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Les GP du Qatar et d’Abou Dhabi ne font pas l’unanimité chez les pilotes

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La Formule 1 reprend la piste avec le Grand Prix des États-Unis, ce week-end.

Le pilote Mercedes Kimi Antonelli est à deux doigts du titre de champion. Le contexte : une décision cruciale qui pourrait lui permettre de l’emporter. Cela concerne de maintenir ou non les deux courses prévues au Qatar et à Abou Dhabi, en pleine guerre contre l’Iran.

Les responsables de la F1 et de la FIA ont affirmé leur intention de terminer la saison avec ces courses au Moyen-Orient.

Jeudi, certains pilotes dans le paddock se montraient moins confiants, mais ont déclaré faire confiance aux organisateurs pour prendre les décisions garantissant leur sécurité.

Carlos Sainz, pilote Williams et directeur de l’Association des pilotes de Grand Prix, a jugé « relativement prématuré » d’annoncer que la saison se terminerait comme prévu au Qatar le 29 novembre et à Abou Dhabi le 6 décembre.

« Ils semblent très sûrs que tout se déroulera comme prévu. Moi, je n’ai pas cette conviction, » a dit Sainz.

Trop de variables, comme l’élection américaine du 3 novembre, pourraient influencer le niveau de tension au Moyen-Orient et la sécurité des courses dans la région, a fait valoir Sainz.

« Pour l’instant, nous irons au Qatar et à Abou Dhabi, a-t-il ajouté. Nous devons nous conformer à leurs directives. Nous n’avons pas autant d’informations politiques, d’informations privilégiées, qu’eux. »

« La situation mondiale peut beaucoup évoluer au cours du prochain mois et demi, et nous devons rester vigilants et réactifs à toute éventualité. ».

À quelques jours d’élections possiblement serrées en Israël, où le premier ministre Benjamin Netanyahu pourrait perdre le pouvoir, et avant les élections de mi-mandat américaines, dans un contexte de flambée des prix liée à la guerre, on craint une reprise des attaques américano-israéliennes contre l’Iran.

On redoute aussi qu’un retour aux combats mette en danger les civils dans la région.

La Formule 1 a annulé les courses de Bahreïn et d’Arabie saoudite en avril, en raison du conflit. Le Grand Prix de Bahreïn a été reprogrammé en Malaisie.

Si les Grands Prix du Qatar et d’Abu Dhabi sont annulés, les responsables de la F1 se préparent à l’éventualité d’organiser une course de façon tardive à Imola, en Italie.

Les pilotes Red Bull Isack Hadjar et McLaren Oscar Piastri ont mentionné qu’ils feraient confiance à la décision prise.

« Je n’y peux rien, a déclaré Hadjar. Je piloterai sur les circuits où je dois piloter. »

« Nous faisons confiance à la F1 et à la FIA, a dit Piastri. Il faudra peut-être sortir les chasse-neige si une course a lieu à Imola. »

Une potentielle annulation des courses aurait un impact majeur pour Antonelli.

Antonelli devance son coéquipier chez Mercedes, George Russell, de 102 points à six courses de la fin.

Il pourrait obtenir le titre ce week-end, s’il gagne et si les autres résultats lui sont favorables.

Annuler une course pourrait réduire considérablement, voire anéantir, les chances de ses plus proches rivaux de le rattraper.

La F1 aimerait mieux que le gagnant de huit courses cette année triomphe sur la piste, plutôt que par voie de communiqué.

Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, s’est dit confiant quant au bon déroulement des dernières courses au Qatar et à Abou Dhabi.

Cette semaine, lors d’un événement de la FIA près de Londres, Ben Sulayem a déclaré que sa famille se trouve toujours aux Émirats arabes unis, et qu’il ne laisserait pas ses enfants là-bas s’il estimait que la situation n’était pas sûre.

« Cela signifie-t-il qu’il ne se passera rien? Je ne peux pas le prédire, a dit Ben Sulayem. Je peux juste vous dire aujourd’hui qu’il n’y a rien de nouveau et que les deux courses auront lieu. »