À Montréal, le sujet de discussion principal tourne autour du lent début de saison des Canadiens.
Après un passage en finale de l’Est le printemps dernier, les attentes étaient élevées et disons que le Tricolore tarde à trouver son rythme.
L’infirmerie déborde déjà - avec la présence d’Ivan Demidov, Oliver Kapanen, Samuel Montembeault et Kaiden Guhle - et le CH n’a obtenu qu’une victoire à ses quatre premiers matchs.
Mais il y a une expression qui dit : quand on se compare, on se console.
Les problèmes sont pires au sud de la frontière, à Detroit, le prochain adversaire des Canadiens samedi soir, au Centre Bell.
Comme si leur séquence de dix saisons de suite sans participer aux séries n’était pas suffisamment inconfortable, les Red Wings sont au coeur d’un raz de marée depuis quelques mois déjà.
Et il y a certainement plus qu’un seul éléphant dans la pièce.
Le premier : Dylan Larkin.
L’Américain a patienté tout l’été pour être échangé, un désir qui n’a finalement jamais été exaucé. Il s’est vu retirer son rôle de capitaine, il a raté les premiers matchs de la saison en raison d’une blessure et il a été hué sans retenue par ses propres partisans à son premier match.
Larkin a fait de son possible pour calmer les frustrations des partisans des Red Wings avec deux points mardi, mais le dossier bouille depuis un long moment déjà.
Puis, il a l’éléphant Simon Edvinsson.
Le défenseur de 23 ans s’est retrouvé au coeur d’une dispute contractuelle depuis le 1er juillet et il n’a toujours pas signé de contrat, si bien qu’il est retourné à la maison, en Suède, afin de s’entraîner le temps que la situation de règle.
Près d’une dizaine d’équipes de la LNH ont manifesté de l’intérêt pour le gaucher et la question plane toujours : va-t-il signer un nouveau contrat à Detroit ou bien être échangé?
Et pour s’assurer de la bonne gestion de ces dossiers, les Red Wings misent sur... un directeur général par intérim.
Shawn Horcoff s’est fait confier les clés de l’organisation, mais sans doute pas avec une pleine confiance, alors que le titre intérimaire a été ajouté à son rôle.
Voilà ici un troisième éléphant dans la pièce...
À travers tout ce brouhaha, les joueurs des Wings font bien sûr leur possible pour amorcer la saison du bon pied.
Après deux revers en lever de rideau, les Red Wings ont signé une victoire de 5-3 contre les Sénateurs d’Ottawa mardi.
À Montréal samedi, au lendemain de leur revers contre le Kraken de Seattle, les Red Wings en seront à un premier match sur la route en 2026-2027. Ils seront immédiatement de retour à Detroit pour trois matchs par la suite.
Outre les ennuis qui touchent l’équipe, les Red Wings ont une formation qui pourrait causer du dégât.
L’attaque mise sur des vétérans talentueux comme Larkin, Alex De Brincat et Lucas Raymond, ainsi que sur des jeunes prometteurs comme Emmitt Finnie, Nate Danielson et Michael Brandsegg-Nygard.
La ligne bleue est toujours patrouillée par l’excellent Moritz Seider, qui est aussi entouré des jeunes William Wallinder et Axel Sandin-Pellikka.
Pour le CH, il peut donc s’agir d’un beau piège à éviter puisqu’à première vue, la discorde interne peut rendre les Red Wings très fragiles.
Mais sur papier, l’équipe dispose des éléments pour faire mal paraître les adversaires.
Les Canadiens sauront-ils profiter d’un adversaire affaibli pour se relancer? La réponse samedi soir.