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Un nouveau cycle olympique pour les patineurs de vitesse canadiens

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La Canadienne Courtney Sarault, au centre, au 1000 m en patin de vitesse courte piste aux JO le 16 février 2026, à Milan. LA PRESSE CANADIENNE/Darryl Dyck (DARRYL DYCK)

VANCOUVER — Courtney Sarault sort d’une année incroyable.

La patineuse de vitesse sur piste courte savait que la poursuite de son rêve de médailles olympiques serait un engagement total.

« Je n’avais pas vraiment de vie en dehors du patinage de vitesse, ce qui me convenait parfaitement car c’est ma passion, j’adore ça et mon objectif est d’être au top pendant l’année olympique », a dit l’athlète du Nouveau-Brunswick.

Ses efforts ont porté leurs fruits: Sarault a remporté quatre médailles – deux d’argent et deux de bronze – aux Jeux olympiques de Milan-Cortina en février.

Elle a également décroché le Globe de cristal de la Coupe du monde, récompensant la meilleure patineuse de vitesse de la saison.

Saurault et le reste des athlètes du Canada se préparent pour un nouveau cycle olympique de quatre ans, qui débute avec le circuit mondial de patinage de vitesse sur piste courte de l’ISU.

La compétition se déroulera dans sept villes en commençant à Vancouver, où plus de 215 athlètes de 29 pays s’affronteront de vendredi à dimanche.

L’étape montréalaise se déroule du 30 octobre au 1er novembre.

À Vancouver, il y aura du patinage de vitesse sur piste courte au Pacific Coliseum pour la première fois depuis les JO de 2010.

Ces Jeux étaient « emblématiques », a déclaré Sarault.

« Ces Jeux olympiques m’ont ouvert les yeux sur le patinage de vitesse sur piste courte quand j’étais jeune », a t-elle ajouté.

La patineuse de 26 ans de Moncton a indiqué que ses critères de réussite sont différents à l’aube de cette première année d’un nouveau cycle olympique.

« Je ne m’attends pas à gagner des courses tout de suite, a confié Sarault. Je veux relever le défi et simplement donner le meilleur de moi-même. »

« Mon objectif est d’être au sommet de ma forme et d’être au meilleur de ma forme en fin d’année, lors des championnats du monde. Je n’ai pas encore été championne du monde au niveau individuel. »

Cette année est consacrée à une pause et à profiter un peu de la vie - comme explorer de nouvelles opportunités.

Ces derniers mois, Sarault a donné des conférences de motivation dans des écoles, a participé au Stampede de Calgary et a été présentée lors d’un match du Canadien de Montréal.

Cela a été un changement bienvenu par rapport à sa routine habituelle en saison.

« Je pense qu’il est facile de se replier sur soi-même en patinage de vitesse, a dit Sarault. On va à la même patinoire, on fait la même chose tous les jours. On patine dans la même direction, en cercle, tous les jours, on voit les mêmes personnes. »

« Ça a révélé le côté social que j’apprécie, et j’ai pu profiter de ces moments et être plus moi-même, au lieu d’être complètement replié sur soi. »

« Je pense que ça m’a beaucoup aidé à me ressourcer, à entendre et voir d’autres choses, à réaliser qu’il y a une vie en dehors de ma petite bulle où je patine tout le temps. »

Pour son coéquipier Steven Dubois, trouver l’équilibre a pris une autre forme.

Le patineur de 29 ans de Lachenaie a remporté l’or olympique au 500 m et l’argent au relais mixte en Italie, mais il a confié que les Canadiens n’étaient pas entièrement satisfaits de leurs résultats.

« Nous avons eu quelques difficultés l’an dernier aux Jeux, à cause d’un type de glace différent de celui (d’auparavant), » a t-il expliqué.

« C’est donc un aspect que nous voulons améliorer, et le fait de pouvoir expérimenter encore plus différents types de glace cette année, avec une compétition plus intense et de nouvelles villes, tombe à pic. »

« Je pense que cela s’inscrit parfaitement dans notre plan pour les quatre prochaines années. »

Entre deux étapes de sa tournée, Dubois jongle entre ses études et l’entraînement sur glace, lui qui suit des cours de biologie à l’Université de Montréal.

Le quintuple médaillé olympique prévoit devenir optométriste lorsqu’il raccrochera ses patins. Il n’est pas encore certain de vouloir participer à une troisième édition des Jeux olympiques d’hiver.

Pour l’instant, il se consacre à la fois au patinage et à ses études.

« C’est difficile, car je pense que, surtout pour nous (les athlètes professionnels), nous avons l’habitude de tout faire à 100 %, et c’est difficile de faire les deux à 100 %, surtout quand on manque des cours et des entraînements, » a déclaré Dubois.

« J’essaie de faire de mon mieux dans les deux domaines. J’ai parfois l’impression de ne pas en faire assez. Mais j’ai de bonnes notes et de bons résultats. Alors, je ne sais pas ce que je peux espérer de plus. »