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Dès midi, l'émission «On jase» avec Martin Lemay. L'entraîneur Guy Boucher parmi les invités.

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Les Carabins s'assurent du deuxième rang...

En vertu de leur victoire de 24-0 obtenue face aux Stingers de Concordia, les Carabins de l’Université de Montréal se sont assurés du deuxième rang au classement général du RSEQ, samedi après-midi.

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Le Rouge et Or bat l'UdeM en prolongatio...

Le Rouge et Or de l'Université Laval a battu les Carabins de Montréal par la marque de 18-15 en prolongation dimanche après-midi.

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Le Vert et Or signe une première victoir...

Les Verts ont battu les Redmen de McGill par la marque serrée de 14-13 devant une foule évaluée à 3500 personnes.

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U Sports dévoile une politique transgenr...

U Sports, l'organisation qui gère le sport universitaire au Canada, a dévoilé une nouvelle politique d'inclusion pour les étudiants-athlètes transgenres afin qu'ils participent aux compétitions qui co...

Événements

Les Carabins s'assurent du deuxième rang du classement général

Universitaire samedi, 13 oct. 2018. 18:03

Stingers 0 - Carabins 24 0:40

MONTRÉAL – En vertu de leur victoire de 24-0 obtenue face aux Stingers de Concordia, les Carabins de l’Université de Montréal se sont assurés du deuxième rang au classement général du RSEQ, samedi après-midi, au CEPSUM.

 

Cette position au classement assure donc la tenue d’un duel de demi-finale provinciale à la maison le 3 novembre prochain.

 

« On adore jouer à la maison devant nos partisans, a lancé sans hésiter l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Chaque fois qu’on embarque sur le terrain, il y a une ambiance spéciale et c’est plaisant de savoir qu’on va vivre ça une fois de plus. »

 

Profondeur

 

En l’absence de plusieurs réguliers sur l’unité offensive, blessés, certains joueurs en ont profité pour se faire remarquer davantage.

 

C’est le cas du porteur de première année Ryth-Jean Giraud qui a ajouté deux touchés à sa fiche, en plus de courir avec le ballon 15 fois pour des gains de 94 verges.

 

« Nous étions bien préparés et il fallait prendre la relève, a admis Ryth-Jean. On a bien performé et je suis content de la victoire. On sait qu’il faut travailler sur certains aspects de notre jeu et c’est ce qu’on va faire. »

 

« Nos jeunes ont tout un avenir, a ajouté Maciocia. Ryth-Jean est tellement explosif! Pendant les séries, il pourrait clairement faire du bruit pour nous et nous aider. »

 

Jean-Clifford Dazouloute a de son côté obtenu 108 verges en 11 portées.

 

Le quart-arrière Dimitri Morand était pour sa part à son poste et il a connu une autre bonne journée de travail. Le pivot de l’offensive des Bleus a complété 14 de ses 22 passes pour des gains de 178 verges. À quelques reprises, il a notamment démontré une précision exemplaire en décochant de longues passes qui atterrissaient directement dans les mains de ses receveurs.

 

Défensive solide

 

Pour une cinquième fois en sept matchs cette saison, la défensive n’a pas concédé un seul touché à son adversaire. Il s’agit également d’un deuxième jeu blanc cette année.

 

« Notre objectif c’est toujours de donner le moins de points possible, a lancé Philippe Lemieux-Cardinal. C’est clairement l’une des unités défensives les plus complètes avec laquelle j’ai joué. Je suis extrêmement content de pratiquer avec ces gars-là chaque semaine. »

 

Sean Côté s’est démarqué en réussissant 7,5 plaqués, dont un sac du quart. Redha Kramdi et Philippe Lemieux-Cardinal ont également rejoint le quart à une reprise chacun, tandis que le secondeur Michael Brodrique était en uniforme pour la première fois cette année. Il avait l’occasion d’affronter son frère Samuel qui évolue pour les Stingers.

 

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a pour sa part réussi deux de ses quatre tentatives de placement, dont une sur une distance de 32 verges.

 

Finissants

 

Quelques minutes avant le début de la rencontre, les joueurs de dernière année ont été présentés à la foule. Les partisans ont chaudement applaudi les 11 finissants, dont Arnaud Gendron-Dumouche, qui a subi une sérieuse blessure à la cheville lors du match du 8 septembre face au Rouge et Or de l’Université Laval.

 

« J’étais revenu pendant quelques pratiques, mais quand j’ai mis les pieds sur le terrain, ça m’a fait quelque chose, a indiqué le joueur de ligne offensive de 6 pieds et 10 pouces. J’ai juste hâte que mon pied ait mieux et de pouvoir mettre tout ça derrière moi. »

 

Les Carabins bénéficieront d’une semaine de congé, avant de visiter les Redmen de McGill le 27 octobre, à l’occasion du dernier match de la saison régulière.

Le Rouge et Or bat les Carabins en prolongation

Universitaire dimanche, 7 oct. 2018. 16:27

Carabins 15 - Rouge et Or 18 (Prolongation) 2:35

Dans un autre duel typique entre les deux grands rivaux du football universitaire québécois, les Carabins de l’Université de Montréal ont dû s’avouer vaincus par la marque de 18-15, en prolongation, face au Rouge et Or de l’Université Laval, dimanche après-midi, à Québec.

 

Lors de la prolongation, les Carabins ont tout tenté afin d’inscrire un majeur pour conserver leur chance de terminer au premier rang du classement général, au terme de la saison. La défense lavalloise a toutefois tenu bon et c’est finalement un placement de 12 verges qui a donné la victoire aux favoris de la foule.

 

« Je ne sais pas combien de matchs entre nous et eux se sont terminés par trois points ou moins, mais ça arrive souvent, a lancé l’entraîneur-chef Danny Maciocia. C’est toujours comme ça! On est deux excellentes équipes et ça donne de bonnes rencontres. On fait partie des meilleurs programmes au pays et ça parait sur le terrain. »

 

La défensive, encore la défensive

 

En deuxième demie, l’unité défensive est parvenue à créer trois revirements qui ont complètement changé l’allure du match.

 

Alors que le pointage était de 12-5 en faveur du Rouge et Or, Redha Kramdi a fait perdre le ballon au porteur Vincent Forbes-Mombleau. Marc-Antoine Dequoy est parvenu à le récupérer en plus

Le Rouge et Or remporte une guerre de tranchées

de franchir les 54 verges qui le séparaient de la zone des buts.

 

Quelques minutes plus tard, l’attaque du Rouge et Or était positionnée à 11 verges du territoire adverse, mais Dequoy a une fois de plus fait sentir sa présence avec une interception qui a permis de conserver le pointage à 12-12.

 

Kerfalla-Emmanuel Exumé a pour sa part intercepté une passe du quart-arrière Hugo Richard, mais les Bleus n’ont pas inscrit de points à la suite de ce revirement.

 

« Sur mon touché, je donne tout le crédit à Redha, a humblement admis le numéro 24. En plus de forcer l’échappé, il a bloqué Hugo pour me permettre de courir. Sur mon interception, il [Hugo Richard] a décidé de lancer et j’étais placé à la bonne place! »

 

La puissance de Simoneau

 

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a une fois de plus démontré toute la puissance de sa jambe en créant l’égalité 15-15 avec moins de deux minutes à écouler à la rencontre, à la suite d’un placement de 49 verges, un record d’équipe. C’est lui qui détenait le record précédent grâce à une réussite de 46 verges. L’étudiant en Santé et sécurité au travail a placé le ballon entre les poteaux lors de ses deux tentatives de placement, en plus de réussir un dégagement de 56 verges. Il a également refoulé l’adversaire à l’intérieur de leur ligne de 20 à deux occasions.

 

« Je suis content de ma performance, mais le but c’est d’aller chercher la victoire, a lancé Louis-Philippe. Quand je suis sur les lignes de côté, j’entends la foule, mais une fois que je suis sur le terrain je suis tellement dans ma bulle que je n’entends plus rien. Je regarde mon teneur et je fais ce que j’ai à faire. »

 

Le quart-arrière Dimitri Morand a terminé sa journée de travail avec 17 passes complétées en 36 tentatives pour 170 verges et une interception.

 

Asnnel Robo a quant à lui obtenu 33 verges en neuf portées.

 

Le prochain match des Carabins aura lieu samedi le 13 octobre, alors que les Stingers de Concordia seront de passage au CEPSUM.

Le Vert et Or signe une première victoire

Universitaire vendredi, 5 oct. 2018. 23:34 Gabriel Polan
Gabriel Polan (Source d'image:Yves Longpré/Vert & Or de l'UdeS)

Les partisans de l’équipe de football Vert et Or avaient au moins trois raisons de célébrer la victoire de leurs favoris, vendredi soir au stade extérieur de l’Université de Sherbrooke. Les réjouissances ont suivi un gain des Verts sur les Redmen de McGill, par la marque serrée de 14-13 devant une foule évaluée à 3500 personnes.

Ils célébraient d’abord une première victoire en 2018, la fin d’une longue séquence infructueuse sur la surface naturelle de l’UdeS (qui a duré près de deux ans), mais surtout la satisfaction de voir le Vert et Or toujours dans la course pour une place en séries.

Sans pour autant avoir obtenu le bris d’égalité sur les Rouges, dans le cas d’une fiche identique entre les deux équipes, les hommes de Mathieu Lecompte ont relancé leur saison, avec encore deux matchs à jouer en octobre.

C’est un simple de la recrue Louis Tardif avec quelques secondes à faire au match qui a brisé l’égalité de 13-13, après une remontée de 10 points des visiteurs au quatrième quart. Le jeune botteur, qui avait réussi des placements de 11 et 38 verges plus tôt dans le match, y allait d’une tentative de placement de la ligne de 30 verges. Le ballon n’a pas passé entre les deux poteaux, mais a franchi la distance suffisante pour être hors de la portée du retourneur des Redmen dans la zone de buts et octroyer le point d’écart à son équipe.

William Tremblay-Harnois a eu son mot à dire juste avant cette dernière série à l’attaque du Vert et Or, en réussissant un retour de botté de 49 verges pour donner une excellente position sur le terrain.

Mais le héros du match pour les joueurs de l’UdeS a sans contredit été le vétéran porteur de ballon Gabriel Polan. Ce dernier y est allé de sa meilleure performance en carrière avec le Vert et Or et a cumulé 136 verges en 23 courses, en plus de marquer le seul majeur de son équipe.

Deux revirements à l’encontre du quart-arrière partant Conor Sinclair (une interception et un échappé) ont été couteux en fin de match mais le Vert et Or a su rebondir. C’est Joé Hudon qui a terminé la rencontre au poste de pivot de l’attaque sherbrookoise.

Une première demie favorable

Même si les deux équipes ont éprouvé des difficultés à faire progresser le ballon lors des deux quarts initiaux, le Vert et Or a gagné au jeu des positions sur le terrain en exploitant notamment deux revirements des visiteurs pour mettre 10 points sur le tableau.

Au moment de retraité au vestiaire à la mi-temps, le Vert et Or menait 10-0 sur les Redmen et avait cumulé 118 verges de gain en attaque, en plus de réaliser sept premiers essais. Les porte-couleurs de McGill peinaient quant à eux avec seulement 50 verges accumulés, essentiellement par la voie des airs et seulement quatre premiers jeux. Il faut dire qu’ils  se sont souvent tirés dans le pied en prenant pas moins de 11 pénalités pour 100 verges, en plus de cafouiller sur plusieurs jeux.

Sur l’ensemble du match, le Vert et Or a dominé ses rivaux dans la majorité des  catégories de statistiques (15 premiers jeux contre 9, 242 verges au sol contre seulement 22, 294 verges totales de gain contre 154 et, surtout, 14 points contre 13 au tableau indicateur).

« Une victoire est une victoire et elle fait beaucoup de bien, peu importe le pointage et la manière. Surtout devant nos partisans. Ça donne un sens à nos prochains matchs, mais de toute façon on va les jouer un à la fois en se concentrant sur notre exécution », a indiqué l’étudiant-athlète de l’École de gestion, qui se réjouissait de s’être vu confier le ballon aussi souvent. « Je ne me plaindrai jamais d’avoir le ballon trop souvent», a-t-il ajouté le sourire aux lèvres.

« Coach Regimbald nous dit souvent que les unités spéciales doivent donner des étincelles aux matchs et c’est exactement ce que j’ai réussi à faire sur mon dernier retour de botté en fin de match » a pour sa part indiqué William Tremblay-Harnois. « Les coachs me font confiance en me désignant comme partant et je veux profiter de cette opportunité pour contribuer à l’équipe et montrer ce que je peux faire », ajoute le no 3 du Vert et Or.

Le Vert et Or disposera de deux semaines pour se préparer à son prochain affrontement, puisque son défi suivant aura lieu le 21 octobre, à Québec face au Rouge et Or. Il s’agit d’une deuxième pause en quatre semaines pour les footballeurs sherbrookois.

Ce troisième match à domicile de l’automne du Vert et Or a également permis de soutenir la cause de la lutte contre le cancer du sein. Une partie des recettes de ce match Vert et Rose sera versée à la course pour la vie CIBC. La vice-rectrice à l’administration et au développement durable de l’Université de Sherbrooke, Denyse Rémillard, agissait comme coprésidente de l’événement, en compagnie d’Annie Faucher, membre du Club des capitaines de la formation de football de l’UdeS et survivante de cette maladie.

Une politique transgenre pour le sport universitaire canadien

Universitaire jeudi, 27 sept. 2018. 14:36 Logo défaut universitaires
(Source d'image:RDS)

TORONTO - U Sports, l'organisation qui gère le sport universitaire au Canada, a dévoilé une nouvelle politique d'inclusion pour les étudiants-athlètes transgenres afin qu'ils participent aux compétitions qui correspondent à leur identité de genre.

L'organisation a indiqué dans un communiqué publié jeudi que la politique entrait immédiatement en vigueur dans ses 56 établissements membres à travers le pays.

Selon la nouvelle politique, les étudiants-athlètes pourront concourir au sein de l'équipe qui correspond à leur genre biologique ou à leur identité de genre, pourvu qu'ils soient en conformité avec le programme antidopage canadien.

La nouvelle politique a été élaborée par le comité sur l'équité de U Sports et approuvée par le conseil d'administration de U Sports.

« Les membres du comité sur l'équité visaient à assurer que tous les étudiants inscrits dans nos universités canadiennes aient des chances égales d'être sélectionnés au sein des équipes universitaires, indépendamment de leur sexe ou de leur identité et expression de genre », a déclaré dans un communiqué la présidente du comité sur l'équité de U Sports et gérante des sports universitaires, des activités sportives, et de la récréation à l'Université McGill, Lisen Moore.

« Nous sommes très heureux de l'appui du conseil concernant notre politique transgenre avant-gardiste et poursuivons notre démarche visant à aider nos établissements membres au niveau de l'application et de la mise en ?uvre de cette politique », a-t-elle ajouté.

Un étudiant-athlète demeure limité à un total de cinq ans d'admissibilité et ne peut concourir qu'au sein des équipes sportives d'un seul genre au cours d'une année scolaire donnée.

La politique approuvée n'est pas conditionnelle à ce qu'un étudiant-athlète se soit, au préalable, soumis à une hormonothérapie pour être autorisé à concourir au sein d'une équipe qui correspond à son identité de genre.

Un plateau pour Hugo Richard dans la victoire

Universitaire dimanche, 23 sept. 2018. 18:25

Redmen 7 - Rouge et Or 53 0:50

Le Rouge et Or de l’Université a facilement disposé des Redmen de l’Université McGill par la marque de 53-7, dimanche.

Hugo Richard est passé à l’histoire au cours de cette rencontre. Le quart du Rouge et Or a dépassé Mathieu Bertrand au quatrième rang de l’histoire du RSEQ au chapitre des passes de touché grâce à une récolte de quatre dans la rencontre. Il a ainsi porté son total à 59 au cours de sa carrière.

Il a dépassé Bertrand alors qu’il a rejoint Jonathan Breton-Roberge pour le majeur. Richard a terminé le match avec 362 verges de gain.

Le quart n’a pas été le seul représentant du Rouge et Or à atteindre un plateau dans ce match. Mathieu Betts s’est hissé aux côtés de Jim Aru de l’Université Queen’s pour le premier rang de l’histoire en ce qui concerne les sacs du quart avec un total de 31 et demi.

Les Carabins ont inscrit un record de points dans un gain de 74 à 3

Universitaire samedi, 22 sept. 2018. 17:23

Carabins 74 - Stingers 3 0:52

Les Carabins de l’Université de Montréal ont établi un record pour le plus grand nombre de points marqués lors d’un même match en venant à bout des Stingers par la marque de 74-3, samedi à Concordia.

 

Le record précédent datait de la saison 2009 et avait été établi dans un gain de 66-14 face aux Redmen de McGill.

 

« Je ne pensais jamais que ça allait se terminer avec ce pointage à la suite de notre départ, a avoué l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Quand on joue à notre niveau, tout est possible. »

 

Fidèle à son habitude, la défense a grandement contribué en réalisant cinq interceptions, pour 216 verges, dont un impressionnant total de trois ramenées pour des touchés.Célébrations des Carabins

 

En deuxième demie, Philippe Lemieux-Cardinal a été le premier à atteindre la zone payante après avoir couru sur 78 verges. Dès le retour de la défensive sur le terrain, c’est Marc-Antoine Dequoy qui a réalisé un larcin bon pour sept points. Finalement, Kerfalla Emmanuel Exumé a lui aussi ajouté six points au tableau.

 

Les trois joueurs se sont donc partagé la ceinture de revirements et le sombrero remis au dernier joueur ayant réalisé un touché, au grand plaisir des nombreux partisans qui étaient venus encourager les Bleus en territoire ennemi. Le secondeur Brian Harelimana et le demi défensif Tysen-Otis Copeland ont également intercepté une passe du quart adverse.

 

« C’est mon premier touché en carrière, a fièrement admis Lemieux-Cardinal, un colosse de 6 pi 5 po et 249 lb. Les 20 dernières verges étaient plus difficiles, mais j’ai vu que j’avais des blocs, alors je savais que j’allais y arriver. J’étais tellement essoufflé rendu dans la zone des buts que je n’arrivais plus à dire un mot ! »

 

Robo également en feu

 

Le porteur de ballon Asnnel Robo a atteint la zone payante à trois occasions pour porter son total de touchés à six depuis le début de la campagne.

 

Dès la première séquence offensive de la rencontre, l’étudiant en optimisation de la chaîne logistique (HEC Montréal) a réussi des courses consécutives de neuf, 11 et 12 verges, mais c’est le pied de Louis-Philippe Simoneau (Santé et sécurité au travail) qui a terminé la séquence.

 

Robo a finalement réussi deux majeurs au sol, dont un grâce à une course de 77 verges et un autre à la suite d’un jeu truqué sur les unités spéciales qui a permis à l’attaque de demeurer sur le terrain. Son troisième touché a été réalisé en captant une passe d’une verge de Dimitri Morand.

 

« J’ai vu la manière dont Asnnel s’est préparé pendant toute la saison morte et il mérite amplement tout ce qui lui arrive. Je suis très content pour lui. C’est un homme. Il prend tout au sérieux et il travaille vraiment fort, a admis Danny Maciocia. »

 

« Tous les matchs se gagnent avec une bonne préparation. Le jeu va beaucoup plus lentement quand tu t’es bien préparé, a ajouté Robo. La ligne à l’attaque nous aide tellement! D’un point de vue collectif, tout le monde peut faire des jeux en travaillant ensemble, a admis celui qui a terminé la rencontre avec 145 verges en huit courses. »

 

Les porteurs de première année Ryth-Jean Giraud et Jean-Clifford Dazouloute ont également participé au festival offensif en inscrivant leur premier touché en carrière. Giraud a terminé la journée avec deux majeurs.

 

Au total, l’attaque au sol a généré 366 verges de gain.

 

De son côté, Morand a complété 11 de ses 21 passes pour des gains de 126 verges.

 

Louis-Philippe Simoneau a quant à lui réussi deux de ses trois tentatives de placement, dont une sur une distance de 43 verges.

 

Les Carabins renoueront avec l’action ce vendredi, alors que le Vert & Or de Sherbrooke sera de passage au CEPSUM.

RSEQ : les Carabins dominent le Vert & Or

Universitaire samedi, 15 sept. 2018. 18:07

Carabins 43 - Vert et Or 11 0:51

MONTRÉAL – Les Carabins de l’Université de Montréal ont atteint la zone des buts à cinq reprises lors de la première demie pour finalement venir à bout du Vert & Or par la marque de 43-11, samedi après-midi, à Sherbrooke.

 

L’attaque des Bleus s’est imposée dès la première séquence offensive de la rencontre.

 

C’est le porteur de ballon Asnnel Robo (Optimisation de la chaîne logistique, HEC Montréal) qui a ouvert le bal en complétant une belle poussée offensive avec une course de trois verges. Robo a finalement conclu sa journée de travail avec neuf portées pour 104 verges et deux majeurs. Son deuxième a été réalisé à la suite d’une course au centre du terrain de 71 verges.

 

Après la première demie, le pointage était de 40-1 en faveur des protégés de Danny Maciocia. C’est la troisième fois de l’histoire que l’équipe parvient à marquer au moins 40 points en première demie.

 

Si l’attaque au sol a connu du succès, la voie des airs a également été payante pour les Carabins.

 

Le quart-arrière Dimitri Morand (Sciences de la communication) a rejoint Regis Cibasu (Administration, HEC Montréal) et Louis-Mathieu Normandin (Comptabilité CPA, HEC Montréal) dans la zone des buts, en plus de franchir lui-même deux verges pour le majeur.

 

Le pivot de deuxième année a notamment complété ses six premières passes du match pour imposer le rythme. La connexion entre lui et Cibasu était visiblement à point comme le démontrent les huit réceptions pour 163 verges du receveur. Morand, retiré du match au début du quatrième quart, a terminé sa journée de travail avec 19 passes complétées en 26 tentatives pour des gains de 283 verges, incluant deux passes de touché et un au sol. Il a été intercepté à une reprise.

 

« L’attaque a finalement débloqué, a lancé le coordonnateur offensif Gabriel Cousineau. On savait qu’on était proche et que c’était une question de détails. En première demie on a pris le momentum et ç’a bien été. Il faut apprendre à mieux finir les matchs, mais je suis content d’avoir pu voir beaucoup de joueurs en action. »

 

« On avait du synchronisme en attaque, a ajouté Danny Maciocia. Dimitri a très bien géré et on peut dire mission accomplie après 30 minutes de jeu. »

 

La réception de six points de Normandin était pour sa part sa 12e dans l’uniforme des Bleus, ce qui représente un nouveau record d’équipe. C’est Mikhaïl Davidson qui détenait l’ancienne marque avec 11.

 

« C’est plaisant à apprendre, a avoué Normandin. Je ne suis pas un gars qui regarde les records et attend les prix, mais ça fait du bien quand ça passe. Je suis encore plus content de notre belle victoire. Maintenant, on va se préparer pour notre prochain adversaire. »

 

Les botteurs Louis-Philippe Simoneau (Santé et sécurité au travail) et Michael Arpin (Économie et politique) ont pour leur part chacun réussi un placement.

 

La défensive fait le travail

 

Du côté défensif, les joueurs ont également répondu à l’appel. Au total, les favoris de la foule ont obtenu seulement 164 verges de gain contre 502 pour les Bleus.

 

Le joueur de ligne défensive Benoit Marion (Relations industrielles) a fait sentir sa présence avec 4,5 plaqués et un sac du quart.

 

Redha Kramdi (Arts et sciences) a quant à lui réalisé une interception.

 

En toute fin de rencontre, le Vert & Or a atteint la zone des buts. Il s’agit du premier touché concédé par la défensive des Carabins cette saison.

 

« On joue du bon football, a admis l’entraîneur-chef qui agit également comme coordonnateur défensif. La beauté dans tout ça, c’est qu’on a pu embarquer plusieurs joueurs pour leur donner une opportunité d’aller chercher du temps de jeu. On veut toujours s’attarder aux détails et on va continuer de le faire. »

 

Samedi prochain, les Carabins rendront visite aux Stingers de Concordia.

Concordia vient à bout des Redmen

Universitaires samedi, 15 sept. 2018. 17:50 Adam Vance
Adam Vance (Source d'image:Stingers)

Le quart Adam Vance a lancé trois passes de touché et il a récolté 376 verges dans une victoire des Stingers de Concordia de 32-26 sur les Redmen de McGill, samedi au Stade Percival-Molson à l'occasion du match de la coupe Shaughnessy.

C'est une passe à Sam Nadon sur six verges au quatrième quart qui a fait la différence.

Vance a aussi complété deux passes pour des majeurs à Jarryd Taylor, des jeux de 80 et 26 verges.

Pour sa part, Quaysie Gordon-Maule a ramené un botté sur 107 verges pour un touché.

Du côté des Redmen, Dimitrios Sinodinos a récolté un total de 151 verges et deux touchés en complétant 13 de ses 30 passes.

David Adesegun a capté une passe de dix verges pour un touché.  Jacob Dwinnell l'a imité sur six verges.

Le Rouge et Or a vaincu les Carabins 12 à 7

Universitaire samedi, 8 sept. 2018. 17:17

Rouge et Or 12 - Carabins 7 1:02

Comme c’est le cas presqu'à chacun des affrontements entre le Rouge et Or et les Carabins, le match s’est décidé dans les toutes dernières secondes. Cette fois, ce sont les joueurs de l’Université Laval qui sont sortis victorieux par la marque de 12-7, samedi après-midi, dans un CEPSUM rempli à pleine capacité.

 

Quatre placements de David Côté ont permis au Rouge et Or de signer un troisième gain en autant de matchs cette saison.

 

L’attaque des Bleus a repris le ballon avec moins de deux minutes à faire, mais le dernier coup de sifflet s’est finalement fait entendre avant que les protégés de l’entraîneur-chef Danny Maciocia réussissent à ajouter sept points au tableau.

 

« Au final, c’était un bon match, mais on a manqué d’exécution sur quelques jeux, a admis Maciocia. Quand on perd un match par cinq points, ce sont les petits détails qui font mal. »

 

C’est Gabriel Archambault qui a débuté le match au poste de quart-arrière. En une demie, l’étudiant en médecine a réussi cinq de ses neuf passes pour 28 verges et une interception.

