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Carabins : Hogan entraîneur des quarts

L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal complète son personnel d’entraîneurs en attaque en vue de la saison 2018 avec la venue de Jason Hogan comme entraîneur des quarts-arrières...

Cousineau nommé coordonateur offensif

Événements

Un premier test concluant pour les Carabins

Universitaire samedi, 18 août 2018. 18:22 Marc-Antoine Dequoy
Marc-Antoine Dequoy (Source d'image:Andrew Dobrowolskyj)

MONTRÉal - Après une semaine de camp d’entraînement, le temps était venu pour l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal de tester son apprentissage face aux Ravens de  Carleton. Force est d’admettre que les joueurs et les entraîneurs étaient prêts comme le démontre le pointage final de 24-11, une victoire des Bleus obtenue devant 2723 spectateurs au CEPSUM.

 

Comme c’est habituellement le cas lors d’un affrontement présaison, plusieurs joueurs ont vu de l’action et il s’agissait de l’occasion parfaite afin de tester la profondeur de l’équipe.

 

« En général, c’est typique d’un match présaison, a avoué Danny Maciocia. La majorité de nos joueurs ont vu du terrain et on a vu de belles choses. C’est une opportunité d’évaluer tout notre personnel, parce qu’il va falloir en habiller seulement 48 par match. C’est certain qu’on ne va pas jouer avec les mêmes 48 joueurs pendant toute l’année, c’est donc pour ça qu’on recrute toujours. »

 

Défense solide

 

Dès les premiers instants de la rencontre, l’unité défensive s'est imposée. Après avoir arrêté les Ravens sur leur première séquence offensive, le demi-défensif Marc-Antoine Dequoy a mis fin à leur deuxième possession en interceptant le ballon, avant de le ramener dans la zone des buts sur 20 verges pour le premier touché de la journée.

 

« Les entraîneurs nous mettent dans des situations pour faire des jeux, a humblement admis Dequoy. Si tu fais ton travail, les résultats vont suivre. Défensivement, il y aura toujours des choses à travailler, mais c’est de l’expérience et je suis content de ce qu’on a fait. »

 

Redha Kramdi et Ethan Makonzo ont eux aussi réussi des larcins pour permettre à leur unité offensive de retourner sur le terrain.

 

Bonne première impression

 

Les attentes sont élevées envers la recrue Sean Côté et il a très bien réussi son premier test. Le secondeur de 6 pi et 198 lb a enregistré cinq plaqués, dont deux pour des pertes. Il a également mis régulièrement de la pression sur le quart-arrière adverse.

 

« Ça va vite, mais je suis content, a lancé sans hésiter l’étudiant en droit. C’est toujours plaisant de gagner et je suis heureux que la glace soit brisée. En général, ça s’est bien passé et je sais qu’on va avoir une belle saison en défensive. »

 

En offensive, les quarts-arrières Dimitri Morand, Éric Parr et Gabriel Archambault ont tous eu la chance de se faire valoir.

 

C’est Morand, un joueur de deuxième année qui a débuté la rencontre. L’ancien des Géants du Cégep Saint-Jean-sur-Richelieu a finalement complété six de ses 11 tentatives de passe pour des gains de 49 verges. Il a également ajouté six points au tableau en franchissant les deux verges qui le séparaient de la ligne des buts.

 

Archambault s’est pour sa part démarqué en réussissant ses six relais pour 53 verges.

 

« On n’a pas eu beaucoup de longs jeux, mais ce n’est pas nécessairement ce qu’on cherchait, a lancé Gabriel Cousineau, le nouveau coordonnateur offensif de l’équipe. Les pénalités nous ont fait mal par moment, mais c’est pour ça qu’on joue un match présaison. Les trois quarts-arrières ont très bien fait. Dimitri a montré qu’il était un bon leader sur le terrain. Éric Parr est vraiment athlétique et Gabriel Archambault, ça parait qu’il sait exactement ce qu’il fait. »

 

Les Carabins poursuivront leur préparation cette semaine, avant de recevoir les Redmen de McGill vendredi soir pour le match d’ouverture de la saison régulière.

Carabins : Jason Hogan entraîneur des quarts arrières

Universitaire lundi, 23 juil. 2018. 11:05 Jason Hogan
Jason Hogan (Source d'image:RDS)

L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal complète son personnel d’entraîneurs en attaque en vue de la saison 2018 avec la venue de Jason Hogan comme entraîneur des quarts-arrières.

Cette nomination fait suite aux récents changements annoncés en raison de la décision de Marco Iadeluca de se joindre au personnel administratif des sports du Collège André-Grasset. Rappelons que ce dernier demeure avec les Bleus en 2018 pour épauler le nouveau coordonnateur offensif Gabriel Cousineau.

Hogan retrouve ainsi l’entraîneur-chef Danny Maciocia avec qui il a travaillé étroitement à André-Grasset en 2010 en tant qu’entraîneur des quarts-arrières. Suite à sa carrière dans les rangs professionnels, Maciocia y avait œuvré pendant une saison comme coordonnateur offensif. Le Phénix y avait alors remporté le premier Bol d’Or de son histoire.

« Je ne cacherai pas que d’avoir l’opportunité de travailler de nouveau auprès de Danny (Maciocia), au sein d’une équipe aussi établie que les Carabins, est l’une des principales raisons qui m’ont amené à prendre cette décision », a expliqué Hogan, qui avait été nommé coordonnateur offensif du Vert & Or de Sherbrooke en janvier dernier.

« C’est quelqu’un en qui j’ai grandement confiance, ce qui est important afin de connaître du succès collectivement. Sa vision du football, sa préparation et son approche professionnelle m’ont beaucoup marqué et je suis très content de pouvoir poursuivre mon apprentissage avec lui. J’ai aussi très hâte de travailler avec les autres entraîneurs des Carabins dont j’entends beaucoup de bonnes choses. »

Soulignons que Hogan connaît également bien Iadeluca, qui était son coordonnateur à l’attaque alors qu’il s’illustrait comme quart-arrière avec les Cougars de St-Léonard en 2007 et 2008 ainsi que comme entraîneur des quarts-arrières à André-Grasset en 2009.

« L’autre élément important pour moi est que je me rapproche également de ma famille, dont de ma conjointe, qui travaille à Montréal et qui ne pouvait pas me suivre à Sherbrooke, ainsi que de mes parents. »

« Je n’ai absolument rien de négatif à dire concernant l’organisation du Vert & Or, a tenu à ajouter Hogan. J’avais déjà établi de très bonnes relations avec des gens qui travaillent extrêmement fort. Toutefois, comme je dis toujours à mes joueurs, c’est important de saisir les opportunités qui s’offrent à nous car on ne sait jamais quand elles vont se reproduire, même si je suis évidemment conscient que le moment concerné crée des chamboulements. »

Au cours de sa carrière d’entraîneur, Hogan a œuvré pendant six ans à André-Grasset, comme coordonnateur offensif et/ou entraîneur des quarts-arrières, remportant trois Bols d’Or. En 2016 et 2017, il a fait le saut dans les rangs professionnels avec les Alouettes de Montréal, tout d’abord en tant qu’entraîneur du contrôle de la qualité en attaque et ensuite comme entraîneur des receveurs et assistant en défensive.

« Je connais bien Jason depuis quelques années et aucun doute que son expertise et son expérience variée viendront donner un bon coup de main à nos entraîneurs et à nos joueurs, a pour sa part indiqué Danny Maciocia. J’ai parlé récemment avec Noel Thorpe et Anthony Calvillo, avec qui Jason a travaillé chez les Alouettes, et ils m’ont tous les deux recommandé de l’embaucher. C’est un entraîneur qui a tout un avenir devant lui dans le football. »

« Je connais déjà plusieurs joueurs des Carabins et je suis très excité de faire mes débuts à l’UdeM et apprendre à connaître les autres, dont les quarts-arrières avec qui je passerai beaucoup d’heures, a conclu Hogan. »

Rappelons que le camp d’entraînement de la saison 2018 des Bleus débutera le 10 août prochain.

Carabins : Gabriel Cousineau devient coordonnateur offensif

Universitaire mercredi, 18 juil. 2018. 09:16 Gabriel Cousineau
Gabriel Cousineau (Source d'image:Vincent Éthier)

L’entraîneur des receveurs et ancien quart-arrière vedette de l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal Gabriel Cousineau devient le nouveau coordonnateur offensif de la formation.

Sa nomination fait suite à la décision de Marco Iadeluca qui a accepté un emploi en gestion du sport au Collège André-Grasset. Ce dernier dirigeait l’attaque des Bleus depuis 2011. Iadeluca demeure toutefois au sein du personnel d’entraîneur des Carabins pour la saison 2018 et supportera Cousineau dans la transition.

« À ce moment-ci, c’est une très bonne opportunité pour ma carrière et ma famille, a tout d’abord affirmé Iadeluca, père de trois jeunes filles. Ça n’a pas été une décision facile, car j’adore profondément les Carabins. J’ai toujours été intéressé par la gestion du sport et c’est quelque chose que je souhaitais ajouter à mon cheminement, a ajouté celui qui a complété des études universitaires en administration.

« C’était aussi très important pour moi d’assurer une transition et c’est avec beaucoup de plaisir que je vais épauler Gabriel qui a déjà démontré son potentiel. »

Maciocia comprend sa décision

« Je comprends la décision de Marco et je suis content pour lui. Il aura la chance de jouer un rôle qui l’attire depuis longtemps et de rejoindre son frère », a dit pour sa part l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Soulignons que Tony Iadeluca est l’entraîneur-chef de football du Phénix à André-Grasset.

« Il a grandement contribué à nos succès et à bâtir notre programme de football. Il ne sera pas avec nous à temps plein, mais j’ai hâte de continuer à gagner des matchs avec lui cet automne. Marco est un ami personnel depuis plus de 30 ans, et sa décision ne change rien à notre relation qui va bien au-delà du football. »

Cousineau a fait ses classes

Maciocia s’est aussi dit heureux de compter sur la présence de Gabriel Cousineau pour assurer la continuité de la gestion de l’attaque de l’équipe.

« Gabriel évolue dans notre système depuis plus de sept ans, il connaît notre culture d’équipe et a travaillé extrêmement fort au cours des dernières années afin de de développer comme entraîneur. Il a beaucoup de potentiel. Même Jason Maas (entraîneur-chef et coordonnateur offensif des Eskimos d’Edmonton) me disait récemment que Gabriel était prêt à jouer un rôle plus important. »

Rappelons que Cousineau a été entraîneur invité au camp d’entraînement des Eskimos au cours des deux dernières saisons. Il est présentement à la Coupe Canada à Calgary où il dirige l’attaque de l’équipe du Québec des 18 ans et moins. Il a occupé le même rôle au récent Défi Est-Ouest, événement regroupant les meilleurs espoirs universitaires canadiens en vue du repêchage de la LCF. Comme quart-arrière, il a notamment mené les Bleus à la finale de la Coupe Vanier à deux reprises, remportant les plus grands honneurs en 2014.

« C’est certain que je suis pour le moment partagé entre deux émotions, a dit Cousineau. Autant je suis attristé de la décision de Marco, lui qui est un mentor pour moi depuis huit ans, autant je sais que c’est une superbe opportunité et un défi stimulant pour moi. »

« C’est un peu une succession naturelle des choses en ce qui me concerne. Je connais tous les rouages de l’équipe car j’y baigne depuis déjà plusieurs années et je comprends bien la réalité des joueurs. Nous misons sur un groupe d’athlètes talentueux et dévoués et je serai prêt à faire face à ce nouveau rôle ».

Un nouvel entraîneur offensif à temps plein

Les Carabins sont activement à la recherche d’un nouvel assistant-entraîneur à temps plein pour compléter leur personnel à l’attaque en vue de la prochaine saison. Le camp d’entraînement de la saison universitaire se mettra en branle le 10 août prochain. Les Carabins entameront leur calendrier régulier le vendredi 24 août en accueillant les Redmen de McGill au CEPSUM.

Félix Ménard-Brière rejoint la formation du Rouge et Noi

Universitaire lundi, 11 juin 2018. 14:17 Félix Ménard-Brière
Félix Ménard-Brière (Source d'image:Vincent Éthier)

Le Rouge et Noir d’Ottawa a annoncé avoir ajouté le botteur Félix Ménard-Brière à son équipe d’entraînement, lundi.

L’ancien des Carabins de l’Université de Montréal a été repêché au 34e rang par les Blue Bombers de Winnipeg en 2017.

 Ménard-Brière avait mené le circuit universitaire en 2016 avec une moyenne de 42,4 verges par botté de dégagement.

Le Rouge et Noir entamera sa saison régulière seulement le 21 juin prochain contre les Roughriders de la Saskatchewan.

 

L'Université Laval présentera le match de la Coupe Vanier en 2018 et 2019

Universitaire lundi, 7 mai 2018. 13:05 Coupe Vanier
Coupe Vanier (Source d'image:James Hajjar)

   QUÉBEC - L'Université Laval accueillera les deux prochaines éditions de la Coupe Vanier au Stade TELUS-UL, a annoncé le circuit U SPORTS par voie de communiqué lundi.

   Cette année, le match ultime du football universitaire canadien se tiendra le samedi 24 novembre, alors que celui de 2019 aura lieu le samedi 23 novembre. La finale du championnat de football U SPORTS sera donc présentée pour les cinquième et sixième fois à l'Université Laval au cours de la dernière décennie.

   L'événement s'était déjà déroulé au Stade TELUS-UL en 2009, 2010, 2013 et 2015.

   La Coupe Vanier se joue entre les vainqueurs des demi-finales de la Coupe Uteck et de la Coupe Mitchell, mettant en vedette les quatre champions du circuit U SPORTS.

   Le Rouge et Or a gagné neuf fois la Coupe Vanier, un record, en 11 tentatives depuis sa première présence en finale en 1999. En novembre dernier, Laval a perdu le match de championnat pour la deuxième fois seulement, par la marque de 39-17 face aux Mustangs de Western, au Tim Hortons Field à Hamilton, en Ontario.

Les Carabins complètent leur personnel d'entraîneurs

Universitaire jeudi, 22 mars 2018. 11:30 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:James Hajjar)

À quelques semaines de son camp de printemps, l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal a complété son personnel d'entraîneurs en prévision de la saison 2018. Olivier Fréchette-Lemire et Gladymir Charmant, deux anciens joueurs des Bleus, se joignent à l'équipe.

 

« Nous sommes très fiers d’ajouter ces deux entraîneurs qui ont à cœur notre programme de football depuis plusieurs années et qui connaissent bien notre environnement et notre culture, a mentionné l’entraîneur-chef Danny Maciocia, qui coordonnera la défense l’an prochain. Ils ont sans contredit un avenir prometteur devant eux et s’intégreront rapidement et facilement à notre fonctionnement interne. »

 

Demi défensif à l’UdeM de 2008 à 2012, Fréchette-Lemire dirigera les joueurs évoluant à cette position. Au cours des quatre dernières saisons, il a entraîné les demis défensifs des Nomades du Collège Montmorency, en plus de coordonner leurs unités spéciales de 2015 à 2017. Il avait joué le rôle d’assistant-entraîneur des demis défensifs des Carabins en 2013.

 

« J’ai été pris par surprise lorsque Danny m’a contacté, a avoué Fréchette-Lemire. Je croyais que ma carrière d’entraîneur était terminée, afin de consacrer pleinement mes énergies à celle que je poursuivais en design industriel. Mais c’est une occasion en or que je ne pouvais pas refuser. Je suis très excité et j’ai hâte de commencer à travailler avec tous ces entraîneurs de talent et encadrer nos joueurs. »

 

Après avoir œuvré sur la ligne défensive des Bleus de 2005 à 2007, Charmant a débuté sa carrière d’entraîneur tout en contribuant au milieu du football montréalais de plusieurs façons aux niveaux scolaire, civil et collégial. Il a notamment entraîné la ligne défensive des Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal (2008) et des Nomades du Collège Montmorency (2012 et 2013). Il a en plus agi comme dépisteur au Québec pour les Roughriders de la Saskatchewan en 2016 et 2017.

 

« Je suis moi aussi de retour à la maison, a ajouté Charmant, qui occupera un poste d’assistant-entraîneur en défense. Je deviens un des rares à avoir eu l’opportunité de jouer ou travailler avec tous les entraîneurs-chefs des Carabins depuis leur retour en 2002 et c’est quelque chose qui me tient grandement à cœur. Ce que j’ai vécu ici et mes différentes implications des dernières années dans le football pourront aider nos joueurs à s’épanouir. »

 

Les Carabins seront de retour sur le terrain du CEPSUM du 29 avril au 5 mai avec la tenue de leur camp printanier.

Marco Dubois et Guillaume Paquet, deux receveurs différents et intrigants

LCF vendredi, 9 mars 2018. 11:41 Marco Dubois
Marco Dubois (Source d'image:Brianna Thicke/LCF)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Le premier est une « bibitte physique » de six pieds quatre pouces et 215 livres qui n'a capté qu'une passe en 2017 tandis que le deuxième se démarque malgré un gabarit de cinq pieds dix pouces et 187 livres.

 

Difficile de trouver deux receveurs plus différents que Marco Dubois et Guillaume Paquet, mais ils pourraient chacun percer, à leur façon, dans la Ligue canadienne de football.

 

Mercredi dernier, dans le cadre du camp d’évaluation régional à Montréal, la supériorité physique de Dubois lui a permis d’être l’un des quatre joueurs – sur 47 participants – à être invités au volet national.

 

Ses statistiques modestes en attaque ont donc été relativisées par son potentiel de contribuer sur les unités spéciales, un aspect crucial dans la LCF.

 

« J’ai vraiment eu une belle carrière à l’Université Laval, je ne regretterai jamais ce choix parce que ce fut les plus belles années de ma vie. Mais je n’ai pas eu le temps de jeu que j’aurais voulu. Ça fait en sorte que j’ai vraiment faim pour jouer au football et des opportunités comme celle-ci, ça me permet de rivaliser contre d’autres joueurs », a avoué l’athlète en pleine confiance de ses moyens. 

 

« La compétition au sein du Rouge et Or est vraiment grande donc ça paraît quand on se retrouve à l’échelle nationale. C’est important de ne pas se décourager par rapport à ça, il y a plusieurs joueurs de  mon année de recrutement qui ont lâché parce que la compétition à l’interne était trop relevée », a poursuivi Dubois.

 

Arrivé à Québec avec une dose d’arrogance après son parcours avec le CÉGEP du Vieux-Montréal, Dubois a absorbé une potion d’humilité au sein du Rouge et Or.

 

« Je ne cacherai pas que j’ai passé par des questionnements, mais j’ai toujours cru en mes habiletés physiques. Mathieu Bertrand m’a donné l’opportunité de jouer sur les unités spéciales et d’apprendre que tu peux avoir une carrière là-dessus tout en t’amusant. Je lui donne vraiment tout le crédit, c’est grâce à lui que je joue encore au football », a remercié Dubois en parlant de cet ancien de la LCF devenu entraîneur dans le groupe de Glen Constantin.

 

« Il a été un grand joueur et c’est un entraîneur incroyable. Je t’en parle et ça vient me chercher, je l’aime vraiment beaucoup comme personne », a-t-il avoué.

 

Il ne suffisait que de prononcer son nom dans les coulisses du Stade olympique pour entendre plusieurs recruteurs de la LCF le vanter. Décidément, ses aptitudes physiques font saliver dans ce circuit. 

 

« Je pense que je peux avoir un impact sur les unités spéciales à partir de la première journée. Ensuite, je crois que je peux rivaliser avec eux en attaque que ce soit en tant qu’ailier rapproché ou receveur. Si une équipe a un plan pour me développer, je vais essayer d’absorber le plus d’informations », a évalué Dubois qui pourrait accepter un nouveau rôle offensif.

 

Son quart-arrière à Québec, Hugo Richard, n’était nullement surpris par le verdict. 

 

« C’est une bibitte athlétique. Il est grand, rapide et doté de longs bras. Il s’est préparé depuis longtemps pour cette journée et il l’a démontré dans les tests. Il va très bien, il est en confiance et c’est beau de le voir aller.

 

« C’est une machine sur les unités spéciales, il domine les joueurs, c’est surtout là qu’il fera son nom. Comme receveur, il n’a pas eu autant la chance de se faire valoir qu’il aurait voulu, mais il a le potentiel de devenir un très bon receveur », a jugé Richard.

 

Paquet a trouvé sa voie sur le tard

 

Guillaume PaquetSi Dubois est taillé sur mesure pour le football professionnel, on ne peut en dire autant de Paquet. Incapable de trouver un débouché professionnel en soccer, il s’est tourné vers le ballon ovale qu’à l’âge de 18 ans. 

 

« Aussitôt que j’ai commencé, j’ai voulu en faire une carrière. Ça part de la première journée que je me suis entraîné, du petit receveur qui avait des souliers de soccer et qui pesait 150 livres à son camp d’entraînement au CÉGEP. Je n’avais jamais joué au football et je n’avais aucune idée de la position que je devais choisir », s’est rappelé le receveur électrisant des Carabins qui est un ami d’enfance de Samuel Piette. 

 

Devant les yeux des décideurs de la LCF, Paquet n’a pas déçu. Il a notamment capté plusieurs ballons avec un joueur défensif collé à la peau. Chris Jones, le directeur général et entraîneur-chef des Roughriders de la Saskatchewan a d’ailleurs demandé de le voir en confrontation individuelle supplémentaire après les répétitions prévues.

 

« Les équipes me parlent de lui, elles le voient comme un joueur complet qui doit prouver qu’il peut contribuer sur les unités spéciales. Il devra aussi cadrer dans l’équipe qui s’appropriera ses services, ce ne sont pas tous les clubs qui utilisent des receveurs canadiens », a raconté son agent Sasha Ghavami. Guillaume Paquet

 

Avec ce qu’il a prouvé dans l’uniforme des Carabins, il devrait pouvoir poursuivre son parcours. 

 

« Je suis super content de mon cheminement. Dès ma deuxième année, au CÉGEP, je me suis cassé la clavicule donc j’avais une dizaine de matchs d’expérience dans toute ma vie quand je suis arrivé universitaire. Considérant d’où je suis parti, je suis content. J’avais 18 ans quand j’ai commencé et, à 23 ans, j’ai un combine professionnel derrière la cravate, je me suis rendu à la coupe Vanier et trois fois à la coupe Dunsmore », a cerné le sympathique athlète qui terminera un baccalauréat en administration.

Paul Eddy Saint-Vilien quitte les Carabins

Universitaire jeudi, 15 mars 2018. 11:30 Danny Maciocia et Paul-Eddy Saint-Vilien
Danny Maciocia et Paul-Eddy Saint-Vilien (Source d'image:James Hajjar)

Le coordonnateur défensif et entraîneur des demi-défensifs de l’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal, Paul Eddy Saint-Vilien, a annoncé récemment sa décision de quitter son poste afin de relever de nouveaux défis.

 

Saint-Vilien faisait partie du personnel d’entraîneurs des Bleus depuis la saison 2014. Il avait également fait un séjour à l’UdeM de 2008 à 2011, avant de diriger les Nomades du Cégep de Montmorency pendant deux saisons.

 

« Nous remercions Paul Eddy pour sa contribution des dernières saisons et nous lui souhaitons bon succès dans ses nouveaux projets », a mentionné l’entraîneur-chef Danny Maciocia.

 

Les entraîneurs des Carabins sont déjà à l’œuvre afin de dénicher un entraîneur défensif qui viendra compléter leur personnel en vue de la prochaine saison.

 

Tout en poursuivant leur préparation physique, les Bleus tiendront leur camp de printemps au début du mois de mai au CEPSUM.

Régis Cibasu a assez bien paru à son pro day devant des recruteurs de la NFL et la LCF

LCF lundi, 12 mars 2018. 15:49

Sur les traces d'Auclair et LDT 2:02

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Régis Cibasu, le produit des Carabins de l’Université de Montréal, était visiblement content de ses performances dans le cadre de sa journée d’évaluation professionnelle qui s’est déroulée devant un recruteur de la NFL et deux de la LCF.

 

Cibasu, un imposant receveur de 233 livres et six pieds deux pouces et demi, a poursuivi sur la lancée entamée par Laurent Duvernay-Tardif et Antony Auclair en procédant à une journée individuelle pour les tests typiques réservés aux joueurs qui cognent à la porte du football professionnel.

« Je suis content de ce que j'ai donné »

 

L’athlète de 24 ans n’a pas attiré autant de recruteurs de la NFL (17 équipes pour Auclair et 9 pour Duvernay-Tardif), mais il faut considérer que cette journée survenait lors d’une période très achalandée avec le lancement imminent du marché des joueurs autonomes.

 

Cela dit, les équipes de la NFL pourront avoir accès aux images des tests de Cibasu. Quant au recruteur des Redskins de Washington, Darryl Franklin, il pourra raconter quelques détails supplémentaires à ses patrons en plus d’avoir bâti une relation avec Cibasu et son clan.

 

« Je suis vraiment content de juste avoir eu la chance de faire une journée comme celle-ci, ce n’est pas donné à tout le monde. Je suis aussi bien heureux  de ce que j’ai réussi. J’ai fait de mon mieux et j’ai donné à 100% », a exprimé Cibasu qui affichait une charpente découpée au couteau.

 

Au final, le protégé de l’entraîneur Danny Maciocia et de l’agent Sasha Ghavami a particulièrement impressionné au L-test . Dans cet exercice d’agilité, il a obtenu un chrono 6,92 secondes ce qui lui aurait valu le deuxième temps de tous les ailiers rapprochés qui ont participé au Combine de la NFL cette année.

 

Il faut savoir que Cibasu est surtout pressenti comme un ailier rapproché pour cadrer dans la NFL avec son physique plus costaud que les receveurs de passe. Son profil ressemble particulièrement à un H-back qui pourrait être décrit comme un ailier rapproché qui démarre un peu en retrait de la ligne de mêlée pour effectuer des blocs et capter des passes.

 

« Oui, je suis content en général. On  a pu travailler la position d’ailier rapproché, c’est tout nouveau pour lui. On savait que pour la NFL, c’était la position pour jouer à ce niveau et il a bien fait », a évalué Maciocia.

 

Au moment de capter des passes, il a prouvé l'agilité de ses mains. Un seul ballon s'est retrouvé au sol et la passe n'était pas assez précise pour qu'il puisse l'attraper. Cibasu s’est également bien débrouillé au bench press avec 18 répétitions ce qui équivaut au cinquième rang en comparaison avec les athlètes qui aspirent au repêchage NFL.

Cibasu impressionne au « bench press »!

 

Les autres tests de Cibasu se résument ainsi : course de 40 verges en 4,80 secondes, saut vertical de 29 pouces, saut horizontal de 9 pieds et 4 pouces, chrono de 4,45 secondes au T-test.

 

Notons que les Alouettes de Montréal étaient représentés par Éric Deslauriers tandis qu’Ed Philion est venu épier la séance pour les Roughriders de la Saskatchewan.

