Football Universitaire - nouvelles & résultats | RDS.ca

Webdiffusion

En direct, suivez la finale du Masters de tennis de Rome sur RDS et RDS Direct

Webdiffusion
Garlins Duclervil
Junior Bien-Aimé
Logo Big Ten

Le Big Ten change d’idée et lance sa sai...

Il y aura finalement du football dans l'Association Big Ten de la NCAA cette saison.

Glen Constantin
RSEQ : choix déchirant d'annuler la saison

Événements

Junior Luke, un jeune transformé par le football et les études

Football lundi, 21 sept. 2020. 09:30

Luke et Maranda : accrochés aux études grâce au football 5:43

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Dès que la connexion Zoom s’établit, le grand sourire de Junior Luke frappe. On ne s’attendait pas à retrouver un athlète aussi serein alors que la saison de la Ligue canadienne de football a écopé en raison de la pandémie. Mais qu’est-ce qui a piqué ce jeune homme autrefois reconnu pour son côté taciturne et impulsif ?

Né dans le quartier St-Michel, Luke a réussi à éviter les ennuis la plupart du temps. 

« Oui, je traînais avec plusieurs types de personnes, des gens dans une gang de rue, d’autres qui fumaient ou qui consommaient beaucoup de drogue. Moi, je ne juge personne. Mais, ma mère m’a toujours dit de ne pas trop m’éloigner de la maison. Je n’étais pas tant terrible honnêtement », a tracé Luke comme portrait. 

« Mais, à l’école, c’était vraiment plus difficile surtout en français et en mathématiques, j’avais de la misère. J’ai dû refaire mon secondaire I », a-t-il précisé. 

« Il y a des moments que j’ai pleuré. C’était un combat entre moi et ces cours. Je ne me voyais pas avec un avenir plus loin qu’un travail dans un entrepôt à cause de l’école », a enchaîné Luke. 

En ce qui concerne le football, ça n’a pas été une révélation immédiate. Sa passion s’est plutôt développée graduellement. D’abord affecté sur la ligne offensive, il a traversé la tranchée en 2007. 

« Les entraîneurs m’avaient placé sur la ligne offensive avant parce qu’ils voyaient que j’étais silencieux, que je ne parlais pas tant et que j’étais dans mes affaires. Ils se disaient Ok, ce n’est pas un gars agressif. Mais je voulais être l’agresseur, celui qui plaque, parce que j’avais quand même de la misère avec mes émotions, je pouvais être impulsif et me fâcher très vite », a expliqué l’athlète de 28 ans au RDS.ca. 

Son rendement en 2008 et 2009 a fait saliver les entraîneurs collégiaux, mais le football n’était encore, à ses yeux, qu’un jeu avec ses amis. Junior Luke

« Je suis pas mal certain que les entraîneurs ont de la misère avec moi parce qu’une journée je pouvais être tranquille et, le lendemain, je ne les écoutais pas. Ils essayaient de me coacher et je ne suivais pas leurs conseils, je me fâchais. J’étais vraiment ‘tête dure’ », a-t-il avoué. 

Luke a opté pour Vanier afin d’étudier dans un CÉGEP anglophone. La langue de son père était plus facile à maîtriser pour lui, même si sa relation était nettement plus saine avec sa mère. Ça s’est tellement bien passé pour lui à Vanier que des programmes américains de la NCAA, Connecticut et Buffalo, ont voulu le recruter. 

« J’ai dit non après réflexion. Beaucoup de joueurs, quand ils ont cette opportunité d’aller jouer NCAA, ils vont la prendre tout de suite. Moi, je n’étais pas prêt. Je ne voulais pas impressionner les autres avec ça. Quand tu vas NCAA, c’est vraiment sérieux, c’est comme du professionnel. C’est littéralement Football first, School second », rappelle-t-il. 

Luke a frappé un mur à l’université 

Calme de nature, il a failli opter pour s’éloigner à Sherbrooke avec le Vert & Or. Il est finalement devenu un membre des Carabins de l’Université de Montréal, mais ça ne voulait pas dire que le saut serait facile pour autant. 

« À l’université, c’est là que j’ai foncé dans un mur », admet Luke d’emblée. 

« Je me suis demandé si je voulais vraiment faire ça quand on a commencé les entraînements par la course l’hiver, les jeudis vomis (c’est ainsi que les joueurs surnomment ces séances). Je suis arrivé sans être vraiment en shape. Je tenais un peu pour acquis le talent que j’avais, je ne voulais pas me forcer à m’entraîner, je trouvais ça trop lourd »,  s’est rappelé Luke. 

Junior Luke« Danny (Maciocia) était là, Ronald Hilaire aussi. Ce fut difficile pour eux. Ils voyaient que je me forçais une journée et que j’étais lazy après. Ils essayaient de comprendre comment je pensais. Est-ce que j’étais là parce que j’aimais ça ? Parce que je ne disais pas grand-chose. Par moments, je n’avais plus envie de jouer, c’était trop tough. Mais je ne pouvais pas abandonner, ç’aurait été la pire décision de ma vie. Moi, c’est vraiment étape par étape. Si tu me laisses prendre mon temps, comprendre ce que je dois faire, je vais me rendre », a-t-il ajouté. 

Ce même mur se prolongeait dans les classes. En raison de ses ennuis académiques, il a perdu sa bourse lors de sa deuxième année. Trop orgueilleux pour demander de l’aide sous forme de tutorat au départ, il devait corriger le tir. 

Le coup de pouce essentiel est venu de Jean-Pierre Chancy et Virginie Allard-Caméus. Ils ont trouvé l’option idéale pour Luke, celle de compléter un baccalauréat en cumulant trois certificats reliés à l’intervention auprès des jeunes. 

« Ah Junior, c’est l’exemple parfait de la persévérance ! Il avait certains défis au niveau académique, ce n’est pas nécessairement inné pour lui. Mais c’est quelqu’un qui veut beaucoup. On a opté pour un plan avec des cours qui sont plus concrets, moins dans les nuages ou théoriques », a commenté Allard-Caméus avec une admiration évidente. 

Ce qui épate le plus la conseillère académique, c’est que Luke a choisi de poursuivre ses cours durant l’hiver même après avoir entamé sa carrière dans la LCF avec les Lions de la Colombie-Britannique avec un salaire intéressant en tant que choix de première ronde.  

« C’est sûr que certains ne reviennent pas. Mais Junior, tout de suite à la fin de la saison, il m’a écrit pour me dire qu’il voulait vraiment continuer ses études. Pour vrai, c’est exceptionnel. On les décèle  rapidement ces athlètes, ceux qui sont prêts à bûcher ou ceux pour lesquels l’université est un passage sportif si on peut le dire ainsi. Pour lui, l’équilibre est important, il a compris qu’avec un papier, la conclusion de sa carrière de joueur, ce n’est pas la fin, mais le début d’une autre aventure », a cerné Allard-Caméus en vantant son authenticité. 

Un diplôme plus gratifiant qu’une carrière au football

Son visage laisse voir un peu de gêne quand on évoque cette persévérance académique. 

« Ouais, beaucoup de joueurs auraient décidé, tu sais quoi, après la saison je vais juste m’entraîner et prendre le chômage. Moi, je voulais vraiment le finir. Si ce n’avait pas été de Virginie et Jean-Pierre Chancy, je serais encore étudiant libre et que j’aurais peut-être été expulsé de l’école parce que je n’avais pas de bonnes notes », a-t-il remercié. 

Oui, le football l’a fait grandir à propos du respect et l’importance d’écouter les autres. Ça l’a motivé à poursuivre ses études et il y a également découvert des « figures paternelles » comme Paul-Eddy St-Vilien. Mais en l’écoutant se confier sur son parcours, on ressent le sentiment que ce diplôme éventuel (il doit compléter six cours) sera un plus grand accomplissement que sa carrière professionnelle au football. 

« C’est ça, exactement. Pour moi, les habiletés physiques et la compréhension du football, c’était facile. Mais d’où je suis parti à l’école comparativement où je vais finir, c’est le plus gros accomplissement que je peux avoir dans ma vie », a convenu Luke qui parvient à ses buts une étape à la fois. 

« Je ne suis vraiment pas la même personne par rapport à mon arrivée à l’université. Pas du tout! Parler de mon parcours comme ça, je ne l’aurais jamais fait. Je n’aurais pas été assez confiant. Même Danny n’en revenait pas de me voir parler autant à ma quatrième année. ‘Voyons, ce n’est pas Junior’ », a rigolé Luke qui habite avec sa mère dans une propriété qu’il a acheté avec ses économies. 

« Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il a eu une révélation, mais il a compris le potentiel qu’il détenait s’il plongeait sa tête dans le foot et qu’il s’ouvrait aux autres. Avant, il était souvent dans sa bulle, Il n’avait pas une très grande ouverture au-delà de ses idées à lui. Il a cheminé comme personne. Junior, c’est un gars spécial à mes yeux, un jeune avec un grand cœur et parfois trop », a exposé St-Vilien que tout le monde appelle Coach Polo. 

Cette assurance, il ne l’a pas gagnée dans la guerre des tranchées où il excellait déjà. Elle vient plutôt de ses réussites scolaires. 

« Je ne peux pas arrêter. Sinon, je dirai quoi quand je serai marié et quand j’aurai des enfants. Si le talent m’a aidé au football, d’autres aspects ont été beaucoup plus difficiles pour moi et ça se passait surtout mentalement. On sait tous que quand tu n’as pas le mental, c’est trop dur d’avancer », a conclu Luke qui a fait des pas de géant et ce n’est pas pour rien qu’il est en paix présentement. 
 

Une chance que le football a traîné Éric Maranda à l'université

Football vendredi, 18 sept. 2020. 08:45

Luke et Maranda : accrochés aux études grâce au football 5:43

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Le football a traîné Éric Maranda à l’université. Mais après avoir été expulsé de son premier programme d’études, un déclic s’est produit et il a pu remercier son sport préféré pour cette influence positive en complétant son parcours avec deux baccalauréats et deux maîtrises ! 

L’exemple de Maranda illustre à merveille les propos de Luc Brodeur-Jourdain. En raison des contrecoups de la COVID-19, la pérennité de la Ligue canadienne de football (LCF) a été remise en doute. À la suite de tergiversations, le gouvernement canadien a choisi de ne pas s’engager financièrement pour sauver la saison 2020 faisant craindre le pire. 

Selon l’ancien centre des Alouettes de Montréal, la disparation du circuit canadien serait une perte énorme. Disposant lui-même d’études universitaires de deuxième cycle, en administration, Brodeur-Jourdain considère qu’il ne faut pas uniquement considérer la valeur des emplois des joueurs, des entraîneurs et du personnel des équipes. 

« Ce qui rapporte le plus financièrement, ce sont les milliers de jeunes qui ont gradué au fil des ans avec un baccalauréat ou une maîtrise alors qu’ils n’auraient jamais pensé aller à l’université sans le football. C’est le rêve de jouer professionnel qui te fait avancer. Quand le rêve disparaît, la culture se meurt », a exposé Brodeur-Jourdain.  

« Si tu enlèves la LCF du portrait, il ne reste que le rêve de la NFL et peu de Canadiens y accèdent », a ajouté LBJ pour illustrer les conséquences négatives d’une telle avenue. 

Éric Maranda. Crédit : Jay Ouellet - Rouge et Or Revenons à Maranda qui venait de compléter sa deuxième saison avec le Rouge et Or quand il a été évincé du programme d’intervention sportive. Puisqu’il désirait poursuivre sa carrière au football – tout en ayant des aspirations professionnelles – il devait trouver un moyen de s’extirper de cette apparence de cul-de-sac. 

« C’était arrivé aux Fêtes et je voulais jouer au football l’année suivante. Mon coloc m’a suggéré de m’inscrire en agronomie, mais j’avais besoin de mes cours de mathématiques et chimie du secondaire en plus de mes sciences pures au CÉGEP », a expliqué Maranda à RDS.

Le hic, c’est que Maranda avait coulé ces deux matières en secondaire V qui n’étaient pas exigées pour adhérer au programme en intervention sportive. Il avait donc flâné au lieu de s’y investir.   

« J’étais mal foutu un peu, mais j’ai complété ces deux cours en trois semaines durant les Fêtes. J’ai commencé le programme en faisant mes sciences pures en même temps. J’ai fait mon Bac en agronomie en quatre ans sur une cohorte normale avec des notes assez bonnes pour avoir des bourses de premier de classe. Quand le déclic s’est fait, ça s’est bien passé », a-t-il raconté en souriant sans qu’on puisse le contredire. 

Pour l’ancien secondeur étoile du Rouge et Or, le moment était venu de changer. 

« Quand j’ai été mis dehors du programme, je me suis dit ‘Cr..., tu fais quoi de ta vie ? Branche-toi. Je me projetais dans cinq ans et je me demandais ce que j’allais faire si ça ne fonctionnait pas chez les pros. J’étais acculé au mur et je me suis dit que je devais embrayer », a convenu Maranda qui a vu les blessures freiner sa carrière professionnelle. 

Il a aussi eu le bonheur de rencontrer une nouvelle copine qui prenait les études à cœur. Elle est devenue vétérinaire et surtout sa conjointe et la mère de leurs trois jeunes enfants. Il s’empresse de préciser que les gens qui veulent réussir doivent s’entourer de gens qui se démarquent.  

« Ce n’est pas pour rien que le Rouge et Or restera toujours le Rouge et Or, une force au football, et c’est la même chose pour les Carabins : les meilleurs attirent les meilleurs et c’est la même chose au niveau académique », a-t-il noté.  Éric Maranda - Rouge et Or

« C’était drôle parce que jadis, deux ans avant, j’étais le gars mis dehors de son programme à celui qui avait des bourses de premier de classe. Tu passes d’un extrême à l’autre en peu de temps. C’est une grande fierté pour moi. Si je n’avais pas eu de football, je ne me serais jamais rendu à l’université », a enchaîné Maranda qui agit comme directeur de comptes pour du financement dans le domaine agricole et agroalimentaire à Québec. 

Ne pas juger une personne au premier coup d'oeil

Maranda détenait clairement les capacités académiques pour s’illustrer. Pourtant, ce n’est pas tout le monde qui était du même avis et il s’en souvient extrêmement bien. 

« Quand je me suis fait expulser du programme, le directeur du programme m’a dit ‘Éric, tu n’es pas fait pour l’université. À ta place, je me réorienterais.’ Ça fait 15 ou 16 ans et je m’en souviens encore. Je ne l’ai jamais rencontré par la suite, mais j’attends juste de finir mon examen de comptable et je pense que ça va mériter un courriel », a-t-il avoué. 

Si sa volonté et sa structure laissaient à désirer, comme il l’admet lui-même, Maranda trouve que cette conclusion rapide était déplorable. 

« Tu ne peux pas juger une personne au premier coup d’œil. Même quelqu’un avec un lourd passé ou des résultats antérieurs (insuffisants). Ce directeur de programme a regardé une feuille cinq minutes, il ne s’est pas questionné sur l’environnement et n’a pas regardé l’individu. Quand tu fais une réflexion dans la vie, tu dois aller plus loin que ça. Mettre tout le monde dans le même panier, je ne suis pas convaincu que c’est la meilleure façon de traiter des étudiants. Je me suis toujours dit que je ne pouvais pas me laisser abattre par un gars qui a regardé mon dossier cinq minutes », a analysé Maranda. 

Inévitablement, ce commentaire a touché des cordes sensibles en lui. 

« Ça te fouette un peu, ça te pique à l’orgueil. Et l’orgueil, on en a sûrement un peu plus que la moyenne quand on fait du sport de haut niveau. Je l’ai viré de tous les côtés. Ça peut être bénéfique dans un sens, mais ça peut couper les ailes pour d’autres. […] Mais ce n’est pas cet individu qui a motivé mon cheminement académique. La motivation, je vais la chercher par un accomplissement futur, pas un échec du passé », a tenu à préciser le colosse. 

Quand on s’intéresse à son milieu familial, on apprend que la valorisation de l’éducation a écopé par moments.  

Éric Maranda - Rouge et Or« Mes deux parents sont allés à l’université, mais ce n’était pas poussé par eux. Ma mère a eu un divorce, un nouveau conjoint et elle en avait plein ses bottes. Elle n’avait pas le temps de nous pousser et nous encadrer comme certains parents », a relaté Maranda qui se promet une contribution plus active. 

« Je vais essayer d’être un peu plus près de l’évolution académique de mes enfants », a enchaîné Maranda qui assume la totalité du blâme quand même. 

Heureux d’avoir redressé la situation au moment opportun, Maranda espère que son exemple inspirera quelques étudiants au passage. 

« Je vois des jeunes qui ont un bon potentiel et qui décrochent, ça me fait mal au cœur. (Il faudrait) Que tout le monde se donne les outils pour aimer le travail qu’il va accomplir éventuellement. C’est là que tu deviens ‘performant’ », a confié celui qui a évolué pour l’Université Laval de 2003 à 2007. 

Grâce à ce revirement de situation, Maranda détient un excellent emploi comme des milliers d’athlètes qui ont poursuivi leurs études en rêvant de jouer dans la LCF. Brodeur-Jourdain avait une tonne de noms semblables en tête comme Alexandre Brault (avocat), Miguel Robédé, Cesar Sanchez Hernandez, Vincent Lehoux, Louis-David Gagné, Vincent Turgeon, Frédéric Pépin et Samuel Grégoire-Champagne (docteur). Le collègue Matthieu Proulx a ensuite songé à Duane John (directeur sportif au CÉGEP Montmorency), Donald Welman et Phillip Gauthier. 

La nomenclature pourrait se poursuivre longtemps avec différents programmes. Le football rapporte en raison de son lien avec les études et c'est payant pour la société.  

« Je peux juste être fier de ces gars, ils ont bûché. Ils ont appris une éthique de travail grâce au football et ça les a poussés plus haut. Ça donne des gars qui ont une belle carrière. On peut juste dire merci au football et au Rouge et Or », a conclu Maranda. 

« J’aimais énormément la rue et elle m’appelait tout le temps... »

Football jeudi, 17 sept. 2020. 08:00

Luke et Maranda : accrochés aux études grâce au football 5:43

Éric Leblanc

Voici le premier article d'une série de cinq qui se poursuivra vendredi avec Éric Maranda, un ancien du Rouge et Or de l'Université Laval qui a connu des ennuis à l'école. Grâce au football, il a terminé avec deux baccalauréats et deux maîtrises. 

MONTRÉAL – « J’aimais beaucoup la rue. En fait, j’aimais énormément la rue et elle m’appelait tout le temps...  Je pensais à l’argent et je me suis dit que l’école, ça ne sert à rien. Un moment donné, un ami s’est fait poignarder et ça m’a réveillé en quelque sorte; c’était rough. »

Junior Bien Aimé était lui-même à deux doigts de s’enfoncer dans le mauvais chemin. À vrai dire, il avait déjà commis quelques délits et certaines de ses fréquentations, d’un quartier périlleux de Saint-Léonard, ne l’incitaient guère à faire marche arrière. 

Pas plus fou qu’un autre, il voyait aussi que sa mère en arrachait à la maison pour arriver à ficeler le budget pour ses enfants. 

« Ça me vient me chercher quand j’en parle, mais j’ai été élevé par ma mère qui est monoparentale. Quand tu vois ta mère travailler comme une malade pour subvenir à tes besoins, parfois tu as envie de faire ton propre argent tout seul », a-t-il expliqué Junior Bien-Aimé sans voiler ce que ça insinuait.   

« Donc j’ai fait des bêtises en étant plus jeune et je me suis retrouvé avec plusieurs problèmes. J’avais toujours des amis qui me disaient ‘C’est bien beau l’école, mais qu’est-ce que tu veux faire ? », a enchaîné l’ancien porteur de ballon. 

Ce discours ne détonnait pas du tout dans son milieu alors que « si tu te tiens avec la mauvaise gang à Saint-Léonard, tu vas facilement tomber du côté plus obscur. » La vie n’était pas rose pour bien des élèves à l’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry, il se souvient que plusieurs camarades « sont allés en prison, d’autres sont morts, qu’une fille a fait une overdose récemment. Ils ne sont pas nombreux à avoir réussi. »

En toute honnêteté, Bien-Aimé sait qu’il se destinait vers un scénario sombre à cette époque. Déjà qu’il était attiré vers cet univers, il était envahi par une dose d’agressivité difficile à gérer. 

« Le fait de ne pas avoir grandi avec mon père, ça m’a causé beaucoup, beaucoup de colère. Je ne l’acceptais vraiment pas. J’avais de gros problèmes à respecter la justice. Si un policier me parlait, je ne voulais rien savoir », a précisé le jeune homme. 

Cette relation conflictuelle avec l’autorité a culminé lors d’un incident.  

« Au secondaire, j’ai fini par me battre avec un policier. Ça s’est rendu loin, en cour, au criminel, il voulait porter plainte. Mais j’ai été acquitté finalement. C’est simple, chaque semaine, je me battais. Ce n’était pas beau, vraiment pas », a confié Bien-Aimé qui voyait la bagarre comme la meilleure façon de se faire respecter dans ce milieu scolaire peu reposant. 

Junior Bien-AiméSans s’en douter, c’est un conseil d’un ami qui a permis à Junior Bien-Aimé d’amorcer un virage dans la bonne direction. Voyant sa vitesse sur les terrains de basketball, ce copain lui a lancé avec toute sa franchise ‘Le basket, c’est un sport de ... ! (On peut vous épargner le mot) Tu cours vite, as-tu déjà essayé le football ?’

Dès qu’il s’est approché du sport qui deviendrait un exutoire, Bien-Aimé a senti une révélation. La vitesse, les contacts, les coups, tout le séduisait. On aurait pu croire qu’il aurait plongé dans cette discipline sportive pour toujours. Pourtant, il a plutôt lâché le football après une semaine ! 

Heureusement, il s’est laissé convaincre de se donner du temps pour apprivoiser ce sport sans pitié.   

« Après plusieurs années, j’ai compris que le football m’a rendu plus calme, moins colérique et moins frustré. Je pouvais enfin discuter au lieu de seulement agir. Avant, quand j’avais un problème, je ne pouvais pas en parler. J’étais tellement en colère, il fallait que je frappe », a cerné celui qui a commencé le football à 17 ans. 

« Je n’aurais jamais misé sur lui au début »

Mais Bien-Aimé n’était pas encore sorti de l’embarras. 

« Il y avait toujours quelque chose qui faisait en sorte que mon pied restait dans ce milieu. Je me rappelle d’une fois, j’avais raté une pratique pour aller faire un petit quelque chose et je me suis fait arrêter! J’avais préféré aller faire un petit coup d’argent. Dans la voiture de police, je me disais ‘Si j’étais allé à ma pratique, rien de ça ne serait arrivé... », a-t-il avoué. 

Fort de ses performances avec les Cougars de Saint-Léonard, Bien-Aimé a été en mesure de se joindre aux Carabins de l’Université de Montréal. Cela dit, au départ, l’université n’était, à ses yeux, qu’un passage pour poursuivre le football. 

« Je n’étais même pas certain de vouloir continuer l’école après le secondaire. J’entendais les autres qui parlaient de leur projet de vie et tout. Je n’étais pas encore rendu là. Beaucoup de chose se passaient dans ma vie », a reconnu celui qui a évolué sous les ordres de Danny Maciocia.Junior Bien-Aimé 

« Jusqu’à temps que je me réveille en crise un matin. Je me disais ‘C’est bien beau, tu joues au foot, mais tu ne sais même pas ce que tu veux faire dans la vie. »

Alors que son ami venait de se faire poignarder et qu’il venait de frapper un mur mentalement, il ne se doutait pas que son cul-de-sac scolaire de l’instant le sauverait. Les dossiers académiques, complexes et moins complexes, des étudiants-athlètes aboutissent sur le bureau de la conseillère académique Virginie Allard-Caméus. 

« Quand je suis allé voir Virginie, j’étais découragé. Je n’étais plus moi-même. ‘Aidez-moi parce que je suis à deux doigts de péter au frette, lâcher l’école et aller faire des conneries pour aider ma mère financièrement’ », lui avait lancé l’ancien numéro 19.  

Tout le monde décrit cette ressource comme celle qui accomplit de petits et grands miracles depuis 15 ans dans ce rôle si précieux. À écouter la voix de la conseillère, on sait que ses yeux pétillent quand on prononce le nom de Junior Bien-Aimé. 

« Je n’aurais jamais misé sur lui au début, mais j’ai misé sur sa détermination », a avoué Allard-Caméus avec franchise. 

« Ce n’est pas un secret qu’il aurait pu prendre le mauvais chemin. Il est venu me voir en 2013 pour me dire qu’il avait un plan, qu’il voulait compléter un baccalauréat en criminologie. Je lui ai répondu ‘Ça va prendre du temps, mais si tu suis chaque étape, on va y arriver’. Ce gars-là a tellement bûché, je n’ai jamais vu ça ! Il a tellement travaillé fort. », a-t-elle enchaîné avec fierté à son égard. 

Loin d’être doué à l’école, Bien-Aimé n’avait pas les notes requises pour accéder à ce programme. Il a dû d’abord passer par un certificat où il a décroché de bons résultats. 

« Le jour que j’ai été accepté pour le Bac, j’ai pleuré. J’ai tout de suite appelé Virginie, je pense même que je criais de joie au téléphone. Pour moi, c’était comme le gros lot. J’en parle et je ressens beaucoup de bonheur. De rentrer à ce Bac, ça valait plus que tous les coups que j’ai pu faire dans la rue », a-t-il cerné.  

« Quand je l’annonçais à certains amis, ils me disaient ‘Hein, toi? Ben voyons, on te connaît, c’est impossible. Ils me disaient même des blagues du genre ‘Comment un criminel peut étudier en criminologie’ », s’est-il rappelé.  

Le verbe bûcher est adéquat. Il a entamé ce processus en 2013 et il a obtenu ce diplôme dont il rêvait en 2020, sept ans plus tard! Un seul regard de sa mère a validé les efforts déployés.  

Virginie Allard-Caméus« Ma mère a traversé plusieurs épreuves avec moi. Elle était tannée, elle n’était plus capable, mais elle disait que je serais correct, que je devais juste être encadré. Maintenant que j’avais mon diplôme, ma mère se disait ‘C’est bon, voilà, j’ai fait ma job’. C’est un peu difficile à expliquer, mais ça se voyait tellement, toutes les émotions, dans ses yeux », a raconté Bien-Aimé qui était surnommé « le petit renard » par sa mère car il trouvait toujours une manière de se sortir du pétrin. 

Honnête, il a également une pensée pour des amis de la rue. 

« Il y en a qui avait vu un potentiel en moi. Ils me disaient que la rue ce n’était pas fait pour moi, que je pouvais aller à l’école. Même que quand ils faisaient des choses, ils ne m’appelaient jamais, ils ne voulaient pas que je me mette dans le trouble. Je les appelle des grands frères malgré ce qu’ils ont pu faire dans la rue », a exprimé Bien-Aimé qui, ironiquement, travaille pour le département anti-fraude d’une grande entreprise.  

Le football n’est pas un sport parfait et ce serait bête de le croire. Mais, puisqu’il exige de fréquenter l’université pour gravir les échelons, le football accomplit de petites merveilles comme l’histoire de Bien-Aimé. 

D’autres personnages bienveillants ont permis cette conclusion. Outre sa mère, il pense sur-le-champ à Ronald Hilaire, Steve Alexandre, Fabrice Raymond, Marco Iadeluca, Jean-Pierre Chancy et surtout Virginie Allard-Caméus. « C’est une personne qui a littéralement sauvé ma vie. »

« Ce qui est dommage dans tout ça, c’est que je ne suis pas le seul joueur de foot qui a vécu des problèmes, mais il y en a qui ont fait des mauvais choix et ils sont dans de mauvaises conditions aujourd’hui. C’est bizarre à dire, mais ils m’ont aidé parce qu’ils ont été des exemples de ce que je ne voulais pas devenir. Ça m’arrivait parfois de vouloir lâcher, mais je continuais », a conclu Junior Bien-Aimé qui pourra inspirer des jeunes d’une manière positive. 

Le Big Ten change d’idée : il y aura une saison

NCAA mercredi, 16 sept. 2020. 10:16 Logo Big Ten
Logo Big Ten (Source d'image:Getty)

Il y aura finalement du football dans l'Association Big Ten de la NCAA cette saison.

 

Moins de cinq semaines après avoir annoncé l’annulation de la saison des sports d’automne comme le football en raison d’inquiétudes liées à la pandémie de la COVID-19, les dirigeants de l'association sont revenus sur leur décision mercredi et ont annoncé que la saison débutera finalement durant la fin de semaine du 23 et 24 octobre. Chaque équipe aura un calendrier de huit matchs.

 

Les dirigeants du Big Ten ont voté unanimement mardi en faveur de la reprise des activités. Le mois dernier, les dirigeants avaient voté 11-3 en faveur de l’annulation de la saison. Ohio State, Iowa et Nebraska s’y étaient opposés.

 

Cette décision survient alors que les entraîneurs des différents programmes, les joueurs (au moyen d'une poursuite), les parents et même le président des États-Unis Donald Trump faisaient pression pour la tenue d’une saison dans le Big Ten.

 

L’émergence de tests de dépistage de la COVID-19 dont les résultats sont connus le jour même a contribué à déclencher un nouveau vote chez les dirigeants. Ces tests n’étaient pas disponibles lorsque ces derniers ont opté pour l’annulation de la saison le mois dernier.

 

Le Big Ten affirme que les athlètes, les entraîneurs et les membres du personnel des équipes passeront des tests de dépistage quotidien à compter du 30 septembre.