 

Amené en relève après la mi-temps, Dimitri Morand a pour sa part complété huit de ses 17 relais pour 74 verges et un larcin.

 

« Ils ont bien fait dans les circonstances, mais on ne les [nos quarts-arrières] a pas aidés, a ajouté le coordonnateur offensif de l’équipe Gabriel Cousineau. Tout le monde a sa part du blâme et on ne peut pas utiliser les absents comme excuse. Les joueurs ont tous des répétions en pratique et peu importe qui est sur le terrain, ils doivent être prêts. »

 

Les Carabins étaient notamment privés des services des receveurs vedettes Louis-Mathieu Normandin, Kevin Kaya (Année préparatoire) et Guillaume Paquet en raison de blessures.

 

C’est Morand qui a réussi le seul majeur de la journée. Il a lui-même couru sur une verge pour porter le pointage à 9-7.

 

« Au football, tu gagnes ou tu apprends, a humblement expliqué Morand, un ancien du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu. J’ai fait deux erreurs coûteuses, mais on va se regrouper et se reprendre la semaine prochaine. Jouer devant autant de personnes c’était exceptionnel et on a vraiment utilisé leur énergie. »

 

Immédiatement après le touché, la défense s’est amenée sur le terrain et Philippe Lemieux-Cardinal ainsi que Brian Harelimana ont chacun réussi un sac du quart ce qui a bruyamment fait réagir la foule réunie au CEPSUM.

 

« La défense a bien fait, mais c’est toujours bien d’aller chercher un ou deux revirements pour donner un coup de main à notre attaque, a dit Maciocia qui agit également comme coordonnateur défensif. »

 

Moment inquiétant

 

En première demie, un moment inquiétant est survenu, lorsque le joueur de ligne offensive Arnaud Gendron-Dumouchel a subi une blessure à la cheville droite. Le colosse de 6 pi 9 po et 318 livres a dû quitter le terrain sur une civière et la foule lui a servi une chaleureuse et bruyante ovation.

 

Carabins : défaite et blessure grave

Le joueur de cinquième année a été repêché par les Blue Bombers de Winnipeg en quatrième ronde du plus récent repêchage de la Ligue canadienne de football.

 

« Ça fait mal au cœur et ce n’est jamais plaisant à voir, a avoué Maciocia. C’est certain que ça a un impact sur le reste de l’équipe, mais ça arrive au football. J’ai hâte d’avoir de ses nouvelles et j’espère qu’il sera de retour bientôt. »

 

Les Bleus prendront la route pour la première fois de la saison samedi prochain en rendant visite au Vert & Or à Sherbrooke.

Les Stingers l'emportent sur le dernier jeu du match

Universitaire samedi, 8 sept. 2018. 17:51 James Tyrrell
James Tyrrell (Source d'image:Stingers)

Les Stingers de Concordia peuvent remercier James Tyrrell qui a procuré la victoire à son équipe sur le dernier jeu du match devant le Vert & Or de l’Université Sherbrooke.

Le receveur a accepté une passe de 25 verges dans la zone des buts alors qu’il ne restait plus de temps au cadran et Concordia l’a emporté par la marque de 22 à 20.

Les Stingers complétaient du même coup une remontée de 15 points, alors qu’ils tiraient de l’arrière 20 à 5 à un certain moment dans le match.

Maxime Bouffard a inscrit un touché pour les Stingers alors qu’il n’a eu qu’à franchir une seule verge.

Dans la défaite, Anthony Chagnon a franchi 108 verges après avoir récupéré un échappé pour un majeur.

Sherbrooke encaisse ainsi une troisième défaite en autant de matchs cette saison. Les Stingers ont signé leur premier gain de la campagne.

Pierre-Alexandre Parenteau entraîneur-adjoint avec les Aigles Bleus

Hockey jeudi, 6 sept. 2018. 11:57 Pierre-Alexandre Parenteau
Pierre-Alexandre Parenteau (Source d'image:Getty)

L'ancien attaquant du Canadien de Montréal Pierre-Alexandre Parenteau a décidé d'embrasser la carrière d'entraîneur en se joignant à l'équipe masculine de l'Université de Moncton, les  Aigles Bleus.

Parenteau, qui a pris sa retraite en juin après deux ans en KHL, secondera l'entraîneur Judes Vallée.

Parenteau, qui devrait être avec l'équipe sur une base à temps partiel, devrait être responsable notamment de l'avantage numérique.

Choix de neuvième ronde des Mighty Ducks d'Anaheim en 2001, Parenteau a disputé un total de 491 parties dans la LNH à Chicago, avec les Rangers et Islanders de New York, le Colorado, le Canadien, Toronto, New Jersey et Nashville. Il a marqué 114 buts et obtenu 182 passes.

 

Une explosion offensive pour le Rouge et Or face à l'Université Concordia

Universitaire samedi, 1 sept. 2018. 23:26 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Yan Doublet)

L'équipe de football du Rouge et Or de l'Université Laval s'est amusé aux dépens des Stingers de l'Université Concordia, samedi soir au Stade Telus, l'emportant par la marque de 47-9.

Après un jeu aérien de 60 verges du quart Hugo Richard vers le receveur Jonathan Breton-Robert, les Lavallois ont pris les devants 10-1 et n'ont plus jamais regardé derrière.

Il s'agissait là d'une prestation offensive bien plus convaincante que celle offerte la semaine précédente par la troupe de Glen Constantin, alors que celle-ci avait dû se contenter de 14 points dans un gain face au Vert & Or de l'Université de Sherbrooke.

Alors que les locaux menaient par près de 40 points en fin de rencontre, le Rouge et Or a joué de prudence et retiré Richard de la rencontre, lui qui s'est hissé durant l'affrontement au cinquième rang de l'histoire du RSEQ pour le nombre de verges par la passe.

Il a totalisé 279 verges, complétant 19 de ses 28 tentatives de passes. Trois de celles-ci ont été captées pour des touchés.

Du côté défensif, le meneur Mathieu Betts a réussi deux sacs du quart.

La prochaine sortie du Rouge et Or se fera au CEPSUM, samedi prochain, alors qu'il se mesurera aux Carabins de l'Université de Montréal.

Les Redmen savourent une rare victoire

Universitaires samedi, 1 sept. 2018. 18:25

Vert et Or 8 - Redmen 19 0:46

Les Redmen de McGill ont mis fin à une série de sept défaites en signant un premier gain depuis le 9 septembre 2017 en l'emportant au compte de 19-8 sur le Vert et Or de Sherbrooke, samedi.

Le demi défensif Benjamin Carré a réussi un majeur à la suite d'une interception qu'il a ramenée sur 71 verges.  L'autre majeur est venu à la suite d'une passe de neuf verges de Dimitrios Sinodinos à Daniel Adesegun.

Sinodinos a réussi huit de ses onze passes pour 94 verges.

Sherbrooke n'a obtenu que 114 verges globalement contre 219 pour les Redmen.

Les points du Vert et Or ont été obtenus sur des placements de 32 et 13 verges du botteur recrue Louis Tardif ainsi que sur un touché de sûreté concédé par l’adversaire.  

 

Classement de l’automne du bureau de recrutement de la LCF

LCF jeudi, 30 août 2018. 14:36 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:Yan Doublet)

TORONTO – Le bureau de recrutement de la Ligue canadienne de football (LCF) a dévoilé aujourd’hui son premier classement des 20 plus beaux espoirs admissibles au repêchage 2019 du circuit

Jonathan Kongbo | LD | Tennessee
 

En deux saisons avec les Volunteers de l’Université du Tennessee, Kongbo a pris part à 24 matchs, dont 12 en tant que partant. Au cours de ces 24 parties, il a réussi 40 plaqués (15 solos, 25 assistés), 5,5 plaqués pour des pertes et 3,5 sacs. Originaire de Surrey, en Colombie-Britannique, Kongbo a aussi réussi une interception contre l’Université du Missouri, qu’il a retournée sur 59 verges pour un touché. Avant d’évoluer avec l’Université du Tennessee, Kongbo a passé une saison avec l’Université du Wyoming, où il n’a pas joué (redshirt). Par la suite, il s’est joint à l’Université Arizona Western (un collège communautaire), où il a disputé une saison, à la suite de laquelle il était perçu comme le meilleur espoir des collèges communautaires américains.
 

Mathieu Betts | LD | Laval
 

Le Montréalais Mathieu Betts a disputé 24 matchs en trois saisons complètes avec le Rouge et Or de l’Université Laval. Au cours de ces 24 rencontres, l’ancien des Spartiates du Cégep du Vieux Montréal a réussi 73 plaqués (42 solos, 31 assistés), dont 31 plaqués pour des pertes et 26,5 sacs. Il aussi provoqué quatre échappés, recouvrés quatre échappés et rabattu 14 passes. En 2015, ses 12 sacs ont établi un nouveau record de SIC/U SPORTS pour une recrue. Au cours des trois dernières années, Betts a été honoré à de multiples reprises. Il a notamment été nommé recrue de l’année du RSEQ et de SIC en 2015, joueur de ligne de l’année du RSEQ et de U SPORTS en 2016 – devenant du même coup le premier joueur de SIC/U SPORTS à mettre la main sur le Trophée Peter-Gorman (recrue) et sur le Trophée J.P.-Metras (joueur de ligne) au cours de sa carrière –, et le joueur de ligne de l’année du RSEQ et de U SPORTS en 2017. Il a également été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ et sur la première équipe d’étoiles de U SPORTS au cours de chacune des trois dernières campagnes. L’ailier défensif de six pieds trois pouces et de 250 livres a disputé un match en 2018 avec l’Université Laval, enregistrant un plaqué et une passe rabattue. 
 

Hergy Mayala | RÉ | Connecticut
 

Au cours de ses trois saisons avec les Huskies de l’Université du Connecticut, Mayala a pris part à 31 matchs, dont 23 en tant que partant. Au cours de sa troisième campagne, il a mené les siens avec 43 réceptions pour 615 verges et sept touchés. En carrière, il compte 73 attrapés pour 991 verges. Natif de Montréal, au Québec, Malaya possède une moyenne de 13,6 verges par attrapé au cours de son séjour à l’université.
 

Shane Richards | LO | Oklahoma State
 

Originaire de Calgary, en Alberta, Shane Richards en sera à sa troisième campagne avec les Cowboys de l’Université Oklahoma State. Le garde de six pieds huit pouces et de 336 livres devrait être le partant à droite pour les Cowboys lors de leur premier match en 2018 contre l’Université du Missouri. À sa première saison avec les Cowboys, Richards a pris part à quatre matchs, puis il n’a obtenu aucun temps de jeu en 2017 (redshirt). Avant de se joindre à l’Université Oklahoma State, il a disputé une campagne avec l’Université New Mexico Military Institute (un collège communautaire), après avoir joué son football à l’école secondaire avec l’école Crescent Heights à Calgary.
 

Justin McInnis | RÉ | Arkansas State
 

En deux saisons et 25 matchs avec les Red Wolves de l’Université Arkansas State, McInnis compte 59 réceptions pour 883 verges et cinq touchés. À l’aube du calendrier régulier 2018 des siens, McInnis a été nommé sur la première équipe d’étoiles de la saison préparatoire de la conférence Sun Belt du magazine Athlon Sports et sur la deuxième équipe d’étoiles de la saison préparatoire de la conférence Sun Belt du magazine Lindy’s Sports. Avant d’évoluer avec l’Université Arkansas State, McInnis a joué avec l’Université Dodge City (un collège communautaire) au Kansas. À sa seule saison là-bas, il a capté 49 passes pour 964 verges et sept touchés. L’an dernier, il a maintenu une moyenne de 16,3 verges par réception.
 

CLASSEMENT DE L’AUTOMNE DU BUREAU DE RECRUTEMENT DE LA LCF

Rang

Nom

Position

Université

Ville natale

 

1

Jonathan Kongbo

LD

Tennessee

Surrey, C.-B.

 

2

Mathieu Betts

LD

Laval

Montréal, QC

 

3

Hergy Mayala

Connecticut

Montréal, QC

 

4

Shane Richards

LO

Oklahoma St.

Calgary, AB

 

5

Justin McInnis

Arkansas St.

Pierrefonds, QC

 

6

Dejon Brissett

Richmond

Mississauga, ON

 

7

Brady Oliveira

DO

North Dakota

Winnipeg, MB

 

8

Zach Wilkinson

LO

Northern Colorado

Vancouver, C.-B.

 

9

Alex Fontana

LO

Kansas

Toronto, ON

 

10

Alexandre Savard

Laval

Québec, QC

 

11

Maleek Irons

DO

Ohio

Chilliwack, C.-B.

 

12

Samuel Thomassin

LO

Laval

Québec, QC

 

13

Kurleigh Gittens Jr.

Laurier

Ottawa, ON

 

14

Kaion Julien Grant

St. Francis Xavier

Toronto, ON

 

15

Robbie Smith

LD

Laurier

Brampton, ON

 

16

Jamel Lyles

DO

Manitoba

Surrey, C.-B.

 

17

Jamie Harry

DD

Ottawa

Lachine, QC

 

18

Maurice Simba

LO

Concordia

Laval, QC

 

19

Fraser Sopik

SEC

Western

Toronto, ON

 

20

Michael O’Connor

QA

UBC

Orleans, ON

 

Jordan Perrin voit grand pour sa nouvelle application

Universitaire mardi, 28 août 2018. 13:42 Jordan Perrin
Jordan Perrin (Source d'image:Carabins - James Hajjar)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – La beauté du sport universitaire, c’est que les équipes ne regorgent pas uniquement d’athlètes intrigants, mais avant tout d’un mélange de futurs enseignants, gestionnaires, comptables, informaticiens, avocats, ingénieurs et bien plus. Jordan Perrin, lui, ambitionne de créer une application qui fera fureur à travers la planète.

 

Si le football est au cœur de la vie du demi de coin étoile des Carabins de l’Université de Montréal depuis 15 ans, c’est maintenant son côté entrepreneur qui le fait rêver.

 

Cette application NightPlann vise à fournir un outil pour choisir comment agrémenter vos soirées. L’idée a germé dans la tête de Perrin alors qu’il était en voyage en Floride avec des amis.

 

« On ne savait juste pas quoi faire, où sortir, où aller manger au restaurant. Toutes les places qu’on trouvait en faisant des recherches sur internet, le budget était vraiment fou », a raconté Perrin avant d’entamer une séance d’entraînement avec les Bleus.

 

Perrin venait de trouver le projet qui allait définir son champ d’études universitaires.

 

« C’est par la suite que je m’y suis intéressé via l’école avec le HEC, je pouvais apprendre sur ce que je faisais tous les jours », a-t-il expliqué avec l’intention de mener cette entreprise à terme.

 

« L’école est venue me confirmer des choses apprises par les essais et erreurs dans mes démarches. Des fois je me dis "Ah, avoir su avant..." »

 

Bien des étudiants s’arrêtent toutefois aux étapes initiales d’une idée. La réalisation demeure le plus grand défi d’un tel projet et c’est encore plus vrai pour un jeune qui doit cumuler études, football et affaires.

 

« J’ai dû sacrifier beaucoup, j’ai fait des journées de 12-15 heures et des nuits blanches avec mon équipe pour préparer des choses, des documents. Tu finis par perdre des amis, des personnes proches. Ce n’est rien de personnel, tu dois parfois faire des sacrifices. Je suis content de l’avoir réalisé jeune, d’avoir compris que le futur appartient à ceux qui se lèvent tôt et qui vont travailler. Il n’y a rien de donné dans la vie. C’est comme au football, si tu veux un poste, tu dois aller le chercher », a exposé Perrin, un bon communicateur.

 

Puisqu’il évolue dans un milieu aussi motivant intellectuellement, on aurait pu croire que Perrin a bénéficié d’un mentorat, de l’aide d’un ancien de l’UdeM qui redonne à la jeunesse.

 

« Pas vraiment, le support est plus provenu à l’intérieur de l’équipe. Je pense avant tout à Paulo St-ViIlien (Paul Eddy Saint-Vilien, l’ancien coordonnateur défensif), c’est la personne qui m’a dit "Qu’est-ce que tu attends, go! En autant que tu sois capable de gérer le foot et l’école". II y a aussi des gars comme Marco (Iadeluca, qui vient de partir) et Danny (Maciocia). Ils savent que le football ce n’est pas une carrière qui va durer jusqu’à 60 ans, ils m’ont vraiment supporté. Ils m’ont encouragé à intégrer ça dans ma vie de tous les jours », a décrit le numéro 23.

 

Maciocia ne s’est pas trop fait prier pour appuyer les démarches de son protégé.

 

« C’est quelqu’un qui avait toujours des projets, depuis la première journée avec nous. Il s’exprime très bien, tout le monde l’aime, les gens veulent être autour de lui.

 

« Mais je lui ai dit que ça ne m’intéresserait pas d’aller sur son application quand je vais chercher une suggestion. Je vais l’appeler et je m’attends à de petites faveurs de sa part », a rigolé Maciocia.

 

L’entraîneur des Carabins a constaté que le membre de l’équipe d’étoiles en 2017 possédait la détermination nécessaire pour atteindre ses buts.

 

Jordan Perrin« Dès ta première rencontre avec lui, c’est le genre de jeune que tu veux écouter, tu es intéressé par ce qu’il dit. Tu veux l’aider. Je suis convaincu qu’il y a toute une histoire qui l’attend.

 

« Il a travaillé fort pour respecter nos conditions avec les séances en gymnase, les entraînements, les vidéos, les cours. Ça démontre à quel point il est sharp et motivé. Quand tu vois des jeunes comme ça, des étudiants athlètes avec ce genre d’éthique de travail, tu sais qu’ils vont réussir », a vanté Maciocia.

 

Perrin pourrait se laisser tenter par une occasion dans la LCF, mais il a déjà tracé une limite. 

 

« Ma priorité sera mon projet d’entreprise, tout ça a été mis au clair avec ma famille, mes amis et mes entraîneurs. Mais, si une opportunité se présente, je ne vais pas dire non. Ça fait quand même 15 ans que je joue au football. Je vais probablement vouloir y tremper les pieds pour voir c’est quoi, mais ma priorité restera mon baccalauréat et mon entreprise », a mentionné l’athlète de 23 ans.

 

La décision s’explique facilement puisque Perrin vise très grand pour son projet qui est rendu à la version bêta afin d’effectuer des tests. Il est parvenu à dénicher des sommes intéressantes en financement et voici où il s’imagine dans ses rêves les plus fous.

 

« Dans une vision parfaite, on serait déjà rendu à l’international dans un an. J’aimerais me rendre au niveau d’Uber, Airbnb, Facebook et toutes les grosses applications. Je m’inspire beaucoup de leur approche et de leurs innovations. Je me vois en Californie dans cinq ans », a conclu celui qui s’est entouré d’une solide équipe de programmeurs notamment.

 

Il sait également que son autre équipe, celle des Carabins, sera au rendez-vous pour mousser son application quand le lancement officiel aura lieu.

Les Carabins débutent avec un blanchissage

Universitaire vendredi, 24 août 2018. 23:25 Asnnel Robo
Asnnel Robo (Source d'image:James Hajjar)

Vendredi soir au stade du CEPSUM de l’Université de Montréal, l’équipe de football des Carabins l’a emporté de belle manière, triomphant à l’aide d’un blanchissage de 33-0 face aux Redmen de McGill. La défense des Bleus s’est levée dès le premier sifflet de la rencontre et a imposé son rythme en empêchant ses opposants d’instaurer quelconque mouvement offensif d’importance, eux qui n’auront récolté que 69 verges totales durant la rencontre.

« Ça fait du bien de gagner le match d’ouverture, c’est certain, a affirmé l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia. La défense joue du bon football tôt en début de saison. C’était très inspirant de les voir aller ce soir, on aurait dit qu’ils avaient un synchronisme que l’on peut voir en milieu de saison. »

C’est le demi défensif Marc-Antoine Dequoy (Informatique) qui fut le premier à s’illustrer. Bien positionné dans la tertiaire, le joueur de troisième année a intercepté le quart-arrière Jacob Samuels puis a ramené le ballon 70 verges plus loin jusque dans la zone des buts. Après avoir vu le botteur Louis-Philippe Simoneau (Santé et sécurité au travail) réussir un long placement de 48 verges à la toute fin du premier quart, la défensive montréalaise a de nouveau créé des flammèches quelques minutes de jeu plus tard en récoltant un ballon laissé libre dans la zone des buts adverse, l’oeuvre de Jean-Philippe Lévesque (Éducation physique et santé).

Visiblement toujours affamée, la défense n’a jamais levé le pied de l’accélérateur. À deux reprises lors des 30 premières minutes de jeu, les Redmen se sont retrouvés menottés au fin fond de leur zone si bien qu’ils ont été forcés d’allouer le touché de sûreté. Après deux quarts de jeu, les Carabins détenaient l’avance par 21 points.

En revenant des vestiaires, c’est le quart-arrière Gabriel Archambault (Médecine), venu en remplacement de Dimitri Morand (Communication), qui a mené les siens tout près de la zone adverse. Simoneau est revenu à la charge en réussissant son deuxième placement du match, cette fois sur une distance de 27 verges.  Le ballon a changé de direction à plusieurs reprises mais aucune équipe n’a réussi à rajouter un seul point au tableau avant le quatrième quart.

Avec un peu moins de neuf minutes à jouer au match, le quart Archambault a effectué la courte passe-piège pour Asnnel Robo (Optimisation de la chaîne logistique, HEC Montréal). Ce dernier, après avoir rapidement accéléré, s’est détaché de la troupe adverse et a conclu avec un touché de 69 verges. Les Redmen n’ont finalement pas réussi à inscrire un point au tableau.

Robo s’est distingué pour les Carabins en accumulant 147 verges au total dont 105 par la voie des airs. Louis-Mathieu Normandin (Comptabilité CPA, HEC Montréal) a également su tirer son épingle du jeu en attrapant six passes pour 62 verges.

« On avait un peu de difficulté à trouver le moyen d’ajouter des points au tableau, a mentionné Robo après la rencontre. On a travaillé très fort du début à la fin alors j’étais bien content d’offrir la flammèche qui nous manquait avec cette longue course. Ça nous a donné beaucoup de momentum. »

En défense, Redha Kramdi (Arts et sciences) a été une figure imposante dans la tertiaire montréalaise grâce à 4,5 plaqués. Le joueur de ligne défensive Benoit Marion (Relations industrielles) a lui aussi bien amorcé sa campagne 2018 en rejoignant le quart adverse à deux reprises derrière la ligne de mêlée.

« Comme on dit toujours, quand chacun fait son travail, ça va bien aller pour nous, a précisé Marc-Antoine Dequoy, auteur des premiers points du duel.  J’ai été chanceux de me retrouver au bon endroit pour intercepter cette passe-là. On a très bien exécuté ce soir au niveau de la défensive et ça a paru tout au long du match. »

S’étant séparé la rencontre, les quarts-arrières Morand et Archambault ont respectivement complété 13 et huit passes pour des gains de 103 et 142 verges. Du côté de McGill, Jacob Samuels a terminé la rencontre avec cinq offrandes complétées en 11 tentatives pour un total de 29 verges. L’attaque montréalaise a finalement récolté 342 verges cumulées lors de ce match d’ouverture.

« Avec cette victoire-là, on peut maintenant attaquer notre semaine de congé de la bonne manière, a ajouté Maciocia. La réalité est que l’on a eu un court camp d’entraînement, alors cette pause va nous permettre de travailler sur nos lacunes et de continuer à grandir. »

Les Carabins auront la chance de jouer de nouveau devant leurs partisans dans deux semaines alors que le Rouge et Or de Laval sera en ville pour y disputer la victoire, eux qui ont remporté leur premier match 14-1 face au Vert et Or à Sherbrooke. Le duel de titans se tiendra samedi le 8 septembre dès 14 h au CEPSUM.

Le Rouge et Or gagne le match d'ouverture contre le Vert & Or

Universitaire vendredi, 24 août 2018. 23:41

Rouge et Or 14 - Vert et Or 1 1:02

La première victoire en 16 ans du Vert & Or contre les joueurs de football de l’Université Laval devra encore attendre, même si les hommes de Mathieu Lecompte peuvent retenir de nombreux points positifs du premier match de leur saison 2018 perdu au compte de 14-1, devant 6149 spectateurs, vendredi soir au stade extérieur de l’Université de Sherbrooke.

Dans un match sans rythme, qui a vu les deux formations n’inscrire aucun point au cours des deux derniers quarts de jeu, le Vert & Or a eu un léger avantage sur son adversaire dans toutes les statistiques à l’attaque, ainsi que dans le temps de possession du ballon. Quelques occasions de marquer non concrétisées, dont deux tentatives de placements, auront finalement fait la différence contre un rival qui n’a pourtant inscrit aucun touché offensif. Il s’agit du meilleur résultat contre les joueurs de Québec depuis le match du 29 octobre 2016 qui avait pris fin par le même pointage.

Au premier quart, le Vert & Or a obtenu notamment plus du double de premiers jeux et une centaine de verges de gain, contre une maigre récolte de deux premiers essais et moins de 60 verges pour le Rouge et Or. C’était 2-1 pour les visiteurs au tableau indicateur après 15 minutes de jeu.

Deux séquences ont cependant fait tourner le vent de côté au milieu du second quart, alors qu’un dur plaqué à l’endroit du quart-arrière partant du Vert & Or Xavier Owens, qui l’a l’écarté de l’action pour le reste du match, ainsi qu’un retour de botté de 72 verges de l’adversaire converti en majeur ont coupé les jambes des porte-couleurs de l’UdeS. Le Rouge et Or a ensuite pu retraiter au vestiaire avec un avantage de 14-1 à la mi-temps, loin de se douter que ce serait le pointage final.

Le quart-arrière recrue du Vert & Or Joé Hudon, est venue en relève à son coéquipier Xavier Owens.

En relève à son coéquipier Owens, le pivot recrue du Vert & Or Joé Hudon a vaincu sa nervosité et a pu continuer le travail amorcé en attaque. Les efforts combinés des deux quart-arrières de l’UdeS ont permis au Vert & Or d’amasser 235 verges et de réaliser 17 premiers jeux.

Gabriel Polan a mené le jeu au sol du Vert & Or avec 69 verges en 13 portées, alors que son partenaire dans le champ arrière Samuel Gareau obtenait 47 verges en 8 courses.

