Deux jours après avoir écopé d’une pénalité qui a coûté très cher à son équipe, Jakub Dobes est revenu sur les évènements de mardi au terme de l’entraînement des siens.
« Je n’appellerais pas ça une gaffe », a tout d’abord lancé le gardien du Tricolore au sujet de son infraction pour obstruction commise en prolongation qui a mené au but vainqueur de Macklin Celebrini, des Sharks de San Jose.
Le gardien tchèque a expliqué le fond de sa pensée et ce qui a mené à la décision de se placer dans le chemin de Colin Graf alors que les Canadiens avaient contrôle de la rondelle et amorçaient une sortie de territoire.
« C’est malheureux et évidemment que je ne voulais pas écoper d’une pénalité en prolongation, mais dans la situation en question, je sentais qu’on était sous pression. Quelques gars procédaient à un changement et ils étaient fatigués. C’est ce que mon intuition me disait de faire pour aider l’équipe, et malheureusement, ça nous a coûté cher. Mais je sentais que le jeu que j’effectuais allait être bénéfique à l’équipe. Malheureusement ça n’a pas été le cas. Je n’appellerais pas ça une gaffe, mais c’est ça qui est ça », a élucidé Dobes.
Gaffe ou pas, le geste a possiblement coûté un point important au classement. Malgré tout, le principal intéressé est d’avis qu’il a disputé un bon match contre les Sharks.
« On n’a pas engrangé les deux points, mais de ma perspective, j’ai joué un assez bon match. J’ai donné une chance à l’équipe de gagner, mais on doit être meilleurs en tant que groupe en fin de match, on doit connaître de meilleures troisièmes périodes, ne pas écoper de pénalités stupides et apprendre de ça. C’est bon que ce soit arrivé tôt dans la saison. En espérant que ça n’arrivera d’ici la fin de la saison ou en séries. »
Depuis le début de la saison, Dobes ne semble pas afficher le même niveau de confiance qui lui a permis de gagner le poste de gardien no 1 et de contribuer au parcours inespéré des Montréalais lors des dernières séries éliminatoires.
Malgré l’accroc dont tout le monde parle, Dobes croit que sa dernière performance lui permettra de d’augmenter son niveau d’assurance pour les matchs à venir.
« Je travaille sur ça. Je me sentais très bien dans le dernier match, alors je vais essayer de bâtir sur celle-ci pour garder le momentum. En espérant que la prochaine fois, je l’emporterai. »
Que la confiance y soit ou non, Dobes a toujours carburé aux émotions. Parfois, celles-ci semblent bien lui servir, mais depuis le début de la campagne, on sent le gardien plus agité et moins en contrôle.
« La game arrive vite, c’est une game d’émotions, tu ne veux pas changer l’athlète de ce côté-là, mais je suis sûr qu’il a appris beaucoup de mardi », a expliqué Martin St-Louis.
Si la dernière saison a eu l’allure du conte de fées pour le gardien, la présente campagne vient avec son lot d’embûches, mais c’est dans ces moments particuliers qu’on réussit à tirer les meilleures leçons pour l’avenir.
Dobes a désormais subi la défaite à ses quatre derniers départs après avoir brillé lors du match d’ouverture de la saison contre les Maple Leafs de Toronto. Il présente une fiche globale de 1-2-2, avec une moyenne de buts alloués de 4,47 et un coefficient d’efficacité de ,847.
Les Canadiens disputeront leurs quatre prochains matchs sur les patinoires adverses, à commencer par le duel de vendredi contre les Blackhawks de Chicago.
Les hommes de Martin St-Louis se rendront ensuite à Winnipeg pour disputer la Classique Héritage en plein air, ce dimanche.
L’entraîneur-chef n’a pas dévoilé son plan en ce qui concerne l’utilisation de ses gardiens pour les prochains matchs.