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Baker Mayfield

Baker Mayfield gagne le trophée Heisman

Le quart-arrière de l’Université d’Oklahoma Baker Mayfield a remporté le trophée Heisman

Baker Mayfield

Heisman : Mayfield, Jackson et Love en l...

Baker Mayfield est le favori pour remporter le trophée Heisman, qui sera remis samedi au meilleur joueur de football universitaire aux États-Unis.

Les Mustangs

Le Rouge et Or dominé à la Coupe Vanier

Les Mustangs de l'Université Western ont mis fin à une disette de 23 ans sans championnat canadien, en défaisant le Rouge et Or de l'Université Laval 39-17, samedi.

Chip Kelly

Chip Kelly est de retour dans la NCAA

Chip Kelly est de retour dans la NCAA à titre d’entraîneur-chef avec les Bruins de UCLA.

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Événements

Baker Mayfield a gagné le trophée Heisman

NCAA samedi, 9 déc. 2017. 20:45 Baker Mayfield
Baker Mayfield (Source d'image:PC)

Le quart-arrière de l’Université d’Oklahoma Baker Mayfield a remporté le trophée Heisman, samedi, à New York.

Le prix récompense le meilleur joueur de football universitaire aux États-Unis.

Il a été préféré au quart-arrière de l’Université Louisville Lamar Jackson et au porteur de ballon de l’Université Stanford Bryce Love.

Mayfield a conduit les Sooners à une fiche de 12-1 cette saison dans l'Association Big 12 et il tentera de mener les siens à la finale nationale le 1er janvier. Les Sooners, classés deuxièmes au pays, affronteront en demi-finale l’Université Georgia (no 3) lors du Rose Bowl.

Il est le meilleur quart-arrière de la NCAA avec un coefficient d’efficacité de 203,76. Il a récolté 4340 verges de gains par la passe pour 41 touchés.

« C’est incroyable pour moi d’être ici, c’est vraiment un honneur, a déclaré Mayfield au moment de recevoir son prix. Je suis fier de jouer pour cette équipe. C'est un rêve devenu réalité. »

Il est le premier joueur sénior à remporter les honneurs depuis Troy Smith de l'Université Ohio State en 2006.

Baker Mayfield, Lamar Jackson et Bryce Love finalistes au trophée Heisman

NCAA mardi, 5 déc. 2017. 09:34 Baker Mayfield
Baker Mayfield (Source d'image:PC)

Le quart-arrière de l’Université d’Oklahoma Baker Mayfield, de même que le gagnant de l’an dernier Lamar Jackson de l’Université Louisville et le porteur de ballon de l’Université Stanford Bryce Love, sont les trois finalistes au trophée Heisman.

Le prix, qui récompense le meilleur joueur de football universitaire aux États-Unis, sera remis samedi soir à New York.

Jackson, un quart-arrière, pourrait devenir le deuxième joueur de l’histoire à remporter le trophée Heisman pour une deuxième fois après l’ancien d’Ohio State Archie Griffin. Le favori demeure toutefois Mayfield.

En 2015, le quart des Sooners a terminé quatrième au scrutin et il n’avait pas été invité à la cérémonie à New York. L’an dernier, il était l’un des cinq finalistes et avait terminé troisième derrière Jackson et Deshaun Watson, de l’Université Clemson.

Cette saison, Mayfield a conduit les Sooners à une fiche de 12-1 dans l'Association Big 12 et il tentera de mener les siens à la finale nationale le 1er janvier prochain. Classés deuxièmes au pays, les Sooners affronteront alors en demi-finale l’Université Georgia (no 3) à l’occasion du Rose Bowl.

Mayfield est le meilleur quart-arrière du circuit de la NCAA avec un coefficient d’efficacité de 203,76. Il a de plus amassé 4 340 verges de gains par la passe pour 41 touchés.

Le Rouge et Or dominé à la Coupe Vanier par les Mustangs

Coupe Vanier samedi, 25 nov. 2017. 11:52

Coupe Vanier : Rouge et Or 17 - Mustangs 39 2:04

HAMILTON - Les Mustangs de l'Université Western ont mis fin à une disette de 23 ans sans championnat canadien, en défaisant le Rouge et Or de l'Université Laval 39-17, samedi, dans le cadre du match de la Coupe Vanier présenté au Tim Hortons Field.

Les Mustangs ont remporté la septième coupe Vanier de leur histoire. Le Rouge et Or domine les universités canadiennes avec neuf titres.

Les Mustangs sans pitié pour le Rouge et Or

Il s'agissait de la première coupe Vanier de Greg Marshall à titre d'entraîneur-chef. Il l'avait gagnée à deux reprises à titre d'adjoint chez les Mustangs en 1989 et 1994.

Le porteur de ballon Cedric Joseph a inscrit deux touchés et le quart Chris Merchant a réussi deux majeurs au sol pour aider les Mustangs à conclure la saison avec une fiche parfaite de 12-0. Le receveur Cole Majoros a réussi l'autre touché des vainqueurs.

« Notre équipe était dominante, a affirmé Mitchell. Je suis très fier de nos joueurs, qui sont restés invaincus et qui ont dominé leurs adversaires en éliminatoires. »

Le Rouge et Or (10-2), qui avait été couronné en 2016, possédait la meilleure défense du Canada, mais elle n'a rien pu faire contre la meilleure attaque du pays, celle de leurs adversaires.

« Personne ne peut vraiment stopper notre attaque, a insisté le demi défensif des Mustangs Alex Salytchev. Notre défense est aussi très rapide. Nous formons vraiment la meilleure équipe du pays. J'espère que tout le monde réalise qu'on se souviendra de cette équipe comme une des meilleures de l'histoire. »

Merchant a bien varié les jeux dès le début de la rencontre, repérant Joseph pour un gain de 17 verges avant d'effectuer une passe de 28 verges à Majoros. Le quart-arrière a lui-même complété le travail en parcourant 13 verges pour un majeur à 11:28 du premier quart.

Les Mustangs ont ajouté à leur avance au deuxième quart, quand Joseph a franchi la ligne des buts à la suite d'une course de 12 verges. Il s'agissait de la quatrième course lors de cette séquence de neuf jeux et 82 verges.

Tard au deuxième quart, la défensive des Mustangs a ouvert la porte au Rouge et Or en raison de deux pénalités de rudesse, dont une violente de Jesse McNair aux dépens de Marc-Antoine Pivin.

Deux jeux plus tard, le Rouge et Or a réduit l'écart quand Hugo Richard a lancé une passe de touché de 28 verges dans les mains de Benoit Gagnon-Brousseau. Après un simple sur un placement raté de Marc Liegghio, les Mustangs sont rentrés au vestiaire à la demie avec une avance de 16-7.

Le Rouge et Or a repris le ballon au début du troisième quart, mais après trois essais ratés, Merchant a conjugué ses efforts à ceux de Majoros pour un long jeu de 32 verges qui a mis la table pour une course de six verges de Joseph. Les Mustangs ont pris les devants 25-7 sur cette séquence.

Les hommes de Glen Constantin ont obtenu une belle occasion en fin de troisième quart, mais Henry Chadrick a échappé une passe dans la zone des buts. David Côté a malgré tout réussi un placement de 34 pour permettre à son équipe de s'approcher.

Dès la première séquence à l'attaque des Mustangs au quatrième quart, Majoros a capté une autre passe pour des gains de 32 verges et son touché à mis le match hors de portée.

« Nous avons mis l'accent sur les aspects sur lesquels nous étions bons et sur ce que nous pensions que le Rouge et Or allait faire. Nous avons tiré avantage de ça », a fait valoir Merchant.

Merchant a ensuite semé l'hystérie chez les partisans des Mustangs quelques minutes plus tard, en franchissant la ligne des buts sur 10 verges.

« C'était simplement une trop bonne équipe, a mentionné Constantin. Nous avons frappé un mur. »

Les Mustangs s'étaient inclinés contre le Rouge et Or lors de leur dernier duel à la Coupe Vanier, en 2008. Constantin avait mené son équipe vers un gain de 44-21 à Hamilton.

L'entraîneur Chip Kelly retourne dans la NCAA avec les Bruins de UCLA

NCAA samedi, 25 nov. 2017. 12:59 Chip Kelly
Chip Kelly (Source d'image:Getty)

Le passage de Chip Kelly dans la NFL semble déjà terminé. Kelly est de retour dans la NCAA à titre d’entraîneur-chef avec les Bruins de UCLA, après un passage peu fructueux avec les Eagles de Philadelphie et les 49ers de San Francisco entre 2013 et 2016.

Chip Kelly agissait à titre d’analyste cette saison après avoir été congédié par les 49ers après seulement une saison à la barre de l’équipe l'an dernier.

Avant de se joindre à la NFL, Kelly était considéré comme un des entraîneurs les plus innovateurs des dernières années dans la NCAA.

Il avait maintenu une fiche de 46-7 avec les Ducks de l’Oregon entre 2009 et 2012, incluant des victoires au Rose Bowl et au Fiesta Bowl. Les Ducks avaient  d'ailleurs participé à un match de Bowl à chaque saison sous la barre de Kelly.

Il avait également remporté le titre d’entraîneur de l’année dans la NCAA à l’issue de la saison 2010.

UCLA était à la recherche d’un entraîneur-chef depuis qu’il avait congédié Jim Mora qui n’a pu assurer mieux qu’un dossier de 6-6 avec une attaque menée par le prometteur quart-arrière Josh Rosen.

Western veut mettre un terme au règne du Rouge et Or à la Coupe Vanier

Coupe Vanier jeudi, 23 nov. 2017. 16:46

Une puissance en attaque contre le Rouge et Or 4:04

HAMILTON - Les Mustangs de l'Université Western ont présenté des statistiques ahurissantes cette saison dans le circuit U Sports.

Ils ont compilé un dossier de 11-0. Ils ont dominé le pays avec une moyenne de 48,3 points par match. Et ont écrasé leurs adversaires par un score cumulatif de 222-47 en éliminatoires.

Le seul qui puisse mettre un terme à leur saison immaculée, c'est le champion de la Coupe Vanier, le Rouge et Or de l'Université Laval.

« Je sais que nous formons une bonne équipe de football, mais je suis juste assez réaliste pour savoir que ce sera notre plus grand défi cette saison », a martelé l'entraîneur-chef des Mustangs Greg Marshall lors d'une conférence de presse jeudi.

Le Rouge et Or (10-1) et les Mustangs s'affronteront samedi au Tim Hortons Field, dans un duel entre les deux programmes de football universitaire les plus prestigieux du pays.

Western convoitera son septième titre canadien, et son premier depuis 1994. Le Rouge et Or tentera d'obtenir son 10e.

Laval, qui présente la meilleure défensive du circuit (9,6 points accordés par match), sera confronté à Western, qui possède la meilleure attaque de la ligue (608,5 verges de gains par match). Les Mustangs obtiendront vraisemblablement l'appui de la foule, puisque de nombreux autobus feront le voyage de 90 minutes qui sépare le campus universitaire situé à London, en Ontario, de Hamilton.

Western a commencé son parcours irrésistible en éliminatoires en pulvérisant Guelph 66-12, avant de détruire Laurier 75-32 à la Coupe Yates. Les Mustangs ont ensuite piétiné Acadia 81-3 à la Coupe Uteck.

Laval, entre-temps, a été bousculé à quelques reprises en éliminatoires.

Le Rouge et Or a rossé Sherbrooke 45-0 en demi-finales du RSEQ, avant de venir à bout de Montréal 25-22. Laval a connu une première demie en dents de scie la semaine dernière contre Calgary avant de s'adjuger la Coupe Mitchell 35-23.

« Quand tu disputes des matchs très serrés jusqu'à la fin, tu gagnes de l'expérience, et ça ce n'est pas négligeable, a mentionné l'entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin. J'aime le fait que nous ayons vécu de l'adversité pendant notre parcours éliminatoire. »

Laval présente un dossier de 2-0 dans les duels contre Western. Le Rouge et Or avait battu les Mustangs 13-11 à la Coupe Uteck en 2010, deux ans après qu'il eut pris la mesure des Ontariens 44-21 à la Coupe Vanier.

Constantin, qui dirige le Rouge et Or pour la 17e saison, domine le circuit U Sports avec huit titres de la Coupe Vanier. Marshall tentera d'obtenir son premier à sa 18e saison - sa 11e avec les Mustangs - en tant qu'entraîneur-chef de football universitaire.

« Nous nous attendons à un match très serré, car il (le Rouge et Or) représente l'adversaire le plus complet à avoir croisé notre route cette saison », a dit Marshall.

« Ils n'ont pas de faille dans leur armure. »

À sa troisième saison universitaire, Mathieu Betts continue d'être une menace constante

Coupe Vanier mercredi, 22 nov. 2017. 20:53

Une puissance en attaque contre le Rouge et Or 4:04

Le Rouge et Or participera samedi à la Coupe Vanier pour la 11e fois de son histoire.

L'Université Laval affrontera les Mustangs de Western, qui en seront à une 13e participation.

Les Mustangs ont remporté leurs 11 matchs depuis le début de la saison 2017. Leurs statistiques sont impressionnantes en attaque avec une moyenne de 48 points marqués par match et 608 verges amassées au total par rencontre. La commande sera donc imposante pour la défense du Rouge et Or.

« Western, c'est l'équipe à battre cette saison. C'est une équipe qui produit énormément de verges. Une très bonne attaque au sol. Comme en témoigne leur fiche en éliminatoires, ils peuvent mettre beaucoup de points sur le tableau », a analysé l’ailier défensif Mathieu Betts.

« C'est une équipe qui est très physique. Ce qu'ils font n'est pas très compliqué. Mais ils le font très bien », a pour sa part soumis le coordonnateur défensif Marc Fortier.

Matthieu Betts s'est imposé comme l'un des meilleurs à sa position au pays. À sa troisième année seulement au football universitaire, il permet au front défensif lavallois d'exercer une pression constante sur l'attaque adverse.

« Il est une menace, certainement sur la passe et sur la course. C'est toujours bon de l'avoir à mes côtés. Beaucoup d'offensives veulent avoir plus d'un joueur pour le bloquer », a expliqué Edward Godin.

« Il va attirer tellement de monde des fois que ce n’est pas lui qui va faire le jeu, mais il va libérer de l'espace pour d'autres joueurs parce que les autres équipes sont obligées d'en tenir compte et d'avoir des stratégies pour s'en occuper », a fait valoir Fortier.

L'attaque du Rouge et Or a produit de son côté 33 points en moyenne par rencontre. Elle devra donc éviter les relâchements samedi si celle des Mustangs produit à la hauteur de sa réputation.

« Ça va être important surtout de profiter de nos chances parce qu'ils ont une attaque très explosive qui est capable de marquer beaucoup de points, a souligné le quart-arrière Hugo Richard. Par contre, si notre défense connaît une bonne journée et j'ai confiance, ils vont être capables de les limiter à une certaine quantité de points et ce sera à nous d'en faire plus qu'eux. »

Il s'agira de la deuxième confrontation entre le Rouge et Or et les Mustangs à la Coupe Vanier. En 2008, la troupe de Glen Constantin l'avait emporté 44-21 dans ce qui fut la dernière présence des Mustangs à la finale nationale avant cette année.

Le Rouge et Or de l'Université Laval participera à la 11e Coupe Vanier de son histoire

Universitaire samedi, 18 nov. 2017. 19:12

Rouge et Or 35 - Dinos 23 2:53

CALGARY - Le quart-arrière Hugo Richard a complété 21 de ses 32 passes pour des gains de 258 verges et deux touchés et il a aidé le Rouge et Or de l'Université Laval à venir de l'arrière pour l'emporter 35-23 face aux Dinos de l'Université de Calgary, samedi, lors de la Coupe Mitchell.

« La rencontre était très serrée, plus serrée que prévu, a déclaré Richard. Nous n'avons pas disputé un très bon match. Nous avons commis trop d'erreurs en offensive... quelques revirements.

« Nous avons trouvé un moyen de l'emporter, a ajouté le joueur nommé le plus utile à son équipe. C'est du caractère. »

Le Rouge et Or accède donc à finale de la Coupe Vanier, le trophée le plus prestigieux du football universitaire canadien, et il croisera le fer avec les Mustang de l'Université Western. La rencontre aura lieu le 25 novembre, au Tim Hortons Field de Hamilton.

« C'est une très bonne équipe, a révélé Richard à propos des Mustangs. Nous savons qu'ils ont une bonne offensive. Ils bougent bien avec le ballon au sol et peuvent obtenir de bons gains aériens. En défensive, ils ont réussi quelques blanchissages cette saison. Nous savons que nous avons un gros défi qui se présente devant nous.

« Nous devons faire beaucoup mieux la semaine prochaine si nous souhaitons avoir une chance de remporter la Coupe Vanier. »

Richard a également récolté des gains de 31 verges par la course.

Le quart des Dinos Adam Sinagra a réussi 26 de ses 43 passes pour 318 verges par la voie des airs et a été victime d'une interception et de cinq sacs du quart.

« La plupart des bons joueurs sont des cinquièmes années et ils ne seront pas de retour avec l'équipe l'an prochain, a mentionné l'entraîneur des Dinos Wayne Harris. Ils constituent une grande partie de notre équipe et ils ont fait plusieurs jeux remarquables. Je suis fier de la façon dont ils ont performé sur le terrain. Je crois que nous avons été meilleurs que Laval et nous n'étions simplement pas en mesure de terminer nos jeux et de capitaliser. »

Tirant de l'arrière 10-0 au deuxième quart, les hommes de Glen Constantin ont pris les devants 20-18 au troisième quart grâce à un touché de Simon Gagnon-Gingras, sur une passe de deux verges de Richard.

Le Rouge et Or surmonte un mauvais début de match

« Ça été une chaude lutte et l'équipe qui voulait le plus l'a emporté, a relaté le joueur de ligne défensive du Rouge et Or Mathieu Betts. Ils ont une équipe formidable. Nous devons donner du crédit à nos entraîneurs. Ils ont passé beaucoup de temps à analyser les séquences vidéos des Dinos. Ils avaient un bon plan de match. »

Au début du quatrième quart, Gabriel Ouellet est revenu à la charge et a recouvré le ballon échappé par les Dinos avant de filer sur une distance de 42 verges jusque dans la zone des buts, donnant une avance confortable de 27-18 au Rouge et Or.

Le botteur des Dinos Niko DiFonte a répliqué tard au quatrième quart avec un placement de 47 verges. Vincent Alarie-Tardif a cependant scellé la victoire pour la formation québécoise en ajoutant un majeur alors qu'il restait 29 secondes à la rencontre.

« Défensivement, ils ont été capables de venir de l'arrière et de nous museler en deuxième demie, a admis Harris. Dans ce genre de match, tu dois être en mesure de produire lors des quatre quarts pour connaître du succès. »

DiFonte avait permis aux Dinos de prendre les devants 3-0 au premier quart grâce à un botté de placement de 28 verges.

Les hommes de Wayne Harris ont par la suite creusé l'écart 10-0 grâce à un touché lors de la première série du second quart.

Le Rouge et Or a cependant rassemblé ses forces afin de surmonter le déficit.

David Côté a réalisé un placement de neuf verges afin d'inscrire les représentants du Québec au tableau au deuxième quart. Moins de deux minutes plus tard, Richard a repéré le receveur Jonathan Breton-Robert sur une distance de 54 verges pour permettre au Rouge et Or de niveler la marque 10-10.

Les Dinos ont toutefois repris les devants, à la suite d'un échappé provoqué par Boston Rowe. Jeshrun Antwi a par la suite couru sur une distance de neuf verges pour redonner l'avance 17-10 aux locaux quelques secondes avant la fin de la première demie.

Les Mustangs écrasent les Axemen 81 à 3 à la Coupe Uteck

Universitaire samedi, 18 nov. 2017. 15:17

Coupe Uteck : Western 81 - Acadia 3 0:31

WOLFVILLE, N.-É. - Le quart Chris Merchant a réussi 10 de ses 11 passes pour des gains aériens de 200 verges et deux touchés, menant les Mustangs de l'Université Western vers une victoire facile de 81-3 contre les Axemen de l'Université Acadia, samedi, lors de la Coupe Uteck.

Les Mustangs passent donc en finale de la Coupe Vanier, le trophée le plus prestigieux du football universitaire canadien. La rencontre aura lieu le 25 novembre, au Tim Hortons Field de Hamilton.

Les Mustangs affronteront le Rouge et Or de l'Université Laval, qui a remporté le Coupe Mitchell 35-23 face aux Dinos de l'Université de Calgary.

Merchant a ajouté 54 verges par la course et deux touchés alors que les Mustangs ont établi un nouveau record de la Coupe Uteck pour le plus de points inscrits dans un même match.

Les Mustangs menaient 57-0 à la demie. Ils avaient réussi 26 premiers essais, contre seulement deux pour les Axemen, et ils n'ont pas permis à leurs adversaires de s'amener dans leur territoire pendant toute la première demie. Les Mustangs ont également totalisé pas moins de 472 verges d'attaque contre seulement 61 pour les Axemen lors des 30 premières minutes de jeu.

En retard 74-0 au quatrième quart, les Axemen se sont finalement inscrits au tableau grâce à un placement de 27 verges de Jarett Saumure.

Les Dinos veulent leur revanche face au Rouge et Or lors de la Coupe Mitchell

Universitaire vendredi, 17 nov. 2017. 19:08 Adam Sinagra
Adam Sinagra (Source d'image:PC)

CALGARY - Les Dinos de l'Université de Calgary ont soif de revanche, mais savent aussi qu'ils ne peuvent pas laisser le passé dicter le présent.

Les Dinos affronteront l'équipe la mieux classée au pays, le Rouge et Or de l'Université Laval, samedi, dans le match de la Coupe Mitchell. L'enjeu? Une place en finale nationale lors de la Coupe Vanier face au gagnant de la Coupe Uteck, soit les Axemen de l'Université Acadia, soit les Mustangs de l'Université Western.

La semaine dernière, le botteur des Dinos Niko DiFonte a joué les héros avec un placement de 59 verges - un record du football universitaire canadien - sur le dernier jeu du Hardy Bowl. Ce botté a permis aux Dinos de vaincre les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique 44-43 et a rapidement fait le tour de la planète football. La vidéo a notamment été diffusée sur NFL.com et sur le réseau ESPN.

« C'est différent, a dit DiFonte, qui est âgé de 19 ans. C'est spécial, mais je dois garder les pieds sur terre. »

DiFonte est certain que le Rouge et Or ne se concentrera pas sur le match de la semaine dernière.

« Ce qui a été accompli la semaine dernière leur importe peu et nous devons avoir la même mentalité », a-t-il reconnu.

Le duel Dinos-Rouge et Or est une reprise de la Coupe Vanier de l'automne dernier, quand la formation de Québec a eu le meilleur 31-26. Le Rouge et Or avait ainsi mis la main sur un neuvième titre national, un huitième depuis 2003.

Le quart du Rouge et Or Hugo Richard a rendu hommage à son entraîneur Glen Constantin et ses adjoints pour expliquer ces succès.

« Les entraîneurs nous apprennent à être de bons coéquipiers, à agir en équipe, à nous développer en équipe, à être bons ensemble, a expliqué Richard. Nous sommes conscients du passé de l'équipe, de son héritage, mais nous nous concentrons sur la tâche à accomplir. »

Même avec une fiche de 9-1, les joueurs et les entraîneurs du Rouge et Or parlaient d'un désir de faire oublier une saison décevante.

« Au début, nous n'étions pas aussi explosifs ou constants, a noté Richard. Nous avions de la difficulté à garder un bon rythme pendant tout le match. Nous avions de la difficulté à être productifs des deux côtés du ballon. C'était notre problème. Il y a eu des hauts et de bas... ce qui était notre défaut. Mais je crois que c'est maintenant chose du passé. »

Les Dinos ont perdu leurs cinq matchs contre le Rouge et Or dans leur histoire, dont trois fois en finale de la Coupe Vanier.

« Je suis heureux de les affronter de nouveau, a affirmé DiFonte. Que le meilleur gagne! J'espère que nous aurons notre revanche. »

Le quart des Dinos Adam Sinagra, qui est natif de Pointe-Claire, sait très bien à quel point le Rouge et Or est redoutable.

« Ils savent comment faire fonctionner leur programme, a-t-il dit. Mais on a tendance à amplifier la réalité en donnant l'impression qu'ils sont invincibles. Nous voulons aller sur le terrain et les frapper en plein visage. Nous ne pouvons pas les craindre.

« Nous savons que nous représentons une vraie menace. »

Coupe Mitchell : Le Rouge et Or se privé de Kevin McGee, suspendu

Universitaire mercredi, 15 nov. 2017. 16:01 Casques du Rouge et Or
Casques du Rouge et Or (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

À la suite d'une demande de révision d’un incident survenu dans les derniers instants de la première demie du match de la finale de la Coupe Dunsmore impliquant les Carabins de l’Université de Montréal et le Rouge et Or de l’Université Laval, le RSEQ (Réseau du sport étudiant du Québec) a rendu sa décision quant aux mesures disciplinaires à prendre face à la requête des Carabins de l’Université de Montréal.

D’une part, rappelons que les Carabins ont allégué, dans une demande de révision déposée lundi après-midi, qu’à une occasion pendant le match du 11 novembre dernier un étudiant-athlète du Rouge et Or, Kevin McGee (no 24), aurait commis un plaqué dangereux à la tête sur Khalil Kerr (no 6) des Carabins. Devant le sérieux de la demande, le réseau a analysé toutes les pièces justificatives des deux parties concernées afin de rendre une décision éclairée.

Ainsi, après avoir consulté les séquences vidéo complémentaires et les rapports écrits, le commissaire de la ligue de football universitaire du RSEQ indique que la demande de révision de l’Université de Montréal est retenue. Effectivement, dans la séquence impliquant Kevin McGee et Khalil Kerr, la révision vidéo et les consultations effectuées donnent une latitude suffisante au commissaire pour permettre de conclure que le plaqué de McGee était illégal en cohérence avec la Règle 7 (Infractions et pénalités) – Section 2 (Rudesse excessive) et Section 3 (Rudesse) – Article 5 (Autres actes de rudesses excessives) et Article 16 (Joueur en position vulnérable) des règles du Football amateur canadien.

Ce geste est catégorisé comme une rudesse excessive entraînant une disqualification, donc d’une partie de suspension. De plus, l’action était directement dirigée à la tête et considérée assimilable à une tentative de blessure. Conformément à l’article 19.5.4 des Règlements du secteur universitaire du RSEQ, cela entraine une partie de suspension, et puisque cette action est une récidive à la suite de l’incident du 28 septembre dernier impliquant le demi inséré des Stingers de l’Université Concordia James Tyrell, cela entraîne une partie additionnelle de suspension. Au total, cela représente donc trois parties de suspension à l’étudiant-athlète du Rouge et Or Kevin McGee. Cette sanction sera applicable dès la partie de la Coupe Mitchell le 18 novembre prochain conformément au règlement 90.60.5A de U Sports.

« Le RSEQ se préoccupe de la sécurité et de la santé de tous les étudiants-athlètes de son réseau. Malgré cette préoccupation, la règlementation quant à la sécurité sur le terrain de football ainsi qu’à la formation des arbitres de football revient à la Fédération Football Québec sous l’égide du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) » souligne Gustave Roel, président-directeur général du RSEQ.

Mathieu Betts est élu le joueur de la semaine dans l'U Sports

Universitaire mercredi, 15 nov. 2017. 13:44 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:Mathieu Bélanger)

TORONTO - Le joueur de ligne défensive du Rouge et Or de l'Université Laval Mathieu Betts, le demi-offensif de l'Université Western Cedrick Joseph ainsi que le botteur de l'Université de Calgary Niko DiFonte ont été élus les joueurs de football de la semaine dans l'U Sports, mercredi.

Betts a réussi deux sacs du quart et provoqué un échappé dans la victoire du Rouge et Or contre l'Université de Montréal à la Coupe Dunsmore.

De son côté, Joseph a amassé 250 verges de gains et inscrit trois touchés dans la victoire de Western contre l'Université Laurier à la Coupe Yates.

DiFonte a réussi un placement de 59 verges - un record de l'U Sports - tandis que les dernières secondes du match s'écoulaient contre l'Université de la Colombie-Britannique pour procurer une victoire par un point à Calgary à la Coupe Hardy.

Il a totalisé six placements et trois transformations contre l'Université de la Colombie-Britannique.

Les Axemen accèdent à la Coupe Uteck

Universitaire mardi, 14 nov. 2017. 17:05 Cameron Davidson
Cameron Davidson (Source d'image:Twitter de l'Université d'Acadia)

Les Axemen de l’Université Acadia ont finalement mis la main sur le titre de l’association atlantique grâce à un gain de 45-38 devant les Huskies de Saint Mary’s en deuxième prolongation du Loney Bowl, mardi.

Cody Cluett a franchi la zone des buts pour donner les devants aux Axemen et les Huskies n’ont pu assurer la réplique, si bien que l’Université d’Acadia accède à la Coupe Uteck.

Cette victoire met un terme à une série de rebondissements en ce qui concerne la présentation du Loney Bowl.

Un problème d'admissibilité d'un joueur utilisé par les Huskies au cours de la saison avait mené la fédération gouvernant le sport universitaire des Maritimes à annuler préalablement le Loney Bowl et donner le titre aux Axemen.

Cependant, les Huskies ont contesté la décision devant les tribunaux et la décision d’une juge de la Nouvelle-Écosse a mis fin au débat et les deux équipes ont finalement dû disputer le match.

Les Axemen auront rendez-vous samedi avec les champions de l’Ontario, les Mustangs de l’Université Western.

Le Rouge et Or remporte la Coupe Dunsmore

Universitaire samedi, 11 nov. 2017. 17:18

Carabins 22 - Rouge et Or 25 2:00

QUÉBEC - Le Rouge et Or de l'Université Laval a marqué 22 points en première demie, samedi, remportant finalement la coupe Dunsmore 25-22 face aux Carabins de l'Université de Montréal, à Québec.

Les visiteurs ont corsé les choses avec 50 secondes à écouler, grâce à une réception payante de sept verges de Kevin Kaya. La transformation de deux points a été réussie.

Sur le botté court qui a suivi, qui a bondi très haut, Kaya a étendu le bras pour toucher au ballon près de la ligne de côté, permettant à Montréal de conserver le ballon. Mais cantonnés au milieu du terrain par des punitions et à court de temps, les Carabins n'ont pas pu faire plus de dommages.

Pour le Rouge et Or, il s'agit d'une deuxième coupe Dunsmore d'affilée, une 13e en 15 ans.

Samedi prochain, la troupe de Glen Constantin va se mesurer à l'Université de la Colombie-Britannique ou à l'Université de Calgary, à l'occasion de la coupe Mitchell. Ce match aura lieu dans l'Ouest.

Encore une finale d'anthologie

L'objectif ultime: la Coupe Vanier qui sera présentée au Tim Hortons Field de Hamilton, le 25 novembre.

Les favoris de la foule ont pris les devants après environ cinq minutes de jeu, Marc-Antoine Pivin captant une passe de touché de 26 verges d'Hugo Richard.

Pivin était couvert de près par Jordan Perrin, mais il l'a battu de vitesse. Pivin a été limité à quatre matches à cause de blessures, cette saison.

L'UdeM a nivelé peu après, après avoir fait perdre le ballon au quart Vincent Alarie-Tardif. Brian Harelimana l'a saisi et a parcouru 38 verges, jusqu'en zone payante.

Les Carabins ont ensuite soutiré un simple, avant de commettre un revirement.

Mathieu Betts du Rouge et Or a fait perdre le ballon au quart Samuel Caron, et il en a suivi un placement de 29 verges de David Côté. C'était donc 10-8 Rouge et Or, avec 1:44 à disputer au premier quart.

En début de deuxième quart, après une pénalité, les Carabins ont choisi de concéder un touché de sûreté. Le Rouge et Or voyait son avance bonifiée à 12-8.

L'Université Laval a frappé à nouveau quelques minutes plus tard, quand Benoit Gagnon-Brousseau a capté une passe de touché de six verges de Richard.

Avec 9:12 au cadran en première demie, un placement de 37 verges de Côté a porté l'avance du club local à 22-8.

Les Carabins ont redonné signe de vie en toute fin de première demie. Caron a rejoint Guillaume Paquet sur 39 verges et quelques jeux plus tard, un placement de 16 verges de Louis-Philippe Simoneau verges a diminué la priorité du Rouge et Or à 22-11. Tout cela a donné suite à une occasion de placement ratée de Côté, à partir de 37 verges.

Les hommes de Danny Maciocia ont écopé de 66 verges de punitions en première demie.

On pensait que le Rouge et Or avait porté un coup dur en fin de troisième quart: Pivin a capté une longue passe de Richard et s'est rendu en zone des buts, un jeu de 66 verges. Mais ça n'a pas compté, Laval ayant commis de l'obstruction.

Les seuls point du troisième quart ont été le placement de 44 verges de Simoneau, avec 1:29 à disputer à l'engagement.

Betts a réussi un sac important avec cinq minutes d'écoulées au dernier quart, forçant les Carabins à dégager. C'était son deuxième sac de la rencontre.

À mi-chemin au quatrième quart, Gabriel Ouellet a stoppé une montée montréalaise avec une interception à la ligne de 23 des Carabins. Le ballon a bifurqué avant d'échouer dans ses mains.

Côté a donné une marge un peu plus confortable aux siens avec un placement de 34 verges, avec 1:38 au cadran dans le match. C'était alors 25-14 en faveur du Rouge et Or. Les Carabins ont chèrement vendu leur peau mais au final, c'est le Rouge et Or qui aura la chance d'accéder au match du championnat canadien.