En défense, le joueur de première année Alexandre Gravel-Vermet a été solide avec 4,5 plaqués dont quatre en solo, un rabattement du quart, deux plaqués pour pertes, un échappé forcé et une passe rabattue. Toute une soirée pour son baptême du football universitaire! Le vétéran secondeur Charles Brousseau a pour sa part cumulé 6,5 plaqués; un sommet pour son équipe.

Le seul majeur du match a été l’œuvre de Vincent Breton-Robert. Le Rouge et Or a ajouté deux touchés de sûreté et un placement de David Côté (40 verges) pour compléter son total de points, tandis que le Vert & Or se contentait d’une simple sur sa première séquence offensive.

Les deux prochaines rencontres des hommes de Mathieu Lecompte auront lieu à l’extérieur de Sherbrooke, incluant la partie du vendredi soir 31 août au stade Percival-Molson, contre les Redmen de McGill.

Rouge et Or : un seul objectif, la coupe Vanier

Universitaire jeudi, 23 août 2018. 19:55

L'occasion de se reprendre dans un contexte idéal 2:19

Le Rouge et Or de l'Université Laval entamera le week-end prochain, sa 23e saison au football universitaire québécois.

Fort de neuf titres de la coupe Vanier en 11 présences à la finale canadienne, le Rouge et Or aura sans doute une motivation supplémentaire cette année puisque c'est à Québec que sera présentée la prochaine finale du football universitaire canadien.

Un an après le revers de 39-17 subi en novembre dernier face aux Mustangs de Western, le Rouge et Or ne pouvait souhaiter une meilleure occasion pour faire oublier cet échec encore douloureux.

« C'est une gigantesque motivation, a mentionné le quart-arrière Hugo Richard. On sait que nos partisans sont toujours présents aux matchs, ils sont là en grand nombre. Là le fait d'avoir une Coupe Vanier. On a évidemment un peu de pression, mais on va tout donner pour ça. »

« Quand on a su ça pendant l'hiver, on était vraiment heureux,a ajouté le demi défensif Adam Auclair. C'est un peu un rêve de jeune. Quand j'étais plus jeune, je voyais que la coupe Vanier a été remportée ici à Québec. C'est vraiment un élément supplémentaire de motivation. »

Avec le retour de 21 des 24 joueurs partants de la dernière saison, le Rouge et Or possède une maturité peu commune pour une formation universitaire. Un contexte idéal pour une équipe qui aspire aux grands honneurs.

« Je n’ai pas les statistiques devant moi, mais je ne me souviens pas la dernière fois où on a eu quatre vétérans de cinquième année. C'est vraiment un gros gros luxe pour un coordonnateur offensif, a confié Justin Éthier. Tant au niveau de la qualité de leur jeu, mais aussi au niveau du leadership. »

« Ce sont tous des gars que je connais, a affirmé Richard. Je sais comment ils réagissent à des situations. Amener des recrues là-dedans ça va être facile, l'adaptation est plus rapide. »

L'ailier défensif étoile, Mathieu Betts, entame sa quatrième saison, à l'issue de laquelle il sera admissible au repêchage. Plusieurs croient en ses chances de percer dans la NFL, dont l'entraîneur-invité au camp d'entraînement, Jim Herrmann, un ancien de la NFL et ami de longue date de Glen Constantin.»

« J'aime sa vitesse et ses aptitudes athlétiques. Le mieux, c'est sa combativité, a-t-il observé. C'est ce que ça prend au niveau supérieur. »

« Si j'ai ça en tête? C'est certain que c'est un des hauts niveaux de football. Mais la seule chose qu'on peut faire ici, c'est qu'on veut le mieux performer possible ici au niveau où on est en ce moment », a confié Betts.

À moins d'une surprise, Betts devrait être invité à la prochaine édition du East-West Shrine Game, le 19 janvier en Floride. Mais en attendant, il entend tout donner pour contribuer aux succès de son équipe, et ça commence vendredi soir à Sherbrooke.

Le plan de Danny Maciocia fonctionne à merveille

Universitaire mercredi, 22 août 2018. 16:25

Les Carabins, une histoire de famille 2:09

Les Carabins de l'Université de Montréal se sont inclinés aux mains du Rouge et Or de l'Université Laval en finale québécoise, au cours de deux dernières années. Malgré tout, le plan que Danny Maciocia avait en tête à son arrivée en 2010 fonctionne très bien.

Faire des Carabins une histoire de famille. Voilà l'un des buts visés par Maciocia à son arrivée avec les Bleus en novembre 2010. Depuis, de nombreux joueurs ont complété leur stage universitaire, mais sont demeurés avec l'organisation.

C'est le cas de Gabriel Cousineau qui sera le coordonnateur offensif de l'équipe pour une première année.

« J'amène de l'énergie. Les gars aiment le fait que j'aille jouer dans la ligue il n'y a pas si longtemps, a indiqué Cousineau. Ils s'identifient à moi. Je comprends l'expérience qu'ils veulent vivre. »

Ces anciens joueurs maintenant entraîneurs sont aussi de bons vendeurs quand vient le temps de recruter.

« Ils comprennent c'est quoi la culture Carabins, a expliqué Maciocia. Ils vont toujours bien nous représenter que ce soit sur le terrain ou lors du recrutement. C'est la façon dont je veux bâtir cette concession. Cela fera partie de mon héritage. »

Sur le terrain, les Carabins auront un nouveau quart-arrière cette saison avec la fin du stage universitaire de Samuel Caron. Une lutte à quatre est ouverte. Dimitri Morand secondait Caron l'an dernier. Il part avec une longueur d'avance.

« On a de jeunes quarts-arrières comme Dimitri Morand. Je suis convaincu qu'il aura un impact dans la saison 2018 des Carabins », a mentionné Maciocia.

« C'est une compétition très saine. Chaque jour, on essaye de donner le meilleur de nous sur vidéo pour que les entraîneurs nous évaluent », a affirmé Morand.

En plus de vouloir bâtir un esprit familial au sein de l'organisation des Bleus, l'entraîneur-chef Danny Maciocia répète sans cesse à ses hommes de ne jamais arrêter de compétitionner. D'ailleurs, le premier match des Carabins aura lieu à domicile vendredi face aux Redmen de McGill.

Le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke est en reconstruction

Universitaire mardi, 21 août 2018. 16:11

Une année de reconstruction pour le Vert & Or 2:03

N'ayons pas peur des mots, l'année 2018 en est une de reconstruction chez le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke.

Après avoir accédé aux séries éliminatoires en prenant le quatrième rang du football universitaire québécois l'automne dernier, ce sont près de trois joueurs sur quatre qui en seront à leur première ou deuxième année avec l'équipe lorsque la saison s'amorcera dans quelques jours.

 « On va y aller un match à la fois, un jeu à la fois. On a de jeunes joueurs talentueux. On va s'investir avec eux, leur laisser faire des erreurs, a présenté l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte. Mais en même temps, je pense qu'il va y avoir beaucoup de bons jeux qui vont sortir de ça. On va donc être une équipe qui va être excitante à regarder cette année. »

« C'est sûr qu'il y a un certain manque d'expérience. Les gars n'ont pas encore vraiment vu de terrain au niveau universitaire. C'est une réalité, on ne va pas se le cacher, avoue l'ancien du Cégep de Rimouski et quart-arrière Charles-Xavier Owens. Mais ce sont des gars qui ont énormément de vouloir, qui ont faim et qui ont hâte d'embarquer sur le terrain. »

En plus de devoir composer avec de jeunes joueurs, l'entraîneur-chef a rapidement dû trouver une solution au départ du coordonnateur offensif Jason Hogan qui lui a fait faux-bond à moins d'un mois de l'ouverture du camp d'entraînement pour se joindre au personnel des Carabins de l'Université de Montréal. 

« J’ai beaucoup appris avec lui, a convenu Owens. J'ai vu son approche et j'ai aussi connu l'approche du coordonnateur offensif l'année dernière. Il y a eu deux changements en peu de temps, mais en même temps, j'ai eu l'occasion d'être confronté à deux visions différentes de l'attaque qui apportent différents atouts, différents attributs. »

C'est donc le jeune entraîneur de la ligne à l'attaque Rémi Giguère qui a obtenu les rênes de l'unité offensive.

« Je me suis toujours dit que l'important dans ce genre de situation, c'est comment, tu réponds à l'appel, commente l'ancien joueur de ligne des Carabins de l'Université de Montréal. Tu contrôles ce que tu peux contrôler. Au moment où cette occasion s'est présentée à nous, on s'est dit que nous ne pouvions pas perdre de temps à analyser la situation et se demander ce que nous allions dire. Nous avons décidé de nous concentrer sur ce que nous pouvons faire dès maintenant. »

Le Vert & Or amorcera sa saison le 24 août prochain en recevant la visite du Rouge et Or de l'Université Laval. La troupe de Mathieu Lacompte tentera ainsi de remporter un premier match au cours de son histoire face à ses rivaux de Québec.

Un vent de changement chez les Redmen et les Stingers

Universitaire lundi, 20 août 2018. 16:06

Du changement chez McGill et Concordia 2:25

Un vent de changement souffle chez les Redmen de McGill et chez les Stingers de Concordia.

 

Les Redmen ont nommé David Lessard au poste de coordonnateur offensif.

 

De leur côté, les Stingers ont un nouvel entraîneur-chef en Brad Collinson.

 

Oui, les Redmen sont toujours en progression, mais le dur labeur du passé commence à faire son oeuvre.

 

« Cette année, on ne peut plus dire qu'on est jeune, on a appris beaucoup des deux dernières saisons », souligne le demi défensif Jean-Philippe Hudon.

 

En effet, après une saison encourageante il y a deux ans, les Redmen ont déçu avec une seule victoire en huit matchs de saison régulière l'an dernier. Avec le départ de Benoit Groulx, David Lessard a été promu au poste de coordonnateur à l'attaque.

 

« David a une méthode d'apprentissage qui permet aux jeunes d'apprendre de façon accélérée et aussi de bien performer. C'est une bonne chose pour nous. Nous avons un bon futur à l'attaque », a laissé entrevoir l’entraîneur-chef de l’équipe, Ronald Hilaire.

 

Les Redmen forment une équipe plus mature. Selon eux, ils seront davantage en mesure de s'adapter aux défis rencontrés au cours de la saison.

 

« Plusieurs joueurs sont ici depuis quatre ou cinq ans, raconte Joël Houle, qui en est à une cinquième saison avec l’équipe. On comprend mieux c'est quoi le standard. Le tournant est en train de s'opérer dans notre organisation. »

 

Chez les Stingers, une nouvelle ère s'amorce avec l'arrivée de Brad Collinson à la barre de l'équipe. Après huit saisons passées dans l'organisation du Rouge et Or de l’Université Laval, Collinson rentre au bercail. Il dirige maintenant l'équipe pour laquelle il a joué.

 

« On veut implanter une mentalité de championnat, avance Collinson. Il faut croire qu'on peut gagner un championnat. »

 

Reconnu pour sa discipline et ses qualités de motivateur, Collinson ne changera pas complètement la philosophie inculquée par ses prédécesseurs.

 

« Brad amène une petite étincelle de plus, estime Yanic Lessard. On poursuit notre travail avec les autres entraîneurs de l'équipe. Ça ira encore mieux avec ces petites étincelles de plus. »

 

L'ancien recruteur misera sur une ligne offensive et un groupe de receveurs à maturité. La défense est jeune, mais l'objectif demeure le même pour les joueurs.

 

« Il faut juste gagner et causer des surprises, ajoute Lessard. C'est ce qu'on veut faire. »

 

Brad Collinson aura une semaine de plus pour préparer son équipe puisque les Stingers entameront leur saison avec une semaine de repos. Ils disputeront leur premier match le 1er septembre à Québec face au Rouge et Or.

 

Un premier test concluant pour les Carabins

Universitaire samedi, 18 août 2018. 18:22 Marc-Antoine Dequoy
Marc-Antoine Dequoy (Source d'image:Andrew Dobrowolskyj)

MONTRÉal - Après une semaine de camp d’entraînement, le temps était venu pour l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal de tester son apprentissage face aux Ravens de  Carleton. Force est d’admettre que les joueurs et les entraîneurs étaient prêts comme le démontre le pointage final de 24-11, une victoire des Bleus obtenue devant 2723 spectateurs au CEPSUM.

 

Comme c’est habituellement le cas lors d’un affrontement présaison, plusieurs joueurs ont vu de l’action et il s’agissait de l’occasion parfaite afin de tester la profondeur de l’équipe.

 

« En général, c’est typique d’un match présaison, a avoué Danny Maciocia. La majorité de nos joueurs ont vu du terrain et on a vu de belles choses. C’est une opportunité d’évaluer tout notre personnel, parce qu’il va falloir en habiller seulement 48 par match. C’est certain qu’on ne va pas jouer avec les mêmes 48 joueurs pendant toute l’année, c’est donc pour ça qu’on recrute toujours. »

 

Défense solide

 

Dès les premiers instants de la rencontre, l’unité défensive s'est imposée. Après avoir arrêté les Ravens sur leur première séquence offensive, le demi-défensif Marc-Antoine Dequoy a mis fin à leur deuxième possession en interceptant le ballon, avant de le ramener dans la zone des buts sur 20 verges pour le premier touché de la journée.

 

« Les entraîneurs nous mettent dans des situations pour faire des jeux, a humblement admis Dequoy. Si tu fais ton travail, les résultats vont suivre. Défensivement, il y aura toujours des choses à travailler, mais c’est de l’expérience et je suis content de ce qu’on a fait. »

 

Redha Kramdi et Ethan Makonzo ont eux aussi réussi des larcins pour permettre à leur unité offensive de retourner sur le terrain.

 

Bonne première impression

 

Les attentes sont élevées envers la recrue Sean Côté et il a très bien réussi son premier test. Le secondeur de 6 pi et 198 lb a enregistré cinq plaqués, dont deux pour des pertes. Il a également mis régulièrement de la pression sur le quart-arrière adverse.

 

« Ça va vite, mais je suis content, a lancé sans hésiter l’étudiant en droit. C’est toujours plaisant de gagner et je suis heureux que la glace soit brisée. En général, ça s’est bien passé et je sais qu’on va avoir une belle saison en défensive. »

 

En offensive, les quarts-arrières Dimitri Morand, Éric Parr et Gabriel Archambault ont tous eu la chance de se faire valoir.

 

C’est Morand, un joueur de deuxième année qui a débuté la rencontre. L’ancien des Géants du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu a finalement complété six de ses 11 tentatives de passe pour des gains de 49 verges. Il a également ajouté six points au tableau en franchissant les deux verges qui le séparaient de la ligne des buts.

 

Archambault s’est pour sa part démarqué en réussissant ses six relais pour 53 verges.

 

« On n’a pas eu beaucoup de longs jeux, mais ce n’est pas nécessairement ce qu’on cherchait, a lancé Gabriel Cousineau, le nouveau coordonnateur offensif de l’équipe. Les pénalités nous ont fait mal par moment, mais c’est pour ça qu’on joue un match présaison. Les trois quarts-arrières ont très bien fait. Dimitri a montré qu’il était un bon leader sur le terrain. Éric Parr est vraiment athlétique et Gabriel Archambault, ça parait qu’il sait exactement ce qu’il fait. »

 

Les Carabins poursuivront leur préparation cette semaine, avant de recevoir les Redmen de McGill vendredi soir pour le match d’ouverture de la saison régulière.

Carabins : Jason Hogan entraîneur des quarts arrières

Universitaire lundi, 23 juil. 2018. 11:05 Jason Hogan
Jason Hogan (Source d'image:RDS)

L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal complète son personnel d’entraîneurs en attaque en vue de la saison 2018 avec la venue de Jason Hogan comme entraîneur des quarts-arrières.

Cette nomination fait suite aux récents changements annoncés en raison de la décision de Marco Iadeluca de se joindre au personnel administratif des sports du Collège André-Grasset. Rappelons que ce dernier demeure avec les Bleus en 2018 pour épauler le nouveau coordonnateur offensif Gabriel Cousineau.

Hogan retrouve ainsi l’entraîneur-chef Danny Maciocia avec qui il a travaillé étroitement à André-Grasset en 2010 en tant qu’entraîneur des quarts-arrières. Suite à sa carrière dans les rangs professionnels, Maciocia y avait œuvré pendant une saison comme coordonnateur offensif. Le Phénix y avait alors remporté le premier Bol d’Or de son histoire.

« Je ne cacherai pas que d’avoir l’opportunité de travailler de nouveau auprès de Danny (Maciocia), au sein d’une équipe aussi établie que les Carabins, est l’une des principales raisons qui m’ont amené à prendre cette décision », a expliqué Hogan, qui avait été nommé coordonnateur offensif du Vert & Or de Sherbrooke en janvier dernier.

« C’est quelqu’un en qui j’ai grandement confiance, ce qui est important afin de connaître du succès collectivement. Sa vision du football, sa préparation et son approche professionnelle m’ont beaucoup marqué et je suis très content de pouvoir poursuivre mon apprentissage avec lui. J’ai aussi très hâte de travailler avec les autres entraîneurs des Carabins dont j’entends beaucoup de bonnes choses. »

Soulignons que Hogan connaît également bien Iadeluca, qui était son coordonnateur à l’attaque alors qu’il s’illustrait comme quart-arrière avec les Cougars de St-Léonard en 2007 et 2008 ainsi que comme entraîneur des quarts-arrières à André-Grasset en 2009.

« L’autre élément important pour moi est que je me rapproche également de ma famille, dont de ma conjointe, qui travaille à Montréal et qui ne pouvait pas me suivre à Sherbrooke, ainsi que de mes parents. »

« Je n’ai absolument rien de négatif à dire concernant l’organisation du Vert & Or, a tenu à ajouter Hogan. J’avais déjà établi de très bonnes relations avec des gens qui travaillent extrêmement fort. Toutefois, comme je dis toujours à mes joueurs, c’est important de saisir les opportunités qui s’offrent à nous car on ne sait jamais quand elles vont se reproduire, même si je suis évidemment conscient que le moment concerné crée des chamboulements. »

Au cours de sa carrière d’entraîneur, Hogan a œuvré pendant six ans à André-Grasset, comme coordonnateur offensif et/ou entraîneur des quarts-arrières, remportant trois Bols d’Or. En 2016 et 2017, il a fait le saut dans les rangs professionnels avec les Alouettes de Montréal, tout d’abord en tant qu’entraîneur du contrôle de la qualité en attaque et ensuite comme entraîneur des receveurs et assistant en défensive.

« Je connais bien Jason depuis quelques années et aucun doute que son expertise et son expérience variée viendront donner un bon coup de main à nos entraîneurs et à nos joueurs, a pour sa part indiqué Danny Maciocia. J’ai parlé récemment avec Noel Thorpe et Anthony Calvillo, avec qui Jason a travaillé chez les Alouettes, et ils m’ont tous les deux recommandé de l’embaucher. C’est un entraîneur qui a tout un avenir devant lui dans le football. »

« Je connais déjà plusieurs joueurs des Carabins et je suis très excité de faire mes débuts à l’UdeM et apprendre à connaître les autres, dont les quarts-arrières avec qui je passerai beaucoup d’heures, a conclu Hogan. »

Rappelons que le camp d’entraînement de la saison 2018 des Bleus débutera le 10 août prochain.

Carabins : Gabriel Cousineau devient coordonnateur offensif

Universitaire mercredi, 18 juil. 2018. 09:16 Gabriel Cousineau
Gabriel Cousineau (Source d'image:Vincent Éthier)

L’entraîneur des receveurs et ancien quart-arrière vedette de l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal Gabriel Cousineau devient le nouveau coordonnateur offensif de la formation.

Sa nomination fait suite à la décision de Marco Iadeluca qui a accepté un emploi en gestion du sport au Collège André-Grasset. Ce dernier dirigeait l’attaque des Bleus depuis 2011. Iadeluca demeure toutefois au sein du personnel d’entraîneur des Carabins pour la saison 2018 et supportera Cousineau dans la transition.

« À ce moment-ci, c’est une très bonne opportunité pour ma carrière et ma famille, a tout d’abord affirmé Iadeluca, père de trois jeunes filles. Ça n’a pas été une décision facile, car j’adore profondément les Carabins. J’ai toujours été intéressé par la gestion du sport et c’est quelque chose que je souhaitais ajouter à mon cheminement, a ajouté celui qui a complété des études universitaires en administration.

« C’était aussi très important pour moi d’assurer une transition et c’est avec beaucoup de plaisir que je vais épauler Gabriel qui a déjà démontré son potentiel. »

Maciocia comprend sa décision

« Je comprends la décision de Marco et je suis content pour lui. Il aura la chance de jouer un rôle qui l’attire depuis longtemps et de rejoindre son frère », a dit pour sa part l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Soulignons que Tony Iadeluca est l’entraîneur-chef de football du Phénix à André-Grasset.

« Il a grandement contribué à nos succès et à bâtir notre programme de football. Il ne sera pas avec nous à temps plein, mais j’ai hâte de continuer à gagner des matchs avec lui cet automne. Marco est un ami personnel depuis plus de 30 ans, et sa décision ne change rien à notre relation qui va bien au-delà du football. »

Cousineau a fait ses classes

Maciocia s’est aussi dit heureux de compter sur la présence de Gabriel Cousineau pour assurer la continuité de la gestion de l’attaque de l’équipe.

« Gabriel évolue dans notre système depuis plus de sept ans, il connaît notre culture d’équipe et a travaillé extrêmement fort au cours des dernières années afin de de développer comme entraîneur. Il a beaucoup de potentiel. Même Jason Maas (entraîneur-chef et coordonnateur offensif des Eskimos d’Edmonton) me disait récemment que Gabriel était prêt à jouer un rôle plus important. »

Rappelons que Cousineau a été entraîneur invité au camp d’entraînement des Eskimos au cours des deux dernières saisons. Il est présentement à la Coupe Canada à Calgary où il dirige l’attaque de l’équipe du Québec des 18 ans et moins. Il a occupé le même rôle au récent Défi Est-Ouest, événement regroupant les meilleurs espoirs universitaires canadiens en vue du repêchage de la LCF. Comme quart-arrière, il a notamment mené les Bleus à la finale de la Coupe Vanier à deux reprises, remportant les plus grands honneurs en 2014.

« C’est certain que je suis pour le moment partagé entre deux émotions, a dit Cousineau. Autant je suis attristé de la décision de Marco, lui qui est un mentor pour moi depuis huit ans, autant je sais que c’est une superbe opportunité et un défi stimulant pour moi. »

« C’est un peu une succession naturelle des choses en ce qui me concerne. Je connais tous les rouages de l’équipe car j’y baigne depuis déjà plusieurs années et je comprends bien la réalité des joueurs. Nous misons sur un groupe d’athlètes talentueux et dévoués et je serai prêt à faire face à ce nouveau rôle ».

Un nouvel entraîneur offensif à temps plein

Les Carabins sont activement à la recherche d’un nouvel assistant-entraîneur à temps plein pour compléter leur personnel à l’attaque en vue de la prochaine saison. Le camp d’entraînement de la saison universitaire se mettra en branle le 10 août prochain. Les Carabins entameront leur calendrier régulier le vendredi 24 août en accueillant les Redmen de McGill au CEPSUM.

Félix Ménard-Brière rejoint la formation du Rouge et Noi

Universitaire lundi, 11 juin 2018. 14:17 Félix Ménard-Brière
Félix Ménard-Brière (Source d'image:Vincent Éthier)

Le Rouge et Noir d’Ottawa a annoncé avoir ajouté le botteur Félix Ménard-Brière à son équipe d’entraînement, lundi.

L’ancien des Carabins de l’Université de Montréal a été repêché au 34e rang par les Blue Bombers de Winnipeg en 2017.

 Ménard-Brière avait mené le circuit universitaire en 2016 avec une moyenne de 42,4 verges par botté de dégagement.

Le Rouge et Noir entamera sa saison régulière seulement le 21 juin prochain contre les Roughriders de la Saskatchewan.

 

L'Université Laval présentera le match de la Coupe Vanier en 2018 et 2019

Universitaire lundi, 7 mai 2018. 13:05 Coupe Vanier
Coupe Vanier (Source d'image:James Hajjar)

   QUÉBEC - L'Université Laval accueillera les deux prochaines éditions de la Coupe Vanier au Stade TELUS-UL, a annoncé le circuit U SPORTS par voie de communiqué lundi.

   Cette année, le match ultime du football universitaire canadien se tiendra le samedi 24 novembre, alors que celui de 2019 aura lieu le samedi 23 novembre. La finale du championnat de football U SPORTS sera donc présentée pour les cinquième et sixième fois à l'Université Laval au cours de la dernière décennie.

   L'événement s'était déjà déroulé au Stade TELUS-UL en 2009, 2010, 2013 et 2015.

   La Coupe Vanier se joue entre les vainqueurs des demi-finales de la Coupe Uteck et de la Coupe Mitchell, mettant en vedette les quatre champions du circuit U SPORTS.

   Le Rouge et Or a gagné neuf fois la Coupe Vanier, un record, en 11 tentatives depuis sa première présence en finale en 1999. En novembre dernier, Laval a perdu le match de championnat pour la deuxième fois seulement, par la marque de 39-17 face aux Mustangs de Western, au Tim Hortons Field à Hamilton, en Ontario.

Les Carabins complètent leur personnel d'entraîneurs

Universitaire jeudi, 22 mars 2018. 11:30 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:James Hajjar)

À quelques semaines de son camp de printemps, l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal a complété son personnel d'entraîneurs en prévision de la saison 2018. Olivier Fréchette-Lemire et Gladymir Charmant, deux anciens joueurs des Bleus, se joignent à l'équipe.

 

« Nous sommes très fiers d’ajouter ces deux entraîneurs qui ont à cœur notre programme de football depuis plusieurs années et qui connaissent bien notre environnement et notre culture, a mentionné l’entraîneur-chef Danny Maciocia, qui coordonnera la défense l’an prochain. Ils ont sans contredit un avenir prometteur devant eux et s’intégreront rapidement et facilement à notre fonctionnement interne. »

 

Demi défensif à l’UdeM de 2008 à 2012, Fréchette-Lemire dirigera les joueurs évoluant à cette position. Au cours des quatre dernières saisons, il a entraîné les demis défensifs des Nomades du Collège Montmorency, en plus de coordonner leurs unités spéciales de 2015 à 2017. Il avait joué le rôle d’assistant-entraîneur des demis défensifs des Carabins en 2013.

