Le lanceur droitier des Blue Jays de Toronto, Max Scherzer, a déclaré samedi qu’il attendrait la saison morte pour décider s’il voulait jouer une 20e saison dans la MLB en 2027.
Scherzer devrait débuter contre les Reds de Cincinnati lors du dernier match de la saison dimanche, une occasion de lancer devant sa famille pour la dernière fois cette année.
« J’ai traversé des hauts et des bas au cours de la saison. Je comprends, mais j’en suis arrivé à un point où je suis plutôt en santé, a déclaré Scherzer, assis dans l’abri des Blue Jays au Rogers Centre. J’ai parlé à toutes les personnes de mon cercle rapproché, et nous avons tous à peu près le même sentiment.
« Nous n’avons pas besoin de prendre une décision aujourd’hui. Attendons la saison morte et voyons comment les choses évoluent », a-t-il ajouté.
Double champion de la Série mondiale et triple lauréat du trophée Cy Young, Scherzer présente une fiche de 3 victoires et 9 défaites, ainsi qu’une moyenne de points mérités de 6,14, la pire de sa carrière, en 17 départs cette saison. Avec les Blue Jays en 2025, il avait compilé une fiche de 5 victoires et 5 défaites, avec une moyenne de points mérités de 5,19 en 17 départs.
Scherzer a souligné qu’il n’a jamais subi de blessure grave au cours de sa carrière, seulement des douleurs et des maux persistants en vieillissant.
Il a été sur la liste des blessés de 15 jours des Blue Jays du 27 avril au 10 juin en raison d’une tendinite à l’avant-bras droit et d’une inflammation à la cheville gauche. Après un seul départ, il est retourné sur la liste des blessés de 15 jours le 14 juin en raison de spasmes au dos.
Maintenant que Scherzer est de nouveau en santé et qu’il affirme être en forme de mi-saison, il estime qu’il pourrait lancer une autre saison. Mais d’autres enjeux potentiels se posent, notamment un possible conflit de travail lorsque la convention collective arrivera à échéance cet hiver.
« Il y a aussi beaucoup d’incertitude l’an prochain avec tous les enjeux liés aux négociations, alors on ne sait tout simplement pas comment la saison se déroulera ou évoluera ni quelle opportunité se présentera devant moi », a dit Scherzer.
Âgé de 42 ans, il présente une fiche de 224 victoires et 126 défaites en 500 matchs, dont 491 comme partant. Il a débuté le premier match d’un programme double à Baltimore mercredi dernier, concédant quatre points en cinq manches. Scherzer a retiré sept frappeurs sur des prises, portant son total en carrière à 3 550.
Le mois dernier, Scherzer s’est hissé à la neuvième place du classement des retraits sur prises en carrière grâce à un match de 10 retraits contre les Mariners de Seattle, dépassant ainsi le membre du Temple de la renommée Gaylord Perry. C’était la première fois cette saison et la 115e fois de sa carrière que Scherzer atteignait 10 retraits sur prises dans un même match.
Choisi au premier tour par l’Arizona lors du repêchage de 2006, Scherzer a fait ses débuts avec les Diamondbacks en 2008. Il a également joué pour les Tigers de Detroit, les Nationals de Washington, les Dodgers de Los Angeles, les Mets de New York et les Rangers du Texas.
Huit fois sélectionné au Match des étoiles, Scherzer a remporté son premier titre avec les Nationals en 2019. Il a décroché une autre bague avec les Rangers en 2023.
Scherzer a lancé le match no 7 de la Série mondiale contre les Dodgers en novembre dernier, sa 33e apparition en séries éliminatoires. Il a lancé 4 manches et un tiers, n’accordant qu’un seul point, et a quitté le match sous une ovation des partisans de Toronto, mais les Blue Jays se sont inclinés 5-4 en 11 manches.
En février, Scherzer a signé un contrat d’un an d’une valeur de 3 millions de dollars pour retourner à Toronto. Il a empoché 2 millions de dollars en primes de performance : 1 million pour avoir lancé 65 manches et 1 million supplémentaire pour avoir atteint les 75 manches.
Sa personnalité fougueuse et parfois excentrique a valu à Scherzer le surnom de « Mad Max », mais le gérant des Blue Jays, John Schneider, a dit que Scherzer a été un plaisir à diriger durant ses deux années à Toronto.
« Ç’a été vraiment chouette, vraiment épuisant par moments, vraiment drôle par moments, a lancé Schneider avec un sourire. Je pense qu’en fin de compte, simplement pouvoir voir son processus de l’intérieur a été vraiment révélateur sur sa façon de voir le jeu, de se préparer et de naviguer au quotidien avec ses coéquipiers et le personnel.
« C’est assez unique, et je suis assez chanceux d’en faire partie », a-t-il conclu.