La COVID-19 provoque l'annulation de la saison 2020

Universitaires lundi, 14 sept. 2020. 14:30

Pas de sports universitaires à l'automne 2020 5:15

Éric Leblanc

MONTRÉAL – À l'image du reste du Canada, le sauvetage de la saison 2020 du football universitaire n’aura pas lieu en dépit des efforts des institutions académiques du Réseau du sport étudiant du Québec. 

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a confirmé, en après-midi, ce verdict qui touche également les autres sports universitaires d’automne. Ainsi, la programmation sportive du RSEQ a été annulée jusqu'au 31 décembre 2020. 

Les différentes institutions académiques ont tenté de trouver une solution pour disputer un calendrier écourté, mais ce fut impossible d’y parvenir dans le contexte des précautions face à la COVID-19. Plusieurs défis compliquaient la tâche comme le déplacement des nombreux joueurs à travers différentes régions du Québec pour les parties. De plus, ces athlètes auraient été en contact avec beaucoup de personnes à l'extérieur de leur équipe par l'entremise de leur travail ou de leurs études. 

« La décision vient des 12 universités (dans les différents sports). Ça n’a pas été une décision facile, mais par consensus. Ça ne veut pas dire tout le monde est content, mais elles ont pu se rallier pour le bien collectif », a expliqué à RDS, Gustave Roel, le président et directeur général du RSEQ. 

Manon Simard, directrice des Sports à l’Université de Montréal, a ajouté de petits détails à ce sujet. 

« Depuis la fin mars, les directions sportives (des universités) se réunissent au moins deux fois par semaine. Les échanges ont été actualisées sur comment ça cheminait dans nos institutions. Ce sont des décisions beaucoup plus grandes que le sport. Le vote a été fait de manière confidentielle et il a été dévoilé la semaine dernière. Le résultat est un consensus, mais on ne saura jamais qui a voté dans quelle direction », a mentionné Simard.  

« Les joueurs de dernière saison pourront revenir l'an prochain »

Nuance importante en ce qui concerne le football, la section québécoise ne comporte que cinq équipes contrairement aux niveaux scolaire et collégial qui peuvent aller de l’avant. Ainsi, le retrait d’une formation universitaire aurait pu facilement compromettre la saison. D’ailleurs, le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke et le Rouge et Or de l’Université Laval évoluent dans une région classée jaune, actuellement, par le système d’alerte gouvernemental. 

« On est loin d’une situation sportive, on le dit depuis plusieurs mois. C’est vraiment de la gestion de risques », a rappelé Roel en précisant qu’une gestion d’un campus universitaire, par son ampleur, est nettement plus complexe que celle d’un CÉGEP ou d’une école secondaire.

Heureusement, les joueurs qui étaient arrivés à leur dernière année d’admissibilité pourront la reprendre l’an prochain. On peut tout de même croire que plusieurs athlètes termineront leur parcours sportif universitaire de cette manière. 

Via les réseaux sociaux, André Bolduc, entraîneur adjoint des Alouettes, a proposé aux athlètes touchés de transformer cette période instable en quelque chose de constructif et productif. Il suggère à ceux-ci d’investir ce temps supplémentaire pour les études et l’entraînement en plus d’aller côtoyer des jeunes et leur enseigner des notions.  

À titre de petite consolation, les membres du RSEQ ont déterminé que ce serait permis d'organiser des activités, comme des matchs hors-concours, impliquant deux équipes ou plus pour le soccer, le golf et le cross-country. 

Quant à la programmation sportive hivernale, une décision est prévue le 15 octobre. 

Par ailleurs, soulignons que deux joueurs des Spartiates du Vieux-Montréal, au niveau collégial, ont été déclarés positifs à la COVID-19 selon ce que rapporte Philippe Malo (bulletinsportif.ca). Les défis seront donc nombreux pour que la saison collégiale soit maintenue. Le retour des activités parascolaires et de la pratique des discines sportives a tout de même été accordé pour l'automne dans les secteurs scolaire et collégial. 

Réaction des Carabins et du Rouge et Or

Malgré cette décision, le programme de sport d’excellence des Carabins a confirmé la poursuite de l’encadrement offert à tous ses étudiants-athlètes, que ce soit par exemple sur les plans sportif, académique ou des bourses.

« Je ne vous cacherai pas que c’est une décision excessivement difficile et déchirante. On est tous des gens de sport qui investissent dans la jeunesse pour les aider à atteindre leur objectif. Cette décision est un peu contre nature. On n’a pas l’habitude de freiner, plutôt l’inverse », a commenté Manon Simard, directrice des Sports à l’Université de Montréal, qui doit s’attaquer à la suite des choses. 

« On a toujours eu comme objectif de ramener les athlètes dans un contexte sécuritaire. Un des défis, c’est d’apprendre à travailler avec la COVID et d’apprivoiser les contraintes pour revenir et aller plus loin. Évidemment, on veut surtout garder les athlètes à l’école, on sait à quel point le sport représente une partie importante de leur vie », a ajouté Simard qui a dû mesurer les risques pour des athlètes qui effectuent des stages dans des zones plus risquées comme les hôpitaux et les écoles. 

Du côté de l’Université Laval, ça semblait que les mesures à respecter devenaient trop contraignantes. 

« On souhaitait tous que nos étudiants puissent faire du sport cet automne. On trouvait ça plus facilitant de travailler vers une ligue qui n’est pas sanctionnée pour nous permettre une certaine souplesse, une certaine flexibilité. Si on doit annuler des matchs, en reprendre ou donner un délai de deux semaines si des cas surviennent », a confié Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives (SAS).

Tout en comprenant la déception au football et au rugby, elle se réjouit de pouvoir, à tout le moins, organiser des matchs hors-concours dans certaines disciplines.  

« On a chacun nos enjeux, pour nous, c’était la meilleure décision à prendre. »

Le plan à élaborer visera donc à maintenir l’entraînement des athlètes. Étant donné que les matchs officiels ont été annulés, il faudra voir si des entraîneurs ou du personnel de soutien perdront leur emploi temporairement. Ce n’est pas le souhait de Jean-Noël Corriveau, directeur adjoint du SAS et responsable du programme d’excellence sportive de l’Université Laval.

« Il faut mettre tout à leur disposition pour vivre une saison presque normale, mais sans matchs », a-t-il conclu. 

NCAA : le Big Ten et le Pac-12 remettent leur saison au printemps

NCAA mardi, 11 août 2020. 16:45 Logo défaut football
(Source d'image:RDS)

Les dirigeants du Big Ten ont confirmé avoir voté en faveur du report des saisons des différentes équipes sportives cet automne, dont le football, dans l’espoir de pouvoir recommencer à jouer au printemps.

« Toutes les décisions que nous avons prises durant ma tenure l’ont été en fonction principalement du bien-être et de la santé physique et mentale de nos étudiants-athlètes », a déclaré le commissaire de l’association. Nous pensons qu’il y a trop d’incertitude en ce moment dans notre pays pour inciter nos étudiants-athlètes à jouer.  »

ESPN confirme également que le Pac-12 a décidé d’emboiter le pas. L’association comprend des équipes universitaires réputées comme USC, UCLA, Stanford et Oregon.

L’ACC (Clemson, Virginia, Louisville...) et la SEC (Alabama, Auburn, Texas A&M...) ont indiqué pour l’instant avoir l’intention de disputer la campagne, mais c’est à se demander si la décision du Big Ten et du Pac-12 auront une influence. Quant au Big 12, les universités qui en font partie semblent être divisées sur la question.

 

NCAA : la division Big Ten annule sa saison de football

NCAA lundi, 10 août 2020. 14:14 Jim Harbaugh
Jim Harbaugh (Source d'image:PC)

La division Big Ten aurait décidé d'annuler sa saison 2020 de football universitaire, lundi, en raison d'inquiétudes en lien avec la pandémie de la COVID-19, rapporte le quotidien Detroit Free Press.

Une annonce officielle devrait suivre mardi. Douze des 14 dirigeants auraient voté en faveur de l'annulation de la saison.

La Big Ten devient la première des cinq divisions majeures de la NCAA (Power 5) a annulé sa saison.

Selon l'animateur de radio Dan Patrick, la division Pac 12 annoncera également l'annulation de sa saison mardi. L'ACC et le Big 12 n'auraient toujours pas pris de décision tandis que la SEC aurait l'intention d'organiser une saison.

Ces informations sont révélées alors que l'entraîneur-chef de Michigan Jim Harbaugh a publié un communiqué lundi dans lequel il plaide pour que la saison de football universitaire ait lieu comme prévu. L'Université Michigan, tout comme sa rivale Michigan State, fait partie de la division Big Ten.

Le Président américain Donald Trump a aussi ajouté son grain de sel, lundi, appuyant sur Twitter les athlètes universitaires qui souhaitent jouer cette saison.

« Les étudiants-athlètes ont travaillé trop fort pour que leur saison soit annulée », peut-on lire, suivi du #WeWantToPlay (Nous voulons jouer), dans un partage d'un tweet du quart-arrière vedette de Clemson (ACC) Trevor Lawrence, qui fait partie de ceux qui se sont prononcés en faveur de la tenue d'une saison de fooball universitaire.

Football au Québec : feu vert à la reprise

Universitaire jeudi, 6 août 2020. 14:03 Pier-Olivier Lestage
Pier-Olivier Lestage (Source d'image:James Hajjar - Carabins)

Le football au Québec pourra reprendre ses activités cet automne, notamment au niveau universitaire, rapporte La Presse.

 

Selon le quotidien montréalais, les restrictions suivantes seront imposées :

 

-       deux mètres de distance entre chaque joueur sur les lignes de côté ;

-       aucun spectateur admis sur la surface de jeu ;

-       pas de rencontres avec les capitaines avant les matchs et pas de poignées de mains après les matchs ;

 

Toutes les équipes de la province pourront ainsi jouer cet automne. Les formations universitaires ont jusqu’au 31 août pour décider si elles prendront part à la prochaine saison.

 

La Presse avance que l’Université Laval et l’Université Sherbrooke seront de retour. Bishop, Concordia et l’Université de Montréal n’auraient toujours pas annoncé leurs intentions, alors que le retour de McGill serait loin d’être acquis, ajoute La Presse.

 

La fin du mois de septembre ou le début du mois d’octobre seraient visés par le RSEQ pour le lancement de la saison.​

Jonathan Sénécal : UConn annule sa saison

NCAA mercredi, 5 août 2020. 10:20

Didier Orméjuste nous présente Jonathan Sénécal 2:29

L’équipe de football des Huskies de l’Université Connecticut, à laquelle le quart-arrière québécois Jonathan Sénécal devait se joindre cette année, a annoncé mercredi qu’elle annulait sa saison 2020 en raison de la pandémie de la COVID-19.

 

UConn, qui a montré une fiche de 2-10 à sa dernière saison dans l’American Athletic Conference (ACC) l’an dernier, devient ainsi le premier programme d'envergure à choisir cette option. Les Huskies devaient jouer à titre d’équipe indépendante en 2020.

 

« Les défis reliés à la sécurité créés par la COVID-19 exposent nos joueurs à un niveau de risques inacceptable » a justifié le directeur athlétique David Benedict.

 

L’entraîneur-chef Randy Edsall a affirmé qu’il a consulté ses joueurs avant que l’Université prenne cette décision.

 

​ 

 

U Sports permettrait une année d'admissibilité de plus aux joueurs de football

Universitaire lundi, 27 juil. 2020. 13:30 Marc-Antoine Dequoy
Marc-Antoine Dequoy célèbre son touché après une interception contre le Rouge et Or. (Source d'image:James Hajjar - Carabins)

TORONTO - U Sports a changé d'avis: les joueurs de football universitaire pourront compléter leur cinquième année d'admissibilité en 2021.

Après l'annulation de la Coupe Vanier et des demi-finales nationales en raison de la pandémie de COVID-19, les associations de l'Ouest, de l'Ontario et de l'Atlantique ne disputeront pas de football cet automne.

Le football est le seul sport universitaire avec une âge limite. Les joueurs qui ont 25 ans au 1er septembre ne peuvent participer. Cette règle a été mise en place pour éviter des écarts trop grands au niveau du développement physique et de l'expérience des joueurs, ainsi que pour faire de la place aux plus jeunes joueurs au sein des formations.

Certains étudiants-athlètes qui s'apprêtaient à amorcer leur cinquième et dernière année d'admissibilité n'auraient donc pas pu profiter de cette cinquième campagne en 2021.

Plus tôt ce mois-ci, U Sports avait indiqué qu'elle ne changerait en rien à sa règle, au grand dam des entraîneurs et de quelque 300 joueurs au pays. L'organisation a accepté lundi de réviser sa position.

Anthony Calvillo garde espoir qu'il y ait une saison

Universitaire lundi, 6 juil. 2020. 14:58 Anthony Calvillo
Anthony Calvillo (Source d'image:RDS)

Anthony Calvillo ne cache pas qu’il espère fortement qu’il sera possible de jouer au football dans les rangs universitaires québécois l’automne prochain.

Alors que les autres programmes à travers le pays ont tranché, avec l’annulation notamment de la Coupe Vanier en raison de la pandémie de la COVID-19, le RSEQ n’a pas encore donné sa réponse.

L’entraîneur adjoint chez les Carabins de l’Université de Montréal a mentionné lors d’une entrevue avec les analystes football de RDS que l’espoir est bien présent et qu’il est prêt à accepter n’importe quel format pour une éventuelle campagne.

« C’est vraiment important, simplement pour l’aspect mental. Nous avons eu beaucoup de défis. Nous avons discuté avec les joueurs par vidéo et c’est certain que lorsqu’ils ont appris l’annulation du championnat avec les autres ligues à travers le pays, c’était un dur coup. Par contre, le RSEQ n’a pas encore annulé la saison ce qui nous laisse une chance », a-t-il souligné.

« On a encore espoir de disputer une saison sous une quelconque forme. Que ce soit quatre ou cinq matchs, nous allons prendre ce qui nous est présenté », a-t-il soutenu.

L’entrevue s’est tenue pendant la rediffusion du match des Alouettes de Montréal contre les Argonauts de Toronto le 15 juillet 2011. Cette rencontre historique pour l’organisation a permis à Calvillo de battre le record de Damon Allen pour le plus de passes de touché dans la Ligue canadienne de football. Cette 395e passe pour un majeur a été saisie par Eric Deslauriers et l’ancien quart de l’équipe a évidemment conservé ce ballon.

« Je suis plus heureux de partager ces souvenirs avec mes filles (15 ans et 13 ans). Elles se souviennent un peu du moment que je jouais et elles ont vu certains de mes records dans un livre. Par contre, d’un point de vue un peu égoïste, j’aime bien revoir ces matchs, alors que c’est possible pour moi de leur montrer des moments importants de ma carrière », a mentionné l'ancien quart.

« J’ai toujours dit que je prendrais le temps de revenir sur ma carrière une fois qu’elle sera terminée. J’aime vraiment revivre certains moments et les partager avec ma famille. C’est vraiment ce qu’il y a de plaisant, ce partage de souvenirs », a-t-il mentionné.

Calvillo a ajouté avec une pointe d’humour qu’il aimait bien revoir et revivre de tels moments avec sa famille, car il peut leur prouver l’athlète qu’il était par le passé. Il souligne en riant qu’aujourd’hui, c’est un peu plus pénible d’être convaincant lorsque vient le temps de faire du sport.

« Je peux leur dire que leur père a accompli quelque chose par le passé. Maintenant, je vais courir avec elles et je m’étire parfois l’ischiojambier ou j'ai mal au genou, donc c’est bien de pouvoir leur montrer que j’ai bel et bien réussi à accomplir des choses comme athlète dans ma carrière », a-t-il lancé en riant.

Calvillo a mis un terme à sa carrière en 2013 après 16 saisons avec les Alouettes. Il a lancé un total de 455 passes de touché et il a amassé 79 816 verges au cours de sa carrière par la passe.

Plusieurs joueurs de LSU en quarantaine

NCAA samedi, 20 juin 2020. 19:38 Le terrain de football de LSU
Le terrain de football de LSU (Source d'image:Getty)

Un grand nombre de joueurs de football de Lousiana State University (LSU) ont été placés en quarantaine dans un effort pour contenir l’épidémie de la COVID-19, rapporte ESPN.

 

La nouvelle a d’abord été rapportée par Sports Illustrated, qui évaluait à plus de 30 le nombre de joueurs en quarantaine.

 

ESPN avance que ce ne sont pas tous les joueurs en quarantaine qui ont été déclarés positifs à la COVID-19.

 

Les séances d’entraînement volontaires de LSU ont commencé le 9 juin dernier.

 

Des dirigeants de la santé publique ont confirmé vendredi qu’une éclosion d’au moins 100 cas était liée à des bars du populaire Tigerland situé près du campus de l’université.

 

Plus tôt cette semaine, la NCAA a approuvé un plan d’entraînement d’une durée de six semaines culminant avec le retour sur le terrain en juillet.

Des assouplissements qui réjouissent les Carabins après des mois éprouvants

Universitaire mardi, 16 juin 2020. 09:17 Marco Iadeluca
Marco Iadeluca (Source d'image:James Hajjar)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – « C’est sûr qu’on prend toutes les petites bonnes nouvelles qui surgissent. » Après trois mois éprouvants à plusieurs niveaux pour ses protégés, l’entraîneur des Carabins de l’Université de Montréal, Marco Iadeluca, ne pouvait que se réjouir des assouplissements annoncés lundi. 

Ainsi, les joueurs des Carabins pourront renouer avec le terrain pour effectuer de la préparation physique – selon certaines restrictions – à partir du 22 juin. 

« Pour le moment, le plus beau développement, c’est que les gars puissent se retrouver. On dit toujours que le football est un grand sport d’équipe qui crée des amitiés et des fraternités incroyables. Les gars ont tous hâte, ils ont juste envie de se voir », a confié Iadeluca, lundi après-midi. 

« On continue de se croiser les doigts pour obtenir d’autres bonnes nouvelles », a-t-il ajouté du même souffle. 

La première étape de ce « déconfinement » pour les Carabins consistera donc à des séances de course et d’agilité sur la surface artificielle de la colline montréalaise. On peut présumer que la bonne humeur n’aura jamais été autant au rendez-vous lors de ces exercices éreintants, 

« Ça fait plus de trois mois qu’on ne s’est pas entraînés en groupe en personne. Juste le fait d’avoir un petit bout de terrain, un peu de supervision et d’échanger avec quelques gars, ça va faire énormément de bien », a convenu le joueur de ligne offensive Pier-Olivier Lestage avec toute l’excitation qui peut se ressentir dans sa voix grave.  

Cependant, l’accès au gymnase du CEPSUM demeure défendu. Pour l’instant, les joueurs des Carabins devront donc poursuivre leur préparation physique avec des accessoires de base comme des élastiques et des ballons suisses. Toutefois, la pression pour autoriser la réouverture des gymnases s’accentue si bien que ça pourrait changer prochainement. 

Pierre-Mary Toussaint« On suit les directives très strictes du CEPSUM et ce n’est pas pour tout de suite », a confirmé Pierre-Mary Toussaint, l’expérimenté préparateur physique du club.  

Précisons au passage que l’entraînement en « circuits » demeure interdit puisque les joueurs doivent inévitablement utiliser le même matériel à tour de rôle pour compléter les différentes stations. 

Cette petite évolution s’avère tout de même très précieuse pour les Carabins – et les autres équipes de football universitaire – qui ont dû redoubler d’ingéniosité pour conserver les acquis physiques de leurs athlètes durant la pandémie. 

En tant que préparateur physique, Toussaint s’est retrouvé avec un défi de taille à résoudre. C’était loin d’être facile de superviser les efforts des nombreux joueurs à distance surtout que l’équipement nécessaire n’était pas à la portée de tous. 

Durant les premières semaines du confinement, chaque athlète devait s’entraîner de son côté en respectant un programme fourni en fonction de ses besoins spécifiques. Mais, rapidement, le besoin de la motivation de groupe s’est fait sentir. À l’image de bien des équipes sportives, les Carabins ont transformé l’entraînement en séances virtuelles sur Zoom. 

« Ça procure un sentiment d’appartenance de s’entraîner avec leurs coéquipiers. Ils ont retrouvé ce lien avec leurs coéquipiers, c’est super important ! Dans un sport comme le football, il ne faut pas que tu sentes que tu es seul dans ta bulle. C’était le mieux qu’on pouvait faire dans la situation actuelle », a observé Toussaint. 

« Les gars ont trouvé ça beaucoup plus éprouvant la première semaine qu’on a fait le tout sur Zoom. Pourtant, c’était le même programme que chacun suivait à la maison. Mais, dans un groupe, tu veux suivre le rythme. Tu as le préparateur qui pousse les gars, qui les encourage et la pression de vouloir être à la même intensité que les autres. Un gars qui s’entraîne seul, il pense qu’il pousse et qu’il est assez intense, mais dès qu’il se retrouve dans un groupe et qu’il voit une autre personne pousser un peu plus que lui, il va élever son niveau d’intensité », a poursuivi le préparateur physique qui a bâti le programme virtuel avec ses deux partenaires et les entraîneurs. 

Les Carabins ont choisi d’offrir 11 plages horaires par semaine aux joueurs et ceux-ci devaient participer à 4 d’entre elles. La plupart du temps, de 10 à 15 joueurs participent à chaque séance ce qui permettait de superviser la technique de chacun pour éviter des blessures ou des techniques inadéquates.

« Je trouve vraiment que nos préparateurs physiques ont fait toute une job. On pouvait participer quand ça nous convenait plus. Si une journée ça te tentait moins, tu savais que tu serais avec d’autres personnes pour te pousser. Il faut le dire, ce n’est pas le genre d’entraînement auquel on est habitués », a convenu Lestage. 

L’adaptation a justement été imposante pour les joueurs de ligne offensive et de ligne défensive qui doivent lever de grosses charges. 
 
Pier-Olivier Lestage« C’était tough, on ne pouvait pas vraiment remplacer l’entraînement qu’on faisait. Moi, personnellement, je pense que j’ai perdu un peu de poids. J’essaie de me tenir loin du pèse-personne pour ne pas trop y penser. C’est sûr que ç’a été difficile », a précisé Lestage qui adore se réfugier au gymnase. 

Heureusement, les préparateurs physiques disposent de plusieurs trucs pour compenser, en partie, le manque d’équipement. Des alternatives intéressantes sont venues de sacs à dos remplis de livres et des grosses bouteilles d’eau (de 18 litres) remplies. 

« On a même utilisé des portes pour faire le mouvement de pull up. C’est sûr que ça dépend de quel type de porte, elle doit être solide. Mais ça reste que peu de portes peuvent résister à un joueur de 300 livres. On a rigolé avec ça, on n’a pas eu de plaintes pour des portes cassées après quelques semaines. Disons que ça sollicite notre créativité », a souri Toussaint. 

La créativité devra être remplacée par la prudence éventuellement afin d’éviter des blessures lorsque le gymnase sera à la disposition des joueurs. 

« Ce sera important d’effectuer un retour progressif. Les gars seront excités de pouvoir lever des poids, il faudra vraiment les retenir. Même l’arrêt après une saison ne dure jamais aussi longtemps. Ce sera notre défi au retour, ils auront envie de rattraper le tout en deux semaines. Ils sont habitués de pousser dans le gymnase », a conclu Toussaint.  

Un début pour le moins particulier pour Iadeluca

Toute cette adaptation représente un obstacle de taille même pour un entraîneur-chef d’expérience. Imaginez pour Iadeluca qui venait à peine d’accepter au poste avec les Carabins. Il ne risque pas d’oublier ses premiers mois dans cette fonction. 

« C’est sûr que ce n’est pas idéal, je pense que j’ai passé deux ou trois semaines au CEPSUM avant qu’on doive travailler à distance. J’ai réussi à trouver le moyen de me connecter avec les gars, autant pour leurs entraînements que pendant les réunions qu’on tenait avec l’attaque et la défense. J’ai aussi essayé de développer des liens avec ceux que je connaissais moins en plus d’avoir des rencontres régulières avec les capitaines », a décrit Iadeluca. 

Logiquement, il espère que les efforts de sa troupe seront récompensés par la tenue d’une saison, complète ou partielle. Par conséquent, il félicite le Réseau du sport étudiant du Québec (RSÉQ) qui a opté pour la patience au lieu d’annuler la saison 2020 aussi rapidement que les autres circuits canadiens. 

« On est bien heureux que le RSÉQ prenne son temps pour arriver à la meilleure décision », a-t-il noté.  

« Je suis content que le RSÉQ ait décidé d’aller un peu à l’encontre des autres en attendant de voir l’évolution des choses. Je trouvais ça bizarre que les autres ligues annulent la saison du jour au lendemain alors qu’on voit une amélioration depuis quelques semaines. J’ai trouvé ça un peu prématuré. C’est sûr que ça ne garantit pas qu’on aura une saison, mais ça veut dire beaucoup pour nous », a exposé Lestage en appuyant les dires de son nouvel entraîneur. 
 

NCAA : les athlètes pourront être rémunérés en Floride à partir de 2021

NCAA vendredi, 12 juin 2020. 14:06 NCAA
NCAA (Source d'image:PC)

Le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, a entériné vendredi un projet de loi qui permettra aux athlètes universitaires qui évoluent dans l'État américain d'être rémunérés pour des ententes commerciales.

Le décret entrera en vigueur en juillet 2021. D'ici là, la NCAA et le Congrès américain pourraient adopter des règlements ou des lois qui aboliraient les sanctions contre des athlètes qui obtiennent une rémunération en retour de l'utilisation de leur image ou de leur nom, notamment.

La Floride est le troisième État américain, après la Californie et le Colorado, à adopter une loi qui vise spécifiquement les règlements de la NCAA qui empêchent les athlètes d'obtenir une compensation financière.

L'adoption de ce décret risque de bousculer la NCAA, puisqu'il entrera en vigueur 18 mois avant ceux adoptés par la Californie et le Colorado. Et environ une vingtaine d'autres États américains songent à adopter de telles mesures législatives.

Annulation de la Coupe Vanier en 2020

Universitaire lundi, 8 juin 2020. 13:09

L'actualité dans le monde du sport 5:59

MONTRÉAL - U Sports a annulé ses six championnats nationaux, dont la Coupe Vanier 2020, en raison de la pandémie de la COVID-19, mais le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a toujours espoir de jouer cet automne.

Les conférences Atlantique et de l'Ontario ont pour leur part annoncé l'annulation de leur saison interunivertaire pour le reste de 2020.

La conférence Canada Ouest n'ira pas de l'avant avec les sports d'équipe pour le reste de l'année, et elle se prononcera pour le golf, le cross-country et la natation le 17 juillet.

Au Québec, il n'est pas encore question de prendre une décision sur les activités sportives interuniversitaires prévues cet automne.

« Nous trouvons qu'avec ce qui se fait actuellement, le déconfinement, la santé publique, la deuxième phase du déconfinement sportif, il y a peut-être encore espoir d'avoir une saison sportive », a dit la directrice du Service des activités sportives du Rouge et Or de l'Université Laval, Julie Dionne, lors d'un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.

« Notre principe premier, que nous avons établi ensemble au sein du RSEQ, est d'être en mesure d'offrir une saison sportive aux étudiants-athlètes. Sous quelle forme? Nous verrons bien. Est-ce que ce sera une saison complète, écourtée ou modifiée? Tout est possible, comme il est aussi possible que certains sports puissent le faire et d'autres non », a-t-elle ajouté

Les décision d'U Sports et des trois autres conférences découlent de l'incertitude qui persiste quant à la santé et la sécurité des étudiants-athlètes, des restrictions sur les déplacements et de la santé publique qui touchent des régions du pays et des modèles d'offre de divers programmes d'études sur les campus des universités.

De son côté Dionne est encouragée par les progrès effectués au Québec au cours des dernières semaines.

« Nous connaissons les différentes phases du déconfinement des sports collectifs et individuels, les fédérations sportives ont rempli leur mandat en déposant leur plan de déconfinement, et nous avons vu à quelle vitesse la phase 1 passe à la phase 2, et éventuellement la phase 3. Je crois que c'est bon signe », a noté Dionne.

« Je suis quand même assez optimiste. Les prochaines semaines de déconfinement nous dirons si c'est de bon augure, si nous continuons d'avancer à la même vitesse ou si nous restons sur dans la même phase pendant longtemps. »

Pour ces raisons, aucun échéancier n'est en place du côté du RSEQ concernant la prise d'une décision sur les activités automnales.

Les Carabins de l'Université de Montréal ont indiqué qu'ils ne commenteraient pas la situation puisqu'il y a "encore trop d'inconnus pour nous permettre de bien" le faire, a mentionné un porte-parole de l'organisation dans un courriel adressé à La Presse canadienne.

Le championnat du football universitaire canadien devait être présenté le 28 novembre dans une ville qui n'était pas encore connue.

Le Dinos de l'Université de Calgary sont les champions en titre après avoir vaincu les Carabins 27-13 en novembre dernier.

En plus du football, les autres championnats touchés sont ceux du soccer masculin et féminin, du hockey sur gazon féminin et du cross-country masculin et féminin.

« U Sports a travaillé fort avec les quatre conférences, nos 56 établissements membres et des experts médicaux afin d'examiner la faisabilité de présenter nos championnats nationaux d'automne cette saison, a mentionné Lisette Johnson-Stapley, chef du Sport de l'organisme dans un communiqué. Tenant compte des réalités académiques du sport universitaire, nous en sommes arrivés à la conclusion que nous devions prendre cette décision difficile. »

Les athlètes dont les championnats nationaux sont annulés ne perdront pas leur année d'admissibilité et leurs bourses d'études.

Des incidences sur la LCF?

Cette décision de U Sports aura-t-elle une incidence sur la saison de la Ligue canadienne de football?