 

Après les exercices effectués par Cibasu, le botteur Félix Ménard-Brière a pu s’exécuter devant les recruteurs. Même si les conditions n’étaient pas optimales alors que la plupart de ses bottés frappaient le haut du dome, Ménard-Brière a pu démontrer un aperçu de ses atouts.  

 

« C’est certain que je n’ai pas pu montrer tout ce que je pouvais faire avec mes bottés, mais il (le recruteur des Redskins) a voulu voir d’autres choses principalement comment je réagissais, comment je me présentais et ma technique. On a quand même pu profiter de cette occasion pour démontrer de belles choses »,  a soutenu Ménard-Brière qui a participé à un camp des recrues des Giants de New York l’an passé.  

« Ils doivent connaître mon nom »

 

Quatre joueurs invités au camp national de la LCF, à Winnipeg

LCF mercredi, 7 mars 2018. 18:02

Trois Québécois iront à Winnipeg 1:59

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Quatre joueurs, dont trois Québécois, ont brillé suffisamment au camp d’évaluation régional de la LCF tenu à Montréal pour obtenir une invitation à l’étape nationale qui se tiendra à Winnipeg les 24 et 25 mars.

 

Le receveur de l’Université Laval, Marco Dubois, a particulièrement impressionné les représentants des neuf équipes de la Ligue canadienne de football. Le géant de six pieds huit pouces de la ligne offensive des Carabins de l’Université de Montréal, Arnaud Gendron-Dumouchel, a été également été sélectionné parmi les 47 participants. Le Québécois Khadim Mbaye, des Gee-Gees d’Ottawa s’est démarqué au sein du groupe des secondeurs et l’autre place a été attribuée au demi défensif Justin Howell de l’Université Carleton.

 

Résultats de tous les tests de la journée 

 

Dès les premiers tests physiques, Dubois a démontré sa supériorité physique et il n’a pas ralenti par la suite. L’athlète de 23 ans a notamment obtenu les meilleurs résultats de la journée au sprint de 40 verges (4,56 secondes), au saut en longueur et au saut vertical.
 

« Je ne veux pas avoir l’air prétentieux, mais en venant ici, ç’aurait été un échec à mes yeux si je n’avais pas été invité. Je me suis préparé vraiment fort en fonction de ça. C’est mission accomplie, mais ce n’est qu’une étape de plus dans ma tête », a déclaré au RDS.ca l’athlète de six pieds quatre pouces et 215 livres.

 

Gendron-Dumouchel était tout aussi fier de cette réussite après une journée très remplie. Les dépisteurs et directeurs généraux qui s’étaient déplacés avaient hâte de voir s’il allait être à la hauteur lors des confrontations individuelles en après-midi. Encouragé par quelques proches, Gendron-Dumouchel a très bien répondu dans la plupart de ses répétitions en renversant même plus d’un adversaire au sol.

 

« Mission accomplie, je suis vraiment fier de ce que j’ai fait ici », a-t-il réagi.  

 

« Je veux leur montrer que je suis capable de bouger. Souvent, ils pensent que les grands joueurs bougent moins bien, avec les mains ou quoi que ce soit. Je veux montrer que je joue bien au football, que je ne suis pas juste grand! », a ajouté l’étudiant en éducation physique.

 

Du côté de Mbaye, qui est originaire de Laval, le choix d’aller étudier en Ontario a été payant.

 

« Ça fait du bien, j’ai travaillé pour. Je suis content que les entraînements aient porté fruits et je suis heureux d’avoir la chance d’aller à Winnipeg. En fait, je ne devrais pas dire la chance parce que j’ai travaillé pour ce résultat. J’ai fait ce qu’il fallait pour me rendre à cette étape », a commenté Mbaye, un ancien des Nomades de Montmorency.

Des Québécois tentent de s'illustrer à Montréal

 

Le colosse de six pieds deux pouces et 236 livres a donc franchi une étape de plus dans une cuvée de repêchage qui est bien garnie à la position de secondeur.

 

« J’ai utilisé mon physique et ma vitesse, j’ai fait confiance à mes capacités et je me suis assuré que mon niveau de compétition soit toujours élevé. C’est ce que j’ai retenu, il fallait continuer de pousser et ne jamais arrêter même si un moment se passait moins bien », a analysé celui qui était confiant d’être l’un des rares élus du jour.

 

Dubois, Gendron-Dumouchel, Mbaye et Howell iront maintenant rivaliser d’adresse à Winnipeg avec près de 40 athlètes qui sont considérés comme la crème de la crème à l’échelle nationale en vue du repêchage du 3 mai. 

Fin de semaine inoubliable pour Régis Cibasu

Universitaire samedi, 20 janv. 2018. 20:15

« Non je n'ai pas parlé aux Alouettes » 0:24

ST. PETERSBURG – Le receveur de passes des Carabins de l’Université de Montréal Régis Cibasu et ses coéquipiers de l’équipe de l’Est se sont inclinés 14-10 devant leurs rivaux de l’Ouest au terme de la 93e Classique East-West Shrine Game, samedi au Tropicana Field.

 

Même s’il a été blanchi de la feuille des statistiques, Cibasu s’est toutefois distingué avec sa contribution comme bloqueur ainsi que sur les unités spéciales. Il demeure satisfait de sa performance à ce prestigieux match des étoiles du football universitaire américain.

« Je suis vraiment content, même si on a perdu, a déclaré Cibasu après la rencontre. Ils voulaient vraiment me voir comme ailier rapproché, même si j’ai joué comme receveur éloigné, ils voulaient voir comment je m’en tirais pour bloquer. J’espère que j’ai démontré ce que je pouvais faire, et que ça a attiré l’attention de quelques dépisteurs. »

 

Le colosse de 6 pi 3 po et 230 lb anciennement des Lynx du Collège Édouard-Montpetit a également eu la chance de démontrer sa polyvalence sur les unités spéciales, œuvrant notamment sur les bottés de dégagement et les bottés d’envoi. Cibasu a d’ailleurs eu une aide sur un plaqué lors d’un dégagement.

 

Galvanisé par une semaine d’entraînement devant des dépisteurs de la Ligue nationale de football (NFL) et de la Ligue canadienne de football (LCF), l’étudiant-athlète en administration à HEC Montréal a offert une bonne performance dans l’ombre sur cette grande scène. Cibasu a maximisé son temps sur la surface synthétique du domicile des Rays de Tampa Bay, lui qui prenait part à une rotation au poste de receveurs.

 

« C’était une belle expérience, a souligné le Congolais d’origine. Honnêtement, je suis très reconnaissant d’avoir pu être ici avec tous ces gars-là. C’était vraiment formidable.»

 

Un touché de l’Ouest à 83 secondes du dernier sifflet a scellé l’issu du match. L’Est avait pourtant repris les devants à la fin du troisième quart sur une passe de touché de quatre verges JT Barrett à Marcus Martin.

 

Cibasu s’envolera vers Montréal dimanche midi. Il prendra quelques jours de congé, avant de reprendre sa préparation en vue de la prochaine saison.

La semaine de l'East-West Shrine Bowl, une opportunité unique pour Régis Cibasu

Football samedi, 20 janv. 2018. 17:31 Régis Cibasu
Régis Cibasu (Source d'image:James Hajjar)
Vercheval 2017

Au moment d’écrire ces lignes, la 93e édition de l’East-West Shrine Bowl – cette rencontre regroupant les meilleurs espoirs du football américain – s’amorce au Tropicana Field, à St. Petersburg en Floride. Et comme ce fut le cas à quelques reprises au cours des dernières années, on avait droit à une représentation québécoise, alors que le receveur des Carabins de l’Université de Montréal Régis Cibasu était de la formation de l’Est.

Pour ma part, ça demeure encore à ce jour un moment particulier de l’année, ayant moi-même participé à ce match en janvier 1988. À l’époque, la partie avait été disputée sur le terrain de l’Université Stanford, en Californie. Laissez-moi vous dire que c’est tout un honneur de faire partie de cette expérience en tant que seul joueur canadien sélectionné. J’en conserve d’excellents souvenirs qui me sont encore chers.

Tout comme Cibasu, je m’étais aligné avec la formation de l’Est, étant un produit de l’Université Western Ontario, à London. Année après année, il s’agit d’un calibre de jeu hyper relevé. On parle ici après tout d’un match d’étoiles. Pour un joueur canadien, c’est donc une vitrine exceptionnelle de pouvoir se mesurer à des joueurs de grand talent.

Rappelons que Laurent Duvernay-Tardif et Antony Auclair ont les deux participé à ce grand rendez-vous. On peut dire que les choses se sont plutôt bien déroulées pour eux depuis! Le premier est devenu un garde d’élite dans la NFL, tandis que le second s’est fait une niche avec les Buccaneers de Tampa Bay et a obtenu des répétitions en tant que partant à sa saison recrue.

Je souhaite donc à Cibasu de profiter de cette opportunité pour se faire remarquer, parce qu’en réalité, c’est la première réelle occasion qui s’offre à lui. Les joueurs collégiaux américains ont été scrutés à la loupe durant le calendrier de la NCAA, mais ce n’est pas le cas du joueur canadien, qui souhaite faire bonne première impression. À partir de ce moment, les équipes intriguées par ton potentiel tenteront d’en savoir plus à ton sujet.

Peut-être les techniques d’évaluation ont-elles évolué depuis mon passage au Shrine Bowl, mais je peux vous assurer que le processus pouvait ressembler à certains moments à l’encan animalier de Saint-Hyacinthe!

Ce que je peux vous dire, c’est que chacun des gestes des participants est épié avec une grande attention. En début de semaine, les athlètes sont conviés à une salle dans un hôtel, et ne portant qu’un sous-vêtement, se soumettent à des tests physiques. Ils sont mesurés, pesés, tournés de tous les côtés. Les recruteurs, présents dans les premières rangées, sont à la recherche d’informations sur la morphologie des joueurs. Ils veulent tout savoir : comment se tient-il les épaules? A-t-il  des cicatrices visibles? Déjà, cette première étape est particulière et peut s’avérer intimidante pour les joueurs.

« Non je n'ai pas parlé aux Alouettes »

Par la suite viennent les différents entraînements, durant lesquels les lignes de côté sont complètement bondées de dépisteurs et de membres de l’état-major des équipes professionnelles. Ils sont continuellement en train de prendre des notes ou de parler dans leur enregistreuse vocale, que ce soit pendant l’échauffement, les étirements ou la période d’exercices à un contre un. En tant que joueur, on en vient à se demander : « Qu’est-ce que je peux être en train de faire qui ait causé une réaction ou qui puisse avoir affecté mon évaluation? »

Au retour des séances, les joueurs font des rencontres avec les représentants des différentes équipes. C’est le moment pour ceux-ci de décortiquer leur compréhension du football et de  dresser un profil psychologique des jeunes hommes auxquels ils ont affaire. « À quel système de jeu es-tu habitué? Quels sont tes jeux favoris? Comment t’entraînes-tu? » L’interrogatoire peut aussi être très poussé.

À mon époque, il y avait le fameux test que faisaient passer les Giants de New York aux participants. Si ma mémoire ne fait pas défaut, c’est un questionnaire de près de 500 questions auquel devaient se soumettre les joueurs. Des questions aussi banales que : « quelle est ta préférence entre les chats et les chiens? »

Comme les joueurs n’obtiennent que très peu de répétions en situation de match, ce sont surtout les exercices à l’entraînement qui peuvent peser lourd dans l’évaluation. Pour un receveur comme Cibasu, les évaluateurs chercheront à savoir s’il a réussi à se démarquer de son couvreur, s’il a bien capté les ballons lancés en sa direction, s’il s’est montré hargneux dans ses confrontations à un contre un. Ce sont des détails qui sont plus importants que le match lui-même, même s’il est vrai qu’une belle prestation durant la rencontre elle-même ne peut pas nuire, loin de là.

Pour un joueur, la richesse de l’expérience, c’est aussi la belle camaraderie qui s’installe durant la semaine. Tu rencontres toutes sortes de joueurs issus de dizaines de programmes différents. Ça peut paraître impressionnant au début de voir un joueur se présenter comme étant un produit de Notre Dame ou d’USC, mais cet effet s’estompe. Tu t’aperçois que ce ne sont quand même pas des robots, et que tu peux tenir tête à ces athlètes.

Les plus jeunes de nos lecteurs risquent de ne pas les connaître, mais j’ai moi-même passé cette semaine au Shrine Bowl à côtoyer des joueurs qui allaient devenir des visages bien connus de la NFL. Du lot, trois d’entre eux avaient été sélectionnés en première ronde. Le plus connu était probablement Lorenzo White, un porteur de ballon issu de Michigan State. Il y avait aussi Randall McDaniel, un joueur de ligne offensive qui a connu une grande carrière avec les Vikings du Minnesota l’ayant mené à une place au Temple de la renommée.

Difficile de suivre les Alouettes... et Brady!

Un de ceux avec qui j’ai passé beaucoup de temps durant cette semaine-là avait été Bill Romanowski, un futur secondeur vedette ayant évolué avec les Broncos de Denver, les Raiders d’Oakland et les 49ers de San Francisco. Il était mon voisin de casier dans le vestiaire, et nous avions rapidement appris à nous connaître. Loin d’être un enfant de chœur sur le terrain, je peux vous assurer que c’était tout le contraire lorsqu’il retirait les épaulettes. J’ai rarement vu un tel chic type à l’extérieur du terrain, à des années lumières de sa réputation d’athlète qui joue à la limite de la légalité.   

On dit souvent les joueurs changent de personnalité dans le feu de l’action. Je n’ai que très rarement vu de changement aussi flagrant que Bill Romanowski!

Je me souviendrai toujours du moment où on avait fait appel à mes services durant le match, à quelque part au deuxième quart. Positionné au centre, j’avais levé les yeux pour la première fois à la ligne de mêlée pour constater que je me mesurais à nul autre que Chad Hennings. Il venait de mettre la main sur le trophée Outland remis au joueur de ligne par excellence aux États-Unis. Toute une première assignation! Par la suite, Hennings s’est joint aux Cowboys de Dallas, avec lesquels il a remporté trois fois le Super Bowl… Quand je vous dis que c’était du gros football qui s’y jouait!

À jouer contre l’élite des joueurs admissibles, non seulement ça t’ouvre les yeux, mais c’est aussi une expérience d’apprentissage sans pareil. Tu ne peux faire autrement que ressortir de là gonflé à bloc, prêt à t’améliorer. Je souhaite donc à Régis Cibasu que son expérience au Shrine Bowl soit aussi enrichissante que la mienne l’a été.

Un mot sur le dossier Giguère

D’un jeune receveur canadien, passons à un vétéran, alors que la décision des Alouettes de libérer Samuel Giguère a retenu l’attention. On raconte que Giguère en aurait été informé il y a quelques semaines, mais l’équipe a attendu que la machine à rumeurs s’active avant de confirmer le tout, vendredi.

Avant de faire un commentaire sur l’aspect football, permettez-moi de déplorer cette manière de faire des Alouettes, une philosophie qui ne date pas d’hier. Pour une raison que j’ignore, les transactions restent secrètes, et c’était comme ça aussi durant l’ère Jim Popp.

Samuel GiguèreLa majorité des équipes sont transparentes à cet égard. Les signatures et les fins de contrat ne sont pas faites en catimini.

Par respect pour les partisans qui suivent l’équipe avec assiduité, pourquoi ne pas rendre des décisions publiques plus rapidement? À mon sens, l’argument selon lequel ça serait fait dans le but de « protéger » le joueur est plutôt bidon. On parle ici de football professionnel, et de toute manière, ça se saura tôt ou tard.

À mon sens, l’annonce faite vendredi ne signifie pas nécessairement que Giguère ne reviendra pas avec l’équipe. Mais clairement, Kavis Reed a jugé qu’à 32 ans, et compte tenu de son historique récent de blessures et de performances (plusieurs matchs ratés et quelques échappés malheureux), le salaire du receveur québécois n’était pas en phase avec son rendement, soit une production de 11 réceptions pour 107 verges et un touché. Quand vient le temps d’aller grappiller des dollars à gauche et à droite relativement au plafond salarial, Giguère est un candidat tout désigné.

D’une part, il est un joueur national. Mis à part les quarts-arrières et quelques vedettes américaines, ceux-ci sont souvent parmi les joueurs les mieux rémunérés par leur équipe. Cela s’explique par le phénomène de rareté. Il n’y a pas une infinité de talents canadiens disponibles. C’est encore plus facile d’opter pour cette stratégie lorsque le joueur est un « petit gars de la place ». Les équipes tentent de voir s’il est possible d’obtenir un « rabais local ». La pression est sur le joueur, qui souvent n’a pas envie de déménager pour des motifs familiaux, notamment. En gros, c’est un peu comme si l’équipe présentait la situation ainsi au joueur local : « Si tu es prêt à aller jouer en Saskatchewan pour 10 000 $ de plus par saison, fais-toi plaisir! » Toutes les équipes de la LCF jouent cette carte.

C’est donc une situation classique dans le football canadien, un circuit dans lequel les contrats ne sont pas garantis. Pour une entente de trois ans, l’équipe se donne le droit de conserver le service du joueur pendant la totalité du pacte, mais le joueur, lui, vit dans l’incertitude.

C’est la raison pour laquelle on voit souvent des restructurations de contrat, ou des joueurs être libérés à la suite de leur refus de restructurer. C’est fort possiblement ce qui s’est produit avec Giguère : il a fait le pari qu’une autre équipe lui offrira davantage. De son côté, l’état-major montréalais lui a sans doute présenté des paramètres révisés, s’il devait être insatisfait de ce qu’on lui propose ailleurs dans la LCF.

Ce qui m’étonne quelque peu, c’est que les Alouettes ne regorgent pas de talent canadien, et on connaît l’importance de cette facette dans la configuration actuelle de la ligue. J’en déduis qu’on veut confier un rôle élargi au jeune George Johnson, qui avait montré de belles choses en 2017. En tant que joueur de deuxième année, il coûtera moins cher que Giguère. Il est aussi plus grand, et le potentiel est aussi plus élevé. Mais c’est un pari en quelque sorte, étant donné que ça prend un total de sept partants canadiens à tous les matchs.

Ça ne veut pas dire pour autant que Samuel Giguère ne sera pas un membre de l’édition 2018 des Alouettes. Nous ne sommes qu’en janvier; plusieurs choses peuvent se produire d’ici au camp d’entraînement. Ce dossier n’est peut-être pas encore clos.

* propos recueillis par Maxime Desroches

Alabama couronné champion NCAA en prolongation

NCAA lundi, 8 janv. 2018. 13:37

Alabama 26 - Georgia 23 (Prolongation) 2:13

Le Crimson Tide d'Alabama est revenu de l'arrière pour vaincre les Bulldogs de l'Université Georgia 26-23 en prolongation en finale nationale du football universitaire américain, lundi, au Mercedes-Benz Stadium à Atlanta.

Georgia avait pourtant mené presque tout au long du match et avait d'ailleurs ouvert la marque tôt au deuxième quart. Le porteur de ballon Sony Michel s'est échappé en longeant de justesse les limites du terrain sur 26 verges pour un premier essai lors d'une séquence offensive qui a éventuellement placé son équipe en position de faire un placement que Rodrigo Blankenship a réussi sur une distance de 41 verges. Ce dernier a rajouté trois autres points un peu plus tard.

Fin de match de fou à l'avantage d'Alabama

Quelques secondes avant la mi-temps, Mecole Hardman a marqué le premier touché de la rencontre pour mener 13-0.

En revenant de l'entracte, Alabama a procédé à un changement de quart-arrière et a donc fait entrer Tua Tagovailoa sur le terrain en remplacement de Jalen Hurts. Cette décision a payé puisqu'ils se sont finalement inscrits au pointage quand Henry Ruggs a obtenu un majeur pour faire 13-7.

Malheureusement pour ces derniers, Georgia a vite répliqué avec un autre touché.

Alabama a ensuite ajouté un placement par l'intermédiaire d'Andy Pappanastos peu avant le quatrième quart et ils ont continué sur leur erre d'aller jusqu'à créer l'égalité dans les dernières minutes de la rencontre sur un touché de Calvin Ridley. Pappanastos aurait pu sceller l'issue du match pour éviter tout juste la prolongation mais il a raté son placement de 36 verges.

Même si Georgia a réussi un placement en temps supplémentaire pour faire 23-20, c'est Alabama qui a eu le dernier mot grâce au touché opportun de Devonta Smith dans une fin de match spectaculaire.

Alabama participait à sa troisième finale consécutive après s’être incliné l’an passé devant les Tigers de Clemson lors du match ultime. Il a cependant eu la chance de savourer sa revanche cette année, après avoir vaincu les champions en titre 24-6 lors du Sugar Bowl.

Trump hué

Donald Trump a reçu un accueil mitigé de la part des partisans dans un État conservateur du sud, traditionnellement acquis au président républicain.

Donald Trump assistait au match devant des dizaines de milliers d'amateurs qui ont à la fois acclamé et hué le président américain quand il est entré sur le terrain pour entendre l'hymne national.

Certains avaient été bloqués plus d'une heure dans le froid et sous le pluie, alors que la zone autour du stade était verrouillée pour l'arrivée du convoi présidentiel.

Donald Trump a assisté à l'exécution de l'hymne national aux côtés des joueurs, fredonnant en partie « The Star Spangled Banner ».

Michel va chercher le 1er essai au sol
Un touché avant la mi-temps
Alabama revient dans le match
Hardman ajoute un touché de 80 verges

 

Mekhi Brown perd son sang-froid
Le Crimson Tide n'a pas dit son dernier mot

 

La définition de « flancher »

 

Mickey Donovan n'a pas craint de se joindre aux Alouettes de Montréal

Alouettes jeudi, 4 janv. 2018. 12:27 Mickey Donovan
Mickey Donovan (Source d'image:Stingers de Concordia)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Lorsque Mickey Donovan, le nouveau coordonnateur des unités spéciales des Alouettes de Montréal, a tenté d’expliquer à sa fille de 6 ans qu’il quittait son emploi avec les Stingers de Concordia pour une autre équipe, elle était mécontente parce qu’elle ne voulait pas se séparer de Buzz, la mascotte des Stingers.

 

Mais c’est la beauté de la chose dans ce nouveau – et colossal - défi qui s’est présenté à Donovan, il n’aura pas à quitter Montréal si bien que sa fille pourra retourner voir Buzz aussi souvent qu’elle le souhaite.

 

En tant que bon père, Donovan ne voulait pas imposer des changements difficiles à sa famille comme un lointain déménagement. D’un autre côté, comme n’importe quel entraîneur, il voulait continuer de gravir les échelons. Tout est tombé en place comme par merveille avec ce poste qui s’est libéré dans la métropole.

 

« C’est quelque chose que j’ai toujours souhaité. Comme entraîneur, tu veux toujours accéder au prochain niveau, c’est normal. Cette ouverture me donnait la chance de rester à Montréal, d’être entraîneur avec les Alouettes, une organisation avec une belle histoire, en plus de travailler avec des gens que je connais assez bien. C’était comme un no-brainer pour moi », a confié Donovan, jeudi, au RDS.ca.

 

L’entraîneur de 37 ans décrit la décision comme étant facile. Pourtant, son embauche a suscité plusieurs réactions d’étonnement. Il ne faut pas oublier que Donovan n’a pas craint de quitter la sécurité d’un emploi universitaire pour s’aventurer dans le désastre qui frappe les Alouettes depuis quelques saisons.

 

« C’est vrai que c’est triste de quitter Concordia où j’ai non seulement joué, mais obtenu ma première chance comme entraîneur-chef, mais j’ai été attiré par la chance de travailler pour un entraîneur de la trempe de Mike Sherman et avec les autres coordonnateurs qui ont été embauchés », a expliqué Donovan qui avait pris les rênes des Stingers en 2014.

 

À la suite de sa nomination, le premier réflexe a été de songer au lien qui a uni Donovan et Patrick Boivin, le président des Alouettes qui était auparavant directeur des sports et des loisirs à Concordia. Mais il existe également une connexion entre Donovan et Kavis Reed, le directeur général des Alouettes.

 

« Kavis m’a approché, il était le coordonnateur défensif quand je me suis retrouvé avec les Tigers-Cats pour une courte période de temps (en 2005). C’est lui qui m’a permis de rester dans l’entourage du club et qui a pris soin de moi quand j’étais blessé. Kavis aime aider les autres quand il le peut », a expliqué Donovan dont la carrière de joueur a pris fin en raison de cette blessure.

 

C’est bien beau de connaître Boivin et Reed en plus d’être emballé à l’idée d’apprendre auprès de Sherman, mais Donovan a hérité d’un immense dossier pour sa première expérience comme entraîneur dans la LCF. Les unités spéciales accaparent une grande partie du jeu en sol canadien et cette facette n’a pas été à la hauteur pour les Alouettes l’an passé.

 

Mickey DonovanSans trop de surprise, Donovan préfère ne pas trop dévoiler ses intentions pour redresser la situation. Par contre, il sent outillé pour exécuter la mission.

 

« Il faut devenir plus gros, plus rapide et ajouter de bons joueurs », a-t-il d’abord confirmé.

 

« Je connais bien le football canadien. J’ai commencé comme entraîneur au niveau universitaire en 2007 et j’ai appris de mon passage avec les Ti-Cats en 2005. Je connais les besoins sur le terrain pour les différentes situations et je maîtrise bien les stratégies. Je crois que les unités spéciales sont ma force. Je sais que c’est un niveau différent, mais je pourrai aussi compter sur des athlètes plus aguerris », a poursuivi Donovan qui a dirigé les unités spéciales pendant quatre ans à l’Université Western.

 

À sa nomination le 20 décembre, Coach Sherman avait émis le souhait ambitieux d’avoir déniché ses principaux adjoints pour le 1er janvier. Il n’a pas tardé à abattre ce boulot et il ne s'est pas éternisé sur le dossier de Donovan.

 

« J’ai eu mon entrevue avec lui et c’est le seul temps que j’ai passé avec eux (les dirigeants des Alouettes). Le tout s’est fait assez rapidement. Je suis certain que je vais apprendre une tonne de choses de lui, j’ai été impressionné par ses questions et par sa vision pour son personnel. Je me sens vraiment privilégié d’avoir été choisi », a décrit l’homme qui souhaiterait sincèrement pouvoir s’exprimer en français.

 

Comme l’a souligné le chevronné Pierre Vercheval, on s’attendait à voir une touche NFL dans le groupe d’entraîneurs de Sherman. Pour l’instant, il s’est plutôt entouré de spécialistes du football canadien.

 

« Je pense que c’est bien pour lui d’être entouré de coordonnateurs avec un bagage axé sur la LCF. Chose certaine, on veut bâtir quelque chose de spécial avec lui à Montréal », a insisté Donovan à ce sujet.

