PITTSBURGH – Carey Price est prêt. Malgré les deux buts accordés sur les 26 tirs obtenus par la Russie, Price a effectué des arrêts solides, importants et opportuns. Des arrêts de nature à mousser la confiance à son endroit à l’aube de la Coupe du monde que le gardien du Canadien et du Canada amorcera samedi face à la Tchéquie.

« Je me sentais beaucoup plus à l’aise devant le filet que lors de mon premier match jeudi dernier à Columbus. J’étais moins perdu. Tout n’est pas encore à mon goût, mais je me sens aussi prêt que je peux l’être après ces deux parties », a convenu Carey Price après la victoire de 3-2 arrachée en prolongation aux dépens de la Russie.

Une victoire signée Ryan Getzlaf qui a déjoué le gardien Sergei Bobrovsky au terme d’une longue échappée offerte par Brent Burns alors que les deux équipes évoluaient à trois contre trois.

Price a bien amorcé la rencontre avec un arrêt aux dépens d’Alexander Ovechkin. Un arrêt qui a donné le ton. « C’est toujours positif de réaliser un bon arrêt en début de rencontre. Ça m’a donné un élan. Le danger quand tu reviens après une longue absence est de trop en faire devant le filet. De trop travailler. De trop chercher la rondelle et faire des mouvements exagérés. Je retrouve mon équilibre. Je devrai toutefois améliorer la communication avec mes défenseurs, car je considère que nous avons commis quelques erreurs encore ce soir lorsque je quittais le filet pour aller jouer des rondelles libres dans notre territoire. Ce n’est rien de trop inquiétant. Il faut du temps pour nous adapter et les choses ne devraient que s’améliorer au fil du tournoi », a conclu Price qui a été battu à deux reprises : une première fois sur un tir précis et puissant d’Alexander Ovechkin en début de troisième période; une deuxième par Artemi Panarin qui est sauté sur un rebond accordé par Price à la suite d’un arrêt de la jambière droite devant Evgeny Dadonov.

En point de presse suivant le match, l’entraîneur-chef Mike Babcock a indiqué que Carey Price avait dissipé tout doute possible quant à son niveau de jeu. « Il a été beaucoup plus solide que lors du premier match et c’est tout à fait normal considérant la durée de son absence », a lancé l’entraîneur-chef d’Équipe Canada.

Babcock était toutefois plus préoccupé par le fait que son équipe a levé le pied après avoir disputé une première période du tonnerre; parce qu’elle a écopé beaucoup trop de pénalités offrant sept avantages numériques à la Russie; parce que malgré des effectifs de premier plan, l’attaque massive canadienne a été blanchie en quatre occasions.

« Je ne sais pas si nous avons levé le pied parce que nous avons écopé des pénalités ou si nous avons écopé toutes ces pénalités parce que nous avons cessé de patiner. Ce qui est clair, c’est que nous ne pourrons nous permettre d’accorder autant d’attaques à cinq à nos adversaires. Nous avons été pris deux fois avec trop de joueurs sur la glace. Ça ne doit pas arriver. Et plusieurs autres de nos pénalités étaient de mauvaises pénalités. On devra être beaucoup plus disciplinés », a convenu l’entraîneur-chef.

Pour ce qui est de l’attaque massive, elle a été bien amorphe en dépit des 11 tirs obtenus sur le total de 48 dirigés sur la cage russe. Les différentes unités envoyées en supériorité numérique ont perdu beaucoup de temps à s’installer. De plus, les échanges de rondelles étaient lents.

« J’aime que la rondelle bouge plus rapidement, mais j’aime surtout la recette plus simple qui consiste à obtenir de bons tirs au but, à aller récupérer la rondelle et à obtenir de bons tirs à nouveau. Je veux que nos unités d’attaque massive soient plus efficaces qu’elles l’ont été ce soir. Nous avons été bien meilleurs lors du dernier match (samedi à Ottawa), mais avec les effectifs à notre disposition, nous nous devons d’obtenir de meilleurs résultats », a insisté l’entraîneur-chef d’Équipe-Canada.

« Price a bien fait contre la Russie »

Croisé dans le vestiaire après la rencontre, le défenseur Marc-Édouard Vlasic a admis que les pénalités avaient miné l’élan de son équipe. « Je peux t’assurer une chose. Nous n’écoperons pas autant de pénalités lors du match de samedi. Premièrement parce que nous serons plus disciplinés, mais aussi parce que les pénalités seront moins fréquentes. Je fais un parallèle entre les matchs préparatoires et la saison régulière. En saison, il y a beaucoup de pénalités. En séries, il y en a beaucoup moins. Dès samedi, on se retrouvera comme en séries », a analysé le partenaire de travail de Shea Weber qui a disputé un autre fort match en dépit du différentiel de moins-1 associé à sa fiche personnelle.

Outre la performance rassurante de Carey Price, la complicité une fois encore remarquée liant Sidney Crosby et Patrice Bergeron. Une complicité qui a permis aux deux joueurs et à Brad Marchand qui complétait ce trio de dominer outrageusement les Russes à chacune de leurs présences au premier tiers.

« C’était plaisant de jouer de cette façon en début de rencontre. Il faudra prendre les moyens pour que ça dure », a convenu Bergeron qui a marqué le premier but du Canada sur un très beau jeu orchestré par Crosby.

« Carey nous donne confiance »

Quant au relâchement remarqué en deuxième période, l’attaquant québécois tentait de lui donner un aspect positif. « C’est toujours bon de faire face à un peu d’adversité et de trouver le moyen de la surmonter. C’est vrai qu’on a perdu notre momentum en deuxième période et qu’ils ont pu en profiter avec leurs deux buts en début de troisième. C’est de cette façon qu’ils jouent. Ils sont patients. Ils attendent nos erreurs et ils savent en profiter. Mais l’important ce soir, c’est d’avoir pris les moyens pour revenir. Le but de Tavares – un tir de loin que le gardien russe n’a jamais vu venir en raison de la présence devant lui de Ryan Getzlaf et de Corey Perry – nous a permis de retrouver notre rythme et nous avons dicté le ton jusqu’en prolongation », analysait le leader des Bruins qui jouera un rôle important au sein d’Équipe Canada également.

Après avoir répondu à de nombreuses questions sur les aspects positifs et négatifs relevés lors de la victoire aux dépens de la Russie, Patrice Bergeron a clos la discussion avec une affirmation de nature à rassurer les partisans de l’unifolié. « Nous sommes prêts et c’est tout ce qui compte. »

« Nous aurions été prêts le 4 septembre », a claironné Marc-Édouard Vlasic. On verra, dès samedi, s’il a raison d’afficher autant de confiance.

ContentId(3.1197339):Carey Price a été rassurant contre la Russie lors du match préparatoire
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