Gustave Sylvestre a repris goût au football et à l'école

Universitaire vendredi, 10 nov. 2017. 12:43

La clé est simple pour Maciocia 1:46

Éric Leblanc

MONTRÉAL- « Il est complètement transformé! » Danny Maciocia ne cache pas sa fierté envers Gustave Sylvestre qui avait perdu la flamme du football et tout intérêt envers l’école durant ses études collégiales. Il a fini par accrocher ses crampons en 2013, mais un appel de Maciocia a changé sa vie.

 

« J’avais choisi de prendre une pause pour travailler dans les bars. Mais ce n’était pas la meilleure période de ma vie, je trouvais ça vraiment plate de travailler surtout quand je voyais mes chums qui continuaient de jouer. J’en pleurais presque de voir mes amis sur le terrain, ça me brisait le cœur », s’est rappelé le joueur de ligne offensive de six pieds quatre pouces et 274 livres.

 

« Je n’y repense pas souvent parce qu’on s’investit beaucoup dans le football et j’en oublie parfois un peu que je ne jouais pas en 2013 et ça ne me tentait plus de jouer », a ajouté Sylvestre dont la chevelure a absorbé une coloration jaune comme plusieurs de ses coéquipiers.

 

Bien au fait de son grand potentiel, Maciocia a tenté sa chance pour le convaincre de joindre la famille des Carabins.

 

« Je pensais que mon parcours était fini parce que ça n’allait pas super bien à l’école. Danny m’a dit qu’il avait un plan pour moi, que ça pouvait se passer autrement que de juste lâcher l’école et le foot. Il a relancé ma carrière, je lui dois beaucoup. D’être rendu là aujourd’hui, je ne pourrais pas demander mieux. Je vis un peu un rêve chaque jour », a statué Sylvestre qui a pris le soin de parler sans filtre.

 

Ce contexte de rêve, c’est non seulement d’avoir repris goût au football et à l’école. Sylvestre a été choisi sur l’équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

 

« Danny me disait que je pourrais devenir un élément important de son équipe. Je pensais qu’il me disait un peu n’importe quoi, mais j’ai voulu essayer et je me suis retrouvé partant à gauche après la première semaine d’entraînement. Il ne m’avait peut-être pas menti », a raconté Sylvestre en esquissant un sourire.

 

« Il a été notre bloqueur à gauche partant à sa première année quand on a gagné la coupe Vanier. Depuis qu’il est là, il joue du bon football pour nous et ça va bien à l’école pour lui. Je suis très content qu’il soit là, il procure un certain leadership puisqu’il a vécu plusieurs choses dans les dernières années. On a besoin de ses qualités et sa présence sur le terrain et dans le vestiaire », a raconté Maciocia.

 

Le bloqueur à gauche peut maintenant croire à une carrière dans la Ligue canadienne de football.

 

« Je n’étais pas un gros gars de gymnase avant. L’an passé, j’ai compris que c’était probablement le moment de m’y mettre si je voulais accomplir quelque chose au football. Depuis ce temps, ça va très bien, j’ai beaucoup progressé physiquement. On peut dire que j’ai récolté ce que j’ai semé en étant choisi sur l’équipe d’étoiles. C’est juste plaisant de voir que t’as des résultats quand tu travailles », a confié celui qui devrait officiellement son baccalauréat cet hiver après avoir complété des cours préparatoires.

 

Sylvestre sait qu’il devra continuer dans ce sens pour participer aux évaluations de la LCF l’an prochain.

 

« Je sais qu’il me manque un peu de poids pour grimper à ce niveau. Mon but n’est pas nécessairement de me tailler une place directement. On verra ce que je peux réussir à partir d’un camp d’entraînement. Je ne me fais pas de fausses idées », a noté celui qui est content d’avoir retrouvé, au sein des Carabins, l’esprit familial qu’il avait tant aimé au Collège Notre-Dame.  

 

Tout ce travail a permis à Sylvestre de s’ouvrir les yeux.

 

« Quand tu vois des jeunes comme Gustave ou Junior Luke qui ont besoin d’un an ou deux, mais qui finissent par réaliser leur potentiel, c’est une grande satisfaction pour les entraîneurs et notre programme », a noté Maciocia.

 

Louis-Mathieu NormandinLouis-Mathieu Normandin, un étudiant-athlète hors pair

 

Si l’entraîneur des Carabins était emballé par l’évolution de Sylvestre, il n’avait pas assez de compliments pour encenser le receveur Louis-Mathieu Normandin qui a mérité la mention d’honneur de la gouverneure générale pour son excellence sportive et académique.

 

En plus de briller sur le terrain, Normandin s’est illustré dans ses études en Administration (HEC) avec une moyenne de 4 sur 4,3. Il s’est donc classé parmi le top-8 académique des athlètes U Sports.

 

« Ça, pour moi, ça devrait faire les manchettes. Ce jeune a réussi cet exploit en plus de son implication au football qui prend environ 25 heures par semaine! Je vais me souvenir de cette fierté pour le reste de ma vie parce que j’ai participé à cet effort avec la structure qui a été mise en place », a exprimé Maciocia qui était heureux de parler de son receveur membre de l’équipe d’étoiles du RSEQ.

 

Une mission importante pour Hamel

 

Normandin et ses coéquipiers doivent maintenant étudier en profondeur les tendances du Rouge et Or de l’Université Laval. Du côté défensif, le maraudeur François Hamel est reconnu comme une référence dans ce travail.   François Hamel

 

« Je veux apprendre leurs formations et leurs tendances par cœur pour les reconnaître sur le terrain. Je m’attends à être en mesure d’aider mes demis défensifs et mes secondeurs pour les avertir de certaines possibilités », a précisé Hamel.

 

« C’est comme notre voltigeur de centre, il est capable de calmer tout le monde et placer les joueurs autour de lui. Il comprend toutes les positions et il est en mesure de déceler plusieurs indices chez l’adversaire », a ciblé Maciocia.

 

Son influence pourrait être précieuse face au Rouge et Or surtout que Hamel connaît cette rivalité en détail puisque son frère Julien a joué pour les Carabins jusqu’en 2010.

 

« C’est le fun à entretenir, on a du plaisir à les haïr si on peut dire. On veut tellement bien faire dans ces rencontres. L’atmosphère est incroyable, ce sera impossible de la reproduire après notre carrière, il faut en profiter le plus possible », a indiqué Hamel dont le frère était reconnu pour son intensité et sa contribution physique.

Le Rouge et Or s'attend à un match serré

 

RSEQ : Hugo Richard nommé joueur par excellence

Universitaire vendredi, 10 nov. 2017. 12:18 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:MATHIEU BÉLANGER)

Le quart-arrière du Rouge et Or de l'Université Laval Hugo Richard a été nommé joueur par excellence du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), qui a dévoilé vendredi les récipiendaires des honneurs individuels pour la saison 2017 en football universitaire.

Le quart-arrière de quatrième année reçoit cet honneur pour la deuxième fois de sa carrière. Les chiffres ne mentent pas dans le cas de Richard : le pivot a lancé pour 2187 verges cette saison (1er rang RSEQ) en plus d’utiliser ses jambes pour en franchir 324 autres (3e rang). Auteur de sept touchés au sol, un sommet au sein du RSEQ, il a porté son total en carrière à 26, ce qui le place au 6e rang de tous les temps au Québec à égalité avec l’ancien porteur des Carabins Rotrand Sené.

Ses 11 passes de touché réussies en 2017 lui en donnent maintenant 52, le septième plus haut total de l’histoire de la ligue, à seulement quatre de Jean-Philippe Shoiry (Sherbrooke) et Phil Côté (Ottawa) et six derrière son mentor Mathieu Bertrand. Tout ça en étant intercepté qu’à trois reprises en huit matchs.

Le secondeur Kean Harelimana est quant à lui devenu le quatrième joueur de suite du Rouge et Or à être nommé recrue de l'année du RSEQ après Adam Auclair (2016), Mathieu Betts (2015) et Hugo Richard (2014). En uniforme à chacun des huit matchs de saison régulière du Rouge et Or, et partant dans cinq de ceux-ci, Harelimana a terminé au quatrième rang des Lavallois et au 34e échelon de la ligue pour le nombre de plaqués, soit 23,5 incluant 18 en solo. Il a également réussi un sac du quart, a brisé deux passes et a récupéré un ballon échappé.

Élu recrue par excellence du circuit en 2016, Adam Auclair a poursuivi sur sa lancée et remporté l’honneur du joueur défensif de l'année avec une récolte de 41 plaqués, dont 32 en solo, ce qui le place au sixième rang québécois. Pour une deuxième année de suite, le Beauceron a été partant dans chacun des huit matchs du Rouge et Or. Malgré son physique imposant, l’ancien des Cougars de Champlain-Lennoxville demeure rapide et extrêmement rigoureux sur ses couvertures, comme en témoignent ses trois interceptions et ses deux passes rabattues.
 

Recrue de l’année au pays en 2015 et récipiendaire du trophée J.P. Metras l’an passé, Mathieu Betts, qui remporte le prix de joueur de ligne de l'année, a dominé le RSEQ pour le nombre de sacs du quart en 2017 avec 5,5, le plaçant au 10e rang au pays à ce chapitre. En trois saisons avec le Rouge et Or, l’ancien des Spartiates du Vieux Montréal a maintenant rabattu le pivot adverse à 26,5 reprises, soit un record d’équipe en carrière codétenu avec Vincent Desloges. En plus de terroriser les quarts-arrière, l’ailier défensif étoile a cumulé 12,5 plaqués – dont 8 en solo et 6 pour des pertes – tout en brisant six passes et en récupérant deux ballons échappés.

Le titre d'entraîneur de l'année revient à Glen Constantin, qui a mené son équipe à un 12e titre de saison régulière en 13 ans cette saison en vertu d’une fiche de sept victoires et une défaite. Il s’agit de son septième titre du genre au Québec, après ceux de 2005, 2008, 2009, 2010, 2012 et 2015. Au terme des saisons 2005 et 2010, il a reçu le prix Frank Tindall de l’entraîneur de l’année de U SPORTS. En 17 saisons à la barre du Rouge et Or, Glen a un impressionnant dossier de 119 victoires et 20 défaites en saison régulière et de 44-10 en éliminatoires.

Honneurs individuels en football universitaire du RSEQ – Saison 2017

Athlète par excellence de l’année – Trophée Jeff Russel
(En nomination pour le trophée Hec Crighton – U SPORTS)
Hugo Richard // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Recrue de l’année
(En nomination pour le trophée Peter Gorman – U SPORTS)
Kean Harelimana // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Joueur défensif de l’année
(En nomination pour le trophée des Présidents – U SPORTS)
Adam Auclair // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Joueur de ligne de l’année
(En nomination pour le trophée J.P. Metras – U SPORTS)
Mathieu Betts // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Prix de leadership et engagement social
(En nomination pour le trophée Russ Jackson – U SPORTS)
Joel Houle // Redmen de l’Université McGill
 
Entraîneur de l’année
(En nomination pour le trophée Frank Tindall – U SPORTS)
Glen Constantin // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Recrue offensive par excellence (RSEQ)
Daniel Adesegun // Redmen de l’Université McGill
 
Recrue défensive par excellence (RSEQ)
Khadeem Pierre // Stingers de l’Université Concordia
 
Joueurs des unités spéciales par excellence (RSEQ)
Félix Ménard-Brière // Carabins de l’Université de Montréal

 

 

Coupe Dunsmore : deux frères au coeur d'une grande rivalité

Universitaire jeudi, 9 nov. 2017. 23:36

La clé est simple pour Maciocia 1:46

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Petite devinette : qui pourrait bien souhaiter que le match de la coupe Dunsmore entre les Carabins de l’Université de Montréal et le Rouge et Or de l’Université Laval se termine par le pointage de 3 à 0?

 

On ne peut pas blâmer cette personne, il s’agit de la mère de Brian et Kean Harelimana qui évoluent respectivement pour les Carabins et le Rouge et Or au poste de secondeur. Déchirée à l’idée de voir ses deux fils s’affronter pour la première fois dans un match éliminatoire, elle pourra à tout le moins encourager les unités défensives des deux équipes.

 

C’est la première année qu’elle se retrouve dans cette situation particulière puisque ses deux fils ont eu le privilège de jouer ensemble à leurs débuts dans le football civil ainsi qu'à l’école secondaire et au niveau collégial.

 

Tout laissait croire que le scénario idéal allait se poursuivre au passage universitaire. Brian, l’aîné, a fait son entrée avec les Carabins en 2016. Mais son petit frère a causé la surprise l’année suivante en préférant voler de ses propres ailes dans l’environnement du Rouge et Or.

 

« C’est un moment qui a été difficile », a admis d’emblée le secondeur des Carabins.  

 

« Il m’avait averti le jour avant qu’il allait prendre sa décision le lendemain. Je sentais qu’il avait un petit penchant pour Laval, il avait vraiment aimé sa visite là-bas et l’un de ses bons amis, Zack Fitzgerald, qui a joué avec nous à Vanier, avait choisi le Rouge et Or. J’ai été le premier à apprendre sa décision. Au début, j’étais un peu déçu, même si j’étais content pour lui. C’était un peu difficile à avaler, mais j’ai accepté avec le temps », a détaillé Brian qui s’est taillé une place sur l’équipe d’étoiles du RSÉQ.

 

En y réfléchissant quelque peu, il a fini par se dire que ça pouvait être positif que son frère puisse vivre ses propres expériences.

 

« C’est comme ça que je l’ai vu. Il a sa vie à vivre, il n’est pas obligé de venir jouer avec moi. J’ai compris sa décision. »

 

Même s’il a choisi le camp ennemi, Kean a pu continuer de bénéficier des conseils de son grand frère. Après tout, la marche est haute entre le calibre collégial et universitaire.

 

« C’est sa première saison, j’ai pu vivre ça l’an passé. Je lui ai donné des trucs. C’était plus difficile pour lui au début parce qu’il n’était pas partant, je l’ai supporté moralement. Je faisais mon travail de grand frère sauf pour les matchs contre nous ! », a lancé Brian qui partage un style similaire à Kean.

 

Durant la saison, les Carabins et le Rouge et Or ont partagé les honneurs de leur série de deux confrontations. L’enjeu grimpe toutefois de plusieurs crans, samedi, et c’est encore plus vrai pour les frères aux origines rwandaises qui n’ont jamais eu la chance de remporter un championnat ensemble.

 

Cette disette prendra fin pour l’un des deux avec cette finale québécoise.

 

« Effectivement, c’est pour ça que ce match a tant d’importance. Ce sera l’un ou l’autre, ce match a beaucoup de valeur », a admis Brian.

 

Son entraîneur Danny Maciocia sait qu’il n’est pas du style à manquer de motivation. Il convient tout de même que la rivalité fraternelle devrait lui en procurer une dose supplémentaire.

 

« Oui, probablement, c’est certain qu’ils vont se parler du résultat durant la saison morte quand ils seront ensemble comme au réveillon de Noël. Mais il réalise aussi que notre équipe a l’occasion d’aller chercher cette victoire pour continuer de jouer », a indiqué Maciocia.

 

Cela dit, peu importe l’issue de la confrontation, il ne faut pas s’attendre à voir le gagnant se moquer du perdant. Après tout, les deux frères n’ont jamais été du genre à se chamailler dans leur jeunesse.

 

Kean Harelimana« On est vraiment très proches, on ne se battait jamais à la maison. On s’entend toujours bien, je ne pense pas que l’un va narguer l’autre. On serait plus du style à se souhaiter bonne chance pour le reste. C’est sûr que c’est à Noël qu’on va en parler plus, mais on n’ira pas trop loin », a expliqué Brian qui ne s’attend donc pas à recevoir un chandail du Rouge et Or comme cadeau de Noël s’il se retrouve dans le camp des perdants samedi.

 

L’histoire intrigante de ce duo de frères ne s’arrête pas là. Dans les années entourant leur naissance, leur père se déplaçait souvent pour des raisons professionnelles. Brian est donc né au Kenya tandis que Kean a vu le jour en Afrique du Sud. Les deux frères ont quitté le continent africain vers le Québec avec leur mère à la séparation de leurs parents. Ils n’étaient âgés que de deux ans et un an environ. Deux décennies plus tard, ils s’assurent encore de rendre visite à leur père au Rwanda durant la période estivale.

 

L’autre élément fascinant de leur récit concerne leurs habiletés. Si tout se déroule comme prévu, ils pourraient accéder à une carrière professionnelle dans quelques années. Ils seraient bien heureux d’accomplir leur objectif, mais ils ne peuvent expliquer d’où vient leur talent athlétique.

 

« On se questionne souvent là-dessus. Ça vient sûrement du fait qu’on jouait toujours dehors et qu’on touchait à tous les sports dans notre enfance à Laval », a raconté Brian en riant.

 

Peu importe l’explication derrière leurs aptitudes, Maciocia se réjouit de miser sur la moitié de l’équation.

 

« Je suis très satisfait de tout ce qu’il amène comme individu et comme joueur de football. C’est tout un leader, tu vois que c’est probablement un futur capitaine d’équipe. Déjà, il est bien respecté dans le vestiaire. Il a une très bonne tête de football, il comprend ce qui se passe. Il couvre beaucoup de terrain, il est très actif et il va s’imposer physiquement. Quand tu as de telles qualités, c’est sûr que tu peux accomplir de belles choses », a vanté Maciocia.

 

Qui sait, peut-être que leur destin leur permettra d’être réunis de nouveau pour l’étape professionnelle.

Le Rouge et Or s'attend à un match serré

 

Danny Maciocia s'attend à une autre guerre de tranchées

Universitaire jeudi, 9 nov. 2017. 16:58 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)

MONTRÉAL - L'entraîneur-chef des Carabins de l'Université de Montréal, Danny Maciocia, ne veut pas laisser un seul détail lui échapper dans sa préparation pour la finale de la Coupe Dunsmore face au Rouge et Or de l'Université Laval, samedi au stade Telus. Pour cette raison, Maciocia a décidé de fouiller dans les archives vidéos et de remonter jusqu'à la finale de 2013 pour peaufiner la préparation de son équipe.

« Je regardais comment (le Rouge et Or) s'alignait contre certaines formations, certains concepts à l'attaque, a raconté Maciocia jeudi lors d'une conférence de presse. En attaque, je suis allé de 2013 jusqu'aux deux derniers matchs cette saison. En défensive, j'ai regardé les deux dernières années, ce qu'ils font à l'attaque. »

«On parle beaucoup des situations qui peuvent arriver, à l'attaque, en défensive et sur les unités spéciales. On parle des tendances, même si des choses imprévues peuvent arriver. C'est impossible de tout couvrir en une semaine. »

Les Carabins et le Rouge et Or croiseront le fer en finale de la Coupe Dunsmore pour une cinquième année de suite, et une neuvième fois depuis 2004. Le Rouge et Or a eu le dessus six fois, dont en 2013 et en 2016. Les seuls succès des Carabins ont été obtenus en 2014 et 2015.

Cette saison, les Carabins (7-1) ont gagné le premier duel entre les deux équipes 21-16, en septembre, à Montréal. Le Rouge et Or (8-1) a eu sa revanche en l'emportant 22-0, en octobre, à Québec.

Maciocia a cependant rapidement voulu relativiser la défaite.

« On a eu six interceptions dans ce match-là et deux fois, ils ont ramené le ballon à la ligne de 13 et de 6. Et on a perdu seulement 22-0, a-t-il rappelé. Je ne pense pas qu'on va lancer six interceptions samedi. »

Maciocia ne s'attend pas non plus à voir son équipe concéder 213 verges en punition à son rival, comme ce fut le cas dans une victoire de 42-20 en demi-finale face aux Stingers de l'Université Concordia, samedi dernier.

« Ce sera un match émotif, mais on n'est pas fou, a souligné le joueur de ligne offensive Gustave Sylvestre. C'est un match avec un plus grand enjeu, avec une coupe en jeu. Personne ne veut être le gars qui se fait prendre pour une pénalité qui te coûte le match. »

Lors des quatre dernières finales que les deux équipes se sont partagées, le Rouge et Or a inscrit 59 points contre 58 du côté des Carabins. Encore une fois, Maciocia s'attend à un autre match serré, ce qui signifie que la guerre de tranchées entre les lignes offensives et défensives des deux formations sera clé lors de la rencontre.

« Je sais que le monde est peut-être écoeuré de m'entendre dire que c'est toujours la bataille de la ligne de mêlée et s'imagine que je n'ai rien d'autre à dire. Honnêtement, regardez le match et on se reparlera à 17h15 ou 17h30 samedi et dites-moi si on a gagné ou non la bataille de la ligne de mêlée », a-t-il rétorqué.

Le gagnant de la Coupe Dunsmore aura la mission de poursuivre l'hégémonie du Québec au niveau du football universitaire canadien. Depuis 2003, les représentants du Québec ont gagné neuf des 14 éditions de la finale de la Coupe Vanier. Le Rouge et Or a signé huit de ces neuf victoires, l'autre appartient aux Carabins, en 2014.

Avant cette étape, il y aura les demi-finales nationales. Le gagnant du Québec rendra visite à celui de l'Ouest canadien, les Dinos de l'Université de Calgary ou les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique, dans le cadre de la Coupe Mitchell. Dans l'autre portion du tableau, les Axemen de l'Université Acadia ont obtenu un billet pour la Coupe Uteck à la suite de la disqualification des Huskies de l'Université Saint Mary's en raison d'un problème d'admissibilité. Les Axemen accueilleront les champions de l'Ontario, les Mustangs de l'Université Western ou les Golden Hawks de l'Université Wilfrid-Laurier.

Le Rouge et Or accède à la Coupe Dunsmore avec un gain de 45-0

Universitaire samedi, 4 nov. 2017. 15:48

Vert et Or 0 - Rouge et Or 45 1:12

MONTRÉAL - Le Rouge et Or de l'Université Laval n'a fait qu'une bouchée du Vert et Or de l'Université Sherbrooke en demi-finales du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en football masculin, samedi après-midi, l'emportant aisément 45-0 au stade Telus.

Le quart Hugo Richard s'est signalé avec trois touchés au sol en première demie uniquement, en plus d'avoir complété une passe de touché de 60 verges vers Benoît Gagnon. Le porteur de ballon Vincent Alarie-Tardif a aussi inscrit un majeur en milieu de quatrième quart pour le Rouge et Or, qui a signé un troisième jeu blanc à ses cinq dernières rencontres.

De son côté, le botteur David Côté a réussi deux placements et ses cinq tentatives de transformation.

La défense du Rouge et Or s'est aussi signalée avec deux touchés de sûreté.

La formation de Québec menait déjà 28-0 à la mi-temps contre le Vert et Or (2-6). Et ça ne s'est pas replacé en deuxième demie pour les visiteurs.

Les Sherbrookois ont concédé un touché de sûreté vers la fin du troisième quart pour creuser l'écart à 30-0, puis Côté a réussi un placement de 28 verges à 12:49 du quatrième quart.

Alarie-Tardif a ensuite effectué une course de cinq verges jusque dans la zone payante à 6:42, puis après un autre touché de sûreté, Côté a ajouté un placement de 16 verges qui portait la marque à 45-0.

Le Rouge et Or (7-1) aura rendez-vous en finale samedi prochain avec l'équipe gagnante du duel entre les Carabins de l'Université de Montréal et les Stingers de l'Université de Concordia, qui est toujours en cours au CEPSUM.

La formation de l'entraîneur Glen Constantin tentera alors de remporter la Coupe Dunsmore, remise à l'équipe championne du RSEQ, pour une deuxième année consécutive. Si elle y parvient, il s'agira de son 14e titre québécois.

Les Carabins maîtrisent les Stingers et rejoignent le Rouge et Or en finale de la Coupe Dunsmore

Universitaire samedi, 4 nov. 2017. 17:26

Stingers 20 - Carabins 42 1:01

Les demi-finales du football universitaire québécois n'auront réservé aucune surprise, samedi après-midi.

Après la victoire du Rouge et Or face au Vert & Or de l'Université de Sherbrooke, ce fut ensuite au tour des Carabins de l'Unviersité de Montréal d'obtenir leur billet pour la Coupe Dunsmore en s'imposant au compte de 42-20 sur les Stingers de Concordia.

Le quart des Carabins (7-1) Samuel Caron a lancé des passes de touché de 63 verges à Louis-Mathieu Normandin et de six verges à Regis Cibasu, en plus de lui-même inscrire un majeur sur une course de deux verges. Guillaume Paquet a atteint la zone des buts sur un sprint de 31 verges lors d'un troisième essai et deux verges à franchir.

« Nous avons bien fait au sol, a noté Caron, alors que les Carabins ont terminé la rencontre avec 235 verges de gains par la course. Notre ligne offensive a été dominante et nos receveurs ont bien bloqué. C'est ce qu'il faut en éliminatoires. Quand il fait froid, il faut être bon au sol. »

Alors que les Carabins menaient déjà 26-7 au troisième quart, Jordan Perrin a réussi un retour d'interception de 80 verges, portant un dur coup au moral des Stingers.

Le botteur des Bleus Michael Arpin a réussi un placement de 28 verges, tandis que les Stingers ont concédé deux touchés de sûreté.

Les Stingers (3-5) étaient privés de leur quart partant Trenton Miller, toujours ennuyé par une commotion cérébrale. Adam Vance l'a remplacé derrière le centre, mais il a rarement permis aux siens de menacer avant de quitter tôt au quatrième quart après avoir encaissé de nombreux coups.

Vance a lancé une passe de touché de 42 verges à Jarryd Taylor au premier quart, mais la défensive des Carabins a plus souvent qu'autrement limité les Stingers à de courts gains. Jean-Guy Rimpel a inscrit des majeurs sur des courses d'une et de deux verges dans une cause perdante au quatrième quart.

Rimpel a été limité à 43 verges de gains sur 17 courses.

« C'est là que le match se jouait, contre leur porteur de ballon et leur ligne offensive, a noté l'entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia. Nous avons gagné la bataille de la ligne de mêlée des deux côtés du ballon. »

Maciocia était moins heureux de l'indiscipline affichée par sa troupe. Les Carabins ont été punis 23 fois, concédant 213 verges aux Stingers.

« Il va falloir trouver une façon de limiter les punitions", a-t-il reconnu avant d'ajouter que "la bonne nouvelle, c'est qu'on les a toutes sorties. Il ne doit plus nous en rester! »

L'UdeM et l'Université Laval croiseront le fer samedi prochain au PEPS, à Québec, pour déterminer quelle formation québécoise participera à la demi-finale canadienne.

Les Carabins ne feront pas l'erreur de sous estimer les Stingers

Universitaire jeudi, 2 nov. 2017. 15:02 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

MONTRÉAL - Même ceux qui ne suivent pas le football universitaire québécois savent que les deux puissances du RSEQ sont le Rouge et Or de l'Université Laval et les Carabins de l'Université de Montréal. Ces derniers portent toutefois leur attention sur les Stingers de Concordia, pour l'instant.

Car avant de penser à un éventuel affrontement contre leurs rivaux de Québec, les Carabins devront prendre la mesure des Stingers, samedi, dans la deuxième demi-finale québécoise. Danny Maciocia et son équipe d'entraîneurs se sont assurés de faire passer le message.

« Oui, il y a un danger. Nous l'avons vécu ici en 2012 contre Sherbrooke. Nous avions une avance de 17 ou 19 points il me semble, et nous avons perdu par 15 ou 17 points, s'est rappelé l'entraîneur-chef des Carabins. La beauté dans tout cela, c'est qu'on a Gabriel Cousineau, Byron Archambeault, Marc Glaude, Philip Enchill, Nicholas Narbonne-Bourque : tous des entraîneurs qui sont avec nous actuellement qui ont vécu ce match.

« Parfois, je fais référence à 2012 et je leur demande de parler de cette expérience-là comme ancien joueur. Je pense que nos joueurs réalisent qu'il ne faut rien tenir pour acquis. On a un match à jouer, contre un adversaire très important, qui va être complètement différent de celui qu'on a vu dans la première semaine du calendrier. Il faut qu'on soit la meilleure équipe pendant trois heures de temps, samedi. »

« C'est certain que c'est le plus grand danger, a renchéri le secondeur intérieur Brian Harelimana. Il faut penser une semaine à la fois. D'abord Concordia, on verra après. Toute notre concentration est sur cette semaine, on ne pense ni à Laval, ni à Sherbrooke. En matchs éliminatoires, ç'a été prouvé que si tu te présentes, tu peux gagner le match, alors il faut venir jouer au football. »

Les Carabins (6-1) affronteront des Stingers (3-4) bien différents lors de cette première semaine éliminatoire. À commencer au poste de quart: Trenton Miller, victime d'une commotion cérébrale plus tôt cette saison, ne devrait pas jouer cette rencontre, même si le département de communications de Concordia n'a pas voulu le confirmer. Mais ça ne veut pas dire que les Stingers seront démunis pour autant en attaque: les Carabins devront se méfier de Jean Guy-Rimpel.

« C'est le meilleur porteur de ballon au Québec présentement, a indiqué Maciocia. Il ne s'en vient pas ici pour bloquer. Il faudra dominer la ligne de mêlée et les limiter à de courts premiers essais. Comme ça, ils se retrouveront en situation de deuxième et long. »

« C'est certain qu'ils vont miser à fond sur le jeu au sol, a souligné Harelimana. Nous devrons être prêts. »

Pendant que ce duel sera disputé à 14 h au CEPSUM, le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke (2-6) disputera la victoire au Rouge et Or (7-1).

Football du RSEQ : les étoiles dévoilées

Universitaire jeudi, 2 nov. 2017. 10:14 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Yves Longpré)

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a dévoilé jeudi la composition des équipes d'étoiles du football universitaire, au sein desquelles se rerouvent notamment 10 joueurs du Rouge et Or de l'Université Laval et 9 autres des Carabins de l'Université de Montréal.

C’est par un vote des entraîneurs et du commissaire que les plus méritants furent sélectionnés. Le dévoilement des honneurs individuels se fera le vendredi 10 novembre, une journée avant la tenue de la finale de la Coupe Dunsmore.

Voici la liste des joueurs sélectionnés : 

Attaque
Gustave Sylvestre – MONTRÉAL – BLOQUEUR
Maurice Simba – CONCORDIA – BLOQUEUR
Samuel Thomassin – LAVAL – GARDE
Antoine Demers – SHERBROOKE – GARDE
Francis Lapointe – SHERBROOKE – CENTRE
Guillaume Paquet – MONTRÉAL – RECEVEUR
Jeremy Sauvageau – McGILL – RECEVEUR
Louis-Mathieu Normandin – MONTRÉAL – RECEVEUR 
Jonathan Breton-Robert – LAVAL – RECEVEUR
Simon Gingras-Gagnon – LAVAL – CA-HYBRIDE *
Jean-Guy Rimpel – CONCORDIA – DEMI OFFENSIF *
Hugo Richard – LAVAL – QUART-ARRIÈRE *
 
Défense
Mathieu Betts – LAVAL – AILIER DÉFENSIF
Jonathan Boissonneault-Glaou – MONTRÉAL – AILIER DÉFENSIF
Vincent Desjardins – LAVAL – BLOQUEUR
Andrew Seinet-Spaulding – McGILL – BLOQUEUR
Mickael Côté –CONCORDIA – SECONDEUR
Brian Harelimana – MONTRÉAL – SECONDEUR
Adam Auclair – LAVAL – SEC. SAM *
Gabriel Ouellet – LAVAL – DEMI DÉFENSIF
Marc-Antoine Dequoy – MONTRÉAL – DEMI DÉFENSIF
Khadeem Pierre – CONCORDIA – DEMI DE COIN *
Jordan Perrin – MONTRÉAL – DEMI DE COIN
François Hamel – MONTRÉAL – MARAUDEUR
 
Unités spéciales
Félix Ménard-Brière – MONTRÉAL – BOTTEUR DÉGAGEMENT
David Côté – LAVAL – BOTTEUR DE PRÉCISION
Antony Dufour – LAVAL – RETOUR DE BOTTÉS

Jacques Dussault honoré par les Carabins

Universitaire vendredi, 27 oct. 2017. 12:44 Jacques Dussault
Jacques Dussault (Source d'image:Carabins de l'Université de Montréal)

Le programme de sport d’excellence de l’Université de Montréal et son équipe de football des Carabins rendront hommage à Jacques Dussault avant le match opposant les Bleus aux Redmen de McGill demain, samedi, à 14 h au CEPSUM.

Celui qu’on surnomme affectueusement « Le Coach » a récemment annoncé sa retraite du football après une carrière de plus de 40 ans comme entraîneur et analyste dans différents médias. Il a été le premier entraîneur-chef des Carabins à leur retour en football après 30 ans d’absence, de 2002 à 2005. Il a ainsi été au cœur de la mise en place des fondations de l’un des plus réputées programmes de football universitaire au pays.

« Jacques, c’est un bâtisseur. Quand on construit et qu’on part de nulle part, ça prend des gens qui sont prêts à payer en termes d’énergie et de temps de travail, explique la directrice du sport d’excellence à l’UdeM Manon Simard. Il a donné une partie de lui-même dans ce projet énorme, et on est privilégié de l’avoir eu chez les Carabins. »

« C’est un pionnier dans le monde du football, mentionne son ancien collègue et actuel entraîneur-chef des Bleus, Danny Maciocia. Il a eu un grand impact dans ma vie personnelle et professionnelle, et je ne suis pas le seul. Si j’ai eu la chance de percer dans ce domaine-là, c’est beaucoup grâce à lui, et je ne m’en cache pas. »

« Quand on parle de Temple de la renommée du sport au Québec, on doit immédiatement penser à Jacques Dussault, ajoute-t-il. Il a ouvert la porte à beaucoup de jeunes entraîneurs qui en font maintenant une vie. »

Les partisans des Bleus auront la chance de le saluer pour la première fois depuis la saison 2005, lui qui sera présent sur le terrain pour une cérémonie qui aura lieu quelques minutes avant le botté d’envoi.