 

En septembre 2014, à ses premiers moments avec les Stingers, Donovan avait révélé en entrevue qu’il souhaitait demeurer à la barre de ce club pour une dizaine d’années. On pourrait croire que l’éternelle domination du Rouge et Or ainsi que des Carabins l’a incité à quitter le navire. La mascotte Buzz

 

« C’est clairement difficile de les battre et on a fait de notre mieux pour y parvenir. Quand je suis entraîneur à un endroit, je ne vais pas voir ailleurs pour un autre poste, je fais de mon mieux et je me concentre sur mon mandat. Mais ce n’était pas que j’étais tanné d’être avec Concordia, c’était plus que cette opportunité s’est présentée et je sentais que je ne pouvais pas la refuser », a-t-il assuré.

 

Même en faisant le saut chez les professionnels, Donovan n’entend pas trop s’éloigner du rôle de mentor qu’il a épousé avec les Stingers. Exigeant quant au travail investi, l’ancien secondeur ne veut pas changer sa philosophie et ses enfants seront bien contents de l’apprendre.

 

« Ma fille se demandait aussi si elle allait encore pouvoir encore coacher les gars comme elle le faisait à Concordia. Quand je l’ai laissée faire un discours, elle s’est approchée des joueurs et tout ce qu'elle a dit est ‘WIN’ avant de partir. »

 

Nul doute, ce simple mot sera fort pertinent dans l’entourage des Alouettes qui ont conclu la saison 2017 avec une fiche de 3-15. En attendant, elle et son petit frère pourront s’amuser avec celui qui deviendra leur nouvel ami, Touché, la mascotte des Alouettes.

Georgia-Alabama en finale au football de la NCAA

NCAA lundi, 1 janv. 2018. 21:30

Sugar Bowl : Alabama 24 - Clemson 6 1:32

Les Bulldogs de l'Université de la Georgie affronteront le Crimson Tide d'Alabama en finale du championnat de la NCAA.

 

La grande finale aura lieu le 8 janvier au Mercedes-Benz Stadium à Atlanta.

 

Le touché de Sony Michel sur une distance de 27 verges lors de la deuxième prolongation a mené à la victoire de 54-48 des siens contre les Sooners de l'Université d'Oklahoma au Rose Bowl, lundi, dans la première demi-finale de la soirée.

 

Rodrigo Blankenship avait réussi un placement de 38 verges pour donner une avance de 48-45 en première prolongation. Austin Seibert a toutefois répliqué avec également un placement de 33 verges pour créer l’égalité et forcer une seconde période.

 

D'Andre Swift a ensuite bloqué la deuxième tentative de placement de Seibert en surtemps pour ouvrir la porte à Michel, qui a fermé les livres.

Steven Parker a retourné un échappé sur une distance de 46 verges pour un majeur avec 6:52 à disputer au quatrième quart pour permettre aux Sooners de prendre une avance de 45-38, mais Nick Chubb a répliqué grâce à une course de deux verges, à 55 secondes de la fin du match, égalant la marque 45-45.

Les Bulldogs ont amorcé la rencontre en ayant accordé que 13,2 points et 270,9 verges par match. Les Sooners ont cependant récolté des gains de 360 verges et menaient 31-17 à la mi-temps.

La troupe de Kirby Smart est cependant venue de l'arrière et a finalement pris les devants grâce à un touché de quatre verges de Javon Wims, tôt au quatrième quart. Les Sooners ont couronné une séquence de jeu de 88 verges par un touché de 11 verges afin de niveler le pointage 38-38.

Il s’agissait du premier match à se solder en prolongation en 104 ans d’histoire au Rose Bowl. Ce fut aussi le match avec le plus grand total de points.

 

Dans l'autre demi-finale, au Sugar Bowl, Alabama a dominé les favoris, Clemson, par la marque de 24-6.

 

Les vainqueurs ont pris les devants 10-0 dès le premier quart et n'ont plus jamais regardé vers l'arrière par la suite.

 

Calvin Harris, Da'Ron Payne et Mack Wilson ont marqué les trois touchés des leurs.

Baker Mayfield, le receveur de passes!
24 points de suite, les Bulldogs prennent l'avance!
24 points de suite, les Bulldogs prennent l'avance!
Rose Bowl : Georgia 54 - Oklahoma 48 (Prolongation)

 

Josh Allen lance trois passes de touché et l'Université du Wyoming remporte le Potato Bowl

NCAA samedi, 23 déc. 2017. 00:36

Central Michigan 14 - Wyoming 37 0:28

L'espoir au prochain repêchage de la NFL Josh Allen a lancé trois passes de touché pour l’Université du Wyoming (8-5) dans ce qui était son dernier match universitaire et les Cowboys ont triomphé de l’Université de Central Michigan (8-5) 37 à 14, vendredi, dans le cadre du Potato Bowl.

L’Université de Central Michigan a ouvert la porte à Allen et sa bande en étant victime de pas moins de huit revirements dans le match. Josh Allen a été nommé joueur par excellence de la rencontre a déclaré son intérêt à être éligible au prochain repêchage de la NFL après la rencontre.

Allen a complété 11 de ses 19 passes pour des gains de 154 verges en plus de ne pas être victime d’interception. L’Université du Wyoming a rebondi après avoir perdu les deux dernières rencontres de la saison. L’équipe était toutefois privée de leur quart-arrière au cours de ces matchs, lui qui soignait une blessure à l’épaule droite.

Les huit revirements de l’Université de Central Michigan constituent un record du Potato Bowl.

 

Le quart canadien Nathan Rourke et l'Université d'Ohio sont champions du Bahamas Bowl

NCAA samedi, 23 déc. 2017. 00:55

UAB 6 - Ohio 41 0:26

Le demi-offensif Dorian Brown a couru pour 152 verges en seulement 12 courses et marqué quatre touchés et le quart-arrière canadien Nathan Rourke a lancé pour deux touchés supplémentaires pour permettre aux Bobcats de l’Université d’Ohio (9-4) de battre les Blazers de l’Université de l’Alabama (8-5) par l’écrasante marque de 41 à 6 lors du Bahamas Bowl.

L’Université d’Ohio a marqué une moyenne de 38,9 points en saison régulière, inscrivant au passe un record de l’Université avec 467 points marqués.  Brown a marqué deux touchés au deuxième quart avant d’en ajouter deux autres au troisième.

Les Blazers tentaient de signer une première victoire en match de championnat à leur deuxième match. La défaite teinte une belle saison pour les Blazers qui ont terminé avec une fiche de huit victoires et cinq revers alors que plusieurs experts prédisaient une année de misère à l’équipe de l’Alabama. Le programme avait même dû rater complètement la saison 2016 après que le programme ait temporairement fermé ses portes en 2014 avant d’ouvrir de nouveau à la suite de la demande populaire.

Baker Mayfield a gagné le trophée Heisman

NCAA samedi, 9 déc. 2017. 20:45 Baker Mayfield
Baker Mayfield (Source d'image:PC)

Le quart-arrière de l’Université d’Oklahoma Baker Mayfield a remporté le trophée Heisman, samedi, à New York.

Le prix récompense le meilleur joueur de football universitaire aux États-Unis.

Il a été préféré au quart-arrière de l’Université Louisville Lamar Jackson et au porteur de ballon de l’Université Stanford Bryce Love.

Mayfield a conduit les Sooners à une fiche de 12-1 cette saison dans l'Association Big 12 et il tentera de mener les siens à la finale nationale le 1er janvier. Les Sooners, classés deuxièmes au pays, affronteront en demi-finale l’Université Georgia (no 3) lors du Rose Bowl.

Il est le meilleur quart-arrière de la NCAA avec un coefficient d’efficacité de 203,76. Il a récolté 4340 verges de gains par la passe pour 41 touchés.

« C’est incroyable pour moi d’être ici, c’est vraiment un honneur, a déclaré Mayfield au moment de recevoir son prix. Je suis fier de jouer pour cette équipe. C'est un rêve devenu réalité. »

Il est le premier joueur sénior à remporter les honneurs depuis Troy Smith de l'Université Ohio State en 2006.

Baker Mayfield, Lamar Jackson et Bryce Love finalistes au trophée Heisman

NCAA mardi, 5 déc. 2017. 09:34 Baker Mayfield
Baker Mayfield (Source d'image:PC)

Le quart-arrière de l’Université d’Oklahoma Baker Mayfield, de même que le gagnant de l’an dernier Lamar Jackson de l’Université Louisville et le porteur de ballon de l’Université Stanford Bryce Love, sont les trois finalistes au trophée Heisman.

Le prix, qui récompense le meilleur joueur de football universitaire aux États-Unis, sera remis samedi soir à New York.

Jackson, un quart-arrière, pourrait devenir le deuxième joueur de l’histoire à remporter le trophée Heisman pour une deuxième fois après l’ancien d’Ohio State Archie Griffin. Le favori demeure toutefois Mayfield.

En 2015, le quart des Sooners a terminé quatrième au scrutin et il n’avait pas été invité à la cérémonie à New York. L’an dernier, il était l’un des cinq finalistes et avait terminé troisième derrière Jackson et Deshaun Watson, de l’Université Clemson.

Cette saison, Mayfield a conduit les Sooners à une fiche de 12-1 dans l'Association Big 12 et il tentera de mener les siens à la finale nationale le 1er janvier prochain. Classés deuxièmes au pays, les Sooners affronteront alors en demi-finale l’Université Georgia (no 3) à l’occasion du Rose Bowl.

Mayfield est le meilleur quart-arrière du circuit de la NCAA avec un coefficient d’efficacité de 203,76. Il a de plus amassé 4 340 verges de gains par la passe pour 41 touchés.

Le Rouge et Or dominé à la Coupe Vanier par les Mustangs

Coupe Vanier samedi, 25 nov. 2017. 11:52

Coupe Vanier : Rouge et Or 17 - Mustangs 39 2:04

HAMILTON - Les Mustangs de l'Université Western ont mis fin à une disette de 23 ans sans championnat canadien, en défaisant le Rouge et Or de l'Université Laval 39-17, samedi, dans le cadre du match de la Coupe Vanier présenté au Tim Hortons Field.

Les Mustangs ont remporté la septième coupe Vanier de leur histoire. Le Rouge et Or domine les universités canadiennes avec neuf titres.

Les Mustangs sans pitié pour le Rouge et Or

Il s'agissait de la première coupe Vanier de Greg Marshall à titre d'entraîneur-chef. Il l'avait gagnée à deux reprises à titre d'adjoint chez les Mustangs en 1989 et 1994.

Le porteur de ballon Cedric Joseph a inscrit deux touchés et le quart Chris Merchant a réussi deux majeurs au sol pour aider les Mustangs à conclure la saison avec une fiche parfaite de 12-0. Le receveur Cole Majoros a réussi l'autre touché des vainqueurs.

« Notre équipe était dominante, a affirmé Mitchell. Je suis très fier de nos joueurs, qui sont restés invaincus et qui ont dominé leurs adversaires en éliminatoires. »

Le Rouge et Or (10-2), qui avait été couronné en 2016, possédait la meilleure défense du Canada, mais elle n'a rien pu faire contre la meilleure attaque du pays, celle de leurs adversaires.

« Personne ne peut vraiment stopper notre attaque, a insisté le demi défensif des Mustangs Alex Salytchev. Notre défense est aussi très rapide. Nous formons vraiment la meilleure équipe du pays. J'espère que tout le monde réalise qu'on se souviendra de cette équipe comme une des meilleures de l'histoire. »

Merchant a bien varié les jeux dès le début de la rencontre, repérant Joseph pour un gain de 17 verges avant d'effectuer une passe de 28 verges à Majoros. Le quart-arrière a lui-même complété le travail en parcourant 13 verges pour un majeur à 11:28 du premier quart.

Les Mustangs ont ajouté à leur avance au deuxième quart, quand Joseph a franchi la ligne des buts à la suite d'une course de 12 verges. Il s'agissait de la quatrième course lors de cette séquence de neuf jeux et 82 verges.

Tard au deuxième quart, la défensive des Mustangs a ouvert la porte au Rouge et Or en raison de deux pénalités de rudesse, dont une violente de Jesse McNair aux dépens de Marc-Antoine Pivin.

Deux jeux plus tard, le Rouge et Or a réduit l'écart quand Hugo Richard a lancé une passe de touché de 28 verges dans les mains de Benoit Gagnon-Brousseau. Après un simple sur un placement raté de Marc Liegghio, les Mustangs sont rentrés au vestiaire à la demie avec une avance de 16-7.

Le Rouge et Or a repris le ballon au début du troisième quart, mais après trois essais ratés, Merchant a conjugué ses efforts à ceux de Majoros pour un long jeu de 32 verges qui a mis la table pour une course de six verges de Joseph. Les Mustangs ont pris les devants 25-7 sur cette séquence.

Les hommes de Glen Constantin ont obtenu une belle occasion en fin de troisième quart, mais Henry Chadrick a échappé une passe dans la zone des buts. David Côté a malgré tout réussi un placement de 34 pour permettre à son équipe de s'approcher.

Dès la première séquence à l'attaque des Mustangs au quatrième quart, Majoros a capté une autre passe pour des gains de 32 verges et son touché à mis le match hors de portée.

« Nous avons mis l'accent sur les aspects sur lesquels nous étions bons et sur ce que nous pensions que le Rouge et Or allait faire. Nous avons tiré avantage de ça », a fait valoir Merchant.

Merchant a ensuite semé l'hystérie chez les partisans des Mustangs quelques minutes plus tard, en franchissant la ligne des buts sur 10 verges.

« C'était simplement une trop bonne équipe, a mentionné Constantin. Nous avons frappé un mur. »

Les Mustangs s'étaient inclinés contre le Rouge et Or lors de leur dernier duel à la Coupe Vanier, en 2008. Constantin avait mené son équipe vers un gain de 44-21 à Hamilton.

L'entraîneur Chip Kelly retourne dans la NCAA avec les Bruins de UCLA

NCAA samedi, 25 nov. 2017. 12:59 Chip Kelly
Chip Kelly (Source d'image:Getty)

Le passage de Chip Kelly dans la NFL semble déjà terminé. Kelly est de retour dans la NCAA à titre d’entraîneur-chef avec les Bruins de UCLA, après un passage peu fructueux avec les Eagles de Philadelphie et les 49ers de San Francisco entre 2013 et 2016.

Chip Kelly agissait à titre d’analyste cette saison après avoir été congédié par les 49ers après seulement une saison à la barre de l’équipe l'an dernier.

Avant de se joindre à la NFL, Kelly était considéré comme un des entraîneurs les plus innovateurs des dernières années dans la NCAA.

Il avait maintenu une fiche de 46-7 avec les Ducks de l’Oregon entre 2009 et 2012, incluant des victoires au Rose Bowl et au Fiesta Bowl. Les Ducks avaient  d'ailleurs participé à un match de Bowl à chaque saison sous la barre de Kelly.

Il avait également remporté le titre d’entraîneur de l’année dans la NCAA à l’issue de la saison 2010.

UCLA était à la recherche d’un entraîneur-chef depuis qu’il avait congédié Jim Mora qui n’a pu assurer mieux qu’un dossier de 6-6 avec une attaque menée par le prometteur quart-arrière Josh Rosen.

Western veut mettre un terme au règne du Rouge et Or à la Coupe Vanier

Coupe Vanier jeudi, 23 nov. 2017. 16:46

Une puissance en attaque contre le Rouge et Or 4:04

HAMILTON - Les Mustangs de l'Université Western ont présenté des statistiques ahurissantes cette saison dans le circuit U Sports.

Ils ont compilé un dossier de 11-0. Ils ont dominé le pays avec une moyenne de 48,3 points par match. Et ont écrasé leurs adversaires par un score cumulatif de 222-47 en éliminatoires.

Le seul qui puisse mettre un terme à leur saison immaculée, c'est le champion de la Coupe Vanier, le Rouge et Or de l'Université Laval.

« Je sais que nous formons une bonne équipe de football, mais je suis juste assez réaliste pour savoir que ce sera notre plus grand défi cette saison », a martelé l'entraîneur-chef des Mustangs Greg Marshall lors d'une conférence de presse jeudi.

Le Rouge et Or (10-1) et les Mustangs s'affronteront samedi au Tim Hortons Field, dans un duel entre les deux programmes de football universitaire les plus prestigieux du pays.

Western convoitera son septième titre canadien, et son premier depuis 1994. Le Rouge et Or tentera d'obtenir son 10e.

Laval, qui présente la meilleure défensive du circuit (9,6 points accordés par match), sera confronté à Western, qui possède la meilleure attaque de la ligue (608,5 verges de gains par match). Les Mustangs obtiendront vraisemblablement l'appui de la foule, puisque de nombreux autobus feront le voyage de 90 minutes qui sépare le campus universitaire situé à London, en Ontario, de Hamilton.

Western a commencé son parcours irrésistible en éliminatoires en pulvérisant Guelph 66-12, avant de détruire Laurier 75-32 à la Coupe Yates. Les Mustangs ont ensuite piétiné Acadia 81-3 à la Coupe Uteck.

Laval, entre-temps, a été bousculé à quelques reprises en éliminatoires.

Le Rouge et Or a rossé Sherbrooke 45-0 en demi-finales du RSEQ, avant de venir à bout de Montréal 25-22. Laval a connu une première demie en dents de scie la semaine dernière contre Calgary avant de s'adjuger la Coupe Mitchell 35-23.

« Quand tu disputes des matchs très serrés jusqu'à la fin, tu gagnes de l'expérience, et ça ce n'est pas négligeable, a mentionné l'entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin. J'aime le fait que nous ayons vécu de l'adversité pendant notre parcours éliminatoire. »

Laval présente un dossier de 2-0 dans les duels contre Western. Le Rouge et Or avait battu les Mustangs 13-11 à la Coupe Uteck en 2010, deux ans après qu'il eut pris la mesure des Ontariens 44-21 à la Coupe Vanier.

Constantin, qui dirige le Rouge et Or pour la 17e saison, domine le circuit U Sports avec huit titres de la Coupe Vanier. Marshall tentera d'obtenir son premier à sa 18e saison - sa 11e avec les Mustangs - en tant qu'entraîneur-chef de football universitaire.

« Nous nous attendons à un match très serré, car il (le Rouge et Or) représente l'adversaire le plus complet à avoir croisé notre route cette saison », a dit Marshall.

« Ils n'ont pas de faille dans leur armure. »

À sa troisième saison universitaire, Mathieu Betts continue d'être une menace constante

Coupe Vanier mercredi, 22 nov. 2017. 20:53

Une puissance en attaque contre le Rouge et Or 4:04

Le Rouge et Or participera samedi à la Coupe Vanier pour la 11e fois de son histoire.

L'Université Laval affrontera les Mustangs de Western, qui en seront à une 13e participation.

Les Mustangs ont remporté leurs 11 matchs depuis le début de la saison 2017. Leurs statistiques sont impressionnantes en attaque avec une moyenne de 48 points marqués par match et 608 verges amassées au total par rencontre. La commande sera donc imposante pour la défense du Rouge et Or.

« Western, c'est l'équipe à battre cette saison. C'est une équipe qui produit énormément de verges. Une très bonne attaque au sol. Comme en témoigne leur fiche en éliminatoires, ils peuvent mettre beaucoup de points sur le tableau », a analysé l’ailier défensif Mathieu Betts.

« C'est une équipe qui est très physique. Ce qu'ils font n'est pas très compliqué. Mais ils le font très bien », a pour sa part soumis le coordonnateur défensif Marc Fortier.

Matthieu Betts s'est imposé comme l'un des meilleurs à sa position au pays. À sa troisième année seulement au football universitaire, il permet au front défensif lavallois d'exercer une pression constante sur l'attaque adverse.

« Il est une menace, certainement sur la passe et sur la course. C'est toujours bon de l'avoir à mes côtés. Beaucoup d'offensives veulent avoir plus d'un joueur pour le bloquer », a expliqué Edward Godin.

« Il va attirer tellement de monde des fois que ce n’est pas lui qui va faire le jeu, mais il va libérer de l'espace pour d'autres joueurs parce que les autres équipes sont obligées d'en tenir compte et d'avoir des stratégies pour s'en occuper », a fait valoir Fortier.

L'attaque du Rouge et Or a produit de son côté 33 points en moyenne par rencontre. Elle devra donc éviter les relâchements samedi si celle des Mustangs produit à la hauteur de sa réputation.

« Ça va être important surtout de profiter de nos chances parce qu'ils ont une attaque très explosive qui est capable de marquer beaucoup de points, a souligné le quart-arrière Hugo Richard. Par contre, si notre défense connaît une bonne journée et j'ai confiance, ils vont être capables de les limiter à une certaine quantité de points et ce sera à nous d'en faire plus qu'eux. »

Il s'agira de la deuxième confrontation entre le Rouge et Or et les Mustangs à la Coupe Vanier. En 2008, la troupe de Glen Constantin l'avait emporté 44-21 dans ce qui fut la dernière présence des Mustangs à la finale nationale avant cette année.

Le Rouge et Or de l'Université Laval participera à la 11e Coupe Vanier de son histoire

Universitaire samedi, 18 nov. 2017. 19:12

Rouge et Or 35 - Dinos 23 2:53

CALGARY - Le quart-arrière Hugo Richard a complété 21 de ses 32 passes pour des gains de 258 verges et deux touchés et il a aidé le Rouge et Or de l'Université Laval à venir de l'arrière pour l'emporter 35-23 face aux Dinos de l'Université de Calgary, samedi, lors de la Coupe Mitchell.

« La rencontre était très serrée, plus serrée que prévu, a déclaré Richard. Nous n'avons pas disputé un très bon match. Nous avons commis trop d'erreurs en offensive... quelques revirements.

« Nous avons trouvé un moyen de l'emporter, a ajouté le joueur nommé le plus utile à son équipe. C'est du caractère. »

Le Rouge et Or accède donc à finale de la Coupe Vanier, le trophée le plus prestigieux du football universitaire canadien, et il croisera le fer avec les Mustang de l'Université Western. La rencontre aura lieu le 25 novembre, au Tim Hortons Field de Hamilton.

« C'est une très bonne équipe, a révélé Richard à propos des Mustangs. Nous savons qu'ils ont une bonne offensive. Ils bougent bien avec le ballon au sol et peuvent obtenir de bons gains aériens. En défensive, ils ont réussi quelques blanchissages cette saison. Nous savons que nous avons un gros défi qui se présente devant nous.

« Nous devons faire beaucoup mieux la semaine prochaine si nous souhaitons avoir une chance de remporter la Coupe Vanier. »

Richard a également récolté des gains de 31 verges par la course.

Le quart des Dinos Adam Sinagra a réussi 26 de ses 43 passes pour 318 verges par la voie des airs et a été victime d'une interception et de cinq sacs du quart.

« La plupart des bons joueurs sont des cinquièmes années et ils ne seront pas de retour avec l'équipe l'an prochain, a mentionné l'entraîneur des Dinos Wayne Harris. Ils constituent une grande partie de notre équipe et ils ont fait plusieurs jeux remarquables. Je suis fier de la façon dont ils ont performé sur le terrain. Je crois que nous avons été meilleurs que Laval et nous n'étions simplement pas en mesure de terminer nos jeux et de capitaliser. »

Tirant de l'arrière 10-0 au deuxième quart, les hommes de Glen Constantin ont pris les devants 20-18 au troisième quart grâce à un touché de Simon Gagnon-Gingras, sur une passe de deux verges de Richard.

Le Rouge et Or surmonte un mauvais début de match

« Ça été une chaude lutte et l'équipe qui voulait le plus l'a emporté, a relaté le joueur de ligne défensive du Rouge et Or Mathieu Betts. Ils ont une équipe formidable. Nous devons donner du crédit à nos entraîneurs. Ils ont passé beaucoup de temps à analyser les séquences vidéos des Dinos. Ils avaient un bon plan de match. »

Au début du quatrième quart, Gabriel Ouellet est revenu à la charge et a recouvré le ballon échappé par les Dinos avant de filer sur une distance de 42 verges jusque dans la zone des buts, donnant une avance confortable de 27-18 au Rouge et Or.

Le botteur des Dinos Niko DiFonte a répliqué tard au quatrième quart avec un placement de 47 verges. Vincent Alarie-Tardif a cependant scellé la victoire pour la formation québécoise en ajoutant un majeur alors qu'il restait 29 secondes à la rencontre.

« Défensivement, ils ont été capables de venir de l'arrière et de nous museler en deuxième demie, a admis Harris. Dans ce genre de match, tu dois être en mesure de produire lors des quatre quarts pour connaître du succès. »

DiFonte avait permis aux Dinos de prendre les devants 3-0 au premier quart grâce à un botté de placement de 28 verges.

Les hommes de Wayne Harris ont par la suite creusé l'écart 10-0 grâce à un touché lors de la première série du second quart.

Le Rouge et Or a cependant rassemblé ses forces afin de surmonter le déficit.

David Côté a réalisé un placement de neuf verges afin d'inscrire les représentants du Québec au tableau au deuxième quart. Moins de deux minutes plus tard, Richard a repéré le receveur Jonathan Breton-Robert sur une distance de 54 verges pour permettre au Rouge et Or de niveler la marque 10-10.

Les Dinos ont toutefois repris les devants, à la suite d'un échappé provoqué par Boston Rowe. Jeshrun Antwi a par la suite couru sur une distance de neuf verges pour redonner l'avance 17-10 aux locaux quelques secondes avant la fin de la première demie.

Les Mustangs écrasent les Axemen 81 à 3 à la Coupe Uteck

Universitaire samedi, 18 nov. 2017. 15:17

Coupe Uteck : Western 81 - Acadia 3 0:31

WOLFVILLE, N.-É. - Le quart Chris Merchant a réussi 10 de ses 11 passes pour des gains aériens de 200 verges et deux touchés, menant les Mustangs de l'Université Western vers une victoire facile de 81-3 contre les Axemen de l'Université Acadia, samedi, lors de la Coupe Uteck.

Les Mustangs passent donc en finale de la Coupe Vanier, le trophée le plus prestigieux du football universitaire canadien. La rencontre aura lieu le 25 novembre, au Tim Hortons Field de Hamilton.

Les Mustangs affronteront le Rouge et Or de l'Université Laval, qui a remporté le Coupe Mitchell 35-23 face aux Dinos de l'Université de Calgary.

Merchant a ajouté 54 verges par la course et deux touchés alors que les Mustangs ont établi un nouveau record de la Coupe Uteck pour le plus de points inscrits dans un même match.

Les Mustangs menaient 57-0 à la demie. Ils avaient réussi 26 premiers essais, contre seulement deux pour les Axemen, et ils n'ont pas permis à leurs adversaires de s'amener dans leur territoire pendant toute la première demie. Les Mustangs ont également totalisé pas moins de 472 verges d'attaque contre seulement 61 pour les Axemen lors des 30 premières minutes de jeu.

En retard 74-0 au quatrième quart, les Axemen se sont finalement inscrits au tableau grâce à un placement de 27 verges de Jarett Saumure.