L'annonce de lundi constitue un développement significatif pour la LCF. Le circuit Ambrosie a repoussé le début de saison au moins jusqu'au 1er septembre, mais la possibilité d'annuler la saison existe toujours.

La ligue doit maintenant examiner pour quelle raison U Sports a annulé le football d'automne avant de poser son prochain geste.

« Nous sommes au courant de la décision prise par U Sports concernant les championnats nationaux de l'automne, dont au football, a déclaré la ligue par communiqué. Nous compatissons avec les administrateurs qui ont eu à prendre une décision difficile et avec les athlètes, dont plusieurs sont sans aucun doute déçus de ne pouvoir pratiquer leur sport dans un proche avenir. »

La plus grande question demeure sur la façon dont la ligue évaluera ces joueurs qui seront admissibles au repêchage de 2021 de la LCF.

« Nous allons contnuer de discuter de la marche à suivre avec nos collègues de U Sports, a indiqué la LCF. Nous voulons assurer aux joueurs qui aspirent à jouer dans la LCF que nous tenterons de trouver toutes les façon possibles d'évaluer les joueurs canadiens et à leur faire une place dans notre ligue. »

Greg Abbott confiant que le football universitaire débutera à la date prévue

Football vendredi, 22 mai 2020. 16:35 Logo défaut football
(Source d'image:RDS)

AUSTIN, Texas - Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, pense que le football universitaire sera de retour au moment prévu, et aussi avec un certain nombre de partisans dans les gradins.

Abbott a déjà établi des règles menant au retour des ligues sportives pour les jeunes en juin. La porte est aussi ouverte à du sport professionnel, dans des stades vides.

« Notre objectif est de commencer la saison de football universitaire comme prévu, avec des partisans dans les gradins, a dit le gouverneur républicain à KXAN, branche d'Austin du réseau NBC. Il reste à voir quelle portion d'un stade pourra être remplie. »

Abbott s'attend à ce qu'une décision puisse être prise au début du mois d'août.

L'Université du Texas compte accueillir les étudiants à la régulière sur le campus pour le semestre d'automne, à compter du 26 août. On ne connaît pas encore les plans au niveau de la distance sociale, ou concernant d'autres mesures du genre.

 

Les Buckeyes considèrent accueillir entre 20 000 et 50 000 partisans dans leur stade

Universitaire jeudi, 21 mai 2020. 09:24 Chase Young
Chase Young (Source d'image:PC)

Le responsable du programme athlétique des Buckeyes d'Ohio State, Gene Smith, a affirmé que son département avait effectué de multiples tests théoriques relativement à la distanciation, et il croit désormais possible de faire pénétrer entre 20 000 et 50 000 personnes au Ohio Stadium cet automne.

D'une capacité dépassant lègerement les 100 000 places, le stade des Buckeyes pourrait, selon ses estimations de Smith, accueillir « dans un scénario conservateur » entre 20 000 et 22 000 spectateurs, et « dans un scénario plus optimiste », entre 40 000 et 50 000, « si les mesures gouvernementales nous le permettent ».

« Nous avons joué avec ces chiffres et nous avons la conviction que c'est le genre de foule, ultimement, que nous aurions le droit de rassembler », a raconté Smith aux journalistes avant de préciser plus tard dans un tweet que le scénario conservateur est le plus plausible.

« Nous avons de la chance, avec les 100 000 places disponibles dans notre stade. Comment y arriverons-nous? En faisant respecter les consignes des autorités tout en pratiquant la distianciation physique et en renforçant l'importance de porter un masque à un nombre moindre de partisans que ce à quoi nous sommes habitués. Je crois que c'est possible. »

L'Ohio Stadium est le 4e stade le plus spacieux parmi ceux de la NCAA, avec une capacité maximale de 102 780 spectateurs, selon le site web des Buckeyes.

Afin de déterminer qui aurait accès à ce nombre restreint de billets, Smith a expliqué qu'un système de points allait être instauré. Ainsi, des individus tels que les étudiants, les membres du personnel, les donateurs, les parents et les membres des médias auraient préséance sur les autres.

Stade vide ou non, Jim Harbaugh sera prêt pour une saison de la NCAA

Universitaire mercredi, 20 mai 2020. 12:50 Jim Harbaugh
Jim Harbaugh (Source d'image:Getty)

L'entraîneur-chef de l'équipe de football des Wolverines de l'Université du Michigan, Jim Harbaugh, se dit confortable à l'idée de disputer la saison 2020 de la NCAA devant des gradins vides.

D'autres sports nord-américains, dont la MLB, la NBA et la LNH se préparent à disputer des matchs à huis clos, et Harbaugh s'est fait demander ce qu'il pense d'un scénario semblable dans le football collégial.

« Sans même y penser deux fois, je serais confortable à jouer des matchs sans partisans, a répondu Harbaugh en entrevue à l'émission Get Up du réseau ESPN. Si le choix se faisait entre jouer devant un stade vide ou ne pas jouer du tout, j'opte pour le premier. »

« Pratiquement tous les gars de notre équipe à qui j'ai parlé ont le même avis que moi là-dessus », a-t-il enchaîné.

Harbaugh a fait référence à plusieurs reprises durant l'entretien à l'importance de faire passer des tests aux joueurs et au personnel des équipes afin de contrer la menace de la COVID-19.

Le Michigan Stadium, qui porte le surnom de « Big House », peut contenir jusqu'à 107 000 partisans. Harbaugh doute qu'une telle foule puisse être testée avant une rencontre.

« Tu peux certainament tester les deux équipes, tester les arbitres et tout le reste. Mais peux-tu réellement tester 100 000 partisans faisant leur entrée dans le stade? Probablement pas. Sans vaccin, tu ne pourrais pas le faire. »

La conférence Big Ten, à laquelle appartiennent les Wolverines, a reporté toutes les activités des équipes jusqu'au 1er juin.

Pour l'instant, le calendrier de football dans la division 1 de la NCAA prévoit un coup d'envoi le 29 août, une semaine avant celui de la NFL.

« Tout le monde se prépare comme si la saison allait avoir lieu, a précisé Harbaugh. Personne ne veut se mettre dans l'esprit qu'il y ait une chance qu'on ne joue pas. Donc, on se prépare du mieux que l'on peut. »

Touchette dirigera la défense des Carabins

Universitaire vendredi, 13 mars 2020. 12:03 Denis Touchette
Denis Touchette (Source d'image:Carabins)

Après avoir passé les dernières semaines à conclure la campagne de recrutement, l’entraîneur-chef de l’équipe de football des Carabins Marco Iadeluca poursuit sa préparation en vue de la prochaine saison. Une étape importante de cette nouvelle ère a été franchie avec l’embauche de Denis Touchette comme coordonnateur défensif des Bleus.

 

Il s’agit d’un retour sur le campus de l’UdeM pour celui qui a occupé le même rôle en plus d’avoir été assistant entraîneur-chef de 2006 à 2011 avec les Carabins.

 

« Je suis vraiment content de revenir à l’Université de Montréal, a mentionné celui qui avait à l’époque positionné l’unité défensive des Carabins parmi les meilleures au pays. Je retrouve des gens passionnés et engagés avec qui j’ai hâte de travailler. Les aspirations sont grandes pour les Carabins et ça me rejoint. Recommencer à travailler dans le football à temps plein, c’est une opportunité fantastique! ».

 

Iadeluca retrouve pour sa part un collègue avec qui il a eu la chance de collaborer étroitement lors de son premier passage avec l’organisation.

 

« J’ai toujours eu énormément de respect pour Denis, a immédiatement lancé le pilote des Bleus. J’ai eu la chance de travailler avec et contre lui et dans les deux cas, je le trouvais très professionnel. Nous sommes toujours demeurés en contact et j’étais convaincu qu’il était le candidat idéal pour nous. Je suis très heureux qu’il accepte de diriger notre défensive. »

 

Beaucoup d’expérience et une crédibilité bien établie

 

Celui qui a remporté la Coupe Vanier comme joueur avec les Redmen de McGill en 1987 cumule plus de 30 ans d’expérience dans le monde du football. En plus d’avoir évolué pour les Redmen pendant cinq saisons, il a été repêché par les Alouettes de Montréal en 1986.

 

C’est toutefois en 1988 qu’il a débuté son parcours d’entraîneur, en tant que coordonnateur défensif et d’assistant entraîneur-chef des Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal, rôle qu’il a conservé pendant 18 ans. Il avait renoué avec les Spartiates depuis son départ de l’UdeM.

 

Il a également occupé les fonctions similaires avec les Cactus du Collège Notre-Dame de 1990 à 2006. Avec les Spartiates et les Cactus, Touchette compte à son palmarès un impressionnant total de 15 conquêtes du Bol d’Or.

 

« J’adore travailler et côtoyer les jeunes. Le travail d’entraîneur a énormément changé lors des dernières années, a dit Touchette. Les athlètes posent plus de questions et ils veulent comprendre ce qu’ils font et c’est pour le mieux. J’ai toujours œuvré dans le domaine de l’éducation et je crois honnêtement m’être bien adapté. »

 

« Denis c’est un excellent éducateur, a ajouté Iadeluca. Il est impliqué dans le monde du football depuis longtemps et nous partageons les mêmes valeurs. J’ai toujours cru qu’un bon groupe d’entraîneurs ça se bâtissait avec un mélange de pleins de personnalités ainsi que d’expériences différentes. Avec son bagage, son approche et sa personnalité, Denis vient combler un besoin. »

 

Celui qui a complété un baccalauréat en enseignement secondaire (éducation physique) travaille présentement au Collège Notre-Dame comme directeur de niveau, poste qu’il conservera jusqu’à la fin de l’année scolaire, parallèlement à celui de coordonnateur défensif.

 

Iadeluca a bon espoir d’ajouter bientôt à son personnel un coordonnateur des unités spéciales en remplacement de Byron Achambault, promu depuis peu avec les Alouettes de Montréal en tant que directeur du dépistage national. Tous les autres membres du personnel d’entraîneurs des Bleus poursuivent leur association avec l’équipe, incluant Anthony Calvillo qui poursuivra son travail amorcé l’an passé et coordonnera l’attaque des Carabins.

Marco Iadeluca est l’homme des Carabins

Universitaire lundi, 10 févr. 2020. 13:28 Marco Iadeluca et Danny Desriveaux
Marco Iadeluca (centre) et Danny Desriveaux (2e à partir de la droite) (Source d'image:James Hajjar)

MONTRÉAL - Les Carabins de l'Université de Montréal ont convié les médias mardi pour présenter le successeur de Danny Maciocia, il s'agit de Marco Iadeluca. 

Maciocia a quitté l'organisation en janvier afin d'accepter le poste de directeur général des Alouettes de Montréal, de la Ligue canadienne de football.

Maciocia a passé 10 saisons à la barre des Carabins, menant l'équipe à trois finales de la Coupe Vanier, en remportant une, en 2014. Il est le seul entraîneur de l'histoire à avoir remporté la coupe Vanier et la coupe Grey, qu'il a gagnée avec les Eskimos d'Edmonton en novembre 2005.

Plusieurs médias avaient révélé la nouvelle lundi. Iadeluca effectue ainsi un retour avec l'équipe. Il a été pendant sept ans l'adjoint de Maciocia, notamment comme coordonnateur à l'attaque.

Il a quitté les Carabins après la saison 2017 pour aller diriger le programme de football du Collège André-Grasset, où il a passé les deux dernières années.

 

Jonathan Sénécal a eu peur de tout perdre

NCAA jeudi, 23 janv. 2020. 07:00

Didier Orméjuste nous présente Jonathan Sénécal 2:29

Éric Leblanc

BOISBRIAND – Le 24 août 2019, Jonathan Sénécal a cru que la prochaine étape de sa fabuleuse histoire s’était effondrée quand son genou gauche a cédé au tout premier match de sa dernière saison en sol québécois. Ses parents aussi; ils étaient en larmes après la partie en songeant à l’engagement de leur fils avec l’Université du Connecticut qui pouvait s’être envolé en fumée sur un jeu anodin.

 

Considéré par plusieurs comme LE meilleur joueur en provenance du Québec depuis des lunes et des lunes, Sénécal devait profiter de son tour de piste final avec les Phénix du CÉGEP André-Grasset pour pulvériser les records qui ne lui appartenaient pas déjà.

 

Quand on sait que les programmes universitaires américains courtisent très rarement avec autant d’intérêt les quarts-arrières québécois – et même canadiens –, on peut comprendre Sénécal d’avoir craint le pire.

 

« C’est sûr que, sur le coup, dans ma tête, j’allais la perdre. J’avais peur qu’il me l’enlève parce que j’étais blessé », a admis Sénécal en parlant de sa précieuse bourse.

 

« C’est l’un des matchs les plus difficiles que j’ai eu à coacher. Il s’est blessé après six minutes au premier quart. Je n’arrêtais pas de penser au jeune et tout le monde pensait à la même affaire "Est-ce qu’il vient de perdre sa chance d’avoir une bourse ?" », a raconté Tony Iadeluca, son entraîneur avec les Phénix.

 

Sauf qu’on parle ici d’un talent exceptionnel du style « ça fait quand même 30 ans que je suis coach au football et c’est le meilleur que j’ai vu » pour citer Iadeluca (voici un aperçu de ses faits saillants).

 

Preuve que ce dernier ne parle pas à travers son chapeau, Sénécal a reçu un appel fort réconfortant de l’un des entraîneurs des Huskies du Connecticut.

 

« Ils m’ont tout de suite appelé pour me dire que je n’avais pas besoin de stresser avec ça, que ça ne faisait pas de moi un mauvais joueur et qu’ils m’attendaient encore. J’ai vraiment aimé cette attention de la part des coachs et de l’équipe », a-t-il exposé avec un visage révélateur.

 

Par contre, Sénécal n’était pas au bout de ses peines. Puisqu’il a été en mesure de marcher après s’être blessé, il s’imaginait que le diagnostic n’était qu’une blessure ligamentaire mineure le privant de jouer pendant trois ou quatre semaines. La journée où il devait recevoir le résultat des ses tests d'imagerie par résonance magnétique, Sénécal commençait à déplier sa jambe et il se voyait courir dans deux semaines.

 

Le diagnostic a été brutal : le ligament croisé antérieur (ACL) était sectionné en plus de dommages au ménisque et au ligament collatéral interne (MCL).

 

« Ça, ce fut un choc, cette nouvelle-là a été dure », s’est rappelé Sénécal, qui a subi l’opération requise il y a trois mois maintenant.

 

De nouveau, le réconfort a été au rendez-vous puisque l’entraîneur-chef, Randy Edsall, a pris le temps de le contacter cette fois. Le soulagement a également été ressenti par Iadeluca, qui redoutait depuis quelques mois le scénario dévastateur d’une blessure.

 

« Dans ma tête, j’avais toujours la peur d’une grosse blessure avec le risque de perdre sa bourse. Quand on a visité UConn ensemble en juin (avant la saison 2019), je lui ai dit qu’il n’avait pas besoin de son diplôme collégial pour aller à cette université. Il m’a dit "Non Coach, j’aimerais finir ma dernière saison avec vous". Bref, quand c’est arrivé, c’est la première chose qui m’est revenue en tête », a raconté Iadeluca.

 

Jonathan Sénécal se remet d'une déchirure du ligament croisé antérieur.Un vol pour l’Université du Connecticut ?

 

Lorsqu’on entend parler d’un talent « générationnel », d’un athlète avec un bras canon doté d'une fabuleuse agilité (un chrono de 4,58 secondes sur 40 verges) et d'une grande intelligence sportive, on ne peut que s’imaginer un jeune homme débordant de confiance. Pourtant, Sénécal est tout sauf le quart-arrière typique qui parle fort et qui prend beaucoup – ou trop – de place.

 

« Il y a des quarts-arrières de division III qui n’étaient même pas capables d’attacher leurs souliers et qui se pensaient bien plus gros que lui! », a réagi Iadeluca avec une remarque imagée pour confirmer notre constat.

 

L’athlète originaire de Mirabel dégage plutôt, au premier contact, une personnalité réservée.

 

« C’est un jeune à son affaire et ça explique un peu pourquoi il a tout de suite pris la décision d’aller à UConn. Ils lui ont donné beaucoup d’amour, beaucoup de confiance et il sentait qu’il serait bien avec eux », a déterminé Iadeluca à propos de cette association rapide.

 

Au lieu de se laisser courtiser par d’autres équipes – dont quelques programmes plus prestigieux – il s’est lié de fidélité sans tarder avec les Huskies et ceux-ci ne cachent pas leur satisfaction.

 

« UConn, ce n’est pas le plus gros programme de football et ils pensent vraiment qu’ils viennent de réaliser un vol. Il a pris une décision tellement rapidement que d’autres programmes plus importants n’ont pas eu le temps de réagir », a confié Iadeluca.

 

En fait, Sénécal a accepté l’offre des Huskies au début juin, mais il ne pouvait pas signer une entente officielle avant le 18 décembre, si bien qu’il aurait pu changer son fusil d’épaule.

 

« Ce n’est pas son style. Il veut bien se sentir, il veut être apprécié et le reste c’est "Donnez-moi la chance et je vais le faire" », a décrit Iadeluca.

 

S’il est confiant avec un ballon dans les mains, Sénécal a eu besoin de beaucoup de temps pour réaliser et accepter qu’il était convoité à ce point. Ce n’est qu’en février ou en mars qu’il a franchi cette étape et il y a quelque chose de vraiment charmant dans cette modestie.

 

« Avant ça, c’est plus moi qui le poussais. Je lui demandais s’il voulait que je l’inscrive à des camps et il avait toujours une raison pour refuser », a témoigné Iadeluca, qui a dû s’ajuster en conséquence.

 

« Jo est très proche de sa famille, de ses parents et de son petit frère. Il n’a jamais été totalement indépendant, c’est un jeune très familial donc ça ne me surprend pas que ce fut difficile pour lui d’aller faire des camps aux États-Unis et de sortir de sa zone de confort », a commenté Gabriel Cousineau, qui a joué un rôle clé dans son développement au Collège Laval.

 

Au printemps, l’intérêt de plusieurs entraîneurs américains a fini par convaincre Sénécal de l’engouement à son endroit. Ainsi, il s’est laissé tenter par des camps en sol américain et Iadeluca a bâti l’horaire pour en dénicher quatre.

 

À ce moment, les Huskies ont eu peur de le perdre et ils contactaient Iadeluca très souvent pour ne pas « l’échapper ».  

 

La balle est maintenant dans le camp de Sénécal. Depuis quelques jours, il a fait son arrivée sur son nouveau campus afin de s’y intégrer progressivement. Il pourra s’adapter au milieu anglophone et à sa nouvelle réalité scolaire avant de fouler le terrain.

 

La prudence semble indiquer qu’il héritera d’un statut de « redshirt » en 2020. Ainsi, il ne perdrait pas une année d’admissibilité sans être rétabli à 100%. Cependant, Sénécal s'accroche à la possibilité de renouer avec l’action à temps pour éviter cette option.

 

Jonathan SénécalQue ce soit en 2020 ou 2021, son ajout devrait permettre de rehausser la notoriété des Huskies qui font surtout tourner les têtes pour leurs performances au basketball.

 

« C’est un programme en développement présentement. Si je suis capable de monter ce programme, de l’aider à gagner plus de matchs, d’avoir une renommée plus grande, ça pourrait me donner une certaine crédibilité », a souhaité le sympathique jeune homme qui a rencontré RDS chez Myologik où il effectue sa remise en forme.

 

Pendant qu’il était confiné aux lignes de côté, Sénécal en a profité pour se concentrer davantage sur ses études et il a été en mesure de faire grimper ses notes qui n’étaient déjà pas mauvaises. Pour son bulletin football, l'étude se poursuivra à un niveau supérieur.

 

*Vendredi, on vous propose un deuxième texte axé sur le talent hors du commun de Sénécal et sa décision d'opter pour une université américaine. 

 

Joe Burrow et LSU sont champions NCAA

NCAA mardi, 14 janv. 2020. 00:20

Clemson 25 - LSU 42 1:50

LSU a couronné une saison parfaite en remportant le championnat de football de la NCAA grâce à une victoire de 42-25 sur Clemson, lundi, au Superdome de La Nouvelle-Orléans.

LSU remporte ainsi un premier championnat national depuis 2007, et le quatrième de son histoire.

Clemson tentait de remporter un troisième titre en quatre saisons, ainsi qu'une 30e victoire consécutive.

LSU avait pris les devants 28-17 à la mi-temps, juste après que Joe Burrow, le gagnant du trophée Heisman, ait lancé une passe de touché de 6 verges à Thaddeus Moss, le fils de Randy. LSU effaçait alors un retard de 10 points en début de rencontre, son plus grand de la saison, en répliquant grâce à trois touchés de suite.

Burrow a établi le record pour le plus de passes de touché en une saison, avec 59. Il a également battu les records pour le plus de touchés et le plus de verges par la passe (463) lors de ce match. Il a aussi obtenu un touché au sol.

 

Mathieu Pronovost entraîneur-chef par intérim des Carabins

Montréal lundi, 13 janv. 2020. 16:04 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)

Les Carabins de l’Université de Montréal ont annoncé que Mathieu Pronovost occupera le poste d’entraîneur-chef par intérim d’ici à ce que le successeur de Danny Maciocia, nouveau directeur général des Alouettes de Montréal, soit sélectionné.

Pronovost était l’entraîneur de la ligne offensive en plus d’être le responsable de l’encadrement académique des Carabins.

Ce dernier a porté les couleurs des Carabins de 2003 à 2004 comme porteur de ballon et a déjà occupé le poste de coordonnateur offensif du Vert & Or de 2014 à 2016.

« On a actuellement une équipe d’assistants-entraîneurs dont nous sommes très fiers. Afin d’assurer le bon fonctionnement et le maintien de nos standards d’excellence, nous aurons un processus rapide pour clarifier la suite des choses », a expliqué par voie de communiqué Manon Simard, la directrice du sport d’excellence des Carabins.

Pour le moment, tous les entraîneurs adjoints et entraîneurs de position demeurent en poste.

Maciocia, qui dirigeait les Carabins depuis 2011, a mené l’équipe à la conquête de la coupe Vanier en 2014. Il a été nommé directeur général des Alouettes lundi.

 

Match historique pour le quart-arrière de LSU Joe Burrow au Peach Bowl

NCAA samedi, 28 déc. 2019. 20:09 Joe Burrow
Joe Burrow (Source d'image:Getty)

ATLANTA - Joe Burrow a connu l'une des plus brillantes performances de sa carrière dans les rangs collégiaux américains, décochant sept passes de touché pour mener les Tigers de LSU à une victoire sans appel de 63-28 sur Oklahoma City lors du Peach Bowl, samedi, à Atlanta.

Les Tigers (14-0), qui sont classés premiers au pays, iront au championnat national et joueront contre Clemson (no 3), qui a vaincu Ohio State 29-23 en soirée, dans la seconde demi-finale.

La rencontre finale entre LSU et Clemson sera disputée le 13 janvier.

Burrow a égalé un record pour le nombre de passes de touché dans la première demie d'un match éliminatoire de la NCAA. Il en a totalisé sept dans les deux premiers quarts de la rencontre. LSU menait déjà 49-14 à la pause.

Le receveur Justin Jefferson a été le destinataire de Burrow pour quatre des passes qu'il a lancées pour le majeur.

Le quart des Tigers a ajouté un huitième touché lorsqu'il a couru sur une distance de trois verges au troisième quart, tournant le couteau dans la plaie des Sooners (12-2).

Les Tigers ont dû sauter sur le terrain même si le coordonnateur offensif Steve Ensminger a appris que sa bru, la journaliste Carley McCord, était décédée dans un accident d'avion quelques heures avant le début du match.

Lawrence et Clemson retournent en finale

Clemson a réussi à se qualifier grâce à une séquence victorieuse orchestrée par son quart-arrière Trevor Lawrence, tard au quatrième quart.

ContentId(3.1354698):Fiesta Bowl : Clemson 29 - Ohio State 23 (Football)
bellmedia_rds.AxisVideo

Voyant son équipe tirer de l'arrière 23-21 au score, Lawrence a repéré le demi offensif Travis Etienne qui s'est rendu jusqu'à la zone des buts avec un peu moins de deux minutes à faire au match.

Lawrence a ensuite donné un coussin de six points à son équipe en réussissant le converti de deux points, avant que les champions en titre ne mettent fin aux espoirs d'Ohio State avec une interception dans la zone des buts.

Joe Burrow est le gagnant du trophée Heisman

NCAA samedi, 14 déc. 2019. 21:08 Joe Burrow
Joe Burrow (Source d'image:Getty)

NEW YORK - Né dans une famille de partisans des Cornhuskers de l'Université Nebraska et ayant grandi dans l'état des Buckeyes de l'Université Ohio State, Joe Burrow a laissé ses racines derrière et il a remporté le trophée Heisman avec les Tigers de l'Université Louisiana State.

Le quart a facilement gagné le légendaire trophée samedi soir, devenant le premier joueur des Tigers à ramener cet honneur à Baton Rouge en 60 ans.

Burrow a reçu un total de 2608 points, 841 votes de première place et 90,7 pour cent de tous les votes de premier rang disponibles, ce qui constitue un record. Le quart des Sooners de l'Université Oklahoma Jalen Hurts a pris le deuxième échelon grâce à 762 points. Le quart Justin Fields et l'ailier défensif Chase Young, tous deux des Buckeyes, ont respectivement terminé troisième et quatrième.

Burrow a changé d'université l'an dernier, quittant les Buckeyes pour se joindre aux Tigers. Cette saison, il a battu le record de la Southeastern Conference avec 48 passes de touché et il a aidé les Tigers (13-0) à se hisser au premier rang de la NCAA en vue des séries.

Les Tigers croiseront le fer avec les Sooners, le 28 décembre à Atlanta, à l'occasion du Peach Bowl.

Danny Maciocia satisfait de la saison des Carabins malgré la défaite à la Coupe Vanier

Universitaire lundi, 25 nov. 2019. 16:26 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:PC)

MONTRÉAL – Non, cette défaite à la Coupe Vanier face aux Dinos de l'Université de Calgary n'est pas la fin de saison que Danny Maciocia envisageait pour ses Carabins. Mais avec un peu de recul, il est capable d'admettre que l'Université de Montréal a connu une bonne saison.

« Nous pourrons être très satisfaits de la saison, malgré la défaite à la Coupe Vanier, a-t-il indiqué à La Presse canadienne, lundi. Nous avons affronté un peu d'adversité cette saison. C'est cet aspect qui me réjouit davantage: nous avons bien réagi à cette adversité. Ça démontre quel genre de groupe nous avions dans le vestiaire. »

L'entraîneur-chef en était à une troisième participation à la grande finale du football universitaire canadien. Après avoir mis la main sur la coupe en 2014, Maciocia et les Carabins se sont maintenant inclinés en 2015 et 2019.

« Je pense que c'est notre manque d'opportunisme qui nous a coulés, alors qu'eux, ils ont profité davantage de leurs occasions, a analysé Maciocia. Je pense notamment à quelques ballons en profondeur qu'on a lancés et dont nous n'avons pas été en mesure de tirer profit.

« Dans la zone payante, nous avons été limités à des placements et non des touchés. Nous n'avons pas été capables de défendre le jeu aérien vertical de Calgary non plus. Ils ont été en mesure de compléter plusieurs longues passes. Malgré tout, avec un peu moins de trois minutes à jouer, l'écart n'était que de sept points, nous étions dans le match. Mais notre manque d'opportunisme est ce qui résume ce match.

« Le fait de perdre (le demi défensif Marc-Antoine) Dequoy au début du match, ça nous a fait mal. Que (le secondeur Jean-Philippe) Lévesque se blesse au deuxième quart, ça nous a fait mal. Le fait que nous n'avions pas nos deux quarts, ça nous a fait mal. Est-ce que ce sont des excuses? Non. Mais ça fait partie de notre réalité. »

Maciocia croit que les Carabins seront en mesure d'aspirer de nouveau au championnat national en 2020, bien que certains éléments clés ont disputé samedi leur dernier match universitaire. Huit joueurs des Carabins ont épuisé leurs années d'admissibilité, dont six partants. Dequoy et le botteur de précision Louis-Philippe Simoneau en font partie. D'autres pourraient aussi être repêchés dans la LCF et faire le saut chez les professionnels.

« J'espère que oui, c'est l'objectif chaque année, a noté Maciocia. On travaille très fort pour avoir une équipe qui se bat pour un championnat national. Est-ce qu'il y a du travail à faire? C'est sûr. Est-ce que le recrutement sera important pour nous? Bien sûr. Est-ce que nos joueurs de deuxième et troisième années sauront prendre le leadership de cette équipe? Je dirais que oui. Il y a plusieurs facteurs, mais je pense que les éléments pour connaître une belle saison sont en place. (...) Ça va être une saison morte assez intéressante. »

C'est sans compter que les Carabins pourraient aussi être à la recherche d'un nouvel entraîneur-chef. Plusieurs rumeurs font état que Maciocia deviendrait le prochain directeur général des Alouettes de Montréal une fois que la formation de la Ligue canadienne aura trouvé ses prochains propriétaires. Maciocia refuse toutefois d'alimenter ces rumeurs.

Les Carabins s'inclinent à la Coupe Vanier

Coupe Vanier samedi, 23 nov. 2019. 16:18

Dinos 27 - Carabins 13 2:01

QUÉBEC _ L'attente aura été longue pour les Dinos de l'Université de Calgary. Mais la satisfaction de la victoire en finale du championnat canadien de football universitaire n'en est que plus grande.

Les Dinos ont vaincu les Carabins de l'Université de Montréal 27-13, samedi après-midi, devant une modeste foule de 8376 spectateurs au stade Telus de l'Université Laval pour mettre la main sur la cinquième coupe Vanier de l'histoire de l'institution, mais une première depuis 1995.

