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Troy Ryan cèdera-t-il sa place à Cheverie ou Ouellette pour diriger le Canada?

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Troy Ryan (Carolyn Kaster)

Reconnaissant et honoré d'avoir dirigé l'équipe canadienne féminine de hockey lors de deux Jeux olympiques, Troy Ryan croit qu'il est temps pour lui de quitter son poste d'entraîneur-chef.

Lors d'une entrevue qu'il a accordée à l'Associated Press vendredi, Ryan a d'ailleurs laissé planer de sérieux doutes sur les chances qu'il soit l'entraîneur-chef de l'équipe canadienne lors de la prochaine édition du Championnat du monde, en novembre.

«Je ne pense pas. Jamais je ne dirais jamais, mais très improbable», a répondu Ryan lorsque la question lui a été posée.

«Je pense qu'il est temps que quelqu'un d'autre prenne le relais et mène l'équipe vers de nouveaux sommets», a-t-il ensuite déclaré.

Ryan s'est exprimé par téléphone depuis Seattle où les Sceptres de Toronto, le club qu'il dirige dans la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), avait rendez-vous avec le Torrent, vendredi soir, pour le premier match des deux équipes après une pause olympique d'un mois.

Ryan a aussi parlé au lendemain d'une vidéoconférence avec des journalistes qui couvrent les activités de la LPHF, au cours de laquelle il avait laissé sous-entendre pour la première fois que son mandat d'entraîneur était terminé.

«Je crois dans une certaine mesure qu'il est temps de changer, et que c'est probablement le bon moment pour le faire», a déclaré Ryan.

«J'ai eu des conversations régulières au fil des ans avec Hockey Canada sur le moment opportun pour passer à un autre rôle ou simplement quitter complètement le programme.»

Le contrat de Ryan avec Hockey Canada expire cette année. Il a déclaré que d'autres détails devaient être réglés et qu'il espérait avoir son mot à dire dans le plan de succession.

Parmi les candidats potentiels pour le remplacer figurent deux de ses adjointes avec Équipe Canada, soit Kori Cheverie, l'entraîneuse-chef de la Victoire de Montréal, et l'ancienne olympienne canadienne Caroline Ouellette, adjointe de Cheverie à Montréal.

Âgé de 54 ans, Ryan s'apprête à quitter son poste après une défaite 2-1 en prolongation contre les États-Unis lors du match pour la médaille d'or aux Jeux olympiques de Milan-Cortina.

Les Canadiennes ont poussé une équipe américaine plus jeune et plus rapide dans ses derniers retranchements avant que Hilary Knight n'égale le score avec 2:04 à jouer en troisième période et que Megan Keller ne scelle la victoire des États-Unis à 4:07 de la période de prolongation.

Malgré la défaite, Ryan a été salué pour ses six années à la tête de l'équipe, qui ont notamment été couronnées par une médaille d'or aux Jeux de Pékin en 2022. Il a également mené le Canada à trois triomphes au Championnat du monde et à deux médailles d'argent.

On se souviendra surtout de Ryan pour avoir redressé une équipe qui avait touché le fond en s'inclinant face à la Finlande, pays hôte, en demi-finale du Championnat du monde 2019 et en se contentant de la médaille de bronze. C'était la seule fois où le Canada n'avait pas atteint la grande finale du Championnat du monde ou des Jeux olympiques.

Les Canadiennes ont dominé le tournoi de Pékin en remportant les sept matchs qu'elles ont disputés, avec un score cumulé de 57-10, et en s'imposant 3-2 face aux États-Unis en finale.

Le départ possible de Ryan coïncide avec ce qui pourrait être un important renouvellement de l'équipe canadienne, composée de vétéranes et menée par la capitaine Marie-Philip Poulin, 34 ans, avec les attaquantes Natalie Spooner (35 ans) et Brianne Jenner (34 ans) et la défenseuse Jocelyne Larocque (37 ans).

Poulin, surnommée «Captain Clutch», a déclaré qu'elle n'avait pas encore décidé de son avenir.

John Wawrow, The Associated Press