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Jamel Richardson a Tyson Philpot à l’oeil

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MONTRÉAL – Mike Pringle, Jamel Richardson et Johnny Rodgers ont été flamboyants, dominants et intimidants chacun à leur façon. On a rencontré ces trois légendes des Alouettes de Montréal dans le cadre du 80e anniversaire de l’équipe.

Même s’il a disputé sa dernière saison dans la LCF en 2004, Pringle a conservé la plupart de ses records. Ses deux plus prestigieuses marques ont fait trembler tous les porteurs de ballon qui ont voulu s’y attaquer : 2065 verges en une saison (1998) et un total de 16 425 verges par la course en carrière.

L’Américain de 59 ans possédait un immense talent, mais il ne serait pas devenu un superhéros de la LCF sans sa détermination exceptionnelle. S’il fallait « piler » sur un adversaire, il parvenait à le faire. Si son caractère exigeant le menait à froisser un coéquipier, ça ne le dérangeait guère.

« Durant ta carrière, tu ne réalises pas vraiment la portée de ce que tu accomplis. Quand tu t’éloignes du football, tu parviens à mieux mesurer l’ampleur de tes accomplissements. J’ai accompli de grandes choses, mais j’ai joué au sein d’excellentes équipes et plusieurs coéquipiers m’ont aidé; je n’aurais pas réussi tout ça sans eux », a confié le membre du Temple de la renommée du football canadien.

Quand Pringle s’est amené chez les Alouettes en 1996, Danny Maciocia entamait à peine sa carrière. Après une arrivée comme stagiaire et un poste modeste pour épauler les entraîneurs offensifs, Maciocia est devenu l’entraîneur des porteurs de ballon. Trente ans plus tard, il est le grand patron football des Alouettes.

« Qui est Danny?, a rigolé Pringle. Il est merveilleux, il était à ses débuts et il m’a appris beaucoup de choses. On a fait énormément de travail vidéo ensemble, on a étudié des trucs et on a fait nos devoirs pour qu’on devienne chacun meilleur dans notre département. Je conserve de très bons souvenirs avec Danny. »

Pringle s’est amusé à nous expliquer pourquoi il aime dire que Montréal représente sa deuxième maison.

« Mes enfants ne sont pas nés à Montréal, mais ils ont passé beaucoup de temps ici. D’ailleurs, ils tenaient toujours à regarder leurs dessins animés en français. Ils se fâchaient quand on regardait des dessins animés en anglais. Je suis toujours bien traité quand je reviens, c’est un grand plaisir », a confié Pringle qui se fait encore reconnaître dans les rues de la métropole québécoise.

Richardson a Philpot à l’œil

Les meilleurs receveurs ont tous déployé des qualités athlétiques épatantes pour s’imposer au football. Jamel Richardson détenait un arsenal terrorisant pour les défenses adverses avec sa vitesse et sa charpente de six pieds trois pouces et 226 livres.

« C’est merveilleux de revenir à Montréal. Quand j’ai reçu l’invitation, j’étais emballé. Je n’étais pas revenu à Montréal depuis 2013, ma dernière saison avec les Alouettes. J’essaie d’absorber toutes ces belles émotions. Je suis allé marcher cinq kilomètres notamment sur la rue Sainte-Catherine et la rue Saint-Laurent. Tous les souvenirs remontaient à la surface. C’est fort amusant d’être entouré de Marc Trestman et Jim Popp de nouveau », a raconté Richardson qui avait subi une grave blessure à un genou en 2013.

Richardson a remis les pieds à Montréal au moment opportun. En effet, Tyson Philpot s’est approché du record des Alouettes pour le nombre attrapés (112) en une saison, un record que Richardson partage avec Ben Cahoon.

Avec 108 passes captées, Philpot serait honorer de devancer Richardson et Cahoon alors qu’ils assisteront à la partie de samedi face aux Blue Bombers de Winnipeg.

« Tu sais quoi, je l’ai à l’œil. Il est très talentueux, je sais qu’il a déjà accumulé plus de 1500 verges. Je me suis dit “Oh, il suit une cadence pour surpasser mes records”. Si ça se produit, j’en serais bien heureux. On forme une grande famille. Je sais qu’ils ont également un autre bon receveur (Tyler Snead). C’est excitant de les voir exceller ainsi », a exposé Richardson avec joie.

Richardson faisait également allusion à sa sublime saison de 1777 verges en 2011. Il s’agit du deuxième plus haut total de l’histoire des Alouettes derrière Hal Patteron (1914 verges en 1956). On pourrait dire qu’il s’agit du record de l’équipe dans le football moderne.

Rodgers, le flamboyant

Quant à Johnny Rodgers, il était si flamboyant sur le terrain et à l’extérieur, que sa légende s’était rendue à nos oreilles alors que sa dernière saison avec les Alouettes remonte à 1976.

Sa rapidité a marqué les esprits et il était ému de ne pas avoir été oublié pour ce grand rendez-vous et par les gens de Montréal.

« J’ai adoré côtoyer les francophones et les anglophones. Montréal est une très belle grande ville, je suis content que l’équipe se débrouille bien, on botte toujours le derrière de nos adversaires », s’est-il amusé à dire.

« J’aime encore regarder le football parce que je raffole encore de la compétition. Ce que tu peux accomplir toi-même, ce n’est pas suffisant. C’est le travail d’équipe qui te mène le plus loin », a noté Rodgers qui a fait fureur en amenant son trophée Heisman remporté en 1972 pour ses exploits à l’Université Nebraska.