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Frédéric Paquette-Perreault

Carabins : qui sera le quart partant sam...

Les Carabins de l'Université de Montréal n'étaient pas en mesure d'identifier leur quart partant en vue du match de la Coupe Vanier qu'ils disputeront samedi aux Dinos de l'Université de Calgary.

Un 2e titre qui serait une confirmation Les Carabins ont leur billet pour la Coupe Vanier
Louis-Philippe Simoneau
Les Carabins ont leur billet pour la Coupe Vanier
Les Carabins avec le trophée de la Coupe Uteck

Les Carabins qualifiés pour la Coupe Van...

Les Carabins de l'Université de Montréal ont décroché leur billet pour la Coupe Vanier, samedi après-midi, en dominant les Axemen d'Acadia par la marque de 38-0 lors de la Coupe Uteck.

Danny Maciocia

Uteck : Maciocia et les Carabins sont pr...

Après une grosse victoire face au Rouge et Or de l'Université Laval, une autre grosse commande attend les Carabins de l'Université de Montréal: les Axemen d'Acadia.

Marc-Antoine Dequoy, trop bon pour passer inaperçu Les Carabins arrêtent la fête à Québec

Événements

Carabins : qui sera le quart partant samedi à la Coupe Vanier?

Coupe Vanier mercredi, 20 nov. 2019. 14:37 Frédéric Paquette-Perreault
Frédéric Paquette-Perreault (Source d'image:PC)

MONTRÉAL - Les Carabins de l'Université de Montréal n'étaient pas en mesure d'identifier leur quart partant en vue du match de la Coupe Vanier qu'ils disputeront samedi aux Dinos de l'Université de Calgary, au stade Telus de l'Université Laval.

Frédéric Paquette-Perreault s'est révélé incapable de compléter le match de la Coupe Uteck face aux Axemen d'Acadia, remporté 38-0 par les Carabins, dimanche dernier. C'est son coéquipier Dimitri Morand qui a complété la rencontre.

« C'est trop tôt, a indiqué l'entraîneur-chef, Danny Maciocia. On a eu notre deuxième entraînement (mercredi) et il y a de fortes probabilités qu'on ne le sache pas avant vendredi. On va s'entraîner. On va voir qui est disponible, qui est en santé et rendu là, on va prendre la décision. C'est certain qu'on veut jouer avec le quart-arrière qui va avoir été en mesure de répéter tout ce qu'on demande aux quarts cette semaine afin de pouvoir l'exécuter dans le match de samedi. »

Paquette-Perreault s'est entraîné avec le reste du groupe, mardi. Il devait sauter sur le terrain avec ses coéquipiers mercredi également.

« Il a travaillé avec l'offensive, a dit l'entraîneur. Il a été capable de faire ce qu'on lui a demandé de faire. Reste que ce sont des entraînements; ce n'est pas un match. Il faut être conscient de tout ça. Ce sera beaucoup plus physique samedi. »

Cependant, que ce soit Morand ou Paquette-Perreault, le plan de match sera sensiblement le même.

« Environ 80 pour cent du cahier de jeux peut-être demandé aux deux quarts, a noté Maciocia. Une certaine portion diffère. On a un plan pour les deux quarts. Je ne suis pas mal à l'aise que les deux puissent jouer. »

Même s'il a amassé moins de verges par la passe cette saison, Paquette-Perreault a été préféré à Morand pour amorcer la demi-finale contre les Axemen. Celui qui a commencé son football universitaire avec l'Université McGill a complété 29 de ses 45 passes en cinq rencontres cette saison, amassant 264 verges.

Morand a de son côté été utilisé dans huit rencontres, complétant 119 de ses 183 passes pour 1327 verges et trois touchés, subissant cinq interceptions.

Le demi défensif Redha Kramdi, qui portait un plâtre à la main droite la semaine dernière, sera aussi de la rencontre. Il devra de nouveau porter une protection spéciale afin de pouvoir livrer ce match.

« L'équipe médicale fait un excellent travail pour me permettre d'être sur le terrain et de ne pas manquer ces matchs, a-t-il dit. J'en suis très reconnaissant. C'est un peu ennuyeux, c'est quand même lourd, mais pas sufisamment pour m'empêcher de jouer. (...) J'ai mis ça au clair avec Danny et (le physiothérapeute) Patrick (Gendron). »

Pour leur part, les Dinos ne se poseront pas de question quant à l'identité de leur quart partant: ils feront de nouveau appel aux services du Montréalais Adam Sinagra, qui a grandement contribué à la victoire de 30-18 des siens en Coupe Mitchell face aux Marauders de McMaster.

Sinagra a terminé la saison avec 2014 verges de gains aériens et 13 passes de touché, contre 10 interceptions seulement. Il a complété 159 de ses 256 passes.

Un 2e titre qui serait une confirmation

Universitaire mercredi, 20 nov. 2019. 07:54 Louis-Philippe Simoneau
Louis-Philippe Simoneau (Source d'image:James Hajjar)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Mine de rien, les Carabins de l’Université de Montréal participeront, samedi, à la coupe Vanier pour la troisième fois en six ans et les Bleus pourraient rafler un deuxième sacre canadien qui vaudrait son pesant d’or.

 

Après le triomphe de 2014 contre McMaster et la défaite contre UBC en 2015, les protégés de Danny Maciocia croiseront le fer avec les Dinos de Calgary pour la première fois de leur histoire.

 

Trois joueurs des Carabins, Louis-Philippe Simoneau, Jean-Sébastien Bélisle et Maxime Joubert, ont vécu l’expérience de 2015. Bélisle et Joubert ressentent donc un immense désir de lever le précieux trophée tandis que Simoneau a eu le bonheur de savourer la conquête de 2014.

 

« C’est sûr que c’est cool de partager ça avec eux, mais ils ont perdu en 2015 donc ils veulent encore plus gagner. On sait que c’est notre dernière partie universitaire à vie », a confirmé Simoneau en avouant que ça se voyait encore plus pour l’un des deux. 

 

« Surtout Bélisle, c’est déjà un gars crinqué dans la vie de tous les jours », a-t-il avoué en souriant. 

 

Le demi défensif ne cache pas sa fébrilité et il ne craint pas de reconnaître que ce deuxième titre changerait la perception de leur organisation à travers le pays.Jean-Sébastien Bélisle

 

« Ça confirmerait ce qu’on essaie de faire depuis plusieurs années : montrer au Canada qu’on est une équipe compétitive et qu’on mérite d’y être chaque année. Ça fait plusieurs années qu’on a une équipe pour se rendre et que ça se termine à la coupe Dunsmore. On veut envoyer le message qu’il n’y a pas juste le Rouge et Or au Québec. On veut montrer qu’on doit être respectés parce qu’à plusieurs moments, dans les classements nationaux, on a vu des choses qu’on a moins aimées », a raconté le numéro 9 à la chevelure magique pour le parcours éliminatoire.

 

Comme n’importe quel entraîneur, Maciocia refuse de mettre la charrue avant les bœufs, mais il confirme que la formule est bien ancrée.

 

« C’est notre troisième présence en six ans, je pense que ça dénote une continuité. On a bâti quelque chose de bien et il y a une certaine fierté qui vient avec ça », a reconnu Maciocia en rappelant que le tout rejaillit sur tous les représentants de l’UdeM et pas uniquement sur son équipe.

 

Pourtant, il n’y a qu’un mois, les prévisions n’étaient pas aussi emballantes. Les Carabins venaient de se faire surprendre par le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke tout en baissant pavillon face à l’Université Laval la semaine suivante. Maciocia le sait bien, mais il prétend que c’est là qu’il a véritablement cru au potentiel des siens.

 

« Je dis souvent qu’un bon vestiaire mène à un bon produit sur le terrain. Même pendant nos moments un peu difficiles, personne ne se pointait du doigt. Ils ont continué de s’encourager et se pousser. Je savais, à partir de ce moment, qu’on misait sur quelque chose de prometteur et que ce n’était qu’une question de temps avant que ça se transpose sur le terrain », a-t-il affirmé.

 

Maintenant qu’ils ont dominé le Rouge et Or pour ensuite s’imposer en deuxième demie face aux Axemen d’Acadia, les Carabins devront s’attaquer à un imposant mandat au sens propre et figuré.

 

« On doit se fier à ce que l’on voit sur vidéo vu qu’on n’a jamais joué contre eux. Avec mes partenaires de la défense, on a remarqué qu’ils ont de bons athlètes en attaque. Le sujet dont on parle beaucoup dans les médias, c’est qu’ils ont de très gros joueurs sur la ligne offensive. Le plan sera de se concentrer à stopper les joueurs ciblés », a noté Bélisle en faisant référence aux nombreux mastodontes de plus de six pieds cinq pouces et 300 livres de cette unité.

 

« C’est tout un défi, on parle de la meilleure équipe qu’on va affronter cette année. Ils ont le meilleur quart au pays, des excellents receveurs et une ligne offensive probablement plus grande que la plupart des équipes de la LCF. Défensivement, ils sont très actifs. Bref, c’est un beau défi et la beauté de la chose demeure que ce n’est pas une série de sept matchs. On doit être les meilleurs pendant trois heures », a exposé Maciocia.

 

Ce quart-arrière se nomme Adam Sinagra et il a évolué au CÉGEP John-Abbott avant de s’exiler en Alberta. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il constitue un produit plus raffiné quatre ans plus tard.

 

« Il a beaucoup progressé depuis qu’il a quitté le Québec et le crédit revient à leurs entraîneurs », a souligné Maciocia qui l’avait épié à l’époque.

 

Un scénario parfait vous dites?  

 

Loin de nous l’idée de vouloir infliger une malédiction à Louis-Philippe Simoneau, mais c’est impossible de ne pas songer à la conclusion de rêve qui se retrouve à la portée du botteur des Carabins.

 

En rémission d’un cancer qui l’a privé de football, Simoneau a renoué avec l’action cette saison dans une histoire qui était déjà magnifique. On ne peut même pas imaginer les émotions qui l’envahiraient si les Carabins parvenaient à remporter le championnat pour sa conclusion universitaire.

 

« C’est clair que ça me rend très heureux surtout que je ne savais pas si j’allais pouvoir jouer de nouveau. Je ne pourrais pas être plus content. Mais j’ai abordé les choses un jour à la fois sans brûler d’étape. Ça s’est bien passé jusqu’à présent et on verra ce qui se produira samedi », a réagi Simoneau dont le leadership a été vanté par le porteur de ballon Reda Malki.

 

Sans surprise, Simoneau sera accompagné de plusieurs proches pour ce dernier match émotif dans l’uniforme des Carabins.  

 

« Mes parents sont venus en auto pour le match contre Acadia en Nouvelle-Écosse. Ils viennent même voir l’entraînement tous les mercredis. Ils ne manqueront pas cette dernière partie », a-t-il conclu avant d’aller s’attarder à l’étape suivante, le premier entraînement de la semaine.

Les Carabins qualifiés pour la Coupe Vanier

Universitaire samedi, 16 nov. 2019. 15:50

Coupe Uteck : Carabins 38 - Axemens 0 1:02

MONTRÉAL - Le vent et le froid glacial qui prédominaient en Nouvelle-Écosse samedi ont contraint les Carabins de l'Unversité de Montréal et les Axemen de l'Université Acadia à revoir leur plan de match pour la Coupe Uteck. Il n'en fallait pas plus pour être témoin de l'éclosion du demi-offensif montréalais Reda Malki.

Malki a récolté plus de 150 verges de gains et inscrit deux touchés au sol pour permettre aux Carabins de blanchir les Axemen 38-0 samedi après-midi, les qualifiant du même coup pour la Coupe Vanier.

Cette performance a permis à Malki d'être nommé le joueur offensif du match. Un honneur qui a paru surprendre le principal intéressé.

« Je revenais d'une blessure, et j'ai sauté sur l'opportunité qu'on m'a offerte. Comme je l'ai dit, merci à la direction, merci aux entraîneurs, et merci à tout le monde », s'est exclamé Malki après sa performance.

Pour sa part, Jean-Sébastien Bélisle, qui avait subi la défaite avec les Carabins à la Coupe Vanier en 2015, a été nommé le joueur défensif du match, après avoir notamment réalisé une interception.

« Vous savez, on travaille fort tous les jours et ç'a fonctionné, surtout au cours des trois derniers matchs. J'aimerais remercier tous les gars sur le front défensif, dans la tertiaire, les secondeurs », a mentionné Bélisle.

Il s'agissait aussi de la deuxième conquête de la Coupe Uteck de l'histoire des Carabins, et de leur première en cinq ans, puisqu'ils avaient disposé des Bisons de l'Université du Manitoba 29-26 en demi-finales du championnat de football universitaire canadien au CEPSUM le 22 novembre 2014.

Les Carabins affronteront les Dinos de l'Université de Calgary, quit ont vaincu les Marauders de l'Université McMaster 30-17 dans l'autre demi-finale, un peu plus tard dans la journée.

La formation de l'entraîneur-chef Danny Maciocia aura également l'opportunité de tourner la page sur sa décevante défaite de 26-23 subie contre les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique à la Coupe Vanier en 2015.

Morand, la bougie d'allumage

La première demie a été l'histoire de Louis-Philippe Simoneau. Le botteur des Carabins a réussi deux placements en plus d'un simple pour permettre aux Montréalais de retraiter au vestiaire à la mi-temps avec une avance de 7-0.

Entre-temps, le quart-arrière no 1 des Carabins, Frédéric Paquette-Perreault, n'a pas connu le début de match escompté. Sa journée de travail s'est d'ailleurs terminée vers la mi-temps en raison d'une possible blessure, ce qui a contraint Maciocia à envoyer le réserviste Dimitri Morand dans la mêlée au début du troisième quart.

Loin d'être intimidé, Morand s'est amené dans la rencontre et a immédiatement taillé la défense des Axemen en pièces.

Morand a d'abord effectué une course d'une verge jusque dans la zone des buts pour inscrire le premier touché du match. C'était alors 14-0 pour les Montréalais.

Le quart des Carabins a remis ça quelques minutes plus en tard en couronnant une séquence à l'attaque avec une passe de 17 verges du côté gauche du terrain vers Kevin Kaya pour le majeur, portant la marque à 21-0.

Après le troisième placement du match de Simoneau, Malki a couronné le troisième quart en réalisant une course de 16 verges jusque dans la zone payante pour porter le pointage à 31-0.

Les hommes de Maciocia n'ont plus jamais regardé derrière par la suite, et Malki a enfoncé le clou final dans le cercueil des Axemen en réussissant son deuxième majeur du match.

Les joueurs des Carabins prendront maintenant la direction du PEPS de l'Université Laval, où ils participeront au match de la Coupe Vanier la fin de semaine prochaine.

Danny Maciocia et les Carabins sont prêts pour les Axemen d'Acadia

Universitaire vendredi, 15 nov. 2019. 10:42 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)

Après une grosse victoire face au Rouge et Or de l'Université Laval, une autre grosse commande attend les Carabins de l'Université de Montréal: les Axemen d'Acadia.

Les Carabins (6-2) se rendront au Raymond Field, samedi, pour tenter de remporter la coupe Uteck face aux Axemen (8-0), champions de l'association de l'Atlantique. La troupe de Danny Maciocia a obtenu son billet pour cette demi-finale du football universitaire canadien en battant le Rouge et Or 25-10, samedi dernier, au stade Telus.

« Est-ce que je m'attendais à un écart de 15 points? Non, mais je pensais que si nous jouions un bon match, nous pourrions l'emporter, a indiqué Maciocia en entrevue avec La Presse canadienne plus tôt cette semaine.

« J'ai parlé tout au long de la semaine de faire attention aux détails et d'être opportunistes et nous avons réussi à le faire. Nous avons probablement pris quelques punitions de trop - une qui a mené au touché du Rouge et Or -, mais nous avons été opportunistes, avec un botté bloqué et une interception sur un jeu truqué. Ça nous a aidés. Nous n'avons pas accordé de sac non plus, alors que dans le dernier match contre eux, ils en avaient réussi sept. »

Maciocia et les Carabins n'ont pas célébré cette victoire très longtemps: ils savent que le défi que représentent les Axemen est de taille.

« C'est une équipe mieux classée que nous et qui n'a pas subi la défaite cette année. Ils ont plusieurs bonnes armes: un bon quart-arrière (Hunter Guenard), tout un porteur de ballon (Dale Wright), de bons receveurs et une grosse ligne à l'attaque.

« Défensivement, ils alignent le joueur par excellence de l'association, le secondeur Bailey Feltmate, ainsi que le joueur de ligne défensive Thomas Grant, un choix du Rouge et Noir d'Ottawa au dernier repêchage. C'est une équipe qui est bien dirigée (par l'entraîneur-chef Jeff Cummins). Il faudra jouer du football de haut niveau si on espère gagner ce match-là. »

L'ambiance risque d'être électrisante au domicile des Axemen, qui tente d'atteindre la grande finale du football canadien pour la première fois depuis 1981. Jadis une puissance du football canadien - les Axemen ont atteint la Coupe Vanier en 1976, 1977, 1979 et 1981, remportant les deux dernières éditions - la formation de l'Atlantique souhaitera mettre fin à la domination des universités québécoises, qui ont envoyé un représentant en finale chaque année depuis 2010.

« Ce n'est pas hostile comme au CEPSUM ou au stade Telus, mais ils joueront à guichets fermés, a dit Maciocia au sujet du Raymond Field. Il y aura beaucoup d'ambiance et ils aimeraient sûrement mettre fin à cette tendance d'atteindre les demi-finales et de ne pas passer à l'étape suivante. »

Les vainqueurs se rendront au stade Telus de l'Université Laval la semaine suivante pour la grande finale du football universitaire canadien. Ils affronteront les Marauders de McMaster ou les Dinos de l'Université de Calgary, qui s'affronteront samedi pour l'obtention de la coupe Mitchell.

Marc-Antoine Dequoy, trop bon pour passer inaperçu

Universitaire jeudi, 14 nov. 2019. 07:00

Les Carabins sont en mission 2:12

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Les partisans des Carabins connaissent tous ses atouts, les recruteurs de la LCF salivent en apprenant à le connaître de mieux en mieux, ceux de la NFL commencent à faire sa connaissance et les Axemen d’Acadia souhaiteraient ne pas avoir à le connaître davantage.  

Et pour les fervents de sport qui ne connaîtraient pas encore le demi défensif Marc-Antoine Dequoy, on vous suggère fortement de l’épier, samedi, lors de la coupe Uteck. Inutile de chercher le numéro 24 des Bleus, vous devriez le repérer au premier coup d’œil avec sa chevelure qui vole au vent quand il a l’habitude de défiler à toute vitesse pour inscrire un touché à la suite d’une interception.

Voilà exactement le scénario qui s’est produit, samedi dernier, dans le cadre de la coupe Dunsmore. Sur une tentative de jeu truqué, Dequoy s’est interposé de brillante façon pour décamper jusque dans la zone des buts afin d’inscrire un majeur.

Élu joueur défensif par excellence du RSÉQ en 2018, Dequoy a dû composer avec une année 2019 nettement moins occupée. Plus souvent qu’autrement, les quarts adverses ont judicieusement évité son côté par prudence.

« En début d’année, mes coéquipiers me taquinaient en me disant que ce serait une année tranquille pour moi. Mais j’ai essayé d’aborder les choses d’une autre façon. Ça m’est arrivé de me faire avoir dans les premiers matchs de la saison à force que le ballon ne vienne pas de mon côté. À partir de là, j’ai vraiment décidé d’avoir l’approche de foncer comme si on allait lancer vers moi même quand ce n’est pas le cas », a raconté Dequoy au RDS.ca.

« Tout le monde le connaît assez bien dans notre association après quatre ans, mais je pense que ça pourrait changer ce week-end face à une équipe qui le connaît un peu moins. Oui, ils le connaissent, mais pas autant. Probablement qu’il se fera tester un peu plus », a exposé son entraîneur Danny Maciocia qui n’en serait pas déçu.

Même s’il a raflé ce titre défensif l’an dernier, Dequoy était capable d’admettre qu’il devait encore peaufiner quelques aspects de son arsenal, dont un en particulier. Rapide et doué pour attaquer le ballon, c’est au niveau des plaqués qu’il devait raffermir ses techniques. 

« J’ai voulu beaucoup insister là-dessus. J’ai travaillé sur des méthodes par rapport aux hanches de mes adversaires pour devenir meilleur et ça voulait aussi dire de passer plus de temps en gymnase », a-t-il expliqué.

« Il s’est énormément amélioré à ce niveau. Ça se voit facilement. Il est devenu un joueur complet cette année parce qu’il a travaillé très fort sur ce point », a indiqué Maciocia.

Ce n’est pas parce qu’il terrorise les quarts universitaires que son développement est achevé et il le sait très bien. Il vante d’ailleurs l’apport de son entraîneur de position, Olivier Fréchette Lemire, pour sa contribution dans ce sens.

« J’ai encore tellement de choses à apprendre. Avant chaque pratique, je dis tout le temps à mon entraîneur, Olivier, de me corriger. Je remarque certaines erreurs que je commets, mais je veux avoir son avis pour bien exécuter ma tâche », a décrit celui qui complétera son parcours universitaire samedi ou lors de la présentation de la coupe Vanier la semaine suivante.

Un potentiel qui ne fait aucun doute

Son rendement s’avère fascinant puisque Dequoy n’a joué que cinq minuscules parties au niveau collégial. Des blessures l’ont limité à ce total pour ses deux premières années et il a appris, trois jours avant le lancement de sa troisième année, qu’il n’était pas admissible en raison de son âge.

Cette période aurait pu le décourager, mais il possède cette confiance en ses moyens digne des athlètes dominants. À cela s’est ajouté le rôle déterminant de Paul-Eddy St-Vilien qui a propulsé son jeu de plusieurs crans.

« Il mérite vraiment beaucoup de crédit, c’est en grande partie grâce à lui que je joue de cette manière maintenant », a-t-il tenu à préciser.

Cette maîtrise plus relevée du jeu lui permet désormais de laisser parler ses instincts et ses qualités physiques à un point où l’on se demande ce qu’il pourra accomplir dans les rangs professionnels.

« La flèche pointe vraiment haut pour lui surtout qu’il n’a pas beaucoup de football dans le corps et qu’il peut encore beaucoup apprendre. Il a réussi une progression incroyable dans les deux dernières années. Le potentiel est là, il peut jouer dans n’importe quelle ligue professionnelle. Il a encore du travail à faire, mais si je me fie au niveau d’intérêt démontré à son égard, tu réalises qu’il a le potentiel de jouer même le dimanche dans la NFL », a témoigné Maciocia qui le considère parmi les meilleurs joueurs défensifs étant sortis du Québec.

Justement, l’entraîneur des Carabins confirme que quelques équipes de la NFL l’ont contacté à son sujet. Une avenue que Dequoy ne veut pas ignorer malgré l’ampleur du défi.

« Je ne veux pas me lever un matin à 33 ans et me dire ‘Ah, j’aurais dû essayer’. Je sais que c’est une réalité difficile, on l’a vu avec Mathieu Betts. Je pense que je pourrais avoir ma chance et je crois que n’importe quel athlète qui joue à mon niveau rêve de pouvoir tenter son coup dans la NFL », a accepté de confier Dequoy, qui a gagné des points avec son physique de 6 pieds 3 pouces et 200 livres ainsi que ses résultats au sprint de 40 verges.

Du côté de la LCF, un recruteur d’une équipe n’a pas caché son enthousiasme.

« Il est très talentueux, on aime beaucoup son énergie et son style de jeu. On a hâte de voir comment il va se débrouiller dans les tests. Il est vraiment intéressant », a-t-il statué.

En attendant ces prochaines étapes, Dequoy se concentre uniquement sur les Axemen qui possèdent une attaque au sol menaçante (via Dale Wright) et une défense coriace (dont grâce au secondeur Bailey Feltmate).

« Je viens de sortir d’une réunion en disant qu’on doit arrêter leur jeu au sol. Leur porteur va toucher au ballon facilement 15 à 20 fois. Ils vont lui donner autant en 1er essai et 10 qu’en 2e essai et 12 », a souligné Maciocia qui sait que cette équipe mature ne multipliera pas les erreurs.

Les Carabins sont parvenus à renverser le Rouge et Or en abordant ce duel avec plaisir et en se disant qu’ils n’avaient rien à perdre.

« Je pense que c’est vraiment notre approche qui nous a permis d’obtenir la victoire. Il faut continuer d’aborder les choses de la même façon », a souhaité Dequoy, qui a été élogieux envers le quart Frédéric Paquette-Perreault qui a dynamisé l’attaque.

Les Carabins se préparent à affronter les Axemen d'Acadia

Universitaire mercredi, 13 nov. 2019. 16:33

Les Carabins sont en mission 2:12

Après leur conquête de la Coupe Dunsmore, samedi dernier, sur le terrain du Rouge et Or de l’Université Laval, les Carabins n'ont plus qu'une étape à franchir pour atteindre la Coupe Vanier et ainsi revenir jouer à Québec.

Montréal affrontera les Axemen d'Acadia en fin de semaine pour l'obtention de la Coupe Uteck.

C'est dans des conditions hivernales plutôt hâtives que les Carabins se préparent à affronter une équipe qu'ils ne connaissent pratiquement pas.

Ce qu'on sait de leur adversaire de samedi, c'est qu'il est invaincu en neuf matchs. Mais peu importe pour les Carabins, qui jouent du bien meilleur football depuis l'arrivée des matchs sans lendemain. Les deux revers pour conclure le calendrier régulier semblent avoir sonné le réveil des hommes de Danny Maciocia.

« Je te dirais que lors des deux dernières semaines, on joue notre meilleur football depuis que la saison est terminée, et ça tombe dans la deuxième saison, les éliminatoires. Alors j'espère que ça va continuer », a mentionné l’entraîneur-chef des Carabins.

« On s'est rencontré les deux capitaines face à ces deux défaites. Ç’a été un peu un réveil de se dire qu'il faut continuer à travailler et continuer de s'assurer de jouer à notre niveau », a souligné le joueur par excellence de la Coupe Dunsmore, Marc-Antoine DeQuoy.

Depuis qu'il a pris la relève de Dimitri Morand lors du septième match de la saison, Frédéric Paquette-Perreault a gagné la confiance de ses entraîneurs. Dire qu'il y a un an, le quart-arrière s'était retiré du programme de football à McGill.

« Je pense que j'avais perdu un peu la passion. Le fait de me retirer un peu, de faire autre chose, de voir autre chose dans la vie, ça m'a donné le goût de recommencer », a expliqué Paquette-Perreault.

Évidemment, la présence d'Anthony Calvillo à ses côtés cette année n'a certainement pas nui.

« Lorsque Frédéric est devenu le quart partant, il a vu beaucoup plus d'action. | Il a donc pu développer une zone de confort sur le terrain. Il a été bon lors du dernier match de la saison et lors du premier match éliminatoire. | Puis lors de la Coupe Dunsmore, il a été spectaculaire », a lancé l’ancien quart des Alouettes.

« Je pense que le plus gros point qu'Anthony Calvillo nous apporte, c'est vraiment ses expériences à lui en tant que joueur. Il va apporter des nouveau jeux, mais il va souvent parler de la façon dont il les jouait, et de la façon, selon certaines défensives, comment il allait changer son jeu. C'est vraiment ses expériences à lui comme joueur qui sont impressionnantes à entendre », a soutenu Paquette-Perreault au sujet de son quart.

Les deux années où les Carabins ont remporté la Coupe Dunsmore, ils ont atteint la finale de la Coupe Vanier.

Pour y arriver en 2014, Montréal avait une équipe de l'Ouest, en 2015, une équipe de l'Ontario, et cet automne, ce sera un premier défi contre une équipe des Maritimes.

Les Carabins mettent fin à la fête à Québec

Universitaires samedi, 9 nov. 2019. 17:03

Coupe Dunsmore : Carabins 25 - Rouge et Or 10 2:14

QUÉBEC - Menés par une défensive étanche et par une solide prestation du quart Frédéric Paquette-Perrault, les Carabins de l'Université de Montréal ont défait le Rouge et Or de l'Université Laval par la marque de 25-10 en finale de la Coupe Dunsmore du football universitaire québécois, samedi au stade Telus.