 

« J’ai été pris par surprise lorsque Danny m’a contacté, a avoué Fréchette-Lemire. Je croyais que ma carrière d’entraîneur était terminée, afin de consacrer pleinement mes énergies à celle que je poursuivais en design industriel. Mais c’est une occasion en or que je ne pouvais pas refuser. Je suis très excité et j’ai hâte de commencer à travailler avec tous ces entraîneurs de talent et encadrer nos joueurs. »

 

Après avoir œuvré sur la ligne défensive des Bleus de 2005 à 2007, Charmant a débuté sa carrière d’entraîneur tout en contribuant au milieu du football montréalais de plusieurs façons aux niveaux scolaire, civil et collégial. Il a notamment entraîné la ligne défensive des Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal (2008) et des Nomades du Collège Montmorency (2012 et 2013). Il a en plus agi comme dépisteur au Québec pour les Roughriders de la Saskatchewan en 2016 et 2017.

 

« Je suis moi aussi de retour à la maison, a ajouté Charmant, qui occupera un poste d’assistant-entraîneur en défense. Je deviens un des rares à avoir eu l’opportunité de jouer ou travailler avec tous les entraîneurs-chefs des Carabins depuis leur retour en 2002 et c’est quelque chose qui me tient grandement à cœur. Ce que j’ai vécu ici et mes différentes implications des dernières années dans le football pourront aider nos joueurs à s’épanouir. »

 

Les Carabins seront de retour sur le terrain du CEPSUM du 29 avril au 5 mai avec la tenue de leur camp printanier.

Marco Dubois et Guillaume Paquet, deux receveurs différents et intrigants

LCF vendredi, 9 mars 2018. 11:41 Marco Dubois
Marco Dubois (Source d'image:Brianna Thicke/LCF)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Le premier est une « bibitte physique » de six pieds quatre pouces et 215 livres qui n'a capté qu'une passe en 2017 tandis que le deuxième se démarque malgré un gabarit de cinq pieds dix pouces et 187 livres.

 

Difficile de trouver deux receveurs plus différents que Marco Dubois et Guillaume Paquet, mais ils pourraient chacun percer, à leur façon, dans la Ligue canadienne de football.

 

Mercredi dernier, dans le cadre du camp d’évaluation régional à Montréal, la supériorité physique de Dubois lui a permis d’être l’un des quatre joueurs – sur 47 participants – à être invités au volet national.

 

Ses statistiques modestes en attaque ont donc été relativisées par son potentiel de contribuer sur les unités spéciales, un aspect crucial dans la LCF.

 

« J’ai vraiment eu une belle carrière à l’Université Laval, je ne regretterai jamais ce choix parce que ce fut les plus belles années de ma vie. Mais je n’ai pas eu le temps de jeu que j’aurais voulu. Ça fait en sorte que j’ai vraiment faim pour jouer au football et des opportunités comme celle-ci, ça me permet de rivaliser contre d’autres joueurs », a avoué l’athlète en pleine confiance de ses moyens. 

 

« La compétition au sein du Rouge et Or est vraiment grande donc ça paraît quand on se retrouve à l’échelle nationale. C’est important de ne pas se décourager par rapport à ça, il y a plusieurs joueurs de  mon année de recrutement qui ont lâché parce que la compétition à l’interne était trop relevée », a poursuivi Dubois.

 

Arrivé à Québec avec une dose d’arrogance après son parcours avec le CÉGEP du Vieux-Montréal, Dubois a absorbé une potion d’humilité au sein du Rouge et Or.

 

« Je ne cacherai pas que j’ai passé par des questionnements, mais j’ai toujours cru en mes habiletés physiques. Mathieu Bertrand m’a donné l’opportunité de jouer sur les unités spéciales et d’apprendre que tu peux avoir une carrière là-dessus tout en t’amusant. Je lui donne vraiment tout le crédit, c’est grâce à lui que je joue encore au football », a remercié Dubois en parlant de cet ancien de la LCF devenu entraîneur dans le groupe de Glen Constantin.

 

« Il a été un grand joueur et c’est un entraîneur incroyable. Je t’en parle et ça vient me chercher, je l’aime vraiment beaucoup comme personne », a-t-il avoué.

 

Il ne suffisait que de prononcer son nom dans les coulisses du Stade olympique pour entendre plusieurs recruteurs de la LCF le vanter. Décidément, ses aptitudes physiques font saliver dans ce circuit. 

 

« Je pense que je peux avoir un impact sur les unités spéciales à partir de la première journée. Ensuite, je crois que je peux rivaliser avec eux en attaque que ce soit en tant qu’ailier rapproché ou receveur. Si une équipe a un plan pour me développer, je vais essayer d’absorber le plus d’informations », a évalué Dubois qui pourrait accepter un nouveau rôle offensif.

 

Son quart-arrière à Québec, Hugo Richard, n’était nullement surpris par le verdict. 

 

« C’est une bibitte athlétique. Il est grand, rapide et doté de longs bras. Il s’est préparé depuis longtemps pour cette journée et il l’a démontré dans les tests. Il va très bien, il est en confiance et c’est beau de le voir aller.

 

« C’est une machine sur les unités spéciales, il domine les joueurs, c’est surtout là qu’il fera son nom. Comme receveur, il n’a pas eu autant la chance de se faire valoir qu’il aurait voulu, mais il a le potentiel de devenir un très bon receveur », a jugé Richard.

 

Paquet a trouvé sa voie sur le tard

 

Guillaume PaquetSi Dubois est taillé sur mesure pour le football professionnel, on ne peut en dire autant de Paquet. Incapable de trouver un débouché professionnel en soccer, il s’est tourné vers le ballon ovale qu’à l’âge de 18 ans. 

 

« Aussitôt que j’ai commencé, j’ai voulu en faire une carrière. Ça part de la première journée que je me suis entraîné, du petit receveur qui avait des souliers de soccer et qui pesait 150 livres à son camp d’entraînement au CÉGEP. Je n’avais jamais joué au football et je n’avais aucune idée de la position que je devais choisir », s’est rappelé le receveur électrisant des Carabins qui est un ami d’enfance de Samuel Piette. 

 

Devant les yeux des décideurs de la LCF, Paquet n’a pas déçu. Il a notamment capté plusieurs ballons avec un joueur défensif collé à la peau. Chris Jones, le directeur général et entraîneur-chef des Roughriders de la Saskatchewan a d’ailleurs demandé de le voir en confrontation individuelle supplémentaire après les répétitions prévues.

 

« Les équipes me parlent de lui, elles le voient comme un joueur complet qui doit prouver qu’il peut contribuer sur les unités spéciales. Il devra aussi cadrer dans l’équipe qui s’appropriera ses services, ce ne sont pas tous les clubs qui utilisent des receveurs canadiens », a raconté son agent Sasha Ghavami. Guillaume Paquet

 

Avec ce qu’il a prouvé dans l’uniforme des Carabins, il devrait pouvoir poursuivre son parcours. 

 

« Je suis super content de mon cheminement. Dès ma deuxième année, au CÉGEP, je me suis cassé la clavicule donc j’avais une dizaine de matchs d’expérience dans toute ma vie quand je suis arrivé universitaire. Considérant d’où je suis parti, je suis content. J’avais 18 ans quand j’ai commencé et, à 23 ans, j’ai un combine professionnel derrière la cravate, je me suis rendu à la coupe Vanier et trois fois à la coupe Dunsmore », a cerné le sympathique athlète qui terminera un baccalauréat en administration.

Paul Eddy Saint-Vilien quitte les Carabins

Universitaire jeudi, 15 mars 2018. 11:30 Danny Maciocia et Paul-Eddy Saint-Vilien
Danny Maciocia et Paul-Eddy Saint-Vilien (Source d'image:James Hajjar)

Le coordonnateur défensif et entraîneur des demi-défensifs de l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal, Paul Eddy Saint-Vilien, a annoncé récemment sa décision de quitter son poste afin de relever de nouveaux défis.

 

Saint-Vilien faisait partie du personnel d’entraîneurs des Bleus depuis la saison 2014. Il avait également fait un séjour à l’UdeM de 2008 à 2011, avant de diriger les Nomades du Cégep de Montmorency pendant deux saisons.

 

« Nous remercions Paul Eddy pour sa contribution des dernières saisons et nous lui souhaitons bon succès dans ses nouveaux projets », a mentionné l’entraîneur-chef Danny Maciocia.

 

Les entraîneurs des Carabins sont déjà à l’œuvre afin de dénicher un entraîneur défensif qui viendra compléter leur personnel en vue de la prochaine saison.

 

Tout en poursuivant leur préparation physique, les Bleus tiendront leur camp de printemps au début du mois de mai au CEPSUM.

Régis Cibasu a assez bien paru à son pro day devant des recruteurs de la NFL et la LCF

LCF lundi, 12 mars 2018. 15:49

Sur les traces d'Auclair et LDT 2:02

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Régis Cibasu, le produit des Carabins de l’Université de Montréal, était visiblement content de ses performances dans le cadre de sa journée d’évaluation professionnelle qui s’est déroulée devant un recruteur de la NFL et deux de la LCF.

 

Cibasu, un imposant receveur de 233 livres et six pieds deux pouces et demi, a poursuivi sur la lancée entamée par Laurent Duvernay-Tardif et Antony Auclair en procédant à une journée individuelle pour les tests typiques réservés aux joueurs qui cognent à la porte du football professionnel.

« Je suis content de ce que j'ai donné »

 

L’athlète de 24 ans n’a pas attiré autant de recruteurs de la NFL (17 équipes pour Auclair et 9 pour Duvernay-Tardif), mais il faut considérer que cette journée survenait lors d’une période très achalandée avec le lancement imminent du marché des joueurs autonomes.

 

Cela dit, les équipes de la NFL pourront avoir accès aux images des tests de Cibasu. Quant au recruteur des Redskins de Washington, Darryl Franklin, il pourra raconter quelques détails supplémentaires à ses patrons en plus d’avoir bâti une relation avec Cibasu et son clan.

 

« Je suis vraiment content de juste avoir eu la chance de faire une journée comme celle-ci, ce n’est pas donné à tout le monde. Je suis aussi bien heureux  de ce que j’ai réussi. J’ai fait de mon mieux et j’ai donné à 100% », a exprimé Cibasu qui affichait une charpente découpée au couteau.

 

Au final, le protégé de l’entraîneur Danny Maciocia et de l’agent Sasha Ghavami a particulièrement impressionné au L-test . Dans cet exercice d’agilité, il a obtenu un chrono 6,92 secondes ce qui lui aurait valu le deuxième temps de tous les ailiers rapprochés qui ont participé au Combine de la NFL cette année.

 

Il faut savoir que Cibasu est surtout pressenti comme un ailier rapproché pour cadrer dans la NFL avec son physique plus costaud que les receveurs de passe. Son profil ressemble particulièrement à un H-back qui pourrait être décrit comme un ailier rapproché qui démarre un peu en retrait de la ligne de mêlée pour effectuer des blocs et capter des passes.

 

« Oui, je suis content en général. On  a pu travailler la position d’ailier rapproché, c’est tout nouveau pour lui. On savait que pour la NFL, c’était la position pour jouer à ce niveau et il a bien fait », a évalué Maciocia.

 

Au moment de capter des passes, il a prouvé l'agilité de ses mains. Un seul ballon s'est retrouvé au sol et la passe n'était pas assez précise pour qu'il puisse l'attraper. Cibasu s’est également bien débrouillé au bench press avec 18 répétitions ce qui équivaut au cinquième rang en comparaison avec les athlètes qui aspirent au repêchage NFL.

Cibasu impressionne au « bench press »!

 

Les autres tests de Cibasu se résument ainsi : course de 40 verges en 4,80 secondes, saut vertical de 29 pouces, saut horizontal de 9 pieds et 4 pouces, chrono de 4,45 secondes au T-test.

 

Notons que les Alouettes de Montréal étaient représentés par Éric Deslauriers tandis qu’Ed Philion est venu épier la séance pour les Roughriders de la Saskatchewan.

 

Après les exercices effectués par Cibasu, le botteur Félix Ménard-Brière a pu s’exécuter devant les recruteurs. Même si les conditions n’étaient pas optimales alors que la plupart de ses bottés frappaient le haut du dome, Ménard-Brière a pu démontrer un aperçu de ses atouts.  

 

« C’est certain que je n’ai pas pu montrer tout ce que je pouvais faire avec mes bottés, mais il (le recruteur des Redskins) a voulu voir d’autres choses principalement comment je réagissais, comment je me présentais et ma technique. On a quand même pu profiter de cette occasion pour démontrer de belles choses »,  a soutenu Ménard-Brière qui a participé à un camp des recrues des Giants de New York l’an passé.  

« Ils doivent connaître mon nom »

 

Quatre joueurs invités au camp national de la LCF, à Winnipeg

LCF mercredi, 7 mars 2018. 18:02

Trois Québécois iront à Winnipeg 1:59

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Quatre joueurs, dont trois Québécois, ont brillé suffisamment au camp d’évaluation régional de la LCF tenu à Montréal pour obtenir une invitation à l’étape nationale qui se tiendra à Winnipeg les 24 et 25 mars.

 

Le receveur de l’Université Laval, Marco Dubois, a particulièrement impressionné les représentants des neuf équipes de la Ligue canadienne de football. Le géant de six pieds huit pouces de la ligne offensive des Carabins de l’Université de Montréal, Arnaud Gendron-Dumouchel, a été également été sélectionné parmi les 47 participants. Le Québécois Khadim Mbaye, des Gee-Gees d’Ottawa s’est démarqué au sein du groupe des secondeurs et l’autre place a été attribuée au demi défensif Justin Howell de l’Université Carleton.

 

Résultats de tous les tests de la journée 

 

Dès les premiers tests physiques, Dubois a démontré sa supériorité physique et il n’a pas ralenti par la suite. L’athlète de 23 ans a notamment obtenu les meilleurs résultats de la journée au sprint de 40 verges (4,56 secondes), au saut en longueur et au saut vertical.
 

« Je ne veux pas avoir l’air prétentieux, mais en venant ici, ç’aurait été un échec à mes yeux si je n’avais pas été invité. Je me suis préparé vraiment fort en fonction de ça. C’est mission accomplie, mais ce n’est qu’une étape de plus dans ma tête », a déclaré au RDS.ca l’athlète de six pieds quatre pouces et 215 livres.

 

Gendron-Dumouchel était tout aussi fier de cette réussite après une journée très remplie. Les dépisteurs et directeurs généraux qui s’étaient déplacés avaient hâte de voir s’il allait être à la hauteur lors des confrontations individuelles en après-midi. Encouragé par quelques proches, Gendron-Dumouchel a très bien répondu dans la plupart de ses répétitions en renversant même plus d’un adversaire au sol.

 

« Mission accomplie, je suis vraiment fier de ce que j’ai fait ici », a-t-il réagi.  

 

« Je veux leur montrer que je suis capable de bouger. Souvent, ils pensent que les grands joueurs bougent moins bien, avec les mains ou quoi que ce soit. Je veux montrer que je joue bien au football, que je ne suis pas juste grand! », a ajouté l’étudiant en éducation physique.

 

Du côté de Mbaye, qui est originaire de Laval, le choix d’aller étudier en Ontario a été payant.

 

« Ça fait du bien, j’ai travaillé pour. Je suis content que les entraînements aient porté fruits et je suis heureux d’avoir la chance d’aller à Winnipeg. En fait, je ne devrais pas dire la chance parce que j’ai travaillé pour ce résultat. J’ai fait ce qu’il fallait pour me rendre à cette étape », a commenté Mbaye, un ancien des Nomades de Montmorency.

Des Québécois tentent de s'illustrer à Montréal

 

Le colosse de six pieds deux pouces et 236 livres a donc franchi une étape de plus dans une cuvée de repêchage qui est bien garnie à la position de secondeur.

 

« J’ai utilisé mon physique et ma vitesse, j’ai fait confiance à mes capacités et je me suis assuré que mon niveau de compétition soit toujours élevé. C’est ce que j’ai retenu, il fallait continuer de pousser et ne jamais arrêter même si un moment se passait moins bien », a analysé celui qui était confiant d’être l’un des rares élus du jour.

 

Dubois, Gendron-Dumouchel, Mbaye et Howell iront maintenant rivaliser d’adresse à Winnipeg avec près de 40 athlètes qui sont considérés comme la crème de la crème à l’échelle nationale en vue du repêchage du 3 mai. 

Fin de semaine inoubliable pour Régis Cibasu

Universitaire samedi, 20 janv. 2018. 20:15

« Non je n'ai pas parlé aux Alouettes » 0:24

ST. PETERSBURG – Le receveur de passes des Carabins de l’Université de Montréal Régis Cibasu et ses coéquipiers de l’équipe de l’Est se sont inclinés 14-10 devant leurs rivaux de l’Ouest au terme de la 93e Classique East-West Shrine Game, samedi au Tropicana Field.

 

Même s’il a été blanchi de la feuille des statistiques, Cibasu s’est toutefois distingué avec sa contribution comme bloqueur ainsi que sur les unités spéciales. Il demeure satisfait de sa performance à ce prestigieux match des étoiles du football universitaire américain.

« Je suis vraiment content, même si on a perdu, a déclaré Cibasu après la rencontre. Ils voulaient vraiment me voir comme ailier rapproché, même si j’ai joué comme receveur éloigné, ils voulaient voir comment je m’en tirais pour bloquer. J’espère que j’ai démontré ce que je pouvais faire, et que ça a attiré l’attention de quelques dépisteurs. »

 

Le colosse de 6 pi 3 po et 230 lb anciennement des Lynx du Collège Édouard-Montpetit a également eu la chance de démontrer sa polyvalence sur les unités spéciales, œuvrant notamment sur les bottés de dégagement et les bottés d’envoi. Cibasu a d’ailleurs eu une aide sur un plaqué lors d’un dégagement.

 

Galvanisé par une semaine d’entraînement devant des dépisteurs de la Ligue nationale de football (NFL) et de la Ligue canadienne de football (LCF), l’étudiant-athlète en administration à HEC Montréal a offert une bonne performance dans l’ombre sur cette grande scène. Cibasu a maximisé son temps sur la surface synthétique du domicile des Rays de Tampa Bay, lui qui prenait part à une rotation au poste de receveurs.

 

« C’était une belle expérience, a souligné le Congolais d’origine. Honnêtement, je suis très reconnaissant d’avoir pu être ici avec tous ces gars-là. C’était vraiment formidable.»

 

Un touché de l’Ouest à 83 secondes du dernier sifflet a scellé l’issu du match. L’Est avait pourtant repris les devants à la fin du troisième quart sur une passe de touché de quatre verges JT Barrett à Marcus Martin.

 

Cibasu s’envolera vers Montréal dimanche midi. Il prendra quelques jours de congé, avant de reprendre sa préparation en vue de la prochaine saison.

La semaine de l'East-West Shrine Bowl, une opportunité unique pour Régis Cibasu

Football samedi, 20 janv. 2018. 17:31 Régis Cibasu
Régis Cibasu (Source d'image:James Hajjar)
Vercheval 2017

Au moment d’écrire ces lignes, la 93e édition de l’East-West Shrine Bowl – cette rencontre regroupant les meilleurs espoirs du football américain – s’amorce au Tropicana Field, à St. Petersburg en Floride. Et comme ce fut le cas à quelques reprises au cours des dernières années, on avait droit à une représentation québécoise, alors que le receveur des Carabins de l’Université de Montréal Régis Cibasu était de la formation de l’Est.

Pour ma part, ça demeure encore à ce jour un moment particulier de l’année, ayant moi-même participé à ce match en janvier 1988. À l’époque, la partie avait été disputée sur le terrain de l’Université Stanford, en Californie. Laissez-moi vous dire que c’est tout un honneur de faire partie de cette expérience en tant que seul joueur canadien sélectionné. J’en conserve d’excellents souvenirs qui me sont encore chers.

Tout comme Cibasu, je m’étais aligné avec la formation de l’Est, étant un produit de l’Université Western Ontario, à London. Année après année, il s’agit d’un calibre de jeu hyper relevé. On parle ici après tout d’un match d’étoiles. Pour un joueur canadien, c’est donc une vitrine exceptionnelle de pouvoir se mesurer à des joueurs de grand talent.

Rappelons que Laurent Duvernay-Tardif et Antony Auclair ont les deux participé à ce grand rendez-vous. On peut dire que les choses se sont plutôt bien déroulées pour eux depuis! Le premier est devenu un garde d’élite dans la NFL, tandis que le second s’est fait une niche avec les Buccaneers de Tampa Bay et a obtenu des répétitions en tant que partant à sa saison recrue.

Je souhaite donc à Cibasu de profiter de cette opportunité pour se faire remarquer, parce qu’en réalité, c’est la première réelle occasion qui s’offre à lui. Les joueurs collégiaux américains ont été scrutés à la loupe durant le calendrier de la NCAA, mais ce n’est pas le cas du joueur canadien, qui souhaite faire bonne première impression. À partir de ce moment, les équipes intriguées par ton potentiel tenteront d’en savoir plus à ton sujet.

Peut-être les techniques d’évaluation ont-elles évolué depuis mon passage au Shrine Bowl, mais je peux vous assurer que le processus pouvait ressembler à certains moments à l’encan animalier de Saint-Hyacinthe!

Ce que je peux vous dire, c’est que chacun des gestes des participants est épié avec une grande attention. En début de semaine, les athlètes sont conviés à une salle dans un hôtel, et ne portant qu’un sous-vêtement, se soumettent à des tests physiques. Ils sont mesurés, pesés, tournés de tous les côtés. Les recruteurs, présents dans les premières rangées, sont à la recherche d’informations sur la morphologie des joueurs. Ils veulent tout savoir : comment se tient-il les épaules? A-t-il  des cicatrices visibles? Déjà, cette première étape est particulière et peut s’avérer intimidante pour les joueurs.

« Non je n'ai pas parlé aux Alouettes »

Par la suite viennent les différents entraînements, durant lesquels les lignes de côté sont complètement bondées de dépisteurs et de membres de l’état-major des équipes professionnelles. Ils sont continuellement en train de prendre des notes ou de parler dans leur enregistreuse vocale, que ce soit pendant l’échauffement, les étirements ou la période d’exercices à un contre un. En tant que joueur, on en vient à se demander : « Qu’est-ce que je peux être en train de faire qui ait causé une réaction ou qui puisse avoir affecté mon évaluation? »

Au retour des séances, les joueurs font des rencontres avec les représentants des différentes équipes. C’est le moment pour ceux-ci de décortiquer leur compréhension du football et de  dresser un profil psychologique des jeunes hommes auxquels ils ont affaire. « À quel système de jeu es-tu habitué? Quels sont tes jeux favoris? Comment t’entraînes-tu? » L’interrogatoire peut aussi être très poussé.

À mon époque, il y avait le fameux test que faisaient passer les Giants de New York aux participants. Si ma mémoire ne fait pas défaut, c’est un questionnaire de près de 500 questions auquel devaient se soumettre les joueurs. Des questions aussi banales que : « quelle est ta préférence entre les chats et les chiens? »

Comme les joueurs n’obtiennent que très peu de répétions en situation de match, ce sont surtout les exercices à l’entraînement qui peuvent peser lourd dans l’évaluation. Pour un receveur comme Cibasu, les évaluateurs chercheront à savoir s’il a réussi à se démarquer de son couvreur, s’il a bien capté les ballons lancés en sa direction, s’il s’est montré hargneux dans ses confrontations à un contre un. Ce sont des détails qui sont plus importants que le match lui-même, même s’il est vrai qu’une belle prestation durant la rencontre elle-même ne peut pas nuire, loin de là.

Pour un joueur, la richesse de l’expérience, c’est aussi la belle camaraderie qui s’installe durant la semaine. Tu rencontres toutes sortes de joueurs issus de dizaines de programmes différents. Ça peut paraître impressionnant au début de voir un joueur se présenter comme étant un produit de Notre Dame ou d’USC, mais cet effet s’estompe. Tu t’aperçois que ce ne sont quand même pas des robots, et que tu peux tenir tête à ces athlètes.

Les plus jeunes de nos lecteurs risquent de ne pas les connaître, mais j’ai moi-même passé cette semaine au Shrine Bowl à côtoyer des joueurs qui allaient devenir des visages bien connus de la NFL. Du lot, trois d’entre eux avaient été sélectionnés en première ronde. Le plus connu était probablement Lorenzo White, un porteur de ballon issu de Michigan State. Il y avait aussi Randall McDaniel, un joueur de ligne offensive qui a connu une grande carrière avec les Vikings du Minnesota l’ayant mené à une place au Temple de la renommée.

Difficile de suivre les Alouettes... et Brady!

Un de ceux avec qui j’ai passé beaucoup de temps durant cette semaine-là avait été Bill Romanowski, un futur secondeur vedette ayant évolué avec les Broncos de Denver, les Raiders d’Oakland et les 49ers de San Francisco. Il était mon voisin de casier dans le vestiaire, et nous avions rapidement appris à nous connaître. Loin d’être un enfant de chœur sur le terrain, je peux vous assurer que c’était tout le contraire lorsqu’il retirait les épaulettes. J’ai rarement vu un tel chic type à l’extérieur du terrain, à des années lumières de sa réputation d’athlète qui joue à la limite de la légalité.   

On dit souvent les joueurs changent de personnalité dans le feu de l’action. Je n’ai que très rarement vu de changement aussi flagrant que Bill Romanowski!

Je me souviendrai toujours du moment où on avait fait appel à mes services durant le match, à quelque part au deuxième quart. Positionné au centre, j’avais levé les yeux pour la première fois à la ligne de mêlée pour constater que je me mesurais à nul autre que Chad Hennings. Il venait de mettre la main sur le trophée Outland remis au joueur de ligne par excellence aux États-Unis. Toute une première assignation! Par la suite, Hennings s’est joint aux Cowboys de Dallas, avec lesquels il a remporté trois fois le Super Bowl… Quand je vous dis que c’était du gros football qui s’y jouait!

À jouer contre l’élite des joueurs admissibles, non seulement ça t’ouvre les yeux, mais c’est aussi une expérience d’apprentissage sans pareil. Tu ne peux faire autrement que ressortir de là gonflé à bloc, prêt à t’améliorer. Je souhaite donc à Régis Cibasu que son expérience au Shrine Bowl soit aussi enrichissante que la mienne l’a été.