Après des débuts modestes, Dussault a mené l’UdeM vers une progression remarquable et une fiche de huit victoires contre aucun revers lors de la saison 2004. « Il ne faut pas oublier que la troisième année de Jacques a été une saison parfaite, ce n’est pas rien!, précise Simard. On recrutait des jeunes qui avaient simplement l’air athlétique dans un gymnase trois ans plus tôt afin de mettre une équipe sur pied. »

Reconnu comme un éducateur, Jacques Dussault a exercé ses fonctions autant chez les amateurs que chez les professionnels, avec les Alouettes et les Concordes de Montréal, dans des universités tant canadiennes qu’américaines, et même en Europe. Il a également été le seul et unique entraîneur-chef de la défunte Machine de Montréal qui a joué au sein de la Ligue mondiale. Une feuille de route plus que chargée qui a eu une grande influence sur de nombreux joueurs, entraîneurs et amateurs de football.

La carrière d’entraîneur de Jacques Dussault en bref

Année(s) Employeur Poste
2011-2013 Académie Les Estacades de Trois-Rivières

Coordonnateur du programme de football et entraîneur-chef juvénile AAA

2009 Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal Entraîneur-chef
2008 Jaguars de l'école secondaire Jean Grou Coordonnateur offensif et des unités spéciales
2006-2008 École de football Bruno Heppell Entraîneur
2001-2005 Carabins de l'Université de Montréal Entraîneur-chef
1997-2000 Alouettes de Montréal

Entraîneur-chef adjoint, entraîneur de la ligne défensive et des unités spéciales

1996 Iron Mask de Cannes (1re division) Entraîneur-chef
1995-1996 Équipe Québec des 19 ans et moins Entraîneur-chef
1993-1994 Cougars de St-Léonard (Junior) Coordonnateur défensif
1992 Redmen de l'Université McGill Entraîneur des receveurs
1990-1992 Machine de Montréal (Ligue mondiale) Entraîneur-chef
1988-1990 Mounties de l'Université Mount Allison Entraîneur-chef
1986-1988 Axemen de l'Université Acadia Coordonnateur défensif et des unités spéciales
1986 Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal Coordonnateur défensif et des unités spéciales
1981-1985 Alouettes et Concordes de Montréal Entraîneur de la ligne défensive, des unités spéciales et de la musculation
1979-1980 Albany State Entraîneur de la ligne défensive
1978-1979 Patriotes de l'UQTR Coordonateur défensif
1977 École secondaire Katimavik (Québec) Entraîneur
1975 École secondaire Napoléon Courtemanche (Pointe-aux Trembles) Entraîneur

Au cours de sa carrière d’entraîneur, il a également été invité à participer à six camps d’entraînement de la NFL (Eagles de Philadelphie, Bills de Buffalo, Giants de New York, Jets de New York, Steelers de Pittsburgh et Browns de Cleveland) ainsi qu’à plusieurs autres incluant l’Université Michigan State et l’Université de Boston. Il a également enseigné aux niveaux primaire, secondaire et universitaire.

L'annulation du match entre les Carabins et les Stingers est maintenue

Universitaire mercredi, 18 oct. 2017. 11:00 Carabins
Les Carabins (Source d'image:Christian L-Dufresne)

Malgré des demandes d'appel de trois équipes, le match entre les Stingers de Concordia et les Carabins de l'Université de Montréal, annulé en raison des symptômes de gastro-entérite, ne sera pas disputé.

 

Après révision d’un comité d’appel indépendant, l'annulation est maintenue, a annoncé la RSEQ mercredi par voie de communiqué. Le Vert & Or de l’Université Sherbrooke, les Stingers et les Carabins avaient placé des demandes d’appel. 

 

La décision du commissaire de la ligue de football universitaire avait été émise après l’audition des deux parties concernées. Selon le réseau, il s’agissait d’un cas de force majeure et que cela répondait aux critères prévus par les règles quant à l’annulation d’une partie.

 

« Après délibération, le comité d’appel indépendant signale que la décision initiale prise par le RSEQ était raisonnable, car le commissaire de la ligue de football universitaire s’appuyait sur des faits légitimes et qu’elle était bien fondée en faits et en droit. Par conséquent, les demandes d’appel émises ont été rejetées et ce jugement du comité d’appel indépendant est final et sans appel », précise la RSEQ dans un communiqué.

 

Puisque la décision du comité d’appel indépendant ne modifie pas celle du réseau, le classement final de la saison régulière sera toujours déterminé par le calcul du coefficient entre le total de matchs gagnés et le total de matchs disputés. Advenant une égalité au classement, le bris d’égalité actuel s’applique tel quel.

 

Concordia et Montréal voient donc leur calendrier écourté officiellement à sept matchs.

 

En réaction, la direction des Carabins s'est dite en « désaccord » avec l'annulation du match et a indiqué par communiqué qu'elle réflichira à la situation afin d'évaluer ses options.

 

 

 

 

Perspective juridique sur le dossier de Kevin Kwasny

Universitaire mercredi, 11 oct. 2017. 13:26 Gaiters Bishop's
(Source d'image:RDS)
Marianne Saroli

Le 10 septembre 2011, le footballer des Gaiters de l’Université Bishop’s, Kevin Kwasny a subi un hématome cérébral lors d’une partie contre les Stingers de Concordia. Kwasny prétend que l'entraîneur l’aurait forcé à retourner au jeu après qu’il lui ait mentionné avoir mal à la tête. Subséquemment, il a subi une seconde blessure qui a provoqué une hémorragie cérébrale. Il vit désormais avec des dommages permanents au cerveau, a perdu l'usage du côté droit de son corps et doit être complètement pris en charge. En septembre 2013, sa famille a déposé une poursuite de 7,5 millions contre l’Université Bishop’s. Pour couvrir les soins médicaux depuis l’accident, le montant a été majoré à 9,3 millions en 2014 et à 13,7 millions en 2017. Le procès devait débuter le 5 octobre 2017, mais une entente à l'amiable est intervenue entre les parties.

Responsabilité civile

Sa famille avait intenté une poursuite alléguant que l’entraîneur aurait obligé Kwasny à jouer au moment où il présentait des symptômes de commotion cérébrale. De là, l'essence même du débat, car il est difficile de connaître la teneur exacte de la conversation qui a eu lieu entre Kwasny et son entraîneur préalablement à l’accident. Qu'est-ce qu’il a réellement dit à son entraîneur et comment a-t-il réellement réagi face à cette situation? A-t-il vraiment insisté? Si oui, quel était son niveau d'insistance?

Incontestablement, les préjudices subis par Kevin Kwasny sont bien réels, mais encore faut-il démontrer l’existence d’une faute et d’un lien de causalité pour établir la responsabilité de l'Université Bishop. La responsabilité de l'Université ne peut être encourue que s’il est possible de démontrer qu’elle a commis un manquement à ses obligations. Mais quelle est l’étendue de ses obligations face aux joueurs? Elle a une obligation générale de prudence et de diligence dans l'information et la surveillance qu'elle procure à ses joueurs afin de sauvegarder leur sécurité et leur santé. Cette obligation commande notamment à l'Université de prendre les précautions nécessaires pour prévenir les accidents, mais au surplus d'assurer le respect par les joueurs des mesures de sécurité et des règles de conduite sur le terrain.

Ceci étant, il peut y avoir un partage de responsabilité sachant que le football est un sport violent et que l'athlète doit le pratiquer en toute connaissance de cause. En acceptant de se livrer à ce sport, le joueur accepte de facto les risques de blessures et d'accidents y reliés. En l’espèce, il aurait fallu démontrer que Kwasny avait volontairement accepté de s’adonner à une activité comportant des risques et que la nature et l'intensité de ces risques lui avaient été préalablement divulguées. Pour l'Université, la preuve que les instructions ont été transmises au joueur sur la manière de jouer et que les mesures de sécurité appropriées ont été prises pour prévenir les accidents aurait pu être suffisamment satisfaisante pour exonérer sa responsabilité.

Pourquoi avoir réglé hors cour?

Il est courant dans les affaires civiles que les parties s’engagent dans des pourparlers avant le procès. La certitude de règlement est souvent préférable à l'incertitude d'un procès. La famille de Kwasny peut réclamer et obtenir des dommages-intérêts de la part de l’Université dans la mesure où elle a commis une faute. Ici, il s'agissait d'un dossier très factuel et le débat sur la responsabilité en était davantage un sur la crédibilité des témoins. Chacune des parties avait sa propre version des faits et si le procès avait eu lieu, le tribunal aurait eu à se pencher sur les normes que devait respecter l’Université eu égard au comportement du joueur. Or, même s’il avait été possible de prouver la faute de l’Université lors de l’audition, il n’y avait néanmoins aucune certitude quant au montant que Kwasny aurait eu droit. Le tribunal aurait pu accorder un montant inférieur à ce qui était demandé par Kwasny ou encore un montant inférieur à ce qui était offert par l’Université lors des négociations. Une poursuite n’est pas toujours synonyme de victoire et son résultat est souvent incertain. Une entente hors cour a ses avantages, car un procès engendre des délais et de nombreux coûts.

Comment calculer le quantum des dommages subis par Kevin Kwasny?

Dans le cadre de ce règlement, un montant compensatoire a été offert à Kwasny, lequel est toutefois confidentiel. Cela dit, il est possible d’évaluer hypothétiquement les dommages compensés, sans pour autant établir un montant fixe ou la teneur du règlement. Nous ferons l’exercice de suggérer les dommages qui auraient pu faire l'objet d'une indemnisation dans cette entente, lesquels ne sont que spéculatifs.

D'abord, ce montant aurait pu comprendre la perte de capacité de gains qui s’évalue à partir de ses revenus en dépit de l'accident en tenant compte de l’âge de Kwasny à ce moment précis, de sa situation antérieure quant à ses habitudes de vie et à son occupation. Ce montant aurait pu aussi couvrir la perte de gains futurs. En l’espèce, Kwasny avait 22 ans au moment de l’accident et un avenir prometteur. Il complétait des études universitaires et rêvait de jouer dans la LCF. Toutefois, il a été mentionné que, 6 ans après l'accident, Kwasny souffre toujours de symptômes relatifs à sa commotion cérébrale. En raison de ses problèmes cognitifs découlant directement de sa commotion cérébrale, il n’est pas fonctionnel sur le marché du travail. Comme les gains futurs suivant sa carrière au football et ses études universitaires ont été considérablement compromis, un montant à cet effet aurait pu être comptabilisé dans le règlement. De surcroît, l’entente aurait probablement garanti le paiement de ses frais juridiques partiels ou complets en plus du remboursement des frais engagés pour les soins et les médicaments. Par ailleurs, les préjudices non pécuniaires subis par Kwasny tels que la perte de jouissance de la vie, les inconvénients, les souffrances physiques ou morales, auraient pu être compilés dans la compensation. Sans oublier qu'un montant pour atteinte à son intégrité physique aurait pu être inclus dans cette entente, lequel est normalement établi par expertise médicale en vue de fixer en pourcentage des indices objectifs sur la gravité des blessures et des limitations subies.

Bien entendu, la question du montant des dommages est complexe et nécessite la preuve d'experts. Les deux parties avaient probablement des positions très différentes de ce que constitue une compensation appropriée dans les circonstances. Or, dans la mesure où il y a une entente, elle devrait normalement être conclue à l’entière satisfaction des deux parties. Il importe toutefois de mentionner qu’une entente ne contient aucune admission quelconque de responsabilité de la part de l’Université Bishop’s et que ses modalités sont confidentielles.

Le Rouge et Or est implacable et l'emporte 46-15 à Sherbrooke

Universitaire samedi, 7 oct. 2017. 18:54

Rouge et Or 46 - Vert et Or 15 0:51

QUÉBEC – L’équipe de football Rouge et Or a obtenu une solide contribution dans toutes les phases de jeu samedi après-midi à Sherbrooke, en route vers un gain de 46-15 sur le Vert & Or.

 

Laval (5-1) a profité de deux revirements de Sherbrooke (1-5) tôt au premier quart pour s’inscrire au pointage et n’a plus jamais regardé derrière par la suite. Christopher Amoah en a profité pour connaître son meilleur match de la saison avec des gains de 180 verges en 21 portées, tandis qu’Hugo Richard a marqué deux touchés au sol, dont un sur une course de 49 verges. Antony Dufour a pour sa part brisé sa propre marque d’équipe du plus long retour de botté d’envoi à l’aide d’un majeur de 104 verges.

 

« On voulait rétablir l’équilibre dans notre attaque et on l’a fait aujourd’hui », disait après la rencontre l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin, faisant référence aux 323 verges de gains au sol accumulées par sa troupe face au Vert & Or. « Défensivement, notre unité n’a donné que trois points, le reste étant des touchés de sûreté ou encore provenant des unités spéciales. Sur ce dernier point, on s’est fait un peu dominer. On a marqué un touché, mais on a encore des choses à travailler », a-t-il ajouté.

 

Christopher Amoah a quant à lui rendu hommage à ses coéquipiers pour expliquer son explosion. « Quand la ligne offensive est capable de me créer des trous pour que je puisse les prendre, c’est sûr que ça aide ma journée. » Était-il inquiet de la tiède prestation de l’attaque au sol depuis le début de la saison? « Notre but est de progresser d’une semaine à l’autre, comme on l’a fait cette semaine au sol, pour ultimement frapper notre peak au bon moment. Je crois qu’on est dans la bonne direction actuellement », a déclaré Amoah.

 

Des revirements et de l’opportunisme

 

Laval a amorcé la rencontre sur les chapeaux de roues, Nicolas Viens récupérant un échappé de Keith Sanscartier du Vert & Or sur le botté d’envoi. Le Rouge et Or a capitalisé sur ce revirement grâce à un placement de 30 verges de David Côté. Sherbrooke a fait un autre cadeau aux Lavallois dès leur troisième séquence à l’attaque. Celui qui avait provoqué le premier échappé, Dan Basambombo, a récupéré celui de Gabriel Polan au 19 du Vert & Or. Laval n’a eu besoin que d’un jeu pour trouver la zone des buts, mais c’en était tout un. Hugo Richard a fait une latérale à Christian Dallaire, qui a repéré Alexandre Savard fin seul pour le majeur. Après transformation, c’était 10-0. David Côté a ajouté un second placement, sur 17 verges, avant la fin du premier quart, qui s’est conclu avec une avance de 13-0 pour le Rouge et Or.

 

Une avance qui s’est accentuée dès le premier jeu du deuxième quart. Hugo Richard a détalé sur 49 verges pour marquer un touché et porter la marque à 20-0. Sherbrooke s’est finalement inscrit au pointage à mi-chemin dans l’engagement, grâce à un placement de 39 verges. Laval a répliqué avec le troisième placement du match de David Côté, sur 21 verges, avant de frapper un grand coup avec moins d’une minute à faire. Au terme d’une séquence où Benoit Gagnon-Brousseau a capté des passes de 14 et 33 verges, Richard a complété le travail avec ses jambes pour son deuxième majeur du deuxième quart sur une course de deux verges. À la demie, c’était 30 à 3 en faveur du Rouge et Or.

 

Pas de répit pour le Vert & Or au retour du vestiaire
 

Le Rouge et Or n’a pas perdu de temps après la pause, Antony Dufour retournant le botté d’envoi sur 104 verges pour le majeur. Dufour battait ainsi son propre record d’équipe du plus long retour de botté d’envoi, qui était auparavant de 102 verges. Ce fut l’action la plus percutante du troisième quart, qui a aussi été ponctué d’un touché de sûreté de chaque côté et d’un placement du Vert & Or. À l’aube du quatrième quart, c’était 37-8 Laval.

 

Après un touché de sûreté alloué par le Vert & Or qui portait la marque 39-8 au début du quatrième engagement, William Robitaille a réalisé le coup d’éclat de la journée chez les perdants, un retour de botté de dégagement de 86 verges pour un touché. Dans la dernière minute du match, le porteur de ballon recrue Luca Perrier est venu mettre la touche finale avec un majeur sur une course de 15 verges qui a fait 46-15 Laval.

Le Rouge et Or profitera maintenant d’une semaine de congé, sa deuxième de la campagne, et pourra ainsi peaufiner sa préparation en vue du duel au sommet le samedi 21 octobre à 14 h contre les Carabins de l'Université de Montréal (4-0) au Stade TELUS-Université Laval.

Les commotions cérébrales au coeur des préoccupations au football universitaire

Universitaire mardi, 3 oct. 2017. 17:25 Trenton Miller
Trenton Miller (Source d'image:photo tirée de Facebook)

Frappé durement par Gabriel Ouellet le 23 septembre dernier, Trenton Miller a publié sur son compte Facebook une vidéo qui a fait réagir bien des gens.

La notion de commotion cérébrale est un sujet de plus en plus présent dans le monde du sport. Ses effets néfastes et les façons d'en déceler une sont aujourd'hui bien mieux connus. Le quart des Stingers de Concordia s'est servi de sa mésaventure pour tenter de sensibiliser davantage la ligue et le monde du football.

« Je ne voulais pas parler nécessairement de ma situation en particulier, explique Miller. Le but était de promouvoir la sécurité des joueurs de football au Québec. »

«Comment  peut-on aborder la sécurité de façon plus efficace ? C'est une priorité chez nous, elle va demeurer, explique le président et directeur général du RSEQ, Gustave Roel. Il faut comprendre à la base que ce sont des étudiants-athlètes de très haut niveau qui doivent être assis à l'école pour être capables de continuer à performer. C'est une préoccupation très importante pour nous. »

Le Rouge et Or n'a pas voulu commenter les incidents du 23 septembre, impliquant également Kevin McGee et James Tyrell. Par ailleurs, d’autres formations ont été interrogées à savoir si l'enseignement du football au Québec avait changé au fil des ans, en raison des nombreuses commotions.

« Ç’a changé complètement! Il ne faut pas oublier que le football a évolué sur le terrain, mentionne l’entraîneur des Carabins, Danny Maciocia. C'est important comme entraîneur, que nous apprenions de nouvelles méthodes pour plaquer. »

 « On s'améliore dans nos efforts d'éduquer nos jeunes, soutient pour sa part l’entraîneur des Redmen de McGill, Ronald Hilaire. Ils s'améliorent aussi à exécuter ce qu'on leur éduque. »

« Tu peux aller chercher un gros plaqué. Tu peux t'imposer physiquement sans utiliser ta tête, ça se voit », souligne Maciocia.

 « On a changé le plaqué. On adopte le Hawk tackle qui a commencé beaucoup dans le rugby et que les Seahawks de Seattle ont mis de l'avant dans la NFL avec des vidéos, explique Hilaire. On se pratique beaucoup à faire ce genre de plaqué pour retirer la tête comme point de contact, que ce soit pour nos propres joueurs ou l'adversaire. On plaque un peu différemment. »

Malgré tous les enseignements, il est évident qu’il y aura encore des coups à la tête qui vont survenir. L’objectif est de diminuer la quantité de ces plaqués.

 « À la vitesse que ça se passe, éviter que ça se produise du tout, c'est quasiment impossible », conclut Hilaire.

De son côté, Maciocia questionne le protocole à passer pour déceler une commotion. Miller avait disputé quelques jeux après son contact face au Rouge et Or.

Le Rouge et Or a eu chaud face aux Stingers, l'emportant 12 à 8

Universitaire dimanche, 24 sept. 2017. 17:18

Stingers 8 - Rouge et Or 12 1:04

QUÉBEC - Chauffé par des Stingers de Concordia gonflés à bloc, le Rouge et Or a tenu bon dimanche après-midi au Stade TELUS, l’emportant par la marque de 12 à 8.

Laval prend ainsi temporairement l’exclusivité du deuxième rang de la ligue universitaire du RSEQ en vertu d’une fiche de trois victoires et une défaite. Les Stingers (2-2) glissent pour leur part en troisième position.

Devant 12 957 spectateurs qui ont bravé une chaleur suffocante, le Rouge et Or a connu quelques pépins face à une formation prête à relever le défi, Concordia n’ayant pas battu Laval depuis 2003.

« Ça a été un très bon défi, il faut donner le crédit à Concordia, qui a disputé un match inspiré. Ils sont arrivés ici prêts, contrairement à nous. On a subi des séquelles de la semaine de pause. C’est venu nous hanter », disait l’entraîneur-chef des Rouges Glen Constantin.

Le pilote lavallois notait particulièrement les ennuis à conserver le ballon en offensive. « On a eu de la difficulté à s’établir offensivement. Concordia a dominé notre ligne à l’attaque. On doit bien faire sur les trois phases de jeu, mais ça n’a pas été le cas aujourd’hui », s’est désolé Constantin, qui donnait en exemple le temps de possession en première demie, largement en faveur des Abeilles.

Le patron du Rouge et Or n’était pas non plus entièrement satisfait de l’unité défensive, bien qu’elle n’ait accordé que peu de points aux visiteurs. Les Stingers ont tout de même parcouru 438 verges, contre 293 pour Laval.

« On est content de ne pas avoir donné de touchés, mais on a laissé trop de verges. On doit resserrer nos couvertures », a analysé Constantin.

Bas pointage

Après avoir concédé un touché de sûreté à leur première série offensive, les Stingers semblaient sur une lancée en attaque à leur seconde possession. C’était avant que Kevin McGee n’intercepte une longue passe de Trenton Miller, larcin qu’il ramenait pour un majeur. Le jeu était cependant rappelé en raison d’une pénalité, mais Laval conservait la possession.

Ce n’était que partie remise pour les Lavallois qui, à peine trois jeux plus tard, trouvaient la zone des buts sur une passe de cinq verges de Hugo Richard à Simon Gingras-Gagnon. Au milieu du premier quart, Laval était devant 9-0.

C’était au tour des Rouges d’accorder un touché de sûreté au début du second engagement. Puis, Concordia y allait d’un placement de 28 verges qui ramenait l’écart à seulement quatre points à la demie, à 9-5 en faveur du Rouge et Or.

L’offensive des locaux démarrait bien la seconde mi-temps, mais ne parvenait pas à se rendre jusque dans la zone payante. Laval ajoutait tout de même trois points sur un placement de 11 verges de David Côté qui faisait 12-5.

Les Stingers allaient perdre leur quart-arrière partant au début du quatrième quart, Trenton Miller s’étant fait accueillir solidement par Gabriel Ouellet sur une longue course en fin de troisième engagement. Le joueur par excellence du RSEQ en 2015 était sonné, et il ne pouvait demeurer dans la rencontre.

La marque demeurait tout de même inchangée jusqu’à tard au quatrième quart lorsqu’Andrew Stevens réussissait un botté de précision de 20 verges pour ramener les Abeilles à quatre points.

Concordia y allait d’une dernière poussée en fin de rencontre, sauf que la défensive lavalloise résistait à nouveau, permettant ainsi au Rouge et Or de remporter une 28e victoire d’affilée sur les Stingers.

La défense des Carabins aux commandes à McGill

Universitaire vendredi, 22 sept. 2017. 22:49

Carabins 16 - Redmen 3 0:27

MONTRÉAL - L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal l’a remporté face aux Redmen de McGill par la marque de 16-3, vendredi soir, au Stade Percival-Molson. Menés par la défensive, les hommes de Danny Maciocia ont dû trimer dur lors d’une rencontre chaudement disputée et se dirigent maintenant vers leur semaine de congé avec une fiche parfaite de quatre victoires contre aucun revers.

« On s’est compliqué la vie par moments ce soir, a dit Maciocia au terme de la rencontre. Nous avons appris une chose importante : on a beaucoup de travail devant nous ! La pause va faire du bien à toute l’équipe et je n’ai aucun doute que nos joueurs reviendront en grande forme pour la deuxième moitié de saison. On a les éléments en place, il faudra juste corriger certains aspects afin de compter sur les trois facettes du jeu », a ajouté celui qui était privé de plusieurs éléments, particulièrement en attaque, en raison de blessures.

La défensive des Carabins a contrôlé l’allure de la première demie en réalisant trois interceptions, dont une ramenée pour un touché. Après avoir vu Allan Lambert (Études cinématographiques) créer le revirement, Marc-Antoine Dequoy (Informatique) l’a imité à deux reprises et s’est même permis d’inscrire le seul majeur du match, ce grâce à un retour de 66 verges jusque dans la zone des buts adverse. 

« On a connu un bon match en défense, j’ai été mis dans des situations pour faire des jeux et je suis très content d’avoir pu les réaliser, a dit Dequoy. Quand le ballon arrive, ça devient juste une question de mettre la main dessus et ça a bien fonctionné ce soir. »

Le spécialiste Félix Ménard-Brière (Architecture du paysage) a également été un élément clé d’entrée de jeu, effectuant plusieurs bottés de dégagement dotés d’une précision chirurgicale. Les Redmen se sont souvent retrouvés acculés au pied du mur et ont offert trois touchés de sûreté aux représentants de l’UdeM. Après deux quarts de jeu, les Carabins détenaient l’avance 13 à 0.

Le brio de Ménard-Brière s’est poursuivi au retour du vestiaire alors que le vétéran des Bleus a de nouveau refoulé ses adversaires à la porte de leur zone des buts. Le front défensif des Carabins est resté tout aussi étanche afin de forcer les Redmen à leur offrir un quatrième touché de sûreté.

« J’essaie de faire ma part du mieux que je peux et je suis content que ça ait eu un impact sur le match ce soir, a dit Ménard-Brière. Après un premier camp chez les professionnels, j’ai encore plus confiance en mes moyens et je peux compter sur mon expérience pour aider mes coéquipiers. »

Suite à un revirement créé par les Redmen à la toute fin du troisième quart, les locaux sont parvenus à s’inscrire à la marque grâce à un placement de 27 verges de Findley Brown. C’est tout ce que la forteresse de l’UdeM a offert durant la rencontre, une autre belle performance signée par la troupe du coordonnateur défensif Paul Eddy Saint-Vilien.

Dans la victoire, le quart-arrière des Bleus Samuel Caron (Génie civil, Polytechnique) a complété 19 de ses 28 tentatives pour des gains de 159 verges et une interception. Son opposant Frédéric Paquette-Perreault a terminé la rencontre avec 31 passes complétées sur 46, 343 verges et trois interceptions. Will Altema (Gestion appliquée en police et sécurité / Créativité et innovation) a pour sa part connu une bonne joute au sol en accumulant 104 verges sur 13 portées, bon pour une moyenne de huit verges par course.

Les gros canons en défensive se sont levés du côté des Carabins. Brian Harelimana (Arts et sciences) a emmagasiné neuf plaqués tandis que son collègue Jonathan Boissonneault-Glaou a effectué sept plaqués dont deux pour des pertes et un sac du quart. Dequoy aura finalement été le joueur le plus important à son club, étant le seul à inscrire un touché durant la rencontre.

Les Carabins seront de retour en action le jeudi 5 octobre au CEPSUM à 19 h face aux Stingers de Concordia. Lors de leur premier affrontement en levée de rideau cette saison, les Bleus l’avaient emporté par la marque de 37 à 19.

Les Stingers de Concordia massacrent les Redmen de McGill

Universitaire samedi, 16 sept. 2017. 18:00

Redmen 16 - Stingers 68 0:41

Trenton Miller a lancé six passes de touchés et récolté 472 verges par la passe et les Stingers de Concordia (2-1) ont servi une sévère correction aux Redmen de McGill (1-2) par la marque de 68 à 16.

Les Stingers ont ouvert la machine tôt dans la rencontre se donnant une priorité de 30 points avant la fin du premier quart. À la fin de la première demie, la marque était déjà de 52 à 7 en faveur des locaux.

Concordia a ralenti le rythme en deuxième mi-temps et les Redmen en ont profité pour ajouter quelques points et sauver l'honneur.

Vincent Alessandrini a bien paru pour les Stingers captant sept ballons pour des gains aériens de 159 verges.

Frederic Paquette-Perrault a connu une dure journée pour les Redmen ne récoltant que 85 verges de gain en plus d'être victime de deux interceptions. 

Dimitros Sinodos est venu en relève à l'ancien du Collège du Vieux-Montréal en deuxième demie. Il a lancé une passe de touché en fin de match.

Troisième gain de suite pour les Carabins

Universitaire vendredi, 15 sept. 2017. 23:23 Philippe Lemieux-Cardinal et Ethan Makonzo
Philippe Lemieux-Cardinal et Ethan Makonzo. (Source d'image:James Hajjar)

Pour un deuxième match consécutif, le stade du CEPSUM a fait salle comble afin d’assister à une autre victoire des Carabins de l’Université de Montréal. Vendredi soir, les Bleus ont travaillé dur pour imposer leur attaque et finalement récolter une troisième victoire en 2017, cette fois par la marque de 28 à 1 face au Vert et Or de Sherbrooke.

« Ce ne fut pas notre meilleure performance ce soir, notamment en attaque, mais il y a tout de même un aspect positif, on a remporté la victoire, a mentionné l’entraîneur-chef des Bleus Danny Maciocia au terme de la rencontre. C’est le genre de match qui va peut-être nous forcer à travailler encore plus fort et ainsi nous être utile. »

Les Carabins sont sortis rapidement des blocs en déployant une attaque variée et menaçante. Le botteur Louis-Philippe Simoneau a terminé la séquence de belle manière en réussissant un long placement de 46 verges, son plus long de la saison. Les deux défenses se sont ensuite illustrées, si bien que la marque après le premier quart de jeu était de 3-0 en faveur des Bleus. Au deuxième engagement, Simoneau a ajouté trois points au tableau, cette fois sur une distance de 20 verges. Les deux formations ont raté un placement et inscrit un point au compteur. Les Sherbrookois, pris au piège profondément dans leur zone, ont ensuite offert un touché de sûreté aux locaux. Après 30 minutes de jeu, les Montréalais détenaient une mince avance de huit points.

Dans une deuxième moitié de rencontre où la défensive a été reine, les Bleus ont réussi à inscrire leur premier touché de la rencontre lors du quatrième quart seulement. Après une belle poussée offensive, le quart-arrière Samuel Caron a rejoint le receveur Guillaume Paquet dans le flanc gauche. Ce dernier, complètement seul, a franchi les six dernières verges le séparant de la zone des buts. En fin de rencontre, Caron a conclu une autre bonne soirée de travail en marquant un touché au sol, alors qu’il a gardé le ballon sur un jeu d’option. Le Vert et Or n’a jamais réussi à traverser la couverture défensive montréalaise de la soirée et les Bleus ont finalement récolté le gain pour demeurer au premier rang du classement québécois. 

« On a débuté un peu lentement en défensive, mais on s’est ajusté et on a livré un bel effort collectif, a indiqué le secondeur Samuel Rossi. On est confiant depuis le début de la saison, on travaille en équipe et cette cohésion nous aide à faire les bons jeux. »

Caron a complété 30 de ses 42 passes pour des gains de 355 verges, un touché ainsi qu’une interception, sa première de la saison. Il a de plus accumulé 68 verges ainsi qu’un majeur au sol et ce, sur huit portées.

« Il y a parfois des matchs qui vont moins bien que d’autres, ce soir notre exécution a fait défaut à certains moments, a dit Caron. Au moins, c’est quelque chose que nous pouvons contrôler et que nous corrigerons dès notre retour à l’entraînement. »

Son opposant Conor Sinclair a distribué convenablement sept de ses 15 ballons envoyés pour seulement 69 verges et deux interceptions, soit celles de Jordan Perrin et Rossi. Ce dernier a également effectué un sac du quart pendant sa soirée de travail.

Ça aura pris du temps, mais la puissante attaque aérienne des Montréalais s’est fait valoir lors du dernier quart de jeu. Louis-Mathieu Normandi a été le plus flamboyant en affichant 122 verges grâce à six attrapés. Ses collègues Kevin Kaya et Guillaume Paquet ont pour leur part respectivement emmagasiné 84 et 78 verges.

Le botteur de dégagement des Carabins a également très bien paru. Le vétéran Félix Ménard-Brière a effectué huit dégagements pour des gains totaux de 367 verges, soit une moyenne d’environ 46 verges par botté.

Vendredi prochain, les Carabins disputeront une dernière rencontre avant d’obtenir leur deuxième et dernière semaine de congé. Pour l’occasion, les hommes de Danny Maciocia se dirigeront de l’autre côté de la montagne pour y affronter les Redmen de McGill à compter de 19 h.

UdeM-Laval : le premier duel va aux Carabins

Universitaire samedi, 9 sept. 2017. 19:11

Rouge et Or 16 - Carabins 21 0:56

MONTRÉAL - Plus de 5 100 partisans étaient réunis dans un stade du CEPSUM à guichets fermés en ce samedi après-midi pour assister à un autre chapitre de la rivalité Montréal-Laval et force est de constater qu’ils n’ont pas été déçus par le spectacle offert. Au terme d’une autre rencontre chaudement disputée face au Rouge et Or, les Carabins de l’Université de Montréal de Danny Maciocia l’ont emporté par la marque de 21-16, particulièrement grâce à l’attaque des Bleus qui a accumulé 457 verges au total.