Ce n'est que la troisième victoire des Carabins à la coupe Dunsmore, et elles ont toutes été inscrites dans la même enceinte sportive. En 2014, les Carabins avaient battu le Rouge et Or 12-9 au stade Telus. Un an plus tard, ils leur avaient fait le coup une nouvelle fois, l'emportant 18-16.

« C’est un moment incroyable pour notre programme, a lancé avec joie l’entraîneur-chef Danny Maciocia immédiatement après la victoire. Toute la saison, les gars y ont cru et aujourd’hui c’est une belle récompense. »

Cette année, ils ont interrompu la séquence de trois victoires des joueurs de Glen Constantin à la Coupe Dunsmore, en étouffant pendant les trois premiers quarts une attaque qui avait accumulé 301 points en huit matchs en saison régulière.

«On a commis des erreurs et les Carabins en ont profité, a dit l'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin. Dans les circonstances, on s'est battu jusqu'à la fin et je suis fier de l'effort des gars malgré tout.»

Cette victoire des Carabins fait aussi en sorte que la finale de la Coupe Vanier, le 23 novembre, se tiendra au stade Telus sans le Rouge et Or.

Paquette-Perrault a lancé deux passes de touché en première demie à Kevin Kaya et à Ryth-Jean Giraud. L'autre majeur des Carabins a été l'oeuvre de Marc-Antoine Dequoy sur un retour d'interception de 85 verges au troisième quart. La troupe de Danny Maciocia a ajouté un placement et deux simples.

Le seul touché du Rouge et Or est venu au quatrième quart à la suite d'une passe de trois verges de Thomas Bolduc à Jonathan Breton-Robert. David Côté a ajouté un placement de 36 verges au premier quart.

En finale de la Coupe Uteck, samedi prochain, les Carabins affronteront les Axemen d'Acadia, qui ont facilement défait les Gaiters de l'Université Bishop 31-1 en finale de l'Association du sport interuniversitaire de l'Atlantique.

« Aujourd’hui, c’est bien de célébrer, mais le travail est loin d’être terminé. Il nous reste encore deux gros matchs afin de pouvoir dire mission accomplie, a dit l'entraîneur des Bleus. Les Axemen sont invaincus cette saison, alors ce sera tout un défi. »

Le match aura lieu au domicile des Axemen, à Wolfville, en Nouvelle-Écosse.

Les Carabins s'imposent

Après avoir été limités à quatre jeux et deux bottés de dégagement lors de leurs deux premières séries à l'attaque, les Carabins ont réussi à percer la défensive du Rouge et Or à leur troisième opportunité. Et d'impressionnante manière.

Une course de 20 verges et des passes précises de Paquette-Perrault ont mené au premier touché du match, une passe de 26 verges à Kaya, complètement oublié dans la zone des buts. Ce touché est venu couronner une poussée de 94 verges en neuf jeux, le tout en un peu plus de cinq minutes.

« On a été solide sur les unités spéciales, mais l’attaque et l’offensive ont également fait du bon boulot. Tout le monde a bien fait et c’est ce que ça donne. Au football, quand tout le monde fait ce qu’il a à faire, les résultats arrivent », a lancé le coordonnateur des unités spéciales Byron Archambault, grand artisan de la première conquête de la Coupe Dunsmore en 2014.

Après le placement de Côté qui permettait au Rouge et Or de s'approcher à quatre points, les Carabins ont orchestré une autre poussée productive au début du deuxième quart, celle-là de 75 verges en six jeux qui s'est terminée par une passe de touché de dix verges à Giraud qui portait la marque 14-3.

Les Carabins ont ajouté deux simples avant la fin de la demie, un sur un placement raté de Louis-Philippe Simoneau et l'autre à la suite d'un botté de dégagement d'Alan Penverne.

Après un placement de 33 verges de Simoneau au début du troisième quart, les Carabins ont semé le désarroi parmi les partisans du Rouge et Or.

« Chaque semaine, nous sommes de plus en plus à l’aise et confiants, a avoué Paquette-Perrault. Les entraîneurs nous ont bien préparé et ç’a paru dès le début de la rencontre. Nous avions un bon rythme et nous avons été en mesure de le conserver. »

Dequoy a transformé une feinte de placement du Rouge et Or en spectaculaire touché de 85 verges pour les Carabins en interceptant une passe de Zack Fitzgerald, un demi défensif qui jouait le rôle de teneur, avant de longer la ligne de côté jusque vers la zone payante.

Malgré une attaque plus incisive au quatrième quart, le Rouge et Or a manqué de temps et n'a pu combler l'imposant recul.

«(Les Carabins) ont fait des gros jeux aux bons moments, a mentionné le coordonnateur défensif du Rouge et Or, Marc Fortier. Ils ont profité de nos erreurs de communication, et leurs gros joueurs ont excellé dans les moments opportuns.»

Les Gaiters de l'Université Bishop sans réponse devant les Axemen

Universitaire samedi, 9 nov. 2019. 17:15 Dale Wright
Dale Wright (Source d'image:PC)

Les Gaiters de l'Université Bishop ont dû s'avouer vaincus devant les Axemen de l'Université Acadia par la marque de 31-1.

Dale Wright a fait mal à l'université québécoise avec trois touchés, ce qui lui a permis d'être élu joueur par excellence du Loney Bowl.

Acadia a maintenant rendez-vous avec les Carabins de l'Université de Montréal en finale de la Coupe Uteck samedi prochain.

Une persévérance qui paie pour 3 Carabins

Universitaire vendredi, 8 nov. 2019. 08:00 Félix Pelletier
Félix Pelletier (Source d'image:James Hajjar)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – « Honnêtement, quand il est arrivé, il y a quatre ans, il ne savait même pas comment s’aligner. Aujourd’hui, il est l'un des meilleurs joueurs de ligne défensive au Québec. »

 

Danny Maciocia, l’entraîneur des Carabins de l’Université de Montréal, parle ici de Félix Pelletier, un athlète qui a bûché pour s’imposer sur le terrain et pour arriver à composer avec la réalité académique universitaire.

 

Rendu à sa dernière année avec les Carabins, Pelletier savoure donc chaque moment et ça se poursuivra samedi lors de l’incontournable duel éliminatoire face au Rouge et Or de l’Université Laval.

 

« Mon passage avec les Carabins n’a  pas toujours été facile, ce fut comme une pente à gravir. Au début, je n’avais pas beaucoup de temps de jeu et j’ai eu plus de succès au fil du temps.

 

« En tant que personne et joueur, je me suis amélioré. J’ai été changé par cette expérience et je suis fier d’avoir joué pendant quatre ans ici. C’est quand même assez exigeant de jumeler les deux aspects », a confié Pelletier qui n’est pas du style à s’ouvrir facilement comme l’a ensuite confirmé Maciocia.

 

« Il est beaucoup plus réservé, un peu timide. Mais il a ce regard d’agressivité et il est tellement fort donc tu sais que tu devrais mieux garder tes distances », a noté Maciocia en faisant aussi référence à ses adversaires sur le terrain.  

 

« Parfois, on réussit à le faire rire et ça nous rend heureux », a ajouté l’entraîneur qui doit s’ajuster à de multiples personnalités.

 

Sans trop vouloir entrer dans les détails, Pelletier a admis que ce fut une adaptation d’œuvrer dans une équipe de cette envergure.

 

« Ça te sort un peu de ta zone de confort. J’ai appris à connaître une tonne de personnes, les équipes sont plus grosses. Il y a des joueurs viennent de partout, on apprend à connaître des gens de milieux différents. Tu en apprends sur toi, sur ton niveau de tolérance », a expliqué celui qui doit composer avec un TDAH.

 

Au plan scolaire, Pelletier a su s’ajuster graduellement en réduisant son nombre de cours par session.  

 

« Il y a le foot, mais l’école aussi. Ce n’est pas fait pour tout le monde, c’est difficile de gérer les deux en même temps correctement à 100%. Tu peux avoir, par moments, un petit échappement pour un ou pour l’autre, mais ce n’est pas facile de tout bien gérer à 100%. Je me suis habitué et ça exige de la discipline », a reconnu le numéro 53 des Bleus.

 

« On a eu zéro problème avec lui dans les deux dernières années. Il travaille bien, il réussit et il ne constitue pas du tout un problème académique. Le début a été un peu plus difficile, mais il s’est dédié à ses études », a vanté Maciocia.

 

Sur le terrain, Pelletier est rendu à l’aise au point qu’une carrière dans la Ligue canadienne de football est devenue son souhait.

 

« J’aimerais avoir une chance de jouer professionnel, mon scénario idéal serait de jouer trois ou quatre ans dans la LCF », a expliqué Pelletier qui est né à Québec d’un père originaire de la Côte d’Ivoire et d’une mère québécoise.

 

Son entraîneur considère que ça vaut la peine. À l’image de son parcours avec les Carabins, il pourrait franchir cette étape.

 

« Quand il embarque sur le terrain, c’est all business, il veut dominer et progresser. C’est une occasion qui pourrait se présenter pour lui. Physiquement, il est capable de dominer à 260 livres même contre des joueurs plus costauds que lui », a ciblé Maciocia.

 

Lorsque viendra le temps de « mettre une croix » sur le football comme il l’explique, son prochain objectif semble clair dans sa tête.

 

« Je vise une carrière comme policier, ce serait mon but après le football. C’est un métier physique avec beaucoup d’action et des défis. J’aimerais gravir les échelons comme accéder au groupe d’intervention tactique », a conclu l’athlète de 24 ans qui a prouvé qu’il pouvait atteindre ses rêves en me ménageant pas les efforts.

 

Un retour impressionnant de Kaya et Makonzo

 

D’une manière différente, le receveur Kevin Kaya et le maraudeur Ethan Makonzo ont également démontré leur persévérance. Tous les deux ont dû composer avec une saison 2018 qui a été bousillée par une blessure et ils ont rebondi en étant choisis sur l’équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec cette année.

 

Maciocia a constaté une belle évolution chez Kaya qui est doté de grandes qualités athlétiques.

 

Ethan Makonzo« Je savais qu’il avait le potentiel. C’était une question de rester en santé et de se donner au maximum. Voilà ce qu’il a fait. On voit maintenant un jeune beaucoup plus tranquille, bien entre les oreilles et on voit les résultats », a souligné l’entraîneur.

 

Le tour de force de Makonzo apparaît encore plus fascinant puisqu’il évolue à une nouvelle position cette année. L’ancien secondeur a hérité de ce poste après une compétition relevée et il a donné raison à ses entraîneurs.

 

« Je savais que ce ne serait pas facile. Mon entraîneur de position, Olivier (Fréchette Lemire) me disait qu’on serait plusieurs à se battre pour cette position. Je m’en attendais et je ne voulais pas que ce soit facile. Je voulais montrer que je pouvais jouer cette position », a indiqué le numéro 15.

 

Ça ne veut pas dire que le football s’apprend naturellement pour Makonzo. En fait, il a failli abandonner ce sport plus d’une fois après y avoir été initié par son grand ami d’enfance, Régis Cibasu, un ancien joueur étoile des Carabins.

 

« Au début, on n’aimait pas ça parce que c’était nouveau et on ne comprenait pas. Pendant un certain temps, on a arrêté et on a plus joué au soccer », a lancé Makonzo en parlant de lui et son petit frère Enock Makonzo qui évolue avec l’Université Coastal Carolina.

 

Kevin Kaya« Quand j’ai recommencé, je voulais devenir receveur comme Randy Moss, mais ça ne s’est vraiment pas bien passé, je n’étais pas très bon. Un entraîneur, M. Larouche a vu du potentiel en moi pour jouer en défense et je me suis retrouvé sur la ligne défensive sauf que ça ne s’est pas mieux passé. Finalement, j’ai essayé secondeur l’année suivante et ce fut le point de départ », a raconté l’ancien du CÉGEP du Vieux-Montréal.

 

Désormais, il ne veut plus quitter le terrain et il se voit dans la NFL ou la LCF. Son plan B serait de devenir agent d’athlètes ou d’artistes sans oublier son intérêt pour s’établir comme intervenant auprès des jeunes.

Le Rouge et Or termine sa saison sur une bonne note

Universitaire samedi, 26 oct. 2019. 17:03

Rouge et Or 35 - Vert et Or 10 0:56

Le Rouge et Or de l’Université Laval a conclu son calendrier régulier sur une bonne note avec un gain de 35-10 contre le Vert & Or de l’Université Sherbrooke, samedi.

Le seul réel faux pas du Rouge et Or est survenu au troisième quart lorsqu’une passe du quart Thomas Bolduc a été interceptée et ramenée pour le touché. Le quart a tout de même complété deux passes de touché et a cumulé 226 verges.

Philippe Lessard-Vézina a mis un point d'exclamation à cette rencontre avec un majeur à la suite d'une course sur une distance de 40 verges.

Laval termine avec un dossier de sept victoires contre un seul revers, encaissé un peu plus tôt cette saison devant les Carabins de l’Université de Montréal, qui eux se retrouvent au deuxième échelon du classement.

Le Rouge et Or a rendez-vous avec les Stingers de Concordia pour leur premier tour éliminatoire.

Sherbrooke n’aura signé que deux victoires au cours de la présente campagne, ce qui lui a conféré le dernier rang au classement du RSEQ.

Le Rouge et Or bat les Carabins et s'assure du premier rang dans le RSEQ

Universitaire dimanche, 20 oct. 2019. 16:53 Frédéric Paquette-Perrault
Frédéric Paquette-Perrault (Source d'image:James Hajjar)

Le Rouge et Or de l’Université Laval a eu le dessus sur les Carabins par la marque de 16-3, dimanche après-midi, devant une foule record de 19 381 personnes au Stade TELUS-UL à Québec.

 

Le Rouge et Or (6-1) s'assure ainsi de terminer au premier rang du RSEQ avant même son dernier match de la saison régulière contre le Vert & Or de Sherbrooke, samedi prochain.

 

Les Bleus concluent eux la campagne avec une fiche de six victoires contre deux revers et sont assurés de terminer au deuxième rang du classement du RSEQ.

 

La semaine prochaine, les protégés de l’entraîneur-chef Danny Maciocia profiteront d’un congé, avant de recevoir un match de demi-finale provinciale au CEPSUM, le 2 novembre prochain.

 

« On va profiter de la semaine sans match pour faire des corrections, a lancé le pilote des Bleus. On va regarder les parties et les analyser. Après ça, on va être en mesure de décider quelle identité on veut avoir pour la deuxième saison, les séries éliminatoires. »

 

Difficulté en attaque

 

Pour la première fois depuis son arrivée avec les Bleus, c’est le quart-arrière Frédéric Paquette-Perrault qui a amorcé le match comme partant.

 

Le Rouge et Or malmène les Carabins

Au final, le joueur de troisième année a complété 19 de ses 29 passes pour des gains de 181 verges. Il a également été victime de trois interceptions. Au sol, il a ajouté 64 verges en 14 portées. Le numéro 16 a souvent dû se débrouiller avec une forte pression, en plus d’avoir été victime de sept sacs du quart.

 

Ses cibles favorites ont été Kevin Kaya, Ryth-Jean Giraud, ainsi que Carl Chabot qui ont tous les trois mis la main sur cinq ballons.

 

« Je suis satisfait de la performance de Fred, a avoué Danny Maciocia. On a confiance en lui et on sait qu’on peut bâtir et grandir avec lui. »

 

C’est le botteur Louis-Philippe Simoneau qui a inscrit les seuls points des visiteurs avec un placement de 22 verges.

 

Défense solide

 

Malgré le revers, l’unité défensive a connu un bon match. Elle est parvenue à limiter l’attaque lavalloise qui a toutefois été en mesure d’atteindre la zone payante à une reprise.

 

C’est un jeu truqué lors du premier quart qui a permis aux favoris de la foule d’inscrire le seul touché de la journée.

 

Samuel Rossi s’est notamment démarqué avec six plaqués et un sac du quart. Brian Harelimana a quant à lui obtenu 7,5 plaqués.

 

Les Carabins sont surpris par le Vert & Or

Universitaire samedi, 12 oct. 2019. 16:54 L'attaque des Carabins a connu des ratés.
L'attaque des Carabins a connu des ratés. (Source d'image:James Hajjar)

Les Carabins de l'Université de Montréal ont dû s’avouer vaincus par la marque de 23-15 face au Vert & Or de l'Université Sherbrooke, samedi après-midi, à Sherbrooke.

 

Il s’agit du premier revers des Bleus face au Vert & Or depuis le 3 octobre 2015. Il s’agit également d’une première défaite cette année pour les protégés de l’entraîneur-chef Danny Maciocia, qui demeurent au premier rang du classement du RSEQ.

 

« On a joué avec le feu et on s’est brûlé aujourd’hui, a admis le pilote des Bleus. J’espère qu’on va en tirer une leçon et qu’on va apprendre. »

 

Habituée de dominer ses adversaires, la défense n’a pas été en mesure de contenir l’attaque des favoris de la foule. Pour la première fois de la saison, elle n’est également pas parvenue à créer de revirement.

 

Sans être explosive, l’unité offensive des hommes en vert a profité des revirements et de ses occasions pour inscrire des points.

 

Le quart-arrière Dimitri Morand a débuté le match derrière le centre pour les Carabins, avant d’être remplacé par Frédéric Paquette-Perrault à la fin du troisième quart.

 

Morand a réussi 14 de ses 23 relais pour 121 verges et a été victime de deux interceptions. Paquette-Perrault a pour sa part rejoint ses receveurs neuf fois en 14 tentatives pour 83 verges. Il a aussi ajouté 60 verges par la course.

 

Dernière poussée

 

En fin de match, les visiteurs ont tenté une remontée. Le porteur Ryth-Jean Giraud a atteint la zone des buts, avant de voir les siens réussir la conversion de deux points.

 

À ce moment, l’écart était seulement de huit points, mais dès la séquence suivante, le Vert & Or a réussi un placement pour compliquer le travail de ses adversaires.

 

Dans la défaite, le botteur Louis-Philippe Simoneau a réussi son 18e placement de la saison, ce qui représente un record d’équipe. C’est Félix-Ménard Brière qui détenait la marque précédente.

 

Les Carabins renoueront avec l’action dimanche prochain, alors qu’ils seront de passage à Québec pour y affronter le Rouge et Or de l’Université Laval.

Le Rouge et Or malmène l'Université McGill

Universitaire samedi, 12 oct. 2019. 16:02

Rouge et Or 39 - McGill 3 1:00

Le Rouge et Or de l’Université Laval n’a fait qu’une bouchée de l’Université McGill, samedi, au Stade Percival-Molson.

En l’emportant aisément 39-3, le club de Québec signé un cinquième gain en six matchs cette saison.

Dans la victoire, le quart-arrière du Rouge et Or a complété 11 de ses 27 passes pour des gains de 184 verges à son troisième match en carrière.

McGill affiche maintenant un rendement de 2-5 cette saison.

Le Rouge et Or humilie les Stingers 74-0

Universitaire dimanche, 6 oct. 2019. 17:44 Joanik Masse
Joanik Masse (Source d'image:Mathieu Bélanger)

Dans l’une des plus grandes dominations de son histoire, le Rouge et Or n’a fait qu’une bouchée des Stingers de Concordia 74-0 devant 9151 spectateurs dimanche après-midi au Stade TELUS-Université.

Alors qu’on attendait de pied ferme le quart-arrière le plus dominant du RSEQ, Adam Vance, c’est la recrue du Rouge et Or Thomas Bolduc qui a volé le spectacle. Dans un effort collectif pratiquement sans faille, Bolduc et sa bande ont amassé 592 verges en attaque pendant que la défense a limité les Stingers à 96 petites verges.

À son deuxième match au poste de quart-arrière, Thomas Bolduc a semblé beaucoup plus à l’aise qu’il y a deux semaines. À preuve, la recrue de 20 ans a lancé des passes de touché dans les trois premiers quarts, dont sa première en carrière sur trois verges à sa cible préférée de la journée, Antoine Dansereau-Leclerc.

C’est le même Dansereau-Leclerc, avec un spectaculaire retour de botté de 37 verges, qui a mené au second majeur de Bolduc. Récupérant le ballon à la ligne de 22 des Stingers, Bolduc a rejoint Vincent Forbes-Mombleau dès le jeu suivant pour donner les devants 21-0 à Laval.

Bolduc a complété son après-midi en atteignant Jordan Duprey dans la zone des buts dès la reprise de l’action en deuxième demie. Au final, Bolduc a lancé pour 252 verges, complétant 23 de ses 30 passes.

Le Rouge et Or a été tout aussi flamboyant au sol, marquant cinq touchés pour des gains de 340 verges. Alexis Côté a souligné en grand son retour au jeu en marquant deux fois à son premier match de la saison. Christian Dallaire, Joanik Masse et William Lavoie ont également participé à la fête avec un touché chacun.

Avec ses 74 points, c’est le plus haut total de l’attaque depuis la victoire de 74-18 contre ces mêmes Stingers lors de la demi-finale québécoise de 2014. Mais en limitant Concordia à seulement neuf premiers jeux, c’est le plus gros blanchissage de la défense depuis 2003, quand Laval l’avait emporté 94-0 face à Sherbrooke lors du tout premier duel de l’histoire entre les deux équipes.

C’est d’ailleurs la défense qui a donné le ton à cette dégelée, en réussissant des sacs du quart lors des deux premières poussées offensives des Stingers. Au total, le Rouge et Or a renversé le pivot adverse quatre fois pour des pertes de 19 verges, en plus d’une interception et d’une échappée provoquée.

La défense des Carabins fait le boulot dans un gain de 21-3 face à McGill

Universitaire vendredi, 4 oct. 2019. 23:19

McGill 3 - Carabins 21 0:40

Fidèle à ses habitudes, la défense des Carabins a été dominante pour mener l’équipe vers un gain convaincant de 21-3, face à l’Université McGill, vendredi soir.

Grâce à cette victoire, la formation de Danny Maciocia s’est assurée d’accueillir un match de demi-finale provinciale, le 2 novembre.

Au total, McGill a récolté seulement 190 verges d’attaque et 11 premiers jeux.

Dès la première séquence offensive des visiteurs, Benoit Marion et Brian Harelimana sont parvenus à rejoindre le quart-arrière adverse pour le projeter au sol.

Marion a finalement conclu le match avec deux sacs du quart, ce qui le place au sommet du RSEQ à ce chapitre, à égalité avec Andrew Seinet-Spaulding de McGill.

« Notre défense l’a pris personnelle d’avoir accordé 17 points la semaine passée. C’est satisfaisant de les voir réagir comme ça. C’est leur équipe et les joueurs voulaient démontrer quelle genre d’unité ils sont. »

Redha Kramdi, Philippe Lemieux-Cardinal et Félix Pelletier ont eux aussi été en mesure d’ajouter des sacs du quart à leur fiche.

Un pied qui passe à l’histoire

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a pour sa part ajouté son nom au livre des records des Carabins une fois de plus.

En réussissant quatre placements, le joueur de cinquième année en a maintenant 60 dans l’uniforme des Bleus, ce qui représente un record d’organisation.

C’est Pierre-Paul Gélinas qui était le meneur auparavant avec 59 réussites.

« Je ne le savais même pas! C’est le caméraman qui me l’a appris, a avoué en riant le principal intéressé. Je dois avouer que ça ajoute un peu de pression, mais j’étais confiant. »

« On a besoin des trois facettes. On va avoir besoin de lui, surtout au mois de novembre », a pour sa part ajouté Maciocia.

L’attaque contribue aussi

En offensive, la connexion entre le quart-arrière Dimitri Morand et le receveur de passes Kevin Kaya s’est poursuivie.

Après avoir soulevé la foule à plusieurs reprises la semaine passée, Kaya a capté huit passes pour 147 verges. Il a notamment mis les mains sur une bombe de 42 verges en plongeant, lors du quatrième quart.

Le pilote de l’attaque des Bleus a quant à lui réussi 17 de ses 26 relais pour 227 verges. Il a également inscrit le seul touché du match à la suite d’une course d’une verge.

« On a trouvé le moyen de lui donner le ballon et c’est parfait. Il en prend beaucoup sur ses épaules, mais la réalité c’était qu’il fallait trouver la façon d’amener le ballon dans ses mains », a commenté Dimitri. « Je suis content qu’il ait des matchs comme ça. C’est impressionnant de le voir aller! »

Les Bleus prendront maintenant la route samedi prochain en direction de Sherbrooke pour y affronter le Vert & Or.

Le Rouge et Or rebondit devant McGill

Universitaire dimanche, 22 sept. 2019. 16:25 Vincent Breton-Robert
Vincent Breton-Robert (Source d'image:Nathalie Martin)

Félix Garand-Gauthier a inscrit deux touchés et le Rouge et Or de l’Université Laval a signé un gain de 37-17 devant la formation de McGill, dimanche.

Le Rouge et Or a ainsi rebondi après avoir encaissé un revers la semaine précédente contre les Carabins de l’Université Montréal.

Joanik Masse a obtenu 76 verges au sol en 21 courses dans la victoire. Le quart du Rouge et Or Thomas Bolduc a amassé 156 verges.

Chez McGill, Dimitrious Sinodinos a conclu son match avec une récolte de 246 verges et deux passes de touché.

Laval frustré par la défense des Carabins

Universitaire samedi, 14 sept. 2019. 17:18

Rouge et Or 18 - Carabins 23 1:42

Dans un match qui s’est une fois de plus décidé dans les derniers instants, les Carabins de l’Université de Montréal ont vaincu le Rouge et Or de l’Université Laval par la marque de 23-18 samedi, devant un CEPSUM rempli à pleine capacité.

Les protégés de l’entraîneur-chef Danny Maciocia conservent donc leur fiche parfaite (4-0) et occupent seuls le premier rang du classement du RSEQ.

Le vent, un facteur décisif

Malgré le beau soleil qui s’est présenté pour le début de la rencontre, le vent a soufflé avec vigueur et a causé quelques problèmes aux deux équipes.

Lors de la reprise des hostilités en deuxième demie, les Bleus avaient les devants au compte de 16-12. Ils devaient toutefois travailler contre le vent et le Rouge et Or en a profité pour ajouter six points, à la suite de trois touchés de sûreté consécutifs.

Au total, ce sont huit points que le Rouge et Or a amassés grâce aux touchés de sûreté.

«On savait que le vent allait être un facteur dans ce match-là, alors on a décidé de garder le ballon pour le quatrième quart, a admis le pilote des Bleus. Je voulais écouler du temps à l’attaque quand le vent n’était pas du bon côté. On était prêt à leur donner des points et on savait qu’on pouvait revenir au quatrième quart pour l’emporter.»

Au quatrième quart, les favoris de la foule avaient donc le vent dans le dos et en ont profité pour inscrire sept points et se sauver avec la victoire.

C’est Dimitri Morand qui a marqué grâce à une course d’une verge.

Le jeu au sol à notre avantage

Avant le duel d’aujourd’hui, l’attaque au sol des Lavallois avait amassé 294,5 verges par match, en moyenne. Tous les regards étaient donc dirigés sur la confrontation entre leur attaque au sol et la puissante ligne défensive des Carabins.

Au final, les Bleus ont concédé seulement 85 verges terrestres à leurs adversaires.

«Toute la semaine, on entendait parler de la puissance de leur ligne offensive. De notre côté, on savait que lorsqu’on allait se retrouver sur le terrain on allait pouvoir rivaliser, a lancé l’entraîneur de la ligne Gladymir Charmant. On a travaillé très fort et on a prouvé qu’on a probablement la meilleure ligne défensive au Canada.»

En plus de limiter le jeu au sol, la défensive a réalisé trois interceptions, dont une que Jean-Sébastien Bélisle (Éducation préscolaire et enseignement primaire) a ramenée jusque dans la zone des buts.

Il s’agit déjà d’un troisième majeur défensif cette saison.

Le duo Samuel Rossi et Redha Kramdi a quant à lui récidivé après avoir réussi un jeu spectaculaire la semaine passée. Rossi a une fois de plus réalisé un larcin, avant de remettre le ballon à son coéquipier.

C’est Ethan Makonzo qui a réalisé la troisième interception.

De notre côté, le porteur Ryth-Jean Giraud  a livré la marchandise en réalisant plusieurs jeux explosifs.

Le joueur de deuxième année a couru à 21 reprises pour des gains de 138 verges. Il a également inscrit l’un des deux touchés offensifs des Bleus en captant une passe d’une verge.