Un mot sur le dossier Giguère

D’un jeune receveur canadien, passons à un vétéran, alors que la décision des Alouettes de libérer Samuel Giguère a retenu l’attention. On raconte que Giguère en aurait été informé il y a quelques semaines, mais l’équipe a attendu que la machine à rumeurs s’active avant de confirmer le tout, vendredi.

Avant de faire un commentaire sur l’aspect football, permettez-moi de déplorer cette manière de faire des Alouettes, une philosophie qui ne date pas d’hier. Pour une raison que j’ignore, les transactions restent secrètes, et c’était comme ça aussi durant l’ère Jim Popp.

Samuel GiguèreLa majorité des équipes sont transparentes à cet égard. Les signatures et les fins de contrat ne sont pas faites en catimini.

Par respect pour les partisans qui suivent l’équipe avec assiduité, pourquoi ne pas rendre des décisions publiques plus rapidement? À mon sens, l’argument selon lequel ça serait fait dans le but de « protéger » le joueur est plutôt bidon. On parle ici de football professionnel, et de toute manière, ça se saura tôt ou tard.

À mon sens, l’annonce faite vendredi ne signifie pas nécessairement que Giguère ne reviendra pas avec l’équipe. Mais clairement, Kavis Reed a jugé qu’à 32 ans, et compte tenu de son historique récent de blessures et de performances (plusieurs matchs ratés et quelques échappés malheureux), le salaire du receveur québécois n’était pas en phase avec son rendement, soit une production de 11 réceptions pour 107 verges et un touché. Quand vient le temps d’aller grappiller des dollars à gauche et à droite relativement au plafond salarial, Giguère est un candidat tout désigné.

D’une part, il est un joueur national. Mis à part les quarts-arrières et quelques vedettes américaines, ceux-ci sont souvent parmi les joueurs les mieux rémunérés par leur équipe. Cela s’explique par le phénomène de rareté. Il n’y a pas une infinité de talents canadiens disponibles. C’est encore plus facile d’opter pour cette stratégie lorsque le joueur est un « petit gars de la place ». Les équipes tentent de voir s’il est possible d’obtenir un « rabais local ». La pression est sur le joueur, qui souvent n’a pas envie de déménager pour des motifs familiaux, notamment. En gros, c’est un peu comme si l’équipe présentait la situation ainsi au joueur local : « Si tu es prêt à aller jouer en Saskatchewan pour 10 000 $ de plus par saison, fais-toi plaisir! » Toutes les équipes de la LCF jouent cette carte.

C’est donc une situation classique dans le football canadien, un circuit dans lequel les contrats ne sont pas garantis. Pour une entente de trois ans, l’équipe se donne le droit de conserver le service du joueur pendant la totalité du pacte, mais le joueur, lui, vit dans l’incertitude.

C’est la raison pour laquelle on voit souvent des restructurations de contrat, ou des joueurs être libérés à la suite de leur refus de restructurer. C’est fort possiblement ce qui s’est produit avec Giguère : il a fait le pari qu’une autre équipe lui offrira davantage. De son côté, l’état-major montréalais lui a sans doute présenté des paramètres révisés, s’il devait être insatisfait de ce qu’on lui propose ailleurs dans la LCF.

Ce qui m’étonne quelque peu, c’est que les Alouettes ne regorgent pas de talent canadien, et on connaît l’importance de cette facette dans la configuration actuelle de la ligue. J’en déduis qu’on veut confier un rôle élargi au jeune George Johnson, qui avait montré de belles choses en 2017. En tant que joueur de deuxième année, il coûtera moins cher que Giguère. Il est aussi plus grand, et le potentiel est aussi plus élevé. Mais c’est un pari en quelque sorte, étant donné que ça prend un total de sept partants canadiens à tous les matchs.

Ça ne veut pas dire pour autant que Samuel Giguère ne sera pas un membre de l’édition 2018 des Alouettes. Nous ne sommes qu’en janvier; plusieurs choses peuvent se produire d’ici au camp d’entraînement. Ce dossier n’est peut-être pas encore clos.

* propos recueillis par Maxime Desroches

Alabama couronné champion NCAA en prolongation

NCAA lundi, 8 janv. 2018. 13:37

Alabama 26 - Georgia 23 (Prolongation) 2:13

Le Crimson Tide d'Alabama est revenu de l'arrière pour vaincre les Bulldogs de l'Université Georgia 26-23 en prolongation en finale nationale du football universitaire américain, lundi, au Mercedes-Benz Stadium à Atlanta.

Georgia avait pourtant mené presque tout au long du match et avait d'ailleurs ouvert la marque tôt au deuxième quart. Le porteur de ballon Sony Michel s'est échappé en longeant de justesse les limites du terrain sur 26 verges pour un premier essai lors d'une séquence offensive qui a éventuellement placé son équipe en position de faire un placement que Rodrigo Blankenship a réussi sur une distance de 41 verges. Ce dernier a rajouté trois autres points un peu plus tard.

Fin de match de fou à l'avantage d'Alabama

Quelques secondes avant la mi-temps, Mecole Hardman a marqué le premier touché de la rencontre pour mener 13-0.

En revenant de l'entracte, Alabama a procédé à un changement de quart-arrière et a donc fait entrer Tua Tagovailoa sur le terrain en remplacement de Jalen Hurts. Cette décision a payé puisqu'ils se sont finalement inscrits au pointage quand Henry Ruggs a obtenu un majeur pour faire 13-7.

Malheureusement pour ces derniers, Georgia a vite répliqué avec un autre touché.

Alabama a ensuite ajouté un placement par l'intermédiaire d'Andy Pappanastos peu avant le quatrième quart et ils ont continué sur leur erre d'aller jusqu'à créer l'égalité dans les dernières minutes de la rencontre sur un touché de Calvin Ridley. Pappanastos aurait pu sceller l'issue du match pour éviter tout juste la prolongation mais il a raté son placement de 36 verges.

Même si Georgia a réussi un placement en temps supplémentaire pour faire 23-20, c'est Alabama qui a eu le dernier mot grâce au touché opportun de Devonta Smith dans une fin de match spectaculaire.

Alabama participait à sa troisième finale consécutive après s’être incliné l’an passé devant les Tigers de Clemson lors du match ultime. Il a cependant eu la chance de savourer sa revanche cette année, après avoir vaincu les champions en titre 24-6 lors du Sugar Bowl.

Trump hué

Donald Trump a reçu un accueil mitigé de la part des partisans dans un État conservateur du sud, traditionnellement acquis au président républicain.

Donald Trump assistait au match devant des dizaines de milliers d'amateurs qui ont à la fois acclamé et hué le président américain quand il est entré sur le terrain pour entendre l'hymne national.

Certains avaient été bloqués plus d'une heure dans le froid et sous le pluie, alors que la zone autour du stade était verrouillée pour l'arrivée du convoi présidentiel.

Donald Trump a assisté à l'exécution de l'hymne national aux côtés des joueurs, fredonnant en partie « The Star Spangled Banner ».

Michel va chercher le 1er essai au sol
Un touché avant la mi-temps
Alabama revient dans le match
Hardman ajoute un touché de 80 verges

 

Mekhi Brown perd son sang-froid
Le Crimson Tide n'a pas dit son dernier mot

 

La définition de « flancher »

 

Mickey Donovan n'a pas craint de se joindre aux Alouettes de Montréal

Alouettes jeudi, 4 janv. 2018. 12:27 Mickey Donovan
Mickey Donovan (Source d'image:Stingers de Concordia)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Lorsque Mickey Donovan, le nouveau coordonnateur des unités spéciales des Alouettes de Montréal, a tenté d’expliquer à sa fille de 6 ans qu’il quittait son emploi avec les Stingers de Concordia pour une autre équipe, elle était mécontente parce qu’elle ne voulait pas se séparer de Buzz, la mascotte des Stingers.

 

Mais c’est la beauté de la chose dans ce nouveau – et colossal - défi qui s’est présenté à Donovan, il n’aura pas à quitter Montréal si bien que sa fille pourra retourner voir Buzz aussi souvent qu’elle le souhaite.

 

En tant que bon père, Donovan ne voulait pas imposer des changements difficiles à sa famille comme un lointain déménagement. D’un autre côté, comme n’importe quel entraîneur, il voulait continuer de gravir les échelons. Tout est tombé en place comme par merveille avec ce poste qui s’est libéré dans la métropole.

 

« C’est quelque chose que j’ai toujours souhaité. Comme entraîneur, tu veux toujours accéder au prochain niveau, c’est normal. Cette ouverture me donnait la chance de rester à Montréal, d’être entraîneur avec les Alouettes, une organisation avec une belle histoire, en plus de travailler avec des gens que je connais assez bien. C’était comme un no-brainer pour moi », a confié Donovan, jeudi, au RDS.ca.

 

L’entraîneur de 37 ans décrit la décision comme étant facile. Pourtant, son embauche a suscité plusieurs réactions d’étonnement. Il ne faut pas oublier que Donovan n’a pas craint de quitter la sécurité d’un emploi universitaire pour s’aventurer dans le désastre qui frappe les Alouettes depuis quelques saisons.

 

« C’est vrai que c’est triste de quitter Concordia où j’ai non seulement joué, mais obtenu ma première chance comme entraîneur-chef, mais j’ai été attiré par la chance de travailler pour un entraîneur de la trempe de Mike Sherman et avec les autres coordonnateurs qui ont été embauchés », a expliqué Donovan qui avait pris les rênes des Stingers en 2014.

 

À la suite de sa nomination, le premier réflexe a été de songer au lien qui a uni Donovan et Patrick Boivin, le président des Alouettes qui était auparavant directeur des sports et des loisirs à Concordia. Mais il existe également une connexion entre Donovan et Kavis Reed, le directeur général des Alouettes.

 

« Kavis m’a approché, il était le coordonnateur défensif quand je me suis retrouvé avec les Tigers-Cats pour une courte période de temps (en 2005). C’est lui qui m’a permis de rester dans l’entourage du club et qui a pris soin de moi quand j’étais blessé. Kavis aime aider les autres quand il le peut », a expliqué Donovan dont la carrière de joueur a pris fin en raison de cette blessure.

 

C’est bien beau de connaître Boivin et Reed en plus d’être emballé à l’idée d’apprendre auprès de Sherman, mais Donovan a hérité d’un immense dossier pour sa première expérience comme entraîneur dans la LCF. Les unités spéciales accaparent une grande partie du jeu en sol canadien et cette facette n’a pas été à la hauteur pour les Alouettes l’an passé.

 

Mickey DonovanSans trop de surprise, Donovan préfère ne pas trop dévoiler ses intentions pour redresser la situation. Par contre, il sent outillé pour exécuter la mission.

 

« Il faut devenir plus gros, plus rapide et ajouter de bons joueurs », a-t-il d’abord confirmé.

 

« Je connais bien le football canadien. J’ai commencé comme entraîneur au niveau universitaire en 2007 et j’ai appris de mon passage avec les Ti-Cats en 2005. Je connais les besoins sur le terrain pour les différentes situations et je maîtrise bien les stratégies. Je crois que les unités spéciales sont ma force. Je sais que c’est un niveau différent, mais je pourrai aussi compter sur des athlètes plus aguerris », a poursuivi Donovan qui a dirigé les unités spéciales pendant quatre ans à l’Université Western.

 

À sa nomination le 20 décembre, Coach Sherman avait émis le souhait ambitieux d’avoir déniché ses principaux adjoints pour le 1er janvier. Il n’a pas tardé à abattre ce boulot et il ne s'est pas éternisé sur le dossier de Donovan.

 

« J’ai eu mon entrevue avec lui et c’est le seul temps que j’ai passé avec eux (les dirigeants des Alouettes). Le tout s’est fait assez rapidement. Je suis certain que je vais apprendre une tonne de choses de lui, j’ai été impressionné par ses questions et par sa vision pour son personnel. Je me sens vraiment privilégié d’avoir été choisi », a décrit l’homme qui souhaiterait sincèrement pouvoir s’exprimer en français.

 

Comme l’a souligné le chevronné Pierre Vercheval, on s’attendait à voir une touche NFL dans le groupe d’entraîneurs de Sherman. Pour l’instant, il s’est plutôt entouré de spécialistes du football canadien.

 

« Je pense que c’est bien pour lui d’être entouré de coordonnateurs avec un bagage axé sur la LCF. Chose certaine, on veut bâtir quelque chose de spécial avec lui à Montréal », a insisté Donovan à ce sujet.

 

En septembre 2014, à ses premiers moments avec les Stingers, Donovan avait révélé en entrevue qu’il souhaitait demeurer à la barre de ce club pour une dizaine d’années. On pourrait croire que l’éternelle domination du Rouge et Or ainsi que des Carabins l’a incité à quitter le navire. La mascotte Buzz

 

« C’est clairement difficile de les battre et on a fait de notre mieux pour y parvenir. Quand je suis entraîneur à un endroit, je ne vais pas voir ailleurs pour un autre poste, je fais de mon mieux et je me concentre sur mon mandat. Mais ce n’était pas que j’étais tanné d’être avec Concordia, c’était plus que cette opportunité s’est présentée et je sentais que je ne pouvais pas la refuser », a-t-il assuré.

 

Même en faisant le saut chez les professionnels, Donovan n’entend pas trop s’éloigner du rôle de mentor qu’il a épousé avec les Stingers. Exigeant quant au travail investi, l’ancien secondeur ne veut pas changer sa philosophie et ses enfants seront bien contents de l’apprendre.

 

« Ma fille se demandait aussi si elle allait encore pouvoir encore coacher les gars comme elle le faisait à Concordia. Quand je l’ai laissée faire un discours, elle s’est approchée des joueurs et tout ce qu'elle a dit est ‘WIN’ avant de partir. »

 

Nul doute, ce simple mot sera fort pertinent dans l’entourage des Alouettes qui ont conclu la saison 2017 avec une fiche de 3-15. En attendant, elle et son petit frère pourront s’amuser avec celui qui deviendra leur nouvel ami, Touché, la mascotte des Alouettes.

Georgia-Alabama en finale au football de la NCAA

NCAA lundi, 1 janv. 2018. 21:30

Sugar Bowl : Alabama 24 - Clemson 6 1:32

Les Bulldogs de l'Université de la Georgie affronteront le Crimson Tide d'Alabama en finale du championnat de la NCAA.

 

La grande finale aura lieu le 8 janvier au Mercedes-Benz Stadium à Atlanta.

 

Le touché de Sony Michel sur une distance de 27 verges lors de la deuxième prolongation a mené à la victoire de 54-48 des siens contre les Sooners de l'Université d'Oklahoma au Rose Bowl, lundi, dans la première demi-finale de la soirée.

 

Rodrigo Blankenship avait réussi un placement de 38 verges pour donner une avance de 48-45 en première prolongation. Austin Seibert a toutefois répliqué avec également un placement de 33 verges pour créer l’égalité et forcer une seconde période.

 

D'Andre Swift a ensuite bloqué la deuxième tentative de placement de Seibert en surtemps pour ouvrir la porte à Michel, qui a fermé les livres.

Steven Parker a retourné un échappé sur une distance de 46 verges pour un majeur avec 6:52 à disputer au quatrième quart pour permettre aux Sooners de prendre une avance de 45-38, mais Nick Chubb a répliqué grâce à une course de deux verges, à 55 secondes de la fin du match, égalant la marque 45-45.

Les Bulldogs ont amorcé la rencontre en ayant accordé que 13,2 points et 270,9 verges par match. Les Sooners ont cependant récolté des gains de 360 verges et menaient 31-17 à la mi-temps.

La troupe de Kirby Smart est cependant venue de l'arrière et a finalement pris les devants grâce à un touché de quatre verges de Javon Wims, tôt au quatrième quart. Les Sooners ont couronné une séquence de jeu de 88 verges par un touché de 11 verges afin de niveler le pointage 38-38.

Il s’agissait du premier match à se solder en prolongation en 104 ans d’histoire au Rose Bowl. Ce fut aussi le match avec le plus grand total de points.

 

Dans l'autre demi-finale, au Sugar Bowl, Alabama a dominé les favoris, Clemson, par la marque de 24-6.

 

Les vainqueurs ont pris les devants 10-0 dès le premier quart et n'ont plus jamais regardé vers l'arrière par la suite.

 

Calvin Harris, Da'Ron Payne et Mack Wilson ont marqué les trois touchés des leurs.

Baker Mayfield, le receveur de passes!
24 points de suite, les Bulldogs prennent l'avance!
24 points de suite, les Bulldogs prennent l'avance!
Rose Bowl : Georgia 54 - Oklahoma 48 (Prolongation)

 

Josh Allen lance trois passes de touché et l'Université du Wyoming remporte le Potato Bowl

NCAA samedi, 23 déc. 2017. 00:36

Central Michigan 14 - Wyoming 37 0:28

L'espoir au prochain repêchage de la NFL Josh Allen a lancé trois passes de touché pour l’Université du Wyoming (8-5) dans ce qui était son dernier match universitaire et les Cowboys ont triomphé de l’Université de Central Michigan (8-5) 37 à 14, vendredi, dans le cadre du Potato Bowl.

L’Université de Central Michigan a ouvert la porte à Allen et sa bande en étant victime de pas moins de huit revirements dans le match. Josh Allen a été nommé joueur par excellence de la rencontre a déclaré son intérêt à être éligible au prochain repêchage de la NFL après la rencontre.

Allen a complété 11 de ses 19 passes pour des gains de 154 verges en plus de ne pas être victime d’interception. L’Université du Wyoming a rebondi après avoir perdu les deux dernières rencontres de la saison. L’équipe était toutefois privée de leur quart-arrière au cours de ces matchs, lui qui soignait une blessure à l’épaule droite.

Les huit revirements de l’Université de Central Michigan constituent un record du Potato Bowl.

 

Le quart canadien Nathan Rourke et l'Université d'Ohio sont champions du Bahamas Bowl

NCAA samedi, 23 déc. 2017. 00:55

UAB 6 - Ohio 41 0:26

Le demi-offensif Dorian Brown a couru pour 152 verges en seulement 12 courses et marqué quatre touchés et le quart-arrière canadien Nathan Rourke a lancé pour deux touchés supplémentaires pour permettre aux Bobcats de l’Université d’Ohio (9-4) de battre les Blazers de l’Université de l’Alabama (8-5) par l’écrasante marque de 41 à 6 lors du Bahamas Bowl.

L’Université d’Ohio a marqué une moyenne de 38,9 points en saison régulière, inscrivant au passe un record de l’Université avec 467 points marqués.  Brown a marqué deux touchés au deuxième quart avant d’en ajouter deux autres au troisième.

Les Blazers tentaient de signer une première victoire en match de championnat à leur deuxième match. La défaite teinte une belle saison pour les Blazers qui ont terminé avec une fiche de huit victoires et cinq revers alors que plusieurs experts prédisaient une année de misère à l’équipe de l’Alabama. Le programme avait même dû rater complètement la saison 2016 après que le programme ait temporairement fermé ses portes en 2014 avant d’ouvrir de nouveau à la suite de la demande populaire.

Baker Mayfield a gagné le trophée Heisman

NCAA samedi, 9 déc. 2017. 20:45 Baker Mayfield
Baker Mayfield (Source d'image:PC)

Le quart-arrière de l’Université d’Oklahoma Baker Mayfield a remporté le trophée Heisman, samedi, à New York.

Le prix récompense le meilleur joueur de football universitaire aux États-Unis.

Il a été préféré au quart-arrière de l’Université Louisville Lamar Jackson et au porteur de ballon de l’Université Stanford Bryce Love.

Mayfield a conduit les Sooners à une fiche de 12-1 cette saison dans l'Association Big 12 et il tentera de mener les siens à la finale nationale le 1er janvier. Les Sooners, classés deuxièmes au pays, affronteront en demi-finale l’Université Georgia (no 3) lors du Rose Bowl.

Il est le meilleur quart-arrière de la NCAA avec un coefficient d’efficacité de 203,76. Il a récolté 4340 verges de gains par la passe pour 41 touchés.

« C’est incroyable pour moi d’être ici, c’est vraiment un honneur, a déclaré Mayfield au moment de recevoir son prix. Je suis fier de jouer pour cette équipe. C'est un rêve devenu réalité. »

Il est le premier joueur sénior à remporter les honneurs depuis Troy Smith de l'Université Ohio State en 2006.

Baker Mayfield, Lamar Jackson et Bryce Love finalistes au trophée Heisman

NCAA mardi, 5 déc. 2017. 09:34 Baker Mayfield
Baker Mayfield (Source d'image:PC)

Le quart-arrière de l’Université d’Oklahoma Baker Mayfield, de même que le gagnant de l’an dernier Lamar Jackson de l’Université Louisville et le porteur de ballon de l’Université Stanford Bryce Love, sont les trois finalistes au trophée Heisman.

Le prix, qui récompense le meilleur joueur de football universitaire aux États-Unis, sera remis samedi soir à New York.

Jackson, un quart-arrière, pourrait devenir le deuxième joueur de l’histoire à remporter le trophée Heisman pour une deuxième fois après l’ancien d’Ohio State Archie Griffin. Le favori demeure toutefois Mayfield.

En 2015, le quart des Sooners a terminé quatrième au scrutin et il n’avait pas été invité à la cérémonie à New York. L’an dernier, il était l’un des cinq finalistes et avait terminé troisième derrière Jackson et Deshaun Watson, de l’Université Clemson.

Cette saison, Mayfield a conduit les Sooners à une fiche de 12-1 dans l'Association Big 12 et il tentera de mener les siens à la finale nationale le 1er janvier prochain. Classés deuxièmes au pays, les Sooners affronteront alors en demi-finale l’Université Georgia (no 3) à l’occasion du Rose Bowl.

Mayfield est le meilleur quart-arrière du circuit de la NCAA avec un coefficient d’efficacité de 203,76. Il a de plus amassé 4 340 verges de gains par la passe pour 41 touchés.

Le Rouge et Or dominé à la Coupe Vanier par les Mustangs

Coupe Vanier samedi, 25 nov. 2017. 11:52

Coupe Vanier : Rouge et Or 17 - Mustangs 39 2:04

HAMILTON - Les Mustangs de l'Université Western ont mis fin à une disette de 23 ans sans championnat canadien, en défaisant le Rouge et Or de l'Université Laval 39-17, samedi, dans le cadre du match de la Coupe Vanier présenté au Tim Hortons Field.

Les Mustangs ont remporté la septième coupe Vanier de leur histoire. Le Rouge et Or domine les universités canadiennes avec neuf titres.

Les Mustangs sans pitié pour le Rouge et Or

Il s'agissait de la première coupe Vanier de Greg Marshall à titre d'entraîneur-chef. Il l'avait gagnée à deux reprises à titre d'adjoint chez les Mustangs en 1989 et 1994.

Le porteur de ballon Cedric Joseph a inscrit deux touchés et le quart Chris Merchant a réussi deux majeurs au sol pour aider les Mustangs à conclure la saison avec une fiche parfaite de 12-0. Le receveur Cole Majoros a réussi l'autre touché des vainqueurs.

« Notre équipe était dominante, a affirmé Mitchell. Je suis très fier de nos joueurs, qui sont restés invaincus et qui ont dominé leurs adversaires en éliminatoires. »

Le Rouge et Or (10-2), qui avait été couronné en 2016, possédait la meilleure défense du Canada, mais elle n'a rien pu faire contre la meilleure attaque du pays, celle de leurs adversaires.

« Personne ne peut vraiment stopper notre attaque, a insisté le demi défensif des Mustangs Alex Salytchev. Notre défense est aussi très rapide. Nous formons vraiment la meilleure équipe du pays. J'espère que tout le monde réalise qu'on se souviendra de cette équipe comme une des meilleures de l'histoire. »

Merchant a bien varié les jeux dès le début de la rencontre, repérant Joseph pour un gain de 17 verges avant d'effectuer une passe de 28 verges à Majoros. Le quart-arrière a lui-même complété le travail en parcourant 13 verges pour un majeur à 11:28 du premier quart.

Les Mustangs ont ajouté à leur avance au deuxième quart, quand Joseph a franchi la ligne des buts à la suite d'une course de 12 verges. Il s'agissait de la quatrième course lors de cette séquence de neuf jeux et 82 verges.

Tard au deuxième quart, la défensive des Mustangs a ouvert la porte au Rouge et Or en raison de deux pénalités de rudesse, dont une violente de Jesse McNair aux dépens de Marc-Antoine Pivin.

Deux jeux plus tard, le Rouge et Or a réduit l'écart quand Hugo Richard a lancé une passe de touché de 28 verges dans les mains de Benoit Gagnon-Brousseau. Après un simple sur un placement raté de Marc Liegghio, les Mustangs sont rentrés au vestiaire à la demie avec une avance de 16-7.

Le Rouge et Or a repris le ballon au début du troisième quart, mais après trois essais ratés, Merchant a conjugué ses efforts à ceux de Majoros pour un long jeu de 32 verges qui a mis la table pour une course de six verges de Joseph. Les Mustangs ont pris les devants 25-7 sur cette séquence.

Les hommes de Glen Constantin ont obtenu une belle occasion en fin de troisième quart, mais Henry Chadrick a échappé une passe dans la zone des buts. David Côté a malgré tout réussi un placement de 34 pour permettre à son équipe de s'approcher.

Dès la première séquence à l'attaque des Mustangs au quatrième quart, Majoros a capté une autre passe pour des gains de 32 verges et son touché à mis le match hors de portée.

« Nous avons mis l'accent sur les aspects sur lesquels nous étions bons et sur ce que nous pensions que le Rouge et Or allait faire. Nous avons tiré avantage de ça », a fait valoir Merchant.

Merchant a ensuite semé l'hystérie chez les partisans des Mustangs quelques minutes plus tard, en franchissant la ligne des buts sur 10 verges.

« C'était simplement une trop bonne équipe, a mentionné Constantin. Nous avons frappé un mur. »

Les Mustangs s'étaient inclinés contre le Rouge et Or lors de leur dernier duel à la Coupe Vanier, en 2008. Constantin avait mené son équipe vers un gain de 44-21 à Hamilton.