« Ce fut un autre match typique, avec quelques jeux qui ont fait la différence, et nous sommes évidemment très contents que ça ait joué en notre faveur cette fois, a dit Maciocia au terme de la rencontre. »

Les Bleus ont déployé une attaque redoutable dès les premiers instants de la rencontre, mais les séquences offensives ont eu de la difficulté à aboutir dans la zone des buts ennemie. À la suite de quelques dégagements de part et d’autre, les Montréalais ont remporté la bataille territoriale et ont récolté le touché de sûreté grâce à une belle performance de la défense, profondément en zone ennemie. L’attaque lavalloise, plutôt timide en début de rencontre, a permis au botteur David Côté d’inscrire trois points au tableau avant la fin du premier quart. Après 15 minutes, les visiteurs possédaient l’avance par un mince point.

L’indiscipline montréalaise a par la suite ouvert la porte au Rouge et Or lors du deuxième quart. Suite à une longue séquence offensive additionnée aux coûteuses pénalités des Carabins, le quart Hugo Richard a retrouvé Vincent Alarie-Tardif dans le flanc droit. Ce dernier a parcouru les six verges manquantes puis a inscrit le premier touché de la rencontre. L’attaque des Bleus dirigée par le quart Samuel Caron (Génie civil, Polytechnique) est alors passée en deuxième vitesse, traversant le terrain par la voie des airs. La séquence s’est conclue par une faufilade de Caron pour le majeur, celle-ci portant la marque à 10-9 en faveur de Laval. En fin de première demie, les hommes de Glenn Constantin se sont rapprochés de la zone des Bleus, mais ont dû se contenter d’un placement. À la mi-temps, Laval menait ainsi par quatre points.

Au retour des vestiaires, Caron a déployé son attaque aérienne de nouveau. Une longue séquence de 90 verges s’est soldée par une précise passe de touché de 41 verges vers Guillaume Paquet.

« Le mérite revient aux entraîneurs pour ce touché, a souligné Caron. Ils avaient repéré l’ouverture plus tôt dans le match sur ce même jeu et m’avait dit de jeter un oeil vers Guillaume si ce jeu était appelé de nouveau. Je n’ai eu qu’à lui lancer le ballon. »

Le Rouge et Or a ensuite offert un deuxième touché de sûreté, si bien que les Bleus détenaient l’avance après trois quart de jeu, le score étant de 18-13.

À l’image de la rencontre, le quatrième quart a été chaudement disputé, les deux équipes n’offrant que très peu d’espace sur le terrain à leurs adversaires. Côté a réussi un troisième placement pour le Rouge et Or, cette fois sur 20 verges, puis Simoneau a fait de même pour les Carabins lors d’un important botté de 39 verges. La défensive montréalaise a par la suite tenu le coup, notamment grâce à l’interception causée par Brian Harelimana (Arts et sciences) alors qu’il ne restait que cinq minutes au cadran. Le Rouge et Or s’est retrouvé sans solution, et les Bleus l’ont finalement emporté par la marque de 21-16.

« Ça demeure une seule victoire, mais c’est certain qu’elle est importante, a poursuivi Maciocia. Nous avons encore beaucoup de travail à faire et d’erreurs à corriger, mais on peut être fier de notre début de saison. »

Le quart-arrière Samuel Caron a terminé son après-midi de travail avec 27 passes complétées en 40 tentatives, bon pour des gains de 377 verges et deux touchés dont un au sol. Son opposant Richard a pour sa part accumulé 318 verges avec 28 passes réussies sur 40, un touché ainsi qu’une interception. Il a été pourchassé tout au long de l’après-midi par la défensive des Bleus qui a réalisé quatre sacs.

« On avait hâte de revoir la compétition après un week-end de congé et aussi de retrouver le Rouge et Or pour voir où on se situait, a ajouté Caron. Ce n’était pas parfait, mais c’est un signe de caractère d’avoir pu remporter cette grosse victoire. »

Parmi les héros de la rencontre, notons les performances remarquables des receveurs Guillaume Paquet et Kevin Kaya qui ont respectivement accumulé 144 et 92 verges par la passe.

« Les circonstances du plan de match et la couverture ont joué en ma faveur pour recevoir des passes, mais notre attaque au complet a offert une bonne performance, a dit Paquet. C’est toujours un match important contre Laval, mais dans notre tête c’est un match à la fois et on continue d’avancer. »

En défense, la recrue Philippe Lemieux-Cardinal a rejoint le quart adverse à deux reprises derrière la ligne de mêlée, tandis que Marc-Antoine Dequoy a terminé la rencontre avec neuf plaqués à sa fiche.

Avec deux victoires au compteur en autant de rencontres, les représentants de l’UdeM recevront la visite du Vert et Or de Sherbrooke, ce vendredi 15 septembre dès les coups de 19h. L’an dernier, les Bleus ont remporté leurs deux affrontements face aux étudiants-athlètes de l’Estrie.

McGill bat Sherbrooke par un placement

Universitaire samedi, 9 sept. 2017. 22:54 Findlay Brown
Findlay Brown (Source d'image:Derek Drummond)

Findlay Brown a réussi trois placements, incluant un botté victorieux de 15 verges avec 26 secondes à jouer, et les Redmen de McGill son venu de l'arrière de battre le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke 18-16, samedi.

Il s'agit d'une troisième victoire pour McGill en 10 matchs à Sherbrooke mais leur deuxième de suite. Les Redmen avaient battu le Vert et Or à Sherbrooke par la marque de 19-18 le 10 septembre 2016.

Brown, un joueur de deuxième année âgé de 19 ans, a aussi réussi des placements de 39 et 35 verges pour donner des avances de 3-0 et 8-0 aux siens en première demie.

Le seul touché des Redmen (1-1) a été inscrit en fin de deuxième quart quand Frédéric Paquette-Perreault a rejoint Jérémy Sauvageau sur 49 verges.

Conor Sinclair a décoché une passe de touché de 13 verges à Tyree Harrys au quatrième quart pour le seul majeur du Vert et Or (0-3).

LCF : 4 joueurs du RSEQ dans le top-20 des espoirs

LCF mercredi, 30 août 2017. 16:03 Pierre Tyrone
Pierre Tyrone (Source d'image:Johany Jutras)

Quatre joueurs du RSEQ font partie du top-20 du premier classement du bureau de recrutement de la LCF.

Le receveur du Rouge et Or de l'Université Laval Pierre Tyrone pointe au septième rang, le receveur des Carabins de l'Université de Montréal Régis Cibasu est classé neuvième, le demi-offensif du Rouge et Or Christopher Amoah se retrouve au 11e rang et le joueur de ligne défensive des Carabins Jonathan Boissonneault-Glaou est 18e.

Le joueur de ligne offensive de l'Université du Nebraska David Knevel est classé premier.

Le bureau de recrutement publie son classement à trois reprises au cours de l'année : en septembre, en décembre et en avril.

CLASSEMENT DE L'AUTOMNE DU BUREAU DE RECRUTEMENT DE LA LCF

Rang

Nom

Position

Université/Équipe

Ville natale

1

David Knevel

LO

Nebraska

Brampton, ON

2

Trey Rutherford

LO

Connecticut

Markham, ON

3

Ryan Hunter

LO

Bowling Green

North Bay, ON

4

Godfrey Onyeka

DD

Laurier

Brampton, ON

5

Darius Ciraco

LO

Calgary

Burlington, ON

6

Peter Godber

LO

Rice

Toronto, ON

7

Pierre Tyrone

Laval

Ottawa, ON

8

Kene Onyeka

LD

Carleton

Brampton, ON

9

Regis Cibasu

Montréal

Kinshasa (Congo)

10

Julien Laurent

LD

Georgia State

Toronto, ON

11

Christopher Amoah

DO

Laval

Montréal, QC

12

Rashaun Simonise

Calgary/Okanagan

Vancouver, C.-B.

13

Andrew Pickett

LO

Guelph

Kitchener, ON

14

Dakoda Shepley

LO

UBC

Windsor, ON

15

Alex Taylor

DO

Western

Winnipeg, MB

16

Ryan Sceviour

LO

Calgary

Calgary, AB

17

Keiler Cherry

LO

Acadia

Lloydminster, SK

18

Jonathan Boissonneault-Glaou

LD

Montréal

Lyster, QC

19

Jackson Bennett

DD

Ottawa

Cumberland, ON

20

Nelkas Kwemo

SEC

Queen’s

Montréal, QC

Le Rouge et Or s'impose 40 à 5 devant le Vert & Or

Universitaire samedi, 26 août 2017. 23:30

Vert & Or 5 - Rouge & Or 40 0:50

Pour une deuxième semaine de suite, les footballeurs du Rouge et Or ont été intraitables en défensive, dominant le Vert & Or de Sherbrooke par 40 à 5 samedi soir au Stade TELUS-Université Laval en ouverture de leur saison 2017.

Si l’on inclut le match préparatoire de la semaine dernière, les Lavallois n’ont toujours pas accordé de touché à leurs adversaires jusqu’à présent cette saison. Qui plus est, la défensive des Rouges est à l’origine d’au moins 10 points en première demie, samedi, grâce à deux interceptions opportunes.

L’attaque des Rouges a également connu de bons moments, notamment en fin de première demie, où le groupe dirigé par Hugo Richard a inscrit deux majeurs en moins d’une minute. Richard a d’ailleurs connu un fort match, comme en font foi ses 29 passes complétées en 41 tentatives (70,7%) pour 361 verges et trois touchés.

Comme entrée en matière, le Rouge et Or s’est bien acquitté de sa tâche. Mais le pilote lavallois Glen Constantin voyait les choses d’un œil différent. « Je suis bien heureux de la victoire, il y a eu de belles performances et de beaux jeux, mais c’était un peu décousu. Si on est pour aspirer aux grands honneurs, il faudra nettoyer ça, et c’est normal. Ce n’est pas une question de score, c’est le processus. On va devoir être plus efficaces dans notre exécution », a analysé l'entraîneur. 

Guerre de botteurs

Ce sont les botteurs qui s’illustraient en début de match, alors qu’aucune des deux formations ne réussissaient à trouver son rythme en attaque. Après un touché de sûreté concédé au Rouge et Or, un puissant dégagement de Mathieu Hébert donnait un simple aux visiteurs. Puis, en fin de quart, David Côté réalisait son premier placement dans les rangs universitaires sur une distance de 15 verges, accentuant ainsi l’avance du Rouge et Or à 5-1 après 15 minutes.

Les Lavallois ont augmenté leur priorité à la suite de deux revirements des Renards en début de deuxième quart. Après une interception de Gabriel Ouellet, d’abord, Côté a ajouté un autre placement, celui-ci sur 42 verges. Puis, à peine cinq minutes plus tard, Hugo Richard a inscrit le premier majeur du match sur une course d’une verge, alors que Marc-Olivier Simard avait redonné possession aux Rouges sur une autre interception quelques instants auparavant. Le score était alors de 15-1.

Après un placement de Mathieu Hébert, Vincent Alarie-Tardif et Étienne Moisan ont capté chacun un ballon de Hugo Richard pour des touchés, tout ça dans la dernière minute de jeu de la première demie. Quatorze points qui ont fait mal au Vert & Or, alors que le pointage à la demie était de 29-4.

Hébert a obtenu un autre simple sur un dégagement en début de seconde mi-temps, puis Côté y est allé d’un troisième placement réussi en autant de tentatives en fin de troisième quart qui faisait 32-5.

Enfin, dans les dernières secondes de la rencontre, Richard a rejoint Alexandre Savard profondément dans la zone des buts pour porter la marque à 39-5. Un simple obtenu sur le botté d’envoi subséquent de David Côté arrondissait le score à 40-5, le pointage final.

Laval a cumulé 537 verges en attaque, contre 334 pour le Vert & Or.

Le Rouge et Or disputera ses deux prochaines rencontres sur la route. Il se déplacera d’abord à McGill vendredi soir à 19h afin de croiser le fer avec les Redmen, pour qui il s’agira d’un premier match cette année. Le samedi suivant, c’est avec les Carabins de Montréal (1-0) que les Rouges ont rendez-vous, soit le 9 septembre à 14h au CEPSUM.

Les Lavallois profiteront ensuite d’une semaine de congé, avant de recevoir la visite des Stingers de Concordia (0-1) le dimanche 24 septembre prochain dès 13h.

Les Carabins remportent leur premier match de la saison 37-19 face à Concordia

Universitaire vendredi, 25 août 2017. 23:22

Carabins 37 - Stingers 19 0:34

MONTRÉAL - L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal a récolté sa première victoire de la saison en l’emportant 37-19 face aux Stingers de Concordia, vendredi soir sur le terrain du campus Loyola.

Les Bleus a explosé en attaque en première moitié et la défensive a tenu bon lors d’un regain d’énergie des locaux au quatrième quart afin d’ouvrir leur saison sur une bonne note.

« Nous avons bien amorcé la rencontre avec de bonnes séquences en attaque. Même s’il faut donner du crédit aux Stingers en deuxième demie, il faut croire qu’on pensait que le match était déjà terminé à ce moment. On devra apprendre des choses de cette leçon, a mentionné l’entraîneur-chef des Carabins Danny Maciocia. C’est malgré cela une performance intéressante, surtout après un camp d’entraînement aussi court. »

La défensive des Stingers a bien débuté le duel en stoppant les Bleus profondément dans leur zone sur un troisième essai et moins d’une verge à franchir, et ce dès les premiers instants du match. Cependant, les Carabins se sont levés à leur tour en empêchant leurs adversaires d’entrer dans la zone des buts. Forcé à effectuer un placement, Concordia a pris l’avance 3-0.

Sur la séquence suivante, Samuel Caron (Génie civil, Polytechnique) a rapidement mené son offensive dans la zone payante et a conclu en lançant une passe de touché à Kevin Kaya (Année préparatoire). Les Carabins en ont rajouté quelques instants plus tard lorsque Caron a lancé une longue passe précise dans le coin droit de la zone des buts à Raphaël Major-Dagenais (Année préparatoire) qui a effectué un bel attrapé pour le majeur. Il s’agissait d’un premier touché en carrière pour les deux jeunes receveurs de l’UdeM.

Les deux formations se sont échangés des placements au deuxième quart, dont sur 41 verges pour Louis-Philippe Simoneau (Arts et sciences) dans le camp des hommes en bleu-blanc-noir.

Une attaque mieux nantie pour les Carabins

Deux touchés de sûreté ont complété le pointage et les Bleus menaient 19-3 avant de retraiter au vestiaire.

La défensive montréalaise a forcé les locaux à offrir un troisième touché de sûreté au retour de la demie. Sur la poussée qui a suivi, Caron a rejoint Régis Cibasu (Administration, HEC Montréal) à trois reprises, dont la dernière pour le majeur. Montréal menait alors par 24 points. Une dizaine de minutes plus tard, alors que tous croyaient au deuxième placement de Simoneau, c’est plutôt Major-Dagenais qui a décampé avec le ballon sur 14 verges pour inscrire son deuxième touché de la rencontre, le tout sur un jeu truqué effectué à la perfection.

« Je ne savais pas si je pouvais atteindre la zone des buts, à un certain moment sur un tel jeu il faut improviser et j’ai été en mesure de profiter des ouvertures. »

Les Stingers sont parvenus à percer la muraille des Bleus en inscrivant leur premier touché du duel lors du quatrième quart. Suite à quelques pénalités coûteuses en défensive, Jean-Guy Rimpel a franchi la dernière verge manquante pour ajouter sept points au tableau. Ce même Rimpel a récidivé trois minutes plus tard en complétant dans la zone des buts une rapide séquence offensive pour Concordia. Les Stingers ont continué de montrer les dents en fin de rencontre, mais les Carabins ont tenu bon.

Dans la victoire, Samuel Caron s’est encore une fois illustré. Le quart des Carabins a complété 27 de ses 38 passes pour des gains de 338 verges et trois touchés.

« Au début du match, ça allait un peu vite, c’est souvent le cas en début de saison, a affirmé Caron. On a laissé plusieurs jeux sur le terrain, il faudra travailler fort pour mieux exécuter en vue de notre prochain match. »

De son côté, Trenton Miller a terminé la soirée avec 24 passes en 39 et 368 verges. Les receveurs de passes Louis-Mathieu Normandin (Administration, HEC Montréal) et Régis Cibasu ont récolté sept réceptions chacun pour des gains respectifs de 80 et 76 verges, tandis que le porteur de ballon Gabriel Parent (Certificat en toxicomanies) a emmagasiné 96 verges sur 19 portées.

Ce fut également la soirée du joueur de deuxième année Raphaël Major-Dagenais qui a récolté ses deux premiers touchés en carrière tout en accumulant 95 verges sur cinq attrapés. L’agile receveur des Carabins en a épaté plusieurs en devenant une arme dangereuse très tôt dans la rencontre. Il a ajouté 63 verges au compteur en retournant six bottés.

« Je suis content d’avoir pu saisir les différentes opportunités qui s’offraient à moi ce soir, a dit Major-Dagenais. Je dois continuer de travailler pour poursuivre dans la même voie. Vous ne le connaissiez peut-être pas, mais moi je savais qu’il pouvait effectuer plusieurs jeux comme il a fait ce soir, a ajouté Caro à propos de son coéquipier. »

Les Carabins vont déjà profiter d’une semaine de congé avant de recevoir le Rouge et Or de Laval au CEPSUM le samedi 9 septembre prochain à 14 h.

La confiance règne encore chez le Rouge et Or

Universitaire vendredi, 25 août 2017. 18:55

L'heure est à la défense du titre 2:08

La saison 2017 du football universitaire canadien est à nos portes. Ce sera l'occasion pour les champions, le Rouge et Or de l'Université Laval de défendre leur neuvième titre canadien.

En novembre dernier, l'Université Laval célébrait une autre conquête de la Coupe Vanier, une troisième en cinq ans. Maintenant, l'heure est à la défense du titre, même si l'équipe insiste pour dire qu’elle a déjà mis le tout derrière elle.

L'édition 2017 du Rouge et Or peut compter sur un bon mélange de recrues et de vétérans, puisque beaucoup de joueurs de 2016 sont de retour. L'entraîneur-chef, Glen Constantin, est satisfait du processus de recrutement effectué.

« On a eu du très bon recrutement. On est content de ce qu’on a comme effectif. On a connu un camp productif et tout a bien été assimilé avec les vétérans. Les jeunes sont assidus et travaillent très fort pour  prendre connaissance des systèmes », a-t-il souligné.

 «Un jeu truqué du quart Hugo Richard dans les dernières secondes de la Coupe Dunsmore, l'an dernier, avait permis aux Lavallois de se sauver avec le titre québécois. Les Carabins vont très probablement vouloir venger cet échec. Pour le quart-arrière de l'Université Laval, les matchs contre Montréal ne seront pas différents des autres.»

 « Que ce soit Montréal, Sherbrooke, McGill ou Concordia, il nous faudra prendre du temps pour les étudier. Il faut prendre du recul et s’attendre à tout comme dans n’importe quel autre match », a-t-il imagé.

Joindre les rangs d'une équipe avec la réputation du Rouge et Or peut-il être intimidant pour une recrue?

« Je pense que c’est surtout une source de motivation. Notre but est carrément de répéter les succès de l’an dernier. L’équipe est aussi bonne, sinon peut-être meilleure que l’an dernier », a souligné le botteur recrue David Côté.

Le Rouge et Or entamera la défense de son titre samedi, au Stade Telus du PEPS de l'Université Laval, alors que les joueurs du Vert et Or de l'Université de Sherbrooke seront les visiteurs.

Les Carabins de l'Université de Montréal ne pensent pas au passé

Universitaire vendredi, 25 août 2017. 18:23

Une attaque mieux nantie pour les Carabins 1:35

Les Carabins se souviennent de l'élimination aux mains du Rouge et Or de l'Université Laval en finale québécoise l'an dernier. Toutefois, les Bleus refusent de trop revenir sur le passé.

« Il y a beaucoup de joueurs qui reviennent mais nous avons aussi de nouveaux joueurs qui n'ont pas subi cette défaite-là, croit le secondeur Alex Cromer-Émond qui a vécu la défaite crève-coeur de l'an dernier. Je ne pense pas que les vétérans ont à faire subir cette défaite-là aux jeunes. Ce qui est arrivé avant fait partie du passé. Est-ce que tout ça a mis un peu d'huile sur le feu, ça c'est certain. »

Le visage des Carabins sera quelque peu différent cette saison. Trois des quatres partants sur la ligne défensive ont terminé leur stage universitaire. Les Carabins sont toutefois confiants de demeurer une puissance du circuit.

« Nous avons de jeunes joueurs de deuxième et troisième année qui font leur apparition. Il ne faut pas les prendre à la légère ça fait deux ou trois ans qu'ils attendent leur tour derrière les vétérans », poursuit Cromer-Émond.

« Nous avons du travail à faire en défense. Mais tout le monde est excité par les effectifs que nous avons », ajoute quant à lui l'entraîneur-chef Danny Maciocia.

L'attaque sera mieux nantie avec le retour de plusieurs vétérans de premier plan. L'unité qui a généré le plus de points au Québec l'an dernier risque fort de créer à nouveaux des étincelles.

« Nous avons de bonnes bases. Mais il faut demeurer concentrés et tenter de mettre le plus de points possible sur le tableau », évalue quant à lui le quart-arrière Samuel Caron.

Les Carabins disputeront leur premier match à domicile samedi le 9 septembre face au Rouge et Or. Il s'agira alors d'une reprise de la finale de la Coupe Dunsmore que le Rouge et Or avait remporté de manière dramatique au CEPSUM lors du dernier match entre les deux équipes.

Encore une jeune formation pour les Redmen de McGill

Universitaire mercredi, 23 août 2017. 15:51

La progression de McGill, les ambitions de Concordia 2:10

Les Redmen de McGill présenteront encore une fois une formation très jeune cette saison. Un seul joueur en sera à une cinquième et dernière année avec l'équipe.

Le mot progression est fort à propos pour parler des Redmen et la situation est encourageante.

« La jeunesse ça paraît, il y a des erreurs mentales, mais il y a aussi de bons flashs de talent brut qu'on peut développer », observe le joueur de ligne offensive Joël Houle.

Pour la troisième année, les hommes de l'entraîneur-chef Ronald Hilaire doivent suivre un mot d'ordre qui dicte leurs actions sur le terrain.

« Cette année c'est finish, explique Hilaire. On veut terminer tous nos matchs et avoir la chance d'être victorieux alors que par le passé, on perdait beaucoup de rencontres en deuxième mi-temps. On veut aussi terminer en séries éliminatoires, chose à laquelle nous avons goûté. On sait ce que ça prend pour gagner en séries, il faut maintenant terminer une fois rendu là. »

De leur côté, les Stingers de Concordia pourront compter sur le retour de plusieurs éléments-clés, dont le quart-arrière de dernière année Trenton Miller et le porteur de ballon Jean-Guy Rimpel. Des Stingers plus matures se sentent maintenant davantage en mesure de rivaliser avec les équipes de tête du circuit.

« Nous sommes de plus en plus en mesure de tenir tête aux Carabins et au Rouge et Or, estime l'entraîneur-chef des Stingers Mickey Donovan. Nos joueurs travaillent fort et sont dédiés à l'effort. »

« Je crois que cette année, il est temps qu'on sorte notre vrai jeu. Les choses s'en viennent bien. Le visage des Stingers commence à changer. Il reste des choses à améliorer, mais on s'en va dans la bonne direction », évalue le receveur de passes Yanic Lessard.

Les Stingers entameront la nouvelle saison du football universitaire québécois face aux Carabins de l'Université de Montréal, ce vendredi au Stade Concordia.

Le Vert & Or est prêt pour la prochaine saison

Universitaire mardi, 22 août 2017. 16:25

Un vent de renouveau à Sherbrooke 2:05

Un vent de renouveau souffle en Estrie. Après une saison 2016 difficile où le Vert & Or de Sherbrooke a été évincé des séries éliminatoires du football universitaire pour la première fois depuis 2009, la direction de l'Université de Sherbrooke a confié la destinée de l'équipe à un nouveau groupe d'entraîneurs dirigés par Mathieu Lecompte.

« Je suis vraiment content de ce que l'équipe, les entraîneurs ainsi que les joueurs, ont fait depuis le début de cette nouvelle saison. Tout le monde embarque dans la grande mission que nous avons », indique Lecompte.

« Je suis vraiment heureux du changement. Je trouve que nous avons de bonnes vibrations dans l'équipe. Nous avons beaucoup de plaisir dans ce que nous faisons, mais tout en demeurant très sérieux dans notre approche par rapport à notre préparation », ajoute pour sa part le quart-arrière Alex Jacob Michaud.

Si l'attaque sherbrookoise soulève quelques points d'interrogation en raison de l'implantation d'un nouveau livre de jeu et du manque de profondeur dans le champ arrière, l'unité défensive possède les outils pour rivaliser avec les meilleurs grâce au retour de plusieurs vétérans, dont le secondeur Alexandre Chevrier qui a décidé de refuser un poste au sein de l'équipe d'entraînement des Roughriders de la Saskatchewan afin de revenir disputer une dernière saison à Sherbrooke.

« On ne se cachera pas, nous avons une identité défensive, une équipe qui est violente et agressive », précise Lecompte.

« Nous sommes vraiment matures en défensive. Il faut absolument avoir une grosse saison cette année. Je pense sincèrement que nous aurons l'une des meilleures unités défensives au pays », avance pour sa part Chevrier.

N'ayant pu se faire justice à sa première saison à l'université de Sherbrooke,  perdant son poste de partant après trois rencontres le quart Alex Jacob-Michaud a confiance de mener son groupe à bon port cet automne.

« Lorsqu'on se fait mettre sur les lignes de côté ou qu'on se fait retirer le poste de partant,  on se demande comment faire pour s'améliorer, comment faire pour être meilleur. C'est sur ces aspects-là que j'ai travaillé durant l'hiver », mentionne Michaud.

Les joueurs du Vert & Or espèrent maintenant causer la première surprise de la saison du football universitaire québécois en allant vaincre le Rouge et Or samedi prochain à Québec. Un exploit qu'ils n'ont jamais accompli en 14 ans.

Le début d’un nouveau chapitre pour les Carabins

Universitaire lundi, 14 août 2017. 12:35 Danny Maciocia
Danny Maciocia et Gabriel Cousineau en arrière-plan. (Source d'image:James Hajjar)

Après neuf mois d’attente, de nombreuses séances d’entraînement musculaire, de course, d’agilité et d’études, les joueurs de football des Carabins de l’Université de Montréal avaient hâte de fouler le terrain du CEPSUM pour le début du camp d’entraînement.

Pour la première fois depuis son arrivée à la barre des Bleus, l’entraîneur-chef Danny Maciocia doit composer avec la réalité d’un camp d’entraînement de plus courte durée. En raison du nouveau calendrier de la conférence québécoise, les équipes ne disposent que d’une semaine de préparation avant la tenue de leur match préparatoire.

« Notre camp d’entraînement est plus condensé, et c’est un beau défi pour nous de s’adapter à cette nouvelle réalité, a souligné le pilote de l’UdeM. Jusqu’ici, le camp se déroule très bien, et nous sommes très contents de réaliser le progrès réalisé par nos vétérans depuis la dernière saison et de pouvoir observer potentiel de nos jeunes recrues. »

Les Carabins s’apprêtent à accueillir les Varsity Blues de l’Université de Toronto samedi prochain dès 13 h pour leur unique match préparatoire. En plus de permettre au personnel d’entraîneur d’évaluer les joueurs à leur disposition, cette rencontre servira également de préparation au premier duel du calendrier régulier, qui aura lieu moins d’une semaine plus tard sur le terrain de l’Université Concordia.

« Chaque année, le match préparatoire donne la chance à de nouveaux joueurs de démontrer l’étendue de leur talent, a déclaré Maciocia. Cette saison, nous devons en profiter pour nous préparer pour les Stingers qu’on affronte six jours plus tard. Nous aurons ensuite une semaine de congé pour peaufiner notre préparation avant notre match d’ouverture à domicile contre le Rouge et Or de l’Université Laval. »

Le camp d’entraînement des Carabins, regroupant près de 90 joueurs, s’est amorcé vendredi dernier. Cette saison, l’unité offensive des Bleus peut compter sur le retour de nombreux vétérans, dont le quart-arrière Samuel Caron, joueur par excellence de la dernière saison au Québec, et ses cibles talentueuses Louis-Mathieu Normandin, Régis Cibasu et Guillaume Paquet. Le joueur défensif par excellence du RSEQ l’an dernier Jonathan Boissonneault-Glaou est également de retour en compagnie du secondeur Alex Cromer-Émond. Le botteur émérite Félix Ménard-Brière effectuera également un dernier tour de piste dans la ligue universitaire, lui qui avait amorcé la saison de la LCF sur l’alignement de réserve des Blue Bombers de Winnipeg.

Préparer le présent et l’avenir

Les entraîneurs des Carabins ont été très occupés au cours de l’été. En plus de préparer la prochaine saison, ils ont façonné la suivante en confirmant l’engagement de nombreuses recrues prometteuses avant le début de leur dernière saison au niveau collégial.

Lors de la rencontre de presse de lundi, Maciocia a ajouté deux noms à sa cuvée. Le demi défensif Bruno Lagacé des Phénix du Collège André-Grasset a décidé de poursuivre ses études à l’UdeM dès 2018. Le Bouchervillois a été nommé sur l’équipe d’étoiles défensive de la première division du réseau collégial au cours des deux dernières saisons, et il a été un membre de l’équipe canadienne médaillée d’or au Championnat du monde des moins de 19 ans. Le secondeur Joachim J. Christian des Indiens du Collège Ahuntsic a également signé une lettre d’intention avec les Carabins.

Plus tôt cet été, le porteur de ballon Samuel Makwanda (André-Grasset), le receveur Jean-Sébastien Chamberland (Vieux-Montréal), les joueurs de ligne offensive Marc-Antoine Lemay (Champlain-Lennoxville) et Alexis Dansereau (André-Grasset), ainsi que le demi défensif Kevin Malonga (Lanaudière) ont tous confirmé qu’ils poursuivront leur carrière en bleu l’an prochain.

« Nous sommes très heureux de notre effort de recrutement jusqu’ici, a souligné Danny Maciocia. Ce qui est en train de se passer à l’UdeM est très important, et ça pourrait ouvrir la porte à d’autres joueurs très talentueux au cours des prochains mois. »

Antony Auclair a retenu l'attention positivement au mini-camp des recrues des Buccaneers

NFL mercredi, 10 mai 2017. 15:52

« C'était une belle expérience, et je pense que ça a bien été! » 3:27

L’ailier rapproché Antony Auclair a trouvé le moyen de retenir l’attention positivement lors du mini-camp des recrues des Buccaneers de Tampa Bay et il ne pourrait guère demander mieux pour ses premiers pas dans une organisation de la NFL.

Le colosse de l’Université Laval – qui a signé en tant que joueur autonome au terme du repêchage – s’est attiré des éloges des entraîneurs au terme de cette étape d’initiation avec sa nouvelle « famille ».

« J’ai trippé, c’était super le fun. C’était une belle expérience et je pense que j’ai bien fait. Je suis vraiment content. En fait, j’ai mieux fait que ce que j’espérais, c’est agréable », a confié Auclair à notre collègue Pierre Vézina qui l’a interviewé à Québec.

Ben Steele, son entraîneur de position qui a joué pour les Packers de Green Bay, a vanté ses capacités d’apprentissage et celles du choix de première ronde des Bucs, O.J. Howard.

« Un bon commentaire duquel je suis content vient de lui. Il nous a dit que c’était la première fois qu’il avait des recrues qui assimilaient aussi vite le cahier de jeux et ce que l’équipe veut faire », a relaté Auclair.

À son arrivée en Floride, jeudi dernier, le Québécois s’est vu remettre ce cahier de jeux et il a pu étaler ses atouts durant les deux journées suivantes.

Auclair en action au camp des Buccaneers

« Les entraîneurs semblaient contents. C’est important parce que tu veux le respect de tes coachs et ça peut aider pour la suite des choses », a reconnu Auclair qui a senti une connexion avec ceux-ci au premier contact.

La brève intégration d’Auclair a été si concluante que les journalistes spécialisés de la région de Tampa considèrent qu’il se situe déjà dans la lutte pour un poste au sein de la formation régulière. En général, quatre ailiers rapprochés sont en uniforme pour les parties des Bucs. Ainsi, d’après leurs prévisions, Auclair se battrait avec Tevin Westbrook et Alan Cross (qui n’a pas un style typique d’ailier raproché) pour le dernier poste derrière Howard, Cameron Brate et Luke Stocker.

Auclair préfère ne pas lire ces analyses pour se concentrer sur sa tâche et il aura une meilleure idée du portrait bientôt. En effet, il retourne en Floride, dimanche, pour une étape d’entraînement de cinq semaines sans opposition sur le terrain. Par la suite, il franchira les OTA’s (exercices préparatoires), le mini-camp avec la présence des vétérans et le camp d’entraînement.

Une réception d'Auclair au camp des Buccaneers

Évidemment, l’athlète de Notre-Dame-des-Pins a hâte de retourner dans l’entourage des Bucs. Ceux-ci l’ont très bien accueilli et ils l’ont déjà surnommé The Canadian Machine.

« L’organisation a été superbe, les gens ont facilité mon intégration. Tout s’est passé aisément, les gens m’apprécient. Je pouvais parler à tout le monde que ce soit les physiothérapeutes ou les personnes de l’équipement », a conclu Auclair qui avait attiré l’attention de plusieurs formations de la NFL.

Antony Auclair


 

Québec est l'hôte du Défi Est-Ouest de football

Universitaires mardi, 9 mai 2017. 20:00

On se prépare pour le défi Est-Ouest 1:28

Il y aura du football universitaire samedi à Québec avec la présentation du Défi Est-Ouest. Il s'agit d'un match d'étoiles réunissant les meilleurs joueurs qui seront disponibles au repêchage de la Ligue canadienne en 2018. Les activités ont débuté mardi avec des tests d'évaluations physiques et un premier entraînement.