Le quart-arrière étoile Adam Sinagra, originaire de Pointe-Claire, considéré par plusieurs comme le meilleur à sa position au pays, ne pouvait demander mieux pour conclure sa carrière au football universitaire.

Les Carabins sont arrivés à court

« Nous avons joué ce match pour le gagner. Nous nous sommes bagarrés toute l'année pour nous rendre ici et je suis très fier de mes coéquipiers, s'est exclamé Sinagra, nommé le joueur par excellence du match. Un championnat gagné dans ma province, c'est la meilleure façon de finir ma carrière universitaire. »

L'ancien du collège John Abbott a complété 22 de ses 28 passes pour des gains de 292 verges. Son receveur préféré, Jalen Philpot, a capté quatre ballons pour 116 verges.

Les Dinos ont souvent été de la coupe Vanier depuis 1995 mais, à chaque fois, la victoire leur a échappé. Ils se sont notamment inclinés trois fois aux mains du Rouge et Or de l'Université Laval (2016, 2013 et 2010).

« Les gars ont travaillé tellement fort depuis si longtemps, a d'ailleurs reconnu l'entraîneur-chef Wayne Harris. Nos vétérans ont montré beaucoup de leadership pendant toute la saison. Je ne peux demander davantage de cette équipe. »

Harris a reconnu que Sinagra avait assumé son rôle de chef de file.

« Il a très, très bien joué. Il nous a offert tellement de bons matchs en carrière. Mais là, il s'agit du plus important à son dernier avec nous. »

Plus opportunistes

Chez les Carabins, sacrés champions en 2014, on était conscient que le match s'est joué à peu de chose.

« Il ne nous manquait pas grand chose, peut-être un jeu de plus ou deux, a commenté l'entraîneur-chef Danny Maciocia. Si on garde la possession du ballon sur ces jeux, c'est possible d'aller chercher des points dans la zone payante. »

« Ils ont été un peu plus opportunistes que nous. Il faut leur donner le crédit, c'était la meilleure équipe aujourd'hui. »

Dimitri Morand a dirigé l'attaque des Carabins, en l'absence de Frédéric Paquette-Perreault, blessé, qui n'était même pas en uniforme. Le quart de troisième année a complété 21 de ses 38 passes pour des gains de 278 verges. Il a été victime de quatre sacs et d'une interception.

« Ils ont bien géré les zones profondes, a analysé Morand, qui a souvent eu à composer avec la pression de l'imposant no 90 (J-Min Pelley). Dès le début, nous avons été capables d'imposer le jeu au sol. Mais ils se sont ajustés. Au bout du compte, ils ont réussi plus de jeux que nous. »

L'excellente défensive des Carabins a aussi perdu tôt dans le match deux de ses meneurs, le secondeur Jean-Philippe Levesque et le demi-défensif Marc-Antoine Dequoy.

Brian Harelimara, appelé à prendre la place du Levesque, a réussi une interception mais il a lui aussi reconnu le brio de Sinagra.

« Il a placé le ballon où il le fallait. Et ses receveurs ont fait les jeux qu'ils devaient faire. Le no 5 (Jalen Philpot) est tout un joueur. »

Pénalité coûteuse

Les Dinos se sont emparés d'une priorité de 20-10 au début du quatrième quart losque Hunter Karl a capté une passe de neuf verges. Cette séquence couronnait une poussée de 10 jeux sur 87 verges.

Ils ont ajouté un touché dans la dernière minute du match grâce à une course d'une verge de Robinson Rodrigues.

Une pénalité de 15 verges pour obstruction au demi-défensif Claude-Adler Joseph au quatrième quart a finalement coûté cher aux Carabins. Elle a permis aux Dinos de poursuivre leur séquence qui a mené au majeur Karl.

Morand, avait pourtant entrepris la deuxième demie avec aplomb. L'offensive montréalaise a repris le ballon à sa ligne de 27 après le retour du botté d'envoi, Morand a complété ses quatre premières passes, dont un jeu de 45 verges à Ryth-Jean Giraud. Mais ils ont finalement dû se contenter d'un placement de 27 verges de Simoneau.

Stratégie audacieuse

Les Dinos ont rapidement pris les devants 6-0 au début du deuxième quart grâce à deux placements de Niko DiFonte, des réussites de 23 et 38 verges.

La tâche des Dinos a été facilitée par le fait que les Carabins n'ont pas obtenu de premier essai avant leur troisième séquence offensive. Mais les Montréalais ont alors fait preuve d'audace.

À la ligne de 37 des Dinos et un troisième essai, ils ont feint une tentative de placement mais Raphaël Major-Dagenais a plutôt complété une passe de 11 verges à Bruno Lagacé pour permettre à l'attaque de se poursuivre.

Six jeux plus tard, le demi Reda Malki a franchi une verge pour le majeur et offert brièvement l'avance 7-6 aux Carabins, à la suite de la transformation de Louis-Philippe Simoneau.

Les Dinos ont aussitôt répliqué grâce à la combinaison Sinagra-Philpot. Une première passe de 38 verges au receveur a permis aux Dinos de s'installer dans le territoire montréalais. Quatre jeux plus tard, Sinagra a rejoint sa cible préférée dans la zone des buts, un jeu de 13 verges.

Pas une carte cachée, un as enfin disponible pour les Carabins

Coupe Vanier vendredi, 22 nov. 2019. 07:00

Défi de taille face aux costauds Dinos 3:25

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Le porteur de ballon Reda Malki a été si souvent blessé au cours des deux dernières années que bien des observateurs ont été surpris qu’il obtienne le poste de numéro un pour la demi-finale canadienne et encore plus qu’il excelle de la sorte.

 

Alors que les conditions météorologiques étaient exécrables (jusqu’à -13 degrés Celsius et des vents allant jusqu’à 50 km/h), les jeux via l’attaque terrestre allaient logiquement occuper une place prépondérante pour les Carabins de l’Université de Montréal et les Axemen d’Acadia.

 

Ainsi, contre une défense qui s’attendait souvent à cette avenue, ça n’a pas empêché Malki de bien utiliser les ouvertures créées par sa ligne offensive pour amasser 160 verges et deux touchés.

 

« Les gens pensent qu’il est une carte cachée, mais on ne l’a pas caché, a tenu à dire l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia, en souriant. C’est juste que l’occasion ne s’était jamais présentée. »

 

Reda Malki« J’ai toujours pensé qu’il était l’un des meilleurs porteurs au Québec... quand il est en santé. Malheureusement, ce n’était pas le cas depuis deux ans. On a vu ce qu’il est capable de faire dans ces conditions. Il peut te battre avec sa vitesse, s’imposer physiquement et capter des ballons. C’est un porteur complet et ça arrive au bon moment qu’il soit en forme », a vanté l’entraîneur.

 

Aussi souriant et dynamique qu’il peut être, Malki reconnaît que son parcours universitaire a été éprouvant.

 

« À ma première année, c’était plutôt difficile pour moi, je devais monter dans la hiérarchie et faire ma place. J’avais réussi à un certain point et j’étais parti pour connaître une bonne deuxième année, mais je me suis blessé et j’ai raté près de deux mois d’action. C’est dur de revenir ensuite et ça s’est reproduit cette année. Une chance que les entraîneurs ont toujours cru en moi », a-t-il raconté au RDS.ca.

 

Malki a raison, cette confiance n’a jamais quitté le groupe d’entraîneurs.

 

« On a su au tout début de la semaine dernière qu’il a eu le feu vert de notre équipe médicale. On était contents et lui aussi ! », a lancé Maciocia avec une intonation évocatrice.

 

Son arsenal s’avère trop intéressant pour ne pas se tourner vers lui, entièrement ou partiellement, quand il peut enfiler son maillot numéro 33.  

 

« Quand je suis là, je me donne à 100% et je sais que les entraîneurs vont m’utiliser ou à tout le moins avoir un plan pour m’impliquer », a remercié l’étudiant en Relations industrielles.

 

Avec la profondeur qui existe dans le champ-arrière des Carabins, on doit lui lever notre chapeau pour s’être accroché à travers de telles embûches.  

 

« Mentalement, c’est sûr que c’était un défi de rester concentré. Il savait qu’il devait attendre et être prêt quand il aurait sa chance, c’est justement ce qu’il a fait », a convenu Maciocia.

 

« C’est sûr que c’était difficile pour moi. Quand tu n’es pas sur le terrain, ton moral descend. Mais j’ai gardé la tête haute et j’ai foncé. Maintenant, ça me permet de vivre le meilleur moment et on va tout donner pour gagner le gros trophée », a avoué Malki en faisant référence à la coupe Vanier que les Carabins disputeront aux Dinos de Calgary.

 

Le tour de force qu’il a accompli face à Acadia a ravi plusieurs de ses coéquipiers.

 

« Il ne se laisse pas affecter par les blessures, on l’a bien vu depuis deux ans. Il est du style à foncer dans les secondeurs pour aller chercher la petite verge de plus, il joue vraiment pour son équipe », a souligné le demi défensif Jean-Sébastien Bélisle avec reconnaissance.

 

Sa tardive aventure au football a failli être brève

 

Né en Algérie, Malki est arrivé au Canada avec ses parents à l’âge de cinq ans. Toutefois, il a fait connaissance avec le football uniquement en secondaire à l’École Jacques-Rousseau et ce ne fut pas une adaptation facile, loin de là.

 

D’abord utilisé comme demi défensif, c’est un changement de position qui a sauvé sa carrière.

 

« Je ne savais pas c’était quoi, ça n’avait jamais été dans mes plans. Au CÉGEP, l’histoire est pire encore, j’ai failli être coupé des Lynx d’Édouard-Montpetit. Mais un de mes entraîneurs, Marc Loranger, a dit "tu cours vite, on va t’essayer porteur de ballon" et ça s’est mieux passé », a-t-il révélé.

 

« En arrivant sur le tard au secondaire, on m’a placé dans une position un peu bouche-trou. Après, dans ma tête, je voulais juste essayer de progresser et je n’avais pas pensé essayer une autre position », a expliqué celui qui était en amour avec le basketball à la base.

 

Désormais, il n’écarte pas l’option d’une carrière professionnelle.  

 

« Personne ne peut dire non, on espère tous que ça se produise, mais ce n’est pas toujours la réalité. Il me reste une année d’admissibilité. Je vois les choses un peu différemment dans le sens que ce serait un rêve. Si ça ne fonctionne pas, j’aurai mon baccalauréat », a précisé l’étudiant de troisième année de cinq pieds dix pouces et 213 livres. 

 

Trois petites notes en terminant

 

Le succès de Malki n’aurait pas été possible sans une ligne offensive qui s’impose en éliminatoires. Après avoir contré la pression du Rouge et Or, cette unité a ouvert des brèches payantes face aux Axemen.

 

« Ce sont les gars qui travaillent le plus dans l’ombre, on est chanceux de compter sur une ligne complète avec sept, huit gars de très bon calibre. On les voit un peu moins à la télé, mais ce sont clairement eux qui nous permettent de gagner des matchs en attaque », a commenté Bélisle.  

 

« Ils vont à la guerre chaque semaine et ils ont eu à s’adapter à des changements de position. Ils comprennent très bien le cahier de jeux », a ajouté le botteur Louis-Philippe Simoneau.

 

Bien sûr, il sera intéressant de découvrir l’approche des Carabins quant au poste de quart-arrière contre Calgary. On présume que l’expérience de Dimitri Morand sera considérée dans l’équation. Pour le moment, Maciocia semble pencher vers l’idée d’utiliser Morand et Frédéric Paquette-Perreault.

 

Étant donné que la demi-finale avait lieu en Nouvelle-Écosse, les Carabins ont voyagé sur un vol nolisé avec des places limitées. Par conséquent, les joueurs qui n’étaient pas en uniforme n’ont pas pu accompagner leurs coéquipiers même s’ils ont bûché pendant une semaine d’entraînement très froide. On tient à souligner que le quart-arrière réserviste, Gabriel Archambault, a effectué le déplacement en voiture avec son père pour ne rien rater de l’action.

Un second titre à la Coupe Vanier serait significatif pour les Carabins et le football au Québec

Universitaire jeudi, 21 nov. 2019. 20:35

Défi de taille face aux costauds Dinos 3:25

C'est samedi que se tiendra la 55e Coupe Vanier à Québec.

En quête du deuxième titre de leur histoire, les Carabins de Montréal seront opposés aux Dinos de Calgary.

Il s'agira d'une toute première rencontre entre les deux équipes. Et c'est un défi de taille, au sens propre comme au figuré, qui attend les hommes de Danny Maciocia, face à une ligne offensive robuste et un quart-arrière talentueux en Adam Sinagra.

« Ils sont très bons. Ils ont une ligne à l'attaque imposante et possiblement le meilleur quart-arrière au pays », concède l’entraîneur-chef Maciocia.

Parmi les histoires qui marqueront cette 55e Coupe Vanier, il y a celle de Louis-Philippe Simoneau. Le botteur de cinquième année a été diagnostiqué d'un lymphome non hodgkinien en février dernier. Maintenant en rémission, il sera en poste samedi.

« Je vais profiter de chaque moment, dit Simoneau. Les Dinos ont une bonne équipe aussi. Je veux juste en profiter. »

Voilà une inspiration pour tous ceux qui le côtoient

« C'est une inspiration pour tout le monde. L'appui que nous avons eu dans ce dossier-là, c'est vraiment touchant », affirme Maciocia.

Un deuxième titre de champions de la Coupe Vanier serait significatif pour les Carabins. Pour l'organisation bien sûr, mais aussi pour le football au Québec.

« J'espère garder la coupe au Québec, que ce soit les Carabins ou le Rouge et Or ou une autre équipe, on veut garder le titre au Québec. Ça démontre que le football au Québec est en santé. »

Moins de 8000 billets ont pour l’instant trouvé preneurs en vue du match de samedi ici même au Stade Telus.  Ils étaient plus de 12 000 pour la grande finale l'an dernier. La météo et l'absence du Rouge et Or ont sûrement un impact sur l'engouement des partisans de Québec. L'organisation espère qu'ils seront au moins 10 000 partisans pour le botté d'envoi à 13 h.

 

Carabins : qui sera le quart partant samedi à la Coupe Vanier?

Coupe Vanier mercredi, 20 nov. 2019. 14:37 Frédéric Paquette-Perreault
Frédéric Paquette-Perreault (Source d'image:PC)

MONTRÉAL - Les Carabins de l'Université de Montréal n'étaient pas en mesure d'identifier leur quart partant en vue du match de la Coupe Vanier qu'ils disputeront samedi aux Dinos de l'Université de Calgary, au stade Telus de l'Université Laval.

Frédéric Paquette-Perreault s'est révélé incapable de compléter le match de la Coupe Uteck face aux Axemen d'Acadia, remporté 38-0 par les Carabins, dimanche dernier. C'est son coéquipier Dimitri Morand qui a complété la rencontre.

« C'est trop tôt, a indiqué l'entraîneur-chef, Danny Maciocia. On a eu notre deuxième entraînement (mercredi) et il y a de fortes probabilités qu'on ne le sache pas avant vendredi. On va s'entraîner. On va voir qui est disponible, qui est en santé et rendu là, on va prendre la décision. C'est certain qu'on veut jouer avec le quart-arrière qui va avoir été en mesure de répéter tout ce qu'on demande aux quarts cette semaine afin de pouvoir l'exécuter dans le match de samedi. »

Paquette-Perreault s'est entraîné avec le reste du groupe, mardi. Il devait sauter sur le terrain avec ses coéquipiers mercredi également.

« Il a travaillé avec l'offensive, a dit l'entraîneur. Il a été capable de faire ce qu'on lui a demandé de faire. Reste que ce sont des entraînements; ce n'est pas un match. Il faut être conscient de tout ça. Ce sera beaucoup plus physique samedi. »

Cependant, que ce soit Morand ou Paquette-Perreault, le plan de match sera sensiblement le même.

« Environ 80 pour cent du cahier de jeux peut-être demandé aux deux quarts, a noté Maciocia. Une certaine portion diffère. On a un plan pour les deux quarts. Je ne suis pas mal à l'aise que les deux puissent jouer. »

Même s'il a amassé moins de verges par la passe cette saison, Paquette-Perreault a été préféré à Morand pour amorcer la demi-finale contre les Axemen. Celui qui a commencé son football universitaire avec l'Université McGill a complété 29 de ses 45 passes en cinq rencontres cette saison, amassant 264 verges.

Morand a de son côté été utilisé dans huit rencontres, complétant 119 de ses 183 passes pour 1327 verges et trois touchés, subissant cinq interceptions.

Le demi défensif Redha Kramdi, qui portait un plâtre à la main droite la semaine dernière, sera aussi de la rencontre. Il devra de nouveau porter une protection spéciale afin de pouvoir livrer ce match.

« L'équipe médicale fait un excellent travail pour me permettre d'être sur le terrain et de ne pas manquer ces matchs, a-t-il dit. J'en suis très reconnaissant. C'est un peu ennuyeux, c'est quand même lourd, mais pas sufisamment pour m'empêcher de jouer. (...) J'ai mis ça au clair avec Danny et (le physiothérapeute) Patrick (Gendron). »

Pour leur part, les Dinos ne se poseront pas de question quant à l'identité de leur quart partant: ils feront de nouveau appel aux services du Montréalais Adam Sinagra, qui a grandement contribué à la victoire de 30-18 des siens en Coupe Mitchell face aux Marauders de McMaster.

Sinagra a terminé la saison avec 2014 verges de gains aériens et 13 passes de touché, contre 10 interceptions seulement. Il a complété 159 de ses 256 passes.

Un 2e titre qui serait une confirmation

Universitaire mercredi, 20 nov. 2019. 07:54 Louis-Philippe Simoneau
Louis-Philippe Simoneau (Source d'image:James Hajjar)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Mine de rien, les Carabins de l’Université de Montréal participeront, samedi, à la coupe Vanier pour la troisième fois en six ans et les Bleus pourraient rafler un deuxième sacre canadien qui vaudrait son pesant d’or.

 

Après le triomphe de 2014 contre McMaster et la défaite contre UBC en 2015, les protégés de Danny Maciocia croiseront le fer avec les Dinos de Calgary pour la première fois de leur histoire.

 

Trois joueurs des Carabins, Louis-Philippe Simoneau, Jean-Sébastien Bélisle et Maxime Joubert, ont vécu l’expérience de 2015. Bélisle et Joubert ressentent donc un immense désir de lever le précieux trophée tandis que Simoneau a eu le bonheur de savourer la conquête de 2014.

 

« C’est sûr que c’est cool de partager ça avec eux, mais ils ont perdu en 2015 donc ils veulent encore plus gagner. On sait que c’est notre dernière partie universitaire à vie », a confirmé Simoneau en avouant que ça se voyait encore plus pour l’un des deux. 

 

« Surtout Bélisle, c’est déjà un gars crinqué dans la vie de tous les jours », a-t-il avoué en souriant. 

 

Le demi défensif ne cache pas sa fébrilité et il ne craint pas de reconnaître que ce deuxième titre changerait la perception de leur organisation à travers le pays.Jean-Sébastien Bélisle

 

« Ça confirmerait ce qu’on essaie de faire depuis plusieurs années : montrer au Canada qu’on est une équipe compétitive et qu’on mérite d’y être chaque année. Ça fait plusieurs années qu’on a une équipe pour se rendre et que ça se termine à la coupe Dunsmore. On veut envoyer le message qu’il n’y a pas juste le Rouge et Or au Québec. On veut montrer qu’on doit être respectés parce qu’à plusieurs moments, dans les classements nationaux, on a vu des choses qu’on a moins aimées », a raconté le numéro 9 à la chevelure magique pour le parcours éliminatoire.

 

Comme n’importe quel entraîneur, Maciocia refuse de mettre la charrue avant les bœufs, mais il confirme que la formule est bien ancrée.

 

« C’est notre troisième présence en six ans, je pense que ça dénote une continuité. On a bâti quelque chose de bien et il y a une certaine fierté qui vient avec ça », a reconnu Maciocia en rappelant que le tout rejaillit sur tous les représentants de l’UdeM et pas uniquement sur son équipe.

 

Pourtant, il n’y a qu’un mois, les prévisions n’étaient pas aussi emballantes. Les Carabins venaient de se faire surprendre par le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke tout en baissant pavillon face à l’Université Laval la semaine suivante. Maciocia le sait bien, mais il prétend que c’est là qu’il a véritablement cru au potentiel des siens.

 

« Je dis souvent qu’un bon vestiaire mène à un bon produit sur le terrain. Même pendant nos moments un peu difficiles, personne ne se pointait du doigt. Ils ont continué de s’encourager et se pousser. Je savais, à partir de ce moment, qu’on misait sur quelque chose de prometteur et que ce n’était qu’une question de temps avant que ça se transpose sur le terrain », a-t-il affirmé.

 

Maintenant qu’ils ont dominé le Rouge et Or pour ensuite s’imposer en deuxième demie face aux Axemen d’Acadia, les Carabins devront s’attaquer à un imposant mandat au sens propre et figuré.

 

« On doit se fier à ce que l’on voit sur vidéo vu qu’on n’a jamais joué contre eux. Avec mes partenaires de la défense, on a remarqué qu’ils ont de bons athlètes en attaque. Le sujet dont on parle beaucoup dans les médias, c’est qu’ils ont de très gros joueurs sur la ligne offensive. Le plan sera de se concentrer à stopper les joueurs ciblés », a noté Bélisle en faisant référence aux nombreux mastodontes de plus de six pieds cinq pouces et 300 livres de cette unité.

 

« C’est tout un défi, on parle de la meilleure équipe qu’on va affronter cette année. Ils ont le meilleur quart au pays, des excellents receveurs et une ligne offensive probablement plus grande que la plupart des équipes de la LCF. Défensivement, ils sont très actifs. Bref, c’est un beau défi et la beauté de la chose demeure que ce n’est pas une série de sept matchs. On doit être les meilleurs pendant trois heures », a exposé Maciocia.

 

Ce quart-arrière se nomme Adam Sinagra et il a évolué au CÉGEP John-Abbott avant de s’exiler en Alberta. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il constitue un produit plus raffiné quatre ans plus tard.

 

« Il a beaucoup progressé depuis qu’il a quitté le Québec et le crédit revient à leurs entraîneurs », a souligné Maciocia qui l’avait épié à l’époque.

 

Un scénario parfait vous dites?  

 

Loin de nous l’idée de vouloir infliger une malédiction à Louis-Philippe Simoneau, mais c’est impossible de ne pas songer à la conclusion de rêve qui se retrouve à la portée du botteur des Carabins.

 

En rémission d’un cancer qui l’a privé de football, Simoneau a renoué avec l’action cette saison dans une histoire qui était déjà magnifique. On ne peut même pas imaginer les émotions qui l’envahiraient si les Carabins parvenaient à remporter le championnat pour sa conclusion universitaire.

 

« C’est clair que ça me rend très heureux surtout que je ne savais pas si j’allais pouvoir jouer de nouveau. Je ne pourrais pas être plus content. Mais j’ai abordé les choses un jour à la fois sans brûler d’étape. Ça s’est bien passé jusqu’à présent et on verra ce qui se produira samedi », a réagi Simoneau dont le leadership a été vanté par le porteur de ballon Reda Malki.

 

Sans surprise, Simoneau sera accompagné de plusieurs proches pour ce dernier match émotif dans l’uniforme des Carabins.  

 

« Mes parents sont venus en auto pour le match contre Acadia en Nouvelle-Écosse. Ils viennent même voir l’entraînement tous les mercredis. Ils ne manqueront pas cette dernière partie », a-t-il conclu avant d’aller s’attarder à l’étape suivante, le premier entraînement de la semaine.

Les Carabins qualifiés pour la Coupe Vanier

Universitaire samedi, 16 nov. 2019. 15:50

Coupe Uteck : Carabins 38 - Axemens 0 1:02

MONTRÉAL - Le vent et le froid glacial qui prédominaient en Nouvelle-Écosse samedi ont contraint les Carabins de l'Unversité de Montréal et les Axemen de l'Université Acadia à revoir leur plan de match pour la Coupe Uteck. Il n'en fallait pas plus pour être témoin de l'éclosion du demi-offensif montréalais Reda Malki.

Malki a récolté plus de 150 verges de gains et inscrit deux touchés au sol pour permettre aux Carabins de blanchir les Axemen 38-0 samedi après-midi, les qualifiant du même coup pour la Coupe Vanier.

Cette performance a permis à Malki d'être nommé le joueur offensif du match. Un honneur qui a paru surprendre le principal intéressé.

« Je revenais d'une blessure, et j'ai sauté sur l'opportunité qu'on m'a offerte. Comme je l'ai dit, merci à la direction, merci aux entraîneurs, et merci à tout le monde », s'est exclamé Malki après sa performance.

Pour sa part, Jean-Sébastien Bélisle, qui avait subi la défaite avec les Carabins à la Coupe Vanier en 2015, a été nommé le joueur défensif du match, après avoir notamment réalisé une interception.

« Vous savez, on travaille fort tous les jours et ç'a fonctionné, surtout au cours des trois derniers matchs. J'aimerais remercier tous les gars sur le front défensif, dans la tertiaire, les secondeurs », a mentionné Bélisle.

Il s'agissait aussi de la deuxième conquête de la Coupe Uteck de l'histoire des Carabins, et de leur première en cinq ans, puisqu'ils avaient disposé des Bisons de l'Université du Manitoba 29-26 en demi-finales du championnat de football universitaire canadien au CEPSUM le 22 novembre 2014.

Les Carabins affronteront les Dinos de l'Université de Calgary, quit ont vaincu les Marauders de l'Université McMaster 30-17 dans l'autre demi-finale, un peu plus tard dans la journée.

La formation de l'entraîneur-chef Danny Maciocia aura également l'opportunité de tourner la page sur sa décevante défaite de 26-23 subie contre les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique à la Coupe Vanier en 2015.

Morand, la bougie d'allumage

La première demie a été l'histoire de Louis-Philippe Simoneau. Le botteur des Carabins a réussi deux placements en plus d'un simple pour permettre aux Montréalais de retraiter au vestiaire à la mi-temps avec une avance de 7-0.

Entre-temps, le quart-arrière no 1 des Carabins, Frédéric Paquette-Perreault, n'a pas connu le début de match escompté. Sa journée de travail s'est d'ailleurs terminée vers la mi-temps en raison d'une possible blessure, ce qui a contraint Maciocia à envoyer le réserviste Dimitri Morand dans la mêlée au début du troisième quart.

Loin d'être intimidé, Morand s'est amené dans la rencontre et a immédiatement taillé la défense des Axemen en pièces.

Morand a d'abord effectué une course d'une verge jusque dans la zone des buts pour inscrire le premier touché du match. C'était alors 14-0 pour les Montréalais.

Le quart des Carabins a remis ça quelques minutes plus en tard en couronnant une séquence à l'attaque avec une passe de 17 verges du côté gauche du terrain vers Kevin Kaya pour le majeur, portant la marque à 21-0.

Après le troisième placement du match de Simoneau, Malki a couronné le troisième quart en réalisant une course de 16 verges jusque dans la zone payante pour porter le pointage à 31-0.

Les hommes de Maciocia n'ont plus jamais regardé derrière par la suite, et Malki a enfoncé le clou final dans le cercueil des Axemen en réussissant son deuxième majeur du match.

Les joueurs des Carabins prendront maintenant la direction du PEPS de l'Université Laval, où ils participeront au match de la Coupe Vanier la fin de semaine prochaine.

Danny Maciocia et les Carabins sont prêts pour les Axemen d'Acadia

Universitaire vendredi, 15 nov. 2019. 10:42 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)

Après une grosse victoire face au Rouge et Or de l'Université Laval, une autre grosse commande attend les Carabins de l'Université de Montréal: les Axemen d'Acadia.

Les Carabins (6-2) se rendront au Raymond Field, samedi, pour tenter de remporter la coupe Uteck face aux Axemen (8-0), champions de l'association de l'Atlantique. La troupe de Danny Maciocia a obtenu son billet pour cette demi-finale du football universitaire canadien en battant le Rouge et Or 25-10, samedi dernier, au stade Telus.

« Est-ce que je m'attendais à un écart de 15 points? Non, mais je pensais que si nous jouions un bon match, nous pourrions l'emporter, a indiqué Maciocia en entrevue avec La Presse canadienne plus tôt cette semaine.

« J'ai parlé tout au long de la semaine de faire attention aux détails et d'être opportunistes et nous avons réussi à le faire. Nous avons probablement pris quelques punitions de trop - une qui a mené au touché du Rouge et Or -, mais nous avons été opportunistes, avec un botté bloqué et une interception sur un jeu truqué. Ça nous a aidés. Nous n'avons pas accordé de sac non plus, alors que dans le dernier match contre eux, ils en avaient réussi sept. »

Maciocia et les Carabins n'ont pas célébré cette victoire très longtemps: ils savent que le défi que représentent les Axemen est de taille.

« C'est une équipe mieux classée que nous et qui n'a pas subi la défaite cette année. Ils ont plusieurs bonnes armes: un bon quart-arrière (Hunter Guenard), tout un porteur de ballon (Dale Wright), de bons receveurs et une grosse ligne à l'attaque.

« Défensivement, ils alignent le joueur par excellence de l'association, le secondeur Bailey Feltmate, ainsi que le joueur de ligne défensive Thomas Grant, un choix du Rouge et Noir d'Ottawa au dernier repêchage. C'est une équipe qui est bien dirigée (par l'entraîneur-chef Jeff Cummins). Il faudra jouer du football de haut niveau si on espère gagner ce match-là. »

L'ambiance risque d'être électrisante au domicile des Axemen, qui tente d'atteindre la grande finale du football canadien pour la première fois depuis 1981. Jadis une puissance du football canadien - les Axemen ont atteint la Coupe Vanier en 1976, 1977, 1979 et 1981, remportant les deux dernières éditions - la formation de l'Atlantique souhaitera mettre fin à la domination des universités québécoises, qui ont envoyé un représentant en finale chaque année depuis 2010.