L'entraîneur Chip Kelly retourne dans la NCAA avec les Bruins de UCLA

NCAA samedi, 25 nov. 2017. 12:59 Chip Kelly
Chip Kelly (Source d'image:Getty)

Le passage de Chip Kelly dans la NFL semble déjà terminé. Kelly est de retour dans la NCAA à titre d’entraîneur-chef avec les Bruins de UCLA, après un passage peu fructueux avec les Eagles de Philadelphie et les 49ers de San Francisco entre 2013 et 2016.

Chip Kelly agissait à titre d’analyste cette saison après avoir été congédié par les 49ers après seulement une saison à la barre de l’équipe l'an dernier.

Avant de se joindre à la NFL, Kelly était considéré comme un des entraîneurs les plus innovateurs des dernières années dans la NCAA.

Il avait maintenu une fiche de 46-7 avec les Ducks de l’Oregon entre 2009 et 2012, incluant des victoires au Rose Bowl et au Fiesta Bowl. Les Ducks avaient  d'ailleurs participé à un match de Bowl à chaque saison sous la barre de Kelly.

Il avait également remporté le titre d’entraîneur de l’année dans la NCAA à l’issue de la saison 2010.

UCLA était à la recherche d’un entraîneur-chef depuis qu’il avait congédié Jim Mora qui n’a pu assurer mieux qu’un dossier de 6-6 avec une attaque menée par le prometteur quart-arrière Josh Rosen.

Western veut mettre un terme au règne du Rouge et Or à la Coupe Vanier

Coupe Vanier jeudi, 23 nov. 2017. 16:46

Une puissance en attaque contre le Rouge et Or 4:04

HAMILTON - Les Mustangs de l'Université Western ont présenté des statistiques ahurissantes cette saison dans le circuit U Sports.

Ils ont compilé un dossier de 11-0. Ils ont dominé le pays avec une moyenne de 48,3 points par match. Et ont écrasé leurs adversaires par un score cumulatif de 222-47 en éliminatoires.

Le seul qui puisse mettre un terme à leur saison immaculée, c'est le champion de la Coupe Vanier, le Rouge et Or de l'Université Laval.

« Je sais que nous formons une bonne équipe de football, mais je suis juste assez réaliste pour savoir que ce sera notre plus grand défi cette saison », a martelé l'entraîneur-chef des Mustangs Greg Marshall lors d'une conférence de presse jeudi.

Le Rouge et Or (10-1) et les Mustangs s'affronteront samedi au Tim Hortons Field, dans un duel entre les deux programmes de football universitaire les plus prestigieux du pays.

Western convoitera son septième titre canadien, et son premier depuis 1994. Le Rouge et Or tentera d'obtenir son 10e.

Laval, qui présente la meilleure défensive du circuit (9,6 points accordés par match), sera confronté à Western, qui possède la meilleure attaque de la ligue (608,5 verges de gains par match). Les Mustangs obtiendront vraisemblablement l'appui de la foule, puisque de nombreux autobus feront le voyage de 90 minutes qui sépare le campus universitaire situé à London, en Ontario, de Hamilton.

Western a commencé son parcours irrésistible en éliminatoires en pulvérisant Guelph 66-12, avant de détruire Laurier 75-32 à la Coupe Yates. Les Mustangs ont ensuite piétiné Acadia 81-3 à la Coupe Uteck.

Laval, entre-temps, a été bousculé à quelques reprises en éliminatoires.

Le Rouge et Or a rossé Sherbrooke 45-0 en demi-finales du RSEQ, avant de venir à bout de Montréal 25-22. Laval a connu une première demie en dents de scie la semaine dernière contre Calgary avant de s'adjuger la Coupe Mitchell 35-23.

« Quand tu disputes des matchs très serrés jusqu'à la fin, tu gagnes de l'expérience, et ça ce n'est pas négligeable, a mentionné l'entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin. J'aime le fait que nous ayons vécu de l'adversité pendant notre parcours éliminatoire. »

Laval présente un dossier de 2-0 dans les duels contre Western. Le Rouge et Or avait battu les Mustangs 13-11 à la Coupe Uteck en 2010, deux ans après qu'il eut pris la mesure des Ontariens 44-21 à la Coupe Vanier.

Constantin, qui dirige le Rouge et Or pour la 17e saison, domine le circuit U Sports avec huit titres de la Coupe Vanier. Marshall tentera d'obtenir son premier à sa 18e saison - sa 11e avec les Mustangs - en tant qu'entraîneur-chef de football universitaire.

« Nous nous attendons à un match très serré, car il (le Rouge et Or) représente l'adversaire le plus complet à avoir croisé notre route cette saison », a dit Marshall.

« Ils n'ont pas de faille dans leur armure. »

À sa troisième saison universitaire, Mathieu Betts continue d'être une menace constante

Coupe Vanier mercredi, 22 nov. 2017. 20:53

Une puissance en attaque contre le Rouge et Or 4:04

Le Rouge et Or participera samedi à la Coupe Vanier pour la 11e fois de son histoire.

L'Université Laval affrontera les Mustangs de Western, qui en seront à une 13e participation.

Les Mustangs ont remporté leurs 11 matchs depuis le début de la saison 2017. Leurs statistiques sont impressionnantes en attaque avec une moyenne de 48 points marqués par match et 608 verges amassées au total par rencontre. La commande sera donc imposante pour la défense du Rouge et Or.

« Western, c'est l'équipe à battre cette saison. C'est une équipe qui produit énormément de verges. Une très bonne attaque au sol. Comme en témoigne leur fiche en éliminatoires, ils peuvent mettre beaucoup de points sur le tableau », a analysé l’ailier défensif Mathieu Betts.

« C'est une équipe qui est très physique. Ce qu'ils font n'est pas très compliqué. Mais ils le font très bien », a pour sa part soumis le coordonnateur défensif Marc Fortier.

Matthieu Betts s'est imposé comme l'un des meilleurs à sa position au pays. À sa troisième année seulement au football universitaire, il permet au front défensif lavallois d'exercer une pression constante sur l'attaque adverse.

« Il est une menace, certainement sur la passe et sur la course. C'est toujours bon de l'avoir à mes côtés. Beaucoup d'offensives veulent avoir plus d'un joueur pour le bloquer », a expliqué Edward Godin.

« Il va attirer tellement de monde des fois que ce n’est pas lui qui va faire le jeu, mais il va libérer de l'espace pour d'autres joueurs parce que les autres équipes sont obligées d'en tenir compte et d'avoir des stratégies pour s'en occuper », a fait valoir Fortier.

L'attaque du Rouge et Or a produit de son côté 33 points en moyenne par rencontre. Elle devra donc éviter les relâchements samedi si celle des Mustangs produit à la hauteur de sa réputation.

« Ça va être important surtout de profiter de nos chances parce qu'ils ont une attaque très explosive qui est capable de marquer beaucoup de points, a souligné le quart-arrière Hugo Richard. Par contre, si notre défense connaît une bonne journée et j'ai confiance, ils vont être capables de les limiter à une certaine quantité de points et ce sera à nous d'en faire plus qu'eux. »

Il s'agira de la deuxième confrontation entre le Rouge et Or et les Mustangs à la Coupe Vanier. En 2008, la troupe de Glen Constantin l'avait emporté 44-21 dans ce qui fut la dernière présence des Mustangs à la finale nationale avant cette année.

Le Rouge et Or de l'Université Laval participera à la 11e Coupe Vanier de son histoire

Universitaire samedi, 18 nov. 2017. 19:12

Rouge et Or 35 - Dinos 23 2:53

CALGARY - Le quart-arrière Hugo Richard a complété 21 de ses 32 passes pour des gains de 258 verges et deux touchés et il a aidé le Rouge et Or de l'Université Laval à venir de l'arrière pour l'emporter 35-23 face aux Dinos de l'Université de Calgary, samedi, lors de la Coupe Mitchell.

« La rencontre était très serrée, plus serrée que prévu, a déclaré Richard. Nous n'avons pas disputé un très bon match. Nous avons commis trop d'erreurs en offensive... quelques revirements.

« Nous avons trouvé un moyen de l'emporter, a ajouté le joueur nommé le plus utile à son équipe. C'est du caractère. »

Le Rouge et Or accède donc à finale de la Coupe Vanier, le trophée le plus prestigieux du football universitaire canadien, et il croisera le fer avec les Mustang de l'Université Western. La rencontre aura lieu le 25 novembre, au Tim Hortons Field de Hamilton.

« C'est une très bonne équipe, a révélé Richard à propos des Mustangs. Nous savons qu'ils ont une bonne offensive. Ils bougent bien avec le ballon au sol et peuvent obtenir de bons gains aériens. En défensive, ils ont réussi quelques blanchissages cette saison. Nous savons que nous avons un gros défi qui se présente devant nous.

« Nous devons faire beaucoup mieux la semaine prochaine si nous souhaitons avoir une chance de remporter la Coupe Vanier. »

Richard a également récolté des gains de 31 verges par la course.

Le quart des Dinos Adam Sinagra a réussi 26 de ses 43 passes pour 318 verges par la voie des airs et a été victime d'une interception et de cinq sacs du quart.

« La plupart des bons joueurs sont des cinquièmes années et ils ne seront pas de retour avec l'équipe l'an prochain, a mentionné l'entraîneur des Dinos Wayne Harris. Ils constituent une grande partie de notre équipe et ils ont fait plusieurs jeux remarquables. Je suis fier de la façon dont ils ont performé sur le terrain. Je crois que nous avons été meilleurs que Laval et nous n'étions simplement pas en mesure de terminer nos jeux et de capitaliser. »

Tirant de l'arrière 10-0 au deuxième quart, les hommes de Glen Constantin ont pris les devants 20-18 au troisième quart grâce à un touché de Simon Gagnon-Gingras, sur une passe de deux verges de Richard.

Le Rouge et Or surmonte un mauvais début de match

« Ça été une chaude lutte et l'équipe qui voulait le plus l'a emporté, a relaté le joueur de ligne défensive du Rouge et Or Mathieu Betts. Ils ont une équipe formidable. Nous devons donner du crédit à nos entraîneurs. Ils ont passé beaucoup de temps à analyser les séquences vidéos des Dinos. Ils avaient un bon plan de match. »

Au début du quatrième quart, Gabriel Ouellet est revenu à la charge et a recouvré le ballon échappé par les Dinos avant de filer sur une distance de 42 verges jusque dans la zone des buts, donnant une avance confortable de 27-18 au Rouge et Or.

Le botteur des Dinos Niko DiFonte a répliqué tard au quatrième quart avec un placement de 47 verges. Vincent Alarie-Tardif a cependant scellé la victoire pour la formation québécoise en ajoutant un majeur alors qu'il restait 29 secondes à la rencontre.

« Défensivement, ils ont été capables de venir de l'arrière et de nous museler en deuxième demie, a admis Harris. Dans ce genre de match, tu dois être en mesure de produire lors des quatre quarts pour connaître du succès. »

DiFonte avait permis aux Dinos de prendre les devants 3-0 au premier quart grâce à un botté de placement de 28 verges.

Les hommes de Wayne Harris ont par la suite creusé l'écart 10-0 grâce à un touché lors de la première série du second quart.

Le Rouge et Or a cependant rassemblé ses forces afin de surmonter le déficit.

David Côté a réalisé un placement de neuf verges afin d'inscrire les représentants du Québec au tableau au deuxième quart. Moins de deux minutes plus tard, Richard a repéré le receveur Jonathan Breton-Robert sur une distance de 54 verges pour permettre au Rouge et Or de niveler la marque 10-10.

Les Dinos ont toutefois repris les devants, à la suite d'un échappé provoqué par Boston Rowe. Jeshrun Antwi a par la suite couru sur une distance de neuf verges pour redonner l'avance 17-10 aux locaux quelques secondes avant la fin de la première demie.

Les Mustangs écrasent les Axemen 81 à 3 à la Coupe Uteck

Universitaire samedi, 18 nov. 2017. 15:17

Coupe Uteck : Western 81 - Acadia 3 0:31

WOLFVILLE, N.-É. - Le quart Chris Merchant a réussi 10 de ses 11 passes pour des gains aériens de 200 verges et deux touchés, menant les Mustangs de l'Université Western vers une victoire facile de 81-3 contre les Axemen de l'Université Acadia, samedi, lors de la Coupe Uteck.

Les Mustangs passent donc en finale de la Coupe Vanier, le trophée le plus prestigieux du football universitaire canadien. La rencontre aura lieu le 25 novembre, au Tim Hortons Field de Hamilton.

Les Mustangs affronteront le Rouge et Or de l'Université Laval, qui a remporté le Coupe Mitchell 35-23 face aux Dinos de l'Université de Calgary.

Merchant a ajouté 54 verges par la course et deux touchés alors que les Mustangs ont établi un nouveau record de la Coupe Uteck pour le plus de points inscrits dans un même match.

Les Mustangs menaient 57-0 à la demie. Ils avaient réussi 26 premiers essais, contre seulement deux pour les Axemen, et ils n'ont pas permis à leurs adversaires de s'amener dans leur territoire pendant toute la première demie. Les Mustangs ont également totalisé pas moins de 472 verges d'attaque contre seulement 61 pour les Axemen lors des 30 premières minutes de jeu.

En retard 74-0 au quatrième quart, les Axemen se sont finalement inscrits au tableau grâce à un placement de 27 verges de Jarett Saumure.

Les Dinos veulent leur revanche face au Rouge et Or lors de la Coupe Mitchell

Universitaire vendredi, 17 nov. 2017. 19:08 Adam Sinagra
Adam Sinagra (Source d'image:PC)

CALGARY - Les Dinos de l'Université de Calgary ont soif de revanche, mais savent aussi qu'ils ne peuvent pas laisser le passé dicter le présent.

Les Dinos affronteront l'équipe la mieux classée au pays, le Rouge et Or de l'Université Laval, samedi, dans le match de la Coupe Mitchell. L'enjeu? Une place en finale nationale lors de la Coupe Vanier face au gagnant de la Coupe Uteck, soit les Axemen de l'Université Acadia, soit les Mustangs de l'Université Western.

La semaine dernière, le botteur des Dinos Niko DiFonte a joué les héros avec un placement de 59 verges - un record du football universitaire canadien - sur le dernier jeu du Hardy Bowl. Ce botté a permis aux Dinos de vaincre les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique 44-43 et a rapidement fait le tour de la planète football. La vidéo a notamment été diffusée sur NFL.com et sur le réseau ESPN.

« C'est différent, a dit DiFonte, qui est âgé de 19 ans. C'est spécial, mais je dois garder les pieds sur terre. »

DiFonte est certain que le Rouge et Or ne se concentrera pas sur le match de la semaine dernière.

« Ce qui a été accompli la semaine dernière leur importe peu et nous devons avoir la même mentalité », a-t-il reconnu.

Le duel Dinos-Rouge et Or est une reprise de la Coupe Vanier de l'automne dernier, quand la formation de Québec a eu le meilleur 31-26. Le Rouge et Or avait ainsi mis la main sur un neuvième titre national, un huitième depuis 2003.

Le quart du Rouge et Or Hugo Richard a rendu hommage à son entraîneur Glen Constantin et ses adjoints pour expliquer ces succès.

« Les entraîneurs nous apprennent à être de bons coéquipiers, à agir en équipe, à nous développer en équipe, à être bons ensemble, a expliqué Richard. Nous sommes conscients du passé de l'équipe, de son héritage, mais nous nous concentrons sur la tâche à accomplir. »

Même avec une fiche de 9-1, les joueurs et les entraîneurs du Rouge et Or parlaient d'un désir de faire oublier une saison décevante.

« Au début, nous n'étions pas aussi explosifs ou constants, a noté Richard. Nous avions de la difficulté à garder un bon rythme pendant tout le match. Nous avions de la difficulté à être productifs des deux côtés du ballon. C'était notre problème. Il y a eu des hauts et de bas... ce qui était notre défaut. Mais je crois que c'est maintenant chose du passé. »

Les Dinos ont perdu leurs cinq matchs contre le Rouge et Or dans leur histoire, dont trois fois en finale de la Coupe Vanier.

« Je suis heureux de les affronter de nouveau, a affirmé DiFonte. Que le meilleur gagne! J'espère que nous aurons notre revanche. »

Le quart des Dinos Adam Sinagra, qui est natif de Pointe-Claire, sait très bien à quel point le Rouge et Or est redoutable.

« Ils savent comment faire fonctionner leur programme, a-t-il dit. Mais on a tendance à amplifier la réalité en donnant l'impression qu'ils sont invincibles. Nous voulons aller sur le terrain et les frapper en plein visage. Nous ne pouvons pas les craindre.

« Nous savons que nous représentons une vraie menace. »

Coupe Mitchell : Le Rouge et Or se privé de Kevin McGee, suspendu

Universitaire mercredi, 15 nov. 2017. 16:01 Casques du Rouge et Or
Casques du Rouge et Or (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

À la suite d'une demande de révision d’un incident survenu dans les derniers instants de la première demie du match de la finale de la Coupe Dunsmore impliquant les Carabins de l’Université de Montréal et le Rouge et Or de l’Université Laval, le RSEQ (Réseau du sport étudiant du Québec) a rendu sa décision quant aux mesures disciplinaires à prendre face à la requête des Carabins de l’Université de Montréal.

D’une part, rappelons que les Carabins ont allégué, dans une demande de révision déposée lundi après-midi, qu’à une occasion pendant le match du 11 novembre dernier un étudiant-athlète du Rouge et Or, Kevin McGee (no 24), aurait commis un plaqué dangereux à la tête sur Khalil Kerr (no 6) des Carabins. Devant le sérieux de la demande, le réseau a analysé toutes les pièces justificatives des deux parties concernées afin de rendre une décision éclairée.

Ainsi, après avoir consulté les séquences vidéo complémentaires et les rapports écrits, le commissaire de la ligue de football universitaire du RSEQ indique que la demande de révision de l’Université de Montréal est retenue. Effectivement, dans la séquence impliquant Kevin McGee et Khalil Kerr, la révision vidéo et les consultations effectuées donnent une latitude suffisante au commissaire pour permettre de conclure que le plaqué de McGee était illégal en cohérence avec la Règle 7 (Infractions et pénalités) – Section 2 (Rudesse excessive) et Section 3 (Rudesse) – Article 5 (Autres actes de rudesses excessives) et Article 16 (Joueur en position vulnérable) des règles du Football amateur canadien.

Ce geste est catégorisé comme une rudesse excessive entraînant une disqualification, donc d’une partie de suspension. De plus, l’action était directement dirigée à la tête et considérée assimilable à une tentative de blessure. Conformément à l’article 19.5.4 des Règlements du secteur universitaire du RSEQ, cela entraine une partie de suspension, et puisque cette action est une récidive à la suite de l’incident du 28 septembre dernier impliquant le demi inséré des Stingers de l’Université Concordia James Tyrell, cela entraîne une partie additionnelle de suspension. Au total, cela représente donc trois parties de suspension à l’étudiant-athlète du Rouge et Or Kevin McGee. Cette sanction sera applicable dès la partie de la Coupe Mitchell le 18 novembre prochain conformément au règlement 90.60.5A de U Sports.

« Le RSEQ se préoccupe de la sécurité et de la santé de tous les étudiants-athlètes de son réseau. Malgré cette préoccupation, la règlementation quant à la sécurité sur le terrain de football ainsi qu’à la formation des arbitres de football revient à la Fédération Football Québec sous l’égide du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) » souligne Gustave Roel, président-directeur général du RSEQ.

Mathieu Betts est élu le joueur de la semaine dans l'U Sports

Universitaire mercredi, 15 nov. 2017. 13:44 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:Mathieu Bélanger)

TORONTO - Le joueur de ligne défensive du Rouge et Or de l'Université Laval Mathieu Betts, le demi-offensif de l'Université Western Cedrick Joseph ainsi que le botteur de l'Université de Calgary Niko DiFonte ont été élus les joueurs de football de la semaine dans l'U Sports, mercredi.

Betts a réussi deux sacs du quart et provoqué un échappé dans la victoire du Rouge et Or contre l'Université de Montréal à la Coupe Dunsmore.

De son côté, Joseph a amassé 250 verges de gains et inscrit trois touchés dans la victoire de Western contre l'Université Laurier à la Coupe Yates.

DiFonte a réussi un placement de 59 verges - un record de l'U Sports - tandis que les dernières secondes du match s'écoulaient contre l'Université de la Colombie-Britannique pour procurer une victoire par un point à Calgary à la Coupe Hardy.

Il a totalisé six placements et trois transformations contre l'Université de la Colombie-Britannique.

Les Axemen accèdent à la Coupe Uteck

Universitaire mardi, 14 nov. 2017. 17:05 Cameron Davidson
Cameron Davidson (Source d'image:Twitter de l'Université d'Acadia)

Les Axemen de l’Université Acadia ont finalement mis la main sur le titre de l’association atlantique grâce à un gain de 45-38 devant les Huskies de Saint Mary’s en deuxième prolongation du Loney Bowl, mardi.

Cody Cluett a franchi la zone des buts pour donner les devants aux Axemen et les Huskies n’ont pu assurer la réplique, si bien que l’Université d’Acadia accède à la Coupe Uteck.

Cette victoire met un terme à une série de rebondissements en ce qui concerne la présentation du Loney Bowl.

Un problème d'admissibilité d'un joueur utilisé par les Huskies au cours de la saison avait mené la fédération gouvernant le sport universitaire des Maritimes à annuler préalablement le Loney Bowl et donner le titre aux Axemen.

Cependant, les Huskies ont contesté la décision devant les tribunaux et la décision d’une juge de la Nouvelle-Écosse a mis fin au débat et les deux équipes ont finalement dû disputer le match.

Les Axemen auront rendez-vous samedi avec les champions de l’Ontario, les Mustangs de l’Université Western.

Le Rouge et Or remporte la Coupe Dunsmore

Universitaire samedi, 11 nov. 2017. 17:18

Carabins 22 - Rouge et Or 25 2:00

QUÉBEC - Le Rouge et Or de l'Université Laval a marqué 22 points en première demie, samedi, remportant finalement la coupe Dunsmore 25-22 face aux Carabins de l'Université de Montréal, à Québec.

Les visiteurs ont corsé les choses avec 50 secondes à écouler, grâce à une réception payante de sept verges de Kevin Kaya. La transformation de deux points a été réussie.

Sur le botté court qui a suivi, qui a bondi très haut, Kaya a étendu le bras pour toucher au ballon près de la ligne de côté, permettant à Montréal de conserver le ballon. Mais cantonnés au milieu du terrain par des punitions et à court de temps, les Carabins n'ont pas pu faire plus de dommages.

Pour le Rouge et Or, il s'agit d'une deuxième coupe Dunsmore d'affilée, une 13e en 15 ans.

Samedi prochain, la troupe de Glen Constantin va se mesurer à l'Université de la Colombie-Britannique ou à l'Université de Calgary, à l'occasion de la coupe Mitchell. Ce match aura lieu dans l'Ouest.

Encore une finale d'anthologie

L'objectif ultime: la Coupe Vanier qui sera présentée au Tim Hortons Field de Hamilton, le 25 novembre.

Les favoris de la foule ont pris les devants après environ cinq minutes de jeu, Marc-Antoine Pivin captant une passe de touché de 26 verges d'Hugo Richard.

Pivin était couvert de près par Jordan Perrin, mais il l'a battu de vitesse. Pivin a été limité à quatre matches à cause de blessures, cette saison.

L'UdeM a nivelé peu après, après avoir fait perdre le ballon au quart Vincent Alarie-Tardif. Brian Harelimana l'a saisi et a parcouru 38 verges, jusqu'en zone payante.

Les Carabins ont ensuite soutiré un simple, avant de commettre un revirement.

Mathieu Betts du Rouge et Or a fait perdre le ballon au quart Samuel Caron, et il en a suivi un placement de 29 verges de David Côté. C'était donc 10-8 Rouge et Or, avec 1:44 à disputer au premier quart.

En début de deuxième quart, après une pénalité, les Carabins ont choisi de concéder un touché de sûreté. Le Rouge et Or voyait son avance bonifiée à 12-8.

L'Université Laval a frappé à nouveau quelques minutes plus tard, quand Benoit Gagnon-Brousseau a capté une passe de touché de six verges de Richard.

Avec 9:12 au cadran en première demie, un placement de 37 verges de Côté a porté l'avance du club local à 22-8.

Les Carabins ont redonné signe de vie en toute fin de première demie. Caron a rejoint Guillaume Paquet sur 39 verges et quelques jeux plus tard, un placement de 16 verges de Louis-Philippe Simoneau verges a diminué la priorité du Rouge et Or à 22-11. Tout cela a donné suite à une occasion de placement ratée de Côté, à partir de 37 verges.

Les hommes de Danny Maciocia ont écopé de 66 verges de punitions en première demie.

On pensait que le Rouge et Or avait porté un coup dur en fin de troisième quart: Pivin a capté une longue passe de Richard et s'est rendu en zone des buts, un jeu de 66 verges. Mais ça n'a pas compté, Laval ayant commis de l'obstruction.

Les seuls point du troisième quart ont été le placement de 44 verges de Simoneau, avec 1:29 à disputer à l'engagement.

Betts a réussi un sac important avec cinq minutes d'écoulées au dernier quart, forçant les Carabins à dégager. C'était son deuxième sac de la rencontre.

À mi-chemin au quatrième quart, Gabriel Ouellet a stoppé une montée montréalaise avec une interception à la ligne de 23 des Carabins. Le ballon a bifurqué avant d'échouer dans ses mains.

Côté a donné une marge un peu plus confortable aux siens avec un placement de 34 verges, avec 1:38 au cadran dans le match. C'était alors 25-14 en faveur du Rouge et Or. Les Carabins ont chèrement vendu leur peau mais au final, c'est le Rouge et Or qui aura la chance d'accéder au match du championnat canadien.

Gustave Sylvestre a repris goût au football et à l'école

Universitaire vendredi, 10 nov. 2017. 12:43

La clé est simple pour Maciocia 1:46

Éric Leblanc

MONTRÉAL- « Il est complètement transformé! » Danny Maciocia ne cache pas sa fierté envers Gustave Sylvestre qui avait perdu la flamme du football et tout intérêt envers l’école durant ses études collégiales. Il a fini par accrocher ses crampons en 2013, mais un appel de Maciocia a changé sa vie.

