Suivez la Série mondiale entre les Rays de Tampa Bay et les Brewers de Milwaukee sur RDS et le RDS.ca.
Drew Rasmussen, l’as partant des Rays de Tampa Bay, avait brillamment mené ses trois premiers départs en séries éliminatoires, en chaque occasion passant au moins six manches au monticule.
Samedi soir, toutefois, il n’a pas réussi à passer le cap de la quatrième manche face à l’effectif des Brewers de Milwaukee, réputé pour faire grimper le nombre de lancers et épuiser les lanceurs partants jusqu’à ce qu’ils capitulent.
« Ils ont réalisé de bonnes présences au bâton », a admis Rasmussen après la défaite de 5-4 des Rays face aux Brewers lors du deuxième match de la Série mondiale.
« Je leur lève mon chapeau. Ils ont frappé des fausses balles sur de très bons lancers. Ils ont laissé passer des lancers de très grande qualité. Ils se sont battus, ils se sont accrochés et ils ont tout simplement placé des balles en jeu. »
L’incapacité des Rays à protéger une avance hâtive de 4-0 les a fait basculer vers un déficit de 2-0 dans cette Série mondiale au meilleur de sept matchs opposant deux concessions en quête de leur premier titre.
Rasmussen a accordé trois points en 3 2/3 manches, sa plus courte sortie depuis celle du 9 juillet, où il n’avait tenu que 2 1/3 manches dans une défaite de 12-4 contre les Yankees de New York.
Les Rays ont marqué quatre points en première manche contre l’artilleur recrue Logan Henderson. Cette avance semblait plutôt solide, étant donné que Rasmussen avait entamé la Série mondiale après n’avoir accordé que trois points en 21 manches en séries éliminatoires contre les Yankees et les Guardians de Cleveland.
L’alignement des Brewers s’est toutefois révélé plus difficile à solutionner.
« J’ai trouvé dès le début que mon contrôle n’était pas très bon», a analysé Rasmussen. «J’avais l’impression de me retrouver trop souvent en retard dans le compte pour espérer de bons résultats. À partir de là, ils ont obtenu des comptes favorables et ont réussi à trouver des failles. »
Aussi, Rasmussen n’a pas obtenu beaucoup d’aide de ses coéquipiers en défense.
Jackson Chourio et Jake Bauers ont entamé la deuxième moitié de la première manche avec des simples consécutifs, plaçant ainsi des coureurs aux extrémités des sentiers.
Après le retrait sur élan de Christian Yelich, William Contreras a cogné une haute chandelle en territoire des balles hors-ligne. La balle a donné contre le gant du joueur de premier but Jonathan Aranda, alors qu’il cherchait à se placer en position près du filet protecteur devant les gradins.
Profitant d’une deuxième chance, Contreras a cogné un simple qui a permis à Chourio de croiser le marbre. Plus tard dans la manche, Garrett Mitchell a ajouté un simple productif et les Brewers n’accusaient plus qu’un retard de deux points, 4-2.
« Le respect (à son endroit) est grand. Nous savons à quel point il est un grand lanceur », a déclaré Mitchell en parlant de Rasmussen.
« Pour nous, c’était de passer le relais d’un joueur à l’autre, parce que ça ne se fera pas en un seul lancer ou en un seul élan. C’est d’enchaîner les présences de qualité au bâton et d’essayer, en quelque sorte, de faire grimper son nombre de lancers. »
Même lorsque Rasmussen a retiré les trois frappeurs dans l’ordre en deuxième manche, les Brewers ont réussi à le mettre à rude épreuve. Chourio a mis fin à cette manche en frappant un roulant après une présence au bâton qui a nécessité 11 lancers.
En quatrième manche, Rasmussen a accordé un but sur balles à Cooper Pratt, qui a marqué depuis le troisième but lorsque le roulant de David Hamilton vers le premier but a passé entre les jambes d’Aranda, causant une erreur.
Rasmussen a quitté le match après avoir accordé un but sur balles à Bauers avec deux retraits, sur son 89e lancer.
Les Rays menaient 4-3 lorsque Rasmussen a cédé sa place, mais ils ont commis trop d’erreurs pour conserver leur avance.
Liam Hicks s’est fait retirer au marbre en tentant de marquer depuis le deuxième but sur un simple au champ gauche de Victor Mesa fils en sixième manche.
Le releveur Ian Seymour a permis aux Brewers d’égaler la marque en fin de sixième manche grâce à un coup de circuit en solo de Sal Frelick, dont la dernière longue balle en saison régulière remontait au 11 juillet.
Yandy Díaz, blanchi à ses neuf dernières visites au marbre, a mis fin à l’affrontement en fendant l’air sur une troisième prise avec le point égalisateur au troisième coussin.
De l’abri des joueurs des Rays, le troisième but Junior Caminero n’a pu s’empêcher de hurler après que les Brewers eurent remonté la côte et créé l’égalité dans le match.
« J’essayais simplement de créer de l’énergie et de nous redonner de la vie », a expliqué Caminero avec l’aide d’un interprète.
Les Rays ont encore un peu de vie en eux, mais ils ont laissé passer une occasion en or de ramener la série à égalité alors qu’ils menaient par quatre points et qu’ils pouvaient compter sur leur as au monticule.
Ils sont conscients de l’enjeu alors que la série se déplace à Tampa Bay.
« Évidemment, on est ravis de rentrer à la maison », a déclaré Rasmussen, qui a présenté une fiche de 16-5 avec une moyenne de points mérités de 2,67 pendant la saison régulière.
« Ça aurait été vraiment bien de gagner aujourd’hui (samedi). Quant à notre offensive, je dirais qu’elle est assez confiante quand elle donne à nos lanceurs une avance de quatre points; elle sait qu’on va aller de l’avant et faire le travail. »