Les récents insuccès de l’équipe canadienne de hockey féminin face à leurs rivales américaines ont forcé une refonte de l’équipe nationale. Ce nouveau chapitre s’est ouvert cette semaine à Québec pour un camp d’entraînement.
C’est une nouvelle ère pour l’équipe canadienne. Nouveau cycle olympique, nouvelle direction, nouvelles joueuses. Parmi elles, certaines obtiennent une nouvelle chance avec l’équipe nationale après s’être élevées parmi les meilleures dans la LPHF. C’est le cas de Jessie Eldridge et Rebecca Leslie.
« C’est le fun de voir que dans la ligue, c’est vraiment les performances qui comptent, a soutenu la gardienne de la Victoire de Montréal Ann-Renée Desbiens. Des fois, il y a des joueuses qui prennent plus de temps à se développer et c’est normal aussi et de les voir obtenir des opportunités un peu plus tard dans leur carrière. C’est très important. »
Parmi les 48 joueuses présentes à Québec, il y a les vétéranes, il y a les revenantes, mais il y a aussi dix jeunes joueuses qui en sont à leur tout premier camp avec l’équipe nationale. Parmi elles, on retrouve la Québécoise de 18 ans, Rosalie Tremblay, qui vient d’amorcer son parcours dans les rangs universitaires américains après une récolte de 117 points en 57 matchs l’an dernier au College Stanstead.
« Je me suis mise à pleurer, j’ai appelé mon père, j’ai appelé ma mère, j’étais extrêmement fière, mais on dirait que je ne m’en rendais pas compte à ce moment-là de l’ampleur de la situation, a avoué Tremblay. Je pense que quand je suis arrivée ici et je suis allée souper pour la première soirée et je mangeais à côté des vedettes, des filles que j’idéalise, c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que c’était un rêve devenu réalité. »
Mais à Québec, il n’y a pas que le vent de jeunesse qui attire l’attention. Il y a aussi l’absence de Marie-Philip Poulin, qui se remet d’une opération au genou, subie cet été. Capitaine Clutch risque de venir visiter l’équipe canadienne, mais il reste que son absence crée un grand vide.
« Je ne sais pas ce que sera un camp de Hockey Canada sans elle ; beaucoup de filles ressentent la même chose. Quand je suis arrivée à mon tout premier camp de Hockey Canada, elle était là; elle était cette personne que nous admirions toutes », a mentionné Laura Stacey.
« En fin de compte, je pense que tout repose sur le collectif : sur les jeunes voix qui émergent et sur les joueuses d’expérience qui doivent se surpasser et s’améliorer, a expliqué Stacey. Elle nous a portées pendant des années — cette équipe, ce pays — ; elle a toujours su trouver la voie à suivre, et c’est maintenant à notre tour d’en trouver une pour elle. »
Le Championnat du monde va se dérouler au Danemark, début novembre, mais à l’automne 2027, ce sera à Québec que le tout se déroulera.