« Ce n'est pas hostile comme au CEPSUM ou au stade Telus, mais ils joueront à guichets fermés, a dit Maciocia au sujet du Raymond Field. Il y aura beaucoup d'ambiance et ils aimeraient sûrement mettre fin à cette tendance d'atteindre les demi-finales et de ne pas passer à l'étape suivante. »

Les vainqueurs se rendront au stade Telus de l'Université Laval la semaine suivante pour la grande finale du football universitaire canadien. Ils affronteront les Marauders de McMaster ou les Dinos de l'Université de Calgary, qui s'affronteront samedi pour l'obtention de la coupe Mitchell.

Marc-Antoine Dequoy, trop bon pour passer inaperçu

Universitaire jeudi, 14 nov. 2019. 07:00

Les Carabins sont en mission 2:12

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Les partisans des Carabins connaissent tous ses atouts, les recruteurs de la LCF salivent en apprenant à le connaître de mieux en mieux, ceux de la NFL commencent à faire sa connaissance et les Axemen d’Acadia souhaiteraient ne pas avoir à le connaître davantage.  

Et pour les fervents de sport qui ne connaîtraient pas encore le demi défensif Marc-Antoine Dequoy, on vous suggère fortement de l’épier, samedi, lors de la coupe Uteck. Inutile de chercher le numéro 24 des Bleus, vous devriez le repérer au premier coup d’œil avec sa chevelure qui vole au vent quand il a l’habitude de défiler à toute vitesse pour inscrire un touché à la suite d’une interception.

Voilà exactement le scénario qui s’est produit, samedi dernier, dans le cadre de la coupe Dunsmore. Sur une tentative de jeu truqué, Dequoy s’est interposé de brillante façon pour décamper jusque dans la zone des buts afin d’inscrire un majeur.

Élu joueur défensif par excellence du RSÉQ en 2018, Dequoy a dû composer avec une année 2019 nettement moins occupée. Plus souvent qu’autrement, les quarts adverses ont judicieusement évité son côté par prudence.

« En début d’année, mes coéquipiers me taquinaient en me disant que ce serait une année tranquille pour moi. Mais j’ai essayé d’aborder les choses d’une autre façon. Ça m’est arrivé de me faire avoir dans les premiers matchs de la saison à force que le ballon ne vienne pas de mon côté. À partir de là, j’ai vraiment décidé d’avoir l’approche de foncer comme si on allait lancer vers moi même quand ce n’est pas le cas », a raconté Dequoy au RDS.ca.

« Tout le monde le connaît assez bien dans notre association après quatre ans, mais je pense que ça pourrait changer ce week-end face à une équipe qui le connaît un peu moins. Oui, ils le connaissent, mais pas autant. Probablement qu’il se fera tester un peu plus », a exposé son entraîneur Danny Maciocia qui n’en serait pas déçu.

Même s’il a raflé ce titre défensif l’an dernier, Dequoy était capable d’admettre qu’il devait encore peaufiner quelques aspects de son arsenal, dont un en particulier. Rapide et doué pour attaquer le ballon, c’est au niveau des plaqués qu’il devait raffermir ses techniques. 

« J’ai voulu beaucoup insister là-dessus. J’ai travaillé sur des méthodes par rapport aux hanches de mes adversaires pour devenir meilleur et ça voulait aussi dire de passer plus de temps en gymnase », a-t-il expliqué.

« Il s’est énormément amélioré à ce niveau. Ça se voit facilement. Il est devenu un joueur complet cette année parce qu’il a travaillé très fort sur ce point », a indiqué Maciocia.

Ce n’est pas parce qu’il terrorise les quarts universitaires que son développement est achevé et il le sait très bien. Il vante d’ailleurs l’apport de son entraîneur de position, Olivier Fréchette Lemire, pour sa contribution dans ce sens.

« J’ai encore tellement de choses à apprendre. Avant chaque pratique, je dis tout le temps à mon entraîneur, Olivier, de me corriger. Je remarque certaines erreurs que je commets, mais je veux avoir son avis pour bien exécuter ma tâche », a décrit celui qui complétera son parcours universitaire samedi ou lors de la présentation de la coupe Vanier la semaine suivante.

Un potentiel qui ne fait aucun doute

Son rendement s’avère fascinant puisque Dequoy n’a joué que cinq minuscules parties au niveau collégial. Des blessures l’ont limité à ce total pour ses deux premières années et il a appris, trois jours avant le lancement de sa troisième année, qu’il n’était pas admissible en raison de son âge.

Cette période aurait pu le décourager, mais il possède cette confiance en ses moyens digne des athlètes dominants. À cela s’est ajouté le rôle déterminant de Paul-Eddy St-Vilien qui a propulsé son jeu de plusieurs crans.

« Il mérite vraiment beaucoup de crédit, c’est en grande partie grâce à lui que je joue de cette manière maintenant », a-t-il tenu à préciser.

Cette maîtrise plus relevée du jeu lui permet désormais de laisser parler ses instincts et ses qualités physiques à un point où l’on se demande ce qu’il pourra accomplir dans les rangs professionnels.

« La flèche pointe vraiment haut pour lui surtout qu’il n’a pas beaucoup de football dans le corps et qu’il peut encore beaucoup apprendre. Il a réussi une progression incroyable dans les deux dernières années. Le potentiel est là, il peut jouer dans n’importe quelle ligue professionnelle. Il a encore du travail à faire, mais si je me fie au niveau d’intérêt démontré à son égard, tu réalises qu’il a le potentiel de jouer même le dimanche dans la NFL », a témoigné Maciocia qui le considère parmi les meilleurs joueurs défensifs étant sortis du Québec.

Justement, l’entraîneur des Carabins confirme que quelques équipes de la NFL l’ont contacté à son sujet. Une avenue que Dequoy ne veut pas ignorer malgré l’ampleur du défi.

« Je ne veux pas me lever un matin à 33 ans et me dire ‘Ah, j’aurais dû essayer’. Je sais que c’est une réalité difficile, on l’a vu avec Mathieu Betts. Je pense que je pourrais avoir ma chance et je crois que n’importe quel athlète qui joue à mon niveau rêve de pouvoir tenter son coup dans la NFL », a accepté de confier Dequoy, qui a gagné des points avec son physique de 6 pieds 3 pouces et 200 livres ainsi que ses résultats au sprint de 40 verges.

Du côté de la LCF, un recruteur d’une équipe n’a pas caché son enthousiasme.

« Il est très talentueux, on aime beaucoup son énergie et son style de jeu. On a hâte de voir comment il va se débrouiller dans les tests. Il est vraiment intéressant », a-t-il statué.

En attendant ces prochaines étapes, Dequoy se concentre uniquement sur les Axemen qui possèdent une attaque au sol menaçante (via Dale Wright) et une défense coriace (dont grâce au secondeur Bailey Feltmate).

« Je viens de sortir d’une réunion en disant qu’on doit arrêter leur jeu au sol. Leur porteur va toucher au ballon facilement 15 à 20 fois. Ils vont lui donner autant en 1er essai et 10 qu’en 2e essai et 12 », a souligné Maciocia qui sait que cette équipe mature ne multipliera pas les erreurs.

Les Carabins sont parvenus à renverser le Rouge et Or en abordant ce duel avec plaisir et en se disant qu’ils n’avaient rien à perdre.

« Je pense que c’est vraiment notre approche qui nous a permis d’obtenir la victoire. Il faut continuer d’aborder les choses de la même façon », a souhaité Dequoy, qui a été élogieux envers le quart Frédéric Paquette-Perreault qui a dynamisé l’attaque.

Les Carabins se préparent à affronter les Axemen d'Acadia

Universitaire mercredi, 13 nov. 2019. 16:33

Les Carabins sont en mission 2:12

Après leur conquête de la Coupe Dunsmore, samedi dernier, sur le terrain du Rouge et Or de l’Université Laval, les Carabins n'ont plus qu'une étape à franchir pour atteindre la Coupe Vanier et ainsi revenir jouer à Québec.

Montréal affrontera les Axemen d'Acadia en fin de semaine pour l'obtention de la Coupe Uteck.

C'est dans des conditions hivernales plutôt hâtives que les Carabins se préparent à affronter une équipe qu'ils ne connaissent pratiquement pas.

Ce qu'on sait de leur adversaire de samedi, c'est qu'il est invaincu en neuf matchs. Mais peu importe pour les Carabins, qui jouent du bien meilleur football depuis l'arrivée des matchs sans lendemain. Les deux revers pour conclure le calendrier régulier semblent avoir sonné le réveil des hommes de Danny Maciocia.

« Je te dirais que lors des deux dernières semaines, on joue notre meilleur football depuis que la saison est terminée, et ça tombe dans la deuxième saison, les éliminatoires. Alors j'espère que ça va continuer », a mentionné l’entraîneur-chef des Carabins.

« On s'est rencontré les deux capitaines face à ces deux défaites. Ç’a été un peu un réveil de se dire qu'il faut continuer à travailler et continuer de s'assurer de jouer à notre niveau », a souligné le joueur par excellence de la Coupe Dunsmore, Marc-Antoine DeQuoy.

Depuis qu'il a pris la relève de Dimitri Morand lors du septième match de la saison, Frédéric Paquette-Perreault a gagné la confiance de ses entraîneurs. Dire qu'il y a un an, le quart-arrière s'était retiré du programme de football à McGill.

« Je pense que j'avais perdu un peu la passion. Le fait de me retirer un peu, de faire autre chose, de voir autre chose dans la vie, ça m'a donné le goût de recommencer », a expliqué Paquette-Perreault.

Évidemment, la présence d'Anthony Calvillo à ses côtés cette année n'a certainement pas nui.

« Lorsque Frédéric est devenu le quart partant, il a vu beaucoup plus d'action. | Il a donc pu développer une zone de confort sur le terrain. Il a été bon lors du dernier match de la saison et lors du premier match éliminatoire. | Puis lors de la Coupe Dunsmore, il a été spectaculaire », a lancé l’ancien quart des Alouettes.

« Je pense que le plus gros point qu'Anthony Calvillo nous apporte, c'est vraiment ses expériences à lui en tant que joueur. Il va apporter des nouveau jeux, mais il va souvent parler de la façon dont il les jouait, et de la façon, selon certaines défensives, comment il allait changer son jeu. C'est vraiment ses expériences à lui comme joueur qui sont impressionnantes à entendre », a soutenu Paquette-Perreault au sujet de son quart.

Les deux années où les Carabins ont remporté la Coupe Dunsmore, ils ont atteint la finale de la Coupe Vanier.

Pour y arriver en 2014, Montréal avait une équipe de l'Ouest, en 2015, une équipe de l'Ontario, et cet automne, ce sera un premier défi contre une équipe des Maritimes.

Les Carabins mettent fin à la fête à Québec

Universitaires samedi, 9 nov. 2019. 17:03

Coupe Dunsmore : Carabins 25 - Rouge et Or 10 2:14

QUÉBEC - Menés par une défensive étanche et par une solide prestation du quart Frédéric Paquette-Perrault, les Carabins de l'Université de Montréal ont défait le Rouge et Or de l'Université Laval par la marque de 25-10 en finale de la Coupe Dunsmore du football universitaire québécois, samedi au stade Telus.

Ce n'est que la troisième victoire des Carabins à la coupe Dunsmore, et elles ont toutes été inscrites dans la même enceinte sportive. En 2014, les Carabins avaient battu le Rouge et Or 12-9 au stade Telus. Un an plus tard, ils leur avaient fait le coup une nouvelle fois, l'emportant 18-16.

« C’est un moment incroyable pour notre programme, a lancé avec joie l’entraîneur-chef Danny Maciocia immédiatement après la victoire. Toute la saison, les gars y ont cru et aujourd’hui c’est une belle récompense. »

Cette année, ils ont interrompu la séquence de trois victoires des joueurs de Glen Constantin à la Coupe Dunsmore, en étouffant pendant les trois premiers quarts une attaque qui avait accumulé 301 points en huit matchs en saison régulière.

«On a commis des erreurs et les Carabins en ont profité, a dit l'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin. Dans les circonstances, on s'est battu jusqu'à la fin et je suis fier de l'effort des gars malgré tout.»

Cette victoire des Carabins fait aussi en sorte que la finale de la Coupe Vanier, le 23 novembre, se tiendra au stade Telus sans le Rouge et Or.

Paquette-Perrault a lancé deux passes de touché en première demie à Kevin Kaya et à Ryth-Jean Giraud. L'autre majeur des Carabins a été l'oeuvre de Marc-Antoine Dequoy sur un retour d'interception de 85 verges au troisième quart. La troupe de Danny Maciocia a ajouté un placement et deux simples.

Le seul touché du Rouge et Or est venu au quatrième quart à la suite d'une passe de trois verges de Thomas Bolduc à Jonathan Breton-Robert. David Côté a ajouté un placement de 36 verges au premier quart.

En finale de la Coupe Uteck, samedi prochain, les Carabins affronteront les Axemen d'Acadia, qui ont facilement défait les Gaiters de l'Université Bishop 31-1 en finale de l'Association du sport interuniversitaire de l'Atlantique.

« Aujourd’hui, c’est bien de célébrer, mais le travail est loin d’être terminé. Il nous reste encore deux gros matchs afin de pouvoir dire mission accomplie, a dit l'entraîneur des Bleus. Les Axemen sont invaincus cette saison, alors ce sera tout un défi. »

Le match aura lieu au domicile des Axemen, à Wolfville, en Nouvelle-Écosse.

Les Carabins s'imposent

Après avoir été limités à quatre jeux et deux bottés de dégagement lors de leurs deux premières séries à l'attaque, les Carabins ont réussi à percer la défensive du Rouge et Or à leur troisième opportunité. Et d'impressionnante manière.

Une course de 20 verges et des passes précises de Paquette-Perrault ont mené au premier touché du match, une passe de 26 verges à Kaya, complètement oublié dans la zone des buts. Ce touché est venu couronner une poussée de 94 verges en neuf jeux, le tout en un peu plus de cinq minutes.

« On a été solide sur les unités spéciales, mais l’attaque et l’offensive ont également fait du bon boulot. Tout le monde a bien fait et c’est ce que ça donne. Au football, quand tout le monde fait ce qu’il a à faire, les résultats arrivent », a lancé le coordonnateur des unités spéciales Byron Archambault, grand artisan de la première conquête de la Coupe Dunsmore en 2014.

Après le placement de Côté qui permettait au Rouge et Or de s'approcher à quatre points, les Carabins ont orchestré une autre poussée productive au début du deuxième quart, celle-là de 75 verges en six jeux qui s'est terminée par une passe de touché de dix verges à Giraud qui portait la marque 14-3.

Les Carabins ont ajouté deux simples avant la fin de la demie, un sur un placement raté de Louis-Philippe Simoneau et l'autre à la suite d'un botté de dégagement d'Alan Penverne.

Après un placement de 33 verges de Simoneau au début du troisième quart, les Carabins ont semé le désarroi parmi les partisans du Rouge et Or.

« Chaque semaine, nous sommes de plus en plus à l’aise et confiants, a avoué Paquette-Perrault. Les entraîneurs nous ont bien préparé et ç’a paru dès le début de la rencontre. Nous avions un bon rythme et nous avons été en mesure de le conserver. »

Dequoy a transformé une feinte de placement du Rouge et Or en spectaculaire touché de 85 verges pour les Carabins en interceptant une passe de Zack Fitzgerald, un demi défensif qui jouait le rôle de teneur, avant de longer la ligne de côté jusque vers la zone payante.

Malgré une attaque plus incisive au quatrième quart, le Rouge et Or a manqué de temps et n'a pu combler l'imposant recul.

«(Les Carabins) ont fait des gros jeux aux bons moments, a mentionné le coordonnateur défensif du Rouge et Or, Marc Fortier. Ils ont profité de nos erreurs de communication, et leurs gros joueurs ont excellé dans les moments opportuns.»

Les Gaiters de l'Université Bishop sans réponse devant les Axemen

Universitaire samedi, 9 nov. 2019. 17:15 Dale Wright
Dale Wright (Source d'image:PC)

Les Gaiters de l'Université Bishop ont dû s'avouer vaincus devant les Axemen de l'Université Acadia par la marque de 31-1.

Dale Wright a fait mal à l'université québécoise avec trois touchés, ce qui lui a permis d'être élu joueur par excellence du Loney Bowl.

Acadia a maintenant rendez-vous avec les Carabins de l'Université de Montréal en finale de la Coupe Uteck samedi prochain.

Une persévérance qui paie pour 3 Carabins

Universitaire vendredi, 8 nov. 2019. 08:00 Félix Pelletier
Félix Pelletier (Source d'image:James Hajjar)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – « Honnêtement, quand il est arrivé, il y a quatre ans, il ne savait même pas comment s’aligner. Aujourd’hui, il est l'un des meilleurs joueurs de ligne défensive au Québec. »

 

Danny Maciocia, l’entraîneur des Carabins de l’Université de Montréal, parle ici de Félix Pelletier, un athlète qui a bûché pour s’imposer sur le terrain et pour arriver à composer avec la réalité académique universitaire.

 

Rendu à sa dernière année avec les Carabins, Pelletier savoure donc chaque moment et ça se poursuivra samedi lors de l’incontournable duel éliminatoire face au Rouge et Or de l’Université Laval.

 

« Mon passage avec les Carabins n’a  pas toujours été facile, ce fut comme une pente à gravir. Au début, je n’avais pas beaucoup de temps de jeu et j’ai eu plus de succès au fil du temps.

 

« En tant que personne et joueur, je me suis amélioré. J’ai été changé par cette expérience et je suis fier d’avoir joué pendant quatre ans ici. C’est quand même assez exigeant de jumeler les deux aspects », a confié Pelletier qui n’est pas du style à s’ouvrir facilement comme l’a ensuite confirmé Maciocia.

 

« Il est beaucoup plus réservé, un peu timide. Mais il a ce regard d’agressivité et il est tellement fort donc tu sais que tu devrais mieux garder tes distances », a noté Maciocia en faisant aussi référence à ses adversaires sur le terrain.  

 

« Parfois, on réussit à le faire rire et ça nous rend heureux », a ajouté l’entraîneur qui doit s’ajuster à de multiples personnalités.

 

Sans trop vouloir entrer dans les détails, Pelletier a admis que ce fut une adaptation d’œuvrer dans une équipe de cette envergure.

 

« Ça te sort un peu de ta zone de confort. J’ai appris à connaître une tonne de personnes, les équipes sont plus grosses. Il y a des joueurs viennent de partout, on apprend à connaître des gens de milieux différents. Tu en apprends sur toi, sur ton niveau de tolérance », a expliqué celui qui doit composer avec un TDAH.

 

Au plan scolaire, Pelletier a su s’ajuster graduellement en réduisant son nombre de cours par session.  

 

« Il y a le foot, mais l’école aussi. Ce n’est pas fait pour tout le monde, c’est difficile de gérer les deux en même temps correctement à 100%. Tu peux avoir, par moments, un petit échappement pour un ou pour l’autre, mais ce n’est pas facile de tout bien gérer à 100%. Je me suis habitué et ça exige de la discipline », a reconnu le numéro 53 des Bleus.

 

« On a eu zéro problème avec lui dans les deux dernières années. Il travaille bien, il réussit et il ne constitue pas du tout un problème académique. Le début a été un peu plus difficile, mais il s’est dédié à ses études », a vanté Maciocia.

 

Sur le terrain, Pelletier est rendu à l’aise au point qu’une carrière dans la Ligue canadienne de football est devenue son souhait.

 

« J’aimerais avoir une chance de jouer professionnel, mon scénario idéal serait de jouer trois ou quatre ans dans la LCF », a expliqué Pelletier qui est né à Québec d’un père originaire de la Côte d’Ivoire et d’une mère québécoise.

 

Son entraîneur considère que ça vaut la peine. À l’image de son parcours avec les Carabins, il pourrait franchir cette étape.

 

« Quand il embarque sur le terrain, c’est all business, il veut dominer et progresser. C’est une occasion qui pourrait se présenter pour lui. Physiquement, il est capable de dominer à 260 livres même contre des joueurs plus costauds que lui », a ciblé Maciocia.

 

Lorsque viendra le temps de « mettre une croix » sur le football comme il l’explique, son prochain objectif semble clair dans sa tête.

 

« Je vise une carrière comme policier, ce serait mon but après le football. C’est un métier physique avec beaucoup d’action et des défis. J’aimerais gravir les échelons comme accéder au groupe d’intervention tactique », a conclu l’athlète de 24 ans qui a prouvé qu’il pouvait atteindre ses rêves en me ménageant pas les efforts.

 

Un retour impressionnant de Kaya et Makonzo

 

D’une manière différente, le receveur Kevin Kaya et le maraudeur Ethan Makonzo ont également démontré leur persévérance. Tous les deux ont dû composer avec une saison 2018 qui a été bousillée par une blessure et ils ont rebondi en étant choisis sur l’équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec cette année.

 

Maciocia a constaté une belle évolution chez Kaya qui est doté de grandes qualités athlétiques.

 

Ethan Makonzo« Je savais qu’il avait le potentiel. C’était une question de rester en santé et de se donner au maximum. Voilà ce qu’il a fait. On voit maintenant un jeune beaucoup plus tranquille, bien entre les oreilles et on voit les résultats », a souligné l’entraîneur.

 

Le tour de force de Makonzo apparaît encore plus fascinant puisqu’il évolue à une nouvelle position cette année. L’ancien secondeur a hérité de ce poste après une compétition relevée et il a donné raison à ses entraîneurs.

 

« Je savais que ce ne serait pas facile. Mon entraîneur de position, Olivier (Fréchette Lemire) me disait qu’on serait plusieurs à se battre pour cette position. Je m’en attendais et je ne voulais pas que ce soit facile. Je voulais montrer que je pouvais jouer cette position », a indiqué le numéro 15.

 

Ça ne veut pas dire que le football s’apprend naturellement pour Makonzo. En fait, il a failli abandonner ce sport plus d’une fois après y avoir été initié par son grand ami d’enfance, Régis Cibasu, un ancien joueur étoile des Carabins.

 

« Au début, on n’aimait pas ça parce que c’était nouveau et on ne comprenait pas. Pendant un certain temps, on a arrêté et on a plus joué au soccer », a lancé Makonzo en parlant de lui et son petit frère Enock Makonzo qui évolue avec l’Université Coastal Carolina.

 

Kevin Kaya« Quand j’ai recommencé, je voulais devenir receveur comme Randy Moss, mais ça ne s’est vraiment pas bien passé, je n’étais pas très bon. Un entraîneur, M. Larouche a vu du potentiel en moi pour jouer en défense et je me suis retrouvé sur la ligne défensive sauf que ça ne s’est pas mieux passé. Finalement, j’ai essayé secondeur l’année suivante et ce fut le point de départ », a raconté l’ancien du CÉGEP du Vieux-Montréal.

 

Désormais, il ne veut plus quitter le terrain et il se voit dans la NFL ou la LCF. Son plan B serait de devenir agent d’athlètes ou d’artistes sans oublier son intérêt pour s’établir comme intervenant auprès des jeunes.

Le Rouge et Or termine sa saison sur une bonne note

Universitaire samedi, 26 oct. 2019. 17:03

Rouge et Or 35 - Vert et Or 10 0:56

Le Rouge et Or de l’Université Laval a conclu son calendrier régulier sur une bonne note avec un gain de 35-10 contre le Vert & Or de l’Université Sherbrooke, samedi.

Le seul réel faux pas du Rouge et Or est survenu au troisième quart lorsqu’une passe du quart Thomas Bolduc a été interceptée et ramenée pour le touché. Le quart a tout de même complété deux passes de touché et a cumulé 226 verges.

Philippe Lessard-Vézina a mis un point d'exclamation à cette rencontre avec un majeur à la suite d'une course sur une distance de 40 verges.

Laval termine avec un dossier de sept victoires contre un seul revers, encaissé un peu plus tôt cette saison devant les Carabins de l’Université de Montréal, qui eux se retrouvent au deuxième échelon du classement.

Le Rouge et Or a rendez-vous avec les Stingers de Concordia pour leur premier tour éliminatoire.

Sherbrooke n’aura signé que deux victoires au cours de la présente campagne, ce qui lui a conféré le dernier rang au classement du RSEQ.

Le Rouge et Or bat les Carabins et s'assure du premier rang dans le RSEQ

Universitaire dimanche, 20 oct. 2019. 16:53 Frédéric Paquette-Perrault
Frédéric Paquette-Perrault (Source d'image:James Hajjar)

Le Rouge et Or de l’Université Laval a eu le dessus sur les Carabins par la marque de 16-3, dimanche après-midi, devant une foule record de 19 381 personnes au Stade TELUS-UL à Québec.

 

Le Rouge et Or (6-1) s'assure ainsi de terminer au premier rang du RSEQ avant même son dernier match de la saison régulière contre le Vert & Or de Sherbrooke, samedi prochain.

 

Les Bleus concluent eux la campagne avec une fiche de six victoires contre deux revers et sont assurés de terminer au deuxième rang du classement du RSEQ.

 

La semaine prochaine, les protégés de l’entraîneur-chef Danny Maciocia profiteront d’un congé, avant de recevoir un match de demi-finale provinciale au CEPSUM, le 2 novembre prochain.

 

« On va profiter de la semaine sans match pour faire des corrections, a lancé le pilote des Bleus. On va regarder les parties et les analyser. Après ça, on va être en mesure de décider quelle identité on veut avoir pour la deuxième saison, les séries éliminatoires. »

 

Difficulté en attaque

 

Pour la première fois depuis son arrivée avec les Bleus, c’est le quart-arrière Frédéric Paquette-Perrault qui a amorcé le match comme partant.

 

Le Rouge et Or malmène les Carabins

Au final, le joueur de troisième année a complété 19 de ses 29 passes pour des gains de 181 verges. Il a également été victime de trois interceptions. Au sol, il a ajouté 64 verges en 14 portées. Le numéro 16 a souvent dû se débrouiller avec une forte pression, en plus d’avoir été victime de sept sacs du quart.

 

Ses cibles favorites ont été Kevin Kaya, Ryth-Jean Giraud, ainsi que Carl Chabot qui ont tous les trois mis la main sur cinq ballons.

 

« Je suis satisfait de la performance de Fred, a avoué Danny Maciocia. On a confiance en lui et on sait qu’on peut bâtir et grandir avec lui. »

 

C’est le botteur Louis-Philippe Simoneau qui a inscrit les seuls points des visiteurs avec un placement de 22 verges.

 

Défense solide

 

Malgré le revers, l’unité défensive a connu un bon match. Elle est parvenue à limiter l’attaque lavalloise qui a toutefois été en mesure d’atteindre la zone payante à une reprise.

 

C’est un jeu truqué lors du premier quart qui a permis aux favoris de la foule d’inscrire le seul touché de la journée.

 

Samuel Rossi s’est notamment démarqué avec six plaqués et un sac du quart. Brian Harelimana a quant à lui obtenu 7,5 plaqués.

 

Les Carabins sont surpris par le Vert & Or

Universitaire samedi, 12 oct. 2019. 16:54 L'attaque des Carabins a connu des ratés.
L'attaque des Carabins a connu des ratés. (Source d'image:James Hajjar)

Les Carabins de l'Université de Montréal ont dû s’avouer vaincus par la marque de 23-15 face au Vert & Or de l'Université Sherbrooke, samedi après-midi, à Sherbrooke.

 

Il s’agit du premier revers des Bleus face au Vert & Or depuis le 3 octobre 2015. Il s’agit également d’une première défaite cette année pour les protégés de l’entraîneur-chef Danny Maciocia, qui demeurent au premier rang du classement du RSEQ.

 

« On a joué avec le feu et on s’est brûlé aujourd’hui, a admis le pilote des Bleus. J’espère qu’on va en tirer une leçon et qu’on va apprendre. »

 

Habituée de dominer ses adversaires, la défense n’a pas été en mesure de contenir l’attaque des favoris de la foule. Pour la première fois de la saison, elle n’est également pas parvenue à créer de revirement.

 

Sans être explosive, l’unité offensive des hommes en vert a profité des revirements et de ses occasions pour inscrire des points.

 

Le quart-arrière Dimitri Morand a débuté le match derrière le centre pour les Carabins, avant d’être remplacé par Frédéric Paquette-Perrault à la fin du troisième quart.

 

Morand a réussi 14 de ses 23 relais pour 121 verges et a été victime de deux interceptions. Paquette-Perrault a pour sa part rejoint ses receveurs neuf fois en 14 tentatives pour 83 verges. Il a aussi ajouté 60 verges par la course.

 

Dernière poussée

 

En fin de match, les visiteurs ont tenté une remontée. Le porteur Ryth-Jean Giraud a atteint la zone des buts, avant de voir les siens réussir la conversion de deux points.

 

À ce moment, l’écart était seulement de huit points, mais dès la séquence suivante, le Vert & Or a réussi un placement pour compliquer le travail de ses adversaires.

 

Dans la défaite, le botteur Louis-Philippe Simoneau a réussi son 18e placement de la saison, ce qui représente un record d’équipe. C’est Félix-Ménard Brière qui détenait la marque précédente.

 

Les Carabins renoueront avec l’action dimanche prochain, alors qu’ils seront de passage à Québec pour y affronter le Rouge et Or de l’Université Laval.

Le Rouge et Or malmène l'Université McGill

Universitaire samedi, 12 oct. 2019. 16:02

Rouge et Or 39 - McGill 3 1:00

Le Rouge et Or de l’Université Laval n’a fait qu’une bouchée de l’Université McGill, samedi, au Stade Percival-Molson.