 Même s'il s'agit d'un match d'étoiles, le quart-arrière du Rouge et Or, Hugo Richard, est convaincu que tous les joueurs voudront se retrouver du côté des gagnants.

« Tout dépend des entraîneurs et de leur attitude par rapport à ce match, a déclaré Hugo Richard. Nous, nos entraîneurs veulent gagner. J'imagine que c'est la même chose pour l'Ouest. On rassemble les meilleurs entraîneurs et joueurs au pays donc c'est sûr qu'il y aura de la compétition. Tout le monde veut être le meilleur. »

Les quarts-arrière sont sans doute ceux qui devront relever le plus gros défi, soit de faire progresser les unités offensives avec seulement quatre jours de préparation. « On ne voit pas cela tous les jours, de prendre une équipe à partir de zéro et se rendre à une forme de matchs. Ce sera intéressant et plaisant d'assimiler de la nouvelle information et de créer des relations avec de nouveaux joueurs. »

 Pour l'entraîneur-chef de l'équipe de l'Est, Gary Waterman, les tests et les journées d'entraînement ont autant d'importance pour les 91 joueurs présents, que le match lui-même.  « Tout sera évalué : la façon de se comporter sur le terrain, avec les coéquipiers, les réactions face à un mauvais test et comment les joueurs interagissent. »

 Dimanche dernier, pas moins de 56 joueurs universitaires canadiens ont été réclamés au repêchage de la Ligue canadienne de football. Et c'est ici, cette semaine, que commence le processus pour la cuvée 2018.

Junior Luke, prêt physiquement et mentalement

NFL mercredi, 3 mai 2017. 07:00 Junior Luke
Junior Luke (Source d'image:James Hajjar)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Junior Luke ne s’y attendait plus. L’invitation espérée n’était pas venue à la suite du repêchage de la NFL donc il se préparait maintenant pour celui de la Ligue canadienne de football.

Mais agréable surprise allait venir modifier ses plans. Les Giants de New York lui ont trouvé une place pour l’inviter à leur mini-camp des recrues qui se tiendra du 12 au 14 mai.

« C’était vraiment une surprise, je n’avais pas eu de nouvelles après le repêchage. Je me disais que l’intérêt n’était peut-être pas là pour le moment et que j’allais continuer à être patient. Finalement, mon agent m’a appris la nouvelle le lendemain et j’étais bien content. C’est un moment important pour moi, c’est certain », a mentionné le puissant joueur de ligne défensive de 25 ans.

Naturellement, ce revirement de situation l’enchante.

« Maintenant, j’ai une opportunité de démontrer mon talent là-bas et prouver que je peux jouer au prochain niveau », a noté Luke qui a causé des maux de tête aux lignes offensives adverses.

Luke devra toutefois s’imposer pour se démarquer surtout que les Giants se font parfois accoler la réputation d’inviter plusieurs joueurs canadiens sans les retenir par la suite.

« Je veux rester moi-même, jouer à la hauteur de mon potentiel, mais ne rien forcer tout en croyant en mon talent », a décrit celui dont la présence de son coéquipier, le botteur Félix Ménard-Brière, rendra l’expérience encore plus spéciale.

Junior LukeD’ici là, Luke sera fixé sur ses droits dans la LCF avec la présentation du repêchage, dimanche le 7 mai.

« Ça fait quand même quelques semaines qu’on en parle, moi et les autres gars (ses coéquipiers des Carabins admissibles). On a tous hâte de savoir où on aboutira », a admis Luke qui est répertorié au 11e rang selon le dernier classement publié.

À son arrivée avec les Carabins, le Montréalais affichait un poids de 325 livres. En retranchant des livres durant son parcours de quatre saisons, Luke a gagné en efficacité et en agilité ce qui lui permet de constituer une menace de taille.

« Je pense que je comprends bien la game, je regarde beaucoup de vidéos des adversaires pour observer leurs tendances. Ça m’aide à jouer plus rapidement. Cette année, j’ai démontré que je suis capable d’être rapide sur la ligne mêlée. Je décolle rapidement à partir de mon premier pas et je suis assez fort pour mon gabarit », a répondu Luke invité à se décrire.

Sa compréhension du jeu et son attrait pour l’analyse vidéo font de lui un candidat intéressant pour le coaching à moyen ou long terme. Il a rapidement constaté les bénéfices de s’investir dans cet aspect.

« Ça ne fait pas si longtemps, ça remonte à 2015 environ. J’ai commencé à en regarder plus parce que je cherchais quelque chose pour être meilleur. En jouant souvent contre Laval, on pouvait remarquer qu’ils faisaient beaucoup de choses qui revenaient. J’ai regardé plus attentivement et j’ai poussé ça aux autres équipes. C’est plus facile de s’ajuster quand tu reconnais des indices », a évoqué le sympathique gaillard de six pieds et trois pouces.

Cette facette jumelée à ses capacités physiques lui ont permis de s’établir comme un athlète qui parvient à accomplir des « gros jeux » dans des moments cruciaux. Mais l’humilité prend le dessus quand on aborde la question.

« Ce n’est pas juste moi, ça arrive grâce aux gars autour et à la préparation. Quand tu veux tellement faire une grosse différence pour ton équipe et tes coéquipiers, les jeux finissent par se développer. Mon plan, cette année, était d’être meilleur comme joueur et comme personne. Ça m’a aidé à faire des gros jeux », a commenté l’auteur du botté bloqué déterminant contre le Rouge et Or de l’Université Laval lors de la coupe Dunsmore en 2015.

Une carrière professionnelle intéressante semble donc à sa portée. Par contre, il ne serait pas bouleversé de ne pas concrétiser ce projet.

« Je joue parce que j’adore ça et j’espère pouvoir le faire pendant plusieurs années. Mais si ça ne marche plus à un certain moment, j’ai quand même d’autres plans; ce ne serait pas la fin du monde. Je voudrais devenir intervenant (auprès des jeunes) et coacher. J’ai des plans B et C en tête, je ne suis pas stressé pour cette raison », a assuré Luke, qui a amassé 37 plaqués et 11 sacs en 32 matchs réguliers avec Montréal.

Une personnalité qui se démarque

Ce côté humain de Luke remonte aisément à la surface. Son entraîneur Danny Maciocia a d’ailleurs insisté là-dessus pour décrire ce jeune homme élevé par une mère monoparentale.

« C’est aussi une personne spéciale qui a de bonnes valeurs », a relevé Maciocia après avoir vanté ses vaillants efforts.

Durant son parcours sur le mont Royal, Luke considère qu’il a effectué des pas de géants. Sa transformation a été physique et psychologique. Junior Luke

« J’ai compris que quand tu t’investis dans un sport et une passion, tu dois faire des sacrifices. ll fallait que je m’entraîne mieux, que je prenne plus soin de mon corps et de mon alimentation. C’était quand même difficile pour moi, je suis arrivé à 325 livres et j’ai peut-être tenu pour acquis que je serais capable de jouer universitaire à ce poids parce que je le faisais au collégial.

« Oui, je jouais, mais ça me bloquait et je n’étais pas au sommet de mon potentiel. J’ai compris, à partir de 2015, et les choses ont débloqué pour paraître encore plus en 2016. Ce fut vraiment payant de jouer en bas de 300 livres. J’étais capable de jouer quatre quarts sans être fatigué. J’ai fini la saison sans blessure et en pleine forme. J’aurais pu jouer une autre saison ! », a précisé le colosse de 288 livres.

Ainsi, Luke sera mieux outillé pour la prochaine étape de sa carrière. Une étape qu’il partagera avec sa mère et ses nouveaux coéquipiers. Qui sait, la vie pourrait également lui permettre de se rapprocher, un jour, de ses demi-sœurs et demi-frères (du côté de son père) qu’il ne voit pas vraiment.

Félix Ménard-Brière invité au camp des Giants

NFL dimanche, 30 avr. 2017. 14:54

Félix Ménard-Brière est invité par les Giants 0:48

Félix Ménard-Brière part à la conquête des États-Unis. Le botteur des Carabins de l’Université de Montréal a été invité au mini-camp des recrues des Giants de New York qui aura lieu du 12 au 14 mai.

Ménard-Brière a été contacté par la direction des Giants au cours des derniers jours afin de participer à ce camp regroupant les joueurs sélectionnés lors du repêchage de la NFL de ce weekend et certains joueurs autonomes invités.

La formation new-yorkaise souhaite évaluer les aptitudes de botteur de dégagement de l’étudiant en architecture du paysage, lui qui a maintenu la meilleure moyenne au pays l’an dernier (42,2 verges). L’étudiant-athlète de 23 ans sera également évalué pour ses bottés d’envoi et comme teneur lors des tentatives de placement.

«C’est une réussite dont je suis très fier, et je suis naturellement très excité à l’idée de me présenter à ce camp et d’offrir le meilleur de moi-même pendant trois jours, a affirmé Ménard-Brière. Jamais je n’aurais cru vivre une telle expérience. J’aimerais impressionner, et convaincre la direction de me faire une place dans l’organisation.»

Nommé sur la première équipe d’étoiles du réseau canadien U SPORTS au terme de la dernière saison, Ménard-Brière a reçu le titre de joueur de la semaine des unités spéciales quatre fois l’an dernier. Il a notamment réussi un dégagement de 93 verges le 23 octobre dernier, un record québécois et le huitième plus long de l’histoire du réseau universitaire canadien. Le botteur originaire de Sainte-Agathe-des-Monts a également réussi 17 de ses 25 tentatives de placements.

Ménard-Brière a été invité à participer au camp d’évaluation régional des spécialistes de la NFL le 26 février dernier à Washington. Lors du camp d’évaluation régional de la LCF, il a impressionné avec ses qualités athlétiques en signant le meilleur chrono de tous les participants de trois épreuves, dont le sprint sur 40 verges.

«Nous sommes très heureux de voir que Félix a obtenu une invitation avec les Giants, a souligné l’entraîneur-chef des Carabins Danny Maciocia. C’est un jeune qui a travaillé tellement fort, il mérite tout ce qui lui arrive. Dans la vie, on cherche toujours une chance de montrer ce qu’on est capable de faire, et il a obtenu une occasion rêvée. Je suis convaincu qu’il va bien faire.»

Ménard-Brière est devenu le troisième joueur de l’histoire du programme des Carabins à décrocher une invitation pour un mini-camp de la NFL. Le secondeur Byron Archambault, également avec les Giants, et le joueur de ligne offensive David Foucault avec les Panthers de la Caroline ont déjà vécu l’expérience.

L’ancien des Nomades du Collège Montmorency est également admissible au repêchage de la Ligue canadienne de football qui aura lieu dimanche prochain, le 7 mai.

Les Carabins de retour à l'entraînement

Universitaires dimanche, 30 avr. 2017. 12:04 Le CEPSUM de l'Université de Montréal.
Le CEPSUM de l'Université de Montréal. (Source d'image:James Hajjar)

L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal était de retour sur la surface synthétique du CEPSUM dimanche pour la première journée de son camp de printemps.

Au cours des cinq prochains jours, le personnel d’entraîneurs des Bleus aura la chance d’observer la soixantaine d’étudiants-athlètes qui prendront part aux activités. Du lot, on retrouvera plus d’une dizaine de recrues qui ont amorcé leur parcours universitaire au cours de l’hiver.

« Pour nous, c’est une chance incroyable d’évaluer le progrès de nos vétérans et nos recrues, a souligné l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Pour les joueurs de première année, ce sera une bonne occasion de se familiariser avec le système de jeux de notre équipe sur le terrain. »

Un entraîneur invité de marque

Les Bleus auront la chance d’accueillir au cours de cette semaine Jason Tucker, qui a notamment été l’entraîneur adjoint des receveurs de passes des Titans du Tennessee de la Ligue nationale de football (NFL).

L’ancienne étoile des Eskimos sera au CEPSUM pour prodiguer quelques conseils aux receveurs des Bleus et appuyer son homologue chez les Carabins, Gabriel Cousineau.

Après avoir joué sous les ordres de Maciocia à Edmonton, Tucker a accroché ses crampons en 2009. Le pilote des Carabins l’a alors embauché à titre d’entraîneur des receveurs de la formation albertaine. Le joueur par excellence de la 91e Coupe Grey, nommé à quatre reprises sur l’équipe d’étoiles de la LCF, a également occupé ces fonctions avec les Roughriders de la Saskatchewan avant de poursuivre sa carrière au sud de la frontière avec les Titans.

Tucker, un choix de sixième ronde des Bengals de Cincinnati en 1998, a porté l’uniforme des Cowboys de Dallas pendant deux saisons.

De nouveaux entraîneurs

À l’occasion du camp de printemps, quelques nouveaux entraîneurs auront également la chance de se familiariser avec leurs protégés.

C’est le cas de Nicholas Narbonne Bourque, qui a récemment été promu au titre d’entraîneur adjoint des unités spéciales des Bleus. L’ancien porteur de ballon et membre émérite des unités spéciales a terminé son stage universitaire au terme de la dernière saison, après cinq années à l’UdeM. Narbonne Bourque secondera Byron Archambault, le nouveau coordonnateur des unités spéciales des Carabins.

Embauché au cours de l’hiver, le nouveau responsable de la ligne à l’attaque Mathieu Pronovost vivra également une première expérience sur le terrain du CEPSUM cette semaine.

Le camp de printemps des Carabins se terminera jeudi soir. Le camp d’entraînement estival des Carabins, dernière étape de préparation avant le début de la saison, s’amorcera le 11 août prochain.
 

Justin Senior toujours classé meilleur espoir en vue du repêchage de la LCF

LCF jeudi, 13 avr. 2017. 14:50 Justin Senior
Justin Senior (Source d'image:Getty)

Le Montréalais Justin Senior figure toujours au sommet du dernier classement du bureau de recrutement de la LCF en vue du repêchage qui se tiendra le 7 mai.

Le joueur de ligne offensive de l'Université Mississippi State a été classé premier espoir de chacun des trois classements.

L'ailier rapproché Antony Auclair du Rouge et Or de l'Université Laval a chuté du deuxième au septième rang de ce classement d'avril publié jeudi. Ceci est dû en grande partie en raison de son absence du camp d'évaluation national et du fait qu'il aura fort probablement une opportunité dans la NFL.

Le joueur de ligne défensive de l’Université UCLA Eli Ankou, le joueur de ligne offensive de l’Université du Manitoba Geoff Gray, le receveur Danny Vandervoot des Marauders de McMaster ainsi que le joueur de ligne défensive des Hawkeyes de l’Université de l’Iowa Faith Ekakitie complètent le top-5.

Le secondeur lavallois Christophe Mulumba (Université du Maine) a gagné deux rangs passant du 8e au 6e échelon.

Outre Auclair, le plaqueur défensif Junior Luke des Carabins de l'Université de Montréal (11e) et le bloqueur Qadr Spooner des Redmen de l'Université McGill (13e) sont les deux seuls autres joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec à faire partie de ce top-20.

Classement d'avril du bureau de recrutement de la LCF

Rang

Nom

Position

Université

Ville natale

1 (1)

Justin Senior

LO

Mississippi State

Montréal, QC

2 (3)

Eli Ankou

LD

UCLA

Ottawa, ON

3 (5)

Geoff Gray

LO

Manitoba

Winnipeg, MB

4 (7) Danny Vandervoort McMaster Barrie, ON
5 (11) Faith Ekakitie LD Iowa Brampton, ON

6 (8)

Christophe Mulumba

SEC

Maine

Laval, QC

7 (2) Antony Auclair AR Laval Notre-Dame-des-Pins, QC
8 (10) Mason Woods LO Idaho Port Coquitlam, C.-B.

9 (12)

Nathaniel Behar

Carleton

London, ON

10 (15)

Dariusz Bladek

LO

Bethune-Cookman

Kissimmee, FL

11 (9)

Junior Luke

LD

Montréal

Montréal, QC

12 (6)

Kwaku Boateng

LD

Laurier

Milton, ON

13 (13)

Qadr Spooner

LO

McGill

Brossard, QC

14 (17)

Robert Woodson

SEC

Calgary

Calgary, AB

15 (19)

Kay Okafor

LD

St. FX

Enugu, Nigéria

16 (-)

Braden Schram

LO

Calgary

Manning, AB

17 (-)

Johnny Augustine

DO

Guelph

Welland, ON

18 (-)

Fabion Foote

LD

McMaster

North York, ON

19 (-)

Dondre Wright

DD

Henderson State

Ajax, ON

20 (-)

Connor McGough

LD

Calgary

Medecine Hat, AB

Une bonne semaine pour les espoirs québécois au camp national de la LCF

LCF samedi, 25 mars 2017. 20:15

LCF : les Québécois font bien à Regina 1:59

Les meilleurs espoirs du repêchage de la LCF tentaient d'impressionner les dirigeants des équipes lors de la dernière journée du camp d'évaluation national qui était présenté à Regina. Quelques joueurs du Québec ont réussi à se démarquer.

Junior Luke des Carabins de l'Université de Montréal était l'espoir le mieux classé présent au camp d'évaluation. Après un lent début lors des confrontations à un contre un, le joueur de ligne défensive été en mesure de se reprendre.

« En général je pense que je suis satisfait. J'ai bien performé. J'ai bien montré aux entraîneurs que c'est pour ça que je suis ici, c'est pour ça que j'ai été sélectionné pour venir au combine et que je fais partie des meilleurs », a indiqué le plaqueur défensif qui a réussi 25 répétitions au développé couché, vendredi.

Pour leur part, les deux représentants de l'Université de Sherbrooke, le centre-arrière Anthony Gosselin et le secondeur Alexandre Chevrier, se sont démarqués notamment lors des tests physiques. À 250 livres, Gosselin a réussi un chrono de 4,73 secondes au sprint de 40 verges. De son côté, Chevrier a été le secondeur le plus rapide avec un temps de 4,66 secondes.

« Je me suis beaucoup préparé pour le sprint de 40 verges. J'avais dit à la télé et à la radio que je voulais me battre. C'était mon objectif. Je suis vraiment content d'avoir fait 4,73 », a expliqué Gosselin qui était aussi utilisé comme ailier rapproché avec le Vert & Or.

« Je voulais battre mon 4,71 que j'avais fait plus tôt. Aujourd'hui j'ai fait un 4,66 alors je suis content », a affirmé Chevrier qui a réussi un temps de 7,25 secondes à l’épreuve des 3-cônes.

Après avoir réussi 39 répétitions au développé couché la veille, Jean-Simon Roy du Rouge et Or de l’Université Laval a démontré sa polyvalence sur la ligne à l'attaque. Le plaqueur défensif Mathieu Dupuis des Carabins a pour sa part connu de bons moments lors des confrontations à un contre un.

Jean-Simon Roy« Je voulais montrer que j'étais capable de jouer à gauche et à droite, au centre, en dedans, à l'extérieur. Je pense que je l'ai fait. J'ai perdu quelques répétitions, j'en ai gagné d'autres, j'ai montré de bonnes choses », a résumé celui qui évoluait comme bloqueur à gauche l’an dernier.

« Dans le un contre un, je pense que j'ai eu une bonne performance. Il y a peut-être une ou deux répétitions que c'était 50-50 où il a peut-être pris un peu le dessus. Mais les autres, ça a bien été. J'ai donné mon 100 %. Je leur ai montré que j'étais encore capable de bouger, agile, et que je suis capable d'être quelqu'un de fort », a mentionné Dupuis qui avait été invité au camp national après ses performances au camp régional de Montréal.

Par ailleurs, le demi défensif et retourneur des Ravens de Carleton, Tunde Adeleke, a dominé l'épreuve du sprint de 40 verges avec un temps de 4,58.

Les joueurs devront donc maintenant patienter pour le repêchage de la Ligue canadienne qui aura lieu le dimanche 7 mai. Le tout vous sera d'ailleurs présenté sur les ondes de RDS.

Résultats des tests physiques :

  Nom Pos. Université Dév. couché 40 vgs Vertical Horizontal Chang. de dir. 3-cônes
50 Kwabena Asare LO Carleton 15 5,60 24″ 8’01,5″ 5,13 8,90
51 Dariusz Bladek LO Bethune-Cookman 21 5,53 25″ 8’05″ 4,85 8,02
52 Jordan Filippelli LO Calgary 13 5,79 21″  7’10,5″ 5,12 8,56
53 Jean-Simon Roy LO Laval 39 5,57 22,5″ 8’00,25″ 4,89 8,11
54 Evan Johnson LO Saskatchewan 21 5,31 31″  8’10″ 4,66 7,97
56 Braden Schram LO Calgary 22 5,48 21,5″ 8’05,25″ 4,84 8,28
57 Qadr Spooner LO McGill 31 5,57 23″  7’11,75″ 5,06 8,44
58 Mason Woods LO Idaho 18 5,54 24,5″ 7’03,5″ 4,90 8,18
59 Jeremy Zver LO Regina 21 5,29 30″  8’07,5″ 4,82 8,03
*7 Mark Mackie LD McMaster 24 5,05 29″  9’01,5″ 4,62 7,71
*8 Mathieu Dupuis LD Montréal 30 5,29 24″ 8’04″ 4,59 7,69
90 Kwaku Boateng LD Wilfrid Laurier 15 4,90 33,5″  8’07,75″ 4,29 7,49
91 Fabion Foote LD McMaster 20 5,00 34,5″ 9’11″ 4,50 7,72
92 Evan Foster LD Manitoba 25 4,98 32″  9’10″ 4,25 7,11
93 Junior Luke LD Montréal 24 5,18 24″ 8’02,75″ 4,69 NPP
94 Connor McGough LD Calgary 23 4,74 32,5″  9’03″ 4,25 7,14
95 Samuel Narkaj LD Concordia 34 5,26 24,5″  8’05″ 4,93 8,06
96 Kay Okafor LD St. Francis Xavier 30 4,94 32,5″ 9’02,5″ 4,68 7,66
97 Jalen Price LD Wilfrid Laurier 12 5,97 26″  7’11,25″ 5,19 8,88
98 Justin Vaughn LD Fordham NPP 5,10 28″ 9’04″ NPP NPP
30 Johnny Augustine DO Guelph 22 4,77 30,5″ 9’02″ 4,40 7,34
31 Sean Thomas Erlington DO Montréal 23 4,84 34,5″  8’10,25″ 4,19 7,14
*32 Jonah Pataki DO Queen’s 10 4,81 36,5″  10’03″ 4,53 7,30
*34 Ante Milanovic-Litre DO Simon Fraser NPP NPP 35,5″ 9’11,25″ 4,31 7,29
*35 Anthony Gosselin DO Sherbrooke 30 4,73 28,5″ 9’02,5″ 4,41 7,39
40 Frédéric Chagnon SEC Montréal 11 5,00 29″  9’07,5″ 4,46 7,34
41 Jordan Herdman SEC Simon Fraser 15 5,16 32,5″  9’03,5″ 4,47 7,66
42 Justin Herdman SEC Simon Fraser 12 5,13 30,5″  9’00″ 4,47 7,52
44 Nakas Onyeka SEC Wilfrid Laurier 16 4,87 35,5″  9’02,25″ 4,75 7,60
45 Matt Singleton SEC Black Hills State 19 4,85  30,5″  9’02,5″ 4,31 NPP
46 Corey Williams SEC Toronto 25 4,89  31″ 8’06,5″ 4,65 7,66
*47 Alexandre Chevrier SEC Sherbrooke 14 4,66 34,5″ 9’08″ 4,34 7,25
1 Samuel Caron QA Montréal 9 4,83 29″  9’06″ 4,40 7,26
2 Asher Hastings QA McMaster 5 5,26 33,5″  9’03,5″ 4,59 8,26
*4 Alex Morrison UBC NPP 4,66 32,5″  9’02,75″ 4,28 7,07
81 Nathaniel Behar Carleton 22 4,61 31,5″ 9’07″ 4,25 7,29
82 Mitchell Picton Regina 9 4,67 29,5″  9’08,5″ 4,21 7,23
83 Daniel Vandervoort McMaster 13 4,73 31,5″  9’06″ 4,35 7,20
*84 Adam Adeboboye York 8 4,67 33,5″ 9’09″ 4,31 7,04
*85 Mitchell Hillis Saskatchewan NPP 4,87 33″  8’11,5″ 4,34 7,30
*87 Malcolm Carter Ottawa Sooners (CJFL) 4 4,73 34″  10’03″ 4,50 7,20
*88 Julan Lynch Saskatchewan NPP 4,69 33,5″  9’03,5″ 4,59 7,66
*6 Adam Laurensse DD Calgary NPP 4,83 32″ 9’06,5″ 4,21 7,17
20 Tunde Adeleke DD Carleton 16 4,58 32″  9’05,25″ 4,47 7,42
21 Nathaniel Hamlin DD Carleton 11 4,64 33″ 9’10″ 4,35 7,30
22 Robert Woodson DD Calgary 18 4,64 35″  10’00,5″ 4,39 7,03
23 Dondre Wright DD Henderson State 11 4,62 35,5″  9’10″ 4,06 7,34
*24 Harland Hastings DD Acadia 16 4,64 35,5″ 9’10,5″ 4,42 7,23
*25 Richard Gillespie DD Toronto 17 4,82 34,5″  9’06″ 4,60 7,34
*26 Jordan Hoover DD Waterloo 10 4,60 35,5″  9’10″ 4,09 6,98

 *Invité à la suite d’un camp d’évaluation régional 2017 de la LCF.

Glen Constantin a bâti des liens très utiles dans la NFL et la NCAA

Universitaire lundi, 27 mars 2017. 17:01 Chad O'Shea
Chad O'Shea avec Danny Amendola à l'entraînement. (Source d'image:PC)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – En 2011, en préparation pour la coupe Dunsmore, Glen Constantin s’empare de son téléphone et appelle Jim Washburn, son bon ami qui était l’entraîneur de la ligne défensive des Eagles de Philadelphie pour élucider un problème que lui posent les Carabins de l’Université de Montréal. Résultat : le conseil obtenu se transforme en un long touché de Sébastien Lévesque dans une victoire.

Voilà le premier exemple concret auquel songe Constantin lorsqu’on lui demande d’expliquer les bénéfices de ses contacts privilégiés dans la NFL.

« J’avais parlé de la situation avec Jim qui partageait un bureau avec Howard Mudd, une sommité des entraîneurs de la ligne offensive aux États-Unis. Il lui a dit "Mon chum a de la misère avec telle affaire et il a donné son avis". On a donc réagi en courant avec un jeu à l’extérieur du périmètre en faisant un inside trap et Seb Lévesque était parti pour un touché. Ça venait directement de Mudd! », a confié Constantin au RDS.ca en pigeant dans ses souvenirs.

Le génie de Constantin et du Rouge et Or de l’Université Laval ne s’exprime donc pas seulement grâce à la préparation soignée des entraîneurs et la qualité des athlètes recrutés. À l’occasion, ce sont les judicieux conseils de ses amis dans la NFL qui viennent donner un coup de pouce.

En découvrant l’existence de ce précieux carnet de contacts, c’est plus facile d’expliquer la présence de Chad O’Shea, la fin de semaine dernière, à la clinique des entraîneurs du Rouge et Or organisée par Carl Brennan (entraîneur de la ligne offensive).

O’Shea occupe le poste d’entraîneur des receveurs chez les Patriots de la Nouvelle-Angleterre depuis février 2009. Mais l’amitié entre les deux hommes remonte à bien plus loin. En effet, Constantin a connu O’Shea au milieu des années 1990 quand il avait hérité d’une expérience de graduate assistant (entraîneur étudiant) à l’Université de Houston.

Quelques semaines après avoir remporté le Super Bowl, O’Shea était ravi de participer à cette clinique pour la deuxième fois.

« C’était important pour moi, parce que je suis très près de Glen et je trouve qu’il est un excellent meneur pour ce programme. Je me souviens d’être venu ici une première fois et, à mon retour, j’avais dit à mes collègues des Patriots que j’avais été bien impressionné par le travail accompli par ce programme », a relevé celui qui dirige notamment Julian Edelman et Danny Amendola.

« Glen a fait un si bon travail pour établir une crédibilité autour de son programme qu’il y a un respect qui s’est établi avec des gens dans la NFL. D’ailleurs, il est toujours le bienvenu à Foxborough et il est venu voir des matchs », a précisé O’Shea qui a pris le temps de raconter quelques histoires savoureuses du Super Bowl à son grand copain.

Glen ConstantinBien sûr, Constantin chérit ses relations avec ces entraîneurs de renom qui produisent des bénéfices dans son travail.

« Ça me donne l’opportunité de leur parler sans filtre. Ils ont tellement de vécu que ce sont de très bonnes ressources pour moi. Je peux dire qu’il y a eu des fronts utilisés ou des tactiques défensives tentées qui ont provoqué des points tournants pour notre programme comme à la Coupe Vanier en 2003 », a expliqué l’entraîneur de 52 ans qui espère encore voir une équipe québécoise accéder à la NCAA éventuellement.

La valeur ajoutée ne s’arrête pas là. Le Rouge et Or profite de ce canal direct avec la NFL pour découvrir les nouvelles tendances et les dernières tendances pour se démarquer de la compétition.

« Ça nous aide à savoir ce qu’il se fait de mieux dans le domaine. Évidemment, on ne peut pas faire exactement la même chose qu’eux puisque c’est une question de moyens aussi. Mais ça nous donne la possibilité d’adapter ce qu’ils font et ça nous aide beaucoup », a exposé Constantin en citant notamment l’utilisation de capteurs GPS sur les joueurs pour récolter des informations.

En tant que spécialiste de la défense, Constantin n’aurait donc pas pu mieux tomber en développant cette amitié avec un expert de l’attaque.

« C’est vrai que Glen n’aime pas autant les gars de l’attaque que ceux de la défense! », a rigolé O’Shea quand on a soulevé cette observation.

« Je n’ai pas toutes les réponses au niveau offensif, ça vient parfois compléter mes connaissances. En tant qu’ancien quart-arrière, il connaît les nuances dans les jeux », a convenu Constantin plus sérieusement.

La NFL s’intéresse au jeu aérien du Canada

C’est naturel de constater que le football universitaire canadien s’abreuve de connaissances en provenance de la NFL. Cependant, la relation inverse existe également, ce qui s’avère plus surprenant.

« Parfois, ils (ses sources de la NFL) regardent ce qu’ils peuvent utiliser du football canadien à leur avantage dans leurs stratégies malgré leurs limitations sur les mouvements. Je pense surtout à des concepts qu’on peut utiliser avec le système aérien qui est très développé ici », a raconté l’homme en piquant la curiosité.

Il ne serait pas si bête de douter de cette affirmation, mais O’Shea a confirmé les dires de Constantin une heure plus tard.

« Le jeu aérien est une grosse priorité au Canada, je suis toujours intéressé de regarder ce qui se fait ici. J’ai même regardé quelques heures de vidéos avant de venir faire ma conférence parce que je suis fasciné par tous les joueurs en mouvement et le joueur supplémentaire à qui lancer sur un terrain plus vaste », a relaté O’Shea avec les yeux brillants d’un mordu de football. Chad O'Shea

Les liens serrés entre Constantin et O’Shea proviennent du terrain de football, mais également de leur période comme colocataires au Texas. À ce propos, le troisième ami qui habitait avec eux offre un contact privilégié à Constantin dans la NCAA. Il s’agit de Clay Helton qui occupe la prestigieuse fonction d’entraîneur-chef à USC.

« On est chanceux d’avoir de très bons liens, c’est le fun de pouvoir partager ça et d’apprendre », a réagi l’entraîneur québécois qui apprécie notamment le boulot de Mickey Donovan à l’Université Concordia. Il a aussi a vanté les mérites des entraîneurs de la relève comme ceux du Campus Notre-Dame-de-Foy, des Cougars du Collège Champlain-Lennoxville et de Vanier.

« Chad me dit parfois que si j’avais le succès que j’ai ici aux États-Unis, je serais millionnaire », a raconté, en souriant, Constantin qui a mené son équipe à huit conquêtes de la coupe Vanier.

Même s’il a été courtisé plus d’une fois, Constantin a préféré demeurer avec l’Université Laval si bien qu’il ne dirige pas au sein d’un réputé programme universitaire américain ou bien dans la NFL. Ce choix est tout à son honneur, les nombreux joueurs et entraîneurs qu’il a développés peuvent l’en remercier.

Devenu le maillon fort du football amateur canadien, le Québec devrait pouvoir compter sur Constantin pour plusieurs années encore. Même s’il a déjà consacré la moitié de sa vie au coaching, il n’entend pas arrêter de sitôt. À ses yeux, les commotions cérébrales s’avèrent le principal danger qui guette ce sport et il considère que les équipes doivent s’impliquer pour améliorer la situation. Ensuite, il souhaiterait voir d’autres universités s’élever au rang des Carabins, du Vert & Or et du Rouge et Or. Après, on pourrait lui souhaiter une retraite tranquille ou pourquoi pas un saut auprès de l’un de ses amis au sud de la frontière.

*Avec la collaboration de Pierre Vercheval

Jean-Simon Roy domine le développé couché avec 39 répétitions au camp national de la LCF

LCF vendredi, 24 mars 2017. 23:01 Jean-Simon Roy
Jean-Simon Roy (Source d'image:Johany Jutras/LCF)

Les participants du camp d'évaluation national de la Ligue canadienne prenaient part au test du développé couché, vendredi soir. Et pour une quatrième année de suite, c’est un représentant du Réseau du sport étudiant du Québec qui a dominé l’épreuve.