Les Dinos veulent leur revanche face au Rouge et Or lors de la Coupe Mitchell

Universitaire vendredi, 17 nov. 2017. 19:08 Adam Sinagra
Adam Sinagra (Source d'image:PC)

CALGARY - Les Dinos de l'Université de Calgary ont soif de revanche, mais savent aussi qu'ils ne peuvent pas laisser le passé dicter le présent.

Les Dinos affronteront l'équipe la mieux classée au pays, le Rouge et Or de l'Université Laval, samedi, dans le match de la Coupe Mitchell. L'enjeu? Une place en finale nationale lors de la Coupe Vanier face au gagnant de la Coupe Uteck, soit les Axemen de l'Université Acadia, soit les Mustangs de l'Université Western.

La semaine dernière, le botteur des Dinos Niko DiFonte a joué les héros avec un placement de 59 verges - un record du football universitaire canadien - sur le dernier jeu du Hardy Bowl. Ce botté a permis aux Dinos de vaincre les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique 44-43 et a rapidement fait le tour de la planète football. La vidéo a notamment été diffusée sur NFL.com et sur le réseau ESPN.

« C'est différent, a dit DiFonte, qui est âgé de 19 ans. C'est spécial, mais je dois garder les pieds sur terre. »

DiFonte est certain que le Rouge et Or ne se concentrera pas sur le match de la semaine dernière.

« Ce qui a été accompli la semaine dernière leur importe peu et nous devons avoir la même mentalité », a-t-il reconnu.

Le duel Dinos-Rouge et Or est une reprise de la Coupe Vanier de l'automne dernier, quand la formation de Québec a eu le meilleur 31-26. Le Rouge et Or avait ainsi mis la main sur un neuvième titre national, un huitième depuis 2003.

Le quart du Rouge et Or Hugo Richard a rendu hommage à son entraîneur Glen Constantin et ses adjoints pour expliquer ces succès.

« Les entraîneurs nous apprennent à être de bons coéquipiers, à agir en équipe, à nous développer en équipe, à être bons ensemble, a expliqué Richard. Nous sommes conscients du passé de l'équipe, de son héritage, mais nous nous concentrons sur la tâche à accomplir. »

Même avec une fiche de 9-1, les joueurs et les entraîneurs du Rouge et Or parlaient d'un désir de faire oublier une saison décevante.

« Au début, nous n'étions pas aussi explosifs ou constants, a noté Richard. Nous avions de la difficulté à garder un bon rythme pendant tout le match. Nous avions de la difficulté à être productifs des deux côtés du ballon. C'était notre problème. Il y a eu des hauts et de bas... ce qui était notre défaut. Mais je crois que c'est maintenant chose du passé. »

Les Dinos ont perdu leurs cinq matchs contre le Rouge et Or dans leur histoire, dont trois fois en finale de la Coupe Vanier.

« Je suis heureux de les affronter de nouveau, a affirmé DiFonte. Que le meilleur gagne! J'espère que nous aurons notre revanche. »

Le quart des Dinos Adam Sinagra, qui est natif de Pointe-Claire, sait très bien à quel point le Rouge et Or est redoutable.

« Ils savent comment faire fonctionner leur programme, a-t-il dit. Mais on a tendance à amplifier la réalité en donnant l'impression qu'ils sont invincibles. Nous voulons aller sur le terrain et les frapper en plein visage. Nous ne pouvons pas les craindre.

« Nous savons que nous représentons une vraie menace. »

Coupe Mitchell : Le Rouge et Or se privé de Kevin McGee, suspendu

Universitaire mercredi, 15 nov. 2017. 16:01 Casques du Rouge et Or
Casques du Rouge et Or (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

À la suite d'une demande de révision d’un incident survenu dans les derniers instants de la première demie du match de la finale de la Coupe Dunsmore impliquant les Carabins de l’Université de Montréal et le Rouge et Or de l’Université Laval, le RSEQ (Réseau du sport étudiant du Québec) a rendu sa décision quant aux mesures disciplinaires à prendre face à la requête des Carabins de l’Université de Montréal.

D’une part, rappelons que les Carabins ont allégué, dans une demande de révision déposée lundi après-midi, qu’à une occasion pendant le match du 11 novembre dernier un étudiant-athlète du Rouge et Or, Kevin McGee (no 24), aurait commis un plaqué dangereux à la tête sur Khalil Kerr (no 6) des Carabins. Devant le sérieux de la demande, le réseau a analysé toutes les pièces justificatives des deux parties concernées afin de rendre une décision éclairée.

Ainsi, après avoir consulté les séquences vidéo complémentaires et les rapports écrits, le commissaire de la ligue de football universitaire du RSEQ indique que la demande de révision de l’Université de Montréal est retenue. Effectivement, dans la séquence impliquant Kevin McGee et Khalil Kerr, la révision vidéo et les consultations effectuées donnent une latitude suffisante au commissaire pour permettre de conclure que le plaqué de McGee était illégal en cohérence avec la Règle 7 (Infractions et pénalités) – Section 2 (Rudesse excessive) et Section 3 (Rudesse) – Article 5 (Autres actes de rudesses excessives) et Article 16 (Joueur en position vulnérable) des règles du Football amateur canadien.

Ce geste est catégorisé comme une rudesse excessive entraînant une disqualification, donc d’une partie de suspension. De plus, l’action était directement dirigée à la tête et considérée assimilable à une tentative de blessure. Conformément à l’article 19.5.4 des Règlements du secteur universitaire du RSEQ, cela entraine une partie de suspension, et puisque cette action est une récidive à la suite de l’incident du 28 septembre dernier impliquant le demi inséré des Stingers de l’Université Concordia James Tyrell, cela entraîne une partie additionnelle de suspension. Au total, cela représente donc trois parties de suspension à l’étudiant-athlète du Rouge et Or Kevin McGee. Cette sanction sera applicable dès la partie de la Coupe Mitchell le 18 novembre prochain conformément au règlement 90.60.5A de U Sports.

« Le RSEQ se préoccupe de la sécurité et de la santé de tous les étudiants-athlètes de son réseau. Malgré cette préoccupation, la règlementation quant à la sécurité sur le terrain de football ainsi qu’à la formation des arbitres de football revient à la Fédération Football Québec sous l’égide du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) » souligne Gustave Roel, président-directeur général du RSEQ.

Mathieu Betts est élu le joueur de la semaine dans l'U Sports

Universitaire mercredi, 15 nov. 2017. 13:44 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:Mathieu Bélanger)

TORONTO - Le joueur de ligne défensive du Rouge et Or de l'Université Laval Mathieu Betts, le demi-offensif de l'Université Western Cedrick Joseph ainsi que le botteur de l'Université de Calgary Niko DiFonte ont été élus les joueurs de football de la semaine dans l'U Sports, mercredi.

Betts a réussi deux sacs du quart et provoqué un échappé dans la victoire du Rouge et Or contre l'Université de Montréal à la Coupe Dunsmore.

De son côté, Joseph a amassé 250 verges de gains et inscrit trois touchés dans la victoire de Western contre l'Université Laurier à la Coupe Yates.

DiFonte a réussi un placement de 59 verges - un record de l'U Sports - tandis que les dernières secondes du match s'écoulaient contre l'Université de la Colombie-Britannique pour procurer une victoire par un point à Calgary à la Coupe Hardy.

Il a totalisé six placements et trois transformations contre l'Université de la Colombie-Britannique.

Les Axemen accèdent à la Coupe Uteck

Universitaire mardi, 14 nov. 2017. 17:05 Cameron Davidson
Cameron Davidson (Source d'image:Twitter de l'Université d'Acadia)

Les Axemen de l’Université Acadia ont finalement mis la main sur le titre de l’association atlantique grâce à un gain de 45-38 devant les Huskies de Saint Mary’s en deuxième prolongation du Loney Bowl, mardi.

Cody Cluett a franchi la zone des buts pour donner les devants aux Axemen et les Huskies n’ont pu assurer la réplique, si bien que l’Université d’Acadia accède à la Coupe Uteck.

Cette victoire met un terme à une série de rebondissements en ce qui concerne la présentation du Loney Bowl.

Un problème d'admissibilité d'un joueur utilisé par les Huskies au cours de la saison avait mené la fédération gouvernant le sport universitaire des Maritimes à annuler préalablement le Loney Bowl et donner le titre aux Axemen.

Cependant, les Huskies ont contesté la décision devant les tribunaux et la décision d’une juge de la Nouvelle-Écosse a mis fin au débat et les deux équipes ont finalement dû disputer le match.

Les Axemen auront rendez-vous samedi avec les champions de l’Ontario, les Mustangs de l’Université Western.

Le Rouge et Or remporte la Coupe Dunsmore

Universitaire samedi, 11 nov. 2017. 17:18

Carabins 22 - Rouge et Or 25 2:00

QUÉBEC - Le Rouge et Or de l'Université Laval a marqué 22 points en première demie, samedi, remportant finalement la coupe Dunsmore 25-22 face aux Carabins de l'Université de Montréal, à Québec.

Les visiteurs ont corsé les choses avec 50 secondes à écouler, grâce à une réception payante de sept verges de Kevin Kaya. La transformation de deux points a été réussie.

Sur le botté court qui a suivi, qui a bondi très haut, Kaya a étendu le bras pour toucher au ballon près de la ligne de côté, permettant à Montréal de conserver le ballon. Mais cantonnés au milieu du terrain par des punitions et à court de temps, les Carabins n'ont pas pu faire plus de dommages.

Pour le Rouge et Or, il s'agit d'une deuxième coupe Dunsmore d'affilée, une 13e en 15 ans.

Samedi prochain, la troupe de Glen Constantin va se mesurer à l'Université de la Colombie-Britannique ou à l'Université de Calgary, à l'occasion de la coupe Mitchell. Ce match aura lieu dans l'Ouest.

Encore une finale d'anthologie

L'objectif ultime: la Coupe Vanier qui sera présentée au Tim Hortons Field de Hamilton, le 25 novembre.

Les favoris de la foule ont pris les devants après environ cinq minutes de jeu, Marc-Antoine Pivin captant une passe de touché de 26 verges d'Hugo Richard.

Pivin était couvert de près par Jordan Perrin, mais il l'a battu de vitesse. Pivin a été limité à quatre matches à cause de blessures, cette saison.

L'UdeM a nivelé peu après, après avoir fait perdre le ballon au quart Vincent Alarie-Tardif. Brian Harelimana l'a saisi et a parcouru 38 verges, jusqu'en zone payante.

Les Carabins ont ensuite soutiré un simple, avant de commettre un revirement.

Mathieu Betts du Rouge et Or a fait perdre le ballon au quart Samuel Caron, et il en a suivi un placement de 29 verges de David Côté. C'était donc 10-8 Rouge et Or, avec 1:44 à disputer au premier quart.

En début de deuxième quart, après une pénalité, les Carabins ont choisi de concéder un touché de sûreté. Le Rouge et Or voyait son avance bonifiée à 12-8.

L'Université Laval a frappé à nouveau quelques minutes plus tard, quand Benoit Gagnon-Brousseau a capté une passe de touché de six verges de Richard.

Avec 9:12 au cadran en première demie, un placement de 37 verges de Côté a porté l'avance du club local à 22-8.

Les Carabins ont redonné signe de vie en toute fin de première demie. Caron a rejoint Guillaume Paquet sur 39 verges et quelques jeux plus tard, un placement de 16 verges de Louis-Philippe Simoneau verges a diminué la priorité du Rouge et Or à 22-11. Tout cela a donné suite à une occasion de placement ratée de Côté, à partir de 37 verges.

Les hommes de Danny Maciocia ont écopé de 66 verges de punitions en première demie.

On pensait que le Rouge et Or avait porté un coup dur en fin de troisième quart: Pivin a capté une longue passe de Richard et s'est rendu en zone des buts, un jeu de 66 verges. Mais ça n'a pas compté, Laval ayant commis de l'obstruction.

Les seuls point du troisième quart ont été le placement de 44 verges de Simoneau, avec 1:29 à disputer à l'engagement.

Betts a réussi un sac important avec cinq minutes d'écoulées au dernier quart, forçant les Carabins à dégager. C'était son deuxième sac de la rencontre.

À mi-chemin au quatrième quart, Gabriel Ouellet a stoppé une montée montréalaise avec une interception à la ligne de 23 des Carabins. Le ballon a bifurqué avant d'échouer dans ses mains.

Côté a donné une marge un peu plus confortable aux siens avec un placement de 34 verges, avec 1:38 au cadran dans le match. C'était alors 25-14 en faveur du Rouge et Or. Les Carabins ont chèrement vendu leur peau mais au final, c'est le Rouge et Or qui aura la chance d'accéder au match du championnat canadien.

Gustave Sylvestre a repris goût au football et à l'école

Universitaire vendredi, 10 nov. 2017. 12:43

La clé est simple pour Maciocia 1:46

Éric Leblanc

MONTRÉAL- « Il est complètement transformé! » Danny Maciocia ne cache pas sa fierté envers Gustave Sylvestre qui avait perdu la flamme du football et tout intérêt envers l’école durant ses études collégiales. Il a fini par accrocher ses crampons en 2013, mais un appel de Maciocia a changé sa vie.

 

« J’avais choisi de prendre une pause pour travailler dans les bars. Mais ce n’était pas la meilleure période de ma vie, je trouvais ça vraiment plate de travailler surtout quand je voyais mes chums qui continuaient de jouer. J’en pleurais presque de voir mes amis sur le terrain, ça me brisait le cœur », s’est rappelé le joueur de ligne offensive de six pieds quatre pouces et 274 livres.

 

« Je n’y repense pas souvent parce qu’on s’investit beaucoup dans le football et j’en oublie parfois un peu que je ne jouais pas en 2013 et ça ne me tentait plus de jouer », a ajouté Sylvestre dont la chevelure a absorbé une coloration jaune comme plusieurs de ses coéquipiers.

 

Bien au fait de son grand potentiel, Maciocia a tenté sa chance pour le convaincre de joindre la famille des Carabins.

 

« Je pensais que mon parcours était fini parce que ça n’allait pas super bien à l’école. Danny m’a dit qu’il avait un plan pour moi, que ça pouvait se passer autrement que de juste lâcher l’école et le foot. Il a relancé ma carrière, je lui dois beaucoup. D’être rendu là aujourd’hui, je ne pourrais pas demander mieux. Je vis un peu un rêve chaque jour », a statué Sylvestre qui a pris le soin de parler sans filtre.

 

Ce contexte de rêve, c’est non seulement d’avoir repris goût au football et à l’école. Sylvestre a été choisi sur l’équipe d’étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

 

« Danny me disait que je pourrais devenir un élément important de son équipe. Je pensais qu’il me disait un peu n’importe quoi, mais j’ai voulu essayer et je me suis retrouvé partant à gauche après la première semaine d’entraînement. Il ne m’avait peut-être pas menti », a raconté Sylvestre en esquissant un sourire.

 

« Il a été notre bloqueur à gauche partant à sa première année quand on a gagné la coupe Vanier. Depuis qu’il est là, il joue du bon football pour nous et ça va bien à l’école pour lui. Je suis très content qu’il soit là, il procure un certain leadership puisqu’il a vécu plusieurs choses dans les dernières années. On a besoin de ses qualités et sa présence sur le terrain et dans le vestiaire », a raconté Maciocia.

 

Le bloqueur à gauche peut maintenant croire à une carrière dans la Ligue canadienne de football.

 

« Je n’étais pas un gros gars de gymnase avant. L’an passé, j’ai compris que c’était probablement le moment de m’y mettre si je voulais accomplir quelque chose au football. Depuis ce temps, ça va très bien, j’ai beaucoup progressé physiquement. On peut dire que j’ai récolté ce que j’ai semé en étant choisi sur l’équipe d’étoiles. C’est juste plaisant de voir que t’as des résultats quand tu travailles », a confié celui qui devrait officiellement son baccalauréat cet hiver après avoir complété des cours préparatoires.

 

Sylvestre sait qu’il devra continuer dans ce sens pour participer aux évaluations de la LCF l’an prochain.

 

« Je sais qu’il me manque un peu de poids pour grimper à ce niveau. Mon but n’est pas nécessairement de me tailler une place directement. On verra ce que je peux réussir à partir d’un camp d’entraînement. Je ne me fais pas de fausses idées », a noté celui qui est content d’avoir retrouvé, au sein des Carabins, l’esprit familial qu’il avait tant aimé au Collège Notre-Dame.  

 

Tout ce travail a permis à Sylvestre de s’ouvrir les yeux.

 

« Quand tu vois des jeunes comme Gustave ou Junior Luke qui ont besoin d’un an ou deux, mais qui finissent par réaliser leur potentiel, c’est une grande satisfaction pour les entraîneurs et notre programme », a noté Maciocia.

 

Louis-Mathieu NormandinLouis-Mathieu Normandin, un étudiant-athlète hors pair

 

Si l’entraîneur des Carabins était emballé par l’évolution de Sylvestre, il n’avait pas assez de compliments pour encenser le receveur Louis-Mathieu Normandin qui a mérité la mention d’honneur de la gouverneure générale pour son excellence sportive et académique.

 

En plus de briller sur le terrain, Normandin s’est illustré dans ses études en Administration (HEC) avec une moyenne de 4 sur 4,3. Il s’est donc classé parmi le top-8 académique des athlètes U Sports.

 

« Ça, pour moi, ça devrait faire les manchettes. Ce jeune a réussi cet exploit en plus de son implication au football qui prend environ 25 heures par semaine! Je vais me souvenir de cette fierté pour le reste de ma vie parce que j’ai participé à cet effort avec la structure qui a été mise en place », a exprimé Maciocia qui était heureux de parler de son receveur membre de l’équipe d’étoiles du RSEQ.

 

Une mission importante pour Hamel

 

Normandin et ses coéquipiers doivent maintenant étudier en profondeur les tendances du Rouge et Or de l’Université Laval. Du côté défensif, le maraudeur François Hamel est reconnu comme une référence dans ce travail.   François Hamel

 

« Je veux apprendre leurs formations et leurs tendances par cœur pour les reconnaître sur le terrain. Je m’attends à être en mesure d’aider mes demis défensifs et mes secondeurs pour les avertir de certaines possibilités », a précisé Hamel.

 

« C’est comme notre voltigeur de centre, il est capable de calmer tout le monde et placer les joueurs autour de lui. Il comprend toutes les positions et il est en mesure de déceler plusieurs indices chez l’adversaire », a ciblé Maciocia.

 

Son influence pourrait être précieuse face au Rouge et Or surtout que Hamel connaît cette rivalité en détail puisque son frère Julien a joué pour les Carabins jusqu’en 2010.

 

« C’est le fun à entretenir, on a du plaisir à les haïr si on peut dire. On veut tellement bien faire dans ces rencontres. L’atmosphère est incroyable, ce sera impossible de la reproduire après notre carrière, il faut en profiter le plus possible », a indiqué Hamel dont le frère était reconnu pour son intensité et sa contribution physique.

Le Rouge et Or s'attend à un match serré

 

RSEQ : Hugo Richard nommé joueur par excellence

Universitaire vendredi, 10 nov. 2017. 12:18 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:MATHIEU BÉLANGER)

Le quart-arrière du Rouge et Or de l'Université Laval Hugo Richard a été nommé joueur par excellence du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), qui a dévoilé vendredi les récipiendaires des honneurs individuels pour la saison 2017 en football universitaire.

Le quart-arrière de quatrième année reçoit cet honneur pour la deuxième fois de sa carrière. Les chiffres ne mentent pas dans le cas de Richard : le pivot a lancé pour 2187 verges cette saison (1er rang RSEQ) en plus d’utiliser ses jambes pour en franchir 324 autres (3e rang). Auteur de sept touchés au sol, un sommet au sein du RSEQ, il a porté son total en carrière à 26, ce qui le place au 6e rang de tous les temps au Québec à égalité avec l’ancien porteur des Carabins Rotrand Sené.

Ses 11 passes de touché réussies en 2017 lui en donnent maintenant 52, le septième plus haut total de l’histoire de la ligue, à seulement quatre de Jean-Philippe Shoiry (Sherbrooke) et Phil Côté (Ottawa) et six derrière son mentor Mathieu Bertrand. Tout ça en étant intercepté qu’à trois reprises en huit matchs.

Le secondeur Kean Harelimana est quant à lui devenu le quatrième joueur de suite du Rouge et Or à être nommé recrue de l'année du RSEQ après Adam Auclair (2016), Mathieu Betts (2015) et Hugo Richard (2014). En uniforme à chacun des huit matchs de saison régulière du Rouge et Or, et partant dans cinq de ceux-ci, Harelimana a terminé au quatrième rang des Lavallois et au 34e échelon de la ligue pour le nombre de plaqués, soit 23,5 incluant 18 en solo. Il a également réussi un sac du quart, a brisé deux passes et a récupéré un ballon échappé.

Élu recrue par excellence du circuit en 2016, Adam Auclair a poursuivi sur sa lancée et remporté l’honneur du joueur défensif de l'année avec une récolte de 41 plaqués, dont 32 en solo, ce qui le place au sixième rang québécois. Pour une deuxième année de suite, le Beauceron a été partant dans chacun des huit matchs du Rouge et Or. Malgré son physique imposant, l’ancien des Cougars de Champlain-Lennoxville demeure rapide et extrêmement rigoureux sur ses couvertures, comme en témoignent ses trois interceptions et ses deux passes rabattues.
 

Recrue de l’année au pays en 2015 et récipiendaire du trophée J.P. Metras l’an passé, Mathieu Betts, qui remporte le prix de joueur de ligne de l'année, a dominé le RSEQ pour le nombre de sacs du quart en 2017 avec 5,5, le plaçant au 10e rang au pays à ce chapitre. En trois saisons avec le Rouge et Or, l’ancien des Spartiates du Vieux Montréal a maintenant rabattu le pivot adverse à 26,5 reprises, soit un record d’équipe en carrière codétenu avec Vincent Desloges. En plus de terroriser les quarts-arrière, l’ailier défensif étoile a cumulé 12,5 plaqués – dont 8 en solo et 6 pour des pertes – tout en brisant six passes et en récupérant deux ballons échappés.

Le titre d'entraîneur de l'année revient à Glen Constantin, qui a mené son équipe à un 12e titre de saison régulière en 13 ans cette saison en vertu d’une fiche de sept victoires et une défaite. Il s’agit de son septième titre du genre au Québec, après ceux de 2005, 2008, 2009, 2010, 2012 et 2015. Au terme des saisons 2005 et 2010, il a reçu le prix Frank Tindall de l’entraîneur de l’année de U SPORTS. En 17 saisons à la barre du Rouge et Or, Glen a un impressionnant dossier de 119 victoires et 20 défaites en saison régulière et de 44-10 en éliminatoires.

Honneurs individuels en football universitaire du RSEQ – Saison 2017

Athlète par excellence de l’année – Trophée Jeff Russel
(En nomination pour le trophée Hec Crighton – U SPORTS)
Hugo Richard // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Recrue de l’année
(En nomination pour le trophée Peter Gorman – U SPORTS)
Kean Harelimana // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Joueur défensif de l’année
(En nomination pour le trophée des Présidents – U SPORTS)
Adam Auclair // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Joueur de ligne de l’année
(En nomination pour le trophée J.P. Metras – U SPORTS)
Mathieu Betts // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Prix de leadership et engagement social
(En nomination pour le trophée Russ Jackson – U SPORTS)
Joel Houle // Redmen de l’Université McGill
 
Entraîneur de l’année
(En nomination pour le trophée Frank Tindall – U SPORTS)
Glen Constantin // Rouge et Or de l’Université Laval
 
Recrue offensive par excellence (RSEQ)
Daniel Adesegun // Redmen de l’Université McGill
 
Recrue défensive par excellence (RSEQ)
Khadeem Pierre // Stingers de l’Université Concordia
 
Joueurs des unités spéciales par excellence (RSEQ)
Félix Ménard-Brière // Carabins de l’Université de Montréal

 

 

Coupe Dunsmore : deux frères au coeur d'une grande rivalité

Universitaire jeudi, 9 nov. 2017. 23:36

La clé est simple pour Maciocia 1:46

Éric Leblanc

MONTRÉAL – Petite devinette : qui pourrait bien souhaiter que le match de la coupe Dunsmore entre les Carabins de l’Université de Montréal et le Rouge et Or de l’Université Laval se termine par le pointage de 3 à 0?

 

On ne peut pas blâmer cette personne, il s’agit de la mère de Brian et Kean Harelimana qui évoluent respectivement pour les Carabins et le Rouge et Or au poste de secondeur. Déchirée à l’idée de voir ses deux fils s’affronter pour la première fois dans un match éliminatoire, elle pourra à tout le moins encourager les unités défensives des deux équipes.

 

C’est la première année qu’elle se retrouve dans cette situation particulière puisque ses deux fils ont eu le privilège de jouer ensemble à leurs débuts dans le football civil ainsi qu'à l’école secondaire et au niveau collégial.

 

Tout laissait croire que le scénario idéal allait se poursuivre au passage universitaire. Brian, l’aîné, a fait son entrée avec les Carabins en 2016. Mais son petit frère a causé la surprise l’année suivante en préférant voler de ses propres ailes dans l’environnement du Rouge et Or.

 

« C’est un moment qui a été difficile », a admis d’emblée le secondeur des Carabins.  

 

« Il m’avait averti le jour avant qu’il allait prendre sa décision le lendemain. Je sentais qu’il avait un petit penchant pour Laval, il avait vraiment aimé sa visite là-bas et l’un de ses bons amis, Zack Fitzgerald, qui a joué avec nous à Vanier, avait choisi le Rouge et Or. J’ai été le premier à apprendre sa décision. Au début, j’étais un peu déçu, même si j’étais content pour lui. C’était un peu difficile à avaler, mais j’ai accepté avec le temps », a détaillé Brian qui s’est taillé une place sur l’équipe d’étoiles du RSÉQ.

 

En y réfléchissant quelque peu, il a fini par se dire que ça pouvait être positif que son frère puisse vivre ses propres expériences.

 

« C’est comme ça que je l’ai vu. Il a sa vie à vivre, il n’est pas obligé de venir jouer avec moi. J’ai compris sa décision. »

 

Même s’il a choisi le camp ennemi, Kean a pu continuer de bénéficier des conseils de son grand frère. Après tout, la marche est haute entre le calibre collégial et universitaire.

 

« C’est sa première saison, j’ai pu vivre ça l’an passé. Je lui ai donné des trucs. C’était plus difficile pour lui au début parce qu’il n’était pas partant, je l’ai supporté moralement. Je faisais mon travail de grand frère sauf pour les matchs contre nous ! », a lancé Brian qui partage un style similaire à Kean.

 

Durant la saison, les Carabins et le Rouge et Or ont partagé les honneurs de leur série de deux confrontations. L’enjeu grimpe toutefois de plusieurs crans, samedi, et c’est encore plus vrai pour les frères aux origines rwandaises qui n’ont jamais eu la chance de remporter un championnat ensemble.

 

Cette disette prendra fin pour l’un des deux avec cette finale québécoise.

 

« Effectivement, c’est pour ça que ce match a tant d’importance. Ce sera l’un ou l’autre, ce match a beaucoup de valeur », a admis Brian.

