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Moins de sommeil, mais autant d’espoir

Publié le 

Jason Maas

MONTRÉAL – Ces jours-ci, Jason Maas se réveille plus souvent, en pleine nuit, car il pense à une tonne d'idées pour aider son équipe à retrouver le chemin de la victoire.

Même s'il gère avant tout le volet offensif des Alouettes de Montréal, Maas perd aussi du sommeil en pensant au rendement défensif de sa troupe qui est en decrescendo.

Oui, il y a eu les cinq défaites d'affilée, mais ça fait également trois matchs consécutifs que l'unité du coordonnateur défensif Noel Thorpe ne parvient pas à stopper la course.

« C'est le standard qu'on s'impose de stopper la course, ce n'était pas à notre image récemment.  Cette semaine, on veut revenir à jouer du football physique et rapide », a cerné le secondeur Tyrice Beverette.

Ce que Maas et ses adjoints ont remarqué en décortiquant les vidéos, c'est que leurs protégés n'ont pas assez bien exécuté leurs responsabilités.

« Il faut que les joueurs respectent leur corridor, je ne crois pas que ce fut le cas et des équipes peuvent exploiter ça. Les équipes ont du succès présentement contre nous avec la course et notre attaque n'a pas marqué beaucoup de points donc nos adversaires peuvent continuer de courir dans toutes les circonstances. Mais ça se corrige et on y travaille », a exprimé l'entraîneur.

Maas en a profité pour dévoiler une statistique. Lors de la dernière défaite, contre Hamilton, les Tiger-Cats ont obtenu un premier jeu seulement 18% du temps quand ils avaient plus de sept verges à récolter en deuxième essai. Mais, quand ils devaient franchir six verges, leur pourcentage de réussite a grimpé à 75%.

Voilà pourquoi il est impératif pour les Alouettes de retrouver leur efficacité contre l'attaque terrestre.

« On en a parlé en fin de semaine, il faut gagner la bataille de la ligne de mêlée. C'était le premier match de Mustafa Johnson (le plaqueur défensif), ça va prendre quelques matchs avant de le revoir à son niveau. Les autres sur la ligne défensive ont besoin de mieux jouer et les secondeurs doivent exécuter plus de plaqués », a ciblé le directeur général Danny Maciocia.

Dans un circuit à neuf équipes, la glissade des Alouettes n'est pas si inquiétante d'autant plus que le retour de Davis Alexander (d'ici 2 à 4 matchs) devrait raviver l'attaque.

En attendant, Maas juge que tout le monde grandit, dont lui-même, durant ce creux.

« Tu progresses avec l'expérience, je regarde toujours le portrait d'ensemble pour permettre à l'équipe de s'améliorer. L'adversité est un élément, mais d'être confronté à de nouvelles choses également. Je l'ai dit aux gars, la seule différence entre gagner et perdre, c'est le sommeil. Tu dors mieux quand tu gagnes », a-t-il observé.

Pour l'instant, on ne sent pas que les joueurs ont révisé leurs attentes à la baisse.

« On a encore une grande confiance pour cette saison. Il faut figurer ce qu'on doit changer », a lancé Beverette.

« Je suis encore très confiant, c'est sûr qu'on n'avait pas planifié le scénario d'avoir un dossier de 5-7 avec toutes les blessures derrière cette fiche, mais ça fait partie de notre réalité », a exposé Maciocia.

Pour l'encourager, le DG des Alouettes a même reçu un message du légendaire Wally Buono. Il a rappelé à Maciocia que les Alouettes, en 1977, avaient entamé la saison 8-1 avant de perdre les services du quart-arrière Sonny Wade. Par la suite, les Alouettes s'étaient contentés d'un gain en cinq parties. Mais Wade est revenu à temps et Montréal avait soulevé la coupe Grey.

« Donc il faut continuer de travailler et je sais que cette équipe va le faire. On a un bon vestiaire et un entraîneur qui va s'imposer et s'assurer que ses adjoints et les joueurs travaillent bien », a promis Maciocia.

Les Alouettes (5-7) doivent tout de même se méfier puisque les Argonauts (4-8) et le Rouge et Noir (4-8) leur soufflent désormais dans le cou au classement.

« Il faut que nous, on se regarde dans le miroir et qu'on fasse ce qu'on est capable de faire. On doit donner la meilleure version de nous-mêmes physiquement et mentalement. Ça ne donne rien de penser aux autres », a conclu le dirigeant.