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Un jeune hockeyeur néo-écossais plaide coupable à trois chefs d'agression sexuelle

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Le centre de justice de Truro, en Nouvelle-Écosse, le mardi 29 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Devin Stevens (Devin Stevens)

TRURO — Le deuxième des deux joueurs de hockey junior de Nouvelle-Écosse accusés d'avoir agressé sexuellement des coéquipiers l'automne dernier a plaidé coupable à trois chefs d'accusation.

Le garçon, qui était âgé de 14 ans au moment des faits, avait initialement plaidé non coupable en mai d’un chef d’agression sexuelle avec une arme et de deux chefs d’agression sexuelle à l’encontre de trois victimes différentes.

Les victimes, toutes âgées de 13 ans à l'époque, étaient des recrues au sein d'une équipe de hockey des moins de 15 ans du comté de Colchester, au nord-est d'Halifax.

Lors d’une audience qui s’est tenue lundi à Truro, le tribunal pour mineurs a appris que l’arme utilisée contre l’une des victimes était un mini-bâton de hockey.

Le jeune délinquant a plaidé coupable pour les trois chefs d’accusation.

Les membres de la famille ont refusé de faire des commentaires.

«Un plaidoyer de culpabilité signifie que l’accusé assume la responsabilité de l’infraction et, juridiquement, cela signifie que le jeune éprouve des remords pour ce qui s’est passé; cela jouera donc en sa faveur lors de la détermination de la peine», a souligné le procureur de la Couronne Patrick Young après l’audience.

«Pour la Couronne, cela signifie que les victimes dans cette affaire n’auront pas à témoigner lors d’un procès. Cela signifie que l’issue est certaine en ce qui concerne la responsabilité pénale établie pour ces chefs d’accusation. Et cela évite aux victimes et à leurs familles d’avoir à endurer cette procédure plus longtemps que nécessaire.»

L’accusé faisait également l’objet d’une autre accusation d’agression impliquant l’une des trois victimes à une date ultérieure, mais Me Young a indiqué que cette accusation serait retirée.

Ces aveux de culpabilité interviennent après qu’un autre garçon, faisant l’objet d’accusations similaires, a changé son plaidoyer pour «coupable» d’un chef d’agression sexuelle avec une arme en septembre. Ce garçon devait témoigner contre le joueur qui a modifié ses aveux lundi.

Selon un exposé conjoint des faits, la plupart des membres de l’équipe participaient à une soirée pyjama le 3 octobre 2025, lorsqu’ils se sont rassemblés dans les chambres à l’étage tandis que plusieurs parents se trouvaient au rez-de-chaussée.

L’un des joueurs était allongé sur le ventre sur un lit et regardait son téléphone lorsque deux garçons de 14 ans l’ont immobilisé, lui ont baissé son pantalon et son caleçon et ont utilisé une mini-bâton de hockey pendant l’agression sexuelle, a-t-on entendu au tribunal.

La victime leur a demandé d’arrêter, ce qu’ils ont fait après qu’il eut commencé à pleurer, a déclaré Me Young. L’incident a duré entre 15 et 20 secondes, a indiqué la Couronne, mais, pour le plaignant, cela «a semblé durer une éternité».

Les deux accusés ont ensuite tenté de faire la même chose à deux autres joueurs, mais n’ont pas réussi à leur retirer complètement leurs sous-vêtements. D’autres joueurs étaient présents lors de toutes ces agressions, a-t-on entendu au tribunal.

La première victime a raconté avoir subi un préjudice psychologique et avoir voulu en parler à ses parents, mais ne pas avoir su comment s’y prendre. Il ne voulait pas non plus causer d’ennuis à qui que ce soit. Il a fini par en parler à ses parents, et la police a été prévenue fin janvier 2026.

L’identité des deux accusés ne peut être révélée en raison d’une ordonnance de non-publication prévue par la loi sur la justice pénale des mineurs.

À la sortie de la salle d’audience, Me Young a indiqué qu’il y aurait une recommandation commune quant à la peine, mais que les détails de la négociation de plaidoyer relevaient du secret professionnel. Il a précisé qu’il ne pouvait pas expliquer pourquoi l’un des accusés avait plaidé coupable de trois chefs d’accusation, et l’autre d’un seul.

L’instance provinciale chargée de régir le hockey en Nouvelle-Écosse a indiqué avoir eu connaissance pour la première fois d’une allégation impliquant un mineur le 30 janvier, le jour même où la police a déclaré que l’incident avait été signalé.

Hockey Nova Scotia a indiqué avoir immédiatement transmis l’affaire à la Gendarmerie royale du Canada. Par ailleurs, l’organisation a confirmé qu’une équipe junior avait été suspendue.

Devin Stevens, La Presse Canadienne