 

« J’avais choisi de prendre une pause pour travailler dans les bars. Mais ce n’était pas la meilleure période de ma vie, je trouvais ça vraiment plate de travailler surtout quand je voyais mes chums qui continuaient de jouer. J’en pleurais presque de voir mes amis sur le terrain, ça me brisait le cœur », s’est rappelé le joueur de ligne offensive de six pieds quatre pouces et 274 livres.

 

« Je n’y repense pas souvent parce qu’on s’investit beaucoup dans le football et j’en oublie parfois un peu que je ne jouais pas en 2013 et ça ne me tentait plus de jouer », a ajouté Sylvestre dont la chevelure a absorbé une coloration jaune comme plusieurs de ses coéquipiers.

 

Bien au fait de son grand potentiel, Maciocia a tenté sa chance pour le convaincre de joindre la famille des Carabins.

 

« Je pensais que mon parcours était fini parce que ça n’allait pas super bien à l’école. Danny m’a dit qu’il avait un plan pour moi, que ça pouvait se passer autrement que de juste lâcher l’école et le foot. Il a relancé ma carrière, je lui dois beaucoup. D’être rendu là aujourd’hui, je ne pourrais pas demander mieux. Je vis un peu un rêve chaque jour », a statué Sylvestre qui a pris le soin de parler sans filtre.

 

Ce contexte de rêve, c’est non seulement d’avoir repris goût au football et à l’école. Sylvestre a été choisi sur l’équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

 

« Danny me disait que je pourrais devenir un élément important de son équipe. Je pensais qu’il me disait un peu n’importe quoi, mais j’ai voulu essayer et je me suis retrouvé partant à gauche après la première semaine d’entraînement. Il ne m’avait peut-être pas menti », a raconté Sylvestre en esquissant un sourire.

 

« Il a été notre bloqueur à gauche partant à sa première année quand on a gagné la coupe Vanier. Depuis qu’il est là, il joue du bon football pour nous et ça va bien à l’école pour lui. Je suis très content qu’il soit là, il procure un certain leadership puisqu’il a vécu plusieurs choses dans les dernières années. On a besoin de ses qualités et sa présence sur le terrain et dans le vestiaire », a raconté Maciocia.

 

Le bloqueur à gauche peut maintenant croire à une carrière dans la Ligue canadienne de football.

 

« Je n’étais pas un gros gars de gymnase avant. L’an passé, j’ai compris que c’était probablement le moment de m’y mettre si je voulais accomplir quelque chose au football. Depuis ce temps, ça va très bien, j’ai beaucoup progressé physiquement. On peut dire que j’ai récolté ce que j’ai semé en étant choisi sur l’équipe d’étoiles. C’est juste plaisant de voir que t’as des résultats quand tu travailles », a confié celui qui devrait officiellement son baccalauréat cet hiver après avoir complété des cours préparatoires.

 

Sylvestre sait qu’il devra continuer dans ce sens pour participer aux évaluations de la LCF l’an prochain.

 

« Je sais qu’il me manque un peu de poids pour grimper à ce niveau. Mon but n’est pas nécessairement de me tailler une place directement. On verra ce que je peux réussir à partir d’un camp d’entraînement. Je ne me fais pas de fausses idées », a noté celui qui est content d’avoir retrouvé, au sein des Carabins, l’esprit familial qu’il avait tant aimé au Collège Notre-Dame.  

 

Tout ce travail a permis à Sylvestre de s’ouvrir les yeux.

 

« Quand tu vois des jeunes comme Gustave ou Junior Luke qui ont besoin d’un an ou deux, mais qui finissent par réaliser leur potentiel, c’est une grande satisfaction pour les entraîneurs et notre programme », a noté Maciocia.

 

Louis-Mathieu NormandinLouis-Mathieu Normandin, un étudiant-athlète hors pair

 

Si l’entraîneur des Carabins était emballé par l’évolution de Sylvestre, il n’avait pas assez de compliments pour encenser le receveur Louis-Mathieu Normandin qui a mérité la mention d’honneur de la gouverneure générale pour son excellence sportive et académique.

 

En plus de briller sur le terrain, Normandin s’est illustré dans ses études en Administration (HEC) avec une moyenne de 4 sur 4,3. Il s’est donc classé parmi le top-8 académique des athlètes U Sports.

 

« Ça, pour moi, ça devrait faire les manchettes. Ce jeune a réussi cet exploit en plus de son implication au football qui prend environ 25 heures par semaine! Je vais me souvenir de cette fierté pour le reste de ma vie parce que j’ai participé à cet effort avec la structure qui a été mise en place », a exprimé Maciocia qui était heureux de parler de son receveur membre de l’équipe d’étoiles du RSEQ.

 

Une mission importante pour Hamel

 

Normandin et ses coéquipiers doivent maintenant étudier en profondeur les tendances du Rouge et Or de l’Université Laval. Du côté défensif, le maraudeur François Hamel est reconnu comme une référence dans ce travail.   François Hamel

 

« Je veux apprendre leurs formations et leurs tendances par cœur pour les reconnaître sur le terrain. Je m’attends à être en mesure d’aider mes demis défensifs et mes secondeurs pour les avertir de certaines possibilités », a précisé Hamel.

 

« C’est comme notre voltigeur de centre, il est capable de calmer tout le monde et placer les joueurs autour de lui. Il comprend toutes les positions et il est en mesure de déceler plusieurs indices chez l’adversaire », a ciblé Maciocia.

 

Son influence pourrait être précieuse face au Rouge et Or surtout que Hamel connaît cette rivalité en détail puisque son frère Julien a joué pour les Carabins jusqu’en 2010.

 

« C’est le fun à entretenir, on a du plaisir à les haïr si on peut dire. On veut tellement bien faire dans ces rencontres. L’atmosphère est incroyable, ce sera impossible de la reproduire après notre carrière, il faut en profiter le plus possible », a indiqué Hamel dont le frère était reconnu pour son intensité et sa contribution physique.

Le Rouge et Or s'attend à un match serré

 

RSEQ : Hugo Richard nommé joueur par excellence

Universitaire vendredi, 10 nov. 2017. 12:18 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:MATHIEU BÉLANGER)

Le quart-arrière du Rouge et Or de l'Université Laval Hugo Richard a été nommé joueur par excellence du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), qui a dévoilé vendredi les récipiendaires des honneurs individuels pour la saison 2017 en football universitaire.

Le quart-arrière de quatrième année reçoit cet honneur pour la deuxième fois de sa carrière. Les chiffres ne mentent pas dans le cas de Richard : le pivot a lancé pour 2187 verges cette saison (1er rang RSEQ) en plus d’utiliser ses jambes pour en franchir 324 autres (3e rang). Auteur de sept touchés au sol, un sommet au sein du RSEQ, il a porté son total en carrière à 26, ce qui le place au 6e rang de tous les temps au Québec à égalité avec l’ancien porteur des Carabins Rotrand Sené.

Ses 11 passes de touché réussies en 2017 lui en donnent maintenant 52, le septième plus haut total de l’histoire de la ligue, à seulement quatre de Jean-Philippe Shoiry (Sherbrooke) et Phil Côté (Ottawa) et six derrière son mentor Mathieu Bertrand. Tout ça en étant intercepté qu’à trois reprises en huit matchs.

Le secondeur Kean Harelimana est quant à lui devenu le quatrième joueur de suite du Rouge et Or à être nommé recrue de l'année du RSEQ après Adam Auclair (2016), Mathieu Betts (2015) et Hugo Richard (2014). En uniforme à chacun des huit matchs de saison régulière du Rouge et Or, et partant dans cinq de ceux-ci, Harelimana a terminé au quatrième rang des Lavallois et au 34e échelon de la ligue pour le nombre de plaqués, soit 23,5 incluant 18 en solo. Il a également réussi un sac du quart, a brisé deux passes et a récupéré un ballon échappé.

Élu recrue par excellence du circuit en 2016, Adam Auclair a poursuivi sur sa lancée et remporté l’honneur du joueur défensif de l'année avec une récolte de 41 plaqués, dont 32 en solo, ce qui le place au sixième rang québécois. Pour une deuxième année de suite, le Beauceron a été partant dans chacun des huit matchs du Rouge et Or. Malgré son physique imposant, l’ancien des Cougars de Champlain-Lennoxville demeure rapide et extrêmement rigoureux sur ses couvertures, comme en témoignent ses trois interceptions et ses deux passes rabattues.
 

Recrue de l’année au pays en 2015 et récipiendaire du trophée J.P. Metras l’an passé, Mathieu Betts, qui remporte le prix de joueur de ligne de l'année, a dominé le RSEQ pour le nombre de sacs du quart en 2017 avec 5,5, le plaçant au 10e rang au pays à ce chapitre. En trois saisons avec le Rouge et Or, l’ancien des Spartiates du Vieux Montréal a maintenant rabattu le pivot adverse à 26,5 reprises, soit un record d’équipe en carrière codétenu avec Vincent Desloges. En plus de terroriser les quarts-arrière, l’ailier défensif étoile a cumulé 12,5 plaqués – dont 8 en solo et 6 pour des pertes – tout en brisant six passes et en récupérant deux ballons échappés.

Le titre d'entraîneur de l'année revient à Glen Constantin, qui a mené son équipe à un 12e titre de saison régulière en 13 ans cette saison en vertu d’une fiche de sept victoires et une défaite. Il s’agit de son septième titre du genre au Québec, après ceux de 2005, 2008, 2009, 2010, 2012 et 2015. Au terme des saisons 2005 et 2010, il a reçu le prix Frank Tindall de l’entraîneur de l’année de U SPORTS. En 17 saisons à la barre du Rouge et Or, Glen a un impressionnant dossier de 119 victoires et 20 défaites en saison régulière et de 44-10 en éliminatoires.

Honneurs individuels en football universitaire du RSEQ – Saison 2017

Athlète par excellence de l’année – Trophée Jeff Russel
(En nomination pour le trophée Hec Crighton – U SPORTS)
Hugo Richard // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Recrue de l’année
(En nomination pour le trophée Peter Gorman – U SPORTS)
Kean Harelimana // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Joueur défensif de l’année
(En nomination pour le trophée des Présidents – U SPORTS)
Adam Auclair // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Joueur de ligne de l’année
(En nomination pour le trophée J.P. Metras – U SPORTS)
Mathieu Betts // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Prix de leadership et engagement social
(En nomination pour le trophée Russ Jackson – U SPORTS)
Joel Houle // Redmen de l’Université McGill
 
Entraîneur de l’année
(En nomination pour le trophée Frank Tindall – U SPORTS)
Glen Constantin // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Recrue offensive par excellence (RSEQ)
Daniel Adesegun // Redmen de l’Université McGill
 
Recrue défensive par excellence (RSEQ)
Khadeem Pierre // Stingers de l’Université Concordia
 
Joueurs des unités spéciales par excellence (RSEQ)
Félix Ménard-Brière // Carabins de l’Université de Montréal

 

 

Coupe Dunsmore : deux frères au coeur d'une grande rivalité

Universitaire jeudi, 9 nov. 2017. 23:36

La clé est simple pour Maciocia 1:46

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Petite devinette : qui pourrait bien souhaiter que le match de la coupe Dunsmore entre les Carabins de l’Université de Montréal et le Rouge et Or de l’Université Laval se termine par le pointage de 3 à 0?

 

On ne peut pas blâmer cette personne, il s’agit de la mère de Brian et Kean Harelimana qui évoluent respectivement pour les Carabins et le Rouge et Or au poste de secondeur. Déchirée à l’idée de voir ses deux fils s’affronter pour la première fois dans un match éliminatoire, elle pourra à tout le moins encourager les unités défensives des deux équipes.

 

C’est la première année qu’elle se retrouve dans cette situation particulière puisque ses deux fils ont eu le privilège de jouer ensemble à leurs débuts dans le football civil ainsi qu'à l’école secondaire et au niveau collégial.

 

Tout laissait croire que le scénario idéal allait se poursuivre au passage universitaire. Brian, l’aîné, a fait son entrée avec les Carabins en 2016. Mais son petit frère a causé la surprise l’année suivante en préférant voler de ses propres ailes dans l’environnement du Rouge et Or.

 

« C’est un moment qui a été difficile », a admis d’emblée le secondeur des Carabins.  

 

« Il m’avait averti le jour avant qu’il allait prendre sa décision le lendemain. Je sentais qu’il avait un petit penchant pour Laval, il avait vraiment aimé sa visite là-bas et l’un de ses bons amis, Zack Fitzgerald, qui a joué avec nous à Vanier, avait choisi le Rouge et Or. J’ai été le premier à apprendre sa décision. Au début, j’étais un peu déçu, même si j’étais content pour lui. C’était un peu difficile à avaler, mais j’ai accepté avec le temps », a détaillé Brian qui s’est taillé une place sur l’équipe d’étoiles du RSÉQ.

 

En y réfléchissant quelque peu, il a fini par se dire que ça pouvait être positif que son frère puisse vivre ses propres expériences.

 

« C’est comme ça que je l’ai vu. Il a sa vie à vivre, il n’est pas obligé de venir jouer avec moi. J’ai compris sa décision. »

 

Même s’il a choisi le camp ennemi, Kean a pu continuer de bénéficier des conseils de son grand frère. Après tout, la marche est haute entre le calibre collégial et universitaire.

 

« C’est sa première saison, j’ai pu vivre ça l’an passé. Je lui ai donné des trucs. C’était plus difficile pour lui au début parce qu’il n’était pas partant, je l’ai supporté moralement. Je faisais mon travail de grand frère sauf pour les matchs contre nous ! », a lancé Brian qui partage un style similaire à Kean.

 

Durant la saison, les Carabins et le Rouge et Or ont partagé les honneurs de leur série de deux confrontations. L’enjeu grimpe toutefois de plusieurs crans, samedi, et c’est encore plus vrai pour les frères aux origines rwandaises qui n’ont jamais eu la chance de remporter un championnat ensemble.

 

Cette disette prendra fin pour l’un des deux avec cette finale québécoise.

 

« Effectivement, c’est pour ça que ce match a tant d’importance. Ce sera l’un ou l’autre, ce match a beaucoup de valeur », a admis Brian.

 

Son entraîneur Danny Maciocia sait qu’il n’est pas du style à manquer de motivation. Il convient tout de même que la rivalité fraternelle devrait lui en procurer une dose supplémentaire.

 

« Oui, probablement, c’est certain qu’ils vont se parler du résultat durant la saison morte quand ils seront ensemble comme au réveillon de Noël. Mais il réalise aussi que notre équipe a l’occasion d’aller chercher cette victoire pour continuer de jouer », a indiqué Maciocia.

 

Cela dit, peu importe l’issue de la confrontation, il ne faut pas s’attendre à voir le gagnant se moquer du perdant. Après tout, les deux frères n’ont jamais été du genre à se chamailler dans leur jeunesse.

 

Kean Harelimana« On est vraiment très proches, on ne se battait jamais à la maison. On s’entend toujours bien, je ne pense pas que l’un va narguer l’autre. On serait plus du style à se souhaiter bonne chance pour le reste. C’est sûr que c’est à Noël qu’on va en parler plus, mais on n’ira pas trop loin », a expliqué Brian qui ne s’attend donc pas à recevoir un chandail du Rouge et Or comme cadeau de Noël s’il se retrouve dans le camp des perdants samedi.

 

L’histoire intrigante de ce duo de frères ne s’arrête pas là. Dans les années entourant leur naissance, leur père se déplaçait souvent pour des raisons professionnelles. Brian est donc né au Kenya tandis que Kean a vu le jour en Afrique du Sud. Les deux frères ont quitté le continent africain vers le Québec avec leur mère à la séparation de leurs parents. Ils n’étaient âgés que de deux ans et un an environ. Deux décennies plus tard, ils s’assurent encore de rendre visite à leur père au Rwanda durant la période estivale.

 

L’autre élément fascinant de leur récit concerne leurs habiletés. Si tout se déroule comme prévu, ils pourraient accéder à une carrière professionnelle dans quelques années. Ils seraient bien heureux d’accomplir leur objectif, mais ils ne peuvent expliquer d’où vient leur talent athlétique.

 

« On se questionne souvent là-dessus. Ça vient sûrement du fait qu’on jouait toujours dehors et qu’on touchait à tous les sports dans notre enfance à Laval », a raconté Brian en riant.

 

Peu importe l’explication derrière leurs aptitudes, Maciocia se réjouit de miser sur la moitié de l’équation.

 

« Je suis très satisfait de tout ce qu’il amène comme individu et comme joueur de football. C’est tout un leader, tu vois que c’est probablement un futur capitaine d’équipe. Déjà, il est bien respecté dans le vestiaire. Il a une très bonne tête de football, il comprend ce qui se passe. Il couvre beaucoup de terrain, il est très actif et il va s’imposer physiquement. Quand tu as de telles qualités, c’est sûr que tu peux accomplir de belles choses », a vanté Maciocia.

 

Qui sait, peut-être que leur destin leur permettra d’être réunis de nouveau pour l’étape professionnelle.

Le Rouge et Or s'attend à un match serré

 

Danny Maciocia s'attend à une autre guerre de tranchées

Universitaire jeudi, 9 nov. 2017. 16:58 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)

MONTRÉAL - L'entraîneur-chef des Carabins de l'Université de Montréal, Danny Maciocia, ne veut pas laisser un seul détail lui échapper dans sa préparation pour la finale de la Coupe Dunsmore face au Rouge et Or de l'Université Laval, samedi au stade Telus. Pour cette raison, Maciocia a décidé de fouiller dans les archives vidéos et de remonter jusqu'à la finale de 2013 pour peaufiner la préparation de son équipe.

« Je regardais comment (le Rouge et Or) s'alignait contre certaines formations, certains concepts à l'attaque, a raconté Maciocia jeudi lors d'une conférence de presse. En attaque, je suis allé de 2013 jusqu'aux deux derniers matchs cette saison. En défensive, j'ai regardé les deux dernières années, ce qu'ils font à l'attaque. »

«On parle beaucoup des situations qui peuvent arriver, à l'attaque, en défensive et sur les unités spéciales. On parle des tendances, même si des choses imprévues peuvent arriver. C'est impossible de tout couvrir en une semaine. »

Les Carabins et le Rouge et Or croiseront le fer en finale de la Coupe Dunsmore pour une cinquième année de suite, et une neuvième fois depuis 2004. Le Rouge et Or a eu le dessus six fois, dont en 2013 et en 2016. Les seuls succès des Carabins ont été obtenus en 2014 et 2015.

Cette saison, les Carabins (7-1) ont gagné le premier duel entre les deux équipes 21-16, en septembre, à Montréal. Le Rouge et Or (8-1) a eu sa revanche en l'emportant 22-0, en octobre, à Québec.

Maciocia a cependant rapidement voulu relativiser la défaite.

« On a eu six interceptions dans ce match-là et deux fois, ils ont ramené le ballon à la ligne de 13 et de 6. Et on a perdu seulement 22-0, a-t-il rappelé. Je ne pense pas qu'on va lancer six interceptions samedi. »

Maciocia ne s'attend pas non plus à voir son équipe concéder 213 verges en punition à son rival, comme ce fut le cas dans une victoire de 42-20 en demi-finale face aux Stingers de l'Université Concordia, samedi dernier.

« Ce sera un match émotif, mais on n'est pas fou, a souligné le joueur de ligne offensive Gustave Sylvestre. C'est un match avec un plus grand enjeu, avec une coupe en jeu. Personne ne veut être le gars qui se fait prendre pour une pénalité qui te coûte le match. »

Lors des quatre dernières finales que les deux équipes se sont partagées, le Rouge et Or a inscrit 59 points contre 58 du côté des Carabins. Encore une fois, Maciocia s'attend à un autre match serré, ce qui signifie que la guerre de tranchées entre les lignes offensives et défensives des deux formations sera clé lors de la rencontre.

« Je sais que le monde est peut-être écoeuré de m'entendre dire que c'est toujours la bataille de la ligne de mêlée et s'imagine que je n'ai rien d'autre à dire. Honnêtement, regardez le match et on se reparlera à 17h15 ou 17h30 samedi et dites-moi si on a gagné ou non la bataille de la ligne de mêlée », a-t-il rétorqué.

Le gagnant de la Coupe Dunsmore aura la mission de poursuivre l'hégémonie du Québec au niveau du football universitaire canadien. Depuis 2003, les représentants du Québec ont gagné neuf des 14 éditions de la finale de la Coupe Vanier. Le Rouge et Or a signé huit de ces neuf victoires, l'autre appartient aux Carabins, en 2014.

Avant cette étape, il y aura les demi-finales nationales. Le gagnant du Québec rendra visite à celui de l'Ouest canadien, les Dinos de l'Université de Calgary ou les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique, dans le cadre de la Coupe Mitchell. Dans l'autre portion du tableau, les Axemen de l'Université Acadia ont obtenu un billet pour la Coupe Uteck à la suite de la disqualification des Huskies de l'Université Saint Mary's en raison d'un problème d'admissibilité. Les Axemen accueilleront les champions de l'Ontario, les Mustangs de l'Université Western ou les Golden Hawks de l'Université Wilfrid-Laurier.

Le Rouge et Or accède à la Coupe Dunsmore avec un gain de 45-0

Universitaire samedi, 4 nov. 2017. 15:48

Vert et Or 0 - Rouge et Or 45 1:12

MONTRÉAL - Le Rouge et Or de l'Université Laval n'a fait qu'une bouchée du Vert et Or de l'Université Sherbrooke en demi-finales du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en football masculin, samedi après-midi, l'emportant aisément 45-0 au stade Telus.

Le quart Hugo Richard s'est signalé avec trois touchés au sol en première demie uniquement, en plus d'avoir complété une passe de touché de 60 verges vers Benoît Gagnon. Le porteur de ballon Vincent Alarie-Tardif a aussi inscrit un majeur en milieu de quatrième quart pour le Rouge et Or, qui a signé un troisième jeu blanc à ses cinq dernières rencontres.

De son côté, le botteur David Côté a réussi deux placements et ses cinq tentatives de transformation.

La défense du Rouge et Or s'est aussi signalée avec deux touchés de sûreté.

La formation de Québec menait déjà 28-0 à la mi-temps contre le Vert et Or (2-6). Et ça ne s'est pas replacé en deuxième demie pour les visiteurs.

Les Sherbrookois ont concédé un touché de sûreté vers la fin du troisième quart pour creuser l'écart à 30-0, puis Côté a réussi un placement de 28 verges à 12:49 du quatrième quart.

Alarie-Tardif a ensuite effectué une course de cinq verges jusque dans la zone payante à 6:42, puis après un autre touché de sûreté, Côté a ajouté un placement de 16 verges qui portait la marque à 45-0.

Le Rouge et Or (7-1) aura rendez-vous en finale samedi prochain avec l'équipe gagnante du duel entre les Carabins de l'Université de Montréal et les Stingers de l'Université de Concordia, qui est toujours en cours au CEPSUM.

La formation de l'entraîneur Glen Constantin tentera alors de remporter la Coupe Dunsmore, remise à l'équipe championne du RSEQ, pour une deuxième année consécutive. Si elle y parvient, il s'agira de son 14e titre québécois.

Les Carabins maîtrisent les Stingers et rejoignent le Rouge et Or en finale de la Coupe Dunsmore

Universitaire samedi, 4 nov. 2017. 17:26

Stingers 20 - Carabins 42 1:01

Les demi-finales du football universitaire québécois n'auront réservé aucune surprise, samedi après-midi.

Après la victoire du Rouge et Or face au Vert & Or de l'Université de Sherbrooke, ce fut ensuite au tour des Carabins de l'Unviersité de Montréal d'obtenir leur billet pour la Coupe Dunsmore en s'imposant au compte de 42-20 sur les Stingers de Concordia.

Le quart des Carabins (7-1) Samuel Caron a lancé des passes de touché de 63 verges à Louis-Mathieu Normandin et de six verges à Regis Cibasu, en plus de lui-même inscrire un majeur sur une course de deux verges. Guillaume Paquet a atteint la zone des buts sur un sprint de 31 verges lors d'un troisième essai et deux verges à franchir.

« Nous avons bien fait au sol, a noté Caron, alors que les Carabins ont terminé la rencontre avec 235 verges de gains par la course. Notre ligne offensive a été dominante et nos receveurs ont bien bloqué. C'est ce qu'il faut en éliminatoires. Quand il fait froid, il faut être bon au sol. »

Alors que les Carabins menaient déjà 26-7 au troisième quart, Jordan Perrin a réussi un retour d'interception de 80 verges, portant un dur coup au moral des Stingers.

Le botteur des Bleus Michael Arpin a réussi un placement de 28 verges, tandis que les Stingers ont concédé deux touchés de sûreté.

Les Stingers (3-5) étaient privés de leur quart partant Trenton Miller, toujours ennuyé par une commotion cérébrale. Adam Vance l'a remplacé derrière le centre, mais il a rarement permis aux siens de menacer avant de quitter tôt au quatrième quart après avoir encaissé de nombreux coups.

Vance a lancé une passe de touché de 42 verges à Jarryd Taylor au premier quart, mais la défensive des Carabins a plus souvent qu'autrement limité les Stingers à de courts gains. Jean-Guy Rimpel a inscrit des majeurs sur des courses d'une et de deux verges dans une cause perdante au quatrième quart.

Rimpel a été limité à 43 verges de gains sur 17 courses.

« C'est là que le match se jouait, contre leur porteur de ballon et leur ligne offensive, a noté l'entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia. Nous avons gagné la bataille de la ligne de mêlée des deux côtés du ballon. »

Maciocia était moins heureux de l'indiscipline affichée par sa troupe. Les Carabins ont été punis 23 fois, concédant 213 verges aux Stingers.

« Il va falloir trouver une façon de limiter les punitions", a-t-il reconnu avant d'ajouter que "la bonne nouvelle, c'est qu'on les a toutes sorties. Il ne doit plus nous en rester! »

L'UdeM et l'Université Laval croiseront le fer samedi prochain au PEPS, à Québec, pour déterminer quelle formation québécoise participera à la demi-finale canadienne.

Les Carabins ne feront pas l'erreur de sous estimer les Stingers

Universitaire jeudi, 2 nov. 2017. 15:02 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

MONTRÉAL - Même ceux qui ne suivent pas le football universitaire québécois savent que les deux puissances du RSEQ sont le Rouge et Or de l'Université Laval et les Carabins de l'Université de Montréal. Ces derniers portent toutefois leur attention sur les Stingers de Concordia, pour l'instant.