«Je sais que je suis capable de tout faire sur un terrain de football. Les entraîneurs m’ont fait confiance et on a livré la marchandise », a dit Giraud.

La semaine prochaine, les Bleus bénéficient d’un congé. Ils renoueront donc avec l’action le 27 septembre, face aux Stingers de Concordia.

Le Rouge et Or sans équivoque à Concordia

Universitaire samedi, 7 sept. 2019. 20:54

Rouge et Or 41 - Stingers 6 0:53

Cette fois-ci, le Rouge et Or n’a laissé aucun doute sur ses intentions. Un solide départ à Montréal, mené par une autre prestation dominante de l’attaque au sol, a pavé la voie à un gain de 41-6 sur les Stingers de Concordia samedi après-midi.

Après avoir amassé 247 verges d’attaque terrestre lors de son premier match face à Sherbrooke, le Rouge et Or a enchaîné aujourd’hui avec l’impressionnant total de 342 verges au sol.

Laval, qui menait 28-3 à la demie, a ainsi signé une 32e victoire de suite face aux Stingers, matchs de saison régulière et éliminatoires inclus. Concordia est d’ailleurs l’Université contre laquelle le Rouge et Or a remporté le plus de parties dans son histoire, le gain de samedi après-midi étant le 40e.

Ce qu’ils ont dit

« C’était plaisant de voir notre ligne offensive expérimentée prendre avantage de leur front défensif. C’est de bonne augure pour la suite. »

« On a de la profondeur au poste de porteur de ballon. Vincent Breton-Robert et Joanik Masse sont quasiment interchangeable; on sait que les deux sont capables de faire de belles choses et qu’ils courent bien derrière leur blocs, ce qu’ils ont fait aujourd’hui. »

« Défensivement, j’ai aimé le fait qu’on a fait des gros jeux à des moments importants. On a manqué quelques plaqués qui ont prolongé des séquences, mais en général on a bien répondu quand ça comptait. »

Glen Constantin, entraîneur-chef du Rouge et Or

L’histoire du match

Le Rouge et Or a fait des flammèches dès sa première séquence à l’attaque. Vincent Breton-Robert a profité d’une ouverture béante créée par la ligne offensive pour décamper sur 42 verges jusque dans la zone des buts. Quelques séquences plus tard, Maxym Lavallée a réalisé un superbe attrapé pour sa première interception de la saison. Laval a profité du revirement grâce à la jambe de David Côté. Son placement de 25 verges a fait 10-0, le pointage au terme du premier quart.

La troupe de Glen Constantin en a ajouté rapidement au deuxième quart. La défensive des Stingers a oublié Mathieu Robitaille que Samuel Chénard a rejoint fin seul dans la zone des buts. Concordia a connu ensuite ses premiers succès à l’attaque en traversant le terrain pratiquement au complet. La défensive lavalloise s’est toutefois levée au bon moment, et Concordia a dû se contenter d’un placement de 19 verges. Scénario semblable vers la fin de la demie : Adam Auclair a réalisé une interception opportune au 10 du Rouge et Or, récupérant un ballon initialement touché par Kean Harelimana. Laval ensuite porté un dur coup aux chances des Stingers quand Samuel Chénard a complété une séquence à l’attaque de 98 verges en marquant le majeur sur une course de cinq verges. Après 30 minutes, c’était 28-3 Rouge et Or.

Les coups d’éclat ont été moins nombreux en deuxième demie. Un deuxième placement dans ce match de David Côté, cette fois sur 19 verges, a donné une priorité de 31-3 aux Lavallois. La pluie forte s’est ensuite mise de la partie au quatrième quart, si bien que le jeu au sol a dominé les séquences à l’attaque. Un placement de 31 verges d’Andrew Stevens a ramené les Stingers à 25 points d’écart. Un échappé sur un botté de dégagement récupéré par Ian Leroux au 15 de Concordia a été payant. Luca Perrier a suivi avec le majeur sur une course de six verges pour porter la marque à 38-6. Un touché de sûreté concédé par les Abeilles et un simple à la suite d’un placement raté de David Côté ont complété le pointage.

Les Carabins de l'Université de Montréal battent l'Université McGill 34-4

Universitaire samedi, 7 sept. 2019. 16:57

Carabins 34 - McGill 4 0:48

MONTRÉAL – Grâce à un gain de 34-4 obtenu face aux joueurs de l’Université McGill, les Carabins de l’Université de Montréal ont signé leur 100e victoire depuis la relance du football à l’UdeM en 2002, en saison régulière, samedi, au stade Percival-Molson.

Le dernier revers des Bleus face à McGill remonte au 7 octobre 2002, dans une défaite de 58-0.

« Je suis vraiment content de ce gain. C’est probablement notre victoire la plus convaincante face à McGill depuis que je suis ici, a lancé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. »

Départ difficile

Malgré le fait que l’offensive parvenait à bien faire bouger le ballon en début de match, les visiteurs ont été victimes de cinq revirements, lors de leurs cinq premières séquences offensives.

C’est finalement le premier touché universitaire du receveur de passes Antoine Chabot (Arts et sciences) qui a permis aux Carabins de réellement se mettre en marche.

« Je n’ai pas de mot pour décrire le moment, a admis Antoine. Dimitri m’a lancé une passe parfaite et je suis vraiment content! »

Malgré les cinq revirements, les Bleus ont récolté 15 premiers jeux et 260 verges de gain lors des 30 premières minutes de jeu. Le quart-arrière Dimitri Morand a bien distribué le ballon, lui qui a vu six de ses receveurs attraper au moins une passe.

Au final, le numéro trois a complété 25 de ses 33 tentatives de passe pour des gains de 289 verges. Il a toutefois été intercepté à deux reprises.

La défense spectaculaire

Comme c’est le cas semaine après semaine, la défense des Bleus a été complètement dominante. En plus d’être extrêmement efficaces en concédant seulement 163 verges de gain à McGill, les protégés de Danny Maciocia se sont permis d’être spectaculaires.

À la fin du troisième quart, Samuel Rossi a intercepté une passe de Dimitrios Sinodinos. Après avoir parcouru 24 verges, il a effectué une passe latérale à son coéquipier Redha Kramdi qui a franchi les 66 verges qui le séparaient de la zone des buts.

« Après avoir couru un peu, je commençais à manquer de jus et je savais que je n’avais pas la vitesse pour me rendre jusqu’au bout, a avoué Rossi. Redha m’a crié qu’il était là, alors je n’ai pas hésité à lui donner le ballon. »

Jean-Sébastien Bélisle a lui aussi réalisé un larcin dans la victoire.

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a lui aussi grandement contribué en réalisant six placements, dont un sur 47 verges.

Au quatrième quart, il a également réussi un jeu truqué à la perfection sur une tentative de placement de 54 verges. Sur la séquence, Marc-Antoine Dequoy a récupéré le ballon pour permettre à l’attaque de demeurer sur le terrain.

Les Carabins renoueront avec l’action samedi le 14 septembre. Pour l’occasion, le Rouge et Or de l’Université Laval sera de passage au CEPSUM à 14 h.

Marc-Antoine Dequoy a inscrit un touché dans la victoire des Carabins

Universitaire vendredi, 30 août 2019. 22:27

Vert et Or 9 - Carabins 18 0:47

Il aura fallu être patient, mais les Carabins ont finalement trouvé le moyen de soutirer une victoire de 19-8 au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, vendredi soir, au CEPSUM.

 

Alors qu’il restait moins de 10 minutes à écouler au match, Raphaël Major-Dagenais (Sécurité intérieure) a capté une passe de 43 verges de Dimitri Morand, ce qui a permis au botteur Louis-Philippe Simoneau de donner les devants aux Carabins pour la première fois de la deuxième demie.

 

La défense a par la suite laissé aucune chance au Vert & Or qui n’a pas été en mesure de rattraper les favoris de la foule. Le demi-défensif Marc-Antoine Dequoy en a même profité pour réaliser une interception qu’il a ramenée pour un majeur.

 

« Ça été un match plutôt difficile, a avoué le coordonnateur à l’attaque Gabriel Cousineau. On a fait des erreurs, mais tranquillement on prend notre rythme. Ce qui est encourageant, c’est que ce sont des choses que l’on peut corriger. »

 

Première demie difficile

 

Au moment de retraiter au vestiaire pour la mi-temps, les visiteurs détenaient une avance de 6-3.

 

Deux placements du Vert & Or et un pour les Carabins ont été les seuls points que les marqueurs ont eu à ajouter au tableau indicateur lors des 30 premières minutes.

 

« On en a fait assez pour gagner, a lancé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. C’est une véritable victoire de caractère et tu n’en as jamais assez dans une équipe du caractère. »

 

Pourtant, lors de la première séquence offensive du match, les Bleus ont très bien fait, mais n’ont pas été en mesure de convertir un troisième essai à la ligne de cinq de Sherbrooke.

 

Un total de 19 des 27 points ont été inscrits par les botteurs qui se sont démarqués d’un côté comme de l’autre. Simoneau a notamment réussi une tentative de 46 verges pour marquer les premiers points de la soirée.

 

La défense fait encore le travail

 

Pour une deuxième semaine de suite, la défense a été solide. En plus des deux interceptions de Dequoy, Redha Kramdi a enregistré 4,5 plaqués pour des pertes.

 

« J’ai confiance en notre offensive, a admis sans hésiter Dequoy. Il y a beaucoup de jeunes joueurs qui vont s’améliorer chaque semaine. Défensivement, on continue à faire ce qu’on fait depuis l’an passé. On connait nos forces et on sait ce qu’on peut livrer. »

 

Ethan Makonzo a lui aussi fait mal aux hommes de Mathieu Lecompte en réussissant le deuxième larcin des siens.

 

Moment émouvant

 

Quelques minutes avant le botté d’envoi, les joueurs qui disputent leur dernière saison ont été présentés à la foule. Sans aucune surprise, c’est le botteur Louis-Philippe Simoneau qui a été applaudi le plus chaleureusement.

 

Celui qui a récemment appris qu’il avait remporté sa bataille contre le cancer a pris le temps de saluer la foule visiblement ému.

Des changements qui ont causé des frictions

Universitaire jeudi, 29 août 2019. 07:52 Brad Collinson
Brad Collinson (Source d'image:Stingers)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Pas moins de 15 joueurs ont quitté les Stingers de Concordia en raison du changement de culture imposé par Brad Collinson. Si celui-ci savait que ses nouvelles exigences ne plairaient pas à tous, des joueurs prétendent que des entraîneurs ont manqué de respect envers eux et qu’ils ont plutôt été poussés vers la porte de sortie.
 
Après une première année aux commandes de ce programme qu’il veut ramener parmi l’élite canadienne, Collinson a instauré des exigences plus élevées pour son groupe. Ce coup de barre n’a pas fait l’affaire de chacun, mais l’entraîneur-chef prétend qu’il n’a rien imposé de trop éprouvant.

« En janvier, quand on a commencé notre entraînement cet hiver, on a exposé nos exigences pour les heures à investir. On a dit aux joueurs ‘Si c’est trop pour vous, c’est correct, la porte est là’. Certains ont essayé et ils ont vu que ce n’était pas pour eux. Ce n’est pas fait pour tout le monde, mais on veut être un programme élite. Les programmes élites, ça s’entraîne 12 mois par année. On voulait changer la culture ici », a expliqué Collinson au RDS.ca.
 
Brandon Pacheco, un joueur de ligne défensive, fait partie des joueurs qui ne sont pas revenus avec les Stingers pour la saison 2019. Il a accepté de livrer son point de vue sur la situation. Selon lui, ce ne sont pas les exigences rehaussées du programme qui ont mené à ce résultat, mais bien la manière préconisée.
 
« Ce n’est pas parce que le programme était trop difficile. Malheureusement, on a été poussés à quitter. Ça m’a fait mal de lire (dans d’autres médias) qu’on a quitté, ça remet en question notre caractère. On n’est pas du style à quitter quand c’est plus exigeant. On n’est pas comme ça, je ne suis pas comme ça », a d’abord lancé le Californien.
 
« On était excités à propos du nouveau programme et d’avoir un nouvel entraîneur plus exigeant qui nous pousserait davantage sauf qu’on n’a pas reçu le support dont on avait besoin », a-t-il indiqué.
 
Selon ses dires, là où ça s’est gâté, c’est dans la façon de s’adresser aux joueurs.   
 
« Les messages étaient irrespectueux et agressifs envers les joueurs. On dirait que l’idée était plus de nous rabaisser que de nous pousser vers le haut. C’était dur pour bien des joueurs et ils ont été plusieurs à ne pas aimer ça », a soutenu Pacheco.  
 
Dans son cas précis, il tient à souligner qu’il aurait accepté de jouer sa dernière année universitaire avec les Stingers. Il n’est pas resté puisque l’organisation lui a annoncé que ses frais de scolarité ne seraient plus couverts par une bourse.
 
Invité à commenter ce dossier, Collinson ne s’est pas défilé et il a présenté sa version des faits qui tient aussi la route.
 
« On l’a dit dès le début, chaque façon qu’on va choisir pour te parler, ce sera pour t’aider. Il faut que tu sois capable de gérer ça, c’est encore plus dur dans la vraie vie. Dans le milieu du travail, c’est ton emploi que tu peux perdre. Nous, on donnait des chances, on essayait de leur expliquer. Dans la vraie vie, c’est noir ou blanc. Avec nous, il y avait un peu de gris et on voulait les aider. Mais, au final, c’est aussi à eux de s’aider. Ils doivent faire leurs choix, ce sont des adultes. Des joueurs ont dit ça, mais tu peux parler à ceux qui sont restés et ils vont te dire que ce n’est pas vrai », a cerné l’entraîneur qui a pris les grands moyens pour relancer cette équipe.
 
Collinson ne croit surtout pas que les exigences implantées soient trop difficiles.
 
« Pas du tout, c’est le même volume que toutes les autres places, les programmes qui gagnent. C’est une recette qui fonctionne. C’est juste que c’est un gros changement, c’est sûr et certain. Mais on a remplacé ces joueurs avec des gars qui sont à l’aise avec ce que l’on fait. Des gars qui veulent faire partie de ce processus », a-t-il plaidé.
 
Parmi les critères rédigés sur les ententes signées avec les joueurs, Collinson et les Stingers ont haussé de 18 à 24 le nombre de crédits requis pour demeurer dans l’équipe.  
 
« On a décidé de demander 24 crédits parce que c’est important d’avoir ton baccalauréat. Si tu fais 18 crédits, tu n’auras pas ton bac en 4 ans », a souligné Collinson à propos d’une mesure académique.
 
C’est en réfléchissant au portrait plus global de la situation que la quinzaine de joueurs a opté pour se retirer. Ils ont déterminé qu’ils avaient perdu le plaisir de se rendre aux entraînements ce qui rend bien difficile de se dévouer au football pendant quelques mois.
 
Ce plaisir n’a toutefois pas quitté le secondeur Samuel Brodique. Celui qui est considéré comme l’un des meneurs du club a présenté une vision directe de la situation.
 
« C’est sûr qu’on a perdu d’excellents joueurs de football. Cet épisode a fait mal du côté du talent, mais ça nous a quand même aidés à se concentrer sur d’autres choses. Je dirais qu’on possède moins de talent, mais un meilleur esprit d’équipe. Je vois plus d’effort et plus de travail. Jusqu’à présent, la recette a porté fruits parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un match aussi serré face aux Carabins », a évalué Brodique en parlant du revers de 10-3 face à l’Université de Montréal en lever de rideau.

De grands changements chez les adjoints aussi
 
Afin d’être conséquent avec sa philosophie, Collinson a également procédé à une métamorphose de son personnel d’entraîneurs. Il est désormais entouré d’adjoints plus orientés vers les mêmes principes et plusieurs sont des anciens du Rouge et Or de l’Université Laval où Collinson a développé ses connaissances d’entraîneur.
 
« Ce n’était pas une décision facile, ce sont des jobs. Tu demandes à des gens de partir quand même et c’était douloureux à faire. Mais, en fin de compte, quand t’as une chance de repartir à zéro, je crois que n’importe qui dans ma position ferait la même chose. J’ai fait ça pour travailler avec des gens que je connais et qui pensent comme moi. On a un plus petit groupe d’entraîneurs, mais on est tous sur la même longueur d’onde », a expliqué l’entraîneur-chef.
 
Pour gérer la défense, Collinson a convaincu Ed Philion de se lancer dans l’aventure du football universitaire québécois. L’ancien joueur de ligne défensive des Alouettes - qui a aussi été adjoint dans la LCF - doit s’habituer à ce calibre et au départ de quelques joueurs talentueux.  
 
« Au niveau professionnel, tu peux simplement te départir d’un joueur quand ça ne fonctionne pas avec ton groupe. Tu peux le faire dans les rangs universitaires, sauf que tu essaies avant tout d’aider les jeunes. Mais, à un certain point, il faut que le joueur veule s’aider aussi. Tu ne peux pas vouloir plus que le joueur. Ceux qui ne veulent pas embarquer dans ce qu’on prêche, ils peuvent aller trouver une autre équipe. On veut des jeunes qui aiment ce qu’on prône et ce qu’on fait. Ça fonctionne mieux ainsi », a tranché Philion qui a causé des maux de tête aux Carabins dès son premier match comme coordonnateur défensif.

Les Stingers affronteront l'Université McGill vendredi après-midi à 16 h.

McGill et Concordia prêts à surprendre

 

Andrew Seinet-Spaulding attirera l'attention avec McGill

Universitaire jeudi, 29 août 2019. 07:45 Andrew Seinet-Spaulding
Andrew Seinet-Spaulding pourchasse un opposant. (Source d'image:Can Unal - Université McGill)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – À sept ans, le « petit » Andrew a écouté sa mère qui lui promettait une surprise. Il a fermé ses yeux et il a embarqué dans la voiture sans savoir ce qui l’attendait. Quand il a eu le droit d’ouvrir ses yeux, il était sur un terrain de football et le coup de foudre a été instantané.

 

Sa mère, Lydia, avait choisi cette approche parce que les moyens financiers de la famille étaient limités. Elle ne pouvait pas offrir à son fils son souhait de devenir gardien de but au hockey. Le football était le deuxième choix du jeune Andrew Seinet-Spaulding, mais c’est rapidement devenu son immense passion.

 

« J’étais tellement surpris et content. À la première pratique, j’ai bien fait pour un jeune de sept ans et je suis tombé en amour avec le foot depuis cette journée », a raconté, avec les yeux brillants, le joueur de six pieds et 292 livres.

 

Ce qu’il n’a pas précisé, c’est l’âge de ses coéquipiers à l’époque. Il aura fallu bavarder avec sa mère pour apprendre qu’il a fait ses premiers pas dans une équipe pour les enfants de 10 et 11 ans. C’était la seule option puisque Ville St-Laurent n’organisait pas de football pour les plus jeunes. 

 

« Ils m’ont dit de l’amener quand même. Finalement, il a tout de suite été secondeur partant », a raconté Lydia Seinet en se replongeant dans ses souvenirs.

 

Tout au long de son parcours, il a accumulé les distinctions incluant celle de recrue défensive de l’année en 2016 lors de son entrée au niveau universitaire du RSÉQ. Maintenant âgé de 23 ans, Seinet-Spaulding entame son année de repêchage et il est la pierre angulaire de l’équipe de football de l’Université McGill.

 

Cette année, les attentes sont élevées envers le plaqueur défensif. En ce qui a trait à la domination sur la ligne défensive, il est vu comme un successeur aux exploits accomplis par Mathieu Betts et Vincent Desjardins.

 

« Il a le talent pour le faire et il s’est bien entraîné pendant l’hiver. C’est un athlète incroyable pour son gabarit. Un passionné du football qui se dévoue vraiment pour être la meilleure personne sur le terrain et à l’extérieur. Ça se transpose bien sur le terrain, il joue avec une passion et une grande énergie. Veux, veux pas, c’est son année de repêchage donc il a des choses à prouver et je suis pas mal convaincu qu’il va être en mesure d’y parvenir », a indiqué son entraîneur, Ronald Hilaire.

 

« Je ne m’occupe pas de ce que les autres ont pu réussir. Je sais ce que je peux faire sur un terrain. Les comparaisons, ça ne me dérange pas », a commenté le numéro 90 qui est bien conscient qu’il attirera les yeux des dépisteurs.

 

« C’est un beau compliment, j’ai travaillé fort durant toute la saison morte pour avoir de bonnes performances cette saison. C’est mon année de repêchage, mais le plan numéro un demeure de gagner des matchs et je veux assister à de belles performances d’équipe », a-t-il enchaîné.

 

Avec son talent, Seinet-Spaulding permet justement de rehausser le calibre de son équipe. Les membres de la ligne offensive sont bien placés pour en témoigner.

 

Andrew Seinet-Spaulding« C’est vraiment un gars qui favorise notre développement parce qu’il est autant puissant que rapide. Il est capable de bien réagir à toutes les situations sur les terrains donc tu ne peux pas lever le pied pendant une seule répétition avec lui », a observé le centre Ludovic Morin.

 

Le porteur de ballon recrue, Jérémy Langevin, a rapidement fait connaissance avec cette réalité. 

 

« Il est capable de se défaire rapidement d’un bloc, il faut toujours avoir les yeux dessus, on ne peut pas le perdre de vue », a-t-il décelé.

 

Son entraîneur se considère privilégié de miser sur un athlète de sa trempe et il s’attarde à peaufiner ce joueur reconnu  pour sa rapidité, sa puissance et ses qualités athlétiques.

 

« On aime penser qu’on est les meilleurs entraîneurs au monde, mais on peut l’être quand on a les meilleurs athlètes qui viennent avec. C’est un athlète qui est déjà très accompli alors on essaie surtout de garder sa concentration à un haut niveau, on met l’accent sur de petits points techniques et on laisse son talent s’exprimer », a précisé Hilaire.

 

En attendant la suite de sa carrière, sa mère se félicite surtout des efforts et de l’humilité de son fils.

 

« Je sais qu’il travaille très fort pour être rendu là. C’est un grand compétiteur et il n’est pas arrogant du tout. C’est un jeune simple qui ne va jamais dire qu’il est meilleur qu’un autre », a-t-elle souligné.

 

Cette personnalité, elle s’est forgée durant son enfance modeste.

 

« Ce n’était pas facile, je ne suis pas riche. Il a reçu beaucoup dans le milieu du football et on s’est débrouillé. Je me rappelle, j’avais les trois enfants et je prenais l’autobus pour aller le mener aux pratiques », a dévoilé sa mère qui se réjouit aussi du support qu’Andrew obtient de son frère de 19 ans et sa sœur de 22 ans.

 

Une équipe à maturité en 2019

 

À l’image de Seinet-Spaulding, l’équipe de McGill souhaite jouer à la hauteur des attentes. Le dossier de 2018 (2-6) ne serait pas suffisant. Ça tombe bien puisque le club a pu profiter d’une précieuse semaine supplémentaire de préparation. Le premier duel du calendrier 2019 aura lieu, vendredi après-midi (16 h), face aux Stingers de Concordia qui ont chauffé les Carabins de l’Université de Montréal, au compte de 10-3, la semaine dernière.

 

« C’est sûr et certain que, quand tu affrontes une équipe qui a de nouveaux coordonnateurs pour l’attaque, la défense et les unités spéciales, c’est une chose primordiale pour nous d’avoir des images d’eux. Ça nous a un peu mieux préparés pour savoir à quoi s’attendre surtout de leur défense qui a été très agressive », a admis Hilaire.

 

« Ils ont été chanceux de sortir vainqueurs du match parce que je pense que les Stingers ont donné tout ce qu’ils avaient et on s’attend à ce qu’il fasse la même chose contre nous », a-t-il ajouté.

 

Le discours qui revient sans cesse sur le campus de McGill, c’est que l’équipe a atteint sa maturité. À preuve, elle a perdu un seul partant en défense. Du côté offensif, il s’agira de la deuxième saison sous le système du coordonnateur David Lessard.

 

« L’an passé, il a implanté un système qui était totalement différent de notre approche antérieure. C’était un peu un choc pour cette unité surtout que la ligne offensive était composée de quatre recrues. Maintenant, ils sont à l’aise dans le système et on sent qu’on aura plus de production grâce à ça », a souhaité Hilaire.

 

« Ce sera surtout au point de vue de l’exécution qu’on fera mieux. Voilà ce qui sera important pour avoir une attaque dominante », a jugé Morin.

 

« Je pense qu’on aura une équipe rapide et intelligente. On va réussir des jeux qui vont se démarquer et j’ai bon espoir qu’on va surprendre des gens », a conclu Langevin.

 

McGill et Concordia prêts à surprendre

 

Le Rouge et Or se réveille après un lent départ face au Vert & Or

Universitaire dimanche, 25 août 2019. 19:02

Vert & Or 10 - Rouge et Or 41 0:45

Il aura fallu un quart pour que la chimie s’installe, mais le Rouge et Or de l’Université Laval a amorcé la 25e saison de son histoire du bon pied avec une victoire de 41-10 contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke devant 8879 spectateurs au Stade TELUS-UL.

Avec le départ de plusieurs vétérans à des positions clés et l’arrivée de nombreux nouveaux visages, il a fallu quelques jeux pour que la magie opère. C’est en fin de deuxième quart que le déclic est survenu.

En retard 9-0 au pointage, le Rouge et Or a fait preuve d’audace sur un troisième jeu et deux verges à faire. Sur une feinte de botté de placement, Christian Dallaire a surpris la défense sherbrookoise avec une course de 29 verges jusqu’à la porte des buts. Deux jeux plus tard, David Pelletier complétait le travail sur une verge pour inscrire Laval au pointage. Quart-arrière vétéran de troisième année, ce majeur au sol était le premier de Pelletier en carrière.

« La feinte a été le point tournant du match », a constaté Glen Constantin, qui amorçait sa 19e saison à la barre du Rouge et Or.

Blanchi pendant plus de 27 minutes en début de match, il n’aura fallu attendre que 71 secondes pour voir le Rouge et Or marquer à nouveau. Après avoir vu la défense stopper rapidement l’attaque des visiteurs, Vincent Breton-Robert s’est donné en spectacle en captant un ballon de Samuel Chénard sur 29 verges dans la zone des buts. Laval prenait les devants 14-9.

« Je suis content que le premier match soit passé, a avoué Samuel Chénard. Une fois la nervosité de début de match chassée, on a très bien joué en équipe. »

« Samuel a fait de belles choses et quelques erreurs. Il doit jouer à l’intérieur de ses moyens et il sera un bon quart pour notre équipe », a continué Constantin.

Domination totale en deuxième demie

Le Rouge et Or a poursuivi sur sa lancée à la reprise des hostilités. Chénard, qui effectuait un premier départ après quatre ans derrière Hugo Richard, a rejoint Félix Garand-Gauthier sur cinq verges pour inscrire son deuxième touché du match.

Les 14 points suivants de Laval sont venus de Joanik Masse, qui vivait son baptême dans l’uniforme du Rouge et Or. Le porteur de ballon a traversé la ligne des buts deux fois plutôt qu’une, par la course et par la passe. Il termine le match avec des gains au sol de 108 verges en 17 portées. Son deuxième touché, sur une réception de neuf verges, est venu après une interception de Laurence Poirier-Viens profondément en zone du Vert & Or.

« J’ai travaillé fort pour avoir mon poste et les occasions de porter le ballon, a analysé Joanik Masse. Je suis fier de mon match, mais le travail n’arrête pas là. »

D’ailleurs, après avoir apporté plusieurs changements en début de match, Marc Fortier a vu sa jeune défense limiter Sherbrooke à 94 verges de gain en deuxième demie.

Pourtant, le quart-arrière recrue du Vert & Or, Anthony Robichaud, n’avait pas raté son entrée au football universitaire québécois. Robichaud a complété ses huit premières passes en carrière, dont l’une bonne pour un touché sur sa première poussée offensive. Au premier quart uniquement, le produit d’Édouard-Montpetit a complété 10 de ses 12 passes pour des gains de 122 verges.

Avec ce début de match, le Vert & Or aura marqué plus de touché et plus de points en sept minutes de jeu cette saison qu’en trois duels l’an dernier face au Rouge et Or.

Le Rouge et Or profitera déjà de sa première semaine de repos de la saison la fin de semaine prochaine. Les hommes de Glen Constantin seront de retour en action le 7 septembre prochain contre les Stingers à Concordia. Le prochain match au Stade TELUS-UL aura lieu le 22 septembre contre l’Université McGill.

