Même si les Canadiens de Montréal ont été battus 4-1 par les Flyers de Philadelphie, mardi soir, l’entraîneur-chef Martin St-Louis n’avait fondamentalement pas grand-chose à reprocher à son club, qui a subi un premier revers en temps réglementaire en quatre joutes.
Il faut dire qu’à peu près tous les indicateurs étaient au vert. Domination de 25-12 pour les chances de marquer. Domination 65,04-34,96 pour le pourcentage de buts attendus, dont 93,15-6,85 pendant la troisième période seulement. Le seul domaine où le Tricolore a finalement été dominé par les Flyers, c’est celui de l’opportunisme, qui est inquantifiable…
« Il y a un petit peu de malchance dans le résultat de ce soir, a d’ailleurs expliqué St-Louis au terme de la rencontre. Il est souvent question de constance et de maturité. Nous avons vraiment joué une “game” très mature ce soir. Nous leur avons pas donné grand-chose. »
« Je ne pense pas que c’était un mauvais match, avait précédemment analysé le défenseur Alexandre Carrier. Nous avons manqué un peu de volume autour de leur filet et ils ont été opportunistes sur nos revirements. Dans l’ensemble, nous avons été présents tout le long. »
Le CