Le match du Championnat du monde de hockey féminin entre le Canada et la Suède sera présenté dès 9 h vendredi sur RDS et le RDS.ca.
Pour la première fois en plus d’une décennie, le Canada participera à un grand tournoi sans Marie-Philip Poulin comme capitaine.
Poulin étant tenue loin de la patinoire à la suite d’une opération au genou subie pendant la saison morte, qui pourrait lui faire manquer toute la saison 2026-2027 de la LPHF, le Canada se retrouve en terrain inconnu alors qu’il doit aller de l’avant sans l’une des plus grandes joueuses de tous les temps.
Le Canada a annoncé que l’attaquante Laura Stacey et la défenseuse Renata Fast se partageront le poste de capitaine lors du Championnat du monde féminin de hockey 2026 au Danemark, l’attaquante Kristin O’Neill occupant le rôle d’adjointe à temps plein. Fast sera capitaine lorsque le Canada portera ses maillots rouges et Stacey assumera ce rôle lorsque l’équipe portera ses maillots blancs.
Fast, qui fait partie de l’équipe senior depuis 2017, a déjà porté le « A » lors de Championnats du monde pour le Canada et était l’une des quatre adjointes aux Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026 aux côtés de Brianne Jenner, Blayre Turnbull et Jocelyne Larocque.
Depuis ses débuts au sein de l’équipe nationale lors du Championnat du monde féminin de 2009 et sa nomination au poste de capitaine en 2015, le Canada a rarement dû se passer de Poulin.
La situation la plus proche s’est produite lors du Mondial de 2019, où une blessure au genou a fait dérailler son tournoi. Poulin avait amorcé le tournoi déjà blessée et n’a pris part qu’aux deux premiers matchs de la phase de groupes. Elle a finalement tenté sa chance contre la Russie, mais n’a tenu que cinq minutes avant d’être tenue à l’écart pour le reste du tournoi. Ce fut une édition désastreuse pour le Canada, qui a terminé avec une médaille de bronze, le pire résultat de l’histoire du programme.
Le Canada a connu des moments, comme lors du Mondial de 2021 et des Jeux olympiques de 2026, où Poulin a manqué plusieurs matchs du tournoi, mais est revenue pour donner un élan significatif à l’équipe. Mais cette fois-ci, on ne peut pas compter sur Poulin pour marquer un but décisif ou pour remonter le moral de son équipe.
Cela revêt également une importance particulière, car le Canada, désormais dirigé par Danièle Sauvageau en tant que directrice générale et Kori Cheverie en tant qu’entraîneuse-chef, a choisi de miser sur la jeunesse alors qu’un nouveau cycle s’ouvre en vue des Jeux olympiques de 2026.
Jenner, Larocque et Natalie Spooner ont été exclues de la sélection, tandis que Turnbull n’est pas disponible en raison de sa grossesse. D’autres piliers chevronnées, telles que Sarah Nurse et Emerance Maschmeyer, ne figurent pas non plus dans la sélection après avoir été indisponibles pour le camp d’entraînement.
Mais bien que le Canada aligne sept joueuses qui font leurs débuts avec l’équipe nationale senior, dont deux attaquantes de 18 ans, Rosalie Tremblay et Hayley McDonald, l’équipe ne manque pas d’expérience.
Fast, Stacey, Erin Ambrose, Emily Clark, Ann-Renée Desbiens et la nouvelle venue Rebecca Leslie constituent le groupe des joueuses âgées de 30 ans et plus. Si Leslie n’a pas l’expérience internationale des autres, son parcours professionnel compense largement ce manque.
Après avoir obtenu son diplôme de l’Université de Boston en 2018, Leslie a fait le saut chez les professionnelles pour la saison 2018-2019 avec l’Inferno de Calgary de la Ligue canadienne de hockey féminin, remportant un titre avec l’équipe avant que la ligue ne disparaisse à la fin de la saison.
Elle a passé quatre ans au sein de l’Association des joueuses professionnelles de hockey féminin (PWHPA) avant de rejoindre Toronto lors de la saison inaugurale de la LPHF en 2024. Elle y a passé une saison avant de rejoindre l’équipe de sa ville natale, à Ottawa, où elle évolue depuis deux ans.
Sarah Fillier, Ella Shelton et Emma Maltais étaient encore très jeunes lorsqu’elles ont fait leurs débuts au Championnat du monde en 2021, mais elles sont aujourd’hui devenues des vétérantes aguerries qui ont conjointement participé à deux Jeux olympiques et à cinq championnats du monde.
Il ne fait aucun doute que lorsque Poulin sera prête à revenir au jeu, elle reprendra le poste de capitaine. Bien qu’elle ait 35 ans, elle compte bien jouer encore plusieurs années et n’exclut pas de participer aux Jeux olympiques de 2030.
Pour l’instant, le Canada découvre ce que c’est que de se passer de sa meilleure joueuse et de sa leader de longue date, alors qu’il tente de remporter sa première médaille d’or au Championnat du monde depuis 2024. Si Fast et Stacey sont tout à fait capables d’assumer ce rôle, le plus grand espoir réside dans le fait que la nouvelle génération de joueuses, qui fait ses débuts avec l’équipe senior, montre qu’elle a l’étoffe nécessaire pour mener le Canada ver le sommet dans l’avenir.
*D’après un article de TSN.