Les Carabins amorcent la saison avec un gain aux dépens des Stingers

Universitaire vendredi, 23 août 2019. 21:51

Carabins 10 - Stingers 3 0:56

Les Carabins de l’Université de Montréal ont entamé la saison du bon pied en venant à bout des Stingers par la marque de 10-3, vendredi soir, sur le campus de l’Université Concordia.

Après avoir connu une saison historique en 2018, la défense des Bleus a repris exactement là où elle avait laissé, en limitant les locaux à seulement trois points.

Dans les derniers instants de la première demie, les Stingers semblaient en route pour ajouter trois points au tableau indicateur, mais Jean-Philippe Lévesque a intercepté la passe du quart-arrière adverse Adam Vance.

« Lorsqu’on avait besoin de les arrêter, la défensive a répondu à l’appel, a mentionné l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Les Stingers ont eu du succès avec leur jeu aérien, mais dans les moments cruciaux les gars ont livré la marchandise. »

Bon départ

Dès la première séquence offensive de la rencontre, les Bleus ont pris les commandes en inscrivant le seul touché de la soirée. C’est le quart-arrière Dimitri Morand qui a lui-même franchi la ligne des buts à la suite d’une course d’une verge.

« On avait des attentes beaucoup plus élevées, a admis celui qui a complété 12 de ses 25 tentatives de passe en plus d’avoir été victime d’une interception. Il fallait quand même rester calme. Maintenant, on va se regrouper et travailler pour revenir plus fort. »

Parmi ses cibles favorites, l’on retrouve la recrue Mathieu Renault, qui a capté quatre passes pour 45 verges. Le joueur de première année Carl Chabot a également vu du terrain à son tout premier match universitaire à vie.

« Je suis vraiment content pour eux, a ajouté le pivot de l’attaque. Ils ont très bien réagi et je sais qu’ils vont seulement s’améliorer, ce qui est très prometteur. »

Au sol, Ryth-Jean Giraud s’est démarqué en récoltant 89 verges en 13 portées.

Ovation monstre

C’est Louis-Philippe Simoneau qui a eu l’honneur d’effectuer le botté d’envoi de cette nouvelle saison de football universitaire. C’est sans surprise que les nombreux partisans des Carabins qui étaient venus encourager leurs favoris lui ont réservé une ovation monstre, lui qui a récemment appris qu’il avait remporté sa bataille contre le cancer.

« C’est une grosse pression qui vient de tomber, a avoué en souriant le numéro 18. La première partie est derrière moi! Il me reste seulement à replacer quelques petits points techniques, mais je suis confiant. »

Malgré le fait qu’il ait raté sa seule tentative de placement, il a réussi plusieurs bottés de dégagement qui ont profondément refoulé les hommes de Brad Collinson.

Les Carabins renoueront avec l’action vendredi, alors que le Vert & Or de Sherbrooke sera de passage au CEPSUM.

Rouge et Or : À Samuel Chénard de prendre le flambeau

Universitaire vendredi, 23 août 2019. 16:26

Rouge et Or : Chénard prêt à prendre la relève de Richard 2:03

C'est ce dimanche que le Rouge et Or de l’Université Laval entamera sa 25e saison de football universitaire. 

Avec les départs de joueurs clés comme Hugo Richard, Mathieu Betts et Vincent Desjardins, c'est sous le signe du changement que s'entamera cette nouvelle saison.

En l’absence de Richard, c'est Samuel Chénard qui obtient son premier rôle de partant, à sa cinquième année dans l'organisation.

« C'est un peu plus de pression, admet Chénard. J'ai pris une certaine part de responsabilité, mais en ce moment, tout va bien. On a une bonne connexion avec l'équipe. »

Chénard pourra toutefois s'appuyer sur une ligne à l'attaque expérimentée. Pour le coordonnateur à l'attaque Justin Ethier, c'est par le travail d'équipe qu'ils parviendront à progresser.

« On va devoir faire ça en unité, mais la transition pour un nouveau quart-arrière est plus facile avec une unité à l'attaque expérimentée, dit Ethier. On a des bonnes fondations pour l'aider. »

C'est une réalité avec laquelle toutes les équipes de sport universitaire doivent conjuguer, mais l'entraîneur-chef du Rouge et Or admet que les défis seront particulièrement relevés sur la ligne défensive, alors que les quatre partants de la dernière saison sont partis.

« Il faut progresser de match en match, explique Glen Constantin. Les gens croient peut-être qu'on est inexpérimentés, mais on est confortables. Le défi pour nous est d'amener ce jeune talent à faire une progression acceptable dans les prochaines semaines. »

Joueur par excellence de la Coupe Vanier en 2018, Adam Auclair devient donc un des piliers de cette ligne.

« Oui, Mathieu Betts et Vincent Desjardins sont partis, mais il y a des gars qui sont encore là, soutient Auclair. Nicolas Viens, LP St-Amant et Émile Chênevert, donc il y a des joueurs qui vont être des leaders dans cette équipe. »

Si quelques points d'interrogation demeurent, nul doute que les joueurs et entraîneurs du Rouge et Or entameront la saison avec l'objectif de défendre leur titre de champion de la Coupe Vanier devant les leurs, le 23 novembre prochain.

D'ici là, le premier grand test de l'équipe se tiendra au Stade TELUS, dimanche contre le Vert et Or de Sherbrooke.

Place aux choses sérieuses pour Anthony Calvillo

Universitaire jeudi, 22 août 2019. 17:25

Place aux choses sérieuses pour Calvillo 1:54

Anthony Calvillo a eu son premier contact avec les joueurs des Carabins de l’Université de Montréal lors du camp printanier. Cette fois, on passe aux choses sérieuses et l'ancienne vedette des Alouettes sait comment s'y prendre avec les jeunes quarts-arrières de l'équipe.

« Je veux mettre les quarts-arrières au défi. Je dois les pousser à se dépasser pour qu'ils connaissent du succès », a maintenu Calvillo.

« C'est un homme qui est très terre à terre et très facile d'approche. C'est une belle opportunité d'apprendre de lui. L'enseignement qu'il nous donne, il l'appuie d'expériences personnelles alors c'est vraiment intéressant pour nous », a soutenu le quart Dimitri Morand.

L'ancien entraîneur dans la Ligue canadienne de football ne croit pas devoir tant changer son style dans le circuit universitaire québécois.

« Malgré tout, il n'y a pas beaucoup de différences dans mon travail que je l'exécute dans la Ligue canadienne ou au niveau universitaire », a maintenu Calvillo.

Sa présence dans le vestiaire des Bleus sera rassurante surtout lors de matchs importants selon l'entraîneur-chef Danny Maciocia.

« Je suis convaincu qu'il va amener du calme lors d'une semaine de préparation. Les joueurs comprendront que tu dois te préparer de la même façon que ce soit contre le Rouge et Or ou contre un autre adversaire », a précisé l’entraîneur-chef.

Maciocia en sera à une neuvième saison à la barre des Carabins. La présence, à ses côtés, d'Anthony Calvillo qui agira comme adjoint et entraîneur des quarts-arrières, ne fait que rehausser la crédibilité de ce programme football.

Un Vert & Or inexpérimenté en 2019

Universitaire mercredi, 21 août 2019. 17:52

Le Vert & Or en mode reconstruction 2:03

C'est un refrain qui commence à être connu en Estrie, alors que le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke s'apprête à amorcer la saison du football universitaire avec une équipe jeune et inexpérimentée, ne comptant pas moins 50 joueurs qui en seront à leur première ou deuxième année sur le circuit du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

« Des parties de football, ça se gagne sur le terrain, rappelle l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, qui en est à sa troisième saison aux commandes de l’équipe. Il va falloir rester en santé, rester unis comme équipe et agir avec solidarité, un peu comme on a fait l'an passé. Maintenant, il va nous rester à prouver sur le terrain que nous sommes rendus une meilleure équipe. »

« Le jour du match, tout peut arriver, renchérit le secondeur de 3e année Charles Davidson-Parent. L'important, c'est de se donner à 100%, que ce soit à l'entraînement ou dans la salle de classe dans nos réunions d'équipe ou encore durant les matchs le samedi ou dimanche. Il faut donner son 100% dans tout ce que nous entreprenons. »

Un autre nouveau venu en sera à ses premières armes à Sherbrooke, soit l'entraîneur Justin Chapdelaine. Lecompte en a effet recruté le fils de Jacques Chapdelaine, l'ancien entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, pour diriger son attaque. »

 « J'ai accepté le poste ici parce que je voulais travailler avec des gars comme Rémi Giguère et coach Lecompte. Il y a une bonne culture ici. Les joueurs travaillent vraiment fort pour avoir du succès. Je suis vraiment impressionné par ce que je vois sur le terrain jusqu'à présent. »

Chapdelaine aura fort à faire cet automne puisque son groupe sera mené par un quart recrue, et ce, sans l'appui du meilleur demi offensif au Québec en 2018, Gabriel Polan, qui ratera toute la saison en raison d’une blessure subie au camp d’entraînement du Rouge et Noir d’Ottawa.

« C'est une déchirure d'un ligament dans le genou. C'est quelque chose qui est hors de mon contrôle, explique celui qui a obtenu des gains au sol de 666 verges l'automne dernier. C'est plus difficile à accepter quand c'est un événement qui te force à quitter l'équipe. »

Un défi de taille attend le Vert & Or d’entrée de jeu en 2019. Les hommes de Mathieu Lecompte affronteront coup sur coup le Rouge et Or de l'Université Laval, champion défendant de la coupe Vanier, et ensuite les puissants Carabins de l'Université de Montréal.

 

McGill et Concordia lanceront les hostilités vendredi dans le football universitaire

Universitaire mardi, 20 août 2019. 15:28

McGill et Concordia prêts à surprendre 2:02

La prochaine saison de football universitaire s'amorce vendredi dans le circuit québécois.

McGill et Concordia ont présenté une fiche identique de 2 victoires contre 6 revers l'année dernière.

À quoi s'attendre cette saison?

La défense sera l'une des forces de McGill cette saison. L'unité regroupe d'ailleurs plusieurs vétérans. Par contre, une meilleure prestation de l'attaque est attendue maintenant que le système du coordonnateur offensif David Lessard est bien en place.

« Nous avons des jeunes qui sont extrêmement talentueux, mais parfois, apprendre un nouveau système prend plus de temps », explique l’entraîneur-chef Ronald Hilaire. « Maintenant on a coach Lessard à sa deuxième saison, les jeunes connaissent le système et sont plus en mesure de faire des gros jeux, et on commence à le voir dans le camp. Cette année, avec l'équipe que nous avons, on croit en nous-mêmes et en nos habiletés. On veut se rendre plus loin que ce que nous avons fait l'an passé. »

À Concordia, l'entraîneur-chef Brad Collinson a engagé une toute nouvelle équipe d'entraîneurs pour l'épauler. Collinson a fait son recrutement au Québec. Des 40 nouveaux joueurs, 35 sont Québécois.

« Je suis le premier entraîneur-chef en 20 ans qui parle français », affirme Collinson. « C'est plus facile d'entrer au Cégep et de parler avec les différents entraîneurs. On voulait être une belle option pour les jeunes et beaucoup d'entre eux ont décidé de venir ici. »

Du nombre, il y a Kevin-Foster Verdier. Le porteur de ballon a terminé au premier rang pour les verges amassées au sol dans les rangs collégiaux l'an dernier. Son oncle est un ancien des Stingers et son cousin est Anthony Duclair, des Sénateurs d'Ottawa.

« Je m'attends à travailler fort, montrer ma vitesse aux gens et à la ligue », dit Verdier. « Montrer que je suis capable de jouer et de compétitionner au prochain niveau. »

Les Stingers seront les hôtes du match d'ouverture de cette nouvelle saison du football universitaire québécois. Ils accueilleront les Carabins de l'Université de Montréal vendredi.

 

En rémission, Louis-Philippe Simoneau amorce sa cinquième saison avec les Carabins

Universitaire lundi, 19 août 2019. 16:19

Un exemple de détermination 2:09

En février, Louis-Philippe Simoneau se rend à l'urgence du CHUM sous la recommandation des médecins des Carabins de Montréal.

Sans savoir à quoi s'attendre, le jeune homme de 24 ans est frappé de plein fouet par le verdict : il est atteint d'un lymphome non hodgkinien agressif de type B.

« C'est sûr, quand tu as le mot cancer, ça frappe comme la publicité à la télé, tu tombes et tu n'entends plus rien », a révélé le botteur.

Simoneau subit alors de forts traitements de chimiothérapie. Il doit renoncer aux sessions d'hiver et d'été à l'université. Durant son combat, le jeune vit des hauts et des bas. Mais il est bien entouré par ses proches et il demeure actif.

« Je me suis rendu compte que j'avais un entourage en or. Danny (Maciocia) est venu me voir et les autres joueurs de football, ma famille et mes amis aussi. On a alors décidé d'adopter un état d'esprit positif qui a duré jusqu'à la fin. »

Simoneau rêve alors de revenir au jeu avec les Carabins. Il demande l'aide de son entraîneur Danny Maciocia pour obtenir l'autorisation de la ligue afin de réintégrer le circuit, mais il n'est pas admissible à jouer en fin de compte puisqu'il lui manque des crédits académiques. 

Près de six mois après l'annonce du diagnostic, Simoneau apprend le 22 juillet qu'il est en rémission. Le lendemain, le circuit québécois accepte qu'il réintègre les rangs du circuit universitaire. Quelques jours plus tard, il célèbre la bonne nouvelle avec ses proches.

« J'ai remercié tout le monde et ensuite j'ai demandé ma copine en mariage. Je suis en rémission, je suis au camp des Carabins et fiancé, je ne peux pas être plus heureux », se réjouit le jeune athlète.

« Il est une source d'inspiration après tout ce qu'il a vécu, admire quant à lui Maciocia. Ses coéquipiers, sa famille, les entraîneurs, nous étions tous là pour lui. Aujourd'hui, je suis content de dire avec fierté qu'il jouera sa cinquième saison avec nous. »

À sa cinquième et dernière saison dans le circuit, Louis-Philippe Simoneau veut être un mentor pour les jeunes joueurs des Carabins. Son objectif est d'aider les Bleus à remporter la Coupe Vanier. Mais plus important encore, il souhaite demeurer en santé.

Louis-Philippe Simoneau est de retour avec les Carabins après avoir vaincu un cancer

Universitaire jeudi, 8 août 2019. 13:26 Louis-Philippe Simoneau
Louis-Philippe Simoneau (Source d'image:Carabins de Montréal)

Les Carabins de l’Université de Montréal ont annoncé que le botteur Louis-Philippe Simoneau a reçu l’autorisation du réseau interuniversitaire U SPORTS pour pouvoir disputer sa cinquième et dernière saison de football.

Après avoir appris, en février dernier, qu’il était atteint d’un lymphome non hodgkinien agressif de type B, l’athlète de 24 ans avait dû mettre de côté son parcours académique lors des sessions d’hiver et d’été afin de pouvoir concentrer toutes ses énergies sur ce combat avec la maladie.

Après l’annonce de sa rémission le 22 juillet dernier, il devait obligatoirement effectuer une demande de compassion aux dirigeants d’U SPORTS, afin d’obtenir son admissibilité pour la prochaine saison.

Le circuit canadien a finalement donné le feu vert au botteur qui détient le record du plus long placement dans l’histoire du RSEQ pour qu’il puisse prendre part à la saison.

« Lorsque j’ai réalisé que le moment était idéal avec la fin de mes traitements, on a amorcé les procédures pour planifier mon retour. Si je n’avais pas été suffisamment en forme, j’aurais attendu, mais là je me sens bien. Les entraîneurs m’ont dit d’écouter mon corps et d’y aller à mon rythme. Si je me sens fatigué, je prends une pause et je recommence le lendemain. Je ne pourrais pas être plus heureux. »

« Cette nouvelle est mon fait saillant des derniers mois, a pour sa part lancé l’entraîneur-chef de l’équipe Danny Maciocia. Louis-Philippe est l’un de nos leaders qui est vraiment apprécié et respecté dans notre vestiaire, et ça fait du bien de savoir qu’il fera partie de l’édition 2019 des Carabins. C’est une grande source de motivation pour tout le monde et nous sommes tous très heureux pour lui.»

L'Université McGill abandonne le nom Redmen

Universitaires vendredi, 12 avr. 2019. 10:45 Redmen.jpg
(Source d'image:RDS)

MONTRÉAL - Les équipes sportives masculines de l'Université McGill ne s'appelleront plus les « Redmen ».

La principale et vice-chancelière, Suzanne Fortier, a expliqué vendredi dans une note à la communauté universitaire que l'appellation « Redmen » avait provoqué des sentiments de douleur et d'exclusion chez les étudiants autochtones, surtout les athlètes autochtones de McGill.

Le nom « Redmen », écrit à l'origine « Red Men », remonte aux années 1920. L'université soutenait qu'il s'agissait d'un hommage aux maillots rouges de l'équipe, et peut-être d'un clin d'oeil aux origines celtiques du fondateur de l'institution montréalaise, James McGill.

Mais bien que le nom n'ait pas été à l'origine adopté comme une référence aux peuples autochtones, une telle association est apparue, par glissement de sens, dans les années 1950; les membres des équipes masculines et féminines étaient surnommés alors les « Indiens » et les « Squaws ». Certaines équipes ont même poussé la logique jusqu'à adopter un logo représentant un Autochtone portant la coiffe traditionnelle.

« De nos jours, "Redmen" est largement reconnu comme un terme offensant pour désigner les peuples autochtones, comme en font foi les principaux dictionnaires de langue anglaise », explique Mme Fortier, qui se penche sur ce délicat dossier depuis janvier. « Aucune langue, ni d'ailleurs son interprétation, n'est figée dans le temps. La langue évolue au même rythme que le monde. »

La principale conclut donc que « Redmen » n'est pas le nom que l'université choisirait aujourd'hui, « ni celui que devrait conserver McGill à l'aube de son troisième siècle d'existence ».

Groupe d'experts

L'université avait publié en décembre le rapport d'un groupe de travail qui révélait de profondes divisions entre les étudiants, actuels et anciens, qui défendent le nom presque centenaire et ceux qui le trouvent aujourd'hui offensant.

Un étudiant autochtone non identifié aurait déclaré au groupe de travail qu'il avait ressenti comme un « coup de poignard » la vue du maillot Redmen dans le gymnase et le fait d'être appelé « redman ». Une autre a soutenu qu'elle ne se sentait pas acceptée à McGill, « comme un fantôme ». De leur côté, d'anciens étudiants déclaraient éprouver un tel attachement à « Redmen » qu'ils ne feraient plus jamais de don à McGill et décourageraient leurs enfants de s'inscrire à cette université si le nom devait être abandonné.

« J'ai pu mesurer toute la douleur causée par le nom "Redmen", conclut aujourd'hui Mme Fortier. Des étudiants autochtones de McGill m'ont confié que ce nom leur procurait un sentiment d'exclusion. Ils se sentent méprisés et laissés pour compte. Ils vivent un conflit intérieur entre leur fierté légitime d'appartenir à un peuple autochtone et celle d'être des étudiants mcgillois. »

La principale a indiqué qu'un comité serait formé pour choisir un nouveau nom à temps pour la saison 2020-2021. Pour la saison actuelle, les équipes universitaires masculines s'appelleront tout simplement « McGill », a-t-elle déclaré. Les équipes féminines s'appellent déjà les « Martlet » (un oiseau).

Interrogée par les journalistes vendredi matin, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, n'a pas voulu s'immiscer dans le débat. « L'université a pris sa décision, elle a pesé les pour et les contre, et puis on va aller dans le même sens que la décision de l'Université McGill, mais c'est leur choix », a-t-elle dit.

Mathieu Betts et l’Est s’inclinent 21-17 au East-West Shrine Game

Football samedi, 19 janv. 2019. 18:03 Nick Brossette
Nick Brossette (Source d'image:PC)

Les étoiles de l’Ouest ont eu le dessus sur Mathieu Betts et celles de l’Est au compte de 21-17 à la classique East-West Shrine Game au Tropicana Field de St Petersburgh en Floride.

Le joueur de ligne défensive de l’Université Laval et son équipe ont bien tenté de remonter la pente après avoir accusé un retard de 21 points au troisième quart, mais les deux touchés de touché décochées par David Blough (Purdue) à Terry Godwin (Georgia) ont été vaines.

Betts n’a pas eu  grandes occasions de se signaler dans ce match, lui qui n’a pris part qu’à quelques séries en défense. Au troisième quart, Betts avait forcé le quart Brett Rypien (Boise State) a se débarrasser du ballon pour éviter le sac. Il a toutefois réussi un plaqué dans le champ-arrière lors d’un jeu d’attiré du quart plus tard au quatrième quart.

Du côté de l’Ouest, les quarts Rypien et Easton Stick (North Dakota State) ont tous deux décoché une passe de touché au cours de la rencontre.

Le demi-offensif Devia Ozigbo a inscrit le seul touché au sol du match, tandis que le receveur Shawn Pointdexter (Arizona) et le demi-offensif Nick Brossette (LSU) ont inscrit un touché par la passe.

Avant leur réveil offensif au troisième quart, l’Est connaissait toute sorte de difficultés étant victime de trois revirements.

Le quart Taylor Cornelius d’Okahoma State a connu une journée particulièrement difficile lançant deux interceptions en seulement six passes tentées.

 

Clemson et Alabama se retrouvent en finale

NCAA samedi, 29 déc. 2018. 20:24

Notre-Dame 3 - Clemson 30 0:35

ARLINGTON, Texas - Les Tigers de l'Université Clemson joueront pour le championnat universitaire américain de football pour une troisième fois en quatre saisons.

Le quart de première année Trevor Lawrence a accumulé 327 verges de gains et trois passes de touché pour aider les Tigers à écraser les Fighting Irish de l'Université Notre Dame 30-3, samedi, lors du Cotton Bowl.

Les Tigers (14-0), classés deuxièmes, retrouveront le Crimson Tide de l'Université d'Alabama en finale, eux qui se sont partagé les honneurs de la finale nationale en 2015 et 2016.

Lawrence a complété ses trois passes de touché au deuxième quart, dont deux lors des dernières 1:44 de la première demie. Lawrence a été 27-en-39, tandis que le receveur de première année Justyn Ross a capté six passes pour 148 verges de gains et deux majeurs.

Travis Etienne a couru 14 fois avec le ballon pour les Tigers pour 109 verges de gains, dont 62 sur une course jusque dans la zone des buts.

Le dernier titre national des Fighting Irish (12-1) remonte à 1988.

Oklahoma 34 - Alabama 45

Lors de l'autre demi-finale, Tua Tagovailoa a amassé 318 verges de gain et a lancé quatre passes de touché pour permettre à Alabama de vaincre Oklahoma 45-34 dans le cadre du Orange Bowl.

Josh Jacobs a obtenu 98 verges au sol alors que Damien Harris a inscrit deux touchés pour aider l’équipe la mieux classée au pays à décrocher son billet pour le championnat national disputé le 7 janvier.

Dans la défaite, le récipiendaire du trophée Heisman Kyler Murray a amassé 308 verges par la passe en plus d’en obtenir 109 au sol.

Un touché en jonglant à une main S.V.P.

 

Les racines d'Anthony Calvillo sont à Montréal

NFL mercredi, 19 déc. 2018. 18:24

Calvillo : embauche surprenante qui fait beaucoup de sens 4:48

Images of Matthieu Proulx

La venue d'Anthony Calvillo avec les Carabins de l'Université de Montréal est une grosse nouvelle.

Je suis très heureux qu'il puisse revenir à Montréal. Il faut savoir qu'Anthony est un homme de famille et ç'a toujours paru tout au long de sa carrière. La famille est un aspect fondamental qui le décrit bien. Il était proche de sa mère. Il en est de même pour son épouse et ses deux enfants. Bien honnêtement, on était tous curieux de voir comment il allait passer une année à Toronto, loin de sa famille.

D'ailleurs quand il a rejoint l'équipe d'instructeurs de Marc Trestman, on s'est rapidement dit que c'était un test à savoir s'il voulait vraiment embrasser une carrière de coach au niveau professionnel. Pour être véritablement prêt à faire ce travail au niveau professionnel, il faut être prêt à déménager souvent. C'est la nature même du travail qui guide les entraîneurs et athlètes de ville en ville. Pour  travailler au niveau professionnel à Montréal, il n'y a qu'un seul club, ce qui laisse bien peu d'opportunité s'il veut rester ici.

De toute évidence, il a trouvé difficile son exil dans la Ville Reine. Le départ de Trestman des Argos a peut-être motivé sa décision.

D'un autre angle, il est bien pour lui de prendre un pas de recul. Il faut bien dire qu'il n'a pas connu beaucoup de succès comme entraîneur. À Toronto, il a rapidement perdu les services de son quart Ricky Ray, rien pour aider sa cause. C'est peut-être bon de revenir plus bas, mais au sein d'une organisation gagnante avec un excellent programme sous les ordres de Danny Maciocia.

Anthony a déjà un bon lien avec Danny, ce qui devrait l'aider à apprendre. J'ai bien aimé l'entendre dire dans sa conférence de presse qu'il voulait apprendre. Et en ce sens, il me fait penser à Trestman à son arrivée avec les Alouettes. Il n'arrive pas chez les Carabins avec ses gros souliers en pensant qu'il sait tout sur le coaching parce qu'il a connu une grande carrière. C'est honorable de sa part.

La dynamique va être intéressante avec Calvillo, qui sera adjoint à Maciocia et responsable des quarts. Il travaillera aussi en collaboration avec le coordonnateur à l'attaque Gabriel Cousineau qui n'a pas beaucoup d'expérience non plus. Je pense qu'ils vont tous réussir à faire fonctionner la machine des Carabins.

Mais pour qu'Anthony connaisse du succès à l'Université de Montréal, il y a une condition sine qua non et c'est d'apprendre le français. Noel Thorpe l'a fait par le passé avec les Carabins. Maciocia a déclaré que ça ne change rien que Calvillo soit unilingue anglais et j'ai tendance à être en désaccord avec lui. Il y a quelque chose qui cloche de retrouver un entraîneur unilingue anglophone dans une université francophone.

Les joueurs et les entraîneurs se parlent en français. Je l'ai vécu avec le Rouge et Or à l'Université Laval. Même si les termes de football sont en anglais, ça se passe en français. Pour être à la même place que tout le monde, il faut qu'Anthony parle le même langage.  Il a déclaré qu'il souhaitait faire une différence dans la vie des athlètes et je le crois. Il veut les aider et leur prouver aussi que les études sont la chose la plus importante. Mais pour bien le faire, il doit apprendre le français.

Je le crois quand il dit qu'il aura un tuteur et qu'il fera les démarches pour apprendre la langue de Molière. Il est un adulte mature et il sait ce qu'il doit faire, mais il est essentiel d'apprendre le français rapidement s'il veut avoir un impact. Ça peut fonctionner quand même en anglais, mais il est faux de croire que ça pourrait se faire sans problème.

En action, joueurs et entraîneurs vont parler la langue du football avec des termes anglais inclus dans une phrase en français.

Anthony doit parler français. Il a déclaré que ses racines étaient à Montréal depuis 1998. Il est le premier à admettre que c'est un regret de ne pas parler français tout comme c'est un regret de ne pas parler l'espagnol, lui dont les origines sont mexicaines. Ses enfants et sa femme parlent français, ce qui devrait l'aider à assimiler la langue.

Pour la suite de sa carrière avec les Carabins ou peut-être un jour avec les Alouettes, Anthony doit maitriser la langue. C'est primordial.

En terminant sur ce sujet, je vous dirai que ce sera étrange pour moi de voir mon ancien coéquipier avec les Carabins. Ça me fait un petit pincement au coeur, mais comptez sur moi pour lui tirer la pipe quand le Rouge et Or battra son club!

Les surprenants Browns

Il est difficile à croire, mais les Browns de Cleveland sont toujours dans la course pour une place en éliminatoires. Bon, c'est mathématique parce que leurs chances sont presque nulles, mais après une saison 2017 sans triomphe, c'est déjà une victoire en soi.

Au football, on ne peut pas toujours évaluer le succès en terme de Super Bowl comme chez les Browns, où les paramètres pour évaluer les réalisations sont différents.  Leur fiche de 6-7-1 est spectaculaire.