 

Son entraîneur Danny Maciocia sait qu’il n’est pas du style à manquer de motivation. Il convient tout de même que la rivalité fraternelle devrait lui en procurer une dose supplémentaire.

 

« Oui, probablement, c’est certain qu’ils vont se parler du résultat durant la saison morte quand ils seront ensemble comme au réveillon de Noël. Mais il réalise aussi que notre équipe a l’occasion d’aller chercher cette victoire pour continuer de jouer », a indiqué Maciocia.

 

Cela dit, peu importe l’issue de la confrontation, il ne faut pas s’attendre à voir le gagnant se moquer du perdant. Après tout, les deux frères n’ont jamais été du genre à se chamailler dans leur jeunesse.

 

Kean Harelimana« On est vraiment très proches, on ne se battait jamais à la maison. On s’entend toujours bien, je ne pense pas que l’un va narguer l’autre. On serait plus du style à se souhaiter bonne chance pour le reste. C’est sûr que c’est à Noël qu’on va en parler plus, mais on n’ira pas trop loin », a expliqué Brian qui ne s’attend donc pas à recevoir un chandail du Rouge et Or comme cadeau de Noël s’il se retrouve dans le camp des perdants samedi.

 

L’histoire intrigante de ce duo de frères ne s’arrête pas là. Dans les années entourant leur naissance, leur père se déplaçait souvent pour des raisons professionnelles. Brian est donc né au Kenya tandis que Kean a vu le jour en Afrique du Sud. Les deux frères ont quitté le continent africain vers le Québec avec leur mère à la séparation de leurs parents. Ils n’étaient âgés que de deux ans et un an environ. Deux décennies plus tard, ils s’assurent encore de rendre visite à leur père au Rwanda durant la période estivale.

 

L’autre élément fascinant de leur récit concerne leurs habiletés. Si tout se déroule comme prévu, ils pourraient accéder à une carrière professionnelle dans quelques années. Ils seraient bien heureux d’accomplir leur objectif, mais ils ne peuvent expliquer d’où vient leur talent athlétique.

 

« On se questionne souvent là-dessus. Ça vient sûrement du fait qu’on jouait toujours dehors et qu’on touchait à tous les sports dans notre enfance à Laval », a raconté Brian en riant.

 

Peu importe l’explication derrière leurs aptitudes, Maciocia se réjouit de miser sur la moitié de l’équation.

 

« Je suis très satisfait de tout ce qu’il amène comme individu et comme joueur de football. C’est tout un leader, tu vois que c’est probablement un futur capitaine d’équipe. Déjà, il est bien respecté dans le vestiaire. Il a une très bonne tête de football, il comprend ce qui se passe. Il couvre beaucoup de terrain, il est très actif et il va s’imposer physiquement. Quand tu as de telles qualités, c’est sûr que tu peux accomplir de belles choses », a vanté Maciocia.

 

Qui sait, peut-être que leur destin leur permettra d’être réunis de nouveau pour l’étape professionnelle.

Le Rouge et Or s'attend à un match serré

 

Danny Maciocia s'attend à une autre guerre de tranchées

Universitaire jeudi, 9 nov. 2017. 16:58 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)

MONTRÉAL - L'entraîneur-chef des Carabins de l'Université de Montréal, Danny Maciocia, ne veut pas laisser un seul détail lui échapper dans sa préparation pour la finale de la Coupe Dunsmore face au Rouge et Or de l'Université Laval, samedi au stade Telus. Pour cette raison, Maciocia a décidé de fouiller dans les archives vidéos et de remonter jusqu'à la finale de 2013 pour peaufiner la préparation de son équipe.

« Je regardais comment (le Rouge et Or) s'alignait contre certaines formations, certains concepts à l'attaque, a raconté Maciocia jeudi lors d'une conférence de presse. En attaque, je suis allé de 2013 jusqu'aux deux derniers matchs cette saison. En défensive, j'ai regardé les deux dernières années, ce qu'ils font à l'attaque. »

«On parle beaucoup des situations qui peuvent arriver, à l'attaque, en défensive et sur les unités spéciales. On parle des tendances, même si des choses imprévues peuvent arriver. C'est impossible de tout couvrir en une semaine. »

Les Carabins et le Rouge et Or croiseront le fer en finale de la Coupe Dunsmore pour une cinquième année de suite, et une neuvième fois depuis 2004. Le Rouge et Or a eu le dessus six fois, dont en 2013 et en 2016. Les seuls succès des Carabins ont été obtenus en 2014 et 2015.

Cette saison, les Carabins (7-1) ont gagné le premier duel entre les deux équipes 21-16, en septembre, à Montréal. Le Rouge et Or (8-1) a eu sa revanche en l'emportant 22-0, en octobre, à Québec.

Maciocia a cependant rapidement voulu relativiser la défaite.

« On a eu six interceptions dans ce match-là et deux fois, ils ont ramené le ballon à la ligne de 13 et de 6. Et on a perdu seulement 22-0, a-t-il rappelé. Je ne pense pas qu'on va lancer six interceptions samedi. »

Maciocia ne s'attend pas non plus à voir son équipe concéder 213 verges en punition à son rival, comme ce fut le cas dans une victoire de 42-20 en demi-finale face aux Stingers de l'Université Concordia, samedi dernier.

« Ce sera un match émotif, mais on n'est pas fou, a souligné le joueur de ligne offensive Gustave Sylvestre. C'est un match avec un plus grand enjeu, avec une coupe en jeu. Personne ne veut être le gars qui se fait prendre pour une pénalité qui te coûte le match. »

Lors des quatre dernières finales que les deux équipes se sont partagées, le Rouge et Or a inscrit 59 points contre 58 du côté des Carabins. Encore une fois, Maciocia s'attend à un autre match serré, ce qui signifie que la guerre de tranchées entre les lignes offensives et défensives des deux formations sera clé lors de la rencontre.

« Je sais que le monde est peut-être écoeuré de m'entendre dire que c'est toujours la bataille de la ligne de mêlée et s'imagine que je n'ai rien d'autre à dire. Honnêtement, regardez le match et on se reparlera à 17h15 ou 17h30 samedi et dites-moi si on a gagné ou non la bataille de la ligne de mêlée », a-t-il rétorqué.

Le gagnant de la Coupe Dunsmore aura la mission de poursuivre l'hégémonie du Québec au niveau du football universitaire canadien. Depuis 2003, les représentants du Québec ont gagné neuf des 14 éditions de la finale de la Coupe Vanier. Le Rouge et Or a signé huit de ces neuf victoires, l'autre appartient aux Carabins, en 2014.

Avant cette étape, il y aura les demi-finales nationales. Le gagnant du Québec rendra visite à celui de l'Ouest canadien, les Dinos de l'Université de Calgary ou les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique, dans le cadre de la Coupe Mitchell. Dans l'autre portion du tableau, les Axemen de l'Université Acadia ont obtenu un billet pour la Coupe Uteck à la suite de la disqualification des Huskies de l'Université Saint Mary's en raison d'un problème d'admissibilité. Les Axemen accueilleront les champions de l'Ontario, les Mustangs de l'Université Western ou les Golden Hawks de l'Université Wilfrid-Laurier.

Le Rouge et Or accède à la Coupe Dunsmore avec un gain de 45-0

Universitaire samedi, 4 nov. 2017. 15:48

Vert et Or 0 - Rouge et Or 45 1:12

MONTRÉAL - Le Rouge et Or de l'Université Laval n'a fait qu'une bouchée du Vert et Or de l'Université Sherbrooke en demi-finales du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en football masculin, samedi après-midi, l'emportant aisément 45-0 au stade Telus.

Le quart Hugo Richard s'est signalé avec trois touchés au sol en première demie uniquement, en plus d'avoir complété une passe de touché de 60 verges vers Benoît Gagnon. Le porteur de ballon Vincent Alarie-Tardif a aussi inscrit un majeur en milieu de quatrième quart pour le Rouge et Or, qui a signé un troisième jeu blanc à ses cinq dernières rencontres.

De son côté, le botteur David Côté a réussi deux placements et ses cinq tentatives de transformation.

La défense du Rouge et Or s'est aussi signalée avec deux touchés de sûreté.

La formation de Québec menait déjà 28-0 à la mi-temps contre le Vert et Or (2-6). Et ça ne s'est pas replacé en deuxième demie pour les visiteurs.

Les Sherbrookois ont concédé un touché de sûreté vers la fin du troisième quart pour creuser l'écart à 30-0, puis Côté a réussi un placement de 28 verges à 12:49 du quatrième quart.

Alarie-Tardif a ensuite effectué une course de cinq verges jusque dans la zone payante à 6:42, puis après un autre touché de sûreté, Côté a ajouté un placement de 16 verges qui portait la marque à 45-0.

Le Rouge et Or (7-1) aura rendez-vous en finale samedi prochain avec l'équipe gagnante du duel entre les Carabins de l'Université de Montréal et les Stingers de l'Université de Concordia, qui est toujours en cours au CEPSUM.

La formation de l'entraîneur Glen Constantin tentera alors de remporter la Coupe Dunsmore, remise à l'équipe championne du RSEQ, pour une deuxième année consécutive. Si elle y parvient, il s'agira de son 14e titre québécois.

Les Carabins maîtrisent les Stingers et rejoignent le Rouge et Or en finale de la Coupe Dunsmore

Universitaire samedi, 4 nov. 2017. 17:26

Stingers 20 - Carabins 42 1:01

Les demi-finales du football universitaire québécois n'auront réservé aucune surprise, samedi après-midi.

Après la victoire du Rouge et Or face au Vert & Or de l'Université de Sherbrooke, ce fut ensuite au tour des Carabins de l'Unviersité de Montréal d'obtenir leur billet pour la Coupe Dunsmore en s'imposant au compte de 42-20 sur les Stingers de Concordia.

Le quart des Carabins (7-1) Samuel Caron a lancé des passes de touché de 63 verges à Louis-Mathieu Normandin et de six verges à Regis Cibasu, en plus de lui-même inscrire un majeur sur une course de deux verges. Guillaume Paquet a atteint la zone des buts sur un sprint de 31 verges lors d'un troisième essai et deux verges à franchir.

« Nous avons bien fait au sol, a noté Caron, alors que les Carabins ont terminé la rencontre avec 235 verges de gains par la course. Notre ligne offensive a été dominante et nos receveurs ont bien bloqué. C'est ce qu'il faut en éliminatoires. Quand il fait froid, il faut être bon au sol. »

Alors que les Carabins menaient déjà 26-7 au troisième quart, Jordan Perrin a réussi un retour d'interception de 80 verges, portant un dur coup au moral des Stingers.

Le botteur des Bleus Michael Arpin a réussi un placement de 28 verges, tandis que les Stingers ont concédé deux touchés de sûreté.

Les Stingers (3-5) étaient privés de leur quart partant Trenton Miller, toujours ennuyé par une commotion cérébrale. Adam Vance l'a remplacé derrière le centre, mais il a rarement permis aux siens de menacer avant de quitter tôt au quatrième quart après avoir encaissé de nombreux coups.

Vance a lancé une passe de touché de 42 verges à Jarryd Taylor au premier quart, mais la défensive des Carabins a plus souvent qu'autrement limité les Stingers à de courts gains. Jean-Guy Rimpel a inscrit des majeurs sur des courses d'une et de deux verges dans une cause perdante au quatrième quart.

Rimpel a été limité à 43 verges de gains sur 17 courses.

« C'est là que le match se jouait, contre leur porteur de ballon et leur ligne offensive, a noté l'entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia. Nous avons gagné la bataille de la ligne de mêlée des deux côtés du ballon. »

Maciocia était moins heureux de l'indiscipline affichée par sa troupe. Les Carabins ont été punis 23 fois, concédant 213 verges aux Stingers.

« Il va falloir trouver une façon de limiter les punitions", a-t-il reconnu avant d'ajouter que "la bonne nouvelle, c'est qu'on les a toutes sorties. Il ne doit plus nous en rester! »

L'UdeM et l'Université Laval croiseront le fer samedi prochain au PEPS, à Québec, pour déterminer quelle formation québécoise participera à la demi-finale canadienne.

Les Carabins ne feront pas l'erreur de sous estimer les Stingers

Universitaire jeudi, 2 nov. 2017. 15:02 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

MONTRÉAL - Même ceux qui ne suivent pas le football universitaire québécois savent que les deux puissances du RSEQ sont le Rouge et Or de l'Université Laval et les Carabins de l'Université de Montréal. Ces derniers portent toutefois leur attention sur les Stingers de Concordia, pour l'instant.

Car avant de penser à un éventuel affrontement contre leurs rivaux de Québec, les Carabins devront prendre la mesure des Stingers, samedi, dans la deuxième demi-finale québécoise. Danny Maciocia et son équipe d'entraîneurs se sont assurés de faire passer le message.

« Oui, il y a un danger. Nous l'avons vécu ici en 2012 contre Sherbrooke. Nous avions une avance de 17 ou 19 points il me semble, et nous avons perdu par 15 ou 17 points, s'est rappelé l'entraîneur-chef des Carabins. La beauté dans tout cela, c'est qu'on a Gabriel Cousineau, Byron Archambeault, Marc Glaude, Philip Enchill, Nicholas Narbonne-Bourque : tous des entraîneurs qui sont avec nous actuellement qui ont vécu ce match.

« Parfois, je fais référence à 2012 et je leur demande de parler de cette expérience-là comme ancien joueur. Je pense que nos joueurs réalisent qu'il ne faut rien tenir pour acquis. On a un match à jouer, contre un adversaire très important, qui va être complètement différent de celui qu'on a vu dans la première semaine du calendrier. Il faut qu'on soit la meilleure équipe pendant trois heures de temps, samedi. »

« C'est certain que c'est le plus grand danger, a renchéri le secondeur intérieur Brian Harelimana. Il faut penser une semaine à la fois. D'abord Concordia, on verra après. Toute notre concentration est sur cette semaine, on ne pense ni à Laval, ni à Sherbrooke. En matchs éliminatoires, ç'a été prouvé que si tu te présentes, tu peux gagner le match, alors il faut venir jouer au football. »

Les Carabins (6-1) affronteront des Stingers (3-4) bien différents lors de cette première semaine éliminatoire. À commencer au poste de quart: Trenton Miller, victime d'une commotion cérébrale plus tôt cette saison, ne devrait pas jouer cette rencontre, même si le département de communications de Concordia n'a pas voulu le confirmer. Mais ça ne veut pas dire que les Stingers seront démunis pour autant en attaque: les Carabins devront se méfier de Jean Guy-Rimpel.

« C'est le meilleur porteur de ballon au Québec présentement, a indiqué Maciocia. Il ne s'en vient pas ici pour bloquer. Il faudra dominer la ligne de mêlée et les limiter à de courts premiers essais. Comme ça, ils se retrouveront en situation de deuxième et long. »

« C'est certain qu'ils vont miser à fond sur le jeu au sol, a souligné Harelimana. Nous devrons être prêts. »

Pendant que ce duel sera disputé à 14 h au CEPSUM, le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke (2-6) disputera la victoire au Rouge et Or (7-1).

Football du RSEQ : les étoiles dévoilées

Universitaire jeudi, 2 nov. 2017. 10:14 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Yves Longpré)

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a dévoilé jeudi la composition des équipes d'étoiles du football universitaire, au sein desquelles se rerouvent notamment 10 joueurs du Rouge et Or de l'Université Laval et 9 autres des Carabins de l'Université de Montréal.

C’est par un vote des entraîneurs et du commissaire que les plus méritants furent sélectionnés. Le dévoilement des honneurs individuels se fera le vendredi 10 novembre, une journée avant la tenue de la finale de la Coupe Dunsmore.

Voici la liste des joueurs sélectionnés : 

Attaque
Gustave Sylvestre – MONTRÉAL – BLOQUEUR
Maurice Simba – CONCORDIA – BLOQUEUR
Samuel Thomassin – LAVAL – GARDE
Antoine Demers – SHERBROOKE – GARDE
Francis Lapointe – SHERBROOKE – CENTRE
Guillaume Paquet – MONTRÉAL – RECEVEUR
Jeremy Sauvageau – McGILL – RECEVEUR
Louis-Mathieu Normandin – MONTRÉAL – RECEVEUR 
Jonathan Breton-Robert – LAVAL – RECEVEUR
Simon Gingras-Gagnon – LAVAL – CA-HYBRIDE *
Jean-Guy Rimpel – CONCORDIA – DEMI OFFENSIF *
Hugo Richard – LAVAL – QUART-ARRIÈRE *
 
Défense
Mathieu Betts – LAVAL – AILIER DÉFENSIF
Jonathan Boissonneault-Glaou – MONTRÉAL – AILIER DÉFENSIF
Vincent Desjardins – LAVAL – BLOQUEUR
Andrew Seinet-Spaulding – McGILL – BLOQUEUR
Mickael Côté –CONCORDIA – SECONDEUR
Brian Harelimana – MONTRÉAL – SECONDEUR
Adam Auclair – LAVAL – SEC. SAM *
Gabriel Ouellet – LAVAL – DEMI DÉFENSIF
Marc-Antoine Dequoy – MONTRÉAL – DEMI DÉFENSIF
Khadeem Pierre – CONCORDIA – DEMI DE COIN *
Jordan Perrin – MONTRÉAL – DEMI DE COIN
François Hamel – MONTRÉAL – MARAUDEUR
 
Unités spéciales
Félix Ménard-Brière – MONTRÉAL – BOTTEUR DÉGAGEMENT
David Côté – LAVAL – BOTTEUR DE PRÉCISION
Antony Dufour – LAVAL – RETOUR DE BOTTÉS

Jacques Dussault honoré par les Carabins

Universitaire vendredi, 27 oct. 2017. 12:44 Jacques Dussault
Jacques Dussault (Source d'image:Carabins de l'Université de Montréal)

Le programme de sport d’excellence de l’Université de Montréal et son équipe de football des Carabins rendront hommage à Jacques Dussault avant le match opposant les Bleus aux Redmen de McGill demain, samedi, à 14 h au CEPSUM.

Celui qu’on surnomme affectueusement « Le Coach » a récemment annoncé sa retraite du football après une carrière de plus de 40 ans comme entraîneur et analyste dans différents médias. Il a été le premier entraîneur-chef des Carabins à leur retour en football après 30 ans d’absence, de 2002 à 2005. Il a ainsi été au cœur de la mise en place des fondations de l’un des plus réputées programmes de football universitaire au pays.

« Jacques, c’est un bâtisseur. Quand on construit et qu’on part de nulle part, ça prend des gens qui sont prêts à payer en termes d’énergie et de temps de travail, explique la directrice du sport d’excellence à l’UdeM Manon Simard. Il a donné une partie de lui-même dans ce projet énorme, et on est privilégié de l’avoir eu chez les Carabins. »

« C’est un pionnier dans le monde du football, mentionne son ancien collègue et actuel entraîneur-chef des Bleus, Danny Maciocia. Il a eu un grand impact dans ma vie personnelle et professionnelle, et je ne suis pas le seul. Si j’ai eu la chance de percer dans ce domaine-là, c’est beaucoup grâce à lui, et je ne m’en cache pas. »

« Quand on parle de Temple de la renommée du sport au Québec, on doit immédiatement penser à Jacques Dussault, ajoute-t-il. Il a ouvert la porte à beaucoup de jeunes entraîneurs qui en font maintenant une vie. »

Les partisans des Bleus auront la chance de le saluer pour la première fois depuis la saison 2005, lui qui sera présent sur le terrain pour une cérémonie qui aura lieu quelques minutes avant le botté d’envoi.

Après des débuts modestes, Dussault a mené l’UdeM vers une progression remarquable et une fiche de huit victoires contre aucun revers lors de la saison 2004. « Il ne faut pas oublier que la troisième année de Jacques a été une saison parfaite, ce n’est pas rien!, précise Simard. On recrutait des jeunes qui avaient simplement l’air athlétique dans un gymnase trois ans plus tôt afin de mettre une équipe sur pied. »

Reconnu comme un éducateur, Jacques Dussault a exercé ses fonctions autant chez les amateurs que chez les professionnels, avec les Alouettes et les Concordes de Montréal, dans des universités tant canadiennes qu’américaines, et même en Europe. Il a également été le seul et unique entraîneur-chef de la défunte Machine de Montréal qui a joué au sein de la Ligue mondiale. Une feuille de route plus que chargée qui a eu une grande influence sur de nombreux joueurs, entraîneurs et amateurs de football.

La carrière d’entraîneur de Jacques Dussault en bref

Année(s) Employeur Poste
2011-2013 Académie Les Estacades de Trois-Rivières

Coordonnateur du programme de football et entraîneur-chef juvénile AAA

2009 Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal Entraîneur-chef
2008 Jaguars de l'école secondaire Jean Grou Coordonnateur offensif et des unités spéciales
2006-2008 École de football Bruno Heppell Entraîneur
2001-2005 Carabins de l'Université de Montréal Entraîneur-chef
1997-2000 Alouettes de Montréal

Entraîneur-chef adjoint, entraîneur de la ligne défensive et des unités spéciales

1996 Iron Mask de Cannes (1re division) Entraîneur-chef
1995-1996 Équipe Québec des 19 ans et moins Entraîneur-chef
1993-1994 Cougars de St-Léonard (Junior) Coordonnateur défensif
1992 Redmen de l'Université McGill Entraîneur des receveurs
1990-1992 Machine de Montréal (Ligue mondiale) Entraîneur-chef
1988-1990 Mounties de l'Université Mount Allison Entraîneur-chef
1986-1988 Axemen de l'Université Acadia Coordonnateur défensif et des unités spéciales
1986 Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal Coordonnateur défensif et des unités spéciales
1981-1985 Alouettes et Concordes de Montréal Entraîneur de la ligne défensive, des unités spéciales et de la musculation
1979-1980 Albany State Entraîneur de la ligne défensive
1978-1979 Patriotes de l'UQTR Coordonateur défensif
1977 École secondaire Katimavik (Québec) Entraîneur
1975 École secondaire Napoléon Courtemanche (Pointe-aux Trembles) Entraîneur

Au cours de sa carrière d’entraîneur, il a également été invité à participer à six camps d’entraînement de la NFL (Eagles de Philadelphie, Bills de Buffalo, Giants de New York, Jets de New York, Steelers de Pittsburgh et Browns de Cleveland) ainsi qu’à plusieurs autres incluant l’Université Michigan State et l’Université de Boston. Il a également enseigné aux niveaux primaire, secondaire et universitaire.

L'annulation du match entre les Carabins et les Stingers est maintenue

Universitaire mercredi, 18 oct. 2017. 11:00 Carabins
Les Carabins (Source d'image:Christian L-Dufresne)

Malgré des demandes d'appel de trois équipes, le match entre les Stingers de Concordia et les Carabins de l'Université de Montréal, annulé en raison des symptômes de gastro-entérite, ne sera pas disputé.

 

Après révision d’un comité d’appel indépendant, l'annulation est maintenue, a annoncé la RSEQ mercredi par voie de communiqué. Le Vert & Or de l’Université Sherbrooke, les Stingers et les Carabins avaient placé des demandes d’appel. 

 

La décision du commissaire de la ligue de football universitaire avait été émise après l’audition des deux parties concernées. Selon le réseau, il s’agissait d’un cas de force majeure et que cela répondait aux critères prévus par les règles quant à l’annulation d’une partie.

 

« Après délibération, le comité d’appel indépendant signale que la décision initiale prise par le RSEQ était raisonnable, car le commissaire de la ligue de football universitaire s’appuyait sur des faits légitimes et qu’elle était bien fondée en faits et en droit. Par conséquent, les demandes d’appel émises ont été rejetées et ce jugement du comité d’appel indépendant est final et sans appel », précise la RSEQ dans un communiqué.

 

Puisque la décision du comité d’appel indépendant ne modifie pas celle du réseau, le classement final de la saison régulière sera toujours déterminé par le calcul du coefficient entre le total de matchs gagnés et le total de matchs disputés. Advenant une égalité au classement, le bris d’égalité actuel s’applique tel quel.

 

Concordia et Montréal voient donc leur calendrier écourté officiellement à sept matchs.

 

En réaction, la direction des Carabins s'est dite en « désaccord » avec l'annulation du match et a indiqué par communiqué qu'elle réflichira à la situation afin d'évaluer ses options.

 

 

 

 

Perspective juridique sur le dossier de Kevin Kwasny

Universitaire mercredi, 11 oct. 2017. 13:26 Gaiters Bishop's
(Source d'image:RDS)
Marianne Saroli

Le 10 septembre 2011, le footballer des Gaiters de l’Université Bishop’s, Kevin Kwasny a subi un hématome cérébral lors d’une partie contre les Stingers de Concordia. Kwasny prétend que l'entraîneur l’aurait forcé à retourner au jeu après qu’il lui ait mentionné avoir mal à la tête. Subséquemment, il a subi une seconde blessure qui a provoqué une hémorragie cérébrale. Il vit désormais avec des dommages permanents au cerveau, a perdu l'usage du côté droit de son corps et doit être complètement pris en charge. En septembre 2013, sa famille a déposé une poursuite de 7,5 millions contre l’Université Bishop’s. Pour couvrir les soins médicaux depuis l’accident, le montant a été majoré à 9,3 millions en 2014 et à 13,7 millions en 2017. Le procès devait débuter le 5 octobre 2017, mais une entente à l'amiable est intervenue entre les parties.

Responsabilité civile

Sa famille avait intenté une poursuite alléguant que l’entraîneur aurait obligé Kwasny à jouer au moment où il présentait des symptômes de commotion cérébrale. De là, l'essence même du débat, car il est difficile de connaître la teneur exacte de la conversation qui a eu lieu entre Kwasny et son entraîneur préalablement à l’accident. Qu'est-ce qu’il a réellement dit à son entraîneur et comment a-t-il réellement réagi face à cette situation? A-t-il vraiment insisté? Si oui, quel était son niveau d'insistance?

Incontestablement, les préjudices subis par Kevin Kwasny sont bien réels, mais encore faut-il démontrer l’existence d’une faute et d’un lien de causalité pour établir la responsabilité de l'Université Bishop. La responsabilité de l'Université ne peut être encourue que s’il est possible de démontrer qu’elle a commis un manquement à ses obligations. Mais quelle est l’étendue de ses obligations face aux joueurs? Elle a une obligation générale de prudence et de diligence dans l'information et la surveillance qu'elle procure à ses joueurs afin de sauvegarder leur sécurité et leur santé. Cette obligation commande notamment à l'Université de prendre les précautions nécessaires pour prévenir les accidents, mais au surplus d'assurer le respect par les joueurs des mesures de sécurité et des règles de conduite sur le terrain.

