MONTRÉAL – Une fiche de 5-4 au lieu de 7-2, impossible pour les Alouettes de Montréal de traverser la mi-saison avec satisfaction.
Le tout s’est joué sur quelques secondes, en fin de rencontre, face aux Lions et aux Elks, mais ça ne change pas sur le bilan au classement.
« On n’est pas vraiment satisfaits de cette fiche. L’an passé, on avait un dossier de 8-1, mais on n’avait pas très bien joué dans la deuxième moitié. Donc on a hâte à cette deuxième moitié et on sait que des joueurs vont revenir. C’est très important que la profondeur joue un rôle dans les prochaines semaines pour obtenir des victoires », a exprimé le directeur général Danny Maciocia au collègue Didier Orméjuste.
La profondeur est sollicitée en raison des blessures qui ont fini par s’accumuler. La liste comporte Davis Alexander, Tyson Philpot, Austin Mack, Marc-Antoine Dequoy, Justin Lawrence, McLeod Bethel-Thompson, Dionte Ruffin, Sean Thomas Erlington, Kabion Ento, Nate Beauchemin, Gabriel Lessard et Mustafa Johnson.
« Ce n’est pas évident, mais ce ne sont pas les défis qui ont manqué chez les Alouettes. On connaît ça, on a une bonne équipe en place pour gérer les défis. La seule façon qu’on va s’en sortir, c’est avec nos ressources en place », a noté Maciocia.
En début de saison, Caleb Evans était perçu comme le troisième quart dans l’organigramme et le spécialiste des faufilades. Pour les prochaines semaines, s’il joue à la hauteur, il sera le partant. L’idée demeure que la victoire ne repose pas sur ses épaules.
Que ce soit Evans, MBT ou Alexander aux commandes de l’attaque, les partisans des Alouettes sont affamés de victoires.
« On a une fiche de 5-4, c’est loin d’être idéal, parce que les attentes sont élevées, mais on adore ces attentes. On vise toujours de gagner notre division et on se retrouve à deux points de Hamilton. Il reste encore beaucoup de football, il faut arriver avec un élan pour les éliminatoires », a réagi Maciocia.
Byron Archambault, l’adjoint à Maas et coordonnateur des unités spéciales, a présenté sa vision de la situation.
« Cette saison, on a été confrontés à certains défis que ce soit l’effectif, les blessés, les revirements moins nombreux. Ça finit probablement par nous coûter. Mais ce sont des erreurs auto-infligées, on est en mesure de corriger ça. On est compétitifs malgré toutes les blessures. Quand tu regardes notre manière de jouer, on devrait aspirer au championnat. Il faut juste finir les rencontres et ne pas se tirer dans le pied », a témoigné Archambault.
En chapeautant les unités spéciales, Archambault a eu à composer avec la perte de plusieurs athlètes. Évidemment, la blessure au spécialiste des retours, James Letcher, a été la plus coûteuse.
Preuve qu’un athlète peut être difficile à remplacer malgré sa petite taille.
Pour l’instant, Travis Theis et Tyler Snead ont représenté les options les plus sûres même s’ils ont parfois cafouillé. À court terme, Theis obtiendra probablement la plupart des retours pour épargner éviter d’autres blessures chez les receveurs qui sont amochés.
« C’est plus simple quand tu peux miser sur ton spécialiste pendant toute la saison. Ce n’est pas notre cas présentement. Ailleurs, dans la LCF, il y a eu moins de blessures à cette position, mais ce n’est pas une excuse », a cerné Archambault.
« Theis grandit dans ce rôle. On voit qu’il a de beaux retours accessibles devant lui et les gars se battent bien devant lui, il reste du peaufinage », a-t-il enchaîné.
Au bilan, Archambault se réjouit des résultats sur les dégagements et les placements.
« Il faut s’assurer que les retours suivent que ce soit un partant ou non. Theis a prouvé qu’il était capable. Il n’a pas la même vitesse ou la même habileté pour éviter des plaqués avec des feintes, mais il va être en mesure de survivre à des contacts. C’est un style différent et on adapte nos retours en conséquence », a conclu Archambault.
Samedi, puisque Sean Thomas Erlington est blessé, Stevie Scott viendra appuyer Theis comme porteur de ballon.