À la fin de la saison, la direction devra se demander si l'entraîneur par intérim Gregg Williams mérite d'être confirmé dans son poste parce que de toute évidence, l'ancien entraîneur Hue Jackson était le problème. Depuis son départ, la fiche des Browns est de 4-2.

Le départ de Jackson a aussi servi à évaluer Williams. Le directeur général John Dorsey avait déclaré que Williams était en lice et que son rendement serait évalué à la fin de la campagne.  Ça veut dire qu'il sera un candidat sérieux. Pour ceux qui l'ont oublié, Williams a été lié au « bounty fund » à La Nouvelle-Orléans où l'on proposait de l'argent aux joueurs qui blessaient un adversaire.

Je pense que Williams a tiré des leçons de cette histoire. Il est un gars de la vieille école, mais je crois qu'il a muri. Il a été pénalisé pour ses actions avec les Saints et il semble avoir plus de doigté. Il demeure un dur, mais il semble tout de même plus délicat. Il a su s'ajuster à la nouvelle génération.

Avant d'analyser le travail de Williams comme entraineur-chef, il faut se dire que c'est différent d'hériter d'une équipe en déroute complète et d'amener une stabilité avec des joueurs qui étaient bien contents de voir l'autre entraîneur partir, que de débuter une saison en imposant une nouvelle philosophie dès le camp. C'est deux choses différentes. Une fois que l'entraîneur a eu du succès comme intérimaire, il doit trouver les moyens de continuer à avoir du succès.

Moins facile pour les Rams

Les Rams de Los Angeles commencent à éprouver des ennuis et je trouve la situation inquiétante pour eux.

Après leur extraordinaire victoire de 54-51 sur les Chiefs de Kansas City, ils ont connu trois performances décevantes particulièrement en attaque. C'est justement cet aspect que je trouve inquiétant. Les Rams avaient eu des hauts et des bas en défense, mais l'attaque était tellement explosive qu'elle compensait.  Alors, on ne s'inquiétait pas vraiment parce qu'on savait que l'attaque amènerait beaucoup de points au tableau.

Depuis quelques semaines, contre des unités défensives qui ne sont pas les meilleures de la NFL, l'attaque des Rams a des problèmes. Mis à part, les Bears qui ont limité les Rams à six points sur la route il y a deux semaines, Los Angeles a affronté Detroit et Philadelphie qui leur ont donné beaucoup de difficultés.

Les équipes ont compris que la clé contre les Rams est de dominer la ligne d'engagement et d'éliminer Todd Gurley de l'équation. C'est ce que les adversaires ont réussi à faire. Au cours de ses trois derniers matchs, Gurley a obtenu 132 verges en 23 courses contre Detroit, mais seulement 28 verges en onze courses face à Chicago et 48 verges sur 12 courses face aux Eagles. Il faut dire qu'il a été blessé dans ce dernier match.

Dans les deux défaites, Gurley n'a pas été un facteur. Pour les Rams, tout part de là. Une fois que le jeu au sol est établi, ça permet d'utiliser le « play-action », qui permet les balayages rapides avec les receveurs.  L'attaque des Rams est bâtie de la sorte. Les substituts Malcolm Brown et Justin Davis ont été blessés, ce qui a permis de se rendre compte que si Gurley était blessé à son tour, l'attaque tombait en morceaux. C'est pour cette raison qu'on a embauché C.J. Anderson pour apporter un peu de profondeur à cette position.

Mais à l'approche des éliminatoires, ça demeure inquiétant d'avoir deux défaites de suite en décembre pour une équipe qui aspirait au Super Bowl. Les choses doivent se replacer rapidement sinon, on va rater le bateau chez les Rams.

Jeu blanc des Colts

Les Colts d'Indianapolis ont réussi à l'emporter par blanchissage 23-0 sur les Cowboys. Ils se sont farci  Dallas, qui avait gagné cinq parties consécutives.  La semaine précédente, ils avaient mis un terme à la séquence de neuf victoires des Texans de Houston.

Ce n'est pas tant une surprise de voir les Colts l'emporter parce qu'il s'agit d'une très bonne équipe, mais c'est surtout leur façon de gagner qui a retenu mon attention. On sait déjà qu'Andrew Luck connaît une saison exceptionnelle, mais cette fois, c'est au sol que les Colts ont neutralisé l'adversaire. Pourtant Dallas a une très bonne unité défensive. Indianapolis a tout de même réussi à engranger 178 verges au sol contre eux. Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu ça.

Luck a bien joué encore une fois, mais il en a fait juste assez. C'est son jeu au sol qui a fait la différence. Pour une équipe comme les Colts qui a un bon jeu aérien et un bon jeu terrestre, il y a une unité défensive qui a blanchi le quart Dak Prescott et le porteur de ballon Ezekiel Elliott, qui a été limité à moins de 100 verges.

Après un début de saison difficile, les Colts finissent très bien la campagne, contrairement aux Rams.

Pour terminer sur les Colts, il y a deux noms que je suis surpris de ne pas voir au Pro Bowl. Il s'agit du quart Andrew Luck et de la recrue Darius Leonard. Leonard connaît une saison exceptionnelle. Il domine la NFL avec 146 plaqués. Il a aussi sept sacs du quart en plus d'avoir provoqué quatre échappées. Il a vraiment tout fait pour les Colts, qu'il est surprenant de voir qu'il n'a pas obtenu son billet pour le match des étoiles de la ligue.

Les Patriots en danger

Après la défaite contre Miami dans ce qu'on a qualifié de « Miracle à Miami », les Patriots commencent à laisser des chances à l'adversaire, ce que nous ne sommes pas habitués de voir. Le week-end dernier contre les Steelers, ce fut l'une de leurs pires parties.

Contre les Dolphins, les Pats avaient joué du mauvais football de situation avec des erreurs mentales au niveau de la gestion de la rencontre, ce qui est pourtant leur force depuis des années. Habituellement, les Pats réalisent les gros jeux dans les moments clés. Ils ne se tirent pas dans le pied. Ce sont les adversaires qui le font généralement, mais pas eux.

Face aux Steelers, Tom Brady a joué un bon match, mais le reste de l'équipe l'a laissé tomber en échappant des passes et en faisant preuve d'indiscipline. Il y a de nombreuses choses qui n'ont pas fonctionné, si bien qu'on a perdu 17-10, mais ç'aurait pu être pire. Les Pats ont laissé Jaylen Samuels, le deuxième réserviste chez les Steelers, aller chercher  142 verges en 19 courses.

À l'approche des éliminatoires, les Pats jouent mal et il y a de quoi être soucieux parce que de la façon dont les choses sont parties, il y a des chances que la Nouvelle-Angleterre n'ait pas l'avantage du terrain et cette saison, et cette équipe est totalement différente quand elle joue à la maison et sur la route. Ainsi, ils montrent une fiche de 6-0 à Foxboro et 3-5 à l'étranger. Ça risque de leur faire mal et c'est ce qui devrait leur coûter une place en finale d'association.

*propos recueillis par Robert Latendresse.

Changement de nom des « Redmen »: McGill tranchera le mois prochain

Universitaire vendredi, 7 déc. 2018. 15:07 Redmen.jpg
(Source d'image:RDS)

MONTRÉAL - L'Université McGill déterminera le mois prochain si ses équipes sportives devront abandonner ou non le surnom de « Redmen », que certains jugent péjoratif pour les Premières Nations.

Le vice-recteur exécutif a indiqué vendredi dans un communiqué qu'il avait reçu le rapport d'un groupe de travail sur les pratiques de commémoration et de changement de nom de l'université.

Le rapport ne formule aucune recommandation définitive quant au nom controversé des équipes sportives masculines de McGill, mais conseille de peser le pour et le contre.

Le vice-recteur exécutif Christopher Manfredi affirme que l'administration de l'université recueillera d'autres avis dans les prochaines semaines avant de prendre une décision définitive.

Dans un référendum tenu en novembre par l'association étudiante, 79 pour cent des participants se sont prononcés en faveur d'un changement de nom. Le vote faisait suite à une campagne menée par des membres du personnel et des étudiants autochtones pour rebaptiser les « Redmen », un nom qui remonte aux années 1920.

Il est décrit par certains comme une référence aux uniformes rouges des athlètes, mais dans les années 1950, les équipes masculines et féminines ont également été surnommées les « Indiens » ou encore les « Squaws ». Certaines équipes ont ensuite adopté un logo stylisé représentant un homme autochtone portant une coiffe.

« Les principes énoncés dans le rapport seront appliqués en premier lieu à la question du changement de nom de nos équipes universitaires masculines, les Redmen, une question qui a attiré une attention particulière au cours des derniers mois », a déclaré M. Manfredi.

Laval remporte une 10e Coupe Vanier en battant Western 34 à 20

Universitaire samedi, 24 nov. 2018. 16:20

Mustangs 20 - Rouge et Or 34 2:15

QUÉBEC - Hugo Richard savait depuis deux jours qu'il allait tenter la bombe sur le premier jeu de la rencontre. Il a enchaîné avec une deuxième longue passe, cette fois pour un touché, et le Rouge et Or de l'Université Laval n'a jamais été véritablement inquiété par la suite.

Richard a accumulé 348 verges de gains et a lancé deux passes de touché en plus d'un marquer un lui-même et le Rouge et Or a mis la main sur la coupe Vanier pour une 10e fois grâce à une victoire de 34-20 face aux Mustangs de l'Université Western, samedi.

Le Rouge et Or a ainsi vengé une défaite de 39-17 encaissée face aux Mustangs en finale du championnat universitaire canadien de football l'an dernier, à Hamilton.

« Ça avait fini sur une mauvaise note pour nos joueurs de cinquième année et ce n'était pas agréable pour eux, a affirmé le demi défensif du Rouge et Or Adam Auclair, qui a été nommé joueur défensif par excellence de la rencontre. Aujourd'hui, je suis pas mal certain qu'ils sont fiers."

Plusieurs anciens étaient parmi les 12 380 spectateurs présents au stade Telus-UL et ils ont pu célébrer en soulevant aussi la coupe Vanier, qui a rapidement décollé de sa base lors des festivités.

« C'est une victoire pour le programme, pour tous les anciens qui sont passés ici, tout le monde qui a investi du temps ici, qui a fait des sacrifices pour cette équipe depuis 1996, a dit l'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, pour qui il s'agissait d'un neuvième triomphe. Les joueurs ne jouent pas seulement pour l'édition de cette année, ils représentent un groupe encore plus gros. »

Le Rouge et Or a également mis fin à la séquence de 23 victoires de la formation de London, en Ontario. L'équipe de Québec avait établi un record national en gagnant 25 matchs d'affilée de 2012 à 2014.

Richard, qui a été nommé joueur par excellence du match, a lancé des passes de touché à Vincent Forbes-Mombleau et Benoît Gagnon-Brousseau, tandis qu'Alexis Côté a aussi atteint la zone des buts sur une course de sept verges. David Côté a ajouté deux placements.

Disputant un dernier match en carrière avec le Rouge et Or, Richard a aussi récolté 60 verges de gains au sol. Jonathan Breton-Robert a capté sept des 23 passes de Richard pour 154 verges de gains.

Du côté des Mustangs, qui visaient un huitième titre, Chris Merchant a récolté 358 verges de gains et une passe de touché à Cole Majoros. Il a toutefois été victime de trois interceptions, dont deux de Maxym Lavallée.

Cedric Joseph a été limité à 43 verges de gains par la course et un touché et Alex Taylor, à 21 verges de gains au sol. Marc Liegghio a réussi deux placements, mais en a raté un quand le joueur responsable de tenir le ballon n'a pas réussi à bien le placer pour lui.

« Je suis fier de mon équipe même si je suis déçu du résultat, a mentionné l'entraîneur-chef des Mustangs, Greg Marshall. C'est un jeu ici et là qui a fait la différence. »

Le Rouge et Or a donné le ton à la rencontre, alors qu'il a traversé le terrain en 66 secondes grâce à deux jeux lors de la première possession de la rencontre. Richard a lancé des passes de 45 verges à Breton-Robert, puis 46 verges à Forbes-Mombleau.

« Nous voulions être agressifs et il y avait des joueurs que nous voulions défier dans leur tertiaire, a expliqué Constantin. Ce n'était pas vrai que nous allions jouer sur les talons. Nous avons envoyé un message clair et précis. »

Liegghio a permis aux Mustangs de revenir à 17-13 en fin de deuxième quart en réussissant des placements de 36 et 18 verges, le deuxième sur le dernier jeu de la demie.

Les Mustangs ont décidé de dégager le ballon même s'ils étaient profondément dans leur territoire au retour de la pause et l'offensive du Rouge et Or a profité de la position avantageuse sur le terrain. Richard a atteint la zone des buts sur une course de six verges, creusant l'écart à 24-13.

Sur le jeu offensif suivant, une passe de Merchant a été déviée par Majoros dans les mains d'Auclair. David Côté a enchaîné avec un placement de neuf verges.

« Nous avons été victimes d'une interception alors que notre receveur était complètement démarqué, a raconté Marshall. Le ballon a rebondi dans les mains d'un rival. Ce sont des choses qui arrivent dans le sport. »

Le Rouge et Or a porté le coup de grâce avec 5:36 à faire au quatrième quart en ajoutant sept points sur une course payante d'Alexis Côté, quelques instants après une passe de 41 verges de Richard à Breton-Robert. Le score était alors de 34-13.

« C'est un gros soulagement. Nous voulions finir sur une bonne note et c'est ce que nous avons accompli, a dit Richard. Nous avons travaillé fort depuis la défaite de l'an dernier et ç'a porté fruit aujourd'hui. »

ContentId(3.1299397):Jets : Quelle soirée de Patrik Laine avec 5 buts contre les Blues!
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Le Québécois Adam Sinagra élu meilleur joueur universitaire canadien

Universitaire jeudi, 22 nov. 2018. 23:05 Adam Sinagra
Adam Sinagra (Source d'image:PC)

Le quart-arrière des Dinos de l'Université de Calgary Adam Sinagra a remporté le trophée Hec-Crighton en tant que joueur par excellence du football universitaire canadien.

Sinagra a été honoré jeudi lors du gala de U Sports.

Natif de Pointe-Claire, au Québec, Sinagra a accumulé 3233 verges de gains et a guidé les Dinos vers une campagne de 8-0.

Étudiant de quatrième année en arts, Sinagra a devancé au scrutin le quart du Rouge et Or de l'Université Laval Hugo Richard, le quart des Warriors de l'Université de Waterloo Tre Ford et le receveur des X-Men de l'Université Saint-François-Xavier Kaion Julien-Grant.

Le Rouge et Or, qui affrontera les Mustangs de l'Université Western lors du match de la Coupe Vanier, samedi, a gagné un honneur individuel en plus d'avoir huit joueurs être élus au sein des deux équipes d'étoiles canadiennes, un sommet. L'ailier défensif du Rouge et Or Mathieu Betts a été nommé joueur de ligne par excellence pour une troisième année d'affilée, un record.

Pour leur part, les Mustangs ont vu trois de leurs joueurs gagner des honneurs individuels. Le secondeur Fraser Sopik a été nommé joueur défensif de l'année, le demi défensif Mackenzie Ferguson a remporté le prix Russ-Jackson reconnaissant l'excellence au football, dans les études et dans la communauté, et Greg Marshall a été choisi entraîneur de l'année pour une deuxième fois en carrière.

Les autres prix sont allés au receveur des Dinos Tyson Philpot, qui a mérité le titre de recrue par excellence, ainsi que Peter Regimbald, des Stingers de l'Université Concordia, qui a reçu le prix Gino-Fracas remis à l'entraîneur adjoint bénévole de l'année.

Une réforme des éliminatoires en vue

Universitaire mercredi, 21 nov. 2018. 18:58

Le format des éliminatoires à revoir 3:57

Depuis quelques années, le format des éliminatoires au football universitaire fait beaucoup jaser en raison principalement du faible niveau de compétition offert par le champion de l'association Atlantique en demi-finale canadienne.

Au cours des 10 dernières années, les équipes des Maritimes se sont toutes inclinées en demi-finale canadienne, et ce par un écart moyen de 34, 5 points.

On assiste à plusieurs matchs à sens unique dans toutes les conférences, en éliminatoires. Un changement de format est souhaité par à peu près tout le monde.

« Je pense que le temps est venu. Sans manquer de respect à certaines conférences, il y a beaucoup d’argent et de ressources invertis dans certains programmes et on pourrait très bien voir deux équipes de la même association dans le carré d’as. C’est de bonne guerre qu’il y ait des réévaluations concrètes de la situation », a mentionné l’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval, dont l’équipe a disposé des X-Men de St. Francis 63 à 0 à la Coupe Uteck.

« Il faut qu’on s’assoie et qu’on en parle en détail. On ne peut pas se permettre de vivre ce qu’on a vécu au cours des dernières années en espérant que ça va changer », a pour sa part soutenu l’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, Danny Maciocia.

Plusieurs hypothèses ont été lancées pour assurer un maximum de matchs serrés, surtout en éliminatoires. Peu importe les solutions étudiées, chez les dirigeants du sport universitaire canadien, on ne peut plus attendre avant de changer les choses.

« Je crois qu’il n’y aura pas assez de temps pour qu’il y ait des changements l’an prochain. On regarde pour le court terme, car dans cinq ou six ans ce serait trop. Il faut faire quelque chose maintenant », a maintenu la directrice en chef du Sport universitaire au pays, Lisette Johnson-Stapley.

« Ce qu’on a fait cette année, c’est de regrouper des représentants de chacune des associations, ainsi que des entraîneurs pour regarder les options.

Des discussions sont prévues à ce sujet, en marge de la Coupe Vanier, à Québec. Peu importe comment le dossier va se régler, on sait très bien que ça ne fera pas l'unanimité. Mais la solution retenue sera prise après une réflexion profonde et sérieuse.

« Il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu. Parfois c’est une question géographique pour nos étudiants-athlètes et parfois c’est sur le plan financier », a souligné Maciocia.

Heureusement, lors des finales de la coupe Vanier, très peu de duels se sont terminés par des grands écarts dans le pointage. Il faudra voir si ce sera le cas samedi, entre les Mustangs de l’Université Western Ontario et le Rouge et Or.

Le président d'U Sports aussi veut du changement au football universitaire

Universitaire jeudi, 22 nov. 2018. 19:42 Graham Brown
Graham Brown (Source d'image:U Sports Canada)

Matchs à sens unique. Des équipes avec des fiches de 2-6 qui participent aux éliminatoires. Des finales qui perdent de leur envergure.

La structure des éliminatoires du football universitaire canadien a son lot de critiques et les demandes de revoir le format sont de plus en plus nombreuses. Le Rouge et Or de l'Université Laval affrontera les Mustangs de l'Université Western lors du match de la Coupe Vanier, samedi à Québec, et leur parcours vers la grande finale a été le sujet de nombreux débats.

Même le président-directeur général de U Sports, Graham Brown, fait partie de ceux qui aimeraient voir le système des éliminatoires être modifié.

« Je suis aussi l'un des critiques du format actuel, a admis Brown. Je suis un critique de nombreux aspects du football. C'est un peu particulier parce que je suis aussi l'un de ceux qui sont perçus comme l'une des personnes pouvant imposer des changements. Mais même si j'ai une certaine influence, les membres doivent aussi être d'accord. »

U Sports gouverne le sport universitaire au Canada et est composé de quatre associations regroupant les Maritimes, le Québec, l'Ontario et l'Ouest canadien.

Le format actuel des éliminatoires fait ressortir l'écart important entre les équipes de pointe et le reste parmi les 27 formations à travers le pays.

Les équipes jouent les éliminatoires au sein de leur association avant de participer à des demi-finales nationales, la Coupe Mitchell et la Coupe Uteck, pour déterminer les finalistes à la Coupe Vanier. Pour une deuxième année de suite, les Mustangs et le Rouge et Or, deux équipes invaincues, croiseront le fer.

Le Rouge et Or a dominé ses adversaires 117-1 lors de ses trois matchs éliminatoires, incluant une victoire de 63-0 face aux X-Men de Saint-François-Xavier, les champions des Maritimes, la fin de semaine dernière.

Au Québec, quatre des cinq équipes de l'association ont participé aux éliminatoires, incluant deux équipes avec des fiches de 2-6. Dans les Maritimes, seulement trois équipes sur cinq participent aux éliminatoires, alors que l'équipe en première place obtient un laissez-passer pour la finale d'association.

Dans l'Ouest canadien, une équipe de 3-5 s'est qualifiée en terminant quatrième sur six équipes, tandis que 6 des 11 équipes de l'Ontario participent aux éliminatoires.

Différentes options ont été suggérées par les observateurs, incluant des éliminatoires nationales regroupant huit équipes, des éliminatoires à six équipes avec les deux meilleures qui obtiennent un laissez-passer pour le deuxième tour ou même la séparation des universités en deux groupes avec des relégations et des promotions.

« La question n'est pas de savoir si nous pensons ou non à faire des changements, elle est de déterminer comment les faire », a dit Brown.

Les directeurs des départements sportifs des universités et les dirigeants des associations pourraient avoir des points de vue différents et l'augmentation des coûts de transport est un enjeu majeur. De plus, certaines universités font des investissements plus importants dans leurs installations, leurs entraîneurs et le recrutement.

« Nos membres ne veulent pas se lancer dans un bras de fer, a dit le directeur de Sport universitaire de l'Atlantique, Phil Currie. C'est contre la philosophie du sport universitaire. La parité dans notre ligue est fantastique. »

Cependant, les équipes des Maritimes n'ont pas gagné la coupe Vanier depuis 2007.

« Les écoles de l'association atlantique sont engagées envers le football, a reconnu Brown. Nous devons nous assurer que notre message concernant le format des éliminatoires n'insulte pas l'effort qui est mis de leur part dans le sport parce que ces équipes font partie de notre histoire. »

Tout changement au format des éliminatoires ne pourra être mis en place avant au moins 2020, a indiqué Brown.

Justin Chapdelaine en charge de l’attaque du Vert & Or

Universitaire mercredi, 21 nov. 2018. 15:23 Justin Chapdelaine
Justin Chapdelaine (Source d'image:Université de Sherbrooke)

Sherbrooke ― La Corporation études-sports de l’Université de Sherbrooke annonce mercredi l’embauche de Justin Chapdelaine à titre de coordonnateur offensif de l’équipe de football Vert
& Or. Assumée de façon intérimaire par Rémi Giguère au cours de la saison 2018, la coordination de l’unité offensive des footballeurs de l’UdeS est donc confiée à un spécialiste de l’attaque, tandis que Giguère pourra se concentrer sur ses tâches d’entraîneur de la ligne offensive.

Malgré ses 27 ans, Chapdelaine possède déjà une expérience riche et diversifiée, ayant su parfaire au cours des dernières années ses connaissances au sein de plusieurs organisations de football professionnel et universitaire. Il quitte d’ailleurs des fonctions similaires avec les Gaiters de Bishop’s pour joindre une équipe de six entraîneurs à temps plein, sous la direction de Mathieu Lecompte. Une autorisation de s’entretenir avec Justin Chapdelaine avait été obtenue auprès du directeur des sports de l’Université Bishop’s Matt McBrine, à la suite de l’appel de candidatures. Fils de Jacques Chapdelaine, figure connue et respectée dans la sphère du football canadien, Justin a côtoyé les pros avec les Alouettes de Montréal (2017) et les Roughriders de la Saskatchewan (2015); oeuvrant comme entraîneur adjoint des receveurs pour ces deux organisations de la Ligue canadienne de football.

Le Sherbrookois d’origine connaît déjà très bien la scène universitaire pour avoir été associé à quatre formations différentes. Outre les Gaiters de Bishop’s, il a travaillé pour le Clan de Simon Fraser et les Dinos de Calgary dans l’Ouest canadien et, bien sûr, à ses débuts avec les Golden Gaels de Queen’s sur le campus universitaire de Kingston (Ontario).

Engagé au sein des programmes nationaux d’entraînement de haute performance en football entre 2008 et 2013 à titre d’entraîneur associé, le nouveau membre du personnel d’entraîneurs du Vert & Or est également connu pour son implication auprès des jeunes joueurs de football et de Football Québec, notamment à titre de coordonnateur à l’attaque et d’entraîneur des quarts-arrières avec l’Équipe du Québec des moins de 16 ans.

Quart-arrière et receveur de passe des Golden Gaels de l’Université Queen’s entre 2009 et 2013, il a d’ailleurs vu son équipe remporter la Coupe Vanier en 2009, face au Rouge et Or de l’Université Laval; une équipe que son père avait entraînée. Justin Chapdelaine a été un membre de la deuxième équipe d’étoiles de la conférence ontarienne au terme de la saison 2012, en plus d’être invité au Défi Est-Ouest, la même année.

« C’est une très belle opportunité qui se présente à moi à cette étape de ma carrière. De pouvoir continuer de me développer comme entraîneur et de travailler dans ma ville natale, c’est un réel privilège. C’était un objectif pour moi depuis que je suis dans le coaching. Le Vert & Or a besoin de quelqu’un pour améliorer son attaque aérienne et continuer de s’appuyer sur un solide jeu au sol. Je suis confiant de faire évoluer cette attaque et d’amener de nouveaux schémas tactiques pour faire progresser les athlètes de l’Université de Sherbrooke avec la complicité du groupe d’entraîneurs en place », a indiqué Justin Chapdelaine.

« On est vraiment content de voir Justin joindre notre organisation. Il répond en tous points aux critères que nous avions fixés pour ce poste afin de continuer à développer le Vert & Or dans la bonne direction. On est un programme de football universitaire qui a une signature d’encadrement et de développement autant sur le plan sportif qu’académique. Justin adhère et pourra participer à cette mission auprès de nos jeunes. C’est important pour nous de gagner en stabilité au sein de notre groupe d’entraîneurs et le recrutement de Justin est une autre étape en ce sens, car c’est un gars qui veut s’établir comme entraîneur à Sherbrooke sur le long terme », déclare l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

« On était à la recherche d’un entraîneur capable de développer nos jeunes quarts-arrières et d’avoir une bonne chimie avec notre entraîneur de la ligne offensive. Rémi et Justin se connaissent bien et ont travaillé ensemble avec Équipe Québec. Ce sont aussi deux jeunes entraîneurs qui ont gagné la Coupe Vanier et battu les meilleures équipes au Canada », ajoute le pilote des footballeurs Vert & Or.

Justin Chapdelaine rejoindra ses nouveaux collègues du groupe d’entraîneurs de l’équipe de football du Vert & Or dès le 26 novembre prochain et pourra donc contribuer aux efforts de recrutement des prochaines semaines en leur compagnie, en plus d’amorcer le travail d’évaluation et de préparation de la prochaine saison.

Le Rouge et Or retourne à la Coupe Vanier avec un gain de 63 à 0

Universitaire samedi, 17 nov. 2018. 15:27

X-Men 0 - Rouge et Or 63 1:46

QUÉBEC - Le Rouge et Or a pulvérisé les X-Men de St. Francis Xavier 63-0 à la Coupe Uteck, samedi, ce qui permet à l'Université Laval d'accéder au match de la Coupe Vanier.

Le championnat canadien aura lieu au Stade Telus à Québec, samedi prochain. Le Rouge et Or tentera de venger son revers de l'an dernier en finale alors qu'il retrouvera les Mustangs de l'Université Western Ontario qui ont vaincu les Huskies de la Saskatchewan au compte de 47 à 24.

Les hommes de Glen Constantin menaient 39-0, grâce notamment à trois passes de touché de Hugo Richard. Ce dernier a complété le match avec 327 verges aériennes (22 en 27), dont cinq passes de touché. Il a commis une interception, ce qui ne l'a pas empêché d'être nommé le joueur du match.

« Ç'a vraiment été une bonne journée dans les trois aspects du jeu, a dit Richard. La ligne offensive a fait du beau travail. Elle a relevé le défi avec brio, surtout en deuxième demie. Maintenant il faut terminer ça en beauté. Ça va être excitant de jouer à la maison. »

« Je suis vraiment fier des gars, a dit Samuel Thomassin, l'un des membre de cette ligne à l'attaque. Nous avons beaucoup de profondeur. »

Alexis Côté a récolté 207 verges au sol, dont trois incursions en zone payante.

L'an dernier, les Mustangs ont remporté la Coupe Vanier en dominant le Rouge et Or 39-17, à Hamilton.