Ceci étant, il peut y avoir un partage de responsabilité sachant que le football est un sport violent et que l'athlète doit le pratiquer en toute connaissance de cause. En acceptant de se livrer à ce sport, le joueur accepte de facto les risques de blessures et d'accidents y reliés. En l’espèce, il aurait fallu démontrer que Kwasny avait volontairement accepté de s’adonner à une activité comportant des risques et que la nature et l'intensité de ces risques lui avaient été préalablement divulguées. Pour l'Université, la preuve que les instructions ont été transmises au joueur sur la manière de jouer et que les mesures de sécurité appropriées ont été prises pour prévenir les accidents aurait pu être suffisamment satisfaisante pour exonérer sa responsabilité.

Pourquoi avoir réglé hors cour?

Il est courant dans les affaires civiles que les parties s’engagent dans des pourparlers avant le procès. La certitude de règlement est souvent préférable à l'incertitude d'un procès. La famille de Kwasny peut réclamer et obtenir des dommages-intérêts de la part de l’Université dans la mesure où elle a commis une faute. Ici, il s'agissait d'un dossier très factuel et le débat sur la responsabilité en était davantage un sur la crédibilité des témoins. Chacune des parties avait sa propre version des faits et si le procès avait eu lieu, le tribunal aurait eu à se pencher sur les normes que devait respecter l’Université eu égard au comportement du joueur. Or, même s’il avait été possible de prouver la faute de l’Université lors de l’audition, il n’y avait néanmoins aucune certitude quant au montant que Kwasny aurait eu droit. Le tribunal aurait pu accorder un montant inférieur à ce qui était demandé par Kwasny ou encore un montant inférieur à ce qui était offert par l’Université lors des négociations. Une poursuite n’est pas toujours synonyme de victoire et son résultat est souvent incertain. Une entente hors cour a ses avantages, car un procès engendre des délais et de nombreux coûts.

Comment calculer le quantum des dommages subis par Kevin Kwasny?

Dans le cadre de ce règlement, un montant compensatoire a été offert à Kwasny, lequel est toutefois confidentiel. Cela dit, il est possible d’évaluer hypothétiquement les dommages compensés, sans pour autant établir un montant fixe ou la teneur du règlement. Nous ferons l’exercice de suggérer les dommages qui auraient pu faire l'objet d'une indemnisation dans cette entente, lesquels ne sont que spéculatifs.

D'abord, ce montant aurait pu comprendre la perte de capacité de gains qui s’évalue à partir de ses revenus en dépit de l'accident en tenant compte de l’âge de Kwasny à ce moment précis, de sa situation antérieure quant à ses habitudes de vie et à son occupation. Ce montant aurait pu aussi couvrir la perte de gains futurs. En l’espèce, Kwasny avait 22 ans au moment de l’accident et un avenir prometteur. Il complétait des études universitaires et rêvait de jouer dans la LCF. Toutefois, il a été mentionné que, 6 ans après l'accident, Kwasny souffre toujours de symptômes relatifs à sa commotion cérébrale. En raison de ses problèmes cognitifs découlant directement de sa commotion cérébrale, il n’est pas fonctionnel sur le marché du travail. Comme les gains futurs suivant sa carrière au football et ses études universitaires ont été considérablement compromis, un montant à cet effet aurait pu être comptabilisé dans le règlement. De surcroît, l’entente aurait probablement garanti le paiement de ses frais juridiques partiels ou complets en plus du remboursement des frais engagés pour les soins et les médicaments. Par ailleurs, les préjudices non pécuniaires subis par Kwasny tels que la perte de jouissance de la vie, les inconvénients, les souffrances physiques ou morales, auraient pu être compilés dans la compensation. Sans oublier qu'un montant pour atteinte à son intégrité physique aurait pu être inclus dans cette entente, lequel est normalement établi par expertise médicale en vue de fixer en pourcentage des indices objectifs sur la gravité des blessures et des limitations subies.

Bien entendu, la question du montant des dommages est complexe et nécessite la preuve d'experts. Les deux parties avaient probablement des positions très différentes de ce que constitue une compensation appropriée dans les circonstances. Or, dans la mesure où il y a une entente, elle devrait normalement être conclue à l’entière satisfaction des deux parties. Il importe toutefois de mentionner qu’une entente ne contient aucune admission quelconque de responsabilité de la part de l’Université Bishop’s et que ses modalités sont confidentielles.

Le Rouge et Or est implacable et l'emporte 46-15 à Sherbrooke

Universitaire samedi, 7 oct. 2017. 18:54

Rouge et Or 46 - Vert et Or 15 0:51

QUÉBEC – L’équipe de football Rouge et Or a obtenu une solide contribution dans toutes les phases de jeu samedi après-midi à Sherbrooke, en route vers un gain de 46-15 sur le Vert & Or.

 

Laval (5-1) a profité de deux revirements de Sherbrooke (1-5) tôt au premier quart pour s’inscrire au pointage et n’a plus jamais regardé derrière par la suite. Christopher Amoah en a profité pour connaître son meilleur match de la saison avec des gains de 180 verges en 21 portées, tandis qu’Hugo Richard a marqué deux touchés au sol, dont un sur une course de 49 verges. Antony Dufour a pour sa part brisé sa propre marque d’équipe du plus long retour de botté d’envoi à l’aide d’un majeur de 104 verges.

 

« On voulait rétablir l’équilibre dans notre attaque et on l’a fait aujourd’hui », disait après la rencontre l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin, faisant référence aux 323 verges de gains au sol accumulées par sa troupe face au Vert & Or. « Défensivement, notre unité n’a donné que trois points, le reste étant des touchés de sûreté ou encore provenant des unités spéciales. Sur ce dernier point, on s’est fait un peu dominer. On a marqué un touché, mais on a encore des choses à travailler », a-t-il ajouté.

 

Christopher Amoah a quant à lui rendu hommage à ses coéquipiers pour expliquer son explosion. « Quand la ligne offensive est capable de me créer des trous pour que je puisse les prendre, c’est sûr que ça aide ma journée. » Était-il inquiet de la tiède prestation de l’attaque au sol depuis le début de la saison? « Notre but est de progresser d’une semaine à l’autre, comme on l’a fait cette semaine au sol, pour ultimement frapper notre peak au bon moment. Je crois qu’on est dans la bonne direction actuellement », a déclaré Amoah.

 

Des revirements et de l’opportunisme

 

Laval a amorcé la rencontre sur les chapeaux de roues, Nicolas Viens récupérant un échappé de Keith Sanscartier du Vert & Or sur le botté d’envoi. Le Rouge et Or a capitalisé sur ce revirement grâce à un placement de 30 verges de David Côté. Sherbrooke a fait un autre cadeau aux Lavallois dès leur troisième séquence à l’attaque. Celui qui avait provoqué le premier échappé, Dan Basambombo, a récupéré celui de Gabriel Polan au 19 du Vert & Or. Laval n’a eu besoin que d’un jeu pour trouver la zone des buts, mais c’en était tout un. Hugo Richard a fait une latérale à Christian Dallaire, qui a repéré Alexandre Savard fin seul pour le majeur. Après transformation, c’était 10-0. David Côté a ajouté un second placement, sur 17 verges, avant la fin du premier quart, qui s’est conclu avec une avance de 13-0 pour le Rouge et Or.

 

Une avance qui s’est accentuée dès le premier jeu du deuxième quart. Hugo Richard a détalé sur 49 verges pour marquer un touché et porter la marque à 20-0. Sherbrooke s’est finalement inscrit au pointage à mi-chemin dans l’engagement, grâce à un placement de 39 verges. Laval a répliqué avec le troisième placement du match de David Côté, sur 21 verges, avant de frapper un grand coup avec moins d’une minute à faire. Au terme d’une séquence où Benoit Gagnon-Brousseau a capté des passes de 14 et 33 verges, Richard a complété le travail avec ses jambes pour son deuxième majeur du deuxième quart sur une course de deux verges. À la demie, c’était 30 à 3 en faveur du Rouge et Or.

 

Pas de répit pour le Vert & Or au retour du vestiaire
 

Le Rouge et Or n’a pas perdu de temps après la pause, Antony Dufour retournant le botté d’envoi sur 104 verges pour le majeur. Dufour battait ainsi son propre record d’équipe du plus long retour de botté d’envoi, qui était auparavant de 102 verges. Ce fut l’action la plus percutante du troisième quart, qui a aussi été ponctué d’un touché de sûreté de chaque côté et d’un placement du Vert & Or. À l’aube du quatrième quart, c’était 37-8 Laval.

 

Après un touché de sûreté alloué par le Vert & Or qui portait la marque 39-8 au début du quatrième engagement, William Robitaille a réalisé le coup d’éclat de la journée chez les perdants, un retour de botté de dégagement de 86 verges pour un touché. Dans la dernière minute du match, le porteur de ballon recrue Luca Perrier est venu mettre la touche finale avec un majeur sur une course de 15 verges qui a fait 46-15 Laval.

Le Rouge et Or profitera maintenant d’une semaine de congé, sa deuxième de la campagne, et pourra ainsi peaufiner sa préparation en vue du duel au sommet le samedi 21 octobre à 14 h contre les Carabins de l'Université de Montréal (4-0) au Stade TELUS-Université Laval.

Les commotions cérébrales au coeur des préoccupations au football universitaire

Universitaire mardi, 3 oct. 2017. 17:25 Trenton Miller
Trenton Miller (Source d'image:photo tirée de Facebook)

Frappé durement par Gabriel Ouellet le 23 septembre dernier, Trenton Miller a publié sur son compte Facebook une vidéo qui a fait réagir bien des gens.

La notion de commotion cérébrale est un sujet de plus en plus présent dans le monde du sport. Ses effets néfastes et les façons d'en déceler une sont aujourd'hui bien mieux connus. Le quart des Stingers de Concordia s'est servi de sa mésaventure pour tenter de sensibiliser davantage la ligue et le monde du football.

« Je ne voulais pas parler nécessairement de ma situation en particulier, explique Miller. Le but était de promouvoir la sécurité des joueurs de football au Québec. »

«Comment  peut-on aborder la sécurité de façon plus efficace ? C'est une priorité chez nous, elle va demeurer, explique le président et directeur général du RSEQ, Gustave Roel. Il faut comprendre à la base que ce sont des étudiants-athlètes de très haut niveau qui doivent être assis à l'école pour être capables de continuer à performer. C'est une préoccupation très importante pour nous. »

Le Rouge et Or n'a pas voulu commenter les incidents du 23 septembre, impliquant également Kevin McGee et James Tyrell. Par ailleurs, d’autres formations ont été interrogées à savoir si l'enseignement du football au Québec avait changé au fil des ans, en raison des nombreuses commotions.

« Ç’a changé complètement! Il ne faut pas oublier que le football a évolué sur le terrain, mentionne l’entraîneur des Carabins, Danny Maciocia. C'est important comme entraîneur, que nous apprenions de nouvelles méthodes pour plaquer. »

 « On s'améliore dans nos efforts d'éduquer nos jeunes, soutient pour sa part l’entraîneur des Redmen de McGill, Ronald Hilaire. Ils s'améliorent aussi à exécuter ce qu'on leur éduque. »

« Tu peux aller chercher un gros plaqué. Tu peux t'imposer physiquement sans utiliser ta tête, ça se voit », souligne Maciocia.

 « On a changé le plaqué. On adopte le Hawk tackle qui a commencé beaucoup dans le rugby et que les Seahawks de Seattle ont mis de l'avant dans la NFL avec des vidéos, explique Hilaire. On se pratique beaucoup à faire ce genre de plaqué pour retirer la tête comme point de contact, que ce soit pour nos propres joueurs ou l'adversaire. On plaque un peu différemment. »

Malgré tous les enseignements, il est évident qu’il y aura encore des coups à la tête qui vont survenir. L’objectif est de diminuer la quantité de ces plaqués.

 « À la vitesse que ça se passe, éviter que ça se produise du tout, c'est quasiment impossible », conclut Hilaire.

De son côté, Maciocia questionne le protocole à passer pour déceler une commotion. Miller avait disputé quelques jeux après son contact face au Rouge et Or.

Le Rouge et Or a eu chaud face aux Stingers, l'emportant 12 à 8

Universitaire dimanche, 24 sept. 2017. 17:18

Stingers 8 - Rouge et Or 12 1:04

QUÉBEC - Chauffé par des Stingers de Concordia gonflés à bloc, le Rouge et Or a tenu bon dimanche après-midi au Stade TELUS, l’emportant par la marque de 12 à 8.

Laval prend ainsi temporairement l’exclusivité du deuxième rang de la ligue universitaire du RSEQ en vertu d’une fiche de trois victoires et une défaite. Les Stingers (2-2) glissent pour leur part en troisième position.

Devant 12 957 spectateurs qui ont bravé une chaleur suffocante, le Rouge et Or a connu quelques pépins face à une formation prête à relever le défi, Concordia n’ayant pas battu Laval depuis 2003.

« Ça a été un très bon défi, il faut donner le crédit à Concordia, qui a disputé un match inspiré. Ils sont arrivés ici prêts, contrairement à nous. On a subi des séquelles de la semaine de pause. C’est venu nous hanter », disait l’entraîneur-chef des Rouges Glen Constantin.

Le pilote lavallois notait particulièrement les ennuis à conserver le ballon en offensive. « On a eu de la difficulté à s’établir offensivement. Concordia a dominé notre ligne à l’attaque. On doit bien faire sur les trois phases de jeu, mais ça n’a pas été le cas aujourd’hui », s’est désolé Constantin, qui donnait en exemple le temps de possession en première demie, largement en faveur des Abeilles.

Le patron du Rouge et Or n’était pas non plus entièrement satisfait de l’unité défensive, bien qu’elle n’ait accordé que peu de points aux visiteurs. Les Stingers ont tout de même parcouru 438 verges, contre 293 pour Laval.

« On est content de ne pas avoir donné de touchés, mais on a laissé trop de verges. On doit resserrer nos couvertures », a analysé Constantin.

Bas pointage

Après avoir concédé un touché de sûreté à leur première série offensive, les Stingers semblaient sur une lancée en attaque à leur seconde possession. C’était avant que Kevin McGee n’intercepte une longue passe de Trenton Miller, larcin qu’il ramenait pour un majeur. Le jeu était cependant rappelé en raison d’une pénalité, mais Laval conservait la possession.

Ce n’était que partie remise pour les Lavallois qui, à peine trois jeux plus tard, trouvaient la zone des buts sur une passe de cinq verges de Hugo Richard à Simon Gingras-Gagnon. Au milieu du premier quart, Laval était devant 9-0.

C’était au tour des Rouges d’accorder un touché de sûreté au début du second engagement. Puis, Concordia y allait d’un placement de 28 verges qui ramenait l’écart à seulement quatre points à la demie, à 9-5 en faveur du Rouge et Or.

L’offensive des locaux démarrait bien la seconde mi-temps, mais ne parvenait pas à se rendre jusque dans la zone payante. Laval ajoutait tout de même trois points sur un placement de 11 verges de David Côté qui faisait 12-5.

Les Stingers allaient perdre leur quart-arrière partant au début du quatrième quart, Trenton Miller s’étant fait accueillir solidement par Gabriel Ouellet sur une longue course en fin de troisième engagement. Le joueur par excellence du RSEQ en 2015 était sonné, et il ne pouvait demeurer dans la rencontre.

La marque demeurait tout de même inchangée jusqu’à tard au quatrième quart lorsqu’Andrew Stevens réussissait un botté de précision de 20 verges pour ramener les Abeilles à quatre points.

Concordia y allait d’une dernière poussée en fin de rencontre, sauf que la défensive lavalloise résistait à nouveau, permettant ainsi au Rouge et Or de remporter une 28e victoire d’affilée sur les Stingers.

La défense des Carabins aux commandes à McGill

Universitaire vendredi, 22 sept. 2017. 22:49

Carabins 16 - Redmen 3 0:27

MONTRÉAL - L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal l’a remporté face aux Redmen de McGill par la marque de 16-3, vendredi soir, au Stade Percival-Molson. Menés par la défensive, les hommes de Danny Maciocia ont dû trimer dur lors d’une rencontre chaudement disputée et se dirigent maintenant vers leur semaine de congé avec une fiche parfaite de quatre victoires contre aucun revers.

« On s’est compliqué la vie par moments ce soir, a dit Maciocia au terme de la rencontre. Nous avons appris une chose importante : on a beaucoup de travail devant nous ! La pause va faire du bien à toute l’équipe et je n’ai aucun doute que nos joueurs reviendront en grande forme pour la deuxième moitié de saison. On a les éléments en place, il faudra juste corriger certains aspects afin de compter sur les trois facettes du jeu », a ajouté celui qui était privé de plusieurs éléments, particulièrement en attaque, en raison de blessures.

La défensive des Carabins a contrôlé l’allure de la première demie en réalisant trois interceptions, dont une ramenée pour un touché. Après avoir vu Allan Lambert (Études cinématographiques) créer le revirement, Marc-Antoine Dequoy (Informatique) l’a imité à deux reprises et s’est même permis d’inscrire le seul majeur du match, ce grâce à un retour de 66 verges jusque dans la zone des buts adverse. 

« On a connu un bon match en défense, j’ai été mis dans des situations pour faire des jeux et je suis très content d’avoir pu les réaliser, a dit Dequoy. Quand le ballon arrive, ça devient juste une question de mettre la main dessus et ça a bien fonctionné ce soir. »

Le spécialiste Félix Ménard-Brière (Architecture du paysage) a également été un élément clé d’entrée de jeu, effectuant plusieurs bottés de dégagement dotés d’une précision chirurgicale. Les Redmen se sont souvent retrouvés acculés au pied du mur et ont offert trois touchés de sûreté aux représentants de l’UdeM. Après deux quarts de jeu, les Carabins détenaient l’avance 13 à 0.

Le brio de Ménard-Brière s’est poursuivi au retour du vestiaire alors que le vétéran des Bleus a de nouveau refoulé ses adversaires à la porte de leur zone des buts. Le front défensif des Carabins est resté tout aussi étanche afin de forcer les Redmen à leur offrir un quatrième touché de sûreté.

« J’essaie de faire ma part du mieux que je peux et je suis content que ça ait eu un impact sur le match ce soir, a dit Ménard-Brière. Après un premier camp chez les professionnels, j’ai encore plus confiance en mes moyens et je peux compter sur mon expérience pour aider mes coéquipiers. »

Suite à un revirement créé par les Redmen à la toute fin du troisième quart, les locaux sont parvenus à s’inscrire à la marque grâce à un placement de 27 verges de Findley Brown. C’est tout ce que la forteresse de l’UdeM a offert durant la rencontre, une autre belle performance signée par la troupe du coordonnateur défensif Paul Eddy Saint-Vilien.

Dans la victoire, le quart-arrière des Bleus Samuel Caron (Génie civil, Polytechnique) a complété 19 de ses 28 tentatives pour des gains de 159 verges et une interception. Son opposant Frédéric Paquette-Perreault a terminé la rencontre avec 31 passes complétées sur 46, 343 verges et trois interceptions. Will Altema (Gestion appliquée en police et sécurité / Créativité et innovation) a pour sa part connu une bonne joute au sol en accumulant 104 verges sur 13 portées, bon pour une moyenne de huit verges par course.

Les gros canons en défensive se sont levés du côté des Carabins. Brian Harelimana (Arts et sciences) a emmagasiné neuf plaqués tandis que son collègue Jonathan Boissonneault-Glaou a effectué sept plaqués dont deux pour des pertes et un sac du quart. Dequoy aura finalement été le joueur le plus important à son club, étant le seul à inscrire un touché durant la rencontre.

Les Carabins seront de retour en action le jeudi 5 octobre au CEPSUM à 19 h face aux Stingers de Concordia. Lors de leur premier affrontement en levée de rideau cette saison, les Bleus l’avaient emporté par la marque de 37 à 19.

Les Stingers de Concordia massacrent les Redmen de McGill

Universitaire samedi, 16 sept. 2017. 18:00

Redmen 16 - Stingers 68 0:41

Trenton Miller a lancé six passes de touchés et récolté 472 verges par la passe et les Stingers de Concordia (2-1) ont servi une sévère correction aux Redmen de McGill (1-2) par la marque de 68 à 16.

Les Stingers ont ouvert la machine tôt dans la rencontre se donnant une priorité de 30 points avant la fin du premier quart. À la fin de la première demie, la marque était déjà de 52 à 7 en faveur des locaux.

Concordia a ralenti le rythme en deuxième mi-temps et les Redmen en ont profité pour ajouter quelques points et sauver l'honneur.

Vincent Alessandrini a bien paru pour les Stingers captant sept ballons pour des gains aériens de 159 verges.

Frederic Paquette-Perrault a connu une dure journée pour les Redmen ne récoltant que 85 verges de gain en plus d'être victime de deux interceptions. 

Dimitros Sinodos est venu en relève à l'ancien du Collège du Vieux-Montréal en deuxième demie. Il a lancé une passe de touché en fin de match.

Troisième gain de suite pour les Carabins

Universitaire vendredi, 15 sept. 2017. 23:23 Philippe Lemieux-Cardinal et Ethan Makonzo
Philippe Lemieux-Cardinal et Ethan Makonzo. (Source d'image:James Hajjar)

Pour un deuxième match consécutif, le stade du CEPSUM a fait salle comble afin d’assister à une autre victoire des Carabins de l’Université de Montréal. Vendredi soir, les Bleus ont travaillé dur pour imposer leur attaque et finalement récolter une troisième victoire en 2017, cette fois par la marque de 28 à 1 face au Vert et Or de Sherbrooke.

« Ce ne fut pas notre meilleure performance ce soir, notamment en attaque, mais il y a tout de même un aspect positif, on a remporté la victoire, a mentionné l’entraîneur-chef des Bleus Danny Maciocia au terme de la rencontre. C’est le genre de match qui va peut-être nous forcer à travailler encore plus fort et ainsi nous être utile. »

Les Carabins sont sortis rapidement des blocs en déployant une attaque variée et menaçante. Le botteur Louis-Philippe Simoneau a terminé la séquence de belle manière en réussissant un long placement de 46 verges, son plus long de la saison. Les deux défenses se sont ensuite illustrées, si bien que la marque après le premier quart de jeu était de 3-0 en faveur des Bleus. Au deuxième engagement, Simoneau a ajouté trois points au tableau, cette fois sur une distance de 20 verges. Les deux formations ont raté un placement et inscrit un point au compteur. Les Sherbrookois, pris au piège profondément dans leur zone, ont ensuite offert un touché de sûreté aux locaux. Après 30 minutes de jeu, les Montréalais détenaient une mince avance de huit points.

Dans une deuxième moitié de rencontre où la défensive a été reine, les Bleus ont réussi à inscrire leur premier touché de la rencontre lors du quatrième quart seulement. Après une belle poussée offensive, le quart-arrière Samuel Caron a rejoint le receveur Guillaume Paquet dans le flanc gauche. Ce dernier, complètement seul, a franchi les six dernières verges le séparant de la zone des buts. En fin de rencontre, Caron a conclu une autre bonne soirée de travail en marquant un touché au sol, alors qu’il a gardé le ballon sur un jeu d’option. Le Vert et Or n’a jamais réussi à traverser la couverture défensive montréalaise de la soirée et les Bleus ont finalement récolté le gain pour demeurer au premier rang du classement québécois. 

« On a débuté un peu lentement en défensive, mais on s’est ajusté et on a livré un bel effort collectif, a indiqué le secondeur Samuel Rossi. On est confiant depuis le début de la saison, on travaille en équipe et cette cohésion nous aide à faire les bons jeux. »

Caron a complété 30 de ses 42 passes pour des gains de 355 verges, un touché ainsi qu’une interception, sa première de la saison. Il a de plus accumulé 68 verges ainsi qu’un majeur au sol et ce, sur huit portées.

« Il y a parfois des matchs qui vont moins bien que d’autres, ce soir notre exécution a fait défaut à certains moments, a dit Caron. Au moins, c’est quelque chose que nous pouvons contrôler et que nous corrigerons dès notre retour à l’entraînement. »

Son opposant Conor Sinclair a distribué convenablement sept de ses 15 ballons envoyés pour seulement 69 verges et deux interceptions, soit celles de Jordan Perrin et Rossi. Ce dernier a également effectué un sac du quart pendant sa soirée de travail.

Ça aura pris du temps, mais la puissante attaque aérienne des Montréalais s’est fait valoir lors du dernier quart de jeu. Louis-Mathieu Normandi a été le plus flamboyant en affichant 122 verges grâce à six attrapés. Ses collègues Kevin Kaya et Guillaume Paquet ont pour leur part respectivement emmagasiné 84 et 78 verges.

Le botteur de dégagement des Carabins a également très bien paru. Le vétéran Félix Ménard-Brière a effectué huit dégagements pour des gains totaux de 367 verges, soit une moyenne d’environ 46 verges par botté.

Vendredi prochain, les Carabins disputeront une dernière rencontre avant d’obtenir leur deuxième et dernière semaine de congé. Pour l’occasion, les hommes de Danny Maciocia se dirigeront de l’autre côté de la montagne pour y affronter les Redmen de McGill à compter de 19 h.

UdeM-Laval : le premier duel va aux Carabins

Universitaire samedi, 9 sept. 2017. 19:11

Rouge et Or 16 - Carabins 21 0:56

MONTRÉAL - Plus de 5 100 partisans étaient réunis dans un stade du CEPSUM à guichets fermés en ce samedi après-midi pour assister à un autre chapitre de la rivalité Montréal-Laval et force est de constater qu’ils n’ont pas été déçus par le spectacle offert. Au terme d’une autre rencontre chaudement disputée face au Rouge et Or, les Carabins de l’Université de Montréal de Danny Maciocia l’ont emporté par la marque de 21-16, particulièrement grâce à l’attaque des Bleus qui a accumulé 457 verges au total.

« Ce fut un autre match typique, avec quelques jeux qui ont fait la différence, et nous sommes évidemment très contents que ça ait joué en notre faveur cette fois, a dit Maciocia au terme de la rencontre. »

Les Bleus ont déployé une attaque redoutable dès les premiers instants de la rencontre, mais les séquences offensives ont eu de la difficulté à aboutir dans la zone des buts ennemie. À la suite de quelques dégagements de part et d’autre, les Montréalais ont remporté la bataille territoriale et ont récolté le touché de sûreté grâce à une belle performance de la défense, profondément en zone ennemie. L’attaque lavalloise, plutôt timide en début de rencontre, a permis au botteur David Côté d’inscrire trois points au tableau avant la fin du premier quart. Après 15 minutes, les visiteurs possédaient l’avance par un mince point.

L’indiscipline montréalaise a par la suite ouvert la porte au Rouge et Or lors du deuxième quart. Suite à une longue séquence offensive additionnée aux coûteuses pénalités des Carabins, le quart Hugo Richard a retrouvé Vincent Alarie-Tardif dans le flanc droit. Ce dernier a parcouru les six verges manquantes puis a inscrit le premier touché de la rencontre. L’attaque des Bleus dirigée par le quart Samuel Caron (Génie civil, Polytechnique) est alors passée en deuxième vitesse, traversant le terrain par la voie des airs. La séquence s’est conclue par une faufilade de Caron pour le majeur, celle-ci portant la marque à 10-9 en faveur de Laval. En fin de première demie, les hommes de Glenn Constantin se sont rapprochés de la zone des Bleus, mais ont dû se contenter d’un placement. À la mi-temps, Laval menait ainsi par quatre points.

