, Valentin met de la vie et c’est généralement lui qui s’occupe de la musique.

L’apparence est toujours importante, mais pour Dennis Iapichino, elle est primordiale. Que ce soit avant un match ou après un entraînement, il porte une grande attention à ses cheveux et à ce qu’il porte. En termes québécois, on peut dire qu’il aime se « poupouner ».

Nous pratiquons un sport, mais nous sommes également des partisans de d’autres. Évidemment, les Américains dans l’équipe aiment bien la NFL. Matteo Ferrari est un grand amateur de basketball et son équipe favorite est le Heat de Miami.

Pour ma part, je n’ai pas vraiment suivi les activités de la LNH l'an dernier puisque je n’en avais plus vraiment l’habitude avec les années passées en Europe. Depuis le retour du lock-out, je suis maintenant plus porté à regarder des parties de hockey, surtout qu’il y en a tous les soirs et que le Canadien fait bien.

Nous sommes tous très talentueux au soccer, mais certains sont des athlètes très polyvalents. De ce que j’ai vu de Jeb Brovsky, je dirais qu’il pourrait probablement bien faire dans n’importe quel sport. Il est très compétitif et il semble facile pour lui de s’adapter à d’autres activités. Davy Arnaud a aussi l’air d’un athlète polyvalent.

Evan Bush était bon au basketball lorsque nous avons fait un petit match intra-équipe. Certains ont de l’énergie, mais cela ne veut pas dire qu’ils sont bons dans les autres sports.

Nous sommes tous des athlètes en forme, mais certains mettent encore plus de temps dans leur conditionnement. Certains vont se réchauffer avant les exercices, comme Ferrari qui va en salle de musculation. En général, les Italiens aiment bien s’entraîner en salle. Les gardiens doivent également le faire pour se garder en bonne forme physique, car ils utilisent beaucoup plus souvent que nous le haut du corps.

Comme de grands frères

Avec leur grande expérience, Marco Di Vaio et Alessandro Nesta sont un peu les grands frères de l’équipe. Lorsqu'ils parlent, nous les écoutons. Puisque nous sommes une équipe cosmopolite, Davy Arnaud assure ce rôle pour les joueurs américains. Il joue en MLS depuis longtemps, il a beaucoup de vécu et il a également été capitaine ailleurs. Nous avons beaucoup de respect pour lui.

Les joueurs les plus sérieux de l’équipe sont nos deux gardiens Troy Perkins et Evan Bush. Ils sont intégrés au groupe et ils nous parlent, par contre, leur position amène plus de pression et ils sont très concentrés. Ils ont une approche très professionnelle.

Dans un vestiaire, il est facile de trouver les gens les plus gênés. Ce sont les jeunes, qu’ils arrivent de l’extérieur ou du repêchage. Nous sommes un groupe soudé et uni à notre deuxième année. Les jeunes qui arrivent dans un nouvel environnement voudront généralement faire leur place tranquillement et ils ne parlent pas trop.

Propos recueillis par Christian L-Dufresne

À lire aussi...

Toute les chroniques de Patrice Bernier