Suite à une première ronde éliminatoire ayant défié tous les pronostics, voyant quatre des sept meilleures équipes du circuit en saison régulière être éliminées, le Canadien de Montréal ayant notamment été surpris par les Rangers de New York et la domination de Henrik Lundqvist, la deuxième ronde est sur le point de débuter, alors que les deux séries de l’Association de l’Est s’amorceront jeudi.

Comme nous l’avons fait pour la première ronde, voyons si les statistiques peuvent nous donner une meilleure idée de comment chaque série se déroulera dans l’Association de l’Est.

Les Sénateurs d’Ottawa contre les Rangers de New York

Les performances à égalité numériqueLes vainqueurs des deux séries dans l’Association de l’Est pour lesquelles je me suis trompé, lors du jeu des prédictions en première ronde, s’affrontent en ce deuxième tour éliminatoire. Il s’agit de deux équipes qui ont éprouvé des difficultés à égalité numérique tout au long de la saison régulière.

New York aligne un corps défensif redoutable depuis maintenant plusieurs années, mais a en réalité accordé plus de chances de marquer et de chances de marquer à haut risque que toute autre équipe lors de la première ronde. Cependant, Lundqvist a joué comme s’il était âgé de 25 ans et non de 35. Un peu de travail en contre-attaque fut suffisant pour battre le Canadien.

Des Sénateurs à l'aise dans le rôle de négligés

Les Sénateurs sont également une équipe excellant en contre-attaque. Alors que les Rangers accordent constamment des chances de marquer à haut risque, les Sénateurs sont meilleurs au moment de limiter ces chances, bien que leurs adversaires décochent plus de tirs au filet. Les Bruins furent largement considérés comme favoris à l’aube de la première ronde, malgré que les Sénateurs avaient l’avantage de la glace. Cependant, il manquait trois des quatre meilleurs défenseurs des Bruins et Erik Karlsson a livré des performances bonnes pour les annales lors de cette série. Cette combinaison s’avéra fatale pour les Bruins qui furent évincés.

Pour leur part, les Rangers adorent échanger les chances de marquer avec leurs adversaires, espérant que leurs quatre lignes soient en mesure de capitaliser à la suite de leur excellente circulation transversale du disque ou que Lundqvist les sortira du pétrin. Cette stratégie a assez bien fonctionné pour eux, mais elle pourrait s’avérer plus difficile à exécuter face au système défensif conservateur de Guy Boucher.

« Négligés ou pas, je m'en fous pas mal »

Aucune de ces deux équipes n’est puissante à égalité numérique. Alors qu’Erik Karlsson est ultimement la variable pouvant changer la donne, les Rangers affichent plus de profondeur à l’attaque et sont meilleurs devant le filet, sans vouloir manquer de respect à Craig Anderson. Je pense que cette série peut aller d’un côté comme de l’autre, mais que les Rangers sont plus susceptibles d’en sortir gagnants.

Les Capitals de Washington contre les Penguins de Pittsburgh

Les performances à égalité numériqueÀ première vue, les Capitals sont une meilleure équipe avec la possession de la rondelle, alors que les Penguins génèrent des tirs de qualité avec plus de régularité. Une chose dont il faut se souvenir au moment d’analyser ces statistiques cumulées tout au long de la saison, c’est qui est présent et qui est absent.

Pour les Penguins, il faut prendre en compte l’absence de Kristopher Letang. Pour les Capitals, il faut prendre en considération l’ajout de Kevin Shattenkirk. Letang et Shattenkirk ont un impact assez similaire. En somme, il semble que les Penguins aient perdu leur meilleur défenseur aux mains des Capitals, sans aucun retour.

Anticipant peut-être une série plus facile face aux Maple Leafs, les Capitals ont dû jouer en prolongation à cinq reprises, mais ils concluent cette série avec trois victoires consécutives. Pendant ce temps, les Penguins ont généré un grand nombre de chances de marquer face aux Blue Jackets, mais ils en ont accordé pratiquement autant dans une série expéditive se décidant par l’habileté à convertir ces chances.

À bien des égards, cette série peut-être perçue comme la finale de la Coupe Stanley, comme ces deux équipes ont les plus grandes chances de remporter les grands honneurs. Ce devrait être l’une des meilleures batailles des dernières années.

La saison dernière, les Penguins ont battu les Capitals en six parties, mais l’équipe des Capitals est plus forte que celle de l’an passé. De plus, sans Letang, il faut penser que cette édition des Penguins est un peu plus faible.

L’échange de talent Letang-Shattenkirk à la ligne bleue est ce qui va faire basculer cette série à mon avis, suffisamment pour que la balance penche à la faveur des Capitals afin qu’ils accomplissent pareil fait d’armes pour la première fois depuis le début de la carrière d’Alexander Ovechkin.