Par Alexis le Marec - Lorsqu’on parle de jeux remasterisés, on pense à de grands jeux remis aux goûts du jour et qui se bonifient comme Dark Souls. Lorsqu’il s’agit d’un jeu moyen, même si certains le considèrent culte, il n’en devient pas meilleur par la magie d’un matériel plus puissant.

Pourquoi? Cette question n’a cessé de me revenir sans cesse manette en main. C’est sûr que derrière chaque lancement une armée d’actionnaires attend les bénéfices, mais là il faudrait prévenir les gars qui ont eu la brillante idée de lancer ce jeu en version remastered; les seuls bénéficiaires vont être les développeurs payés pour l’adapter.

Moi voir, moi tuer

Le jeu vous propulse sur Mars où l’homme s’installe tranquillement en construisant bases et commerces de détail, mais tout ça, c’était sans compter sur un ordre quasi militaire qui règne sur la planète. En tant que nouvel arrivant, votre mission consiste à faire tomber le gouvernement et libérer Mars, rien de moins.

Pour cela, vous devez vous rendre dans des bases ennemies et tout détruire dans des missions qui se répètent. Pistolets, mitrailleuses, bombes… vous avez au choix tout un arsenal. LA force de Red faction Guerilla (titre originel du jeu) était de proposer une action vive et des décors entièrement destructibles. Du côté des décors, c’est le point positif, tout peut être détruit, c’est ensuite que ça empire. Vous déplaçant au gré du balai coincé dans votre derrière, vous pourrez également choisir un véhicule qui occupe les ¾ de l’écran et en tamponner d’autres. Autrement, avec votre marteau, vous pourrez effectuer un mouvement vertical et un autre horizontal pour tuer des gens. Et si vous tuez des civils, chose que l’on fait 50 fois en une heure par mégarde, le moral baisse. Et au cas où votre base se ferait attaquer, le temps d’éliminer les ennemis, et il ne reste que 4 survivants parmi vos alliés. En fait, et c’est le plus gros problème de ce jeu, le temps passant il ne s’est jamais bonifié. Ce n’est pas un Darksiders qui apporte une aventure furieuse et dont la scène finale résonne encore des années après dans les esprits. C’est bien la nostalgie, mais il y a des limites.

Ne vous laissez pas avoir par la note de Gamespot et IGN, elles concernent les cadeaux reçus, rarement celle du jeu. De mon côté c’est bien simple, je l’ai joué plusieurs heures, l’ai trouvé plate à mourir, puis je l’ai… OUBLIÉ. Sérieusement, je l’ai complètement oublié, même cette journée inutile à le jouer. Je ne veux pas faire de déni en oubliant cette situation comme peuvent le faire certaines personnes lors d’un traumatisme, mais j’ai complètement oublié que ce jeu existait, il avait déjà posé ses valises dans le néant de ma mémoire lorsque Mario m’a rappelé son existence. 

Conclusion

Au cas où la nostalgie fonctionnerait, ou si ce jeu évoque un souvenir heureux, genre vous avez connu votre blonde ou votre chum quand vous jouiez à ce jeu, eh bien, conservez vos beaux souvenirs! C’est un jeu qui a énormément vieilli et je ne parle pas des graphismes remis au goût du jour ou du moins les textures et l’ajout de tessellation, mais de la jouabilité, de la façon soporifique dont est menée l’histoire, les objectifs répétitifs, la manière de les remplir dénuée de vie, ou encore l’IA des ennemis inexistante, les forçant à s’agenouiller devant vous arme à la main pour connaître une mort certaine. C’est bien d’être nostalgique, mais là c’est comme être nostalgique d’une île paradisiaque, puis se rendre compte que l’on a  été otage en Afghanistan. Autrement, pour les possesseurs de Red Faction Guerilla sur PC, cette version est offerte gratuitement.

Verdict:

Moyen

 

Positifs

Décors entièrement destructibles

 

Négatifs

Ennuyeux

IA dépassée

Jouabilité bien trop rigide

 

Titre du jeu: Red faction ReMarstered

- Date de sortie initale : 6 juillet 2018

- Éditeur (publisher): THQ Nordic

- Développeur: THQ Nordic

- Cote ESRB: M Mature 17+

- Plateformes: PC, PS4, Xbox One

- Joué sur: Xbox One X