MONTRÉAL – Le jeu de patience se poursuit pour les Alouettes de Montréal qui doivent attendre de découvrir l’identité de leur adversaire pour la finale de l’Est. Mais Davis Alexander a bien résumé l’état d’esprit du groupe.
« L’adversaire ne me dérange pas », a-t-il noté sans aucune arrogance.
« On entend parler de familiarité, mais les défenses peuvent changer leur approche chaque semaine. Donc, pour moi, ça n’a pas vraiment d’importance. Tu dois surtout continuer de te préparer correctement », a expliqué le quart-arrière des Alouettes.
Les Alouettes accueilleront cette finale de l’Est le 7 novembre (dès 14 h 30 à RDS) au Stade Percival-Molson contre le gagnant de ce week-end entre les Blue Bombers de Winnipeg et les Argonauts de Toronto (samedi, 13 h à RDS).
Déjà que les deux derniers matchs des Alouettes n’avaient aucune signification au classement, l’attente se poursuivra. Mais n’allez pas imaginer que ça représente un défi mental.
« Honnêtement, on est contents d’avoir pu se reposer autant, tout le monde se sent bien et on est excités. Je ne dirais pas qu’il y a un grand défi mental outre peut-être d’essayer que la routine demeure la même. On en parle mais, évidemment, c’est difficile de ne pas vouloir pousser un peu plus en éliminatoires. »
— Davis Alexander
Cette semaine supplémentaire de répit – on utilise ce mot même si les Alouettes ne lésinent pas à l’entraînement – accordera notamment plus de temps au botteur Jose Maltos-Diaz pour se familiariser à botter avec un plâtre au bras gauche.
« On espère qu’il pourra jouer. Il a été en mesure de botter aujourd’hui (mercredi) et ça s’est très bien passé. Il faut que ça continue ainsi. On verra si d’éventuelles limitations surgissent et on prendra notre décision », a indiqué l’entraîneur-chef Jason Maas alors que Maltos-Diaz s’est blessé en effectuant un plaqué.
Pour n’importe quel entraîneur, encore plus dans un sport aussi stratégique que le football, ça vaut de l’or de bénéficier de temps supplémentaire de préparation.
« Notre succès repose sur la préparation, la compétition et les liens créés au sein de l’équipe. De disposer d’une semaine comme celle-ci, ça ajoute une dimension supplémentaire à notre identité. J’apprécie beaucoup notre souci du détail et on a ajouté quelques exercices. On a pu voir le haut niveau de concentration, c’est vraiment encourageant », a plaidé Maas.
Avec deux entraînements au menu cette semaine, les Alouettes ont utilisé une portion de la pratique de mercredi à se préparer pour un duel contre une équipe et ils passeront à l’autre adversaire jeudi.
Difficile de prédire le gagnant de la demi-finale de l’Est
À première vue, les Argos pourraient détenir un avantage dans cette confrontation. D’abord, parce que la confrontation aura lieu à Toronto. Ensuite, car il se pourrait que le quart-arrière Zach Collaros ne soit pas en mesure de diriger l’attaque des Bombers.
Mais chaque équipe possède des forces différentes ce qui rend la prédiction périlleuse. Avec Chad Kelly comme quart-arrière, les Argonauts raffolent des jeux aériens explosifs, mais Winnipeg a connu du succès contre la passe. Quant à Winnipeg, la force offensive réside dans le jeu au sol avec Brady Oliveira et ses bloqueurs.
« Ce sont deux gros adversaires. Dans un cas comme dans l’autre, la semaine prochaine ne sera pas du repos pour nous. Ça, c’est sûr et certain. Ce sont deux très bonnes équipes et j’ai hâte de voir qui va gagner. Je ne suis pas trop sûr de savoir qui va nous affronter », a raconté le joueur de ligne offensive Pier-Olivier Lestage.
Les Alouettes ont pu affronter les Blue Bombers à deux reprises récemment. Le 28 août, Montréal a encaissé une solide défaite de 44-28 à Winnipeg ce qui avait mis fin à une séquence de sept victoires. Mais le 3 octobre, ils ont vengé cet affront avec un gain de 37-10 à Montréal.
Quant à Toronto, le contexte est différent. Oui, les deux clubs ont croisé le fer le 23 octobre, mais avec quelques réservistes de chaque côté. Ainsi, le dernier véritable duel remonte à la deuxième semaine, le 12 juin. Les Alouettes avaient gagné 37 à 30 alors qu’Alexander et Kelly avaient chacun amassé plus de 440 verges aériennes.
« En regardant les vidéos des deux équipes, on se rend compte qu’il y a une certaine familiarité avec les deux. Même s’ils n’ont pas utilisé leurs meilleurs joueurs lors de notre récente rencontre, les vidéos nous permettent de bien les connaître. Pour Winnipeg, ça ne fait pas longtemps qu’on a pu les affronter. Je dirais qu’on est à égalité au niveau de la familiarité avec les deux clubs. On est aussi bien préparés pour les deux options », a cerné Maas.
Si la défense montréalaise a retrouvé son aplomb dans les derniers matchs, elle a parfois connu des creux parfois contre la course et parfois contre la passe.
En attaque, les Alouettes ont établi un record d’organisation avec 624 points marqués cette saison. Les entraîneurs devront surtout veiller à ce que la machine soit bien huilée.