Le joueur de ligne offensive du Rouge et Or de l’Université Laval, Jean-Simon Roy, visait la marque de 40 que son ancien coéquipier Philippe Gagnon avait réussie l’an dernier.

Roy, qui peut évoluer à toutes les positions sur la ligne offensive, a finalement arrêté le compteur à 39 répétitions de la charge de 225 livres.

Il s'agit de la 6e meilleure performance de l'histoire du camp d'évaluation.

« Je suis content de ma performance étant donné les résultats aujourd'hui (vendredi), mais c'est sûr que le 40 me tentait. Je pensais m'y rendre. Ça reste un beau moment. C'est plaisant, mais je ne me compare pas seulement aux autres. J'essaie de me pousser moi-même et d'atteindre des objectifs que je me fixe. J'étais proche », a indiqué Roy après l’épreuve.

Son plus proche compétiteur a été un joueur qu’il a affronté cette saison, le plaqueur défensif des Stingers de l’Université Concordia, Sam Narkaj, avec 34 répétitions.

En fait, l’épreuve a été complètement dominée par les joueurs du RSEQ. Le bloqueur Qadr Spooner des Redmen (31), le plaqueur défensif Mathieu Dupuis des Carabins (30) et le centre-arrière Anthony Gosselin du Vert & Or (30) ont suivi dans l’ordre.

Le plaqueur défensif des X-Men de StFx, Kay Okafor, a aussi soulevé la barre à 30 reprises.

Plus tôt dans la journée, les participants se sont soumis aux sauts vertical et horizontal. Le demi offensif de l’Université Queen’s, Jonah Pataki, a terminé au premier rang des deux épreuves avec un saut vertical de 36,5 pouces et un horizontal de 10 pieds et trois pouces.

Samedi, les espoirs effectueront les épreuves de vitesse, dont le sprint de 40 verges, et les confrontations à un contre un.

Résultats des tests physiques :

  Nom Pos. Université Dév. couché 40 vgs Vertical Horizontal Chang. de dir. 3-cônes
50 Kwabena Asare LO Carleton 15   24″ 8’01,5″    
51 Dariusz Bladek LO Bethune-Cookman 21   25″ 8’05″    
52 Jordan Filippelli LO Calgary 13   21″  7’10,5″    
53 Jean-Simon Roy LO Laval 39   22,5″ 8’00,25″    
54 Evan Johnson LO Saskatchewan 21   31″  8’10″    
56 Braden Schram LO Calgary 22   21,5″ 8’05,25″    
57 Qadr Spooner LO McGill 31   23″  7’11,75″    
58 Mason Woods LO Idaho 18   24,5″ 7’03,5″    
59 Jeremy Zver LO Regina 21   30″  8’07,5″    
*7 Mark Mackie LD McMaster 24   29″  9’01,5″    
*8 Mathieu Dupuis LD Montréal 30   24″ 8’04″    
90 Kwaku Boaten LD Wilfrid Laurier 15   33,5″  8’07,75″    
91 Fabion Foote LD McMaster 20   34,5″ 9’11″    
92 Evan Foster LD Manitoba 25   32″  9’10″    
93 Junior Luke LD Montréal 24   24″ 8’02,75″    
94 Connor McGough LD Calgary 23   32,5″  9’03″    
95 Samuel Narkaj LD Concordia 34   24,5″  8’05″    
96 Kay Okafor LD St. Francis Xavier 30   32,5″ 9’02,5″    
97 Jalen Price LD Wilfrid Laurier 12   26″  7’11,25″    
98 Justin Vaughn LD Fordham NPP   28″ 9’04″    
30 Johnny Augustine DO Guelph 22   30,5″ 9’02″    
31 Sean Thomas Erlington DO Montréal 23   34,5″  8’10,25″    
*32 Jonah Pataki DO Queen’s 10   36,5″  10’03″    
*34 Ante Milanovic-Litre DO Simon Fraser NPP   35,5″ 9’11,25″    
*35 Anthony Gosselin DO Sherbrooke 30   28,5″ 9’02,5″    
40 Frédéric Chagnon SEC Montréal 11   29″  9’07,5″    
41 Jordan Herdman SEC Simon Fraser 15   32,5″  9’03,5″    
42 Justin Herdman SEC Simon Fraser 12   30,5″  9’00″    
44 Nakas Onyeka SEC Wilfrid Laurier 16   35,5″  9’02,25″    
45 Matt Singleton SEC Black Hills State 19    30,5″  9’02,5″    
46 Corey Williams SEC Toronto 25    31″ 8’06,5″    
*47 Alexandre Chevrier SEC Sherbrooke 14   34,5″ 9’08″    
1 Samuel Caron QA Montréal 9   29″  9’06″    
2 Asher Hastings QA McMaster 5   33,5″  9’03,5″    
*4 Alex Morrison UBC NPP   32,5″  9’02,75″    
81 Nathaniel Behar Carleton 22   31,5″ 9’07″    
82 Mitchell Picton Regina 9   29,5″  9’08,5″    
83 Daniel Vandervoort McMaster 13   31,5″  9’06″    
*84 Adam Adeboboye York 8   33,5″ 9’09″    
*85 Mitchell Hillis Saskatchewan NPP   33″  8’11,5″    
*87 Malcolm Carter Ottawa Sooners (CJFL) 4   34″  10’03″    
*88 Julan Lynch Saskatchewan NPP   33,5″  9’03,5″    
*6 Adam Laurensse DD Calgary NPP   32″ 9’06,5″    
20 Tunde Adeleke DD Carleton 16   32″  9’05,25″    
21 Nathaniel Hamlin DD Carleton 11   33″ 9’10″    
22 Robert Woodson DD Calgary 18   35″  10’00,5″    
23 Dondre Wright DD Henderson State 11   35,5″  9’10″    
*24 Harland Hastings DD Acadia 16   35,5″ 9’10,5″    
*25 Richard Gillespie DD Toronto 17   34,5″  9’06″    
*26 Jordan Hoover DD Waterloo 10   35,5″  9’10″    

 *Invité à la suite d’un camp d’évaluation régional 2017 de la LCF.

Meilleurs résultats de tous les temps au développé couché :

  Nom Université Année Répétitions
1 Michael Knill Wilfrid Laurier 2011 47
2 Byron Archambeault Montréal 2015 41
T3 Elie Ngoyi Bishop’s 2013 40
T3 Mike Montoya Laurier 2010 40
T3 Phillipe Gagnon Laval 2016 40
6 Jean-Simon Roy Laval 2017 39
7 Michael Van Praet Western 2012 38
8 Linden Gaydosh Calgary 2013 36
9 Samuel Narkaj Concordia 2017 34
T10 David Menard Montréal 2014 33
T10 Ben Heenan Saskatchewan 2013 33
T10 Eddie Steele Manitoba 2010 33
T10 Joash Gesse Montréal 2010 33
T10 J.P. Bekasiak Toledo 2007 33
T15 Terry Hart St. Francis Xavier 2014 32
T15 Pierre Lavertu Laval 2014 32

Jean-Simon Roy, un autre joueur de ligne offensive du Rouge et Or choisi au premier tour?

LCF mercredi, 22 mars 2017. 22:49 Jean-Simon Roy
Jean-Simon Roy (Source d'image:Yan Doublet)

MONTRÉAL – Six joueurs de ligne offensive de l’Université Laval ont été sélectionnés en première ronde du repêchage de la LCF au cours des trois dernières années.

Jean-Simon Roy pourrait bien être le prochain élève du réputé Carl Brennan à accomplir ce fait d’armes. Si son rêve de jouer au football au niveau professionnel est devenu possible dans son esprit un peu plus tard que la moyenne des étudiants-athlètes, il ne fait plus aucun doute dans la tête de Roy qu’il mérite sa place dans la LCF.

« Quand j’étais plus jeune, ce n’était pas un rêve que je croyais atteignable. Avec les années, on commence à y penser un peu plus et je crois que c’est comme ça à chaque niveau par la suite. Les choses se succèdent et je suis rendu là », a relaté celui qui a joué avec les Élans du Cégep Garneau avant de se joindre au Rouge et Or en 2013.

Bien que ses anciens coéquipiers Pierre Lavertu, Danny Groulx, Karl Lavoie, Philippe Gagnon, Charles Vaillancourt et Jason Lauzon-Séguin aient tous été des choix de premier tour, Roy ne sent pas de pression additionnelle quant à son propre rang de sélection.

« Le plus important, ce n’est pas le rang ou la ronde où tu es choisi, mais plutôt de tomber dans une équipe qui est bonne pour toi, qui va t’aider à progresser et à connaître une belle carrière », a-t-il mentionné au RDS.ca lors d’un entretien téléphonique, mardi.

Classé 18e au premier classement des espoirs de la LCF puis 14e au deuxième qui a été dévoilé au mois de décembre, Roy aimerait bien percer le top-10 après le camp d’évaluation national de la LCF auquel il participera de jeudi à samedi à Regina.

« Je suis quelqu’un qui peut améliorer son rang grâce aux tests physiques lors de camp d’évaluation comme celui-là. J’ai de bonnes capacités athlétiques et je vais essayer de le démontrer », a-t-il affirmé, lui qui avait dominé le développé couché avec 36 répétitions au Défi Est-Ouest en mai 2016.

Le natif de Québec, qui se présentera en Saskatchewan à un poids de 290 livres, sera le seul représentant du Rouge et Or à prendre part au camp national de la LCF cette année. Mais cela ne change pas grand-chose à ses yeux.

Le plaqueur défensif Sam Narkaj des Stingers de l’Université Concordia et le joueur de ligne offensive Qadr Spooner des Redmen de McGill seront dans la même situation que Roy en étant les uniques porte-couleurs de leur équipe à Regina.

Les Carabins compteront cinq de leurs membres et le Vert & Or en enverra deux si bien que toutes les équipes du Réseau du sport étudiant du Québec seront représentées lors de ce dernier rendez-vous entre les espoirs et les équipes de la LCF avant le repêchage.

De bloqueur à centre

Jean-Simon Roy a évolué à la position de bloqueur à gauche au cours des deux dernières saisons.

Pour se donner plus de chances de percer chez les professionnels, l’étudiant en génie civil a recommencé à s’entraîner au centre, notamment lors du plus récent camp printanier du Rouge et Or. Les positions de garde et de centre sont plus adaptées à sa grandeur étant donné que les bloqueurs dans la LCF ont généralement de plus longs bras que lui.

Jean-Simon RoyÉtant en mesure de jouer à toutes les positions sur la ligne offensive, la polyvalence de Roy lui vaudra assurément des points bonis dans les cahiers de notes des dépisteurs.

« Depuis le début de ma carrière, j’ai montré que je suis polyvalent et que je peux jouer à toutes les positions. Je vais continuer à travailler là-dessus, mais centre serait une bonne position pour moi », a convenu Roy qui était le centre de la formation de l’Est au Défi Est-Ouest.

Plusieurs excellents joueurs de ligne défensive sont parmi les espoirs disponibles pour le repêchage du 7 mai. Au poste de centre, Roy devrait entre autres être confronté lors des exercices de position aux plaqueurs défensifs Sam Narkaj des Stingers et Junior Luke des Carabins, deux joueurs qu’il connaît très bien.

À l’extérieur du Québec, Jalen Price des Golden Hawks de Wilfrid Laurier, que le Rouge et Or a vaincu en demi-finale canadienne, et Kay Okafor des X-Men de StFx seront deux autres bons tests pour les joueurs de ligne offensive qui se produiront comme garde ou centre. S’il s’entraîne comme bloqueur, Roy pourrait revoir l’ailier défensif Kwaku Boateng des Golden Hawks qui avait été réduit au silence à la Coupe Uteck.

« C’est un bon groupe de ligne défensive, a souligné Roy qui n’est pas du tout intimidé. Ça devrait bien aller. Je les connais pour les avoir affrontés cette saison ou les avoir vus au Défi Est-Ouest. C’est le fun d’avoir une bonne opposition. »

Si Roy n’arrive pas à se faire une place dès cet été dans la LCF, il sera admissible à jouer sa cinquième et dernière saison avec les champions en titre de la Coupe Vanier.

Les cinq joueurs des Carabins qui participent au camp national sont très motivés

LCF mercredi, 22 mars 2017. 01:30 Junior Luke
Junior Luke (Source d'image:Christian L-Dufresne)

MONTRÉAL – Cinq représentants des Carabins participeront au camp d’évaluation national de la Ligue canadienne de football, soit le plus gros contingent parmi les équipes du circuit universitaire canadien.

Le secondeur Frédéric Chagnon, le porteur de ballon Sean Thomas Erlington, le quart-arrière Samuel Caron ainsi que les joueurs de ligne défensive Junior Luke et Mathieu Dupuis tenteront d’en mettre plein la vue aux dépisteurs.

Luke est parmi les étudiants-athlètes les plus prometteurs du repêchage de 2017. Classé au neuvième rang des meilleurs espoirs, le polyvalent plaqueur défensif pourrait bien entendre son nom être nommé lors du premier tour.

Lors du camp national, qui se tiendra de jeudi à samedi à Regina, Luke voudra permettre aux dépisteurs de confirmer ce qu’ils ont vu de lui au cours des dernières saisons.

« Il faut juste que je montre que je suis capable de bouger, que je suis fort, que je suis capable de faire ce que les dépisteurs ont vu sur les bandes vidéo. Si je ne montre pas ça, ils vont se poser des questions. Mais je ne mets pas trop de poids sur les épaules », a indiqué Luke lors d’un entretien téléphonique avec le RDS.ca.

Au mois de décembre, Luke a participé au National Bowl aux États-Unis en compagnie de son coéquipier Frédéric Chagnon. Luke a été nommé joueur de ligne par excellence de ce match grâce à ses trois plaqués, dont un pour une perte, et sa passe rabattue. Il avait ensuite reçu une invitation pour le Tropical Bowl où il était confronté à des joueurs de division 1 de la NCAA.

Même s’il aimerait bien avoir une opportunité avec une formation de la NFL, Luke garde ses yeux sur le moment présent, soit le camp national de la LCF.

« J’attends des réponses. Il ne faut qu’une équipe soit intéressée pour avoir une chance. Ce n’est pas la fin du monde s’il n’y en a pas beaucoup, mais s’il y en a une, je vais la prendre. Pour l’instant, je suis concentré sur le camp d’évaluation et on verra par la suite. J’y vais une chose à la fois », a mentionné Luke qui est représenté par l’agent Sasha Ghavami qui a aussi comme client Laurent Duvernay-Tardif, Elie Bouka et Antony Auclair.

L’appui des coéquipiers

Même s’ils doivent chacun prouver qu’ils ont le talent, l’intelligence et la force physique pour jouer dans la LCF, les joueurs des Carabins sont contents de pouvoir prendre part au camp national tous ensemble.

« C’est une autre expérience que je peux vivre avec mes quatre coéquipiers qui seront là avec moi. C’est sûr qu’on va se motiver. Ça va nous aider parce qu’on va être moins stressé. On va savoir qu’il y a quelqu’un qui est là pour nous », a souligné Luke qui a été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles de U Sports en 2016.

« Je l’ai vécu quand je suis allé au National Bowl avec Junior, a relaté Frédéric Chagnon. Au début, il y a une hésitation et un stress. Mais quand j’ai su qu’il était là, tout le stress est tombé et on s’est dit qu’on allait avoir du fun là-bas. Je pense que ce sera la même chose au camp d’évaluation. On va partir les cinq gars de Montréal ensemble. Ça diminue un peu le stress. »

Junior Luke et Mathieu Dupuis évoluent à la même position et seront en compétition directe. Les deux hommes sont bien conscients de cet aspect du camp d’évaluation, mais ils demeurent heureux de pouvoir vivre ce moment ensemble.

Mathieu Dupuis lors du camp régional de Montréal« De pouvoir aller compétitionner avec un de mes bons chums, Junior Luke, et rejoindre les autres gars des Carabins, c’est quelque chose, racontait Dupuis après le camp régional de Montréal où il a obtenu son invitation pour Regina. J’avais ça comme objectif. Je me suis entraîné fort à partir de la Coupe Dunsmore pour avoir une chance. Je suis ému et excité. »

« On va être en compétition, mais on va chacun donner notre meilleur et se pousser l’un et l’autre. On va s’entraider aussi parce qu’on est des amis », a ajouté Dupuis qui tentera d’être plus léger que ses 308 livres enregistrées au camp de Montréal.

« On va essayer de prouver aux autres que nous sommes les deux meilleurs joueurs de ligne défensive au Canada », a estimé Luke qui arrivera à Regina avec un poids autour de 290 livres.

Luke et Dupuis ont néanmoins des styles et des rôles différents bien qu’ils soient tous les deux des plaqueurs défensifs. Grâce à sa vitesse et son excellente technique, Luke peut évoluer un peu partout sur la ligne défensive. Dupuis est pour sa part un spécialiste pour arrêter la course lui qui utilise énormément sa puissance et sa force physique.

D’ailleurs, Junior Luke ne s’attend pas à battre son ami au développé couché. Dupuis, qui est le frère de l’ancien hockeyeur des Penguins Pascal Dupuis, a réussi 31 répétitions dans ce test physique au camp régional. Luke vise la marque de 25 à Regina.

Chagnon, un espoir dans l’ombre

Le secondeur Frédéric Chagnon est parmi les espoirs en vue du prochain repêchage qui passe sous le radar du grand public. Mais pas nécessairement sous celui des équipes de la LCF...

Un dépisteur croisé par le RDS.ca lors d’un match des Carabins cette saison avait mentionné qu’il croyait que Chagnon serait repêché en première ronde s’il demeurait en santé.

Chagnon est un prototype un peu différent du secondeur typique. Mesurant six pieds quatre pouces, le produit des Nordiques du Collège Lionel-Groulx s’est illustré en 2016 dans sa couverture de passe. Extrêmement agile, il a rabattu quatre passes en plus de réaliser une interception en saison régulière. Dans la défaite des Bleus à la Coupe Dunsmore, Chagnon s’était démarqué avec cinq plaqués, dont un sac, une interception et une passe rabattue.

Frédéric Chagnon« Il y a beaucoup de passes dans la LCF. Donc un secondeur qui peut être bon dans cette facette, ça peut certainement être un atout pour une équipe, a affirmé Chagnon à l’autre bout du fil, mardi. Ce sont les équipes qui décident en bout de la ligne. Si elles voient quelque chose en moi, elles vont peut-être faire un move. »

Lors du camp national, Chagnon veut simplement bien faire pour améliorer ses chances.  

« Je dirais que pour le bench press, une répétition de plus que Byron [Archambault]!, a-t-il lancé à la blague en parlant de celui qui a réussi 41 répétitions il y a trois ans. Ça, ça ne s’atteindra pas. Je ne me suis pas vraiment fixé d’objectif. Je vais donner le meilleur de moi-même. Et si je fais cela, les résultats devraient être pas si pires. »

« Je veux montrer que je suis capable de bien bouger latéralement et que je peux être bon dans les un contre un avec les porteurs de ballon. Je crois que c’est le plus important », a-t-il enchaîné.

Les cinq joueurs des Carabins arriveront en Saskatchewan mercredi. Le lendemain, comme tous les participants du camp national, ils seront soumis à un examen médical. C’est vendredi que débuteront les tests physiques, les exercices ainsi que les entrevues avec les équipes de la LCF.

Anthony Gosselin espère imiter William Langlais en étant repêché dans la LCF

LCF mardi, 21 mars 2017. 08:45 Anthony Gosselin
Anthony Gosselin (Source d'image:Brianna Thicke/LCF.ca.)

MONTRÉAL – William Langlais est devenu en 2015 le 10e joueur issu du programme de football de l’Université de Sherbrooke à être repêché dans la Ligue canadienne de football.

Le centre-arrière avait été sélectionné en troisième ronde après avoir participé au camp d’évaluation national à la suite d’une invitation reçue grâce à ses performances à celui régional de Montréal.

Anthony Gosselin, qui a été le coéquipier de Langlais en 2014, tente actuellement de suivre les traces de celui qui évolue avec les Stampeders de Calgary.

Comme Langlais, Gosselin a obtenu son billet pour le camp national, qui se tiendra à Regina de jeudi à samedi, après avoir connu une excellente journée au camp régional de l’Est. Les comparaisons ne s’arrêtent pas là puisque les deux joueurs sont des centres-arrières et ils ont effectué un changement de position au même moment en 2014.

« J’avais beaucoup appris de son intensité et de son agressivité. Je lui parle encore aujourd’hui. C’est lui qui m’a aidé à trouver mon agent. Il m’a beaucoup aidé », a indiqué Gosselin après le camp régional de Montréal, le 10 mars dernier.

Porteur de ballon à l’école secondaire puis secondeur au niveau collégial, Gosselin a été converti comme centre-arrière et ailier rapproché avec le Vert & Or puisque l’équipe avait des besoins à ces deux positions.

Celui qui s’est inscrit à la position de centre-arrière pour les camps d’évaluation de la LCF a le physique parfait pour l’emploi. À six pieds deux pouces et 245 livres, Gosselin a démontré toute sa puissance et sa force musculaire en effectuant 28 répétitions au développé couché, le deuxième meilleur résultat du camp de Montréal.

Au cours des deux dernières saisons, le produit des Voltigeurs du Cégep de Drummondville a démontré sa polyvalence en excellant dans les blocs, mais aussi en captant respectivement 4 et 7 passes en 2015 et 2016. L’an dernier, il a d’ailleurs récolté des gains de 115 verges en plus de marquer un touché.

Pour un joueur de son gabarit, Gosselin a obtenu des temps respectables dans les épreuves de vitesse du camp régional de Montréal. Il a entre autres réussi un temps de 4,85 au sprint de 40 verges et un de 7,31 à l’épreuve de changements de direction.

En Saskatchewan, il espère démontrer qu’il peut courir vite malgré son imposant physique, ce qui pourrait notamment l’avantager pour un poste sur les unités spéciales.

« J’ai bien beau voir un gros gabarit, mais il faut que je sois capable de jouer avec ma vitesse comme j’ai démontré ici (au camp régional). C’est ce qui pourrait faire la différence. Je sais que je peux mieux faire au sprint de 40 verges. Je veux démontrer que je suis disponible sur les unités spéciales aussi », a expliqué celui qui a effectué un saut en hauteur de 29 pouces et un saut horizontal de 9 pieds 4,75 pouces.

De la compagnie à Regina

Gosselin ne sera pas le seul représentant du Vert & Or au camp national de la LCF.

Son coéquipier Alexandre Chevrier a également obtenu une invitation après le camp régional de l’Est.

Alexandre ChevrierAu cours des deux dernières saisons, le secondeur a été l’un des meilleurs joueurs de l’unité défensive de l’Université de Sherbrooke.

En plus de son travail défensif, Chevrier a démontré qu’il pouvait être efficace sur les unités spéciales. Au camp de Montréal, ses performances dans les exercices à un contre un dans cette facette ont fait de lui un candidat de choix pour se retrouver au camp national.

« Coach [Kevin] Régimbald et Jean-Philippe Gauthier font un énorme travail avec nous sur les unités spéciales à Sherbrooke. On avait juste à appliquer ce qui nous a été enseigné et tout a bien été. C’était la routine », a-t-il expliqué en parlant de sa prestation sur les exercices des unités spéciales.

Au camp national, Chevrier espère entre autres améliorer son saut vertical de 31 pouces. Il avait eu de bons résultats au sprint de 40 verges (4,71) et au développé couché (17 répétitions) à Montréal.

Une bonne journée pour les Sherbrookois

Même s’ils n’ont pas eu la même chance que Gosselin et Chevrier, l’ailier défensif Alexandre Gagnon, le bloqueur Antoine Demers, l’ailier rapproché Oumar Touré et le demi offensif Isaac Lauzon, tous des porte-couleurs du Vert & Or en 2016, ont bien fait lors du camp régional de Montréal.

« Je suis content qu’on ait bien fait et qu’on ait prouvé à tout le monde que Sherbrooke, on n’est pas là pour niaiser », a exprimé Anthony Gosselin qui a terminé son stage universitaire avec les Renards.

Alexandre Gagnon et Anthony GosselinParmi tous les joueurs qui n’ont pas été invités à Regina à la suite du camp de Montréal, Gagnon est parmi ceux qui ont le plus impressionné les dépisteurs, notamment avec sa vitesse.

Ancien receveur et recruté à Sherbrooke comme ailier rapproché étant donné son imposante stature de six pieds huit pouces, il est ouvert à changer de position si cela signifie jouer chez les professionnels.

« Je veux jouer professionnel. Alors certainement, si on me demande de jouer ailleurs, je vais jouer où l’on veut que je joue. C’est aussi simple que ça », a lancé celui qui a réussi ses meilleurs résultats à vie lors des tests physiques au camp régional.

Gagnon croit encore à ses chances d’être repêché même s’il ne prendra pas part à la dernière étape permettant aux espoirs de se faire valoir auprès des dépisteurs. En 2016, quatre joueurs ayant participé uniquement au camp régional de l’Est avaient été sélectionnés. Du lot, Jean-Philippe Bolduc et Pierre-Luc Caron ont joué dans la LCF cette saison alors qu’Arto Khatchikian se dirigeait vers une place sur l’équipe d’entraînement du Rouge et Noir avant de se blesser.

Résultats des joueurs du Vert & Or au camp régional de Montréal :

Nom Pos. Dév. couché 40 vgs Vertical Horizontal Chang. de dir. 3-cônes
Antoine Demers LO 14 5,38 27,5″ 8’09″ 4,92 8,03
Alexandre Gagnon LD NPP 4,81 34″ 9’02″ 4,37 7,02
Anthony Gosselin DO 28 4,85 29,5″ 9’04,75″ 4,33 7,31
Isaac Lauzon DO 20 4,71 33,5″ 9’07″ 4,41 7,37
Alexandre Chevrier SEC 17 4,71 31″ 9’11,5″ 4,33 7,35
Oumar Touré 12 4,92 35,5″ 10’00″ 4,44 7,49

Le Rouge et Or et la famille fiers d’Antony Auclair; Mathieu Betts déjà sur le radar de la NFL

NFL mercredi, 15 mars 2017. 09:46

Images d'Antony Auclair devant les dépisteurs 4:21

QUÉBEC - Quand Antony Auclair s’est amené au premier étage du stade intérieur de l’Université Laval pour amorcer son Pro Day, tous les yeux étaient sur lui. Le moment était tellement déterminant pour l’avenir de l’ailier rapproché québécois que ses coéquipiers, ses amis et sa famille n’osaient pas dire un mot.

Alors qu’il était à deux pas des dépisteurs et que tout le monde se demandait si le Beauceron de 23 ans vivait du stress, avec une courte phrase, il a réussi à détendre l’atmosphère.

« C’est silencieux ici… », a lancé avec le sourire l’athlète de près de six pieds six pouces avant d’effectuer un saut vertical de 33,5 pouces devant la foule venue pour l’encourager.

Ce moment traduisait bien l’importance de cette journée pour la carrière d’Antony Auclair, mais aussi pour le programme du Rouge et Or.

« Je suis très fier du programme du Rouge et Or et de tous les entraîneurs. Mais dans le fond, ce n’est pas nous, c’est Antony. Nous, on lui donne des consignes et c’est lui qui a la discipline et la rigueur de le faire. C’est une grande fierté pour nous et lui », a indiqué l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin

« Il ne faut pas oublier que c’est un petit gars de Notre-Dame-des-Pins qui a joué au football à Saint-Georges et à Lennoxville. C’est un beau témoignage pour le football amateur québécois », a ajouté celui qui est le pilote du programme depuis le mois de décembre de 2000.

« D’avoir autant de dépisteurs de la NFL qui se déplacent pour l’un de nos joueurs, on est extrêmement fier de ça. C’est une belle étape pour le programme d’avoir de la visibilité dans la NFL. On espère tous que ça va se concrétiser et qu’il va avoir une opportunité de jouer dans cette ligue », espère l’ancien coéquipier d’Auclair et actuel entraîneur des receveurs du Rouge et Or, Guillaume Rioux.

Si la plus grande partie du Pro Day  s’est déroulé dans le silence, outre les quelques applaudissements de la foule après les tests et les exercices auxquels était soumis Auclair, ce fut une ambiance totalement différente pour le développé couché.

Les dépisteurs des 17 équipes de la NFL et les coéquipiers d’Auclair ainsi que les membres de sa famille se sont déplacés dans la salle d’entraînement du PEPS pour le dernier test physique. Et Antony s’est assuré que ses coéquipiers allaient l’encourager de manière plus bruyante.

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Sous les cris de motivation de ses frères d’armes, Auclair a soulevé la charge de 225 livres à 22 reprises. Les deux dernières répétitions semblaient pénibles, mais les encouragements l’ont certainement aidé à aller puiser au fond de ses ressources.

Son petit frère Adam, qui était son coéquipier l’an dernier, était d’ailleurs tout juste à côté de lui durant le développé couché. Durant tout le Pro Day, il allait souvent voir son frangin pour lui apporter de l’eau et probablement aussi pour lui changer les idées parce que ce dernier était mis à rude épreuve.

Après les tests physiques, on a pu constater qu’une tonne de pression s’était enlevée des épaules d’Auclair, surtout qu’il a tenu son Pro Day en étant blessé à la cuisse gauche. Si Auclair a vécu un bon stress qu’il jugeait nécessaire pour avoir de l’adrénaline, sa mère a été un peu plus nerveuse au début du Pro Day.

« Au début, les battements cardiaques accéléraient, mais une fois que c’était commencé, ça s’est estompé parce qu’on voyait qu’il était bien préparé », a affirmé Marie-Andrée Quirion qui était émue de voir la complicité entre ses deux fils.

Inspirant pour les plus jeunes

Antony Auclair a eu le support d’un grand nombre de ses coéquipiers du Rouge et Or. On pouvait même apercevoir plusieurs anciens du programme avec qui l’ailier rapproché a partagé le terrain, dont Jean-Philippe Bolduc, Pierre Lavertu, Danny Groulx et Pierre-Luc Caron qui évoluent tous dans la LCF.

Cela prouvait à quel point Auclair était un membre important de la formation lavalloise et qu’il était apprécié par toute l’organisation.

« C’est un gars qui était aimé de ses coéquipiers et qui a le programme à cœur, a noté Guillaume Rioux. C’est un gars qui va toujours se souvenir d’où il vient, même s’il se retrouve de l’autre côté de la frontière un jour et qu’il fait de la grosse argent. C’est un bon ambassadeur pour le Rouge et Or. »

Antony Auclair« Je suis très content de la journée en général. Ma famille, mes amis et mon équipe de football étaient là. Je suis chanceux que tout le monde soit venu me supporter », a souligné celui qui aura au moins 8 visites privées avec des équipes de la NFL.

« C’est un beau témoignage de notre esprit d’équipe, de famille et de tradition du programme. C’est un grand pas pour le programme. De voir tout le monde ici le supporter, amis, parents et famille aussi, c’était vraiment un moment de solidarité », a reconnu Glen Constantin.

Parmi la foule, on reconnaissait le visage de quelques recrues du Rouge et Or qui n’ont même pas encore foulé le terrain. Pour ceux qui aspirent à jouer chez les professionnels, la démonstration d’Auclair devant les équipes de la NFL était très motivante.

« C’est incroyable. On avait des jeunes joueurs recrues qui étaient ici et qui ont tous vu cela, a fait remarquer le coordonnateur des unités spéciales du Rouge et Or, Mathieu Bertrand. Ils voient les dépisteurs. Ça montre qu’à l’Université Laval, si tu es capable de te rendre au niveau d’Auclair, les équipes vont se déplacer pour venir te voir. »

Betts se fait déjà remarquer

Glen Constantin a piqué la curiosité des membres des médias en affirmant qu’un autre joueur du Rouge et Or avait été remarqué par les dépisteurs de la NFL quand ils ont observé les bandes vidéo d’Antony Auclair qui comprenaient des matchs complets des champions en titre de la Coupe Vanier.

« En attaque? », a demandé un journaliste d’un quotidien de la ville de Québec.

« Non, en défense », a répondu Constantin.

« Combien de joueurs? », a tenté de savoir un autre représentant de la presse.

« Un », a confirmé le pilote lavallois.

Mathieu Betts« Il était ici aujourd’hui (lundi)? », s’est ensuite fait demander Constantin.

« Oui, parmi les nombreux joueurs qui l’étaient », a-t-il rétorqué sans vouloir le nommer.

Mais on sait que l’étudiant-athlète n’est pas admissible pour le repêchage de l’an prochain.

Avec les deux premières saisons qu’il a connues à l’Université Laval, tout porte à croire que le joueur en question est l’ailier défensif Mathieu Betts. Ce dernier a réussi des campagnes de 12 et 9 sacs du quart en plus d’être un vrai poison pour les lignes offensives adverses qui doivent souvent le doubler.

Betts, qui assistait au Pro Day, pourrait donc suivre les traces d’Auclair au cours des prochaines années, si le cœur lui en dit, bien évidemment!

« Si vous êtes bons, on va vous trouver » - Alonzo Highsmith des Packers

NFL mardi, 14 mars 2017. 12:04

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QUÉBEC – Après Laurent Duvernay-Tardif et David Onyemata, Antony Auclair pourrait devenir le prochain joueur issu du circuit universitaire canadien de football à trouver preneur au repêchage de la NFL.

Advenant que ce soit le cas, trois étudiants-athlètes de U Sports – anciennement nommé Sport interuniversitaire canadien (SIC) – auront été sélectionnés au cours des quatre derniers encans amateurs du circuit Goodell.

Si aucune équipe de la NFL ne jette son dévolu sur Auclair, qui a joué avec le Rouge et Or de l’Université Laval, l’ailier rapproché québécois obtiendra un contrat en tant que joueur autonome non repêché.