En l’emportant aisément 39-3, le club de Québec signé un cinquième gain en six matchs cette saison.

Dans la victoire, le quart-arrière du Rouge et Or a complété 11 de ses 27 passes pour des gains de 184 verges à son troisième match en carrière.

McGill affiche maintenant un rendement de 2-5 cette saison.

Le Rouge et Or humilie les Stingers 74-0

Universitaire dimanche, 6 oct. 2019. 17:44 Joanik Masse
Joanik Masse (Source d'image:Mathieu Bélanger)

Dans l’une des plus grandes dominations de son histoire, le Rouge et Or n’a fait qu’une bouchée des Stingers de Concordia 74-0 devant 9151 spectateurs dimanche après-midi au Stade TELUS-Université.

Alors qu’on attendait de pied ferme le quart-arrière le plus dominant du RSEQ, Adam Vance, c’est la recrue du Rouge et Or Thomas Bolduc qui a volé le spectacle. Dans un effort collectif pratiquement sans faille, Bolduc et sa bande ont amassé 592 verges en attaque pendant que la défense a limité les Stingers à 96 petites verges.

À son deuxième match au poste de quart-arrière, Thomas Bolduc a semblé beaucoup plus à l’aise qu’il y a deux semaines. À preuve, la recrue de 20 ans a lancé des passes de touché dans les trois premiers quarts, dont sa première en carrière sur trois verges à sa cible préférée de la journée, Antoine Dansereau-Leclerc.

C’est le même Dansereau-Leclerc, avec un spectaculaire retour de botté de 37 verges, qui a mené au second majeur de Bolduc. Récupérant le ballon à la ligne de 22 des Stingers, Bolduc a rejoint Vincent Forbes-Mombleau dès le jeu suivant pour donner les devants 21-0 à Laval.

Bolduc a complété son après-midi en atteignant Jordan Duprey dans la zone des buts dès la reprise de l’action en deuxième demie. Au final, Bolduc a lancé pour 252 verges, complétant 23 de ses 30 passes.

Le Rouge et Or a été tout aussi flamboyant au sol, marquant cinq touchés pour des gains de 340 verges. Alexis Côté a souligné en grand son retour au jeu en marquant deux fois à son premier match de la saison. Christian Dallaire, Joanik Masse et William Lavoie ont également participé à la fête avec un touché chacun.

Avec ses 74 points, c’est le plus haut total de l’attaque depuis la victoire de 74-18 contre ces mêmes Stingers lors de la demi-finale québécoise de 2014. Mais en limitant Concordia à seulement neuf premiers jeux, c’est le plus gros blanchissage de la défense depuis 2003, quand Laval l’avait emporté 94-0 face à Sherbrooke lors du tout premier duel de l’histoire entre les deux équipes.

C’est d’ailleurs la défense qui a donné le ton à cette dégelée, en réussissant des sacs du quart lors des deux premières poussées offensives des Stingers. Au total, le Rouge et Or a renversé le pivot adverse quatre fois pour des pertes de 19 verges, en plus d’une interception et d’une échappée provoquée.

La défense des Carabins fait le boulot dans un gain de 21-3 face à McGill

Universitaire vendredi, 4 oct. 2019. 23:19

McGill 3 - Carabins 21 0:40

Fidèle à ses habitudes, la défense des Carabins a été dominante pour mener l’équipe vers un gain convaincant de 21-3, face à l’Université McGill, vendredi soir.

Grâce à cette victoire, la formation de Danny Maciocia s’est assurée d’accueillir un match de demi-finale provinciale, le 2 novembre.

Au total, McGill a récolté seulement 190 verges d’attaque et 11 premiers jeux.

Dès la première séquence offensive des visiteurs, Benoit Marion et Brian Harelimana sont parvenus à rejoindre le quart-arrière adverse pour le projeter au sol.

Marion a finalement conclu le match avec deux sacs du quart, ce qui le place au sommet du RSEQ à ce chapitre, à égalité avec Andrew Seinet-Spaulding de McGill.

« Notre défense l’a pris personnelle d’avoir accordé 17 points la semaine passée. C’est satisfaisant de les voir réagir comme ça. C’est leur équipe et les joueurs voulaient démontrer quelle genre d’unité ils sont. »

Redha Kramdi, Philippe Lemieux-Cardinal et Félix Pelletier ont eux aussi été en mesure d’ajouter des sacs du quart à leur fiche.

Un pied qui passe à l’histoire

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a pour sa part ajouté son nom au livre des records des Carabins une fois de plus.

En réussissant quatre placements, le joueur de cinquième année en a maintenant 60 dans l’uniforme des Bleus, ce qui représente un record d’organisation.

C’est Pierre-Paul Gélinas qui était le meneur auparavant avec 59 réussites.

« Je ne le savais même pas! C’est le caméraman qui me l’a appris, a avoué en riant le principal intéressé. Je dois avouer que ça ajoute un peu de pression, mais j’étais confiant. »

« On a besoin des trois facettes. On va avoir besoin de lui, surtout au mois de novembre », a pour sa part ajouté Maciocia.

L’attaque contribue aussi

En offensive, la connexion entre le quart-arrière Dimitri Morand et le receveur de passes Kevin Kaya s’est poursuivie.

Après avoir soulevé la foule à plusieurs reprises la semaine passée, Kaya a capté huit passes pour 147 verges. Il a notamment mis les mains sur une bombe de 42 verges en plongeant, lors du quatrième quart.

Le pilote de l’attaque des Bleus a quant à lui réussi 17 de ses 26 relais pour 227 verges. Il a également inscrit le seul touché du match à la suite d’une course d’une verge.

« On a trouvé le moyen de lui donner le ballon et c’est parfait. Il en prend beaucoup sur ses épaules, mais la réalité c’était qu’il fallait trouver la façon d’amener le ballon dans ses mains », a commenté Dimitri. « Je suis content qu’il ait des matchs comme ça. C’est impressionnant de le voir aller! »

Les Bleus prendront maintenant la route samedi prochain en direction de Sherbrooke pour y affronter le Vert & Or.

Le Rouge et Or rebondit devant McGill

Universitaire dimanche, 22 sept. 2019. 16:25 Vincent Breton-Robert
Vincent Breton-Robert (Source d'image:Nathalie Martin)

Félix Garand-Gauthier a inscrit deux touchés et le Rouge et Or de l’Université Laval a signé un gain de 37-17 devant la formation de McGill, dimanche.

Le Rouge et Or a ainsi rebondi après avoir encaissé un revers la semaine précédente contre les Carabins de l’Université Montréal.

Joanik Masse a obtenu 76 verges au sol en 21 courses dans la victoire. Le quart du Rouge et Or Thomas Bolduc a amassé 156 verges.

Chez McGill, Dimitrious Sinodinos a conclu son match avec une récolte de 246 verges et deux passes de touché.

Laval frustré par la défense des Carabins

Universitaire samedi, 14 sept. 2019. 17:18

Rouge et Or 18 - Carabins 23 1:42

Dans un match qui s’est une fois de plus décidé dans les derniers instants, les Carabins de l’Université de Montréal ont vaincu le Rouge et Or de l’Université Laval par la marque de 23-18 samedi, devant un CEPSUM rempli à pleine capacité.

Les protégés de l’entraîneur-chef Danny Maciocia conservent donc leur fiche parfaite (4-0) et occupent seuls le premier rang du classement du RSEQ.

Le vent, un facteur décisif

Malgré le beau soleil qui s’est présenté pour le début de la rencontre, le vent a soufflé avec vigueur et a causé quelques problèmes aux deux équipes.

Lors de la reprise des hostilités en deuxième demie, les Bleus avaient les devants au compte de 16-12. Ils devaient toutefois travailler contre le vent et le Rouge et Or en a profité pour ajouter six points, à la suite de trois touchés de sûreté consécutifs.

Au total, ce sont huit points que le Rouge et Or a amassés grâce aux touchés de sûreté.

«On savait que le vent allait être un facteur dans ce match-là, alors on a décidé de garder le ballon pour le quatrième quart, a admis le pilote des Bleus. Je voulais écouler du temps à l’attaque quand le vent n’était pas du bon côté. On était prêt à leur donner des points et on savait qu’on pouvait revenir au quatrième quart pour l’emporter.»

Au quatrième quart, les favoris de la foule avaient donc le vent dans le dos et en ont profité pour inscrire sept points et se sauver avec la victoire.

C’est Dimitri Morand qui a marqué grâce à une course d’une verge.

Le jeu au sol à notre avantage

Avant le duel d’aujourd’hui, l’attaque au sol des Lavallois avait amassé 294,5 verges par match, en moyenne. Tous les regards étaient donc dirigés sur la confrontation entre leur attaque au sol et la puissante ligne défensive des Carabins.

Au final, les Bleus ont concédé seulement 85 verges terrestres à leurs adversaires.

«Toute la semaine, on entendait parler de la puissance de leur ligne offensive. De notre côté, on savait que lorsqu’on allait se retrouver sur le terrain on allait pouvoir rivaliser, a lancé l’entraîneur de la ligne Gladymir Charmant. On a travaillé très fort et on a prouvé qu’on a probablement la meilleure ligne défensive au Canada.»

En plus de limiter le jeu au sol, la défensive a réalisé trois interceptions, dont une que Jean-Sébastien Bélisle (Éducation préscolaire et enseignement primaire) a ramenée jusque dans la zone des buts.

Il s’agit déjà d’un troisième majeur défensif cette saison.

Le duo Samuel Rossi et Redha Kramdi a quant à lui récidivé après avoir réussi un jeu spectaculaire la semaine passée. Rossi a une fois de plus réalisé un larcin, avant de remettre le ballon à son coéquipier.

C’est Ethan Makonzo qui a réalisé la troisième interception.

De notre côté, le porteur Ryth-Jean Giraud  a livré la marchandise en réalisant plusieurs jeux explosifs.

Le joueur de deuxième année a couru à 21 reprises pour des gains de 138 verges. Il a également inscrit l’un des deux touchés offensifs des Bleus en captant une passe d’une verge.

«Je sais que je suis capable de tout faire sur un terrain de football. Les entraîneurs m’ont fait confiance et on a livré la marchandise », a dit Giraud.

La semaine prochaine, les Bleus bénéficient d’un congé. Ils renoueront donc avec l’action le 27 septembre, face aux Stingers de Concordia.

Le Rouge et Or sans équivoque à Concordia

Universitaire samedi, 7 sept. 2019. 20:54

Rouge et Or 41 - Stingers 6 0:53

Cette fois-ci, le Rouge et Or n’a laissé aucun doute sur ses intentions. Un solide départ à Montréal, mené par une autre prestation dominante de l’attaque au sol, a pavé la voie à un gain de 41-6 sur les Stingers de Concordia samedi après-midi.

Après avoir amassé 247 verges d’attaque terrestre lors de son premier match face à Sherbrooke, le Rouge et Or a enchaîné aujourd’hui avec l’impressionnant total de 342 verges au sol.

Laval, qui menait 28-3 à la demie, a ainsi signé une 32e victoire de suite face aux Stingers, matchs de saison régulière et éliminatoires inclus. Concordia est d’ailleurs l’Université contre laquelle le Rouge et Or a remporté le plus de parties dans son histoire, le gain de samedi après-midi étant le 40e.

Ce qu’ils ont dit

« C’était plaisant de voir notre ligne offensive expérimentée prendre avantage de leur front défensif. C’est de bonne augure pour la suite. »

« On a de la profondeur au poste de porteur de ballon. Vincent Breton-Robert et Joanik Masse sont quasiment interchangeable; on sait que les deux sont capables de faire de belles choses et qu’ils courent bien derrière leur blocs, ce qu’ils ont fait aujourd’hui. »

« Défensivement, j’ai aimé le fait qu’on a fait des gros jeux à des moments importants. On a manqué quelques plaqués qui ont prolongé des séquences, mais en général on a bien répondu quand ça comptait. »

Glen Constantin, entraîneur-chef du Rouge et Or

L’histoire du match

Le Rouge et Or a fait des flammèches dès sa première séquence à l’attaque. Vincent Breton-Robert a profité d’une ouverture béante créée par la ligne offensive pour décamper sur 42 verges jusque dans la zone des buts. Quelques séquences plus tard, Maxym Lavallée a réalisé un superbe attrapé pour sa première interception de la saison. Laval a profité du revirement grâce à la jambe de David Côté. Son placement de 25 verges a fait 10-0, le pointage au terme du premier quart.

La troupe de Glen Constantin en a ajouté rapidement au deuxième quart. La défensive des Stingers a oublié Mathieu Robitaille que Samuel Chénard a rejoint fin seul dans la zone des buts. Concordia a connu ensuite ses premiers succès à l’attaque en traversant le terrain pratiquement au complet. La défensive lavalloise s’est toutefois levée au bon moment, et Concordia a dû se contenter d’un placement de 19 verges. Scénario semblable vers la fin de la demie : Adam Auclair a réalisé une interception opportune au 10 du Rouge et Or, récupérant un ballon initialement touché par Kean Harelimana. Laval ensuite porté un dur coup aux chances des Stingers quand Samuel Chénard a complété une séquence à l’attaque de 98 verges en marquant le majeur sur une course de cinq verges. Après 30 minutes, c’était 28-3 Rouge et Or.

Les coups d’éclat ont été moins nombreux en deuxième demie. Un deuxième placement dans ce match de David Côté, cette fois sur 19 verges, a donné une priorité de 31-3 aux Lavallois. La pluie forte s’est ensuite mise de la partie au quatrième quart, si bien que le jeu au sol a dominé les séquences à l’attaque. Un placement de 31 verges d’Andrew Stevens a ramené les Stingers à 25 points d’écart. Un échappé sur un botté de dégagement récupéré par Ian Leroux au 15 de Concordia a été payant. Luca Perrier a suivi avec le majeur sur une course de six verges pour porter la marque à 38-6. Un touché de sûreté concédé par les Abeilles et un simple à la suite d’un placement raté de David Côté ont complété le pointage.

Les Carabins de l'Université de Montréal battent l'Université McGill 34-4

Universitaire samedi, 7 sept. 2019. 16:57

Carabins 34 - McGill 4 0:48

MONTRÉAL – Grâce à un gain de 34-4 obtenu face aux joueurs de l’Université McGill, les Carabins de l’Université de Montréal ont signé leur 100e victoire depuis la relance du football à l’UdeM en 2002, en saison régulière, samedi, au stade Percival-Molson.

Le dernier revers des Bleus face à McGill remonte au 7 octobre 2002, dans une défaite de 58-0.

« Je suis vraiment content de ce gain. C’est probablement notre victoire la plus convaincante face à McGill depuis que je suis ici, a lancé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. »

Départ difficile

Malgré le fait que l’offensive parvenait à bien faire bouger le ballon en début de match, les visiteurs ont été victimes de cinq revirements, lors de leurs cinq premières séquences offensives.

C’est finalement le premier touché universitaire du receveur de passes Antoine Chabot (Arts et sciences) qui a permis aux Carabins de réellement se mettre en marche.

« Je n’ai pas de mot pour décrire le moment, a admis Antoine. Dimitri m’a lancé une passe parfaite et je suis vraiment content! »

Malgré les cinq revirements, les Bleus ont récolté 15 premiers jeux et 260 verges de gain lors des 30 premières minutes de jeu. Le quart-arrière Dimitri Morand a bien distribué le ballon, lui qui a vu six de ses receveurs attraper au moins une passe.

Au final, le numéro trois a complété 25 de ses 33 tentatives de passe pour des gains de 289 verges. Il a toutefois été intercepté à deux reprises.

La défense spectaculaire

Comme c’est le cas semaine après semaine, la défense des Bleus a été complètement dominante. En plus d’être extrêmement efficaces en concédant seulement 163 verges de gain à McGill, les protégés de Danny Maciocia se sont permis d’être spectaculaires.

À la fin du troisième quart, Samuel Rossi a intercepté une passe de Dimitrios Sinodinos. Après avoir parcouru 24 verges, il a effectué une passe latérale à son coéquipier Redha Kramdi qui a franchi les 66 verges qui le séparaient de la zone des buts.

« Après avoir couru un peu, je commençais à manquer de jus et je savais que je n’avais pas la vitesse pour me rendre jusqu’au bout, a avoué Rossi. Redha m’a crié qu’il était là, alors je n’ai pas hésité à lui donner le ballon. »

Jean-Sébastien Bélisle a lui aussi réalisé un larcin dans la victoire.

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a lui aussi grandement contribué en réalisant six placements, dont un sur 47 verges.

Au quatrième quart, il a également réussi un jeu truqué à la perfection sur une tentative de placement de 54 verges. Sur la séquence, Marc-Antoine Dequoy a récupéré le ballon pour permettre à l’attaque de demeurer sur le terrain.

Les Carabins renoueront avec l’action samedi le 14 septembre. Pour l’occasion, le Rouge et Or de l’Université Laval sera de passage au CEPSUM à 14 h.

Marc-Antoine Dequoy a inscrit un touché dans la victoire des Carabins

Universitaire vendredi, 30 août 2019. 22:27

Vert et Or 9 - Carabins 18 0:47

Il aura fallu être patient, mais les Carabins ont finalement trouvé le moyen de soutirer une victoire de 19-8 au Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, vendredi soir, au CEPSUM.

 

Alors qu’il restait moins de 10 minutes à écouler au match, Raphaël Major-Dagenais (Sécurité intérieure) a capté une passe de 43 verges de Dimitri Morand, ce qui a permis au botteur Louis-Philippe Simoneau de donner les devants aux Carabins pour la première fois de la deuxième demie.

 

La défense a par la suite laissé aucune chance au Vert & Or qui n’a pas été en mesure de rattraper les favoris de la foule. Le demi-défensif Marc-Antoine Dequoy en a même profité pour réaliser une interception qu’il a ramenée pour un majeur.

 

« Ça été un match plutôt difficile, a avoué le coordonnateur à l’attaque Gabriel Cousineau. On a fait des erreurs, mais tranquillement on prend notre rythme. Ce qui est encourageant, c’est que ce sont des choses que l’on peut corriger. »

 

Première demie difficile

 

Au moment de retraiter au vestiaire pour la mi-temps, les visiteurs détenaient une avance de 6-3.

 

Deux placements du Vert & Or et un pour les Carabins ont été les seuls points que les marqueurs ont eu à ajouter au tableau indicateur lors des 30 premières minutes.

 

« On en a fait assez pour gagner, a lancé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. C’est une véritable victoire de caractère et tu n’en as jamais assez dans une équipe du caractère. »

 

Pourtant, lors de la première séquence offensive du match, les Bleus ont très bien fait, mais n’ont pas été en mesure de convertir un troisième essai à la ligne de cinq de Sherbrooke.

 

Un total de 19 des 27 points ont été inscrits par les botteurs qui se sont démarqués d’un côté comme de l’autre. Simoneau a notamment réussi une tentative de 46 verges pour marquer les premiers points de la soirée.

 

La défense fait encore le travail

 

Pour une deuxième semaine de suite, la défense a été solide. En plus des deux interceptions de Dequoy, Redha Kramdi a enregistré 4,5 plaqués pour des pertes.

 

« J’ai confiance en notre offensive, a admis sans hésiter Dequoy. Il y a beaucoup de jeunes joueurs qui vont s’améliorer chaque semaine. Défensivement, on continue à faire ce qu’on fait depuis l’an passé. On connait nos forces et on sait ce qu’on peut livrer. »

 

Ethan Makonzo a lui aussi fait mal aux hommes de Mathieu Lecompte en réussissant le deuxième larcin des siens.

 

Moment émouvant

 

Quelques minutes avant le botté d’envoi, les joueurs qui disputent leur dernière saison ont été présentés à la foule. Sans aucune surprise, c’est le botteur Louis-Philippe Simoneau qui a été applaudi le plus chaleureusement.

 

Celui qui a récemment appris qu’il avait remporté sa bataille contre le cancer a pris le temps de saluer la foule visiblement ému.

Des changements qui ont causé des frictions

Universitaire jeudi, 29 août 2019. 07:52 Brad Collinson
Brad Collinson (Source d'image:Stingers)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Pas moins de 15 joueurs ont quitté les Stingers de Concordia en raison du changement de culture imposé par Brad Collinson. Si celui-ci savait que ses nouvelles exigences ne plairaient pas à tous, des joueurs prétendent que des entraîneurs ont manqué de respect envers eux et qu’ils ont plutôt été poussés vers la porte de sortie.
 
Après une première année aux commandes de ce programme qu’il veut ramener parmi l’élite canadienne, Collinson a instauré des exigences plus élevées pour son groupe. Ce coup de barre n’a pas fait l’affaire de chacun, mais l’entraîneur-chef prétend qu’il n’a rien imposé de trop éprouvant.

« En janvier, quand on a commencé notre entraînement cet hiver, on a exposé nos exigences pour les heures à investir. On a dit aux joueurs ‘Si c’est trop pour vous, c’est correct, la porte est là’. Certains ont essayé et ils ont vu que ce n’était pas pour eux. Ce n’est pas fait pour tout le monde, mais on veut être un programme élite. Les programmes élites, ça s’entraîne 12 mois par année. On voulait changer la culture ici », a expliqué Collinson au RDS.ca.
 
Brandon Pacheco, un joueur de ligne défensive, fait partie des joueurs qui ne sont pas revenus avec les Stingers pour la saison 2019. Il a accepté de livrer son point de vue sur la situation. Selon lui, ce ne sont pas les exigences rehaussées du programme qui ont mené à ce résultat, mais bien la manière préconisée.
 
« Ce n’est pas parce que le programme était trop difficile. Malheureusement, on a été poussés à quitter. Ça m’a fait mal de lire (dans d’autres médias) qu’on a quitté, ça remet en question notre caractère. On n’est pas du style à quitter quand c’est plus exigeant. On n’est pas comme ça, je ne suis pas comme ça », a d’abord lancé le Californien.
 
« On était excités à propos du nouveau programme et d’avoir un nouvel entraîneur plus exigeant qui nous pousserait davantage sauf qu’on n’a pas reçu le support dont on avait besoin », a-t-il indiqué.
 
Selon ses dires, là où ça s’est gâté, c’est dans la façon de s’adresser aux joueurs.   
 
« Les messages étaient irrespectueux et agressifs envers les joueurs. On dirait que l’idée était plus de nous rabaisser que de nous pousser vers le haut. C’était dur pour bien des joueurs et ils ont été plusieurs à ne pas aimer ça », a soutenu Pacheco.  
 
Dans son cas précis, il tient à souligner qu’il aurait accepté de jouer sa dernière année universitaire avec les Stingers. Il n’est pas resté puisque l’organisation lui a annoncé que ses frais de scolarité ne seraient plus couverts par une bourse.
 
Invité à commenter ce dossier, Collinson ne s’est pas défilé et il a présenté sa version des faits qui tient aussi la route.
 
« On l’a dit dès le début, chaque façon qu’on va choisir pour te parler, ce sera pour t’aider. Il faut que tu sois capable de gérer ça, c’est encore plus dur dans la vraie vie. Dans le milieu du travail, c’est ton emploi que tu peux perdre. Nous, on donnait des chances, on essayait de leur expliquer. Dans la vraie vie, c’est noir ou blanc. Avec nous, il y avait un peu de gris et on voulait les aider. Mais, au final, c’est aussi à eux de s’aider. Ils doivent faire leurs choix, ce sont des adultes. Des joueurs ont dit ça, mais tu peux parler à ceux qui sont restés et ils vont te dire que ce n’est pas vrai », a cerné l’entraîneur qui a pris les grands moyens pour relancer cette équipe.
 
Collinson ne croit surtout pas que les exigences implantées soient trop difficiles.
 
« Pas du tout, c’est le même volume que toutes les autres places, les programmes qui gagnent. C’est une recette qui fonctionne. C’est juste que c’est un gros changement, c’est sûr et certain. Mais on a remplacé ces joueurs avec des gars qui sont à l’aise avec ce que l’on fait. Des gars qui veulent faire partie de ce processus », a-t-il plaidé.
 
Parmi les critères rédigés sur les ententes signées avec les joueurs, Collinson et les Stingers ont haussé de 18 à 24 le nombre de crédits requis pour demeurer dans l’équipe.  
 
« On a décidé de demander 24 crédits parce que c’est important d’avoir ton baccalauréat. Si tu fais 18 crédits, tu n’auras pas ton bac en 4 ans », a souligné Collinson à propos d’une mesure académique.
 
C’est en réfléchissant au portrait plus global de la situation que la quinzaine de joueurs a opté pour se retirer. Ils ont déterminé qu’ils avaient perdu le plaisir de se rendre aux entraînements ce qui rend bien difficile de se dévouer au football pendant quelques mois.
 
Ce plaisir n’a toutefois pas quitté le secondeur Samuel Brodique. Celui qui est considéré comme l’un des meneurs du club a présenté une vision directe de la situation.
 
« C’est sûr qu’on a perdu d’excellents joueurs de football. Cet épisode a fait mal du côté du talent, mais ça nous a quand même aidés à se concentrer sur d’autres choses. Je dirais qu’on possède moins de talent, mais un meilleur esprit d’équipe. Je vois plus d’effort et plus de travail. Jusqu’à présent, la recette a porté fruits parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un match aussi serré face aux Carabins », a évalué Brodique en parlant du revers de 10-3 face à l’Université de Montréal en lever de rideau.

De grands changements chez les adjoints aussi
 
Afin d’être conséquent avec sa philosophie, Collinson a également procédé à une métamorphose de son personnel d’entraîneurs. Il est désormais entouré d’adjoints plus orientés vers les mêmes principes et plusieurs sont des anciens du Rouge et Or de l’Université Laval où Collinson a développé ses connaissances d’entraîneur.
 
« Ce n’était pas une décision facile, ce sont des jobs. Tu demandes à des gens de partir quand même et c’était douloureux à faire. Mais, en fin de compte, quand t’as une chance de repartir à zéro, je crois que n’importe qui dans ma position ferait la même chose. J’ai fait ça pour travailler avec des gens que je connais et qui pensent comme moi. On a un plus petit groupe d’entraîneurs, mais on est tous sur la même longueur d’onde », a expliqué l’entraîneur-chef.
 
Pour gérer la défense, Collinson a convaincu Ed Philion de se lancer dans l’aventure du football universitaire québécois. L’ancien joueur de ligne défensive des Alouettes - qui a aussi été adjoint dans la LCF - doit s’habituer à ce calibre et au départ de quelques joueurs talentueux.  
 
« Au niveau professionnel, tu peux simplement te départir d’un joueur quand ça ne fonctionne pas avec ton groupe. Tu peux le faire dans les rangs universitaires, sauf que tu essaies avant tout d’aider les jeunes. Mais, à un certain point, il faut que le joueur veule s’aider aussi. Tu ne peux pas vouloir plus que le joueur. Ceux qui ne veulent pas embarquer dans ce qu’on prêche, ils peuvent aller trouver une autre équipe. On veut des jeunes qui aiment ce qu’on prône et ce qu’on fait. Ça fonctionne mieux ainsi », a tranché Philion qui a causé des maux de tête aux Carabins dès son premier match comme coordonnateur défensif.

Les Stingers affronteront l'Université McGill vendredi après-midi à 16 h.

McGill et Concordia prêts à surprendre

 

Andrew Seinet-Spaulding attirera l'attention avec McGill

Universitaire jeudi, 29 août 2019. 07:45 Andrew Seinet-Spaulding
Andrew Seinet-Spaulding pourchasse un opposant. (Source d'image:Can Unal - Université McGill)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – À sept ans, le « petit » Andrew a écouté sa mère qui lui promettait une surprise. Il a fermé ses yeux et il a embarqué dans la voiture sans savoir ce qui l’attendait. Quand il a eu le droit d’ouvrir ses yeux, il était sur un terrain de football et le coup de foudre a été instantané.

 

Sa mère, Lydia, avait choisi cette approche parce que les moyens financiers de la famille étaient limités. Elle ne pouvait pas offrir à son fils son souhait de devenir gardien de but au hockey. Le football était le deuxième choix du jeune Andrew Seinet-Spaulding, mais c’est rapidement devenu son immense passion.

 

« J’étais tellement surpris et content. À la première pratique, j’ai bien fait pour un jeune de sept ans et je suis tombé en amour avec le foot depuis cette journée », a raconté, avec les yeux brillants, le joueur de six pieds et 292 livres.

 

Ce qu’il n’a pas précisé, c’est l’âge de ses coéquipiers à l’époque. Il aura fallu bavarder avec sa mère pour apprendre qu’il a fait ses premiers pas dans une équipe pour les enfants de 10 et 11 ans. C’était la seule option puisque Ville St-Laurent n’organisait pas de football pour les plus jeunes. 

 

« Ils m’ont dit de l’amener quand même. Finalement, il a tout de suite été secondeur partant », a raconté Lydia Seinet en se replongeant dans ses souvenirs.

 

Tout au long de son parcours, il a accumulé les distinctions incluant celle de recrue défensive de l’année en 2016 lors de son entrée au niveau universitaire du RSÉQ. Maintenant âgé de 23 ans, Seinet-Spaulding entame son année de repêchage et il est la pierre angulaire de l’équipe de football de l’Université McGill.

 

Cette année, les attentes sont élevées envers le plaqueur défensif. En ce qui a trait à la domination sur la ligne défensive, il est vu comme un successeur aux exploits accomplis par Mathieu Betts et Vincent Desjardins.

 

« Il a le talent pour le faire et il s’est bien entraîné pendant l’hiver. C’est un athlète incroyable pour son gabarit. Un passionné du football qui se dévoue vraiment pour être la meilleure personne sur le terrain et à l’extérieur. Ça se transpose bien sur le terrain, il joue avec une passion et une grande énergie. Veux, veux pas, c’est son année de repêchage donc il a des choses à prouver et je suis pas mal convaincu qu’il va être en mesure d’y parvenir », a indiqué son entraîneur, Ronald Hilaire.

