Fais ton classement et compare-le avec celui de Marc Denis

 

Marc discutera de son top-10 à l'émisison « On jase » ce midi avec Martin Lemay.

 

Nous entrons cette semaine dans une période à laquelle j’ai participé activement. L’approche envers la position a beaucoup changé désormais. Les buts faibles ne sont plus acceptables, les lacunes techniques sont souvent exposées par l’arrivée de l’analyse vidéo plus poussée et les entraîneurs de gardiens à temps plein font maintenant partie du personnel de chacune des équipes de la LNH.

 

Le gabarit des gardiens ne cesse de gagner en importance mais une chose demeure, le désir de vaincre est toujours bien présent chez tous nos élus...

 

1. Martin Brodeur

Cette semaine, il n’y a pas photo pour ce texte. Survolant la décennie, Martin Brodeur a dominé avec un écart assez net ses collègues dans la plupart des catégories statistiques pertinentes. Qui plus est, il a remporté quatre des neuf trophées Vézina remis pendant la période en plus de soulever deux fois la Coupe Stanley.

2. Roberto Luongo

Avantagé par le fait qu’il était âgé de 21 à 30 ans pendant l’ère en question, Luongo a su optimiser la situation en consolidant sa place parmi l’élite. Seul Brodeur a obtenu plus de départs et, au chapitre de l’efficacité, il est premier en séries avec un .930 et deuxième en saison régulière avec un .919. Il a affronté plus de tirs de qualité que quiconque entre 2000 et 2009, ne lui manque qu’une Coupe...

3. Dominik Hasek

Le spectaculaire gardien tchèque a survolé les années 90 mais ce n’est qu’en 2002 qu’il goutera à sa première de deux Coupes Stanley. Moins utilisé, il retournera terminer sa carrière dans son pays natal en 2008. C’est avec un Vézina, deux Jennings et une médaille olympique supplémentaires qu’il fera son entrée bien méritée au Temple de la renommée du hockey et de l'IIHF en 2014-15.

4. Jean-Sébastien Giguère

Ses performances hallucinantes en séries éliminatoires de 2003 parlent d’elles-mêmes. Avec le rare fait d’arme d’avoir gravé son nom sur le Conn Smythe dans une cause perdante, il s’est repris de belle façon en 2007 pour soulever le Saint Graal avec Anaheim. Il représentait pour moi, ce qui était le plus près de la perfection technique à la position pendant ses années avec François Allaire

5. Patrick Roy

Prononcer son nom devrait suffire. Dire qu’il se retrouve ici alors qu’il a terminé sa carrière en 2003 relève de l’exploit. Comme un point d’exclamation, ses conquêtes de la Coupe Stanley et du Conn Smythe en 2001 au Colorado nous rappellent l’immensité de ses accomplissements lors d’une carrière étoffée où il a su s’ajuster à de nombreuses reprises.

6. Mikka Kiprusoff

Après une rentrée nord-américaine plus ou moins convaincante, son passage des Sharks de San Jose aux Flames de Calgary a tout changé. À sa première saison complète en Alberta, il obtient la meilleure efficacité de la LNH, brille lors du tournoi de la Coupe du Monde et mène son équipe à une victoire de la Coupe Stanley. Il confirme sa constance deux ans plus tard avec un Vézina et un Jennings.

7. Evgeni Nabokov

Véritable bourreau de travail, seul Brodeur a remporté plus de matchs, saison et séries, que Nabokov. Les rares parcours fructueux des Sharks en séries pendant sa gouverne nous font souvent oublier qu’il a aussi remporté le trophée Calder en 2001.

8. Tomas Vokoun

Jadis un membre de l’organisation des Canadiens, Vokoun a surmonté plusieurs obstacles pendant sa carrière devenant un exemple de constance et de fiabilité pour des équipes pas toujours bien nanties. Parmi tous les gardiens qui ont joué plus de 300 matchs, seul Luongo a conservé un meilleur taux d’efficacité. Son faible taux de participation aux séries l’empêche cependant de se retrouver plus haut dans notre classement.
 
9.  José Théodore
 
Une saison magique en 2001-2002 le place au firmament de ces gardiens qui ont gagné le trophée Hart. Avec une pression énorme sur les épaules, il a toujours voulu être celui vers qui on se tournait.

 

10. Marty Turco

Fidèle à mon habitude, j’aime souligner l’apport des gardiens à la position dans ce palmarès. Avec sa prise de bâton particulière et son audace hors de son demi-cercle, Turco détonnait aussi par son style échevelé à une époque où la rectitude technique était de mise.

Mentions honorables : Chris Osgood, Olaf Kolzig et Nikholai Khabibulin