Aussi bien les Mustangs que le Rouge et Or ont connu des saisons régulières sans revers, cette saison.

L'Université Laval mène avec neuf championnats au total, deux de plus que Western Ontario.

Samedi à Québec, les favoris de la foule ont donné le ton en marquant à leurs deux premières montées.

Lors de la première vague, Vincent Breton-Robert a donné un coup de pouce avec une réception de 25 verges, puis Richard a complété une passe de touché à Vincent Forbes-Mombleau, sur 15 verges.

Peu après, les favoris de la foule ont doublé leur coussin avec une connexion de 28 verges de Richard à Mathieu Robitaille, complètement seul.

En fin de premier quart, un touché de sûreté a ajouté deux points à l'avance des hommes de Glen Constantin.

Le Rouge et Or ne laisse aucune chance aux X-Men

Après deux montées sans points, le Rouge et Or a frappé à nouveau au début du deuxième quart. Forbes-Mombleau a atteint la zone payante grâce à un attrapé de 14 verges, sur un tracé où il s'est démarqué vers le centre. C'était alors 23-0 pour le clan québécois.

Gordon Whyte a donné un certain souffle aux X-Men (une interception à sa ligne de neuf), mais Zack Fitzgerald a répondu en interceptant une passe télégraphiée de Bailey Wasdal. Il a ramené le ballon jusqu'au 23 des X-Men.

Quelques jeux plus tard, Richard avait une seule verge le séparant de la zone des buts quand il a échappé la remise du centre Samuel Lefebvre. Les X-Men ont ainsi repris le ballon, mais ils ont concédé un autre touché de sûreté. 25-0 pour le Rouge et Or.

Les champions du RSEQ ont continué de faire la loi dans les airs. Forbes-Mombleau était lui aussi délaissé par la défense quand il a capté sa troisième passe de touché, sur 15 verges, 80 secondes avant la pause. Avant de retraiter au vestiaire, ils ont ajouté une passe de touché de 24 à Benoit Gagnon-Brousseau - bien seul lui aussi. Tout cela, quelques instants après qu'il ait bloqué un dégagement. À mi-chemin de la rencontre, c'était 39-0.

En deuxième demie, Laval a ajouté des courses pour le touché de 12, neuf verges et une verge de Côté, ainsi qu'un placement de David Côté.

Les X-Men chez le Rouge et Or pour la Coupe Uteck samedi

Universitaire vendredi, 16 nov. 2018. 16:43 Le Rouge et Or
Le Rouge et Or (Source d'image:Twitter du Rouge et Or)

Toujours invaincu en 2018, le Rouge et Or de l'Université Laval fera figure de favori, samedi après-midi, lorsqu'il accueillera les champions de la section Atlantique, les X-Men de l'Université Saint-François-Xavier, dans le cadre de la Coupe Uteck au stade Telus.

La défense de la formation québécoise n'a jamais ralenti la cadence cette saison et elle n'a concédé qu'un seul point en deux matchs éliminatoires jusqu'ici.

Le Rouge et Or devra toutefois se méfier des X-Men, même s'ils sont les négligés, puisqu'ils ont remporté cinq matchs de suite et amassé en moyenne près de 250 verges au sol en deux sorties éliminatoires. De plus, ils auront à coeur de mettre un terme à la disette qui sévit dans les Maritimes; aucun club de la section Atlantique n'a triomphé en une décennie, soit depuis l'Université Saint Mary's (contre le Rouge et Or) en 2007.

L'historique entre les deux programmes favorise cependant les représentants du RSEQ. Le Rouge et Or a dominé les deux précédents rendez-vous, chaque fois en matchs interassociations dans le cadre du calendrier régulier, par 64-0 en 2015 à Québec et 51-8 en 2007 à Antigonish, en Nouvelle-Écosse.

« Nous sommes contents d'être rendu là. C'était évidemment notre objectif en début de saison, avec l'équipe à maturité que nous avons sous la main, a déclaré l'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, choisi l'entraîneur de l'année du RSEQ pour une huitième fois en 18 saisons. Nous avons eu un parcours assez ardu. Lorsque tu fais face à une équipe top-5 au pays trois fois pendant la même saison comme les Carabins (de l'Université de Montréal), ça te prépare très bien à jouer des matchs sans lendemain comme celui de samedi. »

Le Rouge et Or est aussi conscient de la chance qu'il a. Il disputera un troisième match consécutif devant ses partisans au stade Telus, un terrain toujours hostile aux formations adverses.

Le Rouge et Or tout simplement trop fort

Universitaire vendredi, 9 nov. 2018. 12:28

Carabins 1 - Rouge et Or 14 1:54

MONTRÉAL _ Le duel mettant en vedette les deux meilleures équipes québécoises du circuit universitaire canadien était attendu impatiemment à la Coupe Dunsmore. Le quart-arrière Hugo Richard et ses coéquipiers du Rouge et Or de l'Université Laval se sont toutefois révélés trop forts pour les Carabins de l'Université de Montréal, samedi, en route vers une victoire de 14-1 au stade Telus du PEPS.

Le Rouge et Or a ainsi complété le balayage des trois rencontres cette saison contre leurs éternels rivaux, les Carabins. Le Rouge et Or (9-0, 2-0 en éliminatoires) a arraché une courte victoire de 12-7 aux Carabins sur leur terrain le 8 septembre, et les a de nouveau vaincus un mois plus tard 18-15 en prolongation à Québec.

De plus, la série noire des Carabins contre le Rouge et Or se poursuit, puisque la formation de l'entraîneur-chef Glen Constantin avait battu l'Université de Montréal 25-22 en finale provinciale l'an dernier. Le Rouge et Or s'était ensuite incliné devant les Mustangs de l'Université Western, à la Coupe Vanier.

Le Rouge et Or aura l'opportunité de poursuivre sa séquence victorieuse dès samedi prochain en finale de la Coupe Uteck. Il accueillera alors les X-Men de l'Université Saint Francis Xavier, qui ont défait les Huskies de l'Université St. Mary's 33-9 à la Coupe Loney, à Halifax, plus tôt samedi.

Le Rouge et Or, qui avait pris les devants 10-1 en première demie, n'a jamais été véritablement menacé par les Montréalais. Ces derniers ont concédé quatre points supplémentaires en deuxième demie pour creuser l'écart à 14-1, et le Rouge et Or n'a plus regardé derrière lui par la suite.

La neige qui est tombée en matinée n'a pas affecté le déroulement de la rencontre, puisque l'équipe d'entretien a déblayé le terrain à temps pour le botté d'envoi. Celle-ci a néanmoins recommencé à tomber de manière soutenue en deuxième demie, venant freiner la tentative de remontée des visiteurs.

Auclair, à l'image de son frère

La défensive des Carabins a donné du fil à retordre à Richard en début de match. Ce dernier a d'ailleurs commis sa troisième interception de la saison dès la première possession des siens, gracieuseté du demi défensif Bruno Lagacé, à la porte des buts des Montréalais.

La défense du Rouge et Or a muselé les Carabins

Les deux équipes se sont ensuite étudiées attentivement, attendant une faille dans l'autre camp pour porter le premier coup. Le botteur du Rouge et Or David Côté a finalement ouvert la marque à 12:11 du deuxième quart, après avoir effectué un placement de 14 verges.

Quelques minutes plus tard, Adam Auclair _ le frère d'Antony Auclair, des Buccaneers de Tampa Bay _ a profité d'une bévue des Carabins dans le champ-arrière pour récupérer un ballon libre et décamper jusque dans la zone payante, 77 verges plus loin. Il s'agissait du deuxième touché défensif du Rouge et Or cette saison, portant alors la marque à 10-0.

Le botteur des Carabins Louis-Philippe Simoneau a ensuite raté une tentative de placement de 43 verges, qui a tout de même permis aux hommes de Danny Maciocia de rétrécir l'écart à 10-1 avant la mi-temps. Simoneau a de nouveau tenté un placement _ cette fois, sur 54 verges _ sur le dernier jeu de la première demie, mais celui-ci a manqué de distance.

Auclair n'avait toutefois pas fini sa journée de travail. Il s'est de nouveau illustré dès le début du troisième quart en réussissant une interception aux dépens du quart des Carabins Dimitri Morand, et Maxym Lavallée a cloué le cercueil des Montréalais en imitant Auclair en fin de quatrième quart.

Auclair a d'ailleurs été nommé le joueur du match. Il a réussi trois plaqués et demi et une interception en plus de récupérer un échappé et d'inscrire un touché.

Les champions en titre tiennent bon

En Ontario, les Mustangs, champions en titre de la Coupe Vanier, ont défait sans surprise les Gryphons de l'Université Guelph 63-14 pour l'obtention de la Coupe Yates.

Dans l'Ouest, les Huskies de l'Université de la Saskatchewan ont dominé les Dinos de l'Université de Calgary, 43-18.

Samedi prochain, la Coupe Mitchell opposera donc les Mustangs aux Huskies, à London.

Le Rouge et Or, qui a éliminé l'Université de Calgary pour s'octroyer la Coupe Vanier en 2016, a plié l'échine 39-17 devant les Mustangs lors de la finale du football universitaire canadien l'an dernier, à Hamilton.

La Coupe Vanier sera présentée le 24 novembre à Québec.

Rouge et Or : dernier entraînement avant le Jour J

 

Le Rudy du football universitaire québécois

Universitaire jeudi, 8 nov. 2018. 22:32

La défense des Carabins peut-elle s'imposer? 2:53

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Le 27 octobre dernier, la scène était tellement parfaite à l’Université McGill qu’on aurait pu s’imaginer que l’enseigne emblématique d’Hollywood avait été déplacée sur le sommet du mont Royal.

La beauté de cette histoire, celle de Stéphane Thouin, c’est qu’elle n’a pas été écrite par un réalisateur qui désirait produire une adaptation québécoise de Rudy, ce classique du cinéma sportif.

 

C’est Thouin lui-même qui l’a composée avec son dévouement unique et sa manière de se faire respecter par tous ses coéquipiers, ses entraîneurs et les dirigeants de l’Université de Montréal.

 

À sa dernière année d’admissibilité au football universitaire et à son tout dernier match de saison régulière avec les Carabins, il a finalement obtenu le privilège d’enfiler l’uniforme pour la première fois!

 

C’est le temps d’appuyer sur pause.

 

Prenez quelques secondes pour imaginer les sacrifices de ce centre-arrière. Durant quatre années, il s’est défoncé à tous les entraînements, il s’est investi dans toutes les réunions, il a sué pendant toutes les séances de musculation sans jamais enfiler l’uniforme pour un match.

 

On repart l’action avec un léger recul. Trois jours avant la partie, Thouin apprend durant la réunion d’équipe du mercredi qu’il figure parmi les candidats pour revêtir l’uniforme. La confirmation tant attendue arrivera le lendemain de la bouche du coordonnateur offensif Gabriel Cousineau.

 

« Juste la réaction des gars dans le meeting, c’était assez spécial, ça ressemblait à Rudy. Les gars étaient vraiment contents que j’aie une chance d’être en uniforme. Quand j’ai eu la confirmation, j’en ai parlé à ma fiancée et à mes parents. C’était vraiment un beau moment », a confié Thouin avec un sourire qui veut tout dire.Stéphane Thouin

 

Quand un coéquipier est aimé comme lui dans un vestiaire, c’est normal que les autres joueurs s’inquiètent de son sort. Ils n’ont pas été jusqu’à retirer leur chandail et le déposer sur le bureau de l’entraîneur (comme dans le film Rudy) pour manifester, mais ils étaient plusieurs à souhaiter le voir enfiler l’uniforme.

 

« Les gars savent que je suis croyant. La foi a un grand impact dans ma vie. J’ai gardé la foi que ma persévérance allait payer. Ça m’a motivé, je voulais avoir ma chance. Je disais souvent aux gars : " Je ne sais pas comment ça va arriver, mais ça va arriver " », a raconté Thouin qui étudie pour devenir enseignant en éthique et culture religieuse.

 

Ça peut sonner cliché de dire que Thouin est aimé au sein de l’équipe, mais l’exemple de sa forte amitié avec Junior Luke – qui joue maintenant avec les Lions de la Colombie-Britannique - est révélatrice. Rien ne prédestinait ces deux hommes issus de milieux différents et adversaires à l’entraînement à développer ce lien.

 

« Je pense qu’il a été touché par mon optimisme et il a aimé mon style de vie, il a vu que ce que je dégageais était vrai. Il a pu adapter mon style de vie à lui », a décrit Thouin qui a aidé Luke à bien canaliser ses énergies.

 

Une scène qui fait chaud au coeur

 

Maintenant qu’il pouvait dire mission accomplie, l’athlète de 24 ans est demeuré réaliste. Il comprenait qu’il était fort probable qu’il se contente d’un rôle sur les lignes de côté pour cette partie.

 

« Il n’y avait pas beaucoup de chances que j’embarque sur le terrain. Pour les entraîneurs, c’était une façon de me remercier pour toutes ces années dédiées à l’équipe en ayant su jouer mon rôle », a admis le joueur originaire de Varennes.

 

Mais les dieux du football prévoyaient quelque chose de spécial pour lui.

 

« On avait eu des blessés en première demie et je voyais bien que, si ça continuait comme ça, je serais le prochain sur la liste. À la mi-temps, Mathieu Pronovost (l’entraîneur de la ligne offensive) est venu me voir pour me dire qu’on me confierait des jeux. Là, le cœur pompait ! J’étais excité, mais c’était sain comme réaction. J’étais vraiment content de me dire que ce serait vrai », a-t-il raconté.Amis de Stéphane Thouin

 

Tout d’un coup, alors que les Carabins se préparent pour un jeu qui n’a rien de significatif, une partie de la foule explose de bonheur dans les gradins du Stade Percival-Molson. C’est la famille et les amis de Thouin qui sont émus et heureux de le voir fouler le terrain après tant d’efforts.  

 

« C’était vraiment touchant… », a confirmé Thouin qui avait vu les proches de Rudy réagir de la même manière dans le film.

 

« J’étais vraiment content pour lui quand j’ai entendu sa famille se réjouir. Il y a bien des joueurs qui ont commencé à scander : " Thouin, Thouin, Thouin " », a décrit François Hamel, l’un de ses meilleurs amis dans l’équipe, en confirmant une autre similitude avec l’histoire de Rudy. 

 

Honnête comme il l’est, Thouin s’empresse d’y aller d’une révélation qui devient amusante.

 

« Pour être bien franc, je n’ai pas fait la bonne chose sur mon premier jeu, j’ai vraiment foiré, je n’ai pas bloqué le bon joueur. Mais ça ne m’a pas atteint, la majorité des gars n’exécutent pas leur premier jeu à la perfection. Je me suis bien repris pour mes autres jeux et j’ai vraiment fini sur une note positive : j’ai dominé le joueur devant moi sur mon dernier bloc. C’était le fun de finir comme ça », a noté Thouin alors que Rudy a conclu son dernier jeu pour l’Université Notre Dame avec un sac du quart.

 

Une inspiration à sa façon

 

L’entraîneur Danny Maciocia n’a que du respect pour l’investissement du jeune homme.

 

« Quand je regarde tout ça, je me dis que c’est probablement notre version de Rudy. C’est un jeune incroyable, tellement respecté dans le vestiaire. On avait identifié ce match tard dans la saison pour lui permettre d’être en uniforme et cette opportunité était bien méritée. Ça se voit de moins en moins des jeunes qui sont prêts à faire autant de sacrifices, on voulait le récompenser », a-t-il indiqué.

 

Maciocia aborde l’aspect majeur de ce récit, pourquoi Thouin a-t-il été en mesure de persévérer pendant quatre ans? Bien sûr, plusieurs joueurs ne foulent pas le terrain à leur première année, mais il s’est aussi relevé d’une blessure importante à sa deuxième année.

 

« C’est sûr que ma troisième année sans jouer a été très difficile. Mais dans la vie, je suis persévérant. À l’école, ce n’est pas facile pour moi parce que je suis dyslexique et dysorthographique donc je suis habitué de travailler fort et de m’accrocher. Il y a aussi la gang de boys, on a un lien fort. Ils m’ont toujours fait sentir que, même si je n’avais pas un impact sur le terrain, j’avais un impact auprès d’eux. J’ai priorisé l’équipe au lieu de me plaindre », a exposé le sympathique joueur qui se mariera au début 2019.Stéphane Thouin

 

Cette conclusion heureuse devient encore plus satisfaisante avec les embûches surmontées. Parce que ne croyez pas que ce fut de tout repos, oh que non.

 

« Satisfaction, c’est vraiment le bon mot. La comparaison est belle avec Rudy, je le vois positivement. J’ai parlé de ceux qui m’ont encouragé comme ma fiancée qui aurait bien pu me dire de lâcher. Mais il y a aussi eu des gens plus négatifs qui m’ont dit d’arrêter. Même cette année, ce sont des gars qui ont fait en sorte que je suis resté dans l’équipe », a révélé Thouin, un ancien du CÉGEP Édouard-Montpetit.

 

« C’était parfois rough, mais il ne s’est jamais rendu au point d’être vraiment tanné et de vouloir abandonner. Il croit en lui et il a raison de le faire », a soumis Hamel qui soupe chaque jeudi soir au restaurant Le Petit Québec avec Thouin, le moment durant lequel ils se racontent leurs joies et leurs frustrations. 

 

« C’est juste une petite histoire, mais ça soulève peut-être une petite morale de vie que tout est possible quand on y croit et qu’on travaille fort », a résumé le Rudy du Québec.

 

Si vous croyez que les similitudes ne sont pas assez fortes avec Rudy, lisez bien ceci. Par un fabuleux hasard, Rudy et Thouin ont chacun joué uniquement trois jeux. Ce n’est pas tout, Rudy était dyslexique tout comme son pendant québécois. Finalement, les deux hommes auront été des inspirations dans leur environnement respectif.

Rouge et Or : dernier entraînement avant le Jour J

 

Football : le RSEQ dévoile ses équipes d'étoiles

Universitaire jeudi, 1 nov. 2018. 11:28 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:Yan Doublet)

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a dévoilé jeudi la composition de ses équipes d’étoiles en football universitaire.

 

C’est par un vote des entraîneurs et du commissaire que furent sélectionnés les méritants suivants :

 

 

Attaque

 

Kétel Assé – LAVAL – BLOQUEUR *
Maurice Simba – CONCORDIA – BLOQUEUR
Samuel Thomassin – LAVAL – GARDE
François Bessette – MONTRÉAL – GARDE
Samuel Lefebvre – LAVAL – CENTRE *
Regis Cibasu – MONTRÉAL – RECEVEUR
Jeremy Sauvageau – McGILL – RECEVEUR
Jonathan Breton-Robert – LAVAL – RECEVEUR
Jarryd Taylor – CONCORDIA – RECEVEUR
Maxime Joubert – MONTRÉAL – CA-HYBRIDE
Gabriel Polan – SHERBROOKE – DEMI OFFENSIF *
Hugo Richard – LAVAL – QUART-ARRIÈRE *

 

Défense

 

Mathieu Betts – LAVAL – AILIER DÉFENSIF *
Benoit Marion – MONTRÉAL – AILIER DÉFENSIF
Vincent Desjardins – LAVAL – PLAQUEUR *
Andrew Seinet-Spaulding – McGILL – PLAQUEUR
Brian Harelimana – MONTRÉAL – SECONDEUR
Daniel Basambombo – LAVAL – SECONDEUR
Redha Kramdi – MONTRÉAL – SECONDEUR COUVERTURE
Marc-Antoine Dequoy – MONTRÉAL – DEMI DÉFENSIF *
Benjamin Carré – McGILL – DEMI DÉFENSIF
Émile Chenevert – LAVAL – DEMI DE COIN *
Jean-Sébastien Bélisle – MONTRÉAL – DEMI DE COIN
François Hamel – MONTRÉAL – MARAUDEUR

 

Unités spéciales

 

Louis-Philipe Simoneau – MONTRÉAL – BOTTEUR DÉGAGEMENT
David Côté – LAVAL – BOTTEUR DE PRÉCISION
Ryth-Jean Giraud – MONTRÉAL – RETOUR DE BOTTÉS
 
(*) Choix unanimes

Le Rouge et Or pulvérise Sherbrooke 53-0

Universitaire dimanche, 21 oct. 2018. 16:23 Le Rouge et Or
Le Rouge et Or (Source d'image:Le Rouge et Or)

C’est un véritable rouleau compresseur qui a passé sur le Vert & Or au Stade Telus de l’Université Laval dimanche après-midi, à l’occasion de la dernière rencontre sur la route en saison régulière des joueurs de football de l’Université de Sherbrooke.

Le Rouge et Or, déjà assuré du premier rang au classement, a été intraitable dans un gain facile de 53-0 et des gains de plus de 560 verges à l’attaque. Une performance de cinq touchés, quatre touchés de sûreté et trois placements, pour lesquels il n’y a eu aucune réplique.

C’est cette fois la recrue Joé Hudon à qui le coordonnateur offensif du Vert & Or Rémi Giguère a accordé sa confiance pour diriger l’attaque sherbrookoise en début de match. Il a réussi deux des huit passes dirigées vers ses coéquipiers pour seulement 10 verges de gain. Conor Sinclair a pris sa relève à la fin du troisième quart.

Le Vert & Or a évité de justesse d’être dans le rouge pour le cumul de verges à l’attaque avec une mince production de 4 verges et uniquement deux premiers essais obtenus. Gabriel Polan a cumulé 49 verges en 14 courses au sol, mais plusieurs pertes sont venues diminuer cette récolte de verges, au total de l’équipe. Les troupiers sherbrookois ont également fait preuve d’indiscipline avec 12 punitions pour 145 verges décernées à leur encontre, par les officiels.

Le premier quart s’est résumé par deux longues possessions du Rouge et Or et neuf premiers jeux, qui n’ont cependant mené qu’à trois points, grâce à un placement de 26 verges du botté de précision David Côté. Le vent et le temps frais ont laissé leurs marques lors du début de cette rencontre, ce qui a compliqué le travail des unités spéciales et des quart-arrières.

Au début du deuxième quart, le vétéran du Rouge et Or Hugo Richard a laissé un peu plus sa marque dans les annales du football universitaire québécois, en égalant le record de l’ancien pivot du Vert & Or Jérémi Roch pour le plus haut total de passes de touché en carrière, soit 68.  L’ancien des Cheetahs de Vanier a terminé le match avec 70 passes en saison régulière ayant mené à des majeurs de son équipe. De plus, le no 4 a également profité de ce gain des siens pour devenir le troisième quart-arrière de l’histoire du circuit du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) à passer le cap des 10 000 verges par la passe.

Après les deux premiers quarts d’action, le pointage était déjà de 25-0 et le Vert & Or avait été limité à un seul premier essai et un cumul offensif négatif de : 5 verges sur 14 jeux, tandis que les porte-couleurs de Québec amassaient 294 verges en 41 jeux offensifs.

Cette défaite, la sixième en sept matchs cet automne, n’empêche en rien les footballeurs de l’Université de Sherbrooke d’espérer une qualification aux séries éliminatoires la semaine prochaine lors de leur dernier match en saison régulière devant leurs partisans. Une victoire par une marge de trois points et plus sur les Stingers de Concordia leur octroierait en effet le quatrième rang au classement de la Ligue universitaire de football du RSEQ. Le troisième échelon n’est d’ailleurs même pas exclu pour les hommes de Mathieu Lecompte, s’ils l’emportent par un grand écart de points sur leurs prochains adversaires.

Les Redmen confirment leur place en éliminatoires

Universitaire samedi, 20 oct. 2018. 18:24

Redmen 31 - Stingers 19 0:53

Les Redmen de l’Université McGill ont signé un gain de 31 à 19 devant les Stingers de Concordia, samedi, afin d’assurer leur qualification pour les éliminatoires.

Il s’agit seulement de la deuxième fois depuis 2012 que McGill prendra part au rendez-vous éliminatoire.

Le quart des Redmen Dimitrios Sinodinos a conclu le match avec 121 verges de gain et une passe de touché. Il a été victime d’une interception. Remi Bertellin a capté la passe de touché de son quart.

De son côté, Adam Vance a lancé une interception dans la défaite. Lui aussi a rejoint un receveur, Yanic Lessard, pour le majeur.

Les défenses ont donné des maux de tête aux attaques dans ce match, alors qu’un total de huit revirements a été enregistré, dont cinq chez les Redmen.

Les deux équipes présentent des dossiers de deux victoires contre cinq revers cette saison.

Les Carabins s'assurent du deuxième rang du classement général

Universitaire samedi, 13 oct. 2018. 18:03

Stingers 0 - Carabins 24 0:40

MONTRÉAL – En vertu de leur victoire de 24-0 obtenue face aux Stingers de Concordia, les Carabins de l’Université de Montréal se sont assurés du deuxième rang au classement général du RSEQ, samedi après-midi, au CEPSUM.

 

Cette position au classement assure donc la tenue d’un duel de demi-finale provinciale à la maison le 3 novembre prochain.

 

« On adore jouer à la maison devant nos partisans, a lancé sans hésiter l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Chaque fois qu’on embarque sur le terrain, il y a une ambiance spéciale et c’est plaisant de savoir qu’on va vivre ça une fois de plus. »

 

Profondeur

 

En l’absence de plusieurs réguliers sur l’unité offensive, blessés, certains joueurs en ont profité pour se faire remarquer davantage.

 

C’est le cas du porteur de première année Ryth-Jean Giraud qui a ajouté deux touchés à sa fiche, en plus de courir avec le ballon 15 fois pour des gains de 94 verges.

 

« Nous étions bien préparés et il fallait prendre la relève, a admis Ryth-Jean. On a bien performé et je suis content de la victoire. On sait qu’il faut travailler sur certains aspects de notre jeu et c’est ce qu’on va faire. »

 

« Nos jeunes ont tout un avenir, a ajouté Maciocia. Ryth-Jean est tellement explosif! Pendant les séries, il pourrait clairement faire du bruit pour nous et nous aider. »

 

Jean-Clifford Dazouloute a de son côté obtenu 108 verges en 11 portées.

 

Le quart-arrière Dimitri Morand était pour sa part à son poste et il a connu une autre bonne journée de travail. Le pivot de l’offensive des Bleus a complété 14 de ses 22 passes pour des gains de 178 verges. À quelques reprises, il a notamment démontré une précision exemplaire en décochant de longues passes qui atterrissaient directement dans les mains de ses receveurs.

 

Défensive solide

 

Pour une cinquième fois en sept matchs cette saison, la défensive n’a pas concédé un seul touché à son adversaire. Il s’agit également d’un deuxième jeu blanc cette année.

 

« Notre objectif c’est toujours de donner le moins de points possible, a lancé Philippe Lemieux-Cardinal. C’est clairement l’une des unités défensives les plus complètes avec laquelle j’ai joué. Je suis extrêmement content de pratiquer avec ces gars-là chaque semaine. »

 

Sean Côté s’est démarqué en réussissant 7,5 plaqués, dont un sac du quart. Redha Kramdi et Philippe Lemieux-Cardinal ont également rejoint le quart à une reprise chacun, tandis que le secondeur Michael Brodrique était en uniforme pour la première fois cette année. Il avait l’occasion d’affronter son frère Samuel qui évolue pour les Stingers.

 

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a pour sa part réussi deux de ses quatre tentatives de placement, dont une sur une distance de 32 verges.

 

Finissants

 

Quelques minutes avant le début de la rencontre, les joueurs de dernière année ont été présentés à la foule. Les partisans ont chaudement applaudi les 11 finissants, dont Arnaud Gendron-Dumouche, qui a subi une sérieuse blessure à la cheville lors du match du 8 septembre face au Rouge et Or de l’Université Laval.

 

« J’étais revenu pendant quelques pratiques, mais quand j’ai mis les pieds sur le terrain, ça m’a fait quelque chose, a indiqué le joueur de ligne offensive de 6 pieds et 10 pouces. J’ai juste hâte que mon pied ait mieux et de pouvoir mettre tout ça derrière moi. »

 

Les Carabins bénéficieront d’une semaine de congé, avant de visiter les Redmen de McGill le 27 octobre, à l’occasion du dernier match de la saison régulière.