 

« Je ne m’occupe pas de ce que les autres ont pu réussir. Je sais ce que je peux faire sur un terrain. Les comparaisons, ça ne me dérange pas », a commenté le numéro 90 qui est bien conscient qu’il attirera les yeux des dépisteurs.

 

« C’est un beau compliment, j’ai travaillé fort durant toute la saison morte pour avoir de bonnes performances cette saison. C’est mon année de repêchage, mais le plan numéro un demeure de gagner des matchs et je veux assister à de belles performances d’équipe », a-t-il enchaîné.

 

Avec son talent, Seinet-Spaulding permet justement de rehausser le calibre de son équipe. Les membres de la ligne offensive sont bien placés pour en témoigner.

 

Andrew Seinet-Spaulding« C’est vraiment un gars qui favorise notre développement parce qu’il est autant puissant que rapide. Il est capable de bien réagir à toutes les situations sur les terrains donc tu ne peux pas lever le pied pendant une seule répétition avec lui », a observé le centre Ludovic Morin.

 

Le porteur de ballon recrue, Jérémy Langevin, a rapidement fait connaissance avec cette réalité. 

 

« Il est capable de se défaire rapidement d’un bloc, il faut toujours avoir les yeux dessus, on ne peut pas le perdre de vue », a-t-il décelé.

 

Son entraîneur se considère privilégié de miser sur un athlète de sa trempe et il s’attarde à peaufiner ce joueur reconnu  pour sa rapidité, sa puissance et ses qualités athlétiques.

 

« On aime penser qu’on est les meilleurs entraîneurs au monde, mais on peut l’être quand on a les meilleurs athlètes qui viennent avec. C’est un athlète qui est déjà très accompli alors on essaie surtout de garder sa concentration à un haut niveau, on met l’accent sur de petits points techniques et on laisse son talent s’exprimer », a précisé Hilaire.

 

En attendant la suite de sa carrière, sa mère se félicite surtout des efforts et de l’humilité de son fils.

 

« Je sais qu’il travaille très fort pour être rendu là. C’est un grand compétiteur et il n’est pas arrogant du tout. C’est un jeune simple qui ne va jamais dire qu’il est meilleur qu’un autre », a-t-elle souligné.

 

Cette personnalité, elle s’est forgée durant son enfance modeste.

 

« Ce n’était pas facile, je ne suis pas riche. Il a reçu beaucoup dans le milieu du football et on s’est débrouillé. Je me rappelle, j’avais les trois enfants et je prenais l’autobus pour aller le mener aux pratiques », a dévoilé sa mère qui se réjouit aussi du support qu’Andrew obtient de son frère de 19 ans et sa sœur de 22 ans.

 

Une équipe à maturité en 2019

 

À l’image de Seinet-Spaulding, l’équipe de McGill souhaite jouer à la hauteur des attentes. Le dossier de 2018 (2-6) ne serait pas suffisant. Ça tombe bien puisque le club a pu profiter d’une précieuse semaine supplémentaire de préparation. Le premier duel du calendrier 2019 aura lieu, vendredi après-midi (16 h), face aux Stingers de Concordia qui ont chauffé les Carabins de l’Université de Montréal, au compte de 10-3, la semaine dernière.

 

« C’est sûr et certain que, quand tu affrontes une équipe qui a de nouveaux coordonnateurs pour l’attaque, la défense et les unités spéciales, c’est une chose primordiale pour nous d’avoir des images d’eux. Ça nous a un peu mieux préparés pour savoir à quoi s’attendre surtout de leur défense qui a été très agressive », a admis Hilaire.

 

« Ils ont été chanceux de sortir vainqueurs du match parce que je pense que les Stingers ont donné tout ce qu’ils avaient et on s’attend à ce qu’il fasse la même chose contre nous », a-t-il ajouté.

 

Le discours qui revient sans cesse sur le campus de McGill, c’est que l’équipe a atteint sa maturité. À preuve, elle a perdu un seul partant en défense. Du côté offensif, il s’agira de la deuxième saison sous le système du coordonnateur David Lessard.

 

« L’an passé, il a implanté un système qui était totalement différent de notre approche antérieure. C’était un peu un choc pour cette unité surtout que la ligne offensive était composée de quatre recrues. Maintenant, ils sont à l’aise dans le système et on sent qu’on aura plus de production grâce à ça », a souhaité Hilaire.

 

« Ce sera surtout au point de vue de l’exécution qu’on fera mieux. Voilà ce qui sera important pour avoir une attaque dominante », a jugé Morin.

 

« Je pense qu’on aura une équipe rapide et intelligente. On va réussir des jeux qui vont se démarquer et j’ai bon espoir qu’on va surprendre des gens », a conclu Langevin.

 

McGill et Concordia prêts à surprendre

 

Le Rouge et Or se réveille après un lent départ face au Vert & Or

Universitaire dimanche, 25 août 2019. 19:02

Vert & Or 10 - Rouge et Or 41 0:45

Il aura fallu un quart pour que la chimie s’installe, mais le Rouge et Or de l’Université Laval a amorcé la 25e saison de son histoire du bon pied avec une victoire de 41-10 contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke devant 8879 spectateurs au Stade TELUS-UL.

Avec le départ de plusieurs vétérans à des positions clés et l’arrivée de nombreux nouveaux visages, il a fallu quelques jeux pour que la magie opère. C’est en fin de deuxième quart que le déclic est survenu.

En retard 9-0 au pointage, le Rouge et Or a fait preuve d’audace sur un troisième jeu et deux verges à faire. Sur une feinte de botté de placement, Christian Dallaire a surpris la défense sherbrookoise avec une course de 29 verges jusqu’à la porte des buts. Deux jeux plus tard, David Pelletier complétait le travail sur une verge pour inscrire Laval au pointage. Quart-arrière vétéran de troisième année, ce majeur au sol était le premier de Pelletier en carrière.

« La feinte a été le point tournant du match », a constaté Glen Constantin, qui amorçait sa 19e saison à la barre du Rouge et Or.

Blanchi pendant plus de 27 minutes en début de match, il n’aura fallu attendre que 71 secondes pour voir le Rouge et Or marquer à nouveau. Après avoir vu la défense stopper rapidement l’attaque des visiteurs, Vincent Breton-Robert s’est donné en spectacle en captant un ballon de Samuel Chénard sur 29 verges dans la zone des buts. Laval prenait les devants 14-9.

« Je suis content que le premier match soit passé, a avoué Samuel Chénard. Une fois la nervosité de début de match chassée, on a très bien joué en équipe. »

« Samuel a fait de belles choses et quelques erreurs. Il doit jouer à l’intérieur de ses moyens et il sera un bon quart pour notre équipe », a continué Constantin.

Domination totale en deuxième demie

Le Rouge et Or a poursuivi sur sa lancée à la reprise des hostilités. Chénard, qui effectuait un premier départ après quatre ans derrière Hugo Richard, a rejoint Félix Garand-Gauthier sur cinq verges pour inscrire son deuxième touché du match.

Les 14 points suivants de Laval sont venus de Joanik Masse, qui vivait son baptême dans l’uniforme du Rouge et Or. Le porteur de ballon a traversé la ligne des buts deux fois plutôt qu’une, par la course et par la passe. Il termine le match avec des gains au sol de 108 verges en 17 portées. Son deuxième touché, sur une réception de neuf verges, est venu après une interception de Laurence Poirier-Viens profondément en zone du Vert & Or.

« J’ai travaillé fort pour avoir mon poste et les occasions de porter le ballon, a analysé Joanik Masse. Je suis fier de mon match, mais le travail n’arrête pas là. »

D’ailleurs, après avoir apporté plusieurs changements en début de match, Marc Fortier a vu sa jeune défense limiter Sherbrooke à 94 verges de gain en deuxième demie.

Pourtant, le quart-arrière recrue du Vert & Or, Anthony Robichaud, n’avait pas raté son entrée au football universitaire québécois. Robichaud a complété ses huit premières passes en carrière, dont l’une bonne pour un touché sur sa première poussée offensive. Au premier quart uniquement, le produit d’Édouard-Montpetit a complété 10 de ses 12 passes pour des gains de 122 verges.

Avec ce début de match, le Vert & Or aura marqué plus de touché et plus de points en sept minutes de jeu cette saison qu’en trois duels l’an dernier face au Rouge et Or.

Le Rouge et Or profitera déjà de sa première semaine de repos de la saison la fin de semaine prochaine. Les hommes de Glen Constantin seront de retour en action le 7 septembre prochain contre les Stingers à Concordia. Le prochain match au Stade TELUS-UL aura lieu le 22 septembre contre l’Université McGill.

Les Carabins amorcent la saison avec un gain aux dépens des Stingers

Universitaire vendredi, 23 août 2019. 21:51

Carabins 10 - Stingers 3 0:56

Les Carabins de l’Université de Montréal ont entamé la saison du bon pied en venant à bout des Stingers par la marque de 10-3, vendredi soir, sur le campus de l’Université Concordia.

Après avoir connu une saison historique en 2018, la défense des Bleus a repris exactement là où elle avait laissé, en limitant les locaux à seulement trois points.

Dans les derniers instants de la première demie, les Stingers semblaient en route pour ajouter trois points au tableau indicateur, mais Jean-Philippe Lévesque a intercepté la passe du quart-arrière adverse Adam Vance.

« Lorsqu’on avait besoin de les arrêter, la défensive a répondu à l’appel, a mentionné l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Les Stingers ont eu du succès avec leur jeu aérien, mais dans les moments cruciaux les gars ont livré la marchandise. »

Bon départ

Dès la première séquence offensive de la rencontre, les Bleus ont pris les commandes en inscrivant le seul touché de la soirée. C’est le quart-arrière Dimitri Morand qui a lui-même franchi la ligne des buts à la suite d’une course d’une verge.

« On avait des attentes beaucoup plus élevées, a admis celui qui a complété 12 de ses 25 tentatives de passe en plus d’avoir été victime d’une interception. Il fallait quand même rester calme. Maintenant, on va se regrouper et travailler pour revenir plus fort. »

Parmi ses cibles favorites, l’on retrouve la recrue Mathieu Renault, qui a capté quatre passes pour 45 verges. Le joueur de première année Carl Chabot a également vu du terrain à son tout premier match universitaire à vie.

« Je suis vraiment content pour eux, a ajouté le pivot de l’attaque. Ils ont très bien réagi et je sais qu’ils vont seulement s’améliorer, ce qui est très prometteur. »

Au sol, Ryth-Jean Giraud s’est démarqué en récoltant 89 verges en 13 portées.

Ovation monstre

C’est Louis-Philippe Simoneau qui a eu l’honneur d’effectuer le botté d’envoi de cette nouvelle saison de football universitaire. C’est sans surprise que les nombreux partisans des Carabins qui étaient venus encourager leurs favoris lui ont réservé une ovation monstre, lui qui a récemment appris qu’il avait remporté sa bataille contre le cancer.

« C’est une grosse pression qui vient de tomber, a avoué en souriant le numéro 18. La première partie est derrière moi! Il me reste seulement à replacer quelques petits points techniques, mais je suis confiant. »

Malgré le fait qu’il ait raté sa seule tentative de placement, il a réussi plusieurs bottés de dégagement qui ont profondément refoulé les hommes de Brad Collinson.

Les Carabins renoueront avec l’action vendredi, alors que le Vert & Or de Sherbrooke sera de passage au CEPSUM.

Rouge et Or : À Samuel Chénard de prendre le flambeau

Universitaire vendredi, 23 août 2019. 16:26

Rouge et Or : Chénard prêt à prendre la relève de Richard 2:03

C'est ce dimanche que le Rouge et Or de l’Université Laval entamera sa 25e saison de football universitaire. 

Avec les départs de joueurs clés comme Hugo Richard, Mathieu Betts et Vincent Desjardins, c'est sous le signe du changement que s'entamera cette nouvelle saison.

En l’absence de Richard, c'est Samuel Chénard qui obtient son premier rôle de partant, à sa cinquième année dans l'organisation.

« C'est un peu plus de pression, admet Chénard. J'ai pris une certaine part de responsabilité, mais en ce moment, tout va bien. On a une bonne connexion avec l'équipe. »

Chénard pourra toutefois s'appuyer sur une ligne à l'attaque expérimentée. Pour le coordonnateur à l'attaque Justin Ethier, c'est par le travail d'équipe qu'ils parviendront à progresser.

« On va devoir faire ça en unité, mais la transition pour un nouveau quart-arrière est plus facile avec une unité à l'attaque expérimentée, dit Ethier. On a des bonnes fondations pour l'aider. »

C'est une réalité avec laquelle toutes les équipes de sport universitaire doivent conjuguer, mais l'entraîneur-chef du Rouge et Or admet que les défis seront particulièrement relevés sur la ligne défensive, alors que les quatre partants de la dernière saison sont partis.

« Il faut progresser de match en match, explique Glen Constantin. Les gens croient peut-être qu'on est inexpérimentés, mais on est confortables. Le défi pour nous est d'amener ce jeune talent à faire une progression acceptable dans les prochaines semaines. »

Joueur par excellence de la Coupe Vanier en 2018, Adam Auclair devient donc un des piliers de cette ligne.

« Oui, Mathieu Betts et Vincent Desjardins sont partis, mais il y a des gars qui sont encore là, soutient Auclair. Nicolas Viens, LP St-Amant et Émile Chênevert, donc il y a des joueurs qui vont être des leaders dans cette équipe. »

Si quelques points d'interrogation demeurent, nul doute que les joueurs et entraîneurs du Rouge et Or entameront la saison avec l'objectif de défendre leur titre de champion de la Coupe Vanier devant les leurs, le 23 novembre prochain.

D'ici là, le premier grand test de l'équipe se tiendra au Stade TELUS, dimanche contre le Vert et Or de Sherbrooke.

Place aux choses sérieuses pour Anthony Calvillo

Universitaire jeudi, 22 août 2019. 17:25

Place aux choses sérieuses pour Calvillo 1:54

Anthony Calvillo a eu son premier contact avec les joueurs des Carabins de l’Université de Montréal lors du camp printanier. Cette fois, on passe aux choses sérieuses et l'ancienne vedette des Alouettes sait comment s'y prendre avec les jeunes quarts-arrières de l'équipe.

« Je veux mettre les quarts-arrières au défi. Je dois les pousser à se dépasser pour qu'ils connaissent du succès », a maintenu Calvillo.

« C'est un homme qui est très terre à terre et très facile d'approche. C'est une belle opportunité d'apprendre de lui. L'enseignement qu'il nous donne, il l'appuie d'expériences personnelles alors c'est vraiment intéressant pour nous », a soutenu le quart Dimitri Morand.

L'ancien entraîneur dans la Ligue canadienne de football ne croit pas devoir tant changer son style dans le circuit universitaire québécois.

« Malgré tout, il n'y a pas beaucoup de différences dans mon travail que je l'exécute dans la Ligue canadienne ou au niveau universitaire », a maintenu Calvillo.

Sa présence dans le vestiaire des Bleus sera rassurante surtout lors de matchs importants selon l'entraîneur-chef Danny Maciocia.

« Je suis convaincu qu'il va amener du calme lors d'une semaine de préparation. Les joueurs comprendront que tu dois te préparer de la même façon que ce soit contre le Rouge et Or ou contre un autre adversaire », a précisé l’entraîneur-chef.

Maciocia en sera à une neuvième saison à la barre des Carabins. La présence, à ses côtés, d'Anthony Calvillo qui agira comme adjoint et entraîneur des quarts-arrières, ne fait que rehausser la crédibilité de ce programme football.

Un Vert & Or inexpérimenté en 2019

Universitaire mercredi, 21 août 2019. 17:52

Le Vert & Or en mode reconstruction 2:03

C'est un refrain qui commence à être connu en Estrie, alors que le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke s'apprête à amorcer la saison du football universitaire avec une équipe jeune et inexpérimentée, ne comptant pas moins 50 joueurs qui en seront à leur première ou deuxième année sur le circuit du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

« Des parties de football, ça se gagne sur le terrain, rappelle l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte, qui en est à sa troisième saison aux commandes de l’équipe. Il va falloir rester en santé, rester unis comme équipe et agir avec solidarité, un peu comme on a fait l'an passé. Maintenant, il va nous rester à prouver sur le terrain que nous sommes rendus une meilleure équipe. »

« Le jour du match, tout peut arriver, renchérit le secondeur de 3e année Charles Davidson-Parent. L'important, c'est de se donner à 100%, que ce soit à l'entraînement ou dans la salle de classe dans nos réunions d'équipe ou encore durant les matchs le samedi ou dimanche. Il faut donner son 100% dans tout ce que nous entreprenons. »

Un autre nouveau venu en sera à ses premières armes à Sherbrooke, soit l'entraîneur Justin Chapdelaine. Lecompte en a effet recruté le fils de Jacques Chapdelaine, l'ancien entraîneur-chef des Alouettes de Montréal, pour diriger son attaque. »

 « J'ai accepté le poste ici parce que je voulais travailler avec des gars comme Rémi Giguère et coach Lecompte. Il y a une bonne culture ici. Les joueurs travaillent vraiment fort pour avoir du succès. Je suis vraiment impressionné par ce que je vois sur le terrain jusqu'à présent. »

Chapdelaine aura fort à faire cet automne puisque son groupe sera mené par un quart recrue, et ce, sans l'appui du meilleur demi offensif au Québec en 2018, Gabriel Polan, qui ratera toute la saison en raison d’une blessure subie au camp d’entraînement du Rouge et Noir d’Ottawa.

« C'est une déchirure d'un ligament dans le genou. C'est quelque chose qui est hors de mon contrôle, explique celui qui a obtenu des gains au sol de 666 verges l'automne dernier. C'est plus difficile à accepter quand c'est un événement qui te force à quitter l'équipe. »

Un défi de taille attend le Vert & Or d’entrée de jeu en 2019. Les hommes de Mathieu Lecompte affronteront coup sur coup le Rouge et Or de l'Université Laval, champion défendant de la coupe Vanier, et ensuite les puissants Carabins de l'Université de Montréal.

 

McGill et Concordia lanceront les hostilités vendredi dans le football universitaire

Universitaire mardi, 20 août 2019. 15:28

McGill et Concordia prêts à surprendre 2:02

La prochaine saison de football universitaire s'amorce vendredi dans le circuit québécois.

McGill et Concordia ont présenté une fiche identique de 2 victoires contre 6 revers l'année dernière.

À quoi s'attendre cette saison?

La défense sera l'une des forces de McGill cette saison. L'unité regroupe d'ailleurs plusieurs vétérans. Par contre, une meilleure prestation de l'attaque est attendue maintenant que le système du coordonnateur offensif David Lessard est bien en place.

« Nous avons des jeunes qui sont extrêmement talentueux, mais parfois, apprendre un nouveau système prend plus de temps », explique l’entraîneur-chef Ronald Hilaire. « Maintenant on a coach Lessard à sa deuxième saison, les jeunes connaissent le système et sont plus en mesure de faire des gros jeux, et on commence à le voir dans le camp. Cette année, avec l'équipe que nous avons, on croit en nous-mêmes et en nos habiletés. On veut se rendre plus loin que ce que nous avons fait l'an passé. »

À Concordia, l'entraîneur-chef Brad Collinson a engagé une toute nouvelle équipe d'entraîneurs pour l'épauler. Collinson a fait son recrutement au Québec. Des 40 nouveaux joueurs, 35 sont Québécois.

« Je suis le premier entraîneur-chef en 20 ans qui parle français », affirme Collinson. « C'est plus facile d'entrer au Cégep et de parler avec les différents entraîneurs. On voulait être une belle option pour les jeunes et beaucoup d'entre eux ont décidé de venir ici. »

Du nombre, il y a Kevin-Foster Verdier. Le porteur de ballon a terminé au premier rang pour les verges amassées au sol dans les rangs collégiaux l'an dernier. Son oncle est un ancien des Stingers et son cousin est Anthony Duclair, des Sénateurs d'Ottawa.

« Je m'attends à travailler fort, montrer ma vitesse aux gens et à la ligue », dit Verdier. « Montrer que je suis capable de jouer et de compétitionner au prochain niveau. »

Les Stingers seront les hôtes du match d'ouverture de cette nouvelle saison du football universitaire québécois. Ils accueilleront les Carabins de l'Université de Montréal vendredi.

 

En rémission, Louis-Philippe Simoneau amorce sa cinquième saison avec les Carabins

Universitaire lundi, 19 août 2019. 16:19

Un exemple de détermination 2:09

En février, Louis-Philippe Simoneau se rend à l'urgence du CHUM sous la recommandation des médecins des Carabins de Montréal.

Sans savoir à quoi s'attendre, le jeune homme de 24 ans est frappé de plein fouet par le verdict : il est atteint d'un lymphome non hodgkinien agressif de type B.

« C'est sûr, quand tu as le mot cancer, ça frappe comme la publicité à la télé, tu tombes et tu n'entends plus rien », a révélé le botteur.

Simoneau subit alors de forts traitements de chimiothérapie. Il doit renoncer aux sessions d'hiver et d'été à l'université. Durant son combat, le jeune vit des hauts et des bas. Mais il est bien entouré par ses proches et il demeure actif.

« Je me suis rendu compte que j'avais un entourage en or. Danny (Maciocia) est venu me voir et les autres joueurs de football, ma famille et mes amis aussi. On a alors décidé d'adopter un état d'esprit positif qui a duré jusqu'à la fin. »

Simoneau rêve alors de revenir au jeu avec les Carabins. Il demande l'aide de son entraîneur Danny Maciocia pour obtenir l'autorisation de la ligue afin de réintégrer le circuit, mais il n'est pas admissible à jouer en fin de compte puisqu'il lui manque des crédits académiques. 

Près de six mois après l'annonce du diagnostic, Simoneau apprend le 22 juillet qu'il est en rémission. Le lendemain, le circuit québécois accepte qu'il réintègre les rangs du circuit universitaire. Quelques jours plus tard, il célèbre la bonne nouvelle avec ses proches.

« J'ai remercié tout le monde et ensuite j'ai demandé ma copine en mariage. Je suis en rémission, je suis au camp des Carabins et fiancé, je ne peux pas être plus heureux », se réjouit le jeune athlète.

« Il est une source d'inspiration après tout ce qu'il a vécu, admire quant à lui Maciocia. Ses coéquipiers, sa famille, les entraîneurs, nous étions tous là pour lui. Aujourd'hui, je suis content de dire avec fierté qu'il jouera sa cinquième saison avec nous. »

À sa cinquième et dernière saison dans le circuit, Louis-Philippe Simoneau veut être un mentor pour les jeunes joueurs des Carabins. Son objectif est d'aider les Bleus à remporter la Coupe Vanier. Mais plus important encore, il souhaite demeurer en santé.

Louis-Philippe Simoneau est de retour avec les Carabins après avoir vaincu un cancer

Universitaire jeudi, 8 août 2019. 13:26 Louis-Philippe Simoneau
Louis-Philippe Simoneau (Source d'image:Carabins de Montréal)

Les Carabins de l’Université de Montréal ont annoncé que le botteur Louis-Philippe Simoneau a reçu l’autorisation du réseau interuniversitaire U SPORTS pour pouvoir disputer sa cinquième et dernière saison de football.

Après avoir appris, en février dernier, qu’il était atteint d’un lymphome non hodgkinien agressif de type B, l’athlète de 24 ans avait dû mettre de côté son parcours académique lors des sessions d’hiver et d’été afin de pouvoir concentrer toutes ses énergies sur ce combat avec la maladie.

Après l’annonce de sa rémission le 22 juillet dernier, il devait obligatoirement effectuer une demande de compassion aux dirigeants d’U SPORTS, afin d’obtenir son admissibilité pour la prochaine saison.

Le circuit canadien a finalement donné le feu vert au botteur qui détient le record du plus long placement dans l’histoire du RSEQ pour qu’il puisse prendre part à la saison.

« Lorsque j’ai réalisé que le moment était idéal avec la fin de mes traitements, on a amorcé les procédures pour planifier mon retour. Si je n’avais pas été suffisamment en forme, j’aurais attendu, mais là je me sens bien. Les entraîneurs m’ont dit d’écouter mon corps et d’y aller à mon rythme. Si je me sens fatigué, je prends une pause et je recommence le lendemain. Je ne pourrais pas être plus heureux. »

« Cette nouvelle est mon fait saillant des derniers mois, a pour sa part lancé l’entraîneur-chef de l’équipe Danny Maciocia. Louis-Philippe est l’un de nos leaders qui est vraiment apprécié et respecté dans notre vestiaire, et ça fait du bien de savoir qu’il fera partie de l’édition 2019 des Carabins. C’est une grande source de motivation pour tout le monde et nous sommes tous très heureux pour lui.»

L'Université McGill abandonne le nom Redmen

Universitaires vendredi, 12 avr. 2019. 10:45 Redmen.jpg
(Source d'image:RDS)

MONTRÉAL - Les équipes sportives masculines de l'Université McGill ne s'appelleront plus les « Redmen ».

La principale et vice-chancelière, Suzanne Fortier, a expliqué vendredi dans une note à la communauté universitaire que l'appellation « Redmen » avait provoqué des sentiments de douleur et d'exclusion chez les étudiants autochtones, surtout les athlètes autochtones de McGill.

Le nom « Redmen », écrit à l'origine « Red Men », remonte aux années 1920. L'université soutenait qu'il s'agissait d'un hommage aux maillots rouges de l'équipe, et peut-être d'un clin d'oeil aux origines celtiques du fondateur de l'institution montréalaise, James McGill.

Mais bien que le nom n'ait pas été à l'origine adopté comme une référence aux peuples autochtones, une telle association est apparue, par glissement de sens, dans les années 1950; les membres des équipes masculines et féminines étaient surnommés alors les « Indiens » et les « Squaws ». Certaines équipes ont même poussé la logique jusqu'à adopter un logo représentant un Autochtone portant la coiffe traditionnelle.

« De nos jours, "Redmen" est largement reconnu comme un terme offensant pour désigner les peuples autochtones, comme en font foi les principaux dictionnaires de langue anglaise », explique Mme Fortier, qui se penche sur ce délicat dossier depuis janvier. « Aucune langue, ni d'ailleurs son interprétation, n'est figée dans le temps. La langue évolue au même rythme que le monde. »

La principale conclut donc que « Redmen » n'est pas le nom que l'université choisirait aujourd'hui, « ni celui que devrait conserver McGill à l'aube de son troisième siècle d'existence ».

Groupe d'experts

L'université avait publié en décembre le rapport d'un groupe de travail qui révélait de profondes divisions entre les étudiants, actuels et anciens, qui défendent le nom presque centenaire et ceux qui le trouvent aujourd'hui offensant.

Un étudiant autochtone non identifié aurait déclaré au groupe de travail qu'il avait ressenti comme un « coup de poignard » la vue du maillot Redmen dans le gymnase et le fait d'être appelé « redman ». Une autre a soutenu qu'elle ne se sentait pas acceptée à McGill, « comme un fantôme ». De leur côté, d'anciens étudiants déclaraient éprouver un tel attachement à « Redmen » qu'ils ne feraient plus jamais de don à McGill et décourageraient leurs enfants de s'inscrire à cette université si le nom devait être abandonné.

« J'ai pu mesurer toute la douleur causée par le nom "Redmen", conclut aujourd'hui Mme Fortier. Des étudiants autochtones de McGill m'ont confié que ce nom leur procurait un sentiment d'exclusion. Ils se sentent méprisés et laissés pour compte. Ils vivent un conflit intérieur entre leur fierté légitime d'appartenir à un peuple autochtone et celle d'être des étudiants mcgillois. »

La principale a indiqué qu'un comité serait formé pour choisir un nouveau nom à temps pour la saison 2020-2021. Pour la saison actuelle, les équipes universitaires masculines s'appelleront tout simplement « McGill », a-t-elle déclaré. Les équipes féminines s'appellent déjà les « Martlet » (un oiseau).

Interrogée par les journalistes vendredi matin, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, n'a pas voulu s'immiscer dans le débat. « L'université a pris sa décision, elle a pesé les pour et les contre, et puis on va aller dans le même sens que la décision de l'Université McGill, mais c'est leur choix », a-t-elle dit.

Mathieu Betts et l’Est s’inclinent 21-17 au East-West Shrine Game

Football samedi, 19 janv. 2019. 18:03 Nick Brossette
Nick Brossette (Source d'image:PC)

Les étoiles de l’Ouest ont eu le dessus sur Mathieu Betts et celles de l’Est au compte de 21-17 à la classique East-West Shrine Game au Tropicana Field de St Petersburgh en Floride.

Le joueur de ligne défensive de l’Université Laval et son équipe ont bien tenté de remonter la pente après avoir accusé un retard de 21 points au troisième quart, mais les deux touchés de touché décochées par David Blough (Purdue) à Terry Godwin (Georgia) ont été vaines.

Betts n’a pas eu  grandes occasions de se signaler dans ce match, lui qui n’a pris part qu’à quelques séries en défense. Au troisième quart, Betts avait forcé le quart Brett Rypien (Boise State) a se débarrasser du ballon pour éviter le sac. Il a toutefois réussi un plaqué dans le champ-arrière lors d’un jeu d’attiré du quart plus tard au quatrième quart.

Du côté de l’Ouest, les quarts Rypien et Easton Stick (North Dakota State) ont tous deux décoché une passe de touché au cours de la rencontre.

Le demi-offensif Devia Ozigbo a inscrit le seul touché au sol du match, tandis que le receveur Shawn Pointdexter (Arizona) et le demi-offensif Nick Brossette (LSU) ont inscrit un touché par la passe.