Plus que jamais, on sent que les équipes de la NFL observent les talents canadiens et sont prêtes à investir temps et argent sur les produits d’ici. Une grande partie de ce changement de mentalité s’est orchestré avec les succès de Laurent Duvernay-Tardif.

« On sent l’effet Laurent Duvernay-Tardif depuis qu’il a été repêché, a indiqué l’agent de ce dernier et d’Auclair, Sasha Ghavami. Les équipes ont vu avec Laurent qu’un joueur qui n’était pas très technique, mais très athlétique à l’époque où il a été repêché, s’est développé en un des meilleurs gardes de la NFL. »

« Antony est l’un des meilleurs ailiers rapprochés du repêchage parce qu’il est très solide techniquement alors les équipes se disent pourquoi pas! », a ajouté celui qui a remarqué que les organisations de la NFL tiennent en plus haute estime le football québécois et canadien.

Auclair est bien conscient que son parcours pourrait augmenter les opportunités des prochains joueurs québécois et canadiens qui rêvent à la NFL.

« Laurent l’a fait en ouvrant la porte à plusieurs joueurs. Il nous a mis un peu sur la mappe. Ce serait bien que je le fasse à mon tour », souhaite le Beauceron de 23 ans qui a fait bonne figure à son Pro Day qui avait lieu à Québec, lundi.

Signe de ce changement, un haut gradé de l’organisation des Packers de Green Bay, Alonzo Highsmith, a fait un discours pour le moins inspirant devant une vingtaine de joueurs du Rouge et Or après son entrevue avec Antony Auclair à son Pro Day.

« Vous avez de très bonnes installations et vous êtes bien dirigés. Si vous êtes bons, on va vous trouver », a-t-il déclaré aux coéquipiers d’Auclair.

Highsmith a d’ailleurs déjà joué au football au Québec alors qu’il a grandi dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal puisque son père, Walter Highsmith, a porté les couleurs des Alouettes de Montréal. Durant sa jeunesse, il a revêtu l’uniforme du club de football Alexander Park à Pierrefonds.

Beaucoup de potentiel

Le quart-arrière Tanner Marsh, qui a été un pivot des Alouettes de 2013 à 2015, est d’avis que plus de Canadiens vont faire le saut dans la NFL dans le futur. Celui qui a organisé des cliniques avec de jeunes quarts-arrières québécois a remarqué que les footballeurs du Québec avaient énormément de potentiel.

Antony Auclair et Tanner Marsh« Il y a tellement de potentiel au Québec, mais il est parfois un peu gâché. Est-ce parce que ces joueurs n’ont pas la chance d’être vus en action, qu’ils ne sont pas dirigés de la bonne manière ou qu’ils jouent au hockey trop tôt, je ne le sais pas. Mais je suis certain qu’on va voir beaucoup d’autres joueurs se faire remarquer [après Antony Auclair] », est convaincu Marsh, qui a lancé des passes à Auclair durant son Pro Day tenu devant 17 équipes de la NFL.

Cette observation a aussi été faite par un dépisteur des Rams de Los Angeles comptant beaucoup d’expérience dans le milieu du football, Steve Kazor.

« On sait qu’il y a de bons joueurs au Canada et ils s’améliorent d’année en année [...] L’équipe m’a demandé d’observer tous les joueurs canadiens au cours des quatre ou cinq dernières années. Je suis allé en voir une trentaine juste sur les recommandations d’entraîneurs. L’amélioration du niveau de jeu des joueurs canadiens est excitante », a affirmé celui qui a déjà été l’entraîneur de la ligne offensive de l’ancienne formation d’Ottawa dans la LCF, les Renegades.

Le travail des équipes de la NFL se fait aussi en amont maintenant. Avec les réussites de Duvernay-Tardif et d’Onyemata, un choix de 4e tour des Saints de La Nouvelle-Orléans en 2016, les dépisteurs de la plus prestigieuse ligue de football au monde ont soif de connaître les prochains talents du pays.

« Les équipes regardent plus au Canada maintenant. Je suis content parce que des dépisteurs sont venus m’approcher et, humblement parlant, ils savent que je me suis fait une petite niche au Québec avec cela. Ils veulent me contacter pour voir si des joueurs sortent l’année prochaine », a mentionné Ghavami, qui est aussi l’agent du Québécois Elie Bouka, qui est sous contrat avec les Cardinals de l’Arizona.

« On devient aussi une source d’information pour eux. On n’est pas passif, mais actif. On les incite à regarder au nord de la frontière au lieu d’attendre qu’ils regardent et qu’on les approche par la suite. Je remarque un changement de perception par rapport au recrutement de la NFL au Canada », a-t-il enchaîné.

Si la tendance se maintient, le nombre d’étudiants-athlètes issus du circuit universitaire canadien pourrait donc augmenter dans la NFL. Qui sait, peut-être que le prochain Pro Day tenu au Québec comptera plus d’un joueur en audition.

Antony Auclair : déjà huit visites prévues à l’horaire

NFL lundi, 13 mars 2017. 19:59

Épater la galerie 3:15

QUÉBEC – Après un Pro Day où les équipes de la NFL ont pu confirmer les qualités athlétiques et les connaissances football d’Antony Auclair, le dernier obstacle qui semble dans le chemin du produit du Rouge et Or pour le repêchage du circuit Goodell est hors de son contrôle.

En effet, la cuvée 2017 d’ailiers rapprochés est extrêmement relevée. Néanmoins, plusieurs des 17 formations de la NFL pensent tout de même qu’Auclair sera repêché.Antony Auclair

« Il y a des équipes qui sont venues me voir après les exercices d'aujourd'hui (lundi) et elles m'ont carrément dit qu’elles croient qu’il sera repêché. Elles disaient qu’il a montré de belles choses et qu’il a connu une bonne journée. Ce n’est pas moi qui le dis... », a affirmé l’agent d’Auclair, Sasha Ghavami, au cours d’une mêlée de presse après le Pro Day  de son protégé.

L’encan amateur de la NFL est toutefois difficile à prédire parfois. Les équipes ne veulent aucunement dévoiler leur jeu pour ne pas que leurs adversaires voient clair. Par exemple, une formation qui n’a pas fait le voyage à l’Université Laval pour venir observer Auclair pourrait très bien le sélectionner lors du repêchage qui se tiendra du 27 au 29 avril prochain.

« Antony a le talent pour se faire repêcher, c'est indéniable. Mais il s'agit d'une bonne cuvée pour les ailiers rapprochés. On verra donc s'il est sélectionné au repêchage », a indiqué Ghavami qui se voulait prudent, mais qui a toutefois noté que plusieurs équipes aimaient le profil de son client.

Plusieurs signes positifs jouent en faveur d’Auclair. Durant son Pro Day, il a de nouveau prouvé qu’il était un bloqueur hors pair. Au cours des exercices prévus à cet effet, l’imposant athlète de près de six pieds six pouces et de 256 livres avait une technique presque parfaite et était très explosif dans ses blocs.

« Ce qui l’avantage un peu, c’est que c’est un ailier rapproché naturel, a fait remarquer le dépisteur des Rams de Los Angeles, Steve Kazor. Nous n’en voyons plus beaucoup dans la NCAA avec l’attaque en éventail (spread offense). On le voit par le nombre d’équipes qui se sont présentées ici aujourd’hui (lundi). »

Deux formations avaient d’ailleurs envoyé leur responsable du recrutement universitaire directement au PEPS, dont les Texans de Houston.

Selon Kazor, il est aussi très rare de voir autant de dépisteurs pour un Pro Day d’un joueur canadien. « Il y a parfois trois ou quatre dépisteurs. Ça vous montre l’ampleur de ce qu’il peut apporter », a-t-il déclaré. En comparaison, neuf équipes de la NFL s’étaient présentées au Pro Day de Laurent Duvernay-Tardif en 2014.

L’heure des visites et du repos

Antony Auclair se préparait depuis la fin de sa saison avec le Rouge et Or pour ce processus qui le mènera peut-être vers la NFL. Il y a 10 jours, toute cette aventure aurait pu prendre une autre tournure alors que le Beauceron s’est blessé à l’ischio-jambier gauche.

Heureusement, la blessure n’était pas trop sérieuse et il a tout de même pu effectuer tous les tests physiques lors de son Pro Day. Il a d’ailleurs réussi ses meilleurs résultats à vie dans les sauts.

Ses temps pour les épreuves de vitesse (sprint 40 verges, 3-cônes, changements de direction) n’ont pas été aussi bons qu’il l’aurait voulu en raison de sa blessure. Toutefois, il a pu démontrer qu’il était capable de performer dans la douleur, ce que chaque joueur de football doit faire presque quotidiennement.

Les dépisteurs avaient d’ailleurs été informés de la blessure d’Auclair avant même qu’ils ne posent les pieds au Québec.

« Les dépisteurs étaient très heureux qu’il ait couru quand même. Ça n’a pas changé leur perspective d’Antony. Ils le savaient et ils l’ont vu qu’il était blessé. Est-ce que c’est commun de courir dans des circonstances comme celles-là? Pas du tout. Mais pour lui, ça représente bien qui il est », a mentionné Ghavami.

« C’était mieux de le faire maintenant et ensuite de prendre le temps de guérir la blessure, a expliqué Auclair qui aurait pu reporter l'évènement. Le repêchage est quand même en avril. Ça arrive vite. Il faut aussi se concentrer sur le football. On s’entraîne pour faire des tests physiques, mais on ne s’entraîne pas pour jouer des matchs. Je vais tomber rapidement dans ce type d’entraînement. »

La prochaine étape pour Auclair sera les visites privées dans les installations des équipes. Avant même que son Pro Day  commence, cinq formations de la NFL avaient déjà planifié des rencontres avec le Québécois. Ghavami s’attend à ce que ce nombre augmente dans les prochaines semaines. Et comme de fait, avant même que le soleil ne se soit levé mardi, trois autres formations s'étaient déjà manifestées pour rencontrer le natif de Notre-Dame-des-Pins.

Durant les visites, Auclair fera la connaissance du personnel des équipes visitées. Cela peut parfois aller du directeur général au personnel d’entraîneurs en passant par toute l’équipe de recrutement. Il devra aussi subir des examens médicaux pour s’assurer qu’il n’a pas menti sur son état de santé durant ses entrevues au Pro Day.

Images d'Antony Auclair devant les dépisteurs

D’autres formations, qui n’étaient pas à Québec lundi, ont tâté le pouls pour un entraînement privé, mais « rien n’est coulé dans le béton », a prévenu Ghavami, surtout avec la blessure de son client. Durant ces entraînements privés, les équipes auraient le droit de soumettre Auclair à des exercices pour observer ses capacités à attraper le ballon, à courir des tracés et à bloquer. Mais elles ne pourraient pas lui faire passer les tests physiques.

Mais avant d’entreprendre ces visites, qui seront surtout difficiles en raison du voyagement qui sera effectué en peu de temps, Auclair s’accordera une période de repos bien mérité. Il soignera d’ailleurs sa blessure pour être en pleine forme par la suite.

« C’est un long processus. Je ne me suis pas arrêté depuis la fin de la saison. Il faut maintenant se reposer et j’espère ensuite avoir ma chance dans la NFL », a lancé Auclair, qui était très fier de sa prestation à son Pro Day, le deuxième du genre dans l’histoire du football québécois.

Antony Auclair s'en tire bien malgré une légère blessure

NFL lundi, 13 mars 2017. 13:53

Images d'Antony Auclair devant les dépisteurs 4:21

QUÉBEC – L’ailier rapproché Antony Auclair a fait une belle démonstration de son talent et de ses qualités athlétiques lors de son Pro Day, lundi, à l’Université Laval. Surtout lorsqu’on prend en compte que le Québécois souffrait d’une légère blessure à l’ischio-jambier de la jambe gauche.

Dix-sept équipes de la NFL ont envoyé un ou plusieurs dépisteurs pour épier le produit du Rouge et Or. Croisé après le volet football du Pro Day, Auclair a affirmé que son agent, Sasha Ghavami, et lui ont hésité à effectuer la plupart des épreuves de vitesse en raison de sa légère blessure, ce qui aurait pu fausser la donne.

Les deux hommes ont même évalué la possibilité de remettre l’évènement à plus tard, option qu’ils ont éliminée assez rapidement puisqu'Auclair aurait dû continuer à s'entraîner pour se préparer. Bref, il ne se serait jamais complètement remis de sa blessure subie il y a 10 jours.

Ils en sont venus à la conclusion que les dépisteurs pourraient observer sa force de caractère en compétitionnant malgré la souffrance de sa blessure. Et Auclair a déjà au moins cinq visites privées de prévues dans les prochaines semaines, donc il n’avait rien à perdre.

« J’ai fait un bon travail dans les circonstances. [...] Le fait que j’ai fait ça à travers une blessure, ça leur en a montré beaucoup sur mon caractère. Ça peut être des points positifs. Il y a des dépisteurs qui m’ont aimé à cause de cela, selon moi », a convenu celui qui s’est produit devant une foule comprenant famille, amis, coéquipiers et entraîneurs (actuels et anciens dans les deux cas).

« Mon niveau de fierté pour lui a augmenté aujourd’hui, a déclaré Ghavami. Il n’y a pas beaucoup de joueurs de nos jours, au football américain, qui ferait un Pro Day, tout seul, devant 17 équipes, blessé, en sachant qu’il n’est pas à son maximum. Au football, c’est très rare que tu joues à 100 %. Les équipes ont vu qu’elles pouvaient prendre ce gars-là et que, blessé ou pas blessé, il va jouer et il va courir.

Finalement, il n’y aura que son sprint de 40 verges qui aura été altéré. Il aurait fait un chronomètre autour de 4,88 secondes lors de son premier essai et un au-dessus de 4,9 secondes lors de son deuxième. Auclair a toutefois mentionné que certains dépisteurs lui ont indiqué qu’il avait fait un 4,82. Les temps lors des évènements du genre sont chronométrés à la main. Les équipes ont donc des temps différents.

Antony AuclairIl a fait un bon saut vertical de 33,5 pouces à son deuxième essai, ce qui lui aurait conféré le huitième meilleur résultat des ailiers rapprochés au camp d’évaluation national de la NFL (combine).

Son saut horizontal de 9 pieds 9 pouces lui aurait permis de se classer au 10e rang du camp d’évaluation de la NFL.

« Mes temps (aux épreuves de vitesse) étaient un peu moins rapides, mais ils savaient que j’étais blessé. Après les 3-cônes, j’ai regardé Sasha et je lui ai dit que j’avais mal, mais que j’allais faire le sprint de 40 verges quand même », a relaté celui qui avait attiré l’attention des dépisteurs à la Classique Shrine en janvier dernier.

« C’est le genre de personne que je suis. Je suis un compétiteur. Même après le premier sprint de 40 verges, les dépisteurs m’ont demandé si je voulais le refaire, et j’ai dit que c’est certain que j’allais le refaire parce que je voulais battre mon temps », a-t-il ajouté.

Pour ce qui est des exercices propres à sa position, il a évidemment impressionné dans la portion du blocage, l’une de ses forces comme ailier rapproché. Auclair a utilisé toutes ses 256 livres pour repousser Guillaume Rioux, qui était celui qui devait tenir le sac d’entraînement, à quatre reprises.

Comme receveur, Auclair a échappé quelques passes de Tanner Marsh et semblait ne pas pouvoir sauter de toutes ses forces lorsqu’il était en mouvement, probablement une conséquence de sa blessure. L’ancien pivot des Alouettes de Montréal avait été choisi pour effectuer les passes puisqu’il l’avait déjà fait dans d’autres Pro Day auparavant.

Néanmoins, dans un exercice pour tester s'il avait de bonnes mains, Auclair a capté tous les ballons.

Les tests physiques se sont conclus après les exercices de position alors que tout le monde a été convié à l’intérieur de la salle d’entraînement du PEPS pour le développé couché. Si c’était silencieux pendant la majorité de la portion tenue dans le stade intérieur, ce fut tout le contraire lors du fameux bench press.

Une vingtaine de coéquipiers d’Auclair ont crié de toutes leurs forces pour encourager celui avec qui ils ont gagné la Coupe Vanier au mois de novembre. Ce dernier a finalement réussi 22 répétitions (3e rang si cela avait été fait au combine), battant sa marque de 19 au Défi Est-Ouest en mai 2016. Il avait effectué 24 répétitions il y a deux semaines, et ce, avant un entraînement, ce qui n’était pas le cas lundi.

L’athlète de près de six pieds six pouces a ensuite rencontré les dépisteurs dans une salle du stade intérieur fermée aux médias. Ces derniers lui ont posé des questions relatives au football, comme sur le livre de jeux ou son utilisation avec le Rouge et Or.

Avant les tests physiques et les exercices d’Auclair, les recruteurs ont pu tenir une rencontre avec deux membres des Lavallois, soit Mathieu Bertrand, l’entraîneur des ailiers rapprochés, et Justin Éthier, le coordonnateur à l’attaque.

Les 17 équipes qui ont fait le voyage à Québec étaient les Cardinals, les Bills, les Lions, les Packers, les Texans, les Colts, les Jaguars, les Chiefs, les Rams, les Vikings, les Jets, les Raiders, les Eagles, les Steelers, les 49ers, les Seahawks et les Buccaneers.

Les Alouettes de Montréal étaient la seule formation de la Ligue canadienne de football à avoir envoyé des représentants. Outre deux dépisteurs, dont Éric Deslauriers, le directeur général Kavis Reed était également présent.

Scott Flory devient l'entraîneur des Huskies de l'Université de la Saskatchewan

Universitaire lundi, 13 mars 2017. 13:47 Scott Flory
Scott Flory (Source d'image:Alouettes de Montréal)

Scott Flory, l’ancien joueur des Alouettes de Montréal, deviendra le nouvel entraîneur-chef des Huskies de l’Université de la Saskatchewan.

L'annonce sera effectuée lundi.

Flory a œuvré au sein du personnel d’entraîneurs de l’équipe au cours des trois dernières saisons et il remplacera Brian Towriss qui dirigeait le club depuis 1984.

Lorsque Towriss a quitté en décembre, Flory et Brian Guebert ont partagé le poste d’entraîneur par intérim.

Flory a joué pour cette formation universitaire de 1994 à 1998 et il deviendra le onzième entraîneur de l’histoire de l’organisation.

Les Huskies ont remporté la coupe Vanier en 1990, 1996 et 1998, mais ils éprouvent des ennuis en matchs éliminatoires depuis. Ils ont perdu leurs huit dernières parties éliminatoires.

Après une carrière de 1999 à 2013 avec les Alouettes, Flory a été le président de l’Association des joueurs de la LCF pendant deux années, mais il a été remplacé par Jeff Keeping.
 

La famille et la Beauce appuient Antony Auclair

NFL dimanche, 12 mars 2017. 21:49 Antony Auclair
Antony Auclair (Source d'image:PC)

MONTRÉAL – Marie-Andrée Quirion et Julien Auclair ont parcouru des milliers de kilomètres pour voir leurs deux fils à l’œuvre au football.

Dimanche, ils ont de nouveau fait la route entre Notre-Dame-des-Pins et Québec, un chemin qu’ils doivent pouvoir faire les yeux fermés. Ils l’ont tellement emprunté souvent pour assister aux matchs de leur fils Antony Auclair qui s’alignait avec le Rouge et Or de l’Université Laval au cours des quatre dernières années. Ils ont fait une pierre deux coups en 2016 alors que leur autre garçon, Adam, a porté pour la première fois de sa vie le même uniforme que son grand frère.

« Lorsque Marc Loranger dirigeait Équipe Québec, il nous avait surnommés "les parents voyageurs", a raconté la mère des deux footballeurs au cours d’un généreux entretien téléphonique. On a voyagé partout. Je pense que nous avons visité tous les terrains de football au Québec. Ce n’est pas épeurant de faire de la route pour nous. »

Le Texas, la Floride, les Maritimes et l’Ontario sont tous des endroits où les carrières de leurs fils les ont conduits parce qu’ils ont représenté le Québec et le Canada dans des tournois ou pour suivre le Rouge et Or.

Mais cette fois, la route vers Québec avait un petit quelque chose de plus spécial. De un, elle était parcourue en plein mois de mars. De deux, ce n’est pas une partie du Rouge et Or qui les amenait dans la Vieille Capitale.

Lundi, leur fils Antony vivra l’une des journées les plus importantes pour l’avenir de sa carrière professionnelle. Il tiendra un Pro Day  public devant 17 équipes de la NFL, le deuxième du genre dans l’histoire du football au Québec.

« C’est surréaliste. Mon époux et moi, parfois on se pince. C’est gros, c’est excitant, mais c’est comme si on ne réalisait pas ce qui se passe. Antony est tellement calme et terre à terre. On le regarde aller et on embarque avec lui là-dedans », a relaté la mère de cinq enfants.

« On est sur un nuage un peu. On se pince pour y croire. C’est spécial », a ajouté le paternel qui avait toujours souhaité que son fils joue au football.

Des anecdotes de route, il y en a assurément beaucoup. Julien Auclair se souvient de la fois où il venait de recevoir son nouveau camion et qu’il se rendait à Lennoxville pour un match d’Antony au cégep. Un chevreuil a traversé la route devant lui et il n’a pu l’éviter. Heureusement pour Julien, il n’a subi aucune blessure. Marie-Andrée se souvient des gens rencontrés par les deux époux dans tous ces voyages.

Le plus important, ce n’était pas de calculer les dollars dépensés, mais bien de voir leurs enfants être heureux dans ce qu’ils font.

« Même si ça coûte des sous, en bout de ligne, c’est notre paie de les voir s’épanouir et de pouvoir participer à des évènements comme ça. On rencontre plein de monde aussi. C’est notre façon de se payer finalement », a mentionné celle qui est enseignante au secondaire.

« Je suis heureux pour sa famille, affirmait l’entraîneur d’Auclair avec les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville, Jean-François Joncas. Ce sont des gens qui étaient à tous nos camps d’entraînement. Ils sont vraiment impliqués. Ils suivaient l’équipe, tant pour Antony que pour son jeune frère Adam. Pendant six saisons consécutives, nous avons eu la famille Auclair chez nous à Lennoxville. Je suis vraiment heureux pour ce qui leur arrive. »

Une famille unie par le football

Outre Antony et Adam, Marie-Andrée Quirion et Julien Auclair ont aussi trois filles : Amélie, Alexandra et Alicia.

La plus jeune de la famille sera la prochaine à quitter le foyer familial alors que les quatre autres enfants sont déjà partis de leur Beauce natale pour les études et le travail.

Mais tout le monde est au courant de tous les développements dans l’aventure d’Antony qui tente de réaliser son rêve de jouer dans la NFL en tant qu’ailier rapproché.

« Tout le monde a embarqué là-dedans, y compris ses sœurs. Ma plus vieille habite à Gatineau et elle est au courant de tout, a informé Mme Quirion. On est très proche et on aime ça. » 

« Finalement, à l’automne, c’est les endroits où on se rencontre en famille. C’est à l’automne que l’on se voit le plus souvent et c’est aux matchs », a-t-elle ajouté alors que les deux frères ont pu faire vivre des émotions fortes à leur famille en gagnant la coupe Vanier avec le Rouge et Or.

Dès qu’Antony Auclair a été invité à la Classique Shrine, qui se déroulait à St Petersburg tout près de Tampa, le voyage était planifié. Et cette fois, Adam y participait avec ses sœurs et ses parents en tant que partisan de son frangin.

« C’était un beau moment. Ce sont des années qu’on n’oubliera jamais. Les enfants s’encouragent l’un l’autre. On se demande ce qu’on a fait comme parents pour qu’ils soient comme ça. On n’en a pas fait plus que les autres. On les a encouragés dans ce qu’ils faisaient et on est rendu là », a dit le paternel visiblement fier de l’esprit familial qui règne au sein de sa progéniture.

Un modèle pour les joueurs de football de la Beauce

Si vous êtes récemment passés par Notre-Dame-des-Pins en Beauce, vous avez peut-être remarqué une grande affiche avec une photo d’Antony Auclair.

Le village l’a fait produire pour encourager celui qui a grandi sur ses terres. On peut y lire : « Bonne chance Antony Auclair » et « En route vers la NFL ».

Antony Auclair« Son nom circule beaucoup. Je suis toujours très étonné de voir tout le soutien. Les gens sont tellement contents et heureux de voir que l’un de leurs petits gars va peut-être percer dans la NFL », a relaté Marie-Andrée Quirion qui a toujours été impliquée dans des levées de fond pour les équipes de ses fils à la Polyvalente Saint-Georges.

Julien Auclair est livreur de bière depuis plus de 30 ans dans la région. Ses clients attendent maintenant impatiemment ses livraisons pour pouvoir connaître les derniers développements dans l’aventure d’Antony.

« Mes clients ne s’informent pas de moi, ils prennent des nouvelles de lui. Ce n’est pas de grosses villes, tout le monde se connaît et se parle », faisait remarquer celui qui sera un spectateur attentif lundi.

Étant donné qu’Antony n’a pas le temps de travailler puisqu’il passe la majorité de son temps à s’entraîner depuis la fin de son parcours universitaire, la communauté beauceronne s’est unie pour amasser des fonds pour l’aider. L’athlète de six pieds six pouces a d’ailleurs fait deux séjours au Tennessee pour s’entraîner avec le réputé préparateur physique Charlie Petrone, ce qui a engendré plusieurs dépenses.

Un souper-bénéfice pour soutenir Antony aura lieu samedi dans un restaurant de Saint-Georges. Des 300 billets qui étaient en vente, seulement 20 n’avaient pas encore trouvé preneur samedi.

« On sent tout l’amour et le support de la population. Antony se demande comment il va faire pour remercier tous ces gens. Il le sent lui aussi et il est vraiment fier de ça », affirmait sa mère.

Aux dires de son ancien entraîneur avec les Dragons de Beauce-Etchemin, Yannick Lacroix, Antony Auclair a déjà commencé à redonner à sa région.

« Ce qui est le fun, c’est qu’Antony redonne au suivant. Au printemps, il s’implique avec les jeunes de la région. C’est bon pour les jeunes et les programmes de football en Beauce », a reconnu Lacroix qui a dirigé pendant deux saisons celui qui était quart-arrière dans le Midget AAA.

« On voit que les jeunes de Notre-Dame-des-Pins et les gens de football sont très loyaux. Ils suivent cela. Nous avons hâte de voir la suite », a ajouté Lacroix qui est lui-même un footballeur de la région qui a joué au niveau universitaire.

On ne connaît pas ce que l’avenir réserve à Antony Auclair. Une chose est toutefois certaine : il a joué son dernier match avec le Rouge et Or. Reste à savoir s’il s’alignera dans la NFL ou la LCF en 2017... et combien de kilomètres la famille Auclair aura à parcourir pour aller à nouveau l’encourager.

Antony Auclair, l’attitude d’un professionnel dès ses débuts

NFL dimanche, 12 mars 2017. 12:45 Antony Auclair
Antony Auclair à la Classique Shrine. (Source d'image:Getty)

MONTRÉAL - Dans 24 heures, des dépisteurs de la NFL convergeront vers le PEPS de l’Université Laval à Québec pour venir épier l’ailier rapproché québécois Antony Auclair.

Il s’agira d’un moment déterminant dans le processus qui pourrait mener le Beauceron de 23 ans vers le circuit de football le plus prestigieux au monde.

Le porte-couleurs du Rouge et Or se prépare assidûment pour ce grand moment depuis qu’il a soulevé la coupe Vanier pour la deuxième fois de sa carrière à l’automne dernier. Il n’a d’ailleurs pris que quelques journées de congé depuis le 26 novembre.

Même après son passage à la Classique Shrine, où il s’est mesuré aux meilleurs espoirs du repêchage provenant de la NCAA, Auclair a repris le boulot trois jours après son retour au Québec, même s’il avait presque accompli un sans-faute en Floride devant la centaine de dépisteurs de la NFL.

Son travail pour devenir le joueur de football qu’il est aujourd’hui ne date pas d’hier. Auclair a mis tous les efforts nécessaires - et même plus - depuis plus d’une décennie. En fait, depuis la première fois qu’il a touché à un ballon ovale.

RDS.ca vous offre un retour en arrière pour vous faire connaître les débuts de la grande aventure de celui qui rêve de jouer dans la NFL depuis qu’il a découvert sa passion pour le football.

Les débuts dans le football civil

Julien Auclair avait toujours souhaité que son fils Antony lui fasse la grande demande. Puis, est venu ce moment tant attendu.

Antony Auclair« J’espérais qu’il joue au football, mais je ne lui en parlais pas. En sixième année, il m’a demandé s’il pouvait s’inscrire au football. Je lui ai dit : "vas-y fort mon gars". Et depuis ce temps... », a raconté le père de cinq enfants en laissant sa phrase en suspens puisqu’il sait très bien que l’avenir s’annonce rose pour son fils de six pieds six pouces.

Dès ses débuts au football, une seule position l’intéressait : celle de quart-arrière.

« Quand il est arrivé à la maison et qu’il a convaincu son père, dans mon dos évidemment, de jouer au football, tout de suite il a dit qu’il voulait être quart-arrière. On l’a toujours suivi là-dedans. Il a toujours fait les camps et les cliniques en fonction qu’il était quart », a relaté sa mère, Marie-Andrée Quirion, qui est vite devenue aussi accro au football que les hommes de la famille Auclair.

Antony Auclair a fait ses classes dans les équipes de la Polyvalente Saint-Georges avant d’atteindre le niveau juvénile à compter des 4e et 5e secondaires. Les Dragons évoluant dans le football civil, celui qui était alors un pivot qui se développait bien et qui connaissait une forte croissance physique a joué deux saisons dans le Midget AAA.

« Déjà, il avait le physique de l’emploi parce qu’il était très grand. Antony a toujours été dédié au football, a mentionné l’entraîneur-chef de l’équipe Midget AAA de la Beauce-Etchemin de l’époque, Yannick Lacroix. Durant la saison morte, on faisait des cliniques de quarts-arrière les samedis matins et il en redemandait toujours plus. Il en mangeait du football. Même au secondaire, il mettait déjà tout le temps requis. »

« Il était très assidu dans l’entraînement et il aimait ça. On voyait déjà en bas âge qu’il était concentré là-dessus », a ajouté Lacroix qui était lui-même un quart-arrière quand il était joueur.

À titre de recrue dans le Midget AAA, Auclair était censé jouer un rôle de réserviste, mais une fracture de la clavicule du partant Jean-Christophe Bourque-St-Hilaire, qui était le quart-arrière du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke l’an dernier, à accélérer les choses.

« C’était une grosse année pour les Dragons en 2008. On était très fort, se remémorait Lacroix, qui a dirigé Auclair durant deux saisons. Antony est embarqué et ça n’a pas paru. Notre niveau de jeu était aussi bon. Il a fait de belles choses. Il était prêt à jouer, ce n’était qu’une question qu’il avait un vétéran devant lui. Sans cela, il aurait pu être partant avant. »

Shayne Gauthier a été le coéquipier d’Auclair avec les Dragons en 2008, cela bien avant que les deux étudiants-athlètes gagnent la Coupe Vanier ensemble avec le Rouge et Or en 2013. Au moment où ils se sont connus, Auclair a commencé à vivre sa transformation physique.

« Il était un peu timide. Il était assez grand, mais il était beaucoup moins lourd qu’en ce moment. Déjà en secondaire 4, je pense qu’il mesurait au-dessus de six pieds », a décrit le secondeur qui évolue maintenant avec les Blue Bombers de Winnipeg.

La saison 2008 des Dragons s’est conclue de la meilleure manière possible, soit avec la conquête du Ballon d’Argent, la suprématie du football civil.

« Il nous a menés au championnat. C’est en grande partie parce qu’il avait fait le travail quand il est embarqué, a reconnu Gauthier. On a pu constater que c’était quelqu’un avec du caractère et qu’il était prêt à performer quand le temps était venu. »

Le changement de position d’Auclair ne s’est pas orchestré à l’école secondaire, mais déjà Lacroix sentait que ce pouvait être une possibilité dans le futur.

« Je lui avais déjà dit dans les cliniques de quarts-arrière et dans les entraînements d’attraper le ballon. Parfois, un quart-arrière va prendre un autre joueur pour attraper ses ballons. Mais je lui disais de les attraper lui-même. Tu ne sais jamais un jour si tu peux te retrouver receveur », a indiqué Lacroix qui a lui-même vécu un changement de position puisqu’il était quart-arrière avant de se joindre à l’Université Mount Allison.

« Il ne comprenait pas vraiment ce que je voulais dire parce que parfois il s’appliquait moins pour attraper le ballon », a ajouté celui qui n’a pas été surpris quand Auclair est devenu ailier rapproché.

Après une saison 2009 plus difficile pour les Dragons, Auclair a fait le saut au collégial. Le pivot droitier a opté pour un changement de décor et c’est ainsi qu’il a mis le cap vers l’Estrie.

Une blessure qui a tout changé

À 17 ans, Antony Auclair a quitté le nid familial pour se diriger vers Lennoxville pour porter les couleurs des Cougars pendant ses trois saisons collégiales. Qui plus est, l’étudiant-athlète allait aussi faire son cégep en anglais, ce qui doit probablement lui donner un fier coup de main dans son processus actuel pour atteindre la NFL.

Antony AuclairAprès deux saisons comme quart-arrière avec les Cougars, un concours de circonstances a fait en sorte qu’un changement de position s’imposait pour Auclair. Ce dernier avait d’ailleurs participé à un essai à l’Université de Buffalo comme ailier rapproché parce qu’on voyait un potentiel certain étant donné ses qualités athlétiques et son physique.