Au retour des vestiaires, Caron a déployé son attaque aérienne de nouveau. Une longue séquence de 90 verges s’est soldée par une précise passe de touché de 41 verges vers Guillaume Paquet.

« Le mérite revient aux entraîneurs pour ce touché, a souligné Caron. Ils avaient repéré l’ouverture plus tôt dans le match sur ce même jeu et m’avait dit de jeter un oeil vers Guillaume si ce jeu était appelé de nouveau. Je n’ai eu qu’à lui lancer le ballon. »

Le Rouge et Or a ensuite offert un deuxième touché de sûreté, si bien que les Bleus détenaient l’avance après trois quart de jeu, le score étant de 18-13.

À l’image de la rencontre, le quatrième quart a été chaudement disputé, les deux équipes n’offrant que très peu d’espace sur le terrain à leurs adversaires. Côté a réussi un troisième placement pour le Rouge et Or, cette fois sur 20 verges, puis Simoneau a fait de même pour les Carabins lors d’un important botté de 39 verges. La défensive montréalaise a par la suite tenu le coup, notamment grâce à l’interception causée par Brian Harelimana (Arts et sciences) alors qu’il ne restait que cinq minutes au cadran. Le Rouge et Or s’est retrouvé sans solution, et les Bleus l’ont finalement emporté par la marque de 21-16.

« Ça demeure une seule victoire, mais c’est certain qu’elle est importante, a poursuivi Maciocia. Nous avons encore beaucoup de travail à faire et d’erreurs à corriger, mais on peut être fier de notre début de saison. »

Le quart-arrière Samuel Caron a terminé son après-midi de travail avec 27 passes complétées en 40 tentatives, bon pour des gains de 377 verges et deux touchés dont un au sol. Son opposant Richard a pour sa part accumulé 318 verges avec 28 passes réussies sur 40, un touché ainsi qu’une interception. Il a été pourchassé tout au long de l’après-midi par la défensive des Bleus qui a réalisé quatre sacs.

« On avait hâte de revoir la compétition après un week-end de congé et aussi de retrouver le Rouge et Or pour voir où on se situait, a ajouté Caron. Ce n’était pas parfait, mais c’est un signe de caractère d’avoir pu remporter cette grosse victoire. »

Parmi les héros de la rencontre, notons les performances remarquables des receveurs Guillaume Paquet et Kevin Kaya qui ont respectivement accumulé 144 et 92 verges par la passe.

« Les circonstances du plan de match et la couverture ont joué en ma faveur pour recevoir des passes, mais notre attaque au complet a offert une bonne performance, a dit Paquet. C’est toujours un match important contre Laval, mais dans notre tête c’est un match à la fois et on continue d’avancer. »

En défense, la recrue Philippe Lemieux-Cardinal a rejoint le quart adverse à deux reprises derrière la ligne de mêlée, tandis que Marc-Antoine Dequoy a terminé la rencontre avec neuf plaqués à sa fiche.

Avec deux victoires au compteur en autant de rencontres, les représentants de l’UdeM recevront la visite du Vert et Or de Sherbrooke, ce vendredi 15 septembre dès les coups de 19h. L’an dernier, les Bleus ont remporté leurs deux affrontements face aux étudiants-athlètes de l’Estrie.

McGill bat Sherbrooke par un placement

Universitaire samedi, 9 sept. 2017. 22:54 Findlay Brown
Findlay Brown (Source d'image:Derek Drummond)

Findlay Brown a réussi trois placements, incluant un botté victorieux de 15 verges avec 26 secondes à jouer, et les Redmen de McGill son venu de l'arrière de battre le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke 18-16, samedi.

Il s'agit d'une troisième victoire pour McGill en 10 matchs à Sherbrooke mais leur deuxième de suite. Les Redmen avaient battu le Vert et Or à Sherbrooke par la marque de 19-18 le 10 septembre 2016.

Brown, un joueur de deuxième année âgé de 19 ans, a aussi réussi des placements de 39 et 35 verges pour donner des avances de 3-0 et 8-0 aux siens en première demie.

Le seul touché des Redmen (1-1) a été inscrit en fin de deuxième quart quand Frédéric Paquette-Perreault a rejoint Jérémy Sauvageau sur 49 verges.

Conor Sinclair a décoché une passe de touché de 13 verges à Tyree Harrys au quatrième quart pour le seul majeur du Vert et Or (0-3).

LCF : 4 joueurs du RSEQ dans le top-20 des espoirs

LCF mercredi, 30 août 2017. 16:03 Tyrone Pierre
Tyrone Pierre (Source d'image:Johany Jutras)

Quatre joueurs du RSEQ font partie du top-20 du premier classement du bureau de recrutement de la LCF.

Le receveur du Rouge et Or de l'Université Laval Pierre Tyrone pointe au septième rang, le receveur des Carabins de l'Université de Montréal Régis Cibasu est classé neuvième, le demi-offensif du Rouge et Or Christopher Amoah se retrouve au 11e rang et le joueur de ligne défensive des Carabins Jonathan Boissonneault-Glaou est 18e.

Le joueur de ligne offensive de l'Université du Nebraska David Knevel est classé premier.

Le bureau de recrutement publie son classement à trois reprises au cours de l'année : en septembre, en décembre et en avril.

CLASSEMENT DE L'AUTOMNE DU BUREAU DE RECRUTEMENT DE LA LCF

Rang

Nom

Position

Université/Équipe

Ville natale

1

David Knevel

LO

Nebraska

Brampton, ON

2

Trey Rutherford

LO

Connecticut

Markham, ON

3

Ryan Hunter

LO

Bowling Green

North Bay, ON

4

Godfrey Onyeka

DD

Laurier

Brampton, ON

5

Darius Ciraco

LO

Calgary

Burlington, ON

6

Peter Godber

LO

Rice

Toronto, ON

7

Pierre Tyrone

Laval

Ottawa, ON

8

Kene Onyeka

LD

Carleton

Brampton, ON

9

Regis Cibasu

Montréal

Kinshasa (Congo)

10

Julien Laurent

LD

Georgia State

Toronto, ON

11

Christopher Amoah

DO

Laval

Montréal, QC

12

Rashaun Simonise

Calgary/Okanagan

Vancouver, C.-B.

13

Andrew Pickett

LO

Guelph

Kitchener, ON

14

Dakoda Shepley

LO

UBC

Windsor, ON

15

Alex Taylor

DO

Western

Winnipeg, MB

16

Ryan Sceviour

LO

Calgary

Calgary, AB

17

Keiler Cherry

LO

Acadia

Lloydminster, SK

18

Jonathan Boissonneault-Glaou

LD

Montréal

Lyster, QC

19

Jackson Bennett

DD

Ottawa

Cumberland, ON

20

Nelkas Kwemo

SEC

Queen’s

Montréal, QC

Le Rouge et Or s'impose 40 à 5 devant le Vert & Or

Universitaire samedi, 26 août 2017. 23:30

Vert & Or 5 - Rouge & Or 40 0:50

Pour une deuxième semaine de suite, les footballeurs du Rouge et Or ont été intraitables en défensive, dominant le Vert & Or de Sherbrooke par 40 à 5 samedi soir au Stade TELUS-Université Laval en ouverture de leur saison 2017.

Si l’on inclut le match préparatoire de la semaine dernière, les Lavallois n’ont toujours pas accordé de touché à leurs adversaires jusqu’à présent cette saison. Qui plus est, la défensive des Rouges est à l’origine d’au moins 10 points en première demie, samedi, grâce à deux interceptions opportunes.

L’attaque des Rouges a également connu de bons moments, notamment en fin de première demie, où le groupe dirigé par Hugo Richard a inscrit deux majeurs en moins d’une minute. Richard a d’ailleurs connu un fort match, comme en font foi ses 29 passes complétées en 41 tentatives (70,7%) pour 361 verges et trois touchés.

Comme entrée en matière, le Rouge et Or s’est bien acquitté de sa tâche. Mais le pilote lavallois Glen Constantin voyait les choses d’un œil différent. « Je suis bien heureux de la victoire, il y a eu de belles performances et de beaux jeux, mais c’était un peu décousu. Si on est pour aspirer aux grands honneurs, il faudra nettoyer ça, et c’est normal. Ce n’est pas une question de score, c’est le processus. On va devoir être plus efficaces dans notre exécution », a analysé l'entraîneur. 

Guerre de botteurs

Ce sont les botteurs qui s’illustraient en début de match, alors qu’aucune des deux formations ne réussissaient à trouver son rythme en attaque. Après un touché de sûreté concédé au Rouge et Or, un puissant dégagement de Mathieu Hébert donnait un simple aux visiteurs. Puis, en fin de quart, David Côté réalisait son premier placement dans les rangs universitaires sur une distance de 15 verges, accentuant ainsi l’avance du Rouge et Or à 5-1 après 15 minutes.

Les Lavallois ont augmenté leur priorité à la suite de deux revirements des Renards en début de deuxième quart. Après une interception de Gabriel Ouellet, d’abord, Côté a ajouté un autre placement, celui-ci sur 42 verges. Puis, à peine cinq minutes plus tard, Hugo Richard a inscrit le premier majeur du match sur une course d’une verge, alors que Marc-Olivier Simard avait redonné possession aux Rouges sur une autre interception quelques instants auparavant. Le score était alors de 15-1.

Après un placement de Mathieu Hébert, Vincent Alarie-Tardif et Étienne Moisan ont capté chacun un ballon de Hugo Richard pour des touchés, tout ça dans la dernière minute de jeu de la première demie. Quatorze points qui ont fait mal au Vert & Or, alors que le pointage à la demie était de 29-4.

Hébert a obtenu un autre simple sur un dégagement en début de seconde mi-temps, puis Côté y est allé d’un troisième placement réussi en autant de tentatives en fin de troisième quart qui faisait 32-5.

Enfin, dans les dernières secondes de la rencontre, Richard a rejoint Alexandre Savard profondément dans la zone des buts pour porter la marque à 39-5. Un simple obtenu sur le botté d’envoi subséquent de David Côté arrondissait le score à 40-5, le pointage final.

Laval a cumulé 537 verges en attaque, contre 334 pour le Vert & Or.

Le Rouge et Or disputera ses deux prochaines rencontres sur la route. Il se déplacera d’abord à McGill vendredi soir à 19h afin de croiser le fer avec les Redmen, pour qui il s’agira d’un premier match cette année. Le samedi suivant, c’est avec les Carabins de Montréal (1-0) que les Rouges ont rendez-vous, soit le 9 septembre à 14h au CEPSUM.

Les Lavallois profiteront ensuite d’une semaine de congé, avant de recevoir la visite des Stingers de Concordia (0-1) le dimanche 24 septembre prochain dès 13h.

Les Carabins remportent leur premier match de la saison 37-19 face à Concordia

Universitaire vendredi, 25 août 2017. 23:22

Carabins 37 - Stingers 19 0:34

MONTRÉAL - L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal a récolté sa première victoire de la saison en l’emportant 37-19 face aux Stingers de Concordia, vendredi soir sur le terrain du campus Loyola.

Les Bleus a explosé en attaque en première moitié et la défensive a tenu bon lors d’un regain d’énergie des locaux au quatrième quart afin d’ouvrir leur saison sur une bonne note.

« Nous avons bien amorcé la rencontre avec de bonnes séquences en attaque. Même s’il faut donner du crédit aux Stingers en deuxième demie, il faut croire qu’on pensait que le match était déjà terminé à ce moment. On devra apprendre des choses de cette leçon, a mentionné l’entraîneur-chef des Carabins Danny Maciocia. C’est malgré cela une performance intéressante, surtout après un camp d’entraînement aussi court. »

La défensive des Stingers a bien débuté le duel en stoppant les Bleus profondément dans leur zone sur un troisième essai et moins d’une verge à franchir, et ce dès les premiers instants du match. Cependant, les Carabins se sont levés à leur tour en empêchant leurs adversaires d’entrer dans la zone des buts. Forcé à effectuer un placement, Concordia a pris l’avance 3-0.

Sur la séquence suivante, Samuel Caron (Génie civil, Polytechnique) a rapidement mené son offensive dans la zone payante et a conclu en lançant une passe de touché à Kevin Kaya (Année préparatoire). Les Carabins en ont rajouté quelques instants plus tard lorsque Caron a lancé une longue passe précise dans le coin droit de la zone des buts à Raphaël Major-Dagenais (Année préparatoire) qui a effectué un bel attrapé pour le majeur. Il s’agissait d’un premier touché en carrière pour les deux jeunes receveurs de l’UdeM.

Les deux formations se sont échangés des placements au deuxième quart, dont sur 41 verges pour Louis-Philippe Simoneau (Arts et sciences) dans le camp des hommes en bleu-blanc-noir.

Une attaque mieux nantie pour les Carabins

Deux touchés de sûreté ont complété le pointage et les Bleus menaient 19-3 avant de retraiter au vestiaire.

La défensive montréalaise a forcé les locaux à offrir un troisième touché de sûreté au retour de la demie. Sur la poussée qui a suivi, Caron a rejoint Régis Cibasu (Administration, HEC Montréal) à trois reprises, dont la dernière pour le majeur. Montréal menait alors par 24 points. Une dizaine de minutes plus tard, alors que tous croyaient au deuxième placement de Simoneau, c’est plutôt Major-Dagenais qui a décampé avec le ballon sur 14 verges pour inscrire son deuxième touché de la rencontre, le tout sur un jeu truqué effectué à la perfection.

« Je ne savais pas si je pouvais atteindre la zone des buts, à un certain moment sur un tel jeu il faut improviser et j’ai été en mesure de profiter des ouvertures. »

Les Stingers sont parvenus à percer la muraille des Bleus en inscrivant leur premier touché du duel lors du quatrième quart. Suite à quelques pénalités coûteuses en défensive, Jean-Guy Rimpel a franchi la dernière verge manquante pour ajouter sept points au tableau. Ce même Rimpel a récidivé trois minutes plus tard en complétant dans la zone des buts une rapide séquence offensive pour Concordia. Les Stingers ont continué de montrer les dents en fin de rencontre, mais les Carabins ont tenu bon.

Dans la victoire, Samuel Caron s’est encore une fois illustré. Le quart des Carabins a complété 27 de ses 38 passes pour des gains de 338 verges et trois touchés.

« Au début du match, ça allait un peu vite, c’est souvent le cas en début de saison, a affirmé Caron. On a laissé plusieurs jeux sur le terrain, il faudra travailler fort pour mieux exécuter en vue de notre prochain match. »

De son côté, Trenton Miller a terminé la soirée avec 24 passes en 39 et 368 verges. Les receveurs de passes Louis-Mathieu Normandin (Administration, HEC Montréal) et Régis Cibasu ont récolté sept réceptions chacun pour des gains respectifs de 80 et 76 verges, tandis que le porteur de ballon Gabriel Parent (Certificat en toxicomanies) a emmagasiné 96 verges sur 19 portées.

Ce fut également la soirée du joueur de deuxième année Raphaël Major-Dagenais qui a récolté ses deux premiers touchés en carrière tout en accumulant 95 verges sur cinq attrapés. L’agile receveur des Carabins en a épaté plusieurs en devenant une arme dangereuse très tôt dans la rencontre. Il a ajouté 63 verges au compteur en retournant six bottés.

« Je suis content d’avoir pu saisir les différentes opportunités qui s’offraient à moi ce soir, a dit Major-Dagenais. Je dois continuer de travailler pour poursuivre dans la même voie. Vous ne le connaissiez peut-être pas, mais moi je savais qu’il pouvait effectuer plusieurs jeux comme il a fait ce soir, a ajouté Caro à propos de son coéquipier. »

Les Carabins vont déjà profiter d’une semaine de congé avant de recevoir le Rouge et Or de Laval au CEPSUM le samedi 9 septembre prochain à 14 h.

La confiance règne encore chez le Rouge et Or

Universitaire vendredi, 25 août 2017. 18:55

L'heure est à la défense du titre 2:08

La saison 2017 du football universitaire canadien est à nos portes. Ce sera l'occasion pour les champions, le Rouge et Or de l'Université Laval de défendre leur neuvième titre canadien.

En novembre dernier, l'Université Laval célébrait une autre conquête de la Coupe Vanier, une troisième en cinq ans. Maintenant, l'heure est à la défense du titre, même si l'équipe insiste pour dire qu’elle a déjà mis le tout derrière elle.

L'édition 2017 du Rouge et Or peut compter sur un bon mélange de recrues et de vétérans, puisque beaucoup de joueurs de 2016 sont de retour. L'entraîneur-chef, Glen Constantin, est satisfait du processus de recrutement effectué.

« On a eu du très bon recrutement. On est content de ce qu’on a comme effectif. On a connu un camp productif et tout a bien été assimilé avec les vétérans. Les jeunes sont assidus et travaillent très fort pour  prendre connaissance des systèmes », a-t-il souligné.

 «Un jeu truqué du quart Hugo Richard dans les dernières secondes de la Coupe Dunsmore, l'an dernier, avait permis aux Lavallois de se sauver avec le titre québécois. Les Carabins vont très probablement vouloir venger cet échec. Pour le quart-arrière de l'Université Laval, les matchs contre Montréal ne seront pas différents des autres.»

 « Que ce soit Montréal, Sherbrooke, McGill ou Concordia, il nous faudra prendre du temps pour les étudier. Il faut prendre du recul et s’attendre à tout comme dans n’importe quel autre match », a-t-il imagé.

Joindre les rangs d'une équipe avec la réputation du Rouge et Or peut-il être intimidant pour une recrue?

« Je pense que c’est surtout une source de motivation. Notre but est carrément de répéter les succès de l’an dernier. L’équipe est aussi bonne, sinon peut-être meilleure que l’an dernier », a souligné le botteur recrue David Côté.

Le Rouge et Or entamera la défense de son titre samedi, au Stade Telus du PEPS de l'Université Laval, alors que les joueurs du Vert et Or de l'Université de Sherbrooke seront les visiteurs.

Les Carabins de l'Université de Montréal ne pensent pas au passé

Universitaire vendredi, 25 août 2017. 18:23

Une attaque mieux nantie pour les Carabins 1:35

Les Carabins se souviennent de l'élimination aux mains du Rouge et Or de l'Université Laval en finale québécoise l'an dernier. Toutefois, les Bleus refusent de trop revenir sur le passé.

« Il y a beaucoup de joueurs qui reviennent mais nous avons aussi de nouveaux joueurs qui n'ont pas subi cette défaite-là, croit le secondeur Alex Cromer-Émond qui a vécu la défaite crève-coeur de l'an dernier. Je ne pense pas que les vétérans ont à faire subir cette défaite-là aux jeunes. Ce qui est arrivé avant fait partie du passé. Est-ce que tout ça a mis un peu d'huile sur le feu, ça c'est certain. »

Le visage des Carabins sera quelque peu différent cette saison. Trois des quatres partants sur la ligne défensive ont terminé leur stage universitaire. Les Carabins sont toutefois confiants de demeurer une puissance du circuit.

« Nous avons de jeunes joueurs de deuxième et troisième année qui font leur apparition. Il ne faut pas les prendre à la légère ça fait deux ou trois ans qu'ils attendent leur tour derrière les vétérans », poursuit Cromer-Émond.

« Nous avons du travail à faire en défense. Mais tout le monde est excité par les effectifs que nous avons », ajoute quant à lui l'entraîneur-chef Danny Maciocia.

L'attaque sera mieux nantie avec le retour de plusieurs vétérans de premier plan. L'unité qui a généré le plus de points au Québec l'an dernier risque fort de créer à nouveaux des étincelles.

« Nous avons de bonnes bases. Mais il faut demeurer concentrés et tenter de mettre le plus de points possible sur le tableau », évalue quant à lui le quart-arrière Samuel Caron.

Les Carabins disputeront leur premier match à domicile samedi le 9 septembre face au Rouge et Or. Il s'agira alors d'une reprise de la finale de la Coupe Dunsmore que le Rouge et Or avait remporté de manière dramatique au CEPSUM lors du dernier match entre les deux équipes.

Encore une jeune formation pour les Redmen de McGill

Universitaire mercredi, 23 août 2017. 15:51

La progression de McGill, les ambitions de Concordia 2:10

Les Redmen de McGill présenteront encore une fois une formation très jeune cette saison. Un seul joueur en sera à une cinquième et dernière année avec l'équipe.

Le mot progression est fort à propos pour parler des Redmen et la situation est encourageante.

« La jeunesse ça paraît, il y a des erreurs mentales, mais il y a aussi de bons flashs de talent brut qu'on peut développer », observe le joueur de ligne offensive Joël Houle.

Pour la troisième année, les hommes de l'entraîneur-chef Ronald Hilaire doivent suivre un mot d'ordre qui dicte leurs actions sur le terrain.

« Cette année c'est finish, explique Hilaire. On veut terminer tous nos matchs et avoir la chance d'être victorieux alors que par le passé, on perdait beaucoup de rencontres en deuxième mi-temps. On veut aussi terminer en séries éliminatoires, chose à laquelle nous avons goûté. On sait ce que ça prend pour gagner en séries, il faut maintenant terminer une fois rendu là. »

De leur côté, les Stingers de Concordia pourront compter sur le retour de plusieurs éléments-clés, dont le quart-arrière de dernière année Trenton Miller et le porteur de ballon Jean-Guy Rimpel. Des Stingers plus matures se sentent maintenant davantage en mesure de rivaliser avec les équipes de tête du circuit.

« Nous sommes de plus en plus en mesure de tenir tête aux Carabins et au Rouge et Or, estime l'entraîneur-chef des Stingers Mickey Donovan. Nos joueurs travaillent fort et sont dédiés à l'effort. »

« Je crois que cette année, il est temps qu'on sorte notre vrai jeu. Les choses s'en viennent bien. Le visage des Stingers commence à changer. Il reste des choses à améliorer, mais on s'en va dans la bonne direction », évalue le receveur de passes Yanic Lessard.

Les Stingers entameront la nouvelle saison du football universitaire québécois face aux Carabins de l'Université de Montréal, ce vendredi au Stade Concordia.

Le Vert & Or est prêt pour la prochaine saison

Universitaire mardi, 22 août 2017. 16:25

Un vent de renouveau à Sherbrooke 2:05

Un vent de renouveau souffle en Estrie. Après une saison 2016 difficile où le Vert & Or de Sherbrooke a été évincé des séries éliminatoires du football universitaire pour la première fois depuis 2009, la direction de l'Université de Sherbrooke a confié la destinée de l'équipe à un nouveau groupe d'entraîneurs dirigés par Mathieu Lecompte.

« Je suis vraiment content de ce que l'équipe, les entraîneurs ainsi que les joueurs, ont fait depuis le début de cette nouvelle saison. Tout le monde embarque dans la grande mission que nous avons », indique Lecompte.

« Je suis vraiment heureux du changement. Je trouve que nous avons de bonnes vibrations dans l'équipe. Nous avons beaucoup de plaisir dans ce que nous faisons, mais tout en demeurant très sérieux dans notre approche par rapport à notre préparation », ajoute pour sa part le quart-arrière Alex Jacob Michaud.

Si l'attaque sherbrookoise soulève quelques points d'interrogation en raison de l'implantation d'un nouveau livre de jeu et du manque de profondeur dans le champ arrière, l'unité défensive possède les outils pour rivaliser avec les meilleurs grâce au retour de plusieurs vétérans, dont le secondeur Alexandre Chevrier qui a décidé de refuser un poste au sein de l'équipe d'entraînement des Roughriders de la Saskatchewan afin de revenir disputer une dernière saison à Sherbrooke.

« On ne se cachera pas, nous avons une identité défensive, une équipe qui est violente et agressive », précise Lecompte.

« Nous sommes vraiment matures en défensive. Il faut absolument avoir une grosse saison cette année. Je pense sincèrement que nous aurons l'une des meilleures unités défensives au pays », avance pour sa part Chevrier.

N'ayant pu se faire justice à sa première saison à l'université de Sherbrooke,  perdant son poste de partant après trois rencontres le quart Alex Jacob-Michaud a confiance de mener son groupe à bon port cet automne.

« Lorsqu'on se fait mettre sur les lignes de côté ou qu'on se fait retirer le poste de partant,  on se demande comment faire pour s'améliorer, comment faire pour être meilleur. C'est sur ces aspects-là que j'ai travaillé durant l'hiver », mentionne Michaud.

Les joueurs du Vert & Or espèrent maintenant causer la première surprise de la saison du football universitaire québécois en allant vaincre le Rouge et Or samedi prochain à Québec. Un exploit qu'ils n'ont jamais accompli en 14 ans.

Le début d’un nouveau chapitre pour les Carabins

Universitaire lundi, 14 août 2017. 12:35 Danny Maciocia
Danny Maciocia et Gabriel Cousineau en arrière-plan. (Source d'image:James Hajjar)

Après neuf mois d’attente, de nombreuses séances d’entraînement musculaire, de course, d’agilité et d’études, les joueurs de football des Carabins de l’Université de Montréal avaient hâte de fouler le terrain du CEPSUM pour le début du camp d’entraînement.

Pour la première fois depuis son arrivée à la barre des Bleus, l’entraîneur-chef Danny Maciocia doit composer avec la réalité d’un camp d’entraînement de plus courte durée. En raison du nouveau calendrier de la conférence québécoise, les équipes ne disposent que d’une semaine de préparation avant la tenue de leur match préparatoire.

« Notre camp d’entraînement est plus condensé, et c’est un beau défi pour nous de s’adapter à cette nouvelle réalité, a souligné le pilote de l’UdeM. Jusqu’ici, le camp se déroule très bien, et nous sommes très contents de réaliser le progrès réalisé par nos vétérans depuis la dernière saison et de pouvoir observer potentiel de nos jeunes recrues. »

Les Carabins s’apprêtent à accueillir les Varsity Blues de l’Université de Toronto samedi prochain dès 13 h pour leur unique match préparatoire. En plus de permettre au personnel d’entraîneur d’évaluer les joueurs à leur disposition, cette rencontre servira également de préparation au premier duel du calendrier régulier, qui aura lieu moins d’une semaine plus tard sur le terrain de l’Université Concordia.

« Chaque année, le match préparatoire donne la chance à de nouveaux joueurs de démontrer l’étendue de leur talent, a déclaré Maciocia. Cette saison, nous devons en profiter pour nous préparer pour les Stingers qu’on affronte six jours plus tard. Nous aurons ensuite une semaine de congé pour peaufiner notre préparation avant notre match d’ouverture à domicile contre le Rouge et Or de l’Université Laval. »

Le camp d’entraînement des Carabins, regroupant près de 90 joueurs, s’est amorcé vendredi dernier. Cette saison, l’unité offensive des Bleus peut compter sur le retour de nombreux vétérans, dont le quart-arrière Samuel Caron, joueur par excellence de la dernière saison au Québec, et ses cibles talentueuses Louis-Mathieu Normandin, Régis Cibasu et Guillaume Paquet. Le joueur défensif par excellence du RSEQ l’an dernier Jonathan Boissonneault-Glaou est également de retour en compagnie du secondeur Alex Cromer-Émond. Le botteur émérite Félix Ménard-Brière effectuera également un dernier tour de piste dans la ligue universitaire, lui qui avait amorcé la saison de la LCF sur l’alignement de réserve des Blue Bombers de Winnipeg.