Avant leur réveil offensif au troisième quart, l’Est connaissait toute sorte de difficultés étant victime de trois revirements.

Le quart Taylor Cornelius d’Okahoma State a connu une journée particulièrement difficile lançant deux interceptions en seulement six passes tentées.

 

Clemson et Alabama se retrouvent en finale

NCAA samedi, 29 déc. 2018. 20:24

Notre-Dame 3 - Clemson 30 0:35

ARLINGTON, Texas - Les Tigers de l'Université Clemson joueront pour le championnat universitaire américain de football pour une troisième fois en quatre saisons.

Le quart de première année Trevor Lawrence a accumulé 327 verges de gains et trois passes de touché pour aider les Tigers à écraser les Fighting Irish de l'Université Notre Dame 30-3, samedi, lors du Cotton Bowl.

Les Tigers (14-0), classés deuxièmes, retrouveront le Crimson Tide de l'Université d'Alabama en finale, eux qui se sont partagé les honneurs de la finale nationale en 2015 et 2016.

Lawrence a complété ses trois passes de touché au deuxième quart, dont deux lors des dernières 1:44 de la première demie. Lawrence a été 27-en-39, tandis que le receveur de première année Justyn Ross a capté six passes pour 148 verges de gains et deux majeurs.

Travis Etienne a couru 14 fois avec le ballon pour les Tigers pour 109 verges de gains, dont 62 sur une course jusque dans la zone des buts.

Le dernier titre national des Fighting Irish (12-1) remonte à 1988.

Oklahoma 34 - Alabama 45

Lors de l'autre demi-finale, Tua Tagovailoa a amassé 318 verges de gain et a lancé quatre passes de touché pour permettre à Alabama de vaincre Oklahoma 45-34 dans le cadre du Orange Bowl.

Josh Jacobs a obtenu 98 verges au sol alors que Damien Harris a inscrit deux touchés pour aider l’équipe la mieux classée au pays à décrocher son billet pour le championnat national disputé le 7 janvier.

Dans la défaite, le récipiendaire du trophée Heisman Kyler Murray a amassé 308 verges par la passe en plus d’en obtenir 109 au sol.

Un touché en jonglant à une main S.V.P.

 

Les racines d'Anthony Calvillo sont à Montréal

NFL mercredi, 19 déc. 2018. 18:24

Calvillo : embauche surprenante qui fait beaucoup de sens 4:48

Images of Matthieu Proulx

La venue d'Anthony Calvillo avec les Carabins de l'Université de Montréal est une grosse nouvelle.

Je suis très heureux qu'il puisse revenir à Montréal. Il faut savoir qu'Anthony est un homme de famille et ç'a toujours paru tout au long de sa carrière. La famille est un aspect fondamental qui le décrit bien. Il était proche de sa mère. Il en est de même pour son épouse et ses deux enfants. Bien honnêtement, on était tous curieux de voir comment il allait passer une année à Toronto, loin de sa famille.

D'ailleurs quand il a rejoint l'équipe d'instructeurs de Marc Trestman, on s'est rapidement dit que c'était un test à savoir s'il voulait vraiment embrasser une carrière de coach au niveau professionnel. Pour être véritablement prêt à faire ce travail au niveau professionnel, il faut être prêt à déménager souvent. C'est la nature même du travail qui guide les entraîneurs et athlètes de ville en ville. Pour  travailler au niveau professionnel à Montréal, il n'y a qu'un seul club, ce qui laisse bien peu d'opportunité s'il veut rester ici.

De toute évidence, il a trouvé difficile son exil dans la Ville Reine. Le départ de Trestman des Argos a peut-être motivé sa décision.

D'un autre angle, il est bien pour lui de prendre un pas de recul. Il faut bien dire qu'il n'a pas connu beaucoup de succès comme entraîneur. À Toronto, il a rapidement perdu les services de son quart Ricky Ray, rien pour aider sa cause. C'est peut-être bon de revenir plus bas, mais au sein d'une organisation gagnante avec un excellent programme sous les ordres de Danny Maciocia.

Anthony a déjà un bon lien avec Danny, ce qui devrait l'aider à apprendre. J'ai bien aimé l'entendre dire dans sa conférence de presse qu'il voulait apprendre. Et en ce sens, il me fait penser à Trestman à son arrivée avec les Alouettes. Il n'arrive pas chez les Carabins avec ses gros souliers en pensant qu'il sait tout sur le coaching parce qu'il a connu une grande carrière. C'est honorable de sa part.

La dynamique va être intéressante avec Calvillo, qui sera adjoint à Maciocia et responsable des quarts. Il travaillera aussi en collaboration avec le coordonnateur à l'attaque Gabriel Cousineau qui n'a pas beaucoup d'expérience non plus. Je pense qu'ils vont tous réussir à faire fonctionner la machine des Carabins.

Mais pour qu'Anthony connaisse du succès à l'Université de Montréal, il y a une condition sine qua non et c'est d'apprendre le français. Noel Thorpe l'a fait par le passé avec les Carabins. Maciocia a déclaré que ça ne change rien que Calvillo soit unilingue anglais et j'ai tendance à être en désaccord avec lui. Il y a quelque chose qui cloche de retrouver un entraîneur unilingue anglophone dans une université francophone.

Les joueurs et les entraîneurs se parlent en français. Je l'ai vécu avec le Rouge et Or à l'Université Laval. Même si les termes de football sont en anglais, ça se passe en français. Pour être à la même place que tout le monde, il faut qu'Anthony parle le même langage.  Il a déclaré qu'il souhaitait faire une différence dans la vie des athlètes et je le crois. Il veut les aider et leur prouver aussi que les études sont la chose la plus importante. Mais pour bien le faire, il doit apprendre le français.

Je le crois quand il dit qu'il aura un tuteur et qu'il fera les démarches pour apprendre la langue de Molière. Il est un adulte mature et il sait ce qu'il doit faire, mais il est essentiel d'apprendre le français rapidement s'il veut avoir un impact. Ça peut fonctionner quand même en anglais, mais il est faux de croire que ça pourrait se faire sans problème.

En action, joueurs et entraîneurs vont parler la langue du football avec des termes anglais inclus dans une phrase en français.

Anthony doit parler français. Il a déclaré que ses racines étaient à Montréal depuis 1998. Il est le premier à admettre que c'est un regret de ne pas parler français tout comme c'est un regret de ne pas parler l'espagnol, lui dont les origines sont mexicaines. Ses enfants et sa femme parlent français, ce qui devrait l'aider à assimiler la langue.

Pour la suite de sa carrière avec les Carabins ou peut-être un jour avec les Alouettes, Anthony doit maitriser la langue. C'est primordial.

En terminant sur ce sujet, je vous dirai que ce sera étrange pour moi de voir mon ancien coéquipier avec les Carabins. Ça me fait un petit pincement au coeur, mais comptez sur moi pour lui tirer la pipe quand le Rouge et Or battra son club!

Les surprenants Browns

Il est difficile à croire, mais les Browns de Cleveland sont toujours dans la course pour une place en éliminatoires. Bon, c'est mathématique parce que leurs chances sont presque nulles, mais après une saison 2017 sans triomphe, c'est déjà une victoire en soi.

Au football, on ne peut pas toujours évaluer le succès en terme de Super Bowl comme chez les Browns, où les paramètres pour évaluer les réalisations sont différents.  Leur fiche de 6-7-1 est spectaculaire.

À la fin de la saison, la direction devra se demander si l'entraîneur par intérim Gregg Williams mérite d'être confirmé dans son poste parce que de toute évidence, l'ancien entraîneur Hue Jackson était le problème. Depuis son départ, la fiche des Browns est de 4-2.

Le départ de Jackson a aussi servi à évaluer Williams. Le directeur général John Dorsey avait déclaré que Williams était en lice et que son rendement serait évalué à la fin de la campagne.  Ça veut dire qu'il sera un candidat sérieux. Pour ceux qui l'ont oublié, Williams a été lié au « bounty fund » à La Nouvelle-Orléans où l'on proposait de l'argent aux joueurs qui blessaient un adversaire.

Je pense que Williams a tiré des leçons de cette histoire. Il est un gars de la vieille école, mais je crois qu'il a muri. Il a été pénalisé pour ses actions avec les Saints et il semble avoir plus de doigté. Il demeure un dur, mais il semble tout de même plus délicat. Il a su s'ajuster à la nouvelle génération.

Avant d'analyser le travail de Williams comme entraineur-chef, il faut se dire que c'est différent d'hériter d'une équipe en déroute complète et d'amener une stabilité avec des joueurs qui étaient bien contents de voir l'autre entraîneur partir, que de débuter une saison en imposant une nouvelle philosophie dès le camp. C'est deux choses différentes. Une fois que l'entraîneur a eu du succès comme intérimaire, il doit trouver les moyens de continuer à avoir du succès.

Moins facile pour les Rams

Les Rams de Los Angeles commencent à éprouver des ennuis et je trouve la situation inquiétante pour eux.

Après leur extraordinaire victoire de 54-51 sur les Chiefs de Kansas City, ils ont connu trois performances décevantes particulièrement en attaque. C'est justement cet aspect que je trouve inquiétant. Les Rams avaient eu des hauts et des bas en défense, mais l'attaque était tellement explosive qu'elle compensait.  Alors, on ne s'inquiétait pas vraiment parce qu'on savait que l'attaque amènerait beaucoup de points au tableau.

Depuis quelques semaines, contre des unités défensives qui ne sont pas les meilleures de la NFL, l'attaque des Rams a des problèmes. Mis à part, les Bears qui ont limité les Rams à six points sur la route il y a deux semaines, Los Angeles a affronté Detroit et Philadelphie qui leur ont donné beaucoup de difficultés.

Les équipes ont compris que la clé contre les Rams est de dominer la ligne d'engagement et d'éliminer Todd Gurley de l'équation. C'est ce que les adversaires ont réussi à faire. Au cours de ses trois derniers matchs, Gurley a obtenu 132 verges en 23 courses contre Detroit, mais seulement 28 verges en onze courses face à Chicago et 48 verges sur 12 courses face aux Eagles. Il faut dire qu'il a été blessé dans ce dernier match.

Dans les deux défaites, Gurley n'a pas été un facteur. Pour les Rams, tout part de là. Une fois que le jeu au sol est établi, ça permet d'utiliser le « play-action », qui permet les balayages rapides avec les receveurs.  L'attaque des Rams est bâtie de la sorte. Les substituts Malcolm Brown et Justin Davis ont été blessés, ce qui a permis de se rendre compte que si Gurley était blessé à son tour, l'attaque tombait en morceaux. C'est pour cette raison qu'on a embauché C.J. Anderson pour apporter un peu de profondeur à cette position.

Mais à l'approche des éliminatoires, ça demeure inquiétant d'avoir deux défaites de suite en décembre pour une équipe qui aspirait au Super Bowl. Les choses doivent se replacer rapidement sinon, on va rater le bateau chez les Rams.

Jeu blanc des Colts

Les Colts d'Indianapolis ont réussi à l'emporter par blanchissage 23-0 sur les Cowboys. Ils se sont farci  Dallas, qui avait gagné cinq parties consécutives.  La semaine précédente, ils avaient mis un terme à la séquence de neuf victoires des Texans de Houston.

Ce n'est pas tant une surprise de voir les Colts l'emporter parce qu'il s'agit d'une très bonne équipe, mais c'est surtout leur façon de gagner qui a retenu mon attention. On sait déjà qu'Andrew Luck connaît une saison exceptionnelle, mais cette fois, c'est au sol que les Colts ont neutralisé l'adversaire. Pourtant Dallas a une très bonne unité défensive. Indianapolis a tout de même réussi à engranger 178 verges au sol contre eux. Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu ça.

Luck a bien joué encore une fois, mais il en a fait juste assez. C'est son jeu au sol qui a fait la différence. Pour une équipe comme les Colts qui a un bon jeu aérien et un bon jeu terrestre, il y a une unité défensive qui a blanchi le quart Dak Prescott et le porteur de ballon Ezekiel Elliott, qui a été limité à moins de 100 verges.

Après un début de saison difficile, les Colts finissent très bien la campagne, contrairement aux Rams.

Pour terminer sur les Colts, il y a deux noms que je suis surpris de ne pas voir au Pro Bowl. Il s'agit du quart Andrew Luck et de la recrue Darius Leonard. Leonard connaît une saison exceptionnelle. Il domine la NFL avec 146 plaqués. Il a aussi sept sacs du quart en plus d'avoir provoqué quatre échappées. Il a vraiment tout fait pour les Colts, qu'il est surprenant de voir qu'il n'a pas obtenu son billet pour le match des étoiles de la ligue.

Les Patriots en danger

Après la défaite contre Miami dans ce qu'on a qualifié de « Miracle à Miami », les Patriots commencent à laisser des chances à l'adversaire, ce que nous ne sommes pas habitués de voir. Le week-end dernier contre les Steelers, ce fut l'une de leurs pires parties.

Contre les Dolphins, les Pats avaient joué du mauvais football de situation avec des erreurs mentales au niveau de la gestion de la rencontre, ce qui est pourtant leur force depuis des années. Habituellement, les Pats réalisent les gros jeux dans les moments clés. Ils ne se tirent pas dans le pied. Ce sont les adversaires qui le font généralement, mais pas eux.

Face aux Steelers, Tom Brady a joué un bon match, mais le reste de l'équipe l'a laissé tomber en échappant des passes et en faisant preuve d'indiscipline. Il y a de nombreuses choses qui n'ont pas fonctionné, si bien qu'on a perdu 17-10, mais ç'aurait pu être pire. Les Pats ont laissé Jaylen Samuels, le deuxième réserviste chez les Steelers, aller chercher  142 verges en 19 courses.

À l'approche des éliminatoires, les Pats jouent mal et il y a de quoi être soucieux parce que de la façon dont les choses sont parties, il y a des chances que la Nouvelle-Angleterre n'ait pas l'avantage du terrain et cette saison, et cette équipe est totalement différente quand elle joue à la maison et sur la route. Ainsi, ils montrent une fiche de 6-0 à Foxboro et 3-5 à l'étranger. Ça risque de leur faire mal et c'est ce qui devrait leur coûter une place en finale d'association.

*propos recueillis par Robert Latendresse.

Changement de nom des « Redmen »: McGill tranchera le mois prochain

Universitaire vendredi, 7 déc. 2018. 15:07 Redmen.jpg
(Source d'image:RDS)

MONTRÉAL - L'Université McGill déterminera le mois prochain si ses équipes sportives devront abandonner ou non le surnom de « Redmen », que certains jugent péjoratif pour les Premières Nations.

Le vice-recteur exécutif a indiqué vendredi dans un communiqué qu'il avait reçu le rapport d'un groupe de travail sur les pratiques de commémoration et de changement de nom de l'université.

Le rapport ne formule aucune recommandation définitive quant au nom controversé des équipes sportives masculines de McGill, mais conseille de peser le pour et le contre.

Le vice-recteur exécutif Christopher Manfredi affirme que l'administration de l'université recueillera d'autres avis dans les prochaines semaines avant de prendre une décision définitive.

Dans un référendum tenu en novembre par l'association étudiante, 79 pour cent des participants se sont prononcés en faveur d'un changement de nom. Le vote faisait suite à une campagne menée par des membres du personnel et des étudiants autochtones pour rebaptiser les « Redmen », un nom qui remonte aux années 1920.

Il est décrit par certains comme une référence aux uniformes rouges des athlètes, mais dans les années 1950, les équipes masculines et féminines ont également été surnommées les « Indiens » ou encore les « Squaws ». Certaines équipes ont ensuite adopté un logo stylisé représentant un homme autochtone portant une coiffe.

« Les principes énoncés dans le rapport seront appliqués en premier lieu à la question du changement de nom de nos équipes universitaires masculines, les Redmen, une question qui a attiré une attention particulière au cours des derniers mois », a déclaré M. Manfredi.

Laval remporte une 10e Coupe Vanier en battant Western 34 à 20

Universitaire samedi, 24 nov. 2018. 16:20

Mustangs 20 - Rouge et Or 34 2:15

QUÉBEC - Hugo Richard savait depuis deux jours qu'il allait tenter la bombe sur le premier jeu de la rencontre. Il a enchaîné avec une deuxième longue passe, cette fois pour un touché, et le Rouge et Or de l'Université Laval n'a jamais été véritablement inquiété par la suite.

Richard a accumulé 348 verges de gains et a lancé deux passes de touché en plus d'un marquer un lui-même et le Rouge et Or a mis la main sur la coupe Vanier pour une 10e fois grâce à une victoire de 34-20 face aux Mustangs de l'Université Western, samedi.

Le Rouge et Or a ainsi vengé une défaite de 39-17 encaissée face aux Mustangs en finale du championnat universitaire canadien de football l'an dernier, à Hamilton.

« Ça avait fini sur une mauvaise note pour nos joueurs de cinquième année et ce n'était pas agréable pour eux, a affirmé le demi défensif du Rouge et Or Adam Auclair, qui a été nommé joueur défensif par excellence de la rencontre. Aujourd'hui, je suis pas mal certain qu'ils sont fiers."

Plusieurs anciens étaient parmi les 12 380 spectateurs présents au stade Telus-UL et ils ont pu célébrer en soulevant aussi la coupe Vanier, qui a rapidement décollé de sa base lors des festivités.

« C'est une victoire pour le programme, pour tous les anciens qui sont passés ici, tout le monde qui a investi du temps ici, qui a fait des sacrifices pour cette équipe depuis 1996, a dit l'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, pour qui il s'agissait d'un neuvième triomphe. Les joueurs ne jouent pas seulement pour l'édition de cette année, ils représentent un groupe encore plus gros. »

Le Rouge et Or a également mis fin à la séquence de 23 victoires de la formation de London, en Ontario. L'équipe de Québec avait établi un record national en gagnant 25 matchs d'affilée de 2012 à 2014.

Richard, qui a été nommé joueur par excellence du match, a lancé des passes de touché à Vincent Forbes-Mombleau et Benoît Gagnon-Brousseau, tandis qu'Alexis Côté a aussi atteint la zone des buts sur une course de sept verges. David Côté a ajouté deux placements.

Disputant un dernier match en carrière avec le Rouge et Or, Richard a aussi récolté 60 verges de gains au sol. Jonathan Breton-Robert a capté sept des 23 passes de Richard pour 154 verges de gains.

Du côté des Mustangs, qui visaient un huitième titre, Chris Merchant a récolté 358 verges de gains et une passe de touché à Cole Majoros. Il a toutefois été victime de trois interceptions, dont deux de Maxym Lavallée.

Cedric Joseph a été limité à 43 verges de gains par la course et un touché et Alex Taylor, à 21 verges de gains au sol. Marc Liegghio a réussi deux placements, mais en a raté un quand le joueur responsable de tenir le ballon n'a pas réussi à bien le placer pour lui.

« Je suis fier de mon équipe même si je suis déçu du résultat, a mentionné l'entraîneur-chef des Mustangs, Greg Marshall. C'est un jeu ici et là qui a fait la différence. »

Le Rouge et Or a donné le ton à la rencontre, alors qu'il a traversé le terrain en 66 secondes grâce à deux jeux lors de la première possession de la rencontre. Richard a lancé des passes de 45 verges à Breton-Robert, puis 46 verges à Forbes-Mombleau.

« Nous voulions être agressifs et il y avait des joueurs que nous voulions défier dans leur tertiaire, a expliqué Constantin. Ce n'était pas vrai que nous allions jouer sur les talons. Nous avons envoyé un message clair et précis. »

Liegghio a permis aux Mustangs de revenir à 17-13 en fin de deuxième quart en réussissant des placements de 36 et 18 verges, le deuxième sur le dernier jeu de la demie.

Les Mustangs ont décidé de dégager le ballon même s'ils étaient profondément dans leur territoire au retour de la pause et l'offensive du Rouge et Or a profité de la position avantageuse sur le terrain. Richard a atteint la zone des buts sur une course de six verges, creusant l'écart à 24-13.

Sur le jeu offensif suivant, une passe de Merchant a été déviée par Majoros dans les mains d'Auclair. David Côté a enchaîné avec un placement de neuf verges.

« Nous avons été victimes d'une interception alors que notre receveur était complètement démarqué, a raconté Marshall. Le ballon a rebondi dans les mains d'un rival. Ce sont des choses qui arrivent dans le sport. »

Le Rouge et Or a porté le coup de grâce avec 5:36 à faire au quatrième quart en ajoutant sept points sur une course payante d'Alexis Côté, quelques instants après une passe de 41 verges de Richard à Breton-Robert. Le score était alors de 34-13.

« C'est un gros soulagement. Nous voulions finir sur une bonne note et c'est ce que nous avons accompli, a dit Richard. Nous avons travaillé fort depuis la défaite de l'an dernier et ç'a porté fruit aujourd'hui. »

ContentId(3.1299397):Jets : Quelle soirée de Patrik Laine avec 5 buts contre les Blues!
bellmedia_rds.AxisVideo

 

Le Québécois Adam Sinagra élu meilleur joueur universitaire canadien

Universitaire jeudi, 22 nov. 2018. 23:05 Adam Sinagra
Adam Sinagra (Source d'image:PC)

Le quart-arrière des Dinos de l'Université de Calgary Adam Sinagra a remporté le trophée Hec-Crighton en tant que joueur par excellence du football universitaire canadien.

Sinagra a été honoré jeudi lors du gala de U Sports.

Natif de Pointe-Claire, au Québec, Sinagra a accumulé 3233 verges de gains et a guidé les Dinos vers une campagne de 8-0.

Étudiant de quatrième année en arts, Sinagra a devancé au scrutin le quart du Rouge et Or de l'Université Laval Hugo Richard, le quart des Warriors de l'Université de Waterloo Tre Ford et le receveur des X-Men de l'Université Saint-François-Xavier Kaion Julien-Grant.

Le Rouge et Or, qui affrontera les Mustangs de l'Université Western lors du match de la Coupe Vanier, samedi, a gagné un honneur individuel en plus d'avoir huit joueurs être élus au sein des deux équipes d'étoiles canadiennes, un sommet. L'ailier défensif du Rouge et Or Mathieu Betts a été nommé joueur de ligne par excellence pour une troisième année d'affilée, un record.

Pour leur part, les Mustangs ont vu trois de leurs joueurs gagner des honneurs individuels. Le secondeur Fraser Sopik a été nommé joueur défensif de l'année, le demi défensif Mackenzie Ferguson a remporté le prix Russ-Jackson reconnaissant l'excellence au football, dans les études et dans la communauté, et Greg Marshall a été choisi entraîneur de l'année pour une deuxième fois en carrière.

Les autres prix sont allés au receveur des Dinos Tyson Philpot, qui a mérité le titre de recrue par excellence, ainsi que Peter Regimbald, des Stingers de l'Université Concordia, qui a reçu le prix Gino-Fracas remis à l'entraîneur adjoint bénévole de l'année.

Une réforme des éliminatoires en vue

Universitaire mercredi, 21 nov. 2018. 18:58

Le format des éliminatoires à revoir 3:57

Depuis quelques années, le format des éliminatoires au football universitaire fait beaucoup jaser en raison principalement du faible niveau de compétition offert par le champion de l'association Atlantique en demi-finale canadienne.

Au cours des 10 dernières années, les équipes des Maritimes se sont toutes inclinées en demi-finale canadienne, et ce par un écart moyen de 34, 5 points.

On assiste à plusieurs matchs à sens unique dans toutes les conférences, en éliminatoires. Un changement de format est souhaité par à peu près tout le monde.

« Je pense que le temps est venu. Sans manquer de respect à certaines conférences, il y a beaucoup d’argent et de ressources invertis dans certains programmes et on pourrait très bien voir deux équipes de la même association dans le carré d’as. C’est de bonne guerre qu’il y ait des réévaluations concrètes de la situation », a mentionné l’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval, dont l’équipe a disposé des X-Men de St. Francis 63 à 0 à la Coupe Uteck.

« Il faut qu’on s’assoie et qu’on en parle en détail. On ne peut pas se permettre de vivre ce qu’on a vécu au cours des dernières années en espérant que ça va changer », a pour sa part soutenu l’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, Danny Maciocia.

Plusieurs hypothèses ont été lancées pour assurer un maximum de matchs serrés, surtout en éliminatoires. Peu importe les solutions étudiées, chez les dirigeants du sport universitaire canadien, on ne peut plus attendre avant de changer les choses.

« Je crois qu’il n’y aura pas assez de temps pour qu’il y ait des changements l’an prochain. On regarde pour le court terme, car dans cinq ou six ans ce serait trop. Il faut faire quelque chose maintenant », a maintenu la directrice en chef du Sport universitaire au pays, Lisette Johnson-Stapley.

« Ce qu’on a fait cette année, c’est de regrouper des représentants de chacune des associations, ainsi que des entraîneurs pour regarder les options.

Des discussions sont prévues à ce sujet, en marge de la Coupe Vanier, à Québec. Peu importe comment le dossier va se régler, on sait très bien que ça ne fera pas l'unanimité. Mais la solution retenue sera prise après une réflexion profonde et sérieuse.

« Il y a tellement de facteurs qui entrent en jeu. Parfois c’est une question géographique pour nos étudiants-athlètes et parfois c’est sur le plan financier », a souligné Maciocia.

Heureusement, lors des finales de la coupe Vanier, très peu de duels se sont terminés par des grands écarts dans le pointage. Il faudra voir si ce sera le cas samedi, entre les Mustangs de l’Université Western Ontario et le Rouge et Or.

Le président d'U Sports aussi veut du changement au football universitaire

Universitaire jeudi, 22 nov. 2018. 19:42 Graham Brown
Graham Brown (Source d'image:U Sports Canada)

Matchs à sens unique. Des équipes avec des fiches de 2-6 qui participent aux éliminatoires. Des finales qui perdent de leur envergure.

La structure des éliminatoires du football universitaire canadien a son lot de critiques et les demandes de revoir le format sont de plus en plus nombreuses. Le Rouge et Or de l'Université Laval affrontera les Mustangs de l'Université Western lors du match de la Coupe Vanier, samedi à Québec, et leur parcours vers la grande finale a été le sujet de nombreux débats.

Même le président-directeur général de U Sports, Graham Brown, fait partie de ceux qui aimeraient voir le système des éliminatoires être modifié.

« Je suis aussi l'un des critiques du format actuel, a admis Brown. Je suis un critique de nombreux aspects du football. C'est un peu particulier parce que je suis aussi l'un de ceux qui sont perçus comme l'une des personnes pouvant imposer des changements. Mais même si j'ai une certaine influence, les membres doivent aussi être d'accord. »

U Sports gouverne le sport universitaire au Canada et est composé de quatre associations regroupant les Maritimes, le Québec, l'Ontario et l'Ouest canadien.

Le format actuel des éliminatoires fait ressortir l'écart important entre les équipes de pointe et le reste parmi les 27 formations à travers le pays.

Les équipes jouent les éliminatoires au sein de leur association avant de participer à des demi-finales nationales, la Coupe Mitchell et la Coupe Uteck, pour déterminer les finalistes à la Coupe Vanier. Pour une deuxième année de suite, les Mustangs et le Rouge et Or, deux équipes invaincues, croiseront le fer.

Le Rouge et Or a dominé ses adversaires 117-1 lors de ses trois matchs éliminatoires, incluant une victoire de 63-0 face aux X-Men de Saint-François-Xavier, les champions des Maritimes, la fin de semaine dernière.

Au Québec, quatre des cinq équipes de l'association ont participé aux éliminatoires, incluant deux équipes avec des fiches de 2-6. Dans les Maritimes, seulement trois équipes sur cinq participent aux éliminatoires, alors que l'équipe en première place obtient un laissez-passer pour la finale d'association.

Dans l'Ouest canadien, une équipe de 3-5 s'est qualifiée en terminant quatrième sur six équipes, tandis que 6 des 11 équipes de l'Ontario participent aux éliminatoires.

Différentes options ont été suggérées par les observateurs, incluant des éliminatoires nationales regroupant huit équipes, des éliminatoires à six équipes avec les deux meilleures qui obtiennent un laissez-passer pour le deuxième tour ou même la séparation des universités en deux groupes avec des relégations et des promotions.

« La question n'est pas de savoir si nous pensons ou non à faire des changements, elle est de déterminer comment les faire », a dit Brown.

Les directeurs des départements sportifs des universités et les dirigeants des associations pourraient avoir des points de vue différents et l'augmentation des coûts de transport est un enjeu majeur. De plus, certaines universités font des investissements plus importants dans leurs installations, leurs entraîneurs et le recrutement.

« Nos membres ne veulent pas se lancer dans un bras de fer, a dit le directeur de Sport universitaire de l'Atlantique, Phil Currie. C'est contre la philosophie du sport universitaire. La parité dans notre ligue est fantastique. »

Cependant, les équipes des Maritimes n'ont pas gagné la coupe Vanier depuis 2007.

« Les écoles de l'association atlantique sont engagées envers le football, a reconnu Brown. Nous devons nous assurer que notre message concernant le format des éliminatoires n'insulte pas l'effort qui est mis de leur part dans le sport parce que ces équipes font partie de notre histoire. »

Tout changement au format des éliminatoires ne pourra être mis en place avant au moins 2020, a indiqué Brown.

Justin Chapdelaine en charge de l’attaque du Vert & Or

Universitaire mercredi, 21 nov. 2018. 15:23 Justin Chapdelaine
Justin Chapdelaine (Source d'image:Université de Sherbrooke)

Sherbrooke ― La Corporation études-sports de l’Université de Sherbrooke annonce mercredi l’embauche de Justin Chapdelaine à titre de coordonnateur offensif de l’équipe de football Vert
& Or. Assumée de façon intérimaire par Rémi Giguère au cours de la saison 2018, la coordination