« Il avait une blessure au bras qui l’empêchait de lancer, a raconté l’entraîneur-chef qui a dirigé Auclair lors de ses trois saisons au Collège Champlain-Lennoxville, Jean-François Joncas. La thérapeute à l’époque nous avait dit qu’il pouvait courir et faire d’autres trucs, mais il ne pouvait pas lancer de ballon pendant une certaine période. On voulait l’impliquer dans les entraînements pour qu’il bouge quand même. Il a commencé à s’entraîner comme receveur et il faisait super bien. »

Lorsqu’Auclair a pu recommencer à lancer des ballons, les entraîneurs des Cougars ont analysé la situation. Finalement, l’athlète de Notre-Dame-des-Pins n’a plus jamais évolué à la position de quart-arrière.

« L’autre jeune quart-arrière faisait super bien. On regardait pour le bien de l’équipe et on avait un quart qui jouait bien et un genre de monstre qui peut jouer comme receveur ou ailier rapproché. Comme groupe d’entraîneurs, on voyait les possibilités que ça pouvait donner à notre attaque », a expliqué Joncas qui est maintenant le coordonnateur offensif des Gryphons de l’Université Guelph.

Bien que les parents d’Antony l’aient toujours encouragé dans son parcours comme quart-arrière, ils avaient vu des signes précurseurs de ce changement de positon.

« Je sentais qu’il était stressé quand il était quart-arrière. Il pratiquait souvent comme receveur, l’été, avec ses chums. On voyait qu’il avait de bonnes mains. Je le laissais faire et je l’encourageais dans ce qu’il faisait. Il a fait son choix et ça donne le résultat qu’on voit aujourd’hui », s’est remémoré son père Julien Auclair.

« Quand est arrivé le changement de position, ç’a pris une certaine adaptation, s’est souvenue sa mère, Marie-Andrée Quirion. Les feux de la rampe sont sur les quarts-arrière. J’étais consciente qu’Antony ne voulait plus cela. Il n’était plus capable de supporter cette pression. Et en plus, il a subi sa blessure. »

Le potentiel était infini pour Antony Auclair comme receveur ou ailier rapproché. Décrit comme une éponge par sa mère, Joncas a vite fait de constater qu’Auclair mettait en application à la vitesse de l’éclair tout ce qu’on lui apprenait.

« On savait qu’on avait quelque chose de spécial entre les mains. On lui montrait des techniques pour bloquer et il était capable de les appliquer immédiatement. Physiquement, les choses qu’il faisait, c’était très impressionnant », a reconnu Joncas dont l’équipe a perdu en finale du Bol d’Or lors de la dernière saison collégiale d’Auclair.

« Il était vraiment destiné à jouer à cette position. Tant comme ailier rapproché que receveur, c’était une confrontation inégale contre les équipes adverses. On l’alignait contre de petits demis défensifs autant pour bloquer que pour recevoir des passes », a ajouté l’expérimenté entraîneur.

« Avec le recul, on se dit qu’on aurait pu l’utiliser encore plus qu’on ne l’a fait. [...] Plus la saison avançait, plus qu’il voyait son potentiel et les opportunités que cela pouvait lui apporter », avait-il observé chez celui qui n’a jamais regretté ce changement de position.

La suite des choses pour Auclair est bien connue. Il a été recruté par le Rouge et Or de l’Université Laval où son développement s’est poursuivi dans l’attaque de Justin Éthier. Mathieu Bertrand a pris sa retraite de joueur et est devenu l'entraîneur de position d’Antony. Il a grandement contribué à améliorer sa technique, notamment pour les blocs sur la course, un point que les équipes de la NFL recherchent chez un ailier rapproché.

En quatre saisons avec le Rouge et Or, Antony Auclair a remporté deux coupes Vanier en plus d’être nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ à ses deux dernières années. Il a aussi eu le temps de compléter un baccalauréat en intervention sportive. Il quitte donc vers le monde professionnel avec des connaissances de football plein la tête, des muscles autour d’une charpente qui était déjà imposante et un diplôme en main.

Des entraîneurs fiers de leur protégé

Joncas et Lacroix ont influencé à leur manière le parcours d’Antony Auclair. Ils ont suivi le reste de sa carrière par la suite.

L’ancien pilote des Cougars a d’ailleurs eu la chance de revoir Auclair à quelques reprises lorsque son équipe affrontait des formations collégiales de la Vieille Capitale.

Quand les Cougars allaient jouer à Québec, Antony venait voir les matchs. Outre la maturité physique, Joncas a remarqué une assurance et une confiance qu’Auclair n’avait pas encore développées au niveau collégial.

« Je me souviens de lui, c’était un gars... je dirais un peu timide. Maintenant, il te regarde dans les yeux et il a pris de la maturité. Et ça paraît avec le rôle de leader qu’il avait cette saison avec le Rouge et Or. Il est rendu ailleurs. Il a évolué beaucoup », a décrit Joncas qui a sûrement reçu une poignée de main un peu plus ferme qu’à l’époque.

Lacroix a aussi revu Auclair au cours des dernières années et son ancien quart-arrière l’a remercié de l’avoir forcé à attraper ses ballons durant les entraînements.

« Il me l’a redit plus tard qu’il avait compris ce que je voulais lui dire », se souvient Lacroix.

Il note aussi que la plus grande qualité d’Auclair allait au-delà de son talent et de ses capacités physiques. « Sa plus grande force, c’était son désir de gagner », a-t-il fait remarquer en souhaitant bonne chance à celui qui se produira devant près d’une vingtaine d’équipes de la NFL à son Pro Day.

Joncas a aidé le parcours au football d’une multitude de jeunes étudiants-athlètes au cours de son long séjour à la barre des Cougars. En plus de l’un de ses anciens protégés qui frappe aux portes de la NFL, Joncas a également vu trois de ses joueurs atteindre la NCAA cette année.

« Comme entraîneur, on essaie de mettre les joueurs en position de succès », a-t-il humblement lancé.

Joncas, qui sera présent lundi au Pro Day d’Auclair, est vraiment fier du Beauceron.

« Tout ça, ça lui revient. Personne ne peut prendre le crédit de ça. C’est 100 % lui. Comme entraîneur, tu veux juste t’assurer de le mettre en meilleure position pour qu’il se rende au prochain niveau. De le voir sur le bord d’atteindre son rêve, je suis vraiment heureux pour lui », a-t-il exprimé.

Signe de reconnaissance d’Auclair, ce dernier a écrit à tous les entraîneurs qui l’ont dirigé depuis qu’il a mis les pieds sur un terrain de football. Il les a tous invités à être présents au PEPS pour sa grande journée et la plupart pourront y être bien que ce soit un lundi.

« On va pouvoir en profiter pour serrer la main de tous ces hommes qui ont participé à la formation d’Antony », a souligné sa mère qui est très reconnaissante, comme son fils, des connaissances transmises par ces entraîneurs qui ont aidé Antony à être le joueur qu’il est devenu.

Ces entraîneurs seront dans l’assistance, qui risque d’être grande pour observer le Beauceron à l’œuvre lundi. Ils auront tous une anecdote ou deux à raconter à propos de leur ancien protégé. Rares sont ceux qui auraient affirmé sans gêne qu’ils savaient qu’Antony aurait cette opportunité un jour. Mais ils avaient tous vu ce potentiel et ce désir au fond de celui qui n’a jamais ménagé les efforts à chaque niveau où il a joué.

*Toutes les entrevues pour l’écriture de cet article ont été réalisées par téléphone.

Antony Auclair accueillera 17 équipes de la NFL pour son Pro Day

NFL dimanche, 12 mars 2017. 17:28 Antony Auclair
Antony Auclair (Source d'image:Yan Doublet)

MONTRÉAL – Pour la deuxième fois de l’histoire du football québécois, un athlète de la Belle Province tiendra un Pro Day public devant des dépisteurs de la NFL.

Au moment d’écrire ces lignes, l’ailier rapproché Antony Auclair accueillera 17 équipes du circuit Goodell, lundi, pour montrer son savoir-faire. Le tout se déroulera dans le stade intérieur du PEPS de l’Université Laval, à Québec.

Il y a quelques jours, 19 équipes avaient confirmé leur présence, mais deux d’entre elles ont dû se désister en raison de leur logistique de voyagement, a affirmé au RDS.ca l’agent d’Auclair, Sasha Ghavami, samedi soir.

Néanmoins, cela n’enlève en rien l’intérêt de ces formations envers le produit du Rouge et Or. D’ailleurs, le Beauceron de six pieds six pouces et 260 livres avait eu des rencontres avec 25 équipes de la NFL lors de la Classique Shrine au mois de janvier.

Auclair effectuera les tests physiques que les espoirs de repêchage ont exécutés lors des camps d’évaluation. Le bachelier en intervention sportive devrait donc se soumettre au développé couché, aux sauts vertical et horizontal, au sprint de 40 verges ainsi qu’aux épreuves des 3-cônes et de changements de direction.

Pour se préparer en vue de son Pro Day, Auclair a passé les deux dernières semaines au Tennessee pour s’entraîner sous la supervision du préparateur physique Charlie Petrone et son équipe. Petrone avait préparé Laurent Duvernay-Tardif pour son Pro Day il y a trois ans et le garde Charles Vaillancourt, un coéquipier d’Auclair de 2013 à 2015, pour sa démonstration privée devant des équipes de la NFL, l’an dernier.

Duvernay-Tardif planifiait se déplacer dans la Vieille Capitale pour venir encourager et supporter Auclair pour cet évènement marquant dans le processus en vue du repêchage de la NFL. Tout indique par contre qu’il ne pourra pas faire le voyage puisqu’il serait retenu à Montréal en raison de ses études en médecine.

Malgré tout, la réussite de LDT dans la NFL donne un coup de pouce à Auclair selon l’agent des deux joueurs.

« Le succès de l’un aide le processus de l’autre. Je sens qu’il y a plus d’équipes qui vont regarder Antony parce que Laurent ç’a fonctionné. Aussi, David Onyemata (NDLR : ancien des Bisons du Manitoba qui a été repêché dans la NFL en 2016) a connu du succès cette année. Je pense que les équipes apprennent de tout ça et ne veulent pas rater une autre opportunité. »

L’ailier rapproché procédera aussi à des exercices propres à sa position. Il attrapera des passes et fera des simulations de blocs sur des jeux de course. Le quart-arrière qui lui lancera le ballon est un visage connu de ceux qui suivent les activités de la LCF. Il s’agit de l’ancien pivot des Alouettes de Montréal, Tanner Marsh. Les deux hommes se sont entraînés ensemble à une reprise pour que le synchronisme soit au rendez-vous devant les dépisteurs de la NFL.

Par ailleurs, deux équipes de la LCF devraient assister au Pro Day d’Auclair, soit les Alouettes de Montréal et les Argonauts de Toronto. Les Tiger-Cats de Hamilton pourraient aussi être sur place.

Un dépisteur d’une des formations de la LCF qui sera absente a mentionné au RDS.ca qu’il ne serait pas au PEPS puisque son équipe était très occupée avec la préparation en vue du repêchage, mais également parce qu’il croit qu’Auclair aura sa chance dans la NFL. Ce dépisteur affirmait même recevoir des appels de collègues de la NFL qui lui posaient des questions sur l’imposant ailier rapproché québécois.

L’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, le coordonnateur à l’attaque Justin Éthier ainsi que l’entraîneur des ailiers rapprochés Mathieu Bertrand seront disponibles pour répondre aux questions des équipes de la NFL. Bertrand devrait être le plus occupé des trois puisqu’il est l’entraîneur de position d’Auclair.

Le public pourra assister à l’évènement alors que les tests physiques et les exercices se dérouleront entre 10 h et midi. Les parents d’Auclair seront sur place ainsi que la plupart des entraîneurs qui l’ont dirigé depuis le début de sa carrière de football. Plusieurs anciens et actuels coéquipiers du Rouge et Or seront également présents.

Après la partie de la journée sur le terrain, Auclair rencontrera en privé les équipes qui désirent lui parler. Il procédera à une mêlée de presse aux environs de 14 h 15.

Une journée stressante

L’agent d’Auclair, Sasha Ghavami, et son client ont hâte de mettre cette journée derrière eux, surtout avec ce qui est arrivé au demi de coin Sidney Jones de l’Université Washington, samedi.

Durant le Pro Day organisé par son université, Jones, un espoir de premier tour au repêchage, s’est déchiré un tendon d’Achille durant un exercice, ce que tout le monde redoute dans ce genre d’évènement.

« Il y a de la fébrilité et l’excitation, mais il a hâte que ce soit fait, a indiqué Ghavami à l’autre bout du fil. C’est un processus qui est exigeant autant physiquement que mentalement. C’est de même pour tout le monde. Ce sont des chiffres qui se jouent sur les dixièmes après tout. »

À la suite du Pro Day, les équipes qui le désirent pourront inviter Auclair à une rencontre dans leurs bureaux.

Le repêchage de la NFL se déroulera du 27 au 29 avril prochain.

Des parents nerveux

Si Antony Auclair a toujours démontré un calme olympien depuis le début de cette aventure, ses parents Julien Auclair et Marie-Andrée Quirion admettent qu’ils sont un peu nerveux à l’approche du Pro Day.

« On est déjà nerveux un peu, affirmait son père durant un entretien téléphonique, samedi. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de clubs que cela. C’est spécial. »

« Je pense que je vais être plus nerveuse que lui », a révélé sa mère qui se pince encore parfois pour être certaine de ne pas rêver.

« On va être fébrile. Il va sentir le soutien dans l’assistance », a assuré Mme Quirion qui, en compagnie de son époux, est la plus fidèle partisane de son fils.

Félix Ménard-Brière, le botteur sprinteur

LCF vendredi, 10 mars 2017. 23:07 Félix Ménard-Brière
Félix Ménard-Brière (Source d'image:Christian L.-Dufresne)

MONTRÉAL – S’il y en a un qui n’a jamais voulu rien entendre à propos des préjugés concernant les botteurs au football, c’est bien Félix Ménard-Brière.

L’époque où les botteurs étaient un peu grassouillets et loin de la forme physique de leurs coéquipiers semble bel et bien révolue. Du moins, si on se fie au camp régional de l’Est de la LCF tenu vendredi à Montréal.

Quatre joueurs étaient inscrits à cette position pour montrer leur savoir-faire à la vingtaine de dépisteurs de la LCF qui s’étaient déplacés. S’ils ont eu à prouver leur valeur du côté des bottés de précision et de dégagement lors du dernier exercice de la journée, les joueurs dont l’outil principal est leur pied ont aussi démontré leurs qualités athlétiques.

Félix Ménard-BrièreMénard-Brière, qui évolue avec les Carabins de l’Université de Montréal, son coéquipier David Deschamps, Michael Domagala des Ravens de Carleton et Liam Ward des Gee-Gees d’Ottawa ont tous couru le sprint de 40 verges en moins de 4,90. Et cela ne s’est pas arrêté qu’à cette épreuve des tests physiques. Les quatre hommes ont été dans la moyenne ou en deçà de celle-ci à chacun des tests.

« Je regardais le développé couché et je n’en revenais pas à quel point ils étaient athlétiques, a indiqué le directeur général des Alouettes de Montréal, Kavis Reed. Je suis un peu plus vieux et je me souviens de l’époque où les botteurs ne mettaient pas les pieds dans la salle d’entraînement. Maintenant, on ne peut même pas identifier leur position par leur physique. »

Ménard-Brière demeure toutefois plus impressionnant que ses collègues. Non seulement a-t-il excellé dans les tests physiques, il a même dominé trois des six épreuves.

Son temps de 4,618 au sprint de 40 verges a été le meilleur par près de quatre centièmes. Aucun joueur outre lui n’a réussi à être sous la barre des 7 secondes (6,93) dans l’épreuve des 3-cônes. Le numéro 82 des Bleus a aussi terminé la journée avec la meilleure performance dans l’épreuve de changements de direction avec un temps de 4,06.

Questionné sur ce qu’il pensait de la vitesse de Ménard-Brière, Kavis Reed a offert une réponse qui a dû être écrite dans tous les calepins de notes des dépisteurs : « ça te procure beaucoup de possibilités pour faire des jeux truqués ».

Pour compléter sa matinée de travail, l’étudiant en architecture du paysage a effectué 7 répétitions au développé couché et a été nettement au-dessus de la moyenne pour le saut vertical avec 35 pouces et horizontal avec 10 pieds 3 pouces.

Ménard-Brière doit ces résultats à sa discipline à l’entraînement, mais aussi à un court passage dans un club d’athlétisme en 2015.

« C’était complémentaire à mon entraînement en gymnase. Je voulais améliorer ma vitesse. Le frère de mon préparateur physique avait un club d’athlétisme et je me suis inscrit. J’ai aimé ça et je dis toujours que j’aimerais y revenir. Peut-être dans les prochaines saisons mortes », a raconté le botteur ayant maintenu la plus haute moyenne du circuit universitaire canadien sur les bottés de dégagement en 2016 (42,4 verges).

« J’ai toujours prôné que si tu es un athlète professionnel, il faut que tu sois en forme comme un athlète professionnel doit l’être. C’est encourageant de voir de plus en plus de botteurs faire de bons résultats dans les tests parce que nous évoluons à une position où il y a quelques préjugés. J’espère que ça va changer dans le futur », a ajouté celui qui a participé à un camp régional de la NFL pour les spécialistes, le mois dernier.

Kavis Reed, qui était coordonnateur des unités spéciales des Alouettes au cours des deux dernières années, est du même avis que Ménard-Brière.

« Ils sont des athlètes. Ils ne sont pas des botteurs, ils sont des joueurs de football. C’est un changement dans la culture du football. Les spécialistes font partie de l’équipe. Quand tu as ce genre de mentalité, ces joueurs vont aussi avoir un haut niveau de préparation physique, mentale et technique », a expliqué le patron des Oiseaux qui a observé tous les groupes de position au camp de Montréal.

Pas d’invitation pour le camp national

Malgré ses résultats lors des tests physiques et ses performances sur le terrain au cours des dernières années, Ménard-Brière n’a pas été des cinq joueurs qui ont été invités pour le camp national où seront réunis les meilleurs espoirs en vue du repêchage de la LCF.

Par contre, il n’y a présentement aucun botteur invité au camp final d’évaluation. Dans les deux derniers camps régionaux, deux botteurs se présenteront à celui de l’Ontario. Il serait étonnant que l’un d’entre eux reçoive un billet pour Regina.

Bref, Ménard-Brière peut encore être considéré comme le meilleur espoir parmi les botteurs admissibles au repêchage qui se déroulera le 7 mai. Si l’expérience comme botteur de précision n’a jamais été très concluante au cours de sa carrière universitaire, sa puissance et sa précision sur les dégagements ne laissent aucun doute sur son potentiel au niveau professionnel de ce côté.

« Après la performance que j’ai faite au Défi Est-Ouest (NDLR : il bottait pour les deux équipes), j’aurais beaucoup aimé recevoir l’invitation. Aujourd’hui, pour moi, c’était comme le camp national. Ce sont les mêmes bottés et les mêmes tests », a affirmé celui qui avait réussi ses quatre tentatives de placement au Défi Est-Ouest tout en maintenant une moyenne de 41,6 verges sur les dégagements.

Le botteur de quatrième année demeure serein dans ce processus bien qu’il n’ait plus la chance de se faire valoir d’ici à l’encan amateur.

« Je ne pense pas que ça abaisse mes chances. S’ils voulaient me voir, ils l’ont fait aujourd’hui (vendredi). La balle est maintenant dans leur camp. J’ai fait ce que j’avais à faire », a-t-il exprimé.

Vendredi, Kavis Reed a confirmé que Boris Bede ne serait pas le seul botteur au camp d’entraînement des Alouettes. Bede, qui évoluait avec le Rouge et Or à l’université, et Ménard-Brière ont eu plusieurs duels l’un contre l’autre dans le Réseau du sport étudiant du Québec.

Auront-ils une dernière confrontation, mais cette fois pour le poste de botteur de dégagement des Oiseaux? On en saura plus après le repêchage de la LCF.  

LCF : trois joueurs du RSEQ invités au camp national

LCF vendredi, 10 mars 2017. 15:20

Des Québécois prêts pour le camp national de la LCF 4:38

MONTRÉAL – Le Réseau du sport étudiant du Québec sera représenté par 10 joueurs lors du camp d’évaluation national de la LCF qui se tiendra dans deux semaines en Saskatchewan.

Le centre-arrière Anthony Gosselin et le secondeur Alexandre Chevrier du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke ainsi que le plaqueur défensif Mathieu Dupuis des Carabins de l’Université de Montréal ont obtenu leur billet pour Regina à la suite du camp régional de l’Est qui se déroulait à Montréal, vendredi.

Deux autres joueurs ayant pris part au premier camp régional de 2017 ont reçu leur invitation pour le camp d'évaluation final, soit le receveur Malcolm Carter des Sooners d’Ottawa de la Ligue provinciale de l’Ontario et le demi défensif Harland Hastings de l’Université Acadia.

Si les deux représentants sherbrookois ont appris la bonne nouvelle lorsqu’ils ont été réunis avec tous les autres joueurs, Dupuis a vécu un moment cocasse lorsqu’il a su qu’il serait à Regina du 23 au 25 mars.

Celui qui a réussi le plus de répétitions au développé couché (31) a été parmi les joueurs qui ont subi des tests antidopage du Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES). Il revenait vers le stade intérieur quand un homme qu'il ne connaissait pas l’a félicité.

« Je revenais tranquillement. Un gars m’a félicité et je ne comprenais pas trop. Je ne savais pas que les noms avaient été dévoilés. Quand j’ai tourné le coin, j’ai vu ma mère qui était en train de me courir après. Elle m’a dit "félicitations" et elle m’a sauté dans les bras », a raconté celui qui a fait osciller le pèse-personne à 308 livres, vendredi matin.

Chevrier, Gosselin et Dupuis rejoignent les sept autres étudiants-athlètes du RSEQ qui étaient déjà assurés de prendre part au camp d’évaluation national qui regroupera les meilleurs espoirs au pays. Le plaqueur défensif Junior Luke, le porteur de ballon Sean Thomas Erlington, le secondeur Frédéric Chagnon et le quart-arrière Samuel Caron, tous quatre des Carabins, les joueurs de ligne offensive Jean-Simon Roy du Rouge et Or et Qadr Spooner des Redmen ainsi que le plaqueur défensif des Stingers Sam Narkaj étaient d’emblée invités au camp national.

Gosselin n’a pas volé sa place pour cette ultime chance de se mettre en valeur devant les dépisteurs de la LCF alors qu’il a excellé dans le sprint de 40 verges avec un temps de 4,85 en pesant plus de 240 livres. Il a aussi effectué 28 répétitions au développé couché, soit le deuxième meilleur résultat de la journée.

« J’étais fier, car j’ai tout donné. J’étais content que ça m’arrive enfin. C’est un rêve que j’ai depuis que je joue au football. Ç’a fait du bien d'entendre mon nom », a affirmé celui qui a commencé à pratiquer le football à l’âge de 10 ans.

Alexandre Chevrier« Ça fait longtemps que je me préparais pour ça. Je suis content d’avoir été invité au camp national. Ce n’est pas fini et il faut continuer à travailler fort », a ajouté le seul centre-arrière actuellement invité au camp national.

Quant à Chevrier, il a réussi le meilleur temps au sprint de 40 verges (4,71), à l’épreuve des 3-cônes (7,35) et au saut horizontal (9'11,5") chez les secondeurs.

« C’est incroyable! J’ai tellement travaillé fort pour cela. Je pense que c’est un soulagement en ce moment. J’ai hâte d’aller prouver ce que je vaux là-bas », a mentionné Chevrier qui était entouré par plusieurs membres du Vert & Or qui avaient fait le voyage pour venir encourager les six étudiants-athlètes de l’UdeS qui prenaient part à ce camp.         

Pas nécessairement la fin du rêve pour les autres

L’an dernier, cinq joueurs du camp régional de Montréal ont été sélectionnés lors du repêchage de la LCF et ils étaient tous issus d’une équipe du RSEQ. Un seul de ces cinq étudiants-athlètes avait participé au camp national. Cela permet à ceux qui n’ont pas reçu d’invitation de garder espoir.

C’est entre autres le cas du demi de coin Alex Hovington du Rouge et Or de l’Université Laval.

« La première fois que j’ai mis un casque de football, je me suis dit que j’étais capable de rejoindre les rangs professionnels et ça n’a jamais changé. Aujourd’hui (vendredi), j’ai vu que j’étais capable de compétitionner avec n’importe qui et je crois toujours en mes chances », a lancé celui qui a été sur l’équipe d’étoiles du RSEQ au cours des trois dernières années. 

L’ailier défensif Alexandre Gagnon était évidemment heureux pour ses deux coéquipiers, bien qu’il aurait aimé les accompagner à Regina. Cela étant dit, ses résultats dans les tests physiques étaient au-delà de ses propres attentes.

« J’ai battu tous les temps que j’avais faits en entraînement. Je suis vraiment content de ma journée. Moi-même, je ne m’attendais pas à faire ça », a relaté l’athlète de 6 pieds 8 pouces qui a réussi un 4,81 au sprint de 40 verges, un sommet chez les joueurs de ligne défensive.

« Je pense que j’ai encore des chances de sortir au repêchage. J’ai montré ce que j’étais capable de faire. J’ai impressionné quelques-uns [des dépisteurs] », a enchaîné celui qui a obtenu le 2e meilleur résultat du 3-cônes (7,02) et le 6e pour le saut vertical (34") de tous les participants de la compétition.

Il ne leur reste qu’à attendre les huit rondes du repêchage de la LCF, qui auront lieu le dimanche 7 mai prochain, pour connaître la suite des choses pour eux.

Une vingtaine de dépisteurs des neuf équipes de la LCF s’étaient déplacés à Montréal pour épier les 42 espoirs participant au camp montréalais tenu sur le campus de l'Université Concordia. Trois directeurs généraux étaient également sur place, soit Kavis Reed des Alouettes de Montréal, Kyle Walters des Blue Bombers de Winnipeg et Chris Jones des Roughriders de la Saskatchewan.

Deux autres camps régionaux se dérouleront au cours des deux prochaines semaines, soit celui de l'Ontario à Toronto (17 mars) et celui de l'Ouest à Regina (23 mars).

Comme c’est le cas dans tous les camps d’évaluation, plusieurs espoirs ont dû subir des tests antidopage conduits par le CCES. Si un athlète est pris en défaut, il est automatiquement suspendu par U Sports et n’est pas admissible au repêchage cette année.

Camp LCF : le RSEQ fait bonne figure

LCF vendredi, 10 mars 2017. 13:50

Des Québécois prêts pour le camp national de la LCF 4:38

MONTRÉAL – Les 42 espoirs du camp d’évaluation régional de l’Est de la Ligue canadienne de football ont terminé les six éprouvants tests physiques et les joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec ont fait bonne figure, vendredi matin.

Le botteur Félix Ménard-Brière des Carabins de l’Université de Montréal s’est à nouveau illustré dans les épreuves de vitesse en réussissant les meilleurs temps dans trois épreuves.

L’ancien sprinteur a épaté la vingtaine de dépisteurs de la LCF en faisant arrêter le chronomètre à 4,618 secondes à son deuxième essai au sprint de 40 verges. Ménard-Brière a également réalisé la meilleure performance à l’épreuve des 3-cônes avec un temps de 6,93. Il est le seul étudiant-athlète à avoir été sous la barre des sept secondes.

Celui qui a dominé ses comparses universitaires canadiens au chapitre de la moyenne sur les bottés de dégagement en 2016 a également terminé au premier rang à l’épreuve de changements de direction avec un temps de 4,06.

Son coéquipier Mathieu Dupuis, un plaqueur défensif, a pour sa part dominé la compétition du développé couché en levant la charge de 225 livres à 31 reprises. Le deuxième meilleur résultat provient d’un autre joueur québécois, le centre-arrière Anthony Gosselin du Vert & Or, qui a réussi 28 répétitions. Les officiels lui ont retiré une répétition parce qu’il avait levé ses hanches du banc.

Alexandre Gagnon et Anthony GosselinGosselin, qui est l’un des deux centres-arrières naturels présents au camp de Montréal, connaît une bonne journée alors qu’il a réussi un temps de 4,851 au sprint de 40 verges.

L’an dernier, deux centres-arrières de l’évènement de l’Est avaient été invités au camp d’évaluation national.

Le receveur Malcolm Carter des Sooners d'Ottawa dans la Ligue provincial de l'Ontario commence à alimenter les discussions chez les équipes de la LCF. L’imposant athlète de 6 pieds 6 pouces a couru son sprint de 40 verges en 4,646, soit le deuxième meilleur résultat de la journée. L'ancien porte-couleurs des Ravens de Carleton a réussi le meilleur saut vertical avec une impressionnante hauteur de 40 pouces. Celui qui a capté 11 réceptions pour 167 verges en 2015 avec les Ravens a aussi dominé le saut horizontal avec un bond de 10 pieds 5,25 pouces.

Ces deux sauts pourraient très bien ne pas être battus au camp d’évaluation national.

Parmi les autres Québécois à avoir bien fait, notons la performance de l’ailier défensif Alexandre Gagnon de l’Université de Sherbrooke au sprint de 40 verges. Le natif de Dolbeau-Mistassini qui mesure 6 pieds 8 pouces a réussi un temps de 4,806. Il avait arrêté le chronomètre à 4,81 et des poussières à son premier essai. Son saut vertical de 34 pouces représente la meilleure performance pour les joueurs de ligne défensive. Gagnon a également réussi le deuxième meilleur temps de tous les participants à l’épreuve des 3-cônes avec un 7,02.

Le troisième meilleur temps est allé au demi de coin Alex Hovington du Rouge et Or avec un 7,06. Hovington avait réalisé une bonne performance au sprint de 40 verges avec un temps de 4,75 secondes.

Edward GodinLes ailiers défensifs Edward Godin du Rouge et Or de l’Université Laval (4,937) et Émile Charron-Ligez des Carabins (4,934) sont les deux seuls autres joueurs de ligne défensive à avoir franchi le cap des 5 secondes au sprint de 40 verges.

Charron-Ligez a légèrement mieux fait que son rival du Rouge et Or au développé couché avec 22 répétitions contre 18.

À noter que Max Thompson des Stingers de l’Université Concordia a dû faire une croix sur le camp régional de Montréal en raison d’une blessure.

Cet après-midi, les espoirs ont effectué les exercices propres à leur position.

À la suite de ceux-ci, Dupuis ainsi que Gosselin et son coéquipier Alexandre Chevrier ont été invités au camp national qui se déroulera du 23 au 25 mars. Carter et le demi défensif Harland Hastings de l'Université Acadia ont reçu la même bonne nouvelle.

L’an dernier, Devon Stewart (McGill), Donald Tabor (StFX), Marc-Antoine Laurin (Ottawa) et Maïko Zepeda (Montréal) ont reçu des invitations pour le camp national à la suite de celui de Montréal. Du lot, seulement Zepeda a été repêché.

Deux autres camps régionaux se dérouleront du côté de Toronto (17 mars) et de Regina (23 mars).

Déjà sept joueurs du RSEQ étaient assurés de participer au camp d’évaluation national qui se tiendra du 23 au mars. Quatre étudiants-athlètes proviennent des Carabins, soit le plaqueur défensif Junior Luke, le porteur de ballon Sean Thomas Erlington, le secondeur Frédéric Chagnon et le quart-arrière Samuel Caron. Les autres sont le joueur de ligne offensive du Rouge et Or Jean-Simon Roy, le joueur de ligne offensive des Redmen Qadr Spooner et le plaqueur défensif des Stingers Sam Narkaj.

Un virage à 180 degrés pour le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke

Universitaires jeudi, 9 mars 2017. 08:00 L’entraîneur-chef du Vert & Or Mathieu Lecompte entouré de ses joueurs.
L’entraîneur-chef du Vert & Or Mathieu Lecompte entouré de ses joueurs. (Source d'image:André Michaud)

SHERBROOKE – Mathieu Lecompte n’est à la barre du Vert & Or que depuis trois mois, mais on constate déjà son empreinte sur le programme de football de l’Université de Sherbrooke.

La formation de l’Estrie, qui a nommé son nouvel entraîneur-chef le 9 décembre dernier, vient tout juste de terminer son camp de la semaine de relâche. Et un mot décrit bien ce camp où les joueurs ont pu enfiler les épaulettes pour la première fois depuis la nomination de leur nouveau pilote : intensité.

« La nouvelle mentalité que nous avons avec Mathieu Lecompte, on veut des joueurs intenses et que ça brasse. Présentement, on a une grosse saison morte », a indiqué le centre de cinquième année, Francis Lapointe.

Au-delà des exercices et des matchs simulés entre la défense et l’attaque, cette semaine a aussi permis à Lecompte et à ses joueurs de continuer à bâtir l’esprit de famille, point central de la philosophie de celui qui a porté les couleurs du Vert & Or de 2004 à 2007 comme joueur de ligne défensive.

« Ma mission c’est de bâtir la plus grande famille du sport universitaire canadien », a lancé l’homme de 33 ans lorsque rencontré vendredi dernier.

Lecompte est toujours resté très près de l’Université de Sherbrooke après sa carrière de joueur et l’obtention de son baccalauréat en marketing. Il a même occupé le poste de président de l’Association des anciens du Vert & Or.

Des joueurs du Vert & Or durant le camp de la semaine de relâche.Le natif de Valleyfield a été entraîneur de la ligne défensive des Sherbrookois au cours