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Sarault et Dubois se sentent d'attaque pour le Circuit mondial de l'ISU à Montréal

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MONTRÉAL — Courtney Sarault et Steven Dubois l’admettent sans détour, le retour à l’entraînement a été pénible après s’être permis de décrocher un peu plus durant l’été pour célébrer leurs exploits en patinage de vitesse courte piste aux Jeux olympiques de Milan-Cortina.

Sarault a remporté deux médailles d’argent et deux de bronze, tandis que Dubois a remporté l’une des cinq médailles d’or du Canada et une d’argent.

Dubois songeait même à mettre une croix sur les compétitions de l’automne avant de finalement changer d’idée et de reprendre l’entraînement cet été en juillet. Sarault a été invitée à plusieurs événements pour souligner son brio et elle a même arrêté complètement l’entraînement pendant deux mois.

« C’était terrible, a admis Sarault, mercredi, à deux jours d’un arrêt du Circuit mondial de courte piste à Montréal. La première semaine, quand j’ai recommencé à patiner, je ne me sentais pas comme quelqu’un qui vient de gagner quatre médailles olympiques. C’était plus comme si je venais de commencer à apprendre à patiner. »

« Je me demandais si tout était fini », a-t-elle ajouté.

Sarault a finalement repris du galon, comme le reste de l’équipe canadienne. Lors du premier arrêt de la saison du Circuit mondial de l’ISU, le week-end dernier à Vancouver, Sarault a remporté l’épreuve sur 1500 mètres et a pris le deuxième rang au 500 m.

« J’étais surprise, oui et non, parce que je sais que je suis un peu folle, a raconté Sarault. Je savais que, si je pouvais me qualifier pour des finales A, je donnerais tout. »

Sarault a aussi aidé le Canada à remporter l’or au relais féminin. Chez les hommes, Maxime Laoun a remporté l’argent au 500 m et l’équipe de relais masculin a aussi pris le deuxième rang.

Dubois a chuté en finale du 500 m, distance où il a gagné l’or à Milan, et s’est contenté du quatrième rang. Il a toutefois affirmé s’être bien senti sur la glace.

« Est-ce que c’est réaliste de faire des podiums chaque fin de semaine? Je ne le sais pas. Par le passé, je le faisais quasiment tout le temps. Mais je ne suis pas dans le même état physique, donc c’est difficile à dire », a reconnu le Terrebonnien de 29 ans.

« Je n’ai pas eu de podium en fin de semaine, mais je me sentais bien avec ma performance. Même si je suis tombé, il y a eu des moments où je me sentais super bien sur la glace. J’ai pu faire des dépassements comme je le voulais. Je me sentais à l’aise. Donc, je suis dans un bon endroit, où je ne suis pas axé 100% sur la performance, mais où je peux quand même obtenir de bons résultats. Ça rend la chose très plaisante », a insisté Dubois.

Le Québécois conjugue encore plus les études à son sport cet automne, alors qu’il espère obtenir un diplôme en biologie afin d’éventuellement faire carrière comme optométriste. Il est heureux de constater que son niveau demeure élevé sur la patinoire, même s’il a moins de temps à consacrer à cette passion.

De son côté, Sarault a appris cet été qu’il était important pour elle de se laisser plus de temps pour sa vie sociale. Elle est maintenant aussi consciente qu’elle pourra prendre du temps pour elle, durant la saison morte, et demeurée compétitive. Elle prévoit toutefois ne pas abandonner le gym aussi longtemps que ce printemps.

« Je pense qu’à l’avenir, je vais pouvoir rentrer chez moi (à Moncton), en avril et mai, et vivre ma vie un peu là-bas, avec mes proches, a dit Sarault. Mais, je vais quand même m’entraîner. Je ne vais pas passer mon temps sur le divan comme cette année! Nous avons tout ce qu’il faut là-bas pour que je m’entraîne. Je serai plus prête au moment de retourner sur la glace, vers la mi-juin. »

Les préliminaires de l’étape de Montréal du Circuit mondial de l’ISU auront lieu vendredi. Les finales seront présentées samedi et dimanche. La compétition a lieu à l’aréna Maurice-Richard.