Car avant de penser à un éventuel affrontement contre leurs rivaux de Québec, les Carabins devront prendre la mesure des Stingers, samedi, dans la deuxième demi-finale québécoise. Danny Maciocia et son équipe d'entraîneurs se sont assurés de faire passer le message.

« Oui, il y a un danger. Nous l'avons vécu ici en 2012 contre Sherbrooke. Nous avions une avance de 17 ou 19 points il me semble, et nous avons perdu par 15 ou 17 points, s'est rappelé l'entraîneur-chef des Carabins. La beauté dans tout cela, c'est qu'on a Gabriel Cousineau, Byron Archambeault, Marc Glaude, Philip Enchill, Nicholas Narbonne-Bourque : tous des entraîneurs qui sont avec nous actuellement qui ont vécu ce match.

« Parfois, je fais référence à 2012 et je leur demande de parler de cette expérience-là comme ancien joueur. Je pense que nos joueurs réalisent qu'il ne faut rien tenir pour acquis. On a un match à jouer, contre un adversaire très important, qui va être complètement différent de celui qu'on a vu dans la première semaine du calendrier. Il faut qu'on soit la meilleure équipe pendant trois heures de temps, samedi. »

« C'est certain que c'est le plus grand danger, a renchéri le secondeur intérieur Brian Harelimana. Il faut penser une semaine à la fois. D'abord Concordia, on verra après. Toute notre concentration est sur cette semaine, on ne pense ni à Laval, ni à Sherbrooke. En matchs éliminatoires, ç'a été prouvé que si tu te présentes, tu peux gagner le match, alors il faut venir jouer au football. »

Les Carabins (6-1) affronteront des Stingers (3-4) bien différents lors de cette première semaine éliminatoire. À commencer au poste de quart: Trenton Miller, victime d'une commotion cérébrale plus tôt cette saison, ne devrait pas jouer cette rencontre, même si le département de communications de Concordia n'a pas voulu le confirmer. Mais ça ne veut pas dire que les Stingers seront démunis pour autant en attaque: les Carabins devront se méfier de Jean Guy-Rimpel.

« C'est le meilleur porteur de ballon au Québec présentement, a indiqué Maciocia. Il ne s'en vient pas ici pour bloquer. Il faudra dominer la ligne de mêlée et les limiter à de courts premiers essais. Comme ça, ils se retrouveront en situation de deuxième et long. »

« C'est certain qu'ils vont miser à fond sur le jeu au sol, a souligné Harelimana. Nous devrons être prêts. »

Pendant que ce duel sera disputé à 14 h au CEPSUM, le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke (2-6) disputera la victoire au Rouge et Or (7-1).

Football du RSEQ : les étoiles dévoilées

Universitaire jeudi, 2 nov. 2017. 10:14 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Yves Longpré)

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a dévoilé jeudi la composition des équipes d'étoiles du football universitaire, au sein desquelles se rerouvent notamment 10 joueurs du Rouge et Or de l'Université Laval et 9 autres des Carabins de l'Université de Montréal.

C’est par un vote des entraîneurs et du commissaire que les plus méritants furent sélectionnés. Le dévoilement des honneurs individuels se fera le vendredi 10 novembre, une journée avant la tenue de la finale de la Coupe Dunsmore.

Voici la liste des joueurs sélectionnés : 

Attaque
Gustave Sylvestre – MONTRÉAL – BLOQUEUR
Maurice Simba – CONCORDIA – BLOQUEUR
Samuel Thomassin – LAVAL – GARDE
Antoine Demers – SHERBROOKE – GARDE
Francis Lapointe – SHERBROOKE – CENTRE
Guillaume Paquet – MONTRÉAL – RECEVEUR
Jeremy Sauvageau – McGILL – RECEVEUR
Louis-Mathieu Normandin – MONTRÉAL – RECEVEUR 
Jonathan Breton-Robert – LAVAL – RECEVEUR
Simon Gingras-Gagnon – LAVAL – CA-HYBRIDE *
Jean-Guy Rimpel – CONCORDIA – DEMI OFFENSIF *
Hugo Richard – LAVAL – QUART-ARRIÈRE *
 
Défense
Mathieu Betts – LAVAL – AILIER DÉFENSIF
Jonathan Boissonneault-Glaou – MONTRÉAL – AILIER DÉFENSIF
Vincent Desjardins – LAVAL – BLOQUEUR
Andrew Seinet-Spaulding – McGILL – BLOQUEUR
Mickael Côté –CONCORDIA – SECONDEUR
Brian Harelimana – MONTRÉAL – SECONDEUR
Adam Auclair – LAVAL – SEC. SAM *
Gabriel Ouellet – LAVAL – DEMI DÉFENSIF
Marc-Antoine Dequoy – MONTRÉAL – DEMI DÉFENSIF
Khadeem Pierre – CONCORDIA – DEMI DE COIN *
Jordan Perrin – MONTRÉAL – DEMI DE COIN
François Hamel – MONTRÉAL – MARAUDEUR
 
Unités spéciales
Félix Ménard-Brière – MONTRÉAL – BOTTEUR DÉGAGEMENT
David Côté – LAVAL – BOTTEUR DE PRÉCISION
Antony Dufour – LAVAL – RETOUR DE BOTTÉS

Jacques Dussault honoré par les Carabins

Universitaire vendredi, 27 oct. 2017. 12:44 Jacques Dussault
Jacques Dussault (Source d'image:Carabins de l'Université de Montréal)

Le programme de sport d’excellence de l’Université de Montréal et son équipe de football des Carabins rendront hommage à Jacques Dussault avant le match opposant les Bleus aux Redmen de McGill demain, samedi, à 14 h au CEPSUM.

Celui qu’on surnomme affectueusement « Le Coach » a récemment annoncé sa retraite du football après une carrière de plus de 40 ans comme entraîneur et analyste dans différents médias. Il a été le premier entraîneur-chef des Carabins à leur retour en football après 30 ans d’absence, de 2002 à 2005. Il a ainsi été au cœur de la mise en place des fondations de l’un des plus réputées programmes de football universitaire au pays.

« Jacques, c’est un bâtisseur. Quand on construit et qu’on part de nulle part, ça prend des gens qui sont prêts à payer en termes d’énergie et de temps de travail, explique la directrice du sport d’excellence à l’UdeM Manon Simard. Il a donné une partie de lui-même dans ce projet énorme, et on est privilégié de l’avoir eu chez les Carabins. »

« C’est un pionnier dans le monde du football, mentionne son ancien collègue et actuel entraîneur-chef des Bleus, Danny Maciocia. Il a eu un grand impact dans ma vie personnelle et professionnelle, et je ne suis pas le seul. Si j’ai eu la chance de percer dans ce domaine-là, c’est beaucoup grâce à lui, et je ne m’en cache pas. »

« Quand on parle de Temple de la renommée du sport au Québec, on doit immédiatement penser à Jacques Dussault, ajoute-t-il. Il a ouvert la porte à beaucoup de jeunes entraîneurs qui en font maintenant une vie. »

Les partisans des Bleus auront la chance de le saluer pour la première fois depuis la saison 2005, lui qui sera présent sur le terrain pour une cérémonie qui aura lieu quelques minutes avant le botté d’envoi.

Après des débuts modestes, Dussault a mené l’UdeM vers une progression remarquable et une fiche de huit victoires contre aucun revers lors de la saison 2004. « Il ne faut pas oublier que la troisième année de Jacques a été une saison parfaite, ce n’est pas rien!, précise Simard. On recrutait des jeunes qui avaient simplement l’air athlétique dans un gymnase trois ans plus tôt afin de mettre une équipe sur pied. »

Reconnu comme un éducateur, Jacques Dussault a exercé ses fonctions autant chez les amateurs que chez les professionnels, avec les Alouettes et les Concordes de Montréal, dans des universités tant canadiennes qu’américaines, et même en Europe. Il a également été le seul et unique entraîneur-chef de la défunte Machine de Montréal qui a joué au sein de la Ligue mondiale. Une feuille de route plus que chargée qui a eu une grande influence sur de nombreux joueurs, entraîneurs et amateurs de football.

La carrière d’entraîneur de Jacques Dussault en bref

Année(s) Employeur Poste
2011-2013 Académie Les Estacades de Trois-Rivières

Coordonnateur du programme de football et entraîneur-chef juvénile AAA

2009 Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal Entraîneur-chef
2008 Jaguars de l'école secondaire Jean Grou Coordonnateur offensif et des unités spéciales
2006-2008 École de football Bruno Heppell Entraîneur
2001-2005 Carabins de l'Université de Montréal Entraîneur-chef
1997-2000 Alouettes de Montréal

Entraîneur-chef adjoint, entraîneur de la ligne défensive et des unités spéciales

1996 Iron Mask de Cannes (1re division) Entraîneur-chef
1995-1996 Équipe Québec des 19 ans et moins Entraîneur-chef
1993-1994 Cougars de St-Léonard (Junior) Coordonnateur défensif
1992 Redmen de l'Université McGill Entraîneur des receveurs
1990-1992 Machine de Montréal (Ligue mondiale) Entraîneur-chef
1988-1990 Mounties de l'Université Mount Allison Entraîneur-chef
1986-1988 Axemen de l'Université Acadia Coordonnateur défensif et des unités spéciales
1986 Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal Coordonnateur défensif et des unités spéciales
1981-1985 Alouettes et Concordes de Montréal Entraîneur de la ligne défensive, des unités spéciales et de la musculation
1979-1980 Albany State Entraîneur de la ligne défensive
1978-1979 Patriotes de l'UQTR Coordonateur défensif
1977 École secondaire Katimavik (Québec) Entraîneur
1975 École secondaire Napoléon Courtemanche (Pointe-aux Trembles) Entraîneur

Au cours de sa carrière d’entraîneur, il a également été invité à participer à six camps d’entraînement de la NFL (Eagles de Philadelphie, Bills de Buffalo, Giants de New York, Jets de New York, Steelers de Pittsburgh et Browns de Cleveland) ainsi qu’à plusieurs autres incluant l’Université Michigan State et l’Université de Boston. Il a également enseigné aux niveaux primaire, secondaire et universitaire.

L'annulation du match entre les Carabins et les Stingers est maintenue

Universitaire mercredi, 18 oct. 2017. 11:00 Carabins
Les Carabins (Source d'image:Christian L-Dufresne)

Malgré des demandes d'appel de trois équipes, le match entre les Stingers de Concordia et les Carabins de l'Université de Montréal, annulé en raison des symptômes de gastro-entérite, ne sera pas disputé.

 

Après révision d’un comité d’appel indépendant, l'annulation est maintenue, a annoncé la RSEQ mercredi par voie de communiqué. Le Vert & Or de l’Université Sherbrooke, les Stingers et les Carabins avaient placé des demandes d’appel. 

 

La décision du commissaire de la ligue de football universitaire avait été émise après l’audition des deux parties concernées. Selon le réseau, il s’agissait d’un cas de force majeure et que cela répondait aux critères prévus par les règles quant à l’annulation d’une partie.

 

« Après délibération, le comité d’appel indépendant signale que la décision initiale prise par le RSEQ était raisonnable, car le commissaire de la ligue de football universitaire s’appuyait sur des faits légitimes et qu’elle était bien fondée en faits et en droit. Par conséquent, les demandes d’appel émises ont été rejetées et ce jugement du comité d’appel indépendant est final et sans appel », précise la RSEQ dans un communiqué.

 

Puisque la décision du comité d’appel indépendant ne modifie pas celle du réseau, le classement final de la saison régulière sera toujours déterminé par le calcul du coefficient entre le total de matchs gagnés et le total de matchs disputés. Advenant une égalité au classement, le bris d’égalité actuel s’applique tel quel.

 

Concordia et Montréal voient donc leur calendrier écourté officiellement à sept matchs.

 

En réaction, la direction des Carabins s'est dite en « désaccord » avec l'annulation du match et a indiqué par communiqué qu'elle réflichira à la situation afin d'évaluer ses options.

 

 

 

 

Perspective juridique sur le dossier de Kevin Kwasny

Universitaire mercredi, 11 oct. 2017. 13:26 Gaiters Bishop's
(Source d'image:RDS)
Photos 2018

Le 10 septembre 2011, le footballer des Gaiters de l’Université Bishop’s, Kevin Kwasny a subi un hématome cérébral lors d’une partie contre les Stingers de Concordia. Kwasny prétend que l'entraîneur l’aurait forcé à retourner au jeu après qu’il lui ait mentionné avoir mal à la tête. Subséquemment, il a subi une seconde blessure qui a provoqué une hémorragie cérébrale. Il vit désormais avec des dommages permanents au cerveau, a perdu l'usage du côté droit de son corps et doit être complètement pris en charge. En septembre 2013, sa famille a déposé une poursuite de 7,5 millions contre l’Université Bishop’s. Pour couvrir les soins médicaux depuis l’accident, le montant a été majoré à 9,3 millions en 2014 et à 13,7 millions en 2017. Le procès devait débuter le 5 octobre 2017, mais une entente à l'amiable est intervenue entre les parties.

Responsabilité civile

Sa famille avait intenté une poursuite alléguant que l’entraîneur aurait obligé Kwasny à jouer au moment où il présentait des symptômes de commotion cérébrale. De là, l'essence même du débat, car il est difficile de connaître la teneur exacte de la conversation qui a eu lieu entre Kwasny et son entraîneur préalablement à l’accident. Qu'est-ce qu’il a réellement dit à son entraîneur et comment a-t-il réellement réagi face à cette situation? A-t-il vraiment insisté? Si oui, quel était son niveau d'insistance?

Incontestablement, les préjudices subis par Kevin Kwasny sont bien réels, mais encore faut-il démontrer l’existence d’une faute et d’un lien de causalité pour établir la responsabilité de l'Université Bishop. La responsabilité de l'Université ne peut être encourue que s’il est possible de démontrer qu’elle a commis un manquement à ses obligations. Mais quelle est l’étendue de ses obligations face aux joueurs? Elle a une obligation générale de prudence et de diligence dans l'information et la surveillance qu'elle procure à ses joueurs afin de sauvegarder leur sécurité et leur santé. Cette obligation commande notamment à l'Université de prendre les précautions nécessaires pour prévenir les accidents, mais au surplus d'assurer le respect par les joueurs des mesures de sécurité et des règles de conduite sur le terrain.

Ceci étant, il peut y avoir un partage de responsabilité sachant que le football est un sport violent et que l'athlète doit le pratiquer en toute connaissance de cause. En acceptant de se livrer à ce sport, le joueur accepte de facto les risques de blessures et d'accidents y reliés. En l’espèce, il aurait fallu démontrer que Kwasny avait volontairement accepté de s’adonner à une activité comportant des risques et que la nature et l'intensité de ces risques lui avaient été préalablement divulguées. Pour l'Université, la preuve que les instructions ont été transmises au joueur sur la manière de jouer et que les mesures de sécurité appropriées ont été prises pour prévenir les accidents aurait pu être suffisamment satisfaisante pour exonérer sa responsabilité.

Pourquoi avoir réglé hors cour?

Il est courant dans les affaires civiles que les parties s’engagent dans des pourparlers avant le procès. La certitude de règlement est souvent préférable à l'incertitude d'un procès. La famille de Kwasny peut réclamer et obtenir des dommages-intérêts de la part de l’Université dans la mesure où elle a commis une faute. Ici, il s'agissait d'un dossier très factuel et le débat sur la responsabilité en était davantage un sur la crédibilité des témoins. Chacune des parties avait sa propre version des faits et si le procès avait eu lieu, le tribunal aurait eu à se pencher sur les normes que devait respecter l’Université eu égard au comportement du joueur. Or, même s’il avait été possible de prouver la faute de l’Université lors de l’audition, il n’y avait néanmoins aucune certitude quant au montant que Kwasny aurait eu droit. Le tribunal aurait pu accorder un montant inférieur à ce qui était demandé par Kwasny ou encore un montant inférieur à ce qui était offert par l’Université lors des négociations. Une poursuite n’est pas toujours synonyme de victoire et son résultat est souvent incertain. Une entente hors cour a ses avantages, car un procès engendre des délais et de nombreux coûts.

Comment calculer le quantum des dommages subis par Kevin Kwasny?

Dans le cadre de ce règlement, un montant compensatoire a été offert à Kwasny, lequel est toutefois confidentiel. Cela dit, il est possible d’évaluer hypothétiquement les dommages compensés, sans pour autant établir un montant fixe ou la teneur du règlement. Nous ferons l’exercice de suggérer les dommages qui auraient pu faire l'objet d'une indemnisation dans cette entente, lesquels ne sont que spéculatifs.

D'abord, ce montant aurait pu comprendre la perte de capacité de gains qui s’évalue à partir de ses revenus en dépit de l'accident en tenant compte de l’âge de Kwasny à ce moment précis, de sa situation antérieure quant à ses habitudes de vie et à son occupation. Ce montant aurait pu aussi couvrir la perte de gains futurs. En l’espèce, Kwasny avait 22 ans au moment de l’accident et un avenir prometteur. Il complétait des études universitaires et rêvait de jouer dans la LCF. Toutefois, il a été mentionné que, 6 ans après l'accident, Kwasny souffre toujours de symptômes relatifs à sa commotion cérébrale. En raison de ses problèmes cognitifs découlant directement de sa commotion cérébrale, il n’est pas fonctionnel sur le marché du travail. Comme les gains futurs suivant sa carrière au football et ses études universitaires ont été considérablement compromis, un montant à cet effet aurait pu être comptabilisé dans le règlement. De surcroît, l’entente aurait probablement garanti le paiement de ses frais juridiques partiels ou complets en plus du remboursement des frais engagés pour les soins et les médicaments. Par ailleurs, les préjudices non pécuniaires subis par Kwasny tels que la perte de jouissance de la vie, les inconvénients, les souffrances physiques ou morales, auraient pu être compilés dans la compensation. Sans oublier qu'un montant pour atteinte à son intégrité physique aurait pu être inclus dans cette entente, lequel est normalement établi par expertise médicale en vue de fixer en pourcentage des indices objectifs sur la gravité des blessures et des limitations subies.

Bien entendu, la question du montant des dommages est complexe et nécessite la preuve d'experts. Les deux parties avaient probablement des positions très différentes de ce que constitue une compensation appropriée dans les circonstances. Or, dans la mesure où il y a une entente, elle devrait normalement être conclue à l’entière satisfaction des deux parties. Il importe toutefois de mentionner qu’une entente ne contient aucune admission quelconque de responsabilité de la part de l’Université Bishop’s et que ses modalités sont confidentielles.

Le Rouge et Or est implacable et l'emporte 46-15 à Sherbrooke

Universitaire samedi, 7 oct. 2017. 18:54

Rouge et Or 46 - Vert et Or 15 0:51

QUÉBEC – L’équipe de football Rouge et Or a obtenu une solide contribution dans toutes les phases de jeu samedi après-midi à Sherbrooke, en route vers un gain de 46-15 sur le Vert & Or.

 

Laval (5-1) a profité de deux revirements de Sherbrooke (1-5) tôt au premier quart pour s’inscrire au pointage et n’a plus jamais regardé derrière par la suite. Christopher Amoah en a profité pour connaître son meilleur match de la saison avec des gains de 180 verges en 21 portées, tandis qu’Hugo Richard a marqué deux touchés au sol, dont un sur une course de 49 verges. Antony Dufour a pour sa part brisé sa propre marque d’équipe du plus long retour de botté d’envoi à l’aide d’un majeur de 104 verges.

 

« On voulait rétablir l’équilibre dans notre attaque et on l’a fait aujourd’hui », disait après la rencontre l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin, faisant référence aux 323 verges de gains au sol accumulées par sa troupe face au Vert & Or. « Défensivement, notre unité n’a donné que trois points, le reste étant des touchés de sûreté ou encore provenant des unités spéciales. Sur ce dernier point, on s’est fait un peu dominer. On a marqué un touché, mais on a encore des choses à travailler », a-t-il ajouté.

 

Christopher Amoah a quant à lui rendu hommage à ses coéquipiers pour expliquer son explosion. « Quand la ligne offensive est capable de me créer des trous pour que je puisse les prendre, c’est sûr que ça aide ma journée. » Était-il inquiet de la tiède prestation de l’attaque au sol depuis le début de la saison? « Notre but est de progresser d’une semaine à l’autre, comme on l’a fait cette semaine au sol, pour ultimement frapper notre peak au bon moment. Je crois qu’on est dans la bonne direction actuellement », a déclaré Amoah.

 

Des revirements et de l’opportunisme

 

Laval a amorcé la rencontre sur les chapeaux de roues, Nicolas Viens récupérant un échappé de Keith Sanscartier du Vert & Or sur le botté d’envoi. Le Rouge et Or a capitalisé sur ce revirement grâce à un placement de 30 verges de David Côté. Sherbrooke a fait un autre cadeau aux Lavallois dès leur troisième séquence à l’attaque. Celui qui avait provoqué le premier échappé, Dan Basambombo, a récupéré celui de Gabriel Polan au 19 du Vert & Or. Laval n’a eu besoin que d’un jeu pour trouver la zone des buts, mais c’en était tout un. Hugo Richard a fait une latérale à Christian Dallaire, qui a repéré Alexandre Savard fin seul pour le majeur. Après transformation, c’était 10-0. David Côté a ajouté un second placement, sur 17 verges, avant la fin du premier quart, qui s’est conclu avec une avance de 13-0 pour le Rouge et Or.

 

Une avance qui s’est accentuée dès le premier jeu du deuxième quart. Hugo Richard a détalé sur 49 verges pour marquer un touché et porter la marque à 20-0. Sherbrooke s’est finalement inscrit au pointage à mi-chemin dans l’engagement, grâce à un placement de 39 verges. Laval a répliqué avec le troisième placement du match de David Côté, sur 21 verges, avant de frapper un grand coup avec moins d’une minute à faire. Au terme d’une séquence où Benoit Gagnon-Brousseau a capté des passes de 14 et 33 verges, Richard a complété le travail avec ses jambes pour son deuxième majeur du deuxième quart sur une course de deux verges. À la demie, c’était 30 à 3 en faveur du Rouge et Or.

 

Pas de répit pour le Vert & Or au retour du vestiaire
 

Le Rouge et Or n’a pas perdu de temps après la pause, Antony Dufour retournant le botté d’envoi sur 104 verges pour le majeur. Dufour battait ainsi son propre record d’équipe du plus long retour de botté d’envoi, qui était auparavant de 102 verges. Ce fut l’action la plus percutante du troisième quart, qui a aussi été ponctué d’un touché de sûreté de chaque côté et d’un placement du Vert & Or. À l’aube du quatrième quart, c’était 37-8 Laval.

 

Après un touché de sûreté alloué par le Vert & Or qui portait la marque 39-8 au début du quatrième engagement, William Robitaille a réalisé le coup d’éclat de la journée chez les perdants, un retour de botté de dégagement de 86 verges pour un touché. Dans la dernière minute du match, le porteur de ballon recrue Luca Perrier est venu mettre la touche finale avec un majeur sur une course de 15 verges qui a fait 46-15 Laval.

Le Rouge et Or profitera maintenant d’une semaine de congé, sa deuxième de la campagne, et pourra ainsi peaufiner sa préparation en vue du duel au sommet le samedi 21 octobre à 14 h contre les Carabins de l'Université de Montréal (4-0) au Stade TELUS-Université Laval.

Les commotions cérébrales au coeur des préoccupations au football universitaire

Universitaire mardi, 3 oct. 2017. 17:25 Trenton Miller
Trenton Miller (Source d'image:photo tirée de Facebook)

Frappé durement par Gabriel Ouellet le 23 septembre dernier, Trenton Miller a publié sur son compte Facebook une vidéo qui a fait réagir bien des gens.

La notion de commotion cérébrale est un sujet de plus en plus présent dans le monde du sport. Ses effets néfastes et les façons d'en déceler une sont aujourd'hui bien mieux connus. Le quart des Stingers de Concordia s'est servi de sa mésaventure pour tenter de sensibiliser davantage la ligue et le monde du football.

« Je ne voulais pas parler nécessairement de ma situation en particulier, explique Miller. Le but était de promouvoir la sécurité des joueurs de football au Québec. »

«Comment  peut-on aborder la sécurité de façon plus efficace ? C'est une priorité chez nous, elle va demeurer, explique le président et directeur général du RSEQ, Gustave Roel. Il faut comprendre à la base que ce sont des étudiants-athlètes de très haut niveau qui doivent être assis à l'école pour être capables de continuer à performer. C'est une préoccupation très importante pour nous. »

Le Rouge et Or n'a pas voulu commenter les incidents du 23 septembre, impliquant également Kevin McGee et James Tyrell. Par ailleurs, d’autres formations ont été interrogées à savoir si l'enseignement du football au Québec avait changé au fil des ans, en raison des nombreuses commotions.

« Ç’a changé complètement! Il ne faut pas oublier que le football a évolué sur le terrain, mentionne l’entraîneur des Carabins, Danny Maciocia. C'est important comme entraîneur, que nous apprenions de nouvelles méthodes pour plaquer. »

 « On s'améliore dans nos efforts d'éduquer nos jeunes, soutient pour sa part l’entraîneur des Redmen de McGill, Ronald Hilaire. Ils s'améliorent aussi à exécuter ce qu'on leur éduque. »

« Tu peux aller chercher un gros plaqué. Tu peux t'imposer physiquement sans utiliser ta tête, ça se voit », souligne Maciocia.

 « On a changé le plaqué. On adopte le Hawk tackle qui a commencé beaucoup dans le rugby et que les Seahawks de Seattle ont mis de l'avant dans la NFL avec des vidéos, explique Hilaire. On se pratique beaucoup à faire ce genre de plaqué pour retirer la tête comme point de contact, que ce soit pour nos propres joueurs ou l'adversaire. On plaque un peu différemment. »

Malgré tous les enseignements, il est évident qu’il y aura encore des coups à la tête qui vont survenir. L’objectif est de diminuer la quantité de ces plaqués.

 « À la vitesse que ça se passe, éviter que ça se produise du tout, c'est quasiment impossible », conclut Hilaire.

De son côté, Maciocia questionne le protocole à passer pour déceler une commotion. Miller avait disputé quelques jeux après son contact face au Rouge et Or.

Le Rouge et Or a eu chaud face aux Stingers, l'emportant 12 à 8

Universitaire dimanche, 24 sept. 2017. 17:18