jeudi, 10 mai 2012. 12:14

La défaite est douloureuse. Si nous avons échappé aux mains du Toronto FC notre présence en finale du Championnat canadien, nous n'avons toutefois que nous à blâmer. L'équipe qui a affiché le plus de désir l'a emporté.

Au final, d'un point de vue strictement statistique, notre manque d'efficacité nous a ultimement coûté cher. En deux rencontres face à la formation torontoise, on a eu au moins 10 chances réelles de marquer contre seulement deux ou trois pour nos opposants.

Après un match nul de 0-0 réalisé une semaine plus tôt au Stade olympique, tout était permis pour nous mercredi à Toronto. Le scénario que l'on redoutait le plus s'est cependant produit. En feu dès le départ, le Toronto FC s'est emparé de l'avance en marquant dès la troisième minute de jeu.

Or, il n'y avait pas lieu de paniquer. D'autant plus que quelques instants plus tard, Richard Eckersley a écopé d'un carton rouge, contraignant son équipe à évoluer à 10 joueurs pendant près de 75 minutes de jeu.

Alors en déficit 0-1, il nous suffisait de niveler le pointage pour accéder à la finale du Championnat canadien puisque les buts marqués à l'étranger comptent pour le double.

Si le Toronto FC n'a par la suite obtenu que de rares occasions de marquer, ils n'ont pas raté leur chance. Tout le contraire de nous.

On a positionné davantage de nos joueurs à l'avant, mais nos rivaux se sont alors défendus corps et âme en bloc de huit. Alors qu'ils avaient le pied enfoncé sur l'accélérateur, nous, pour une raison qui m'échappe, alternions entre le frein et l'accélérateur.

Nul besoin de vous dire que le moral était bien bas au terme de cette élimination. Et pour cause. C'était une opportunité pour nous de faire un pas de plus vers un premier trophée en tant qu'équipe à nos débuts dans la MLS.

Ce championnat n'est peut-être plus à notre portée, mais il nous reste la MLS. Il faut tirer des leçons de ce récent revers et l'évacuer au plus vite de notre système puisque le Galaxy de Los Angeles se profile à l'horizon.

Gare à Beckham

De retour à domicile pour deux rencontres, nous accueillerons d'abord les champions en titre de la MLS, samedi après-midi, au Stade olympique. Le Galaxy n'affiche peut-être pas le rendement attendu jusqu'à présent (3-5-1), il demeure néanmoins extrêmement dangereux.

Dans l'espoir de poursuivre notre séquence heureuse à domicile (7 points sur 9 depuis le début de la saison), on se devra toutefois d'être sur nos gardes.

Comme nous avons pu le constater lors du calendrier préparatoire, le Galaxy dispose de nombreux atouts offensifs, notamment Robbie Keane, Landon Donovan, Edson Buddle, Juninho et bien sûr David Beckham.

Ce dernier sera à surveiller particulièrement en situation de jeu arrêté. En une seule passe effectuée de son pied droit, Beckham a la capacité de prendre les défensives adverses à contre-pied. Le joueur étoile du Galaxy peut livrer le ballon à l'endroit désiré.

Si Beckham et ses coéquipiers ont parfois tendance à s'endormir quelque peu durant une rencontre cette saison, ils n'ont besoin que d'une seule minute pour faire basculer un match. C'est pourquoi il faudra éviter autant que possible de commettre des fautes aux abords de notre filet.

Avec ce premier de deux matchs à domicile, c'est l'occasion pour nous de remettre les pendules à l'heure. Comme je l'ai répété souvent dans mes précédentes chroniques, il est primordial pour nous de maximiser nos séjours à la maison et glaner le plus de points possible.

Et il ne sera pas difficile de trouver la motivation nécessaire samedi, alors que le passage de Beckham à Montréal risque d'attirer son lot de spectateurs au Stade olympique. Je m'attends à une ambiance aussi électrisante que celle dont j'ai été témoin lors du match d'ouverture face au Fire de Chicago le 17 mars dernier.

Ça fait du bien

Je ne sais toujours pas si j'obtiendrai du temps de jeu face au Galaxy. Ce dont je suis certain par contre, c'est que je suis en pleine forme après avoir foulé le terrain lors des deux derniers matchs de l'équipe.

Retrouver la pelouse, c'est regagner le rythme de match. Quand tu ne joues pas pendant plusieurs rencontres, les sensations te quittent inévitablement. Un seul match vaut une semaine complète d'entraînement.

Ainsi, que j'obtienne ou non un départ prochainement, je sais que je peux tenir le coup pendant toute une rencontre. Je suis prêt.

*Propos recueillis par Mikaël Filion