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Spectaculaire remontée, mais Alexander paie le prix

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Argonauts 25 - Alouettes 26 Faits saillants du match de la LCF entre les Argonaults de Toronto et les Alouettes de Montréal.

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MONTRÉAL – Davis Alexander a le sens du spectacle et il a encore démontré qu'il est un guerrier. Les Alouettes de Montréal perdaient 25-7 quand Alexander et ses coéquipiers ont repris vie pour renverser les Argonauts de Toronto, 26 à 25, jeudi.

Après avoir perdu leur précédent match à la dernière seconde, ce fut au tour des Alouettes d'arracher une victoire de manière dramatique.

Cole Spieker semblait filer vers le touché décisif à la suite d'une longue passe, mais Derek Slywka lui a arraché le ballon à la ligne d'une verge.

Toronto pensait sans doute quitter avec la victoire. Mais Lwal Uguak et Shawn Oakman ont uni leurs efforts pour soutirer le ballon à Nick Arbuckle quelques secondes plus tard.

« J'ai quitté le terrain en disant à la défense ‘Si vous reprenez le ballon, on va marquer.' Heureusement pour moi, ils ont arraché le ballon et on a repris l'attaque à la ligne de 21. (Marc-Antoine) Dequoy s'est approché de moi et m'a lancé 'On a repris le ballon!'. On savait qu'on allait marquer », a décrit Alexander.

« Davis est revenu sur les lignes de côté et il a lancé ‘On a besoin de vous!' On a répondu, c'est l'exemple parfait d'une bonne équipe et ils ont réussi à marquer ensuite », a corroboré Dequoy.

Alexander a enchaîné avec le touché par la course, mais il a aggravé sa blessure à la cuisse gauche qui l'avait tenu à l'écart pendant un mois et pour deux parties.

« Ouf… c'est assez similaire à la dernière fois que je me suis blessé », a admis Alexander avec une émotion dans la voix qui était très révélatrice de sa peine.

Ce n'était pas fini, les Argos s'approchaient d'un placement victorieux, mais Marc-Antoine Dequoy a réussi un puissant plaqué sur le quart Nick Arbuckle si bien que sa passe a été interceptée par Kabion Ento pour confirmer le résultat et faire exploser la foule de joie.

« On est une équipe qui s'accroche jusqu'à la fin, on est des gagnants. Je me sentais différent quand je me suis réveillé. Je sentais quelque chose dans l'air, j'avais dit à l'équipe que ce serait une folle bataille », a raconté Alexander.

« C'était un match hallucinant, un des plus fous dans ma carrière. De ne jamais baisser les bras, c'est l'identité qu'on veut démontrer. C'est dans le moments difficiles que tu vois la vraie identité d'une équipe. L'ambiance était lourde dans le vestiaire à la demie. Ç'aurait été facile de pointer du doigt, mais on n'est pas une équipe qui fait ça », a témoigné Dequoy.

Cette victoire fort spectaculaire a permis à Alexander d'égaler le record du quart-arrière Danny McManus en remportant ses huit premiers départs en carrière. Il a devancé Bo Levi Mitchell et Jeff Garcia qui s'étaient arrêtés à sept gains.

« C'est merveilleux et c'est cool, mais je ne serais rien sans mon équipe et mes coéquipiers le savent. Je ne vais pas mentir, je veux ce record », a mentionné Alexander.

En l'absence de Tyson Philpot (genou), Spieker a joué un rôle déterminant. D'abord en captant une passe de touché en troisième essai, mais également avec une passe piège de 36 verges menant ensuite à un majeur de Sean Thomas Erlington.

« Je suis vraiment heureux! Quand un joueur commet une erreur, un coéquipier va le sauver. J'adore cette équipe, on est une famille », a confié Spieker qui était soulagé du dénouement.

Alexander n'a pas disputé un match parfait, loin de là, mais il a aidé son club à stopper sa série de défaites à deux en renouant avec l'action.

Le quart partant des Oiseaux a été victime d'une interception et il a failli en commettre une deuxième. Sa ligne offensive ne l'a pas toujours aidé alors que la pression torontoise a été fréquente.

Pour l'aider, il aurait probablement fallu que les Alouettes se tournent plus souvent vers l'attaque terrestre. Mais personne, parmi les 19 354 spectateurs, n'a compris pourquoi la première course montréalaise est survenue avec 2 :40 à jouer en première demie. D'autant plus que Toronto présentait la pire défense contre la course.

« Ouais, on peinait quelque peu, mais ça arrive. On sait ce qu'on peut accomplir dans les trois phases du jeu. On a renversé la vapeur, un déficit de 18 points, en quelques minutes », a noté le quart-arrière.

Mais, en fin de compte, c'était la victoire qui importait pour les Alouettes (4-2) qui ont repris le premier rang de la division Est pour l'instant.

Ce triomphe fera un grand bien au moral de la troupe de Jason Maas qui s'était effondrée à son match précédent alors que les Lions de la Colombie-Britannique l'avaient emporté à la dernière seconde.

Mais les Alouettes n'oublieront pas que les Argos (1-5) leur ont causé une tonne d'ennuis.