BROSSARD – Une saison de 101 points et un premier bébé juste avant les séries, la vie récompense Nick Suzuki ces temps-ci.
Le capitaine du Canadien a révélé, vendredi matin, qu’il avait raté l’entraînement de jeudi pour demeurer auprès de sa femme et de leur petite fille, Maya, qui est née mercredi.
« Ma femme est extraordinaire, ce fut une journée unique pour nous et nos familles. Le timing a été très bon avant de quitter pour Tampa », a confié Suzuki qui ne semblait pas si épuisé.
Résolument en mode séries, l’entraîneur Martin St-Louis a trouvé une brillante manière de ramener cette magnifique expérience au hockey.
« Avoir un enfant, ça change beaucoup ta vie et ta perception. C’est le plus beau moment de ta vie d’avoir ton premier enfant, ça change tout et ça amène une responsabilité, une raison de vivre... à part du hockey », a lancé St-Louis alors que son sourire en début de sa réponse s’est transformé en regard de compétiteur.
Pour la portion plus légère de l’histoire, en débutant la série en Floride, Suzuki sera assuré de pouvoir bien dormir.
Évidemment, Suzuki savait que les questions reviendraient rapidement sur la confrontation contre le Lightning.
« On est en meilleure posture que l’an dernier, on a réussi de bons résultats contre eux récemment, on n’est pas intimidés. Ce sera une série entre deux bonnes équipes. On a bâti notre jeu durant toute la saison, on a appris des choses individuellement et collectivement », a cerné le capitaine qui ne veut pas revivre une élimination en cinq petites parties comme au printemps 2025.
En séries, on vante énormément la contribution des joueurs de soutien et c’est légitime puisque les héros obscurs ont été nombreux au fil des ans.
Cela dit, Suzuki a tenu à assumer la pression la saison dernière à la suite de la Confrontation des 4 nations. Il a poursuivi sur cette lancée en 2025-2026 en étant l’architecte offensif chez les attaquants en plus d’exceller défensivement.
Suzuki serait enchanté que les trois autres trios jouent un rôle déterminant, mais il sait que le rendement de son unité sera essentiel.
« On comprend bien nos intentions sur la patinoire et on a une bonne idée de ce que le Lightning tentera pour nous freiner. On entrevoit beaucoup de batailles et de confrontations pour s’approcher du filet », a réagi Suzuki qui croit que son trio peut élever son jeu d’un autre cran.
« Je pense que oui, on attend ce moment. Les émotions et le jeu seront à leur niveau le plus élevé, c’est excitant », a-t-il dit.
La motivation sera décuplée par deux raisons. D’abord, comme Cole Caufield le mentionnait, les joueurs du CH sont affamés depuis leur élimination rapide face aux Capitals l’an passé. Ensuite, six attaquants du Canadien ont vécu la défaite en finale de la coupe Stanley contre le Lightning en 2021.
« On a perdu la coupe contre eux … donc les émotions sont encore présentes. Les gars peuvent se rappeler ce moment et partager aux autres ce qu’il faut faire pour gagner en séries », a noté Suzuki qui était présent tout comme Caufield, Brendan Gallagher, Jake Evans, Josh Anderson et Phillip Danault.
« On peut devenir une équipe très dangereuse »
Au chapitre de la profondeur, c’est probablement là que le Canadien devra prouver sa valeur contre le Lightning. Est-ce que le deuxième trio (Texier, Newhook et Demidov) parviendra à se démarquer? Est-ce que le troisième trio (Bolduc, Kapanen et Dach) parviendra à contribuer ? Est-ce que l’unité d’Evans, Danault et Anderson tiendra le coup défensivement ?
À ce sujet, St-Louis a trouvé une réponse qui pourrait motiver ses protégés.
« Je n’ai jamais abordé une série en me disant ‘J’espère juste que je vais être égal aux autres bons joueurs. Ce n’est pas comme ça que ça marche’. Les séries, ça élève le niveau des joueurs », a déclaré l’entraîneur.
Danault et Evans voudront assurément s’inspirer des paroles de St-Louis. S’ils peuvent neutraliser quelques gros canons du Lightning, la probabilité de l’emporter augmentera de manière significative.
« Ce sera similaire à mes défis précédents, ils (Kucherov, Point, Cirelli, Guentzel) ont leurs forces respectives. J’ai affronté McDavid lors des quatre dernières années. Ça va être un autre bon défi, mais différent », a mentionné Danault.
Offensivement, le Québécois de 33 ans tient à faire sa part avec ses partenaires.
« Chaque équipe en séries possède un gros, gros premier trio. Mais tu as besoin de quatre trios pour être fatiguant à affronter. Tout le monde a un rôle à jouer, ça devient un travail d’équipe », a convenu Danault.
« On peut devenir une équipe très dangereuse quand on atteint notre pic au bon moment », a-t-il rappelé.
Dans le dernier droit du calendrier, St-Louis a tenté différentes combinaisons pour tester certains éléments. Outre l’entrée en scène possible de Joe Veleno et Brendan Gallagher pendant la série, St-Louis pourrait aussi réfléchir à déplacer Juraj Slafkovsky sur le deuxième trio. Il reste à voir si la patience sera au rendez-vous selon le portrait des premiers matchs.
Formation du CH à l’entraînement
| ATTAQUANTS | ||
|---|---|---|
| Cole Caufield | Nick Suzuki | Juraj Slafkovsky |
| Alexandre Texier | Alex Newhook | Ivan Demidov |
| Zachary Bolduc | Oliver Kapanen | Kirby Dach |
| Jake Evans | Phillip Danault | Josh Anderson |
| DÉFENSEURS | GARDIENS | |
|---|---|---|
| Kaiden Guhle | Mike Matheson | Jakub Dobes |
| Lane Hutson | Alexandre Carrier | Jacob Fowler |
| Jayden Struble | Arber Xhekaj |
Extras : Joe Veleno, Brendan Gallagher, Adam Engström et David Reinbacher