Le Rouge et Or bat les Carabins en prolongation

Universitaire dimanche, 7 oct. 2018. 16:27

Carabins 15 - Rouge et Or 18 (Prolongation) 2:35

Dans un autre duel typique entre les deux grands rivaux du football universitaire québécois, les Carabins de l’Université de Montréal ont dû s’avouer vaincus par la marque de 18-15, en prolongation, face au Rouge et Or de l’Université Laval, dimanche après-midi, à Québec.

 

Lors de la prolongation, les Carabins ont tout tenté afin d’inscrire un majeur pour conserver leur chance de terminer au premier rang du classement général, au terme de la saison. La défense lavalloise a toutefois tenu bon et c’est finalement un placement de 12 verges qui a donné la victoire aux favoris de la foule.

 

« Je ne sais pas combien de matchs entre nous et eux se sont terminés par trois points ou moins, mais ça arrive souvent, a lancé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. C’est toujours comme ça! On est deux excellentes équipes et ça donne de bonnes rencontres. On fait partie des meilleurs programmes au pays et ça parait sur le terrain. »

 

La défensive, encore la défensive

 

En deuxième demie, l’unité défensive est parvenue à créer trois revirements qui ont complètement changé l’allure du match.

 

Alors que le pointage était de 12-5 en faveur du Rouge et Or, Redha Kramdi a fait perdre le ballon au porteur Vincent Forbes-Mombleau. Marc-Antoine Dequoy est parvenu à le récupérer en plus

Le Rouge et Or remporte une guerre de tranchées

de franchir les 54 verges qui le séparaient de la zone des buts.

 

Quelques minutes plus tard, l’attaque du Rouge et Or était positionnée à 11 verges du territoire adverse, mais Dequoy a une fois de plus fait sentir sa présence avec une interception qui a permis de conserver le pointage à 12-12.

 

Kerfalla-Emmanuel Exumé a pour sa part intercepté une passe du quart-arrière Hugo Richard, mais les Bleus n’ont pas inscrit de points à la suite de ce revirement.

 

« Sur mon touché, je donne tout le crédit à Redha, a humblement admis le numéro 24. En plus de forcer l’échappé, il a bloqué Hugo pour me permettre de courir. Sur mon interception, il [Hugo Richard] a décidé de lancer et j’étais placé à la bonne place! »

 

La puissance de Simoneau

 

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a une fois de plus démontré toute la puissance de sa jambe en créant l’égalité 15-15 avec moins de deux minutes à écouler à la rencontre, à la suite d’un placement de 49 verges, un record d’équipe. C’est lui qui détenait le record précédent grâce à une réussite de 46 verges. L’étudiant en Santé et sécurité au travail a placé le ballon entre les poteaux lors de ses deux tentatives de placement, en plus de réussir un dégagement de 56 verges. Il a également refoulé l’adversaire à l’intérieur de leur ligne de 20 à deux occasions.

 

« Je suis content de ma performance, mais le but c’est d’aller chercher la victoire, a lancé Louis-Philippe. Quand je suis sur les lignes de côté, j’entends la foule, mais une fois que je suis sur le terrain je suis tellement dans ma bulle que je n’entends plus rien. Je regarde mon teneur et je fais ce que j’ai à faire. »

 

Le quart-arrière Dimitri Morand a terminé sa journée de travail avec 17 passes complétées en 36 tentatives pour 170 verges et une interception.

 

Asnnel Robo a quant à lui obtenu 33 verges en neuf portées.

 

Le prochain match des Carabins aura lieu samedi le 13 octobre, alors que les Stingers de Concordia seront de passage au CEPSUM.

Le Vert et Or signe une première victoire

Universitaire vendredi, 5 oct. 2018. 23:34 Gabriel Polan
Gabriel Polan (Source d'image:Yves Longpré/Vert & Or de l'UdeS)

Les partisans de l’équipe de football Vert et Or avaient au moins trois raisons de célébrer la victoire de leurs favoris, vendredi soir au stade extérieur de l’Université de Sherbrooke. Les réjouissances ont suivi un gain des Verts sur les Redmen de McGill, par la marque serrée de 14-13 devant une foule évaluée à 3500 personnes.

Ils célébraient d’abord une première victoire en 2018, la fin d’une longue séquence infructueuse sur la surface naturelle de l’UdeS (qui a duré près de deux ans), mais surtout la satisfaction de voir le Vert et Or toujours dans la course pour une place en séries.

Sans pour autant avoir obtenu le bris d’égalité sur les Rouges, dans le cas d’une fiche identique entre les deux équipes, les hommes de Mathieu Lecompte ont relancé leur saison, avec encore deux matchs à jouer en octobre.

C’est un simple de la recrue Louis Tardif avec quelques secondes à faire au match qui a brisé l’égalité de 13-13, après une remontée de 10 points des visiteurs au quatrième quart. Le jeune botteur, qui avait réussi des placements de 11 et 38 verges plus tôt dans le match, y allait d’une tentative de placement de la ligne de 30 verges. Le ballon n’a pas passé entre les deux poteaux, mais a franchi la distance suffisante pour être hors de la portée du retourneur des Redmen dans la zone de buts et octroyer le point d’écart à son équipe.

William Tremblay-Harnois a eu son mot à dire juste avant cette dernière série à l’attaque du Vert et Or, en réussissant un retour de botté de 49 verges pour donner une excellente position sur le terrain.

Mais le héros du match pour les joueurs de l’UdeS a sans contredit été le vétéran porteur de ballon Gabriel Polan. Ce dernier y est allé de sa meilleure performance en carrière avec le Vert et Or et a cumulé 136 verges en 23 courses, en plus de marquer le seul majeur de son équipe.

Deux revirements à l’encontre du quart-arrière partant Conor Sinclair (une interception et un échappé) ont été couteux en fin de match mais le Vert et Or a su rebondir. C’est Joé Hudon qui a terminé la rencontre au poste de pivot de l’attaque sherbrookoise.

Une première demie favorable

Même si les deux équipes ont éprouvé des difficultés à faire progresser le ballon lors des deux quarts initiaux, le Vert et Or a gagné au jeu des positions sur le terrain en exploitant notamment deux revirements des visiteurs pour mettre 10 points sur le tableau.

Au moment de retraité au vestiaire à la mi-temps, le Vert et Or menait 10-0 sur les Redmen et avait cumulé 118 verges de gain en attaque, en plus de réaliser sept premiers essais. Les porte-couleurs de McGill peinaient quant à eux avec seulement 50 verges accumulés, essentiellement par la voie des airs et seulement quatre premiers jeux. Il faut dire qu’ils  se sont souvent tirés dans le pied en prenant pas moins de 11 pénalités pour 100 verges, en plus de cafouiller sur plusieurs jeux.

Sur l’ensemble du match, le Vert et Or a dominé ses rivaux dans la majorité des  catégories de statistiques (15 premiers jeux contre 9, 242 verges au sol contre seulement 22, 294 verges totales de gain contre 154 et, surtout, 14 points contre 13 au tableau indicateur).

« Une victoire est une victoire et elle fait beaucoup de bien, peu importe le pointage et la manière. Surtout devant nos partisans. Ça donne un sens à nos prochains matchs, mais de toute façon on va les jouer un à la fois en se concentrant sur notre exécution », a indiqué l’étudiant-athlète de l’École de gestion, qui se réjouissait de s’être vu confier le ballon aussi souvent. « Je ne me plaindrai jamais d’avoir le ballon trop souvent», a-t-il ajouté le sourire aux lèvres.

« Coach Regimbald nous dit souvent que les unités spéciales doivent donner des étincelles aux matchs et c’est exactement ce que j’ai réussi à faire sur mon dernier retour de botté en fin de match » a pour sa part indiqué William Tremblay-Harnois. « Les coachs me font confiance en me désignant comme partant et je veux profiter de cette opportunité pour contribuer à l’équipe et montrer ce que je peux faire », ajoute le no 3 du Vert et Or.

Le Vert et Or disposera de deux semaines pour se préparer à son prochain affrontement, puisque son défi suivant aura lieu le 21 octobre, à Québec face au Rouge et Or. Il s’agit d’une deuxième pause en quatre semaines pour les footballeurs sherbrookois.

Ce troisième match à domicile de l’automne du Vert et Or a également permis de soutenir la cause de la lutte contre le cancer du sein. Une partie des recettes de ce match Vert et Rose sera versée à la course pour la vie CIBC. La vice-rectrice à l’administration et au développement durable de l’Université de Sherbrooke, Denyse Rémillard, agissait comme coprésidente de l’événement, en compagnie d’Annie Faucher, membre du Club des capitaines de la formation de football de l’UdeS et survivante de cette maladie.

Une politique transgenre pour le sport universitaire canadien

Universitaire jeudi, 27 sept. 2018. 14:36 Logo défaut universitaires
(Source d'image:RDS)

TORONTO - U Sports, l'organisation qui gère le sport universitaire au Canada, a dévoilé une nouvelle politique d'inclusion pour les étudiants-athlètes transgenres afin qu'ils participent aux compétitions qui correspondent à leur identité de genre.

L'organisation a indiqué dans un communiqué publié jeudi que la politique entrait immédiatement en vigueur dans ses 56 établissements membres à travers le pays.

Selon la nouvelle politique, les étudiants-athlètes pourront concourir au sein de l'équipe qui correspond à leur genre biologique ou à leur identité de genre, pourvu qu'ils soient en conformité avec le programme antidopage canadien.

La nouvelle politique a été élaborée par le comité sur l'équité de U Sports et approuvée par le conseil d'administration de U Sports.

« Les membres du comité sur l'équité visaient à assurer que tous les étudiants inscrits dans nos universités canadiennes aient des chances égales d'être sélectionnés au sein des équipes universitaires, indépendamment de leur sexe ou de leur identité et expression de genre », a déclaré dans un communiqué la présidente du comité sur l'équité de U Sports et gérante des sports universitaires, des activités sportives, et de la récréation à l'Université McGill, Lisen Moore.

« Nous sommes très heureux de l'appui du conseil concernant notre politique transgenre avant-gardiste et poursuivons notre démarche visant à aider nos établissements membres au niveau de l'application et de la mise en ?uvre de cette politique », a-t-elle ajouté.

Un étudiant-athlète demeure limité à un total de cinq ans d'admissibilité et ne peut concourir qu'au sein des équipes sportives d'un seul genre au cours d'une année scolaire donnée.

La politique approuvée n'est pas conditionnelle à ce qu'un étudiant-athlète se soit, au préalable, soumis à une hormonothérapie pour être autorisé à concourir au sein d'une équipe qui correspond à son identité de genre.

Un plateau pour Hugo Richard dans la victoire

Universitaire dimanche, 23 sept. 2018. 18:25

Redmen 7 - Rouge et Or 53 0:50

Le Rouge et Or de l’Université a facilement disposé des Redmen de l’Université McGill par la marque de 53-7, dimanche.

Hugo Richard est passé à l’histoire au cours de cette rencontre. Le quart du Rouge et Or a dépassé Mathieu Bertrand au quatrième rang de l’histoire du RSEQ au chapitre des passes de touché grâce à une récolte de quatre dans la rencontre. Il a ainsi porté son total à 59 au cours de sa carrière.

Il a dépassé Bertrand alors qu’il a rejoint Jonathan Breton-Roberge pour le majeur. Richard a terminé le match avec 362 verges de gain.

Le quart n’a pas été le seul représentant du Rouge et Or à atteindre un plateau dans ce match. Mathieu Betts s’est hissé aux côtés de Jim Aru de l’Université Queen’s pour le premier rang de l’histoire en ce qui concerne les sacs du quart avec un total de 31 et demi.

Les Carabins ont inscrit un record de points dans un gain de 74 à 3

Universitaire samedi, 22 sept. 2018. 17:23

Carabins 74 - Stingers 3 0:52

Les Carabins de l’Université de Montréal ont établi un record pour le plus grand nombre de points marqués lors d’un même match en venant à bout des Stingers par la marque de 74-3, samedi à Concordia.

 

Le record précédent datait de la saison 2009 et avait été établi dans un gain de 66-14 face aux Redmen de McGill.

 

« Je ne pensais jamais que ça allait se terminer avec ce pointage à la suite de notre départ, a avoué l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Quand on joue à notre niveau, tout est possible. »

 

Fidèle à son habitude, la défense a grandement contribué en réalisant cinq interceptions, pour 216 verges, dont un impressionnant total de trois ramenées pour des touchés.Célébrations des Carabins

 

En deuxième demie, Philippe Lemieux-Cardinal a été le premier à atteindre la zone payante après avoir couru sur 78 verges. Dès le retour de la défensive sur le terrain, c’est Marc-Antoine Dequoy qui a réalisé un larcin bon pour sept points. Finalement, Kerfalla Emmanuel Exumé a lui aussi ajouté six points au tableau.

 

Les trois joueurs se sont donc partagé la ceinture de revirements et le sombrero remis au dernier joueur ayant réalisé un touché, au grand plaisir des nombreux partisans qui étaient venus encourager les Bleus en territoire ennemi. Le secondeur Brian Harelimana et le demi défensif Tysen-Otis Copeland ont également intercepté une passe du quart adverse.

 

« C’est mon premier touché en carrière, a fièrement admis Lemieux-Cardinal, un colosse de 6 pi 5 po et 249 lb. Les 20 dernières verges étaient plus difficiles, mais j’ai vu que j’avais des blocs, alors je savais que j’allais y arriver. J’étais tellement essoufflé rendu dans la zone des buts que je n’arrivais plus à dire un mot ! »

 

Robo également en feu

 

Le porteur de ballon Asnnel Robo a atteint la zone payante à trois occasions pour porter son total de touchés à six depuis le début de la campagne.

 

Dès la première séquence offensive de la rencontre, l’étudiant en optimisation de la chaîne logistique (HEC Montréal) a réussi des courses consécutives de neuf, 11 et 12 verges, mais c’est le pied de Louis-Philippe Simoneau (Santé et sécurité au travail) qui a terminé la séquence.

 

Robo a finalement réussi deux majeurs au sol, dont un grâce à une course de 77 verges et un autre à la suite d’un jeu truqué sur les unités spéciales qui a permis à l’attaque de demeurer sur le terrain. Son troisième touché a été réalisé en captant une passe d’une verge de Dimitri Morand.

 

« J’ai vu la manière dont Asnnel s’est préparé pendant toute la saison morte et il mérite amplement tout ce qui lui arrive. Je suis très content pour lui. C’est un homme. Il prend tout au sérieux et il travaille vraiment fort, a admis Danny Maciocia. »

 

« Tous les matchs se gagnent avec une bonne préparation. Le jeu va beaucoup plus lentement quand tu t’es bien préparé, a ajouté Robo. La ligne à l’attaque nous aide tellement! D’un point de vue collectif, tout le monde peut faire des jeux en travaillant ensemble, a admis celui qui a terminé la rencontre avec 145 verges en huit courses. »

 

Les porteurs de première année Ryth-Jean Giraud et Jean-Clifford Dazouloute ont également participé au festival offensif en inscrivant leur premier touché en carrière. Giraud a terminé la journée avec deux majeurs.

 

Au total, l’attaque au sol a généré 366 verges de gain.

 

De son côté, Morand a complété 11 de ses 21 passes pour des gains de 126 verges.

 

Louis-Philippe Simoneau a quant à lui réussi deux de ses trois tentatives de placement, dont une sur une distance de 43 verges.

 

Les Carabins renoueront avec l’action ce vendredi, alors que le Vert & Or de Sherbrooke sera de passage au CEPSUM.

RSEQ : les Carabins dominent le Vert & Or

Universitaire samedi, 15 sept. 2018. 18:07

Carabins 43 - Vert et Or 11 0:51

MONTRÉAL – Les Carabins de l’Université de Montréal ont atteint la zone des buts à cinq reprises lors de la première demie pour finalement venir à bout du Vert & Or par la marque de 43-11, samedi après-midi, à Sherbrooke.

 

L’attaque des Bleus s’est imposée dès la première séquence offensive de la rencontre.

 

C’est le porteur de ballon Asnnel Robo (Optimisation de la chaîne logistique, HEC Montréal) qui a ouvert le bal en complétant une belle poussée offensive avec une course de trois verges. Robo a finalement conclu sa journée de travail avec neuf portées pour 104 verges et deux majeurs. Son deuxième a été réalisé à la suite d’une course au centre du terrain de 71 verges.

 

Après la première demie, le pointage était de 40-1 en faveur des protégés de Danny Maciocia. C’est la troisième fois de l’histoire que l’équipe parvient à marquer au moins 40 points en première demie.

 

Si l’attaque au sol a connu du succès, la voie des airs a également été payante pour les Carabins.

 

Le quart-arrière Dimitri Morand (Sciences de la communication) a rejoint Regis Cibasu (Administration, HEC Montréal) et Louis-Mathieu Normandin (Comptabilité CPA, HEC Montréal) dans la zone des buts, en plus de franchir lui-même deux verges pour le majeur.

 

Le pivot de deuxième année a notamment complété ses six premières passes du match pour imposer le rythme. La connexion entre lui et Cibasu était visiblement à point comme le démontrent les huit réceptions pour 163 verges du receveur. Morand, retiré du match au début du quatrième quart, a terminé sa journée de travail avec 19 passes complétées en 26 tentatives pour des gains de 283 verges, incluant deux passes de touché et un au sol. Il a été intercepté à une reprise.

 

« L’attaque a finalement débloqué, a lancé le coordonnateur offensif Gabriel Cousineau. On savait qu’on était proche et que c’était une question de détails. En première demie on a pris le momentum et ç’a bien été. Il faut apprendre à mieux finir les matchs, mais je suis content d’avoir pu voir beaucoup de joueurs en action. »

 

« On avait du synchronisme en attaque, a ajouté Danny Maciocia. Dimitri a très bien géré et on peut dire mission accomplie après 30 minutes de jeu. »

 

La réception de six points de Normandin était pour sa part sa 12e dans l’uniforme des Bleus, ce qui représente un nouveau record d’équipe. C’est Mikhaïl Davidson qui détenait l’ancienne marque avec 11.

 

« C’est plaisant à apprendre, a avoué Normandin. Je ne suis pas un gars qui regarde les records et attend les prix, mais ça fait du bien quand ça passe. Je suis encore plus content de notre belle victoire. Maintenant, on va se préparer pour notre prochain adversaire. »

 

Les botteurs Louis-Philippe Simoneau (Santé et sécurité au travail) et Michael Arpin (Économie et politique) ont pour leur part chacun réussi un placement.

 

La défensive fait le travail

 

Du côté défensif, les joueurs ont également répondu à l’appel. Au total, les favoris de la foule ont obtenu seulement 164 verges de gain contre 502 pour les Bleus.

 

Le joueur de ligne défensive Benoit Marion (Relations industrielles) a fait sentir sa présence avec 4,5 plaqués et un sac du quart.

 

Redha Kramdi (Arts et sciences) a quant à lui réalisé une interception.

 

En toute fin de rencontre, le Vert & Or a atteint la zone des buts. Il s’agit du premier touché concédé par la défensive des Carabins cette saison.

 

« On joue du bon football, a admis l’entraîneur-chef qui agit également comme coordonnateur défensif. La beauté dans tout ça, c’est qu’on a pu embarquer plusieurs joueurs pour leur donner une opportunité d’aller chercher du temps de jeu. On veut toujours s’attarder aux détails et on va continuer de le faire. »

 

Samedi prochain, les Carabins rendront visite aux Stingers de Concordia.

Concordia vient à bout des Redmen

Universitaires samedi, 15 sept. 2018. 17:50 Adam Vance
Adam Vance (Source d'image:Stingers)

Le quart Adam Vance a lancé trois passes de touché et il a récolté 376 verges dans une victoire des Stingers de Concordia de 32-26 sur les Redmen de McGill, samedi au Stade Percival-Molson à l'occasion du match de la coupe Shaughnessy.

C'est une passe à Sam Nadon sur six verges au quatrième quart qui a fait la différence.

Vance a aussi complété deux passes pour des majeurs à Jarryd Taylor, des jeux de 80 et 26 verges.

Pour sa part, Quaysie Gordon-Maule a ramené un botté sur 107 verges pour un touché.

Du côté des Redmen, Dimitrios Sinodinos a récolté un total de 151 verges et deux touchés en complétant 13 de ses 30 passes.

David Adesegun a capté une passe de dix verges pour un touché.  Jacob Dwinnell l'a imité sur six verges.

Le Rouge et Or a vaincu les Carabins 12 à 7

Universitaire samedi, 8 sept. 2018. 17:17

Rouge et Or 12 - Carabins 7 1:02

Comme c’est le cas presqu'à chacun des affrontements entre le Rouge et Or et les Carabins, le match s’est décidé dans les toutes dernières secondes. Cette fois, ce sont les joueurs de l’Université Laval qui sont sortis victorieux par la marque de 12-7, samedi après-midi, dans un CEPSUM rempli à pleine capacité.

 

Quatre placements de David Côté ont permis au Rouge et Or de signer un troisième gain en autant de matchs cette saison.

 

L’attaque des Bleus a repris le ballon avec moins de deux minutes à faire, mais le dernier coup de sifflet s’est finalement fait entendre avant que les protégés de l’entraîneur-chef Danny Maciocia réussissent à ajouter sept points au tableau.

 

« Au final, c’était un bon match, mais on a manqué d’exécution sur quelques jeux, a admis Maciocia. Quand on perd un match par cinq points, ce sont les petits détails qui font mal. »

 

C’est Gabriel Archambault qui a débuté le match au poste de quart-arrière. En une demie, l’étudiant en médecine a réussi cinq de ses neuf passes pour 28 verges et une interception.

 

Amené en relève après la mi-temps, Dimitri Morand a pour sa part complété huit de ses 17 relais pour 74 verges et un larcin.

 

« Ils ont bien fait dans les circonstances, mais on ne les [nos quarts-arrières] a pas aidés, a ajouté le coordonnateur offensif de l’équipe Gabriel Cousineau. Tout le monde a sa part du blâme et on ne peut pas utiliser les absents comme excuse. Les joueurs ont tous des répétions en pratique et peu importe qui est sur le terrain, ils doivent être prêts. »

 

Les Carabins étaient notamment privés des services des receveurs vedettes Louis-Mathieu Normandin, Kevin Kaya (Année préparatoire) et Guillaume Paquet en raison de blessures.

 

C’est Morand qui a réussi le seul majeur de la journée. Il a lui-même couru sur une verge pour porter le pointage à 9-7.

 

« Au football, tu gagnes ou tu apprends, a humblement expliqué Morand, un ancien du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu. J’ai fait deux erreurs coûteuses, mais on va se regrouper et se reprendre la semaine prochaine. Jouer devant autant de personnes c’était exceptionnel et on a vraiment utilisé leur énergie. »

 

Immédiatement après le touché, la défense s’est amenée sur le terrain et Philippe Lemieux-Cardinal ainsi que Brian Harelimana ont chacun réussi un sac du quart ce qui a bruyamment fait réagir la foule réunie au CEPSUM.

 

« La défense a bien fait, mais c’est toujours bien d’aller chercher un ou deux revirements pour donner un coup de main à notre attaque, a dit Maciocia qui agit également comme coordonnateur défensif. »

 

Moment inquiétant

 

En première demie, un moment inquiétant est survenu, lorsque le joueur de ligne offensive Arnaud Gendron-Dumouchel a subi une blessure à la cheville droite. Le colosse de 6 pi 9 po et 318 livres a dû quitter le terrain sur une civière et la foule lui a servi une chaleureuse et bruyante ovation.

 

Carabins : défaite et blessure grave

Le joueur de cinquième année a été repêché par les Blue Bombers de Winnipeg en quatrième ronde du plus récent repêchage de la Ligue canadienne de football.

 

« Ça fait mal au cœur et ce n’est jamais plaisant à voir, a avoué Maciocia. C’est certain que ça a un impact sur le reste de l’équipe, mais ça arrive au football. J’ai hâte d’avoir de ses nouvelles et j’espère qu’il sera de retour bientôt. »

 

Les Bleus prendront la route pour la première fois de la saison samedi prochain en rendant visite au Vert & Or à Sherbrooke.

Les Stingers l'emportent sur le dernier jeu du match

Universitaire samedi, 8 sept. 2018. 17:51 James Tyrrell
James Tyrrell (Source d'image:Stingers)

Les Stingers de Concordia peuvent remercier James Tyrrell qui a procuré la victoire à son équipe sur le dernier jeu du match devant le Vert & Or de l’Université Sherbrooke.

Le receveur a accepté une passe de 25 verges dans la zone des buts alors qu’il ne restait plus de temps au cadran et Concordia l’a emporté par la marque de 22 à 20.

Les Stingers complétaient du même coup une remontée de 15 points, alors qu’ils tiraient de l’arrière 20 à 5 à un certain moment dans le match.

Maxime Bouffard a inscrit un touché pour les Stingers alors qu’il n’a eu qu’à franchir une seule verge.

Dans la défaite, Anthony Chagnon a franchi 108 verges après avoir récupéré un échappé pour un majeur.

Sherbrooke encaisse ainsi une troisième défaite en autant de matchs cette saison. Les Stingers ont signé leur premier gain de la campagne.

Pierre-Alexandre Parenteau entraîneur-adjoint avec les Aigles Bleus

Hockey jeudi, 6 sept. 2018. 11:57 Pierre-Alexandre Parenteau
Pierre-Alexandre Parenteau (Source d'image:Getty)

L'ancien attaquant du Canadien de Montréal Pierre-Alexandre Parenteau a décidé d'embrasser la carrière d'entraîneur en se joignant à l'équipe masculine de l'Université de Moncton, les  Aigles Bleus.

Parenteau, qui a pris sa retraite en juin après deux ans en KHL, secondera l'entraîneur Judes Vallée.

Parenteau, qui devrait être avec l'équipe sur une base à temps partiel, devrait être responsable notamment de l'avantage numérique.

Choix de neuvième ronde des Mighty Ducks d'Anaheim en 2001, Parenteau a disputé un total de 491 parties dans la LNH à Chicago, avec les Rangers et Islanders de New York, le Colorado, le Canadien, Toronto, New Jersey et Nashville. Il a marqué 114 buts et obtenu 182 passes.

 

Une explosion offensive pour le Rouge et Or face à l'Université Concordia

Universitaire samedi, 1 sept. 2018. 23:26 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Yan Doublet)

L'équipe de football du Rouge et Or de l'Université Laval s'est amusé aux dépens des Stingers de l'Université Concordia, samedi soir au Stade Telus, l'emportant par la marque de 47-9.

Après un jeu aérien de 60 verges du quart Hugo Richard vers le receveur Jonathan Breton-Robert, les Lavallois ont pris les devants 10-1 et n'ont plus jamais regardé derrière.

Il s'agissait là d'une prestation offensive bien plus convaincante que celle offerte la semaine précédente par la troupe de Glen Constantin, alors que celle-ci avait dû se contenter de 14 points dans un gain face au Vert & Or de l'Université de Sherbrooke.

Alors que les locaux menaient par près de 40 points en fin de rencontre, le Rouge et Or a joué de prudence et retiré Richard de la rencontre, lui qui s'est hissé durant l'affrontement au cinquième rang de l'histoire du RSEQ pour le nombre de verges par la passe.

Il a totalisé 279 verges, complétant 19 de ses 28 tentatives de passes. Trois de celles-ci ont été captées pour des touchés.

Du côté défensif, le meneur Mathieu Betts a réussi deux sacs du quart.

La prochaine sortie du Rouge et Or se fera au CEPSUM, samedi prochain, alors qu'il se mesurera aux Carabins de l'Université de Montréal.

Les Redmen savourent une rare victoire

Universitaires samedi, 1 sept. 2018. 18:25

Vert et Or 8 - Redmen 19 0:46

Les Redmen de McGill ont mis fin à une série de sept défaites en signant un premier gain depuis le 9 septembre 2017 en l'emportant au compte de 19-8 sur le Vert et Or de Sherbrooke, samedi.

Le demi défensif Benjamin Carré a réussi un majeur à la suite d'une interception qu'il a ramenée sur 71 verges.  L'autre majeur est venu à la suite d'une passe de neuf verges de Dimitrios Sinodinos à Daniel Adesegun.

Sinodinos a réussi huit de ses onze passes pour 94 verges.

Sherbrooke n'a obtenu que 114 verges globalement contre 219 pour les Redmen.

Les points du Vert et Or ont été obtenus sur des placements de 32 et 13 verges du botteur recrue Louis Tardif ainsi que sur un touché de sûreté concédé par l’adversaire.  

