MONTRÉAL – Isaac Adeyemi-Berglund avait prévenu qu’il n’allait pas ralentir après sa superbe saison 2024. Il a tenu parole alors qu’il s’est hissé au deuxième rang de la LCF pour les sacs du quart.
Cette affirmation, sans aucun soupçon d’arrogance, a été formulée, il y a près de cinq mois durant le camp d’entraînement des Alouettes de Montréal.
En discussion avec le collègue Didier Orméjuste et l’auteur de ces lignes, Adeyemi-Berglund était emballé pour 2025.
« Je me sens encore plus vite sur le terrain. L’an passé, je n’étais pas toujours certain où regarder à chaque instant. Je suis encore plus confiant, il n’y a aucune limite. »
Heureusement qu’il a tenu parole puisque la défense des Alouettes a perdu de son éclat à quelques moments cette saison. Mais l’athlète originaire de la Nouvelle-Écosse s’est imposé comme une valeur sûre dans son rôle d’ailier défensif.
Après 15 rencontres, le numéro 91 des Alouettes a récolté 11 sacs du quart, trois de moins que l’excellent Mathieu Betts (Lions de la Colombie-Britannique) qui a cependant joué 16 parties.
Quand on a soulevé sa grande contribution cette saison, Adeyemi-Berglund s’est lui-même souvenu de ses propos tenus pendant le camp.
« Mais je ne pensais pas nécessairement aux statistiques que j’allais amasser. Ça s’est reflété sur le terrain parce que j’ai une grande confiance envers mes coéquipiers. On veut surtout continuer dans ce sens », a-t-il exprimé avec altruisme.
En 2024, Adeyemi-Berglund avait battu sa marque personnelle pour les plaqués. Grâce à ce rendement, il avait été nommé sur l’équipe d’étoiles de l’Est et il avait été élu le joueur canadien par excellence dans l’Est.
Cette fois, en 2025, il a établi son nouveau standard pour les sacs.
Tout cela est bien beau, mais avec la maturité de ses 29 ans, il n’a pas caché la vraie histoire de la saison.
« Les défaites subies [contre les Lions et les Elks] en toute fin de rencontre ont permis à notre équipe d’apprendre, on forme une équipe plus forte. On avait besoin de ces hauts et ces bas pour accentuer ce lien. On a du plaisir et on joue l’un pour l’autre. »
— Isaac Adeyemi-Berglund
La réalité réside également dans l’immense impact de Davis Alexander sur sa troupe. Sans leur quart partant, les Alouettes ont dû accepter que la défense ne pouvait pas accomplir de miracle en étant surtaxée en raison des courtes séquences de son attaque.
Mais la mentalité de l’unité du coordonnateur défensif Noel Thorpe ne réclamera jamais une imposante production de son attaque.
« En défense, on veut être l’unité qui mène l’équipe à la victoire, c’est notre manière d’aborder les choses. On ne veut pas que ça doive reposer sur les épaules de Davis ou de l’unité offensive », a rappelé le colosse de six pieds un pouce et 250 livres.
À ce propos le secondeur Geoffrey Cantin-Arku a mentionné que la défense montréalaise avait établi un nombre bien précis pour les trois derniers matchs de la saison.
« On veut limiter le nombre de points alloués, on vise moins de 17 points », a confié Cantin-Arku.
Avec des piliers comme Adeyemi-Berglund, Tyrice Beverette, Mustafa Johnson, Wes Sutton, Marc-Antoine Dequoy, Cantin-Arku et compagnie, la défense des Alouettes voudra de passer de la parole aux actes.
Adeyemi-Berglund s’est intégré à merveille dans le nid des Alouettes et il peut même y pratiquer son français.
Le 5 juillet, dans la mêlée survenue avec les Lions après le match à Montréal, on a vite compris qu’Adeyemi-Berglund ne reculerait pas, au contraire, pour protéger sa famille et sa maison. Il avait été le premier à repousser Kemoko Turay, des Lions, qui avait tenté de s’infiltrer dans le vestiaire montréalais.




