Brooke Henderson a pris part à une plus d'une dizaine d'éditions de l'Omnium canadien féminin CPKC, le remportant au passage en 2018. Et elle a apprécié chaque moment.
Cependant, Henderson a éprouvé des ennuis cette saison sur le circuit de la LPGA. Elle a donc visionné de vieillies bandes vidéo la montrant en pleine action à l'Omnium canadien féminin pour tenter de retrouver sa forme d'antan.
« J'essaie de retrouver une certaine motivation, en misant sur des choses que j'ai apprises au fil des ans pour observer les progrès que j'ai enregistrés, donc c'est assez cool, a mentionné l'Ontarienne au centre des médias du Mississauga Golf and Country Club. J'ai souvent participé à ce tournoi, et j'y ai connu beaucoup de succès : j'ai gagné en 2018 et j'ai obtenu plusieurs tops-10, et je me souviens que, même étant plus jeune, je trouvais ça cool d'éviter le couperet pour les rondes de la fin de semaine.
« J'essaie simplement de retrouver les sensations qui m'habitaient lorsque je répondais à ces questions ou que j'étais là-bas sur le terrain (...) Il y a tant de choses cool qui se sont produites dans ce tournoi, donc j'essaie juste de demeurer positive et de profiter du moment présent ici », a-t-elle ajouté.
Henderson, de Smiths Falls, en Ontario, est la golfeuse la plus titrée de l'histoire du golf canadien. Elle totalise 13 titres sur le circuit de la LPGA, dont deux majeurs. Elle a grimpé jusqu'au sixième échelon mondial.
Henderson, la tête d'affiche du contingent canadien et ancienne championne du tournoi, continue d'attirer l'attention à l'Omnium canadien féminin.
Elle connaît toutefois une saison particulièrement frustrante, après avoir franchi le seuil de qualifications pour les rondes du week-end 12 fois en 17 occasions, tout en étant limitée à un seul top-10. Bien qu'elle soit la golfeuse la mieux classée au pays, elle a dégringolé au 58e échelon mondial.
« La clé, c'est d'enchaîner quatre bonnes rondes de golf de suite. Il faut un peu plus de constance, a noté Henderson, qui a fini 23e à la Classique Portland la semaine dernière. J'ai éprouvé des ennuis avec mon élan pendant un certain temps. J'ai beaucoup travaillé là-dessus, et maintenant ça va beaucoup mieux.
« Il suffit de réunir toutes les pièces du casse-tête. Le golf est un sport difficile, et ça m'a frappée beaucoup dernièrement. Je dois prendre une journée à la fois, et tenter de trouver des solutions », a-t-elle renchéri.
Le niveau de jeu du plateau a également augmenté ces dernières années, a observé Henderson.
« Le golf s'est beaucoup amélioré. Tout le monde excelle présentement, a noté l'Américaine Nelly Korda, no 2 mondiale. Il suffit de jeter un oeil à l'entourage des golfeuses aujourd'hui, elles investissent tellement pour s'améliorer, pour améliorer leur jeu, tout, pour être compétitives chaque semaine, atteindre leur plein potentiel. »
La Thaïlandaise Jeeno Thitikul a dépassé Korda au premier rang mondial le 4 août. Elle a admis que le niveau de jeu de la LPGA s'était passablement amélioré ces dernières années.
« C'est tellement difficile, surtout cette année, a noté Thitikul. Il y a tant de championnes différentes. Je crois qu'aucune golfeuse n'a gagné plus d'un tournoi cette saison.
« Je crois que le groupe de golfeuses qui ont du talent et du potentiel ne cesse de grandir », a-t-elle poursuivi.
Bien qu'il ne soit plus un tournoi majeur – l'Omnium canadien féminin a perdu ce privilège en 2001 –, le championnat national demeure l'un des tournois les plus relevés de la saison. Six joueuses du top-10 mondial, et 19 du top-25, participeront au tournoi cette semaine en Ontario.
La championne en titre, Lauren Coughlin, fait partie des huit anciennes championnes du tournoi qui lutteront pour les grands honneurs, en compagnie de Megan Khang (2023), Paula Reto (2022), Jin Young Ko (2019), Henderson (2018), Sung Hyun Park (2017), Ariya Jutanugarn (2016) et Lydia Ko (2015, 2013, 2012).






