La Fédération finlandaise de hockey sur glace a annoncé lundi que ses équipes nationales ne joueront pas contre la Russie dans les tournois internationaux tant que la guerre en Ukraine se poursuivra.
Cette position de la Finlande, que la Lettonie a apparemment adoptée aussi, fait suite à la décision rendue la semaine dernière par le Tribunal arbitral du sport (TAS), selon laquelle la Fédération internationale de hockey sur glace (FIHG) doit réintégrer les équipes russes à compter du Championnat du monde junior qui s’amorcera à la fin décembre en Alberta.
Henna Malmberg, porte-parole de la Fédération finlandaise de hockey sur glace, a indiqué que l’organisation ne croyait pas être la seule parmi les pays désireux de boycotter les matchs contre la Russie.
Des reportages dans les médias lettons ont indiqué que les équipes de ce pays n’affronteront pas la Russie, invoquant des raisons juridiques.
Un message envoyé à la FIHG pour obtenir des commentaires et des précisions sur les implications du boycott des matchs contre la Russie par la Finlande n’a pas reçu de réponse immédiate.
Le règlement stipule qu’en cas de forfait, « des mesures disciplinaires supplémentaires seront appliquées par les autorités compétentes à leur discrétion ».
Championnat du monde
La Fédération nationale allemande de hockey se demande si elle peut continuer à accueillir le Championnat du monde masculin l’année prochaine.
L’entreprise suédoise de mobilier AJ Products est commanditaire du championnat du monde masculin depuis 1989; son logo figure sur les uniformes des arbitres et sur les bandes.
Le directeur général, Enock Johansson, a déclaré lundi à la chaîne TV4 que l’entreprise prévoyait de demander que son logo ne soit pas affiché lors du championnat en raison de la réintégration de la Russie.
« C’est une décision que nous regrettons beaucoup de devoir prendre, mais nous sommes tous d’accord pour dire que c’est la bonne », a déclaré Johansson à TV4.
La Fédération allemande de hockey a indiqué qu’elle ne pouvait garantir l’organisation du Championnat du monde l’année prochaine en raison des coûts supplémentaires liés à la participation de la Russie. Elle a également fait part de ses préoccupations en matière de sécurité.
Le directeur général de la Fédération allemande, Frank H. Lutz, se rendra à Berlin cette semaine pour s’entretenir avec des responsables politiques à ce sujet.
La République tchèque accueillera le Championnat du monde féminin des moins de 18 ans en janvier. Un porte-parole du président de la République tchèque, Petr Pavel, a déclaré la semaine dernière qu’il était favorable à l’interdiction de « la participation d’athlètes sous les drapeaux russe et biélorusse ».