 

Classement de l’automne du bureau de recrutement de la LCF

LCF jeudi, 30 août 2018. 14:36 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:Yan Doublet)

TORONTO – Le bureau de recrutement de la Ligue canadienne de football (LCF) a dévoilé aujourd’hui son premier classement des 20 plus beaux espoirs admissibles au repêchage 2019 du circuit

Jonathan Kongbo | LD | Tennessee
 

En deux saisons avec les Volunteers de l’Université du Tennessee, Kongbo a pris part à 24 matchs, dont 12 en tant que partant. Au cours de ces 24 parties, il a réussi 40 plaqués (15 solos, 25 assistés), 5,5 plaqués pour des pertes et 3,5 sacs. Originaire de Surrey, en Colombie-Britannique, Kongbo a aussi réussi une interception contre l’Université du Missouri, qu’il a retournée sur 59 verges pour un touché. Avant d’évoluer avec l’Université du Tennessee, Kongbo a passé une saison avec l’Université du Wyoming, où il n’a pas joué (redshirt). Par la suite, il s’est joint à l’Université Arizona Western (un collège communautaire), où il a disputé une saison, à la suite de laquelle il était perçu comme le meilleur espoir des collèges communautaires américains.
 

Mathieu Betts | LD | Laval
 

Le Montréalais Mathieu Betts a disputé 24 matchs en trois saisons complètes avec le Rouge et Or de l’Université Laval. Au cours de ces 24 rencontres, l’ancien des Spartiates du Cégep du Vieux Montréal a réussi 73 plaqués (42 solos, 31 assistés), dont 31 plaqués pour des pertes et 26,5 sacs. Il aussi provoqué quatre échappés, recouvrés quatre échappés et rabattu 14 passes. En 2015, ses 12 sacs ont établi un nouveau record de SIC/U SPORTS pour une recrue. Au cours des trois dernières années, Betts a été honoré à de multiples reprises. Il a notamment été nommé recrue de l’année du RSEQ et de SIC en 2015, joueur de ligne de l’année du RSEQ et de U SPORTS en 2016 – devenant du même coup le premier joueur de SIC/U SPORTS à mettre la main sur le Trophée Peter-Gorman (recrue) et sur le Trophée J.P.-Metras (joueur de ligne) au cours de sa carrière –, et le joueur de ligne de l’année du RSEQ et de U SPORTS en 2017. Il a également été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ et sur la première équipe d’étoiles de U SPORTS au cours de chacune des trois dernières campagnes. L’ailier défensif de six pieds trois pouces et de 250 livres a disputé un match en 2018 avec l’Université Laval, enregistrant un plaqué et une passe rabattue. 
 

Hergy Mayala | RÉ | Connecticut
 

Au cours de ses trois saisons avec les Huskies de l’Université du Connecticut, Mayala a pris part à 31 matchs, dont 23 en tant que partant. Au cours de sa troisième campagne, il a mené les siens avec 43 réceptions pour 615 verges et sept touchés. En carrière, il compte 73 attrapés pour 991 verges. Natif de Montréal, au Québec, Malaya possède une moyenne de 13,6 verges par attrapé au cours de son séjour à l’université.
 

Shane Richards | LO | Oklahoma State
 

Originaire de Calgary, en Alberta, Shane Richards en sera à sa troisième campagne avec les Cowboys de l’Université Oklahoma State. Le garde de six pieds huit pouces et de 336 livres devrait être le partant à droite pour les Cowboys lors de leur premier match en 2018 contre l’Université du Missouri. À sa première saison avec les Cowboys, Richards a pris part à quatre matchs, puis il n’a obtenu aucun temps de jeu en 2017 (redshirt). Avant de se joindre à l’Université Oklahoma State, il a disputé une campagne avec l’Université New Mexico Military Institute (un collège communautaire), après avoir joué son football à l’école secondaire avec l’école Crescent Heights à Calgary.
 

Justin McInnis | RÉ | Arkansas State
 

En deux saisons et 25 matchs avec les Red Wolves de l’Université Arkansas State, McInnis compte 59 réceptions pour 883 verges et cinq touchés. À l’aube du calendrier régulier 2018 des siens, McInnis a été nommé sur la première équipe d’étoiles de la saison préparatoire de la conférence Sun Belt du magazine Athlon Sports et sur la deuxième équipe d’étoiles de la saison préparatoire de la conférence Sun Belt du magazine Lindy’s Sports. Avant d’évoluer avec l’Université Arkansas State, McInnis a joué avec l’Université Dodge City (un collège communautaire) au Kansas. À sa seule saison là-bas, il a capté 49 passes pour 964 verges et sept touchés. L’an dernier, il a maintenu une moyenne de 16,3 verges par réception.
 

CLASSEMENT DE L’AUTOMNE DU BUREAU DE RECRUTEMENT DE LA LCF

Rang

Nom

Position

Université

Ville natale

 

1

Jonathan Kongbo

LD

Tennessee

Surrey, C.-B.

 

2

Mathieu Betts

LD

Laval

Montréal, QC

 

3

Hergy Mayala

Connecticut

Montréal, QC

 

4

Shane Richards

LO

Oklahoma St.

Calgary, AB

 

5

Justin McInnis

Arkansas St.

Pierrefonds, QC

 

6

Dejon Brissett

Richmond

Mississauga, ON

 

7

Brady Oliveira

DO

North Dakota

Winnipeg, MB

 

8

Zach Wilkinson

LO

Northern Colorado

Vancouver, C.-B.

 

9

Alex Fontana

LO

Kansas

Toronto, ON

 

10

Alexandre Savard

Laval

Québec, QC

 

11

Maleek Irons

DO

Ohio

Chilliwack, C.-B.

 

12

Samuel Thomassin

LO

Laval

Québec, QC

 

13

Kurleigh Gittens Jr.

Laurier

Ottawa, ON

 

14

Kaion Julien Grant

St. Francis Xavier

Toronto, ON

 

15

Robbie Smith

LD

Laurier

Brampton, ON

 

16

Jamel Lyles

DO

Manitoba

Surrey, C.-B.

 

17

Jamie Harry

DD

Ottawa

Lachine, QC

 

18

Maurice Simba

LO

Concordia

Laval, QC

 

19

Fraser Sopik

SEC

Western

Toronto, ON

 

20

Michael O’Connor

QA

UBC

Orleans, ON

 

Jordan Perrin voit grand pour sa nouvelle application

Universitaire mardi, 28 août 2018. 13:42 Jordan Perrin
Jordan Perrin (Source d'image:Carabins - James Hajjar)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – La beauté du sport universitaire, c’est que les équipes ne regorgent pas uniquement d’athlètes intrigants, mais avant tout d’un mélange de futurs enseignants, gestionnaires, comptables, informaticiens, avocats, ingénieurs et bien plus. Jordan Perrin, lui, ambitionne de créer une application qui fera fureur à travers la planète.

 

Si le football est au cœur de la vie du demi de coin étoile des Carabins de l’Université de Montréal depuis 15 ans, c’est maintenant son côté entrepreneur qui le fait rêver.

 

Cette application NightPlann vise à fournir un outil pour choisir comment agrémenter vos soirées. L’idée a germé dans la tête de Perrin alors qu’il était en voyage en Floride avec des amis.

 

« On ne savait juste pas quoi faire, où sortir, où aller manger au restaurant. Toutes les places qu’on trouvait en faisant des recherches sur internet, le budget était vraiment fou », a raconté Perrin avant d’entamer une séance d’entraînement avec les Bleus.

 

Perrin venait de trouver le projet qui allait définir son champ d’études universitaires.

 

« C’est par la suite que je m’y suis intéressé via l’école avec le HEC, je pouvais apprendre sur ce que je faisais tous les jours », a-t-il expliqué avec l’intention de mener cette entreprise à terme.

 

« L’école est venue me confirmer des choses apprises par les essais et erreurs dans mes démarches. Des fois je me dis "Ah, avoir su avant..." »

 

Bien des étudiants s’arrêtent toutefois aux étapes initiales d’une idée. La réalisation demeure le plus grand défi d’un tel projet et c’est encore plus vrai pour un jeune qui doit cumuler études, football et affaires.

 

« J’ai dû sacrifier beaucoup, j’ai fait des journées de 12-15 heures et des nuits blanches avec mon équipe pour préparer des choses, des documents. Tu finis par perdre des amis, des personnes proches. Ce n’est rien de personnel, tu dois parfois faire des sacrifices. Je suis content de l’avoir réalisé jeune, d’avoir compris que le futur appartient à ceux qui se lèvent tôt et qui vont travailler. Il n’y a rien de donné dans la vie. C’est comme au football, si tu veux un poste, tu dois aller le chercher », a exposé Perrin, un bon communicateur.

 

Puisqu’il évolue dans un milieu aussi motivant intellectuellement, on aurait pu croire que Perrin a bénéficié d’un mentorat, de l’aide d’un ancien de l’UdeM qui redonne à la jeunesse.

 

« Pas vraiment, le support est plus provenu à l’intérieur de l’équipe. Je pense avant tout à Paulo St-ViIlien (Paul Eddy Saint-Vilien, l’ancien coordonnateur défensif), c’est la personne qui m’a dit "Qu’est-ce que tu attends, go! En autant que tu sois capable de gérer le foot et l’école". II y a aussi des gars comme Marco (Iadeluca, qui vient de partir) et Danny (Maciocia). Ils savent que le football ce n’est pas une carrière qui va durer jusqu’à 60 ans, ils m’ont vraiment supporté. Ils m’ont encouragé à intégrer ça dans ma vie de tous les jours », a décrit le numéro 23.

 

Maciocia ne s’est pas trop fait prier pour appuyer les démarches de son protégé.

 

« C’est quelqu’un qui avait toujours des projets, depuis la première journée avec nous. Il s’exprime très bien, tout le monde l’aime, les gens veulent être autour de lui.

 

« Mais je lui ai dit que ça ne m’intéresserait pas d’aller sur son application quand je vais chercher une suggestion. Je vais l’appeler et je m’attends à de petites faveurs de sa part », a rigolé Maciocia.

 

L’entraîneur des Carabins a constaté que le membre de l’équipe d’étoiles en 2017 possédait la détermination nécessaire pour atteindre ses buts.

 

Jordan Perrin« Dès ta première rencontre avec lui, c’est le genre de jeune que tu veux écouter, tu es intéressé par ce qu’il dit. Tu veux l’aider. Je suis convaincu qu’il y a toute une histoire qui l’attend.

 

« Il a travaillé fort pour respecter nos conditions avec les séances en gymnase, les entraînements, les vidéos, les cours. Ça démontre à quel point il est sharp et motivé. Quand tu vois des jeunes comme ça, des étudiants athlètes avec ce genre d’éthique de travail, tu sais qu’ils vont réussir », a vanté Maciocia.

 

Perrin pourrait se laisser tenter par une occasion dans la LCF, mais il a déjà tracé une limite. 

 

« Ma priorité sera mon projet d’entreprise, tout ça a été mis au clair avec ma famille, mes amis et mes entraîneurs. Mais, si une opportunité se présente, je ne vais pas dire non. Ça fait quand même 15 ans que je joue au football. Je vais probablement vouloir y tremper les pieds pour voir c’est quoi, mais ma priorité restera mon baccalauréat et mon entreprise », a mentionné l’athlète de 23 ans.

 

La décision s’explique facilement puisque Perrin vise très grand pour son projet qui est rendu à la version bêta afin d’effectuer des tests. Il est parvenu à dénicher des sommes intéressantes en financement et voici où il s’imagine dans ses rêves les plus fous.

 

« Dans une vision parfaite, on serait déjà rendu à l’international dans un an. J’aimerais me rendre au niveau d’Uber, Airbnb, Facebook et toutes les grosses applications. Je m’inspire beaucoup de leur approche et de leurs innovations. Je me vois en Californie dans cinq ans », a conclu celui qui s’est entouré d’une solide équipe de programmeurs notamment.

 

Il sait également que son autre équipe, celle des Carabins, sera au rendez-vous pour mousser son application quand le lancement officiel aura lieu.

Les Carabins débutent avec un blanchissage

Universitaire vendredi, 24 août 2018. 23:25 Asnnel Robo
Asnnel Robo (Source d'image:James Hajjar)

Vendredi soir au stade du CEPSUM de l’Université de Montréal, l’équipe de football des Carabins l’a emporté de belle manière, triomphant à l’aide d’un blanchissage de 33-0 face aux Redmen de McGill. La défense des Bleus s’est levée dès le premier sifflet de la rencontre et a imposé son rythme en empêchant ses opposants d’instaurer quelconque mouvement offensif d’importance, eux qui n’auront récolté que 69 verges totales durant la rencontre.

« Ça fait du bien de gagner le match d’ouverture, c’est certain, a affirmé l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia. La défense joue du bon football tôt en début de saison. C’était très inspirant de les voir aller ce soir, on aurait dit qu’ils avaient un synchronisme que l’on peut voir en milieu de saison. »

C’est le demi défensif Marc-Antoine Dequoy (Informatique) qui fut le premier à s’illustrer. Bien positionné dans la tertiaire, le joueur de troisième année a intercepté le quart-arrière Jacob Samuels puis a ramené le ballon 70 verges plus loin jusque dans la zone des buts. Après avoir vu le botteur Louis-Philippe Simoneau (Santé et sécurité au travail) réussir un long placement de 48 verges à la toute fin du premier quart, la défensive montréalaise a de nouveau créé des flammèches quelques minutes de jeu plus tard en récoltant un ballon laissé libre dans la zone des buts adverse, l’oeuvre de Jean-Philippe Lévesque (Éducation physique et santé).

Visiblement toujours affamée, la défense n’a jamais levé le pied de l’accélérateur. À deux reprises lors des 30 premières minutes de jeu, les Redmen se sont retrouvés menottés au fin fond de leur zone si bien qu’ils ont été forcés d’allouer le touché de sûreté. Après deux quarts de jeu, les Carabins détenaient l’avance par 21 points.

En revenant des vestiaires, c’est le quart-arrière Gabriel Archambault (Médecine), venu en remplacement de Dimitri Morand (Communication), qui a mené les siens tout près de la zone adverse. Simoneau est revenu à la charge en réussissant son deuxième placement du match, cette fois sur une distance de 27 verges.  Le ballon a changé de direction à plusieurs reprises mais aucune équipe n’a réussi à rajouter un seul point au tableau avant le quatrième quart.

Avec un peu moins de neuf minutes à jouer au match, le quart Archambault a effectué la courte passe-piège pour Asnnel Robo (Optimisation de la chaîne logistique, HEC Montréal). Ce dernier, après avoir rapidement accéléré, s’est détaché de la troupe adverse et a conclu avec un touché de 69 verges. Les Redmen n’ont finalement pas réussi à inscrire un point au tableau.

Robo s’est distingué pour les Carabins en accumulant 147 verges au total dont 105 par la voie des airs. Louis-Mathieu Normandin (Comptabilité CPA, HEC Montréal) a également su tirer son épingle du jeu en attrapant six passes pour 62 verges.

« On avait un peu de difficulté à trouver le moyen d’ajouter des points au tableau, a mentionné Robo après la rencontre. On a travaillé très fort du début à la fin alors j’étais bien content d’offrir la flammèche qui nous manquait avec cette longue course. Ça nous a donné beaucoup de momentum. »

En défense, Redha Kramdi (Arts et sciences) a été une figure imposante dans la tertiaire montréalaise grâce à 4,5 plaqués. Le joueur de ligne défensive Benoit Marion (Relations industrielles) a lui aussi bien amorcé sa campagne 2018 en rejoignant le quart adverse à deux reprises derrière la ligne de mêlée.

« Comme on dit toujours, quand chacun fait son travail, ça va bien aller pour nous, a précisé Marc-Antoine Dequoy, auteur des premiers points du duel.  J’ai été chanceux de me retrouver au bon endroit pour intercepter cette passe-là. On a très bien exécuté ce soir au niveau de la défensive et ça a paru tout au long du match. »

S’étant séparé la rencontre, les quarts-arrières Morand et Archambault ont respectivement complété 13 et huit passes pour des gains de 103 et 142 verges. Du côté de McGill, Jacob Samuels a terminé la rencontre avec cinq offrandes complétées en 11 tentatives pour un total de 29 verges. L’attaque montréalaise a finalement récolté 342 verges cumulées lors de ce match d’ouverture.

« Avec cette victoire-là, on peut maintenant attaquer notre semaine de congé de la bonne manière, a ajouté Maciocia. La réalité est que l’on a eu un court camp d’entraînement, alors cette pause va nous permettre de travailler sur nos lacunes et de continuer à grandir. »

Les Carabins auront la chance de jouer de nouveau devant leurs partisans dans deux semaines alors que le Rouge et Or de Laval sera en ville pour y disputer la victoire, eux qui ont remporté leur premier match 14-1 face au Vert et Or à Sherbrooke. Le duel de titans se tiendra samedi le 8 septembre dès 14 h au CEPSUM.

Le Rouge et Or gagne le match d'ouverture contre le Vert & Or

Universitaire vendredi, 24 août 2018. 23:41

Rouge et Or 14 - Vert et Or 1 1:02

La première victoire en 16 ans du Vert & Or contre les joueurs de football de l’Université Laval devra encore attendre, même si les hommes de Mathieu Lecompte peuvent retenir de nombreux points positifs du premier match de leur saison 2018 perdu au compte de 14-1, devant 6149 spectateurs, vendredi soir au stade extérieur de l’Université de Sherbrooke.

Dans un match sans rythme, qui a vu les deux formations n’inscrire aucun point au cours des deux derniers quarts de jeu, le Vert & Or a eu un léger avantage sur son adversaire dans toutes les statistiques à l’attaque, ainsi que dans le temps de possession du ballon. Quelques occasions de marquer non concrétisées, dont deux tentatives de placements, auront finalement fait la différence contre un rival qui n’a pourtant inscrit aucun touché offensif. Il s’agit du meilleur résultat contre les joueurs de Québec depuis le match du 29 octobre 2016 qui avait pris fin par le même pointage.

Au premier quart, le Vert & Or a obtenu notamment plus du double de premiers jeux et une centaine de verges de gain, contre une maigre récolte de deux premiers essais et moins de 60 verges pour le Rouge et Or. C’était 2-1 pour les visiteurs au tableau indicateur après 15 minutes de jeu.

Deux séquences ont cependant fait tourner le vent de côté au milieu du second quart, alors qu’un dur plaqué à l’endroit du quart-arrière partant du Vert & Or Xavier Owens, qui l’a l’écarté de l’action pour le reste du match, ainsi qu’un retour de botté de 72 verges de l’adversaire converti en majeur ont coupé les jambes des porte-couleurs de l’UdeS. Le Rouge et Or a ensuite pu retraiter au vestiaire avec un avantage de 14-1 à la mi-temps, loin de se douter que ce serait le pointage final.

Le quart-arrière recrue du Vert & Or Joé Hudon, est venue en relève à son coéquipier Xavier Owens.

En relève à son coéquipier Owens, le pivot recrue du Vert & Or Joé Hudon a vaincu sa nervosité et a pu continuer le travail amorcé en attaque. Les efforts combinés des deux quart-arrières de l’UdeS ont permis au Vert & Or d’amasser 235 verges et de réaliser 17 premiers jeux.

Gabriel Polan a mené le jeu au sol du Vert & Or avec 69 verges en 13 portées, alors que son partenaire dans le champ arrière Samuel Gareau obtenait 47 verges en 8 courses.

En défense, le joueur de première année Alexandre Gravel-Vermet a été solide avec 4,5 plaqués dont quatre en solo, un rabattement du quart, deux plaqués pour pertes, un échappé forcé et une passe rabattue. Toute une soirée pour son baptême du football universitaire! Le vétéran secondeur Charles Brousseau a pour sa part cumulé 6,5 plaqués; un sommet pour son équipe.

Le seul majeur du match a été l’œuvre de Vincent Breton-Robert. Le Rouge et Or a ajouté deux touchés de sûreté et un placement de David Côté (40 verges) pour compléter son total de points, tandis que le Vert & Or se contentait d’une simple sur sa première séquence offensive.

Les deux prochaines rencontres des hommes de Mathieu Lecompte auront lieu à l’extérieur de Sherbrooke, incluant la partie du vendredi soir 31 août au stade Percival-Molson, contre les Redmen de McGill.

Rouge et Or : un seul objectif, la coupe Vanier

Universitaire jeudi, 23 août 2018. 19:55

L'occasion de se reprendre dans un contexte idéal 2:19

Le Rouge et Or de l'Université Laval entamera le week-end prochain, sa 23e saison au football universitaire québécois.

Fort de neuf titres de la coupe Vanier en 11 présences à la finale canadienne, le Rouge et Or aura sans doute une motivation supplémentaire cette année puisque c'est à Québec que sera présentée la prochaine finale du football universitaire canadien.

Un an après le revers de 39-17 subi en novembre dernier face aux Mustangs de Western, le Rouge et Or ne pouvait souhaiter une meilleure occasion pour faire oublier cet échec encore douloureux.

« C'est une gigantesque motivation, a mentionné le quart-arrière Hugo Richard. On sait que nos partisans sont toujours présents aux matchs, ils sont là en grand nombre. Là le fait d'avoir une Coupe Vanier. On a évidemment un peu de pression, mais on va tout donner pour ça. »

« Quand on a su ça pendant l'hiver, on était vraiment heureux,a ajouté le demi défensif Adam Auclair. C'est un peu un rêve de jeune. Quand j'étais plus jeune, je voyais que la coupe Vanier a été remportée ici à Québec. C'est vraiment un élément supplémentaire de motivation. »

Avec le retour de 21 des 24 joueurs partants de la dernière saison, le Rouge et Or possède une maturité peu commune pour une formation universitaire. Un contexte idéal pour une équipe qui aspire aux grands honneurs.

« Je n’ai pas les statistiques devant moi, mais je ne me souviens pas la dernière fois où on a eu quatre vétérans de cinquième année. C'est vraiment un gros gros luxe pour un coordonnateur offensif, a confié Justin Éthier. Tant au niveau de la qualité de leur jeu, mais aussi au niveau du leadership. »

« Ce sont tous des gars que je connais, a affirmé Richard. Je sais comment ils réagissent à des situations. Amener des recrues là-dedans ça va être facile, l'adaptation est plus rapide. »

L'ailier défensif étoile, Mathieu Betts, entame sa quatrième saison, à l'issue de laquelle il sera admissible au repêchage. Plusieurs croient en ses chances de percer dans la NFL, dont l'entraîneur-invité au camp d'entraînement, Jim Herrmann, un ancien de la NFL et ami de longue date de Glen Constantin.»

« J'aime sa vitesse et ses aptitudes athlétiques. Le mieux, c'est sa combativité, a-t-il observé. C'est ce que ça prend au niveau supérieur. »

« Si j'ai ça en tête? C'est certain que c'est un des hauts niveaux de football. Mais la seule chose qu'on peut faire ici, c'est qu'on veut le mieux performer possible ici au niveau où on est en ce moment », a confié Betts.

À moins d'une surprise, Betts devrait être invité à la prochaine édition du East-West Shrine Game, le 19 janvier en Floride. Mais en attendant, il entend tout donner pour contribuer aux succès de son équipe, et ça commence vendredi soir à Sherbrooke.

Le plan de Danny Maciocia fonctionne à merveille

Universitaire mercredi, 22 août 2018. 16:25

Les Carabins, une histoire de famille 2:09

Les Carabins de l'Université de Montréal se sont inclinés aux mains du Rouge et Or de l'Université Laval en finale québécoise, au cours de deux dernières années. Malgré tout, le plan que Danny Maciocia avait en tête à son arrivée en 2010 fonctionne très bien.

Faire des Carabins une histoire de famille. Voilà l'un des buts visés par Maciocia à son arrivée avec les Bleus en novembre 2010. Depuis, de nombreux joueurs ont complété leur stage universitaire, mais sont demeurés avec l'organisation.

C'est le cas de Gabriel Cousineau qui sera le coordonnateur offensif de l'équipe pour une première année.

« J'amène de l'énergie. Les gars aiment le fait que j'aille jouer dans la ligue il n'y a pas si longtemps, a indiqué Cousineau. Ils s'identifient à moi. Je comprends l'expérience qu'ils veulent vivre. »

Ces anciens joueurs maintenant entraîneurs sont aussi de bons vendeurs quand vient le temps de recruter.

« Ils comprennent c'est quoi la culture Carabins, a expliqué Maciocia. Ils vont toujours bien nous représenter que ce soit sur le terrain ou lors du recrutement. C'est la façon dont je veux bâtir cette concession. Cela fera partie de mon héritage. »

Sur le terrain, les Carabins auront un nouveau quart-arrière cette saison avec la fin du stage universitaire de Samuel Caron. Une lutte à quatre est ouverte. Dimitri Morand secondait Caron l'an dernier. Il part avec une longueur d'avance.

« On a de jeunes quarts-arrières comme Dimitri Morand. Je suis convaincu qu'il aura un impact dans la saison 2018 des Carabins », a mentionné Maciocia.

« C'est une compétition très saine. Chaque jour, on essaye de donner le meilleur de nous sur vidéo pour que les entraîneurs nous évaluent », a affirmé Morand.

En plus de vouloir bâtir un esprit familial au sein de l'organisation des Bleus, l'entraîneur-chef Danny Maciocia répète sans cesse à ses hommes de ne jamais arrêter de compétitionner. D'ailleurs, le premier match des Carabins aura lieu à domicile vendredi face aux Redmen de McGill.

Le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke est en reconstruction

Universitaire mardi, 21 août 2018. 16:11

Une année de reconstruction pour le Vert & Or 2:03

N'ayons pas peur des mots, l'année 2018 en est une de reconstruction chez le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke.

Après avoir accédé aux séries éliminatoires en prenant le quatrième rang du football universitaire québécois l'automne dernier, ce sont près de trois joueurs sur quatre qui en seront à leur première ou deuxième année avec l'équipe lorsque la saison s'amorcera dans quelques jours.

 « On va y aller un match à la fois, un jeu à la fois. On a de jeunes joueurs talentueux. On va s'investir avec eux, leur laisser faire des erreurs, a présenté l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte. Mais en même temps, je pense qu'il va y avoir beaucoup de bons jeux qui vont sortir de ça. On va donc être une équipe qui va être excitante à regarder cette année. »

« C'est sûr qu'il y a un certain manque d'expérience. Les gars n'ont pas encore vraiment vu de terrain au niveau universitaire. C'est une réalité, on ne va pas se le cacher, avoue l'ancien du Cégep de Rimouski et quart-arrière Charles-Xavier Owens. Mais ce sont des gars qui ont énormément de vouloir, qui ont faim et qui ont hâte d'embarquer sur le terrain. »

En plus de devoir composer avec de jeunes joueurs, l'entraîneur-chef a rapidement dû trouver une solution au départ du coordonnateur offensif Jason Hogan qui lui a fait faux-bond à moins d'un mois de l'ouverture du camp d'entraînement pour se joindre au personnel des Carabins de l'Université de Montréal. 

« J’ai beaucoup appris avec lui, a convenu Owens. J'ai vu son approche et j'ai aussi connu l'approche du coordonnateur offensif l'année dernière. Il y a eu deux changements en peu de temps, mais en même temps, j'ai eu l'occasion d'être confronté à deux visions différentes de l'attaque qui apportent différents atouts, différents attributs. »

C'est donc le jeune entraîneur de la ligne à l'attaque Rémi Giguère qui a obtenu les rênes de l'unité offensive.

« Je me suis toujours dit que l'important dans ce genre de situation, c'est comment, tu réponds à l'appel, commente l'ancien joueur de ligne des Carabins de l'Université de Montréal. Tu contrôles ce que tu peux contrôler. Au moment où cette occasion s'est présentée à nous, on s'est dit que nous ne pouvions pas perdre de temps à analyser la situation et se demander ce que nous allions dire. Nous avons décidé de nous concentrer sur ce que nous pouvons faire dès maintenant. »

Le Vert & Or amorcera sa saison le 24 août prochain en recevant la visite du Rouge et Or de l'Université Laval. La troupe de Mathieu Lacompte tentera ainsi de remporter un premier match au cours de son histoire face à ses rivaux de Québec.

Un vent de changement chez les Redmen et les Stingers

Universitaire lundi, 20 août 2018. 16:06

Du changement chez McGill et Concordia 2:25