Préparer le présent et l’avenir

Les entraîneurs des Carabins ont été très occupés au cours de l’été. En plus de préparer la prochaine saison, ils ont façonné la suivante en confirmant l’engagement de nombreuses recrues prometteuses avant le début de leur dernière saison au niveau collégial.

Lors de la rencontre de presse de lundi, Maciocia a ajouté deux noms à sa cuvée. Le demi défensif Bruno Lagacé des Phénix du Collège André-Grasset a décidé de poursuivre ses études à l’UdeM dès 2018. Le Bouchervillois a été nommé sur l’équipe d’étoiles défensive de la première division du réseau collégial au cours des deux dernières saisons, et il a été un membre de l’équipe canadienne médaillée d’or au Championnat du monde des moins de 19 ans. Le secondeur Joachim J. Christian des Indiens du Collège Ahuntsic a également signé une lettre d’intention avec les Carabins.

Plus tôt cet été, le porteur de ballon Samuel Makwanda (André-Grasset), le receveur Jean-Sébastien Chamberland (Vieux-Montréal), les joueurs de ligne offensive Marc-Antoine Lemay (Champlain-Lennoxville) et Alexis Dansereau (André-Grasset), ainsi que le demi défensif Kevin Malonga (Lanaudière) ont tous confirmé qu’ils poursuivront leur carrière en bleu l’an prochain.

« Nous sommes très heureux de notre effort de recrutement jusqu’ici, a souligné Danny Maciocia. Ce qui est en train de se passer à l’UdeM est très important, et ça pourrait ouvrir la porte à d’autres joueurs très talentueux au cours des prochains mois. »

Antony Auclair a retenu l'attention positivement au mini-camp des recrues des Buccaneers

NFL mercredi, 10 mai 2017. 15:52

« C'était une belle expérience, et je pense que ça a bien été! » 3:27

L’ailier rapproché Antony Auclair a trouvé le moyen de retenir l’attention positivement lors du mini-camp des recrues des Buccaneers de Tampa Bay et il ne pourrait guère demander mieux pour ses premiers pas dans une organisation de la NFL.

Le colosse de l’Université Laval – qui a signé en tant que joueur autonome au terme du repêchage – s’est attiré des éloges des entraîneurs au terme de cette étape d’initiation avec sa nouvelle « famille ».

« J’ai trippé, c’était super le fun. C’était une belle expérience et je pense que j’ai bien fait. Je suis vraiment content. En fait, j’ai mieux fait que ce que j’espérais, c’est agréable », a confié Auclair à notre collègue Pierre Vézina qui l’a interviewé à Québec.

Ben Steele, son entraîneur de position qui a joué pour les Packers de Green Bay, a vanté ses capacités d’apprentissage et celles du choix de première ronde des Bucs, O.J. Howard.

« Un bon commentaire duquel je suis content vient de lui. Il nous a dit que c’était la première fois qu’il avait des recrues qui assimilaient aussi vite le cahier de jeux et ce que l’équipe veut faire », a relaté Auclair.

À son arrivée en Floride, jeudi dernier, le Québécois s’est vu remettre ce cahier de jeux et il a pu étaler ses atouts durant les deux journées suivantes.

Auclair en action au camp des Buccaneers

« Les entraîneurs semblaient contents. C’est important parce que tu veux le respect de tes coachs et ça peut aider pour la suite des choses », a reconnu Auclair qui a senti une connexion avec ceux-ci au premier contact.

La brève intégration d’Auclair a été si concluante que les journalistes spécialisés de la région de Tampa considèrent qu’il se situe déjà dans la lutte pour un poste au sein de la formation régulière. En général, quatre ailiers rapprochés sont en uniforme pour les parties des Bucs. Ainsi, d’après leurs prévisions, Auclair se battrait avec Tevin Westbrook et Alan Cross (qui n’a pas un style typique d’ailier raproché) pour le dernier poste derrière Howard, Cameron Brate et Luke Stocker.

Auclair préfère ne pas lire ces analyses pour se concentrer sur sa tâche et il aura une meilleure idée du portrait bientôt. En effet, il retourne en Floride, dimanche, pour une étape d’entraînement de cinq semaines sans opposition sur le terrain. Par la suite, il franchira les OTA’s (exercices préparatoires), le mini-camp avec la présence des vétérans et le camp d’entraînement.

Une réception d'Auclair au camp des Buccaneers

Évidemment, l’athlète de Notre-Dame-des-Pins a hâte de retourner dans l’entourage des Bucs. Ceux-ci l’ont très bien accueilli et ils l’ont déjà surnommé The Canadian Machine.

« L’organisation a été superbe, les gens ont facilité mon intégration. Tout s’est passé aisément, les gens m’apprécient. Je pouvais parler à tout le monde que ce soit les physiothérapeutes ou les personnes de l’équipement », a conclu Auclair qui avait attiré l’attention de plusieurs formations de la NFL.

Antony Auclair


 

Québec est l'hôte du Défi Est-Ouest de football

Universitaires mardi, 9 mai 2017. 20:00

On se prépare pour le défi Est-Ouest 1:28

Il y aura du football universitaire samedi à Québec avec la présentation du Défi Est-Ouest. Il s'agit d'un match d'étoiles réunissant les meilleurs joueurs qui seront disponibles au repêchage de la Ligue canadienne en 2018. Les activités ont débuté mardi avec des tests d'évaluations physiques et un premier entraînement.

 Même s'il s'agit d'un match d'étoiles, le quart-arrière du Rouge et Or, Hugo Richard, est convaincu que tous les joueurs voudront se retrouver du côté des gagnants.

« Tout dépend des entraîneurs et de leur attitude par rapport à ce match, a déclaré Hugo Richard. Nous, nos entraîneurs veulent gagner. J'imagine que c'est la même chose pour l'Ouest. On rassemble les meilleurs entraîneurs et joueurs au pays donc c'est sûr qu'il y aura de la compétition. Tout le monde veut être le meilleur. »

Les quarts-arrière sont sans doute ceux qui devront relever le plus gros défi, soit de faire progresser les unités offensives avec seulement quatre jours de préparation. « On ne voit pas cela tous les jours, de prendre une équipe à partir de zéro et se rendre à une forme de matchs. Ce sera intéressant et plaisant d'assimiler de la nouvelle information et de créer des relations avec de nouveaux joueurs. »

 Pour l'entraîneur-chef de l'équipe de l'Est, Gary Waterman, les tests et les journées d'entraînement ont autant d'importance pour les 91 joueurs présents, que le match lui-même.  « Tout sera évalué : la façon de se comporter sur le terrain, avec les coéquipiers, les réactions face à un mauvais test et comment les joueurs interagissent. »

 Dimanche dernier, pas moins de 56 joueurs universitaires canadiens ont été réclamés au repêchage de la Ligue canadienne de football. Et c'est ici, cette semaine, que commence le processus pour la cuvée 2018.

Junior Luke, prêt physiquement et mentalement

NFL mercredi, 3 mai 2017. 07:00 Junior Luke
Junior Luke (Source d'image:James Hajjar)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Junior Luke ne s’y attendait plus. L’invitation espérée n’était pas venue à la suite du repêchage de la NFL donc il se préparait maintenant pour celui de la Ligue canadienne de football.

Mais agréable surprise allait venir modifier ses plans. Les Giants de New York lui ont trouvé une place pour l’inviter à leur mini-camp des recrues qui se tiendra du 12 au 14 mai.

« C’était vraiment une surprise, je n’avais pas eu de nouvelles après le repêchage. Je me disais que l’intérêt n’était peut-être pas là pour le moment et que j’allais continuer à être patient. Finalement, mon agent m’a appris la nouvelle le lendemain et j’étais bien content. C’est un moment important pour moi, c’est certain », a mentionné le puissant joueur de ligne défensive de 25 ans.

Naturellement, ce revirement de situation l’enchante.

« Maintenant, j’ai une opportunité de démontrer mon talent là-bas et prouver que je peux jouer au prochain niveau », a noté Luke qui a causé des maux de tête aux lignes offensives adverses.

Luke devra toutefois s’imposer pour se démarquer surtout que les Giants se font parfois accoler la réputation d’inviter plusieurs joueurs canadiens sans les retenir par la suite.

« Je veux rester moi-même, jouer à la hauteur de mon potentiel, mais ne rien forcer tout en croyant en mon talent », a décrit celui dont la présence de son coéquipier, le botteur Félix Ménard-Brière, rendra l’expérience encore plus spéciale.

Junior LukeD’ici là, Luke sera fixé sur ses droits dans la LCF avec la présentation du repêchage, dimanche le 7 mai.

« Ça fait quand même quelques semaines qu’on en parle, moi et les autres gars (ses coéquipiers des Carabins admissibles). On a tous hâte de savoir où on aboutira », a admis Luke qui est répertorié au 11e rang selon le dernier classement publié.

À son arrivée avec les Carabins, le Montréalais affichait un poids de 325 livres. En retranchant des livres durant son parcours de quatre saisons, Luke a gagné en efficacité et en agilité ce qui lui permet de constituer une menace de taille.

« Je pense que je comprends bien la game, je regarde beaucoup de vidéos des adversaires pour observer leurs tendances. Ça m’aide à jouer plus rapidement. Cette année, j’ai démontré que je suis capable d’être rapide sur la ligne mêlée. Je décolle rapidement à partir de mon premier pas et je suis assez fort pour mon gabarit », a répondu Luke invité à se décrire.

Sa compréhension du jeu et son attrait pour l’analyse vidéo font de lui un candidat intéressant pour le coaching à moyen ou long terme. Il a rapidement constaté les bénéfices de s’investir dans cet aspect.

« Ça ne fait pas si longtemps, ça remonte à 2015 environ. J’ai commencé à en regarder plus parce que je cherchais quelque chose pour être meilleur. En jouant souvent contre Laval, on pouvait remarquer qu’ils faisaient beaucoup de choses qui revenaient. J’ai regardé plus attentivement et j’ai poussé ça aux autres équipes. C’est plus facile de s’ajuster quand tu reconnais des indices », a évoqué le sympathique gaillard de six pieds et trois pouces.

Cette facette jumelée à ses capacités physiques lui ont permis de s’établir comme un athlète qui parvient à accomplir des « gros jeux » dans des moments cruciaux. Mais l’humilité prend le dessus quand on aborde la question.

« Ce n’est pas juste moi, ça arrive grâce aux gars autour et à la préparation. Quand tu veux tellement faire une grosse différence pour ton équipe et tes coéquipiers, les jeux finissent par se développer. Mon plan, cette année, était d’être meilleur comme joueur et comme personne. Ça m’a aidé à faire des gros jeux », a commenté l’auteur du botté bloqué déterminant contre le Rouge et Or de l’Université Laval lors de la coupe Dunsmore en 2015.

Une carrière professionnelle intéressante semble donc à sa portée. Par contre, il ne serait pas bouleversé de ne pas concrétiser ce projet.

« Je joue parce que j’adore ça et j’espère pouvoir le faire pendant plusieurs années. Mais si ça ne marche plus à un certain moment, j’ai quand même d’autres plans; ce ne serait pas la fin du monde. Je voudrais devenir intervenant (auprès des jeunes) et coacher. J’ai des plans B et C en tête, je ne suis pas stressé pour cette raison », a assuré Luke, qui a amassé 37 plaqués et 11 sacs en 32 matchs réguliers avec Montréal.

Une personnalité qui se démarque

Ce côté humain de Luke remonte aisément à la surface. Son entraîneur Danny Maciocia a d’ailleurs insisté là-dessus pour décrire ce jeune homme élevé par une mère monoparentale.

« C’est aussi une personne spéciale qui a de bonnes valeurs », a relevé Maciocia après avoir vanté ses vaillants efforts.

Durant son parcours sur le mont Royal, Luke considère qu’il a effectué des pas de géants. Sa transformation a été physique et psychologique. Junior Luke

« J’ai compris que quand tu t’investis dans un sport et une passion, tu dois faire des sacrifices. ll fallait que je m’entraîne mieux, que je prenne plus soin de mon corps et de mon alimentation. C’était quand même difficile pour moi, je suis arrivé à 325 livres et j’ai peut-être tenu pour acquis que je serais capable de jouer universitaire à ce poids parce que je le faisais au collégial.

« Oui, je jouais, mais ça me bloquait et je n’étais pas au sommet de mon potentiel. J’ai compris, à partir de 2015, et les choses ont débloqué pour paraître encore plus en 2016. Ce fut vraiment payant de jouer en bas de 300 livres. J’étais capable de jouer quatre quarts sans être fatigué. J’ai fini la saison sans blessure et en pleine forme. J’aurais pu jouer une autre saison ! », a précisé le colosse de 288 livres.

Ainsi, Luke sera mieux outillé pour la prochaine étape de sa carrière. Une étape qu’il partagera avec sa mère et ses nouveaux coéquipiers. Qui sait, la vie pourrait également lui permettre de se rapprocher, un jour, de ses demi-sœurs et demi-frères (du côté de son père) qu’il ne voit pas vraiment.

Félix Ménard-Brière invité au camp des Giants

NFL dimanche, 30 avr. 2017. 14:54

Félix Ménard-Brière est invité par les Giants 0:48

Félix Ménard-Brière part à la conquête des États-Unis. Le botteur des Carabins de l’Université de Montréal a été invité au mini-camp des recrues des Giants de New York qui aura lieu du 12 au 14 mai.

Ménard-Brière a été contacté par la direction des Giants au cours des derniers jours afin de participer à ce camp regroupant les joueurs sélectionnés lors du repêchage de la NFL de ce weekend et certains joueurs autonomes invités.

La formation new-yorkaise souhaite évaluer les aptitudes de botteur de dégagement de l’étudiant en architecture du paysage, lui qui a maintenu la meilleure moyenne au pays l’an dernier (42,2 verges). L’étudiant-athlète de 23 ans sera également évalué pour ses bottés d’envoi et comme teneur lors des tentatives de placement.

«C’est une réussite dont je suis très fier, et je suis naturellement très excité à l’idée de me présenter à ce camp et d’offrir le meilleur de moi-même pendant trois jours, a affirmé Ménard-Brière. Jamais je n’aurais cru vivre une telle expérience. J’aimerais impressionner, et convaincre la direction de me faire une place dans l’organisation.»

Nommé sur la première équipe d’étoiles du réseau canadien U SPORTS au terme de la dernière saison, Ménard-Brière a reçu le titre de joueur de la semaine des unités spéciales quatre fois l’an dernier. Il a notamment réussi un dégagement de 93 verges le 23 octobre dernier, un record québécois et le huitième plus long de l’histoire du réseau universitaire canadien. Le botteur originaire de Sainte-Agathe-des-Monts a également réussi 17 de ses 25 tentatives de placements.

Ménard-Brière a été invité à participer au camp d’évaluation régional des spécialistes de la NFL le 26 février dernier à Washington. Lors du camp d’évaluation régional de la LCF, il a impressionné avec ses qualités athlétiques en signant le meilleur chrono de tous les participants de trois épreuves, dont le sprint sur 40 verges.

«Nous sommes très heureux de voir que Félix a obtenu une invitation avec les Giants, a souligné l’entraîneur-chef des Carabins Danny Maciocia. C’est un jeune qui a travaillé tellement fort, il mérite tout ce qui lui arrive. Dans la vie, on cherche toujours une chance de montrer ce qu’on est capable de faire, et il a obtenu une occasion rêvée. Je suis convaincu qu’il va bien faire.»

Ménard-Brière est devenu le troisième joueur de l’histoire du programme des Carabins à décrocher une invitation pour un mini-camp de la NFL. Le secondeur Byron Archambault, également avec les Giants, et le joueur de ligne offensive David Foucault avec les Panthers de la Caroline ont déjà vécu l’expérience.

L’ancien des Nomades du Collège Montmorency est également admissible au repêchage de la Ligue canadienne de football qui aura lieu dimanche prochain, le 7 mai.

Les Carabins de retour à l'entraînement

Universitaires dimanche, 30 avr. 2017. 12:04 Le CEPSUM de l'Université de Montréal.
Le CEPSUM de l'Université de Montréal. (Source d'image:James Hajjar)

L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal était de retour sur la surface synthétique du CEPSUM dimanche pour la première journée de son camp de printemps.

Au cours des cinq prochains jours, le personnel d’entraîneurs des Bleus aura la chance d’observer la soixantaine d’étudiants-athlètes qui prendront part aux activités. Du lot, on retrouvera plus d’une dizaine de recrues qui ont amorcé leur parcours universitaire au cours de l’hiver.

« Pour nous, c’est une chance incroyable d’évaluer le progrès de nos vétérans et nos recrues, a souligné l’entraîneur-chef Danny Maciocia. Pour les joueurs de première année, ce sera une bonne occasion de se familiariser avec le système de jeux de notre équipe sur le terrain. »

Un entraîneur invité de marque

Les Bleus auront la chance d’accueillir au cours de cette semaine Jason Tucker, qui a notamment été l’entraîneur adjoint des receveurs de passes des Titans du Tennessee de la Ligue nationale de football (NFL).

L’ancienne étoile des Eskimos sera au CEPSUM pour prodiguer quelques conseils aux receveurs des Bleus et appuyer son homologue chez les Carabins, Gabriel Cousineau.

Après avoir joué sous les ordres de Maciocia à Edmonton, Tucker a accroché ses crampons en 2009. Le pilote des Carabins l’a alors embauché à titre d’entraîneur des receveurs de la formation albertaine. Le joueur par excellence de la 91e Coupe Grey, nommé à quatre reprises sur l’équipe d’étoiles de la LCF, a également occupé ces fonctions avec les Roughriders de la Saskatchewan avant de poursuivre sa carrière au sud de la frontière avec les Titans.

Tucker, un choix de sixième ronde des Bengals de Cincinnati en 1998, a porté l’uniforme des Cowboys de Dallas pendant deux saisons.

De nouveaux entraîneurs

À l’occasion du camp de printemps, quelques nouveaux entraîneurs auront également la chance de se familiariser avec leurs protégés.

C’est le cas de Nicholas Narbonne Bourque, qui a récemment été promu au titre d’entraîneur adjoint des unités spéciales des Bleus. L’ancien porteur de ballon et membre émérite des unités spéciales a terminé son stage universitaire au terme de la dernière saison, après cinq années à l’UdeM. Narbonne Bourque secondera Byron Archambault, le nouveau coordonnateur des unités spéciales des Carabins.

Embauché au cours de l’hiver, le nouveau responsable de la ligne à l’attaque Mathieu Pronovost vivra également une première expérience sur le terrain du CEPSUM cette semaine.

Le camp de printemps des Carabins se terminera jeudi soir. Le camp d’entraînement estival des Carabins, dernière étape de préparation avant le début de la saison, s’amorcera le 11 août prochain.
 

Justin Senior toujours classé meilleur espoir en vue du repêchage de la LCF

LCF jeudi, 13 avr. 2017. 14:50 Justin Senior
Justin Senior (Source d'image:Getty)

Le Montréalais Justin Senior figure toujours au sommet du dernier classement du bureau de recrutement de la LCF en vue du repêchage qui se tiendra le 7 mai.

Le joueur de ligne offensive de l'Université Mississippi State a été classé premier espoir de chacun des trois classements.

L'ailier rapproché Antony Auclair du Rouge et Or de l'Université Laval a chuté du deuxième au septième rang de ce classement d'avril publié jeudi. Ceci est dû en grande partie en raison de son absence du camp d'évaluation national et du fait qu'il aura fort probablement une opportunité dans la NFL.

Le joueur de ligne défensive de l’Université UCLA Eli Ankou, le joueur de ligne offensive de l’Université du Manitoba Geoff Gray, le receveur Danny Vandervoot des Marauders de McMaster ainsi que le joueur de ligne défensive des Hawkeyes de l’Université de l’Iowa Faith Ekakitie complètent le top-5.

Le secondeur lavallois Christophe Mulumba (Université du Maine) a gagné deux rangs passant du 8e au 6e échelon.

Outre Auclair, le plaqueur défensif Junior Luke des Carabins de l'Université de Montréal (11e) et le bloqueur Qadr Spooner des Redmen de l'Université McGill (13e) sont les deux seuls autres joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec à faire partie de ce top-20.

Classement d'avril du bureau de recrutement de la LCF

Rang

Nom

Position

Université

Ville natale

1 (1)

Justin Senior

LO

Mississippi State

Montréal, QC

2 (3)

Eli Ankou

LD

UCLA

Ottawa, ON

3 (5)

Geoff Gray

LO

Manitoba

Winnipeg, MB

4 (7) Danny Vandervoort McMaster Barrie, ON
5 (11) Faith Ekakitie LD Iowa Brampton, ON

6 (8)

Christophe Mulumba

SEC

Maine

Laval, QC

7 (2) Antony Auclair AR Laval Notre-Dame-des-Pins, QC
8 (10) Mason Woods LO Idaho Port Coquitlam, C.-B.

9 (12)

Nathaniel Behar

Carleton

London, ON

10 (15)

Dariusz Bladek

LO

Bethune-Cookman

Kissimmee, FL

11 (9)

Junior Luke

LD

Montréal

Montréal, QC

12 (6)

Kwaku Boateng

LD

Laurier

Milton, ON

13 (13)

Qadr Spooner

LO

McGill

Brossard, QC

14 (17)

Robert Woodson

SEC

Calgary

Calgary, AB

15 (19)

Kay Okafor

LD

St. FX

Enugu, Nigéria

16 (-)

Braden Schram

LO

Calgary

Manning, AB

17 (-)

Johnny Augustine

DO

Guelph

Welland, ON

18 (-)

Fabion Foote

LD

McMaster

North York, ON

19 (-)

Dondre Wright

DD

Henderson State

Ajax, ON

20 (-)

Connor McGough

LD

Calgary

Medecine Hat, AB

Une bonne semaine pour les espoirs québécois au camp national de la LCF

LCF samedi, 25 mars 2017. 20:15

LCF : les Québécois font bien à Regina 1:59

Les meilleurs espoirs du repêchage de la LCF tentaient d'impressionner les dirigeants des équipes lors de la dernière journée du camp d'évaluation national qui était présenté à Regina. Quelques joueurs du Québec ont réussi à se démarquer.

Junior Luke des Carabins de l'Université de Montréal était l'espoir le mieux classé présent au camp d'évaluation. Après un lent début lors des confrontations à un contre un, le joueur de ligne défensive été en mesure de se reprendre.

« En général je pense que je suis satisfait. J'ai bien performé. J'ai bien montré aux entraîneurs que c'est pour ça que je suis ici, c'est pour ça que j'ai été sélectionné pour venir au combine et que je fais partie des meilleurs », a indiqué le plaqueur défensif qui a réussi 25 répétitions au développé couché, vendredi.

Pour leur part, les deux représentants de l'Université de Sherbrooke, le centre-arrière Anthony Gosselin et le secondeur Alexandre Chevrier, se sont démarqués notamment lors des tests physiques. À 250 livres, Gosselin a réussi un chrono de 4,73 secondes au sprint de 40 verges. De son côté, Chevrier a été le secondeur le plus rapide avec un temps de 4,66 secondes.

« Je me suis beaucoup préparé pour le sprint de 40 verges. J'avais dit à la télé et à la radio que je voulais me battre. C'était mon objectif. Je suis vraiment content d'avoir fait 4,73 », a expliqué Gosselin qui était aussi utilisé comme ailier rapproché avec le Vert & Or.

« Je voulais battre mon 4,71 que j'avais fait plus tôt. Aujourd'hui j'ai fait un 4,66 alors je suis content », a affirmé Chevrier qui a réussi un temps de 7,25 secondes à l’épreuve des 3-cônes.

Après avoir réussi 39 répétitions au développé couché la veille, Jean-Simon Roy du Rouge et Or de l’Université Laval a démontré sa polyvalence sur la ligne à l'attaque. Le plaqueur défensif Mathieu Dupuis des Carabins a pour sa part connu de bons moments lors des confrontations à un contre un.

Jean-Simon Roy« Je voulais montrer que j'étais capable de jouer à gauche et à droite, au centre, en dedans, à l'extérieur. Je pense que je l'ai fait. J'ai perdu quelques répétitions, j'en ai gagné d'autres, j'ai montré de bonnes choses », a résumé celui qui évoluait comme bloqueur à gauche l’an dernier.

« Dans le un contre un, je pense que j'ai eu une bonne performance. Il y a peut-être une ou deux répétitions que c'était 50-50 où il a peut-être pris un peu le dessus. Mais les autres, ça a bien été. J'ai donné mon 100 %. Je leur ai montré que j'étais encore capable de bouger, agile, et que je suis capable d'être quelqu'un de fort », a mentionné Dupuis qui avait été invité au camp national après ses performances au camp régional de Montréal.

Par ailleurs, le demi défensif et retourneur des Ravens de Carleton, Tunde Adeleke, a dominé l'épreuve du sprint de 40 verges avec un temps de 4,58.

Les joueurs devront donc maintenant patienter pour le repêchage de la Ligue canadienne qui aura lieu le dimanche 7 mai. Le tout vous sera d'ailleurs présenté sur les ondes de RDS.

Résultats des tests physiques :

  Nom Pos. Université Dév. couché 40 vgs Vertical Horizontal Chang. de dir. 3-cônes
50 Kwabena Asare LO Carleton 15 5,60 24″ 8’01,5″ 5,13 8,90
51 Dariusz Bladek LO Bethune-Cookman 21 5,53 25″ 8’05″ 4,85 8,02
52 Jordan Filippelli LO Calgary 13 5,79 21″  7’10,5″ 5,12 8,56
53 Jean-Simon Roy LO Laval 39 5,57 22,5″ 8’00,25″ 4,89 8,11
54 Evan Johnson LO Saskatchewan 21 5,31 31″  8’10″ 4,66 7,97
56 Braden Schram LO Calgary 22 5,48 21,5″ 8’05,25″ 4,84 8,28
57 Qadr Spooner LO McGill 31 5,57 23″  7’11,75″ 5,06 8,44
58 Mason Woods LO Idaho 18 5,54 24,5″ 7’03,5″ 4,90 8,18
59 Jeremy Zver LO Regina 21 5,29 30″  8’07,5″ 4,82 8,03
*7 Mark Mackie LD McMaster 24 5,05 29″  9’01,5″ 4,62 7,71
*8 Mathieu Dupuis LD Montréal 30 5,29 24″ 8’04″ 4,59 7,69
90 Kwaku Boateng LD Wilfrid Laurier 15 4,90 33,5″  8’07,75″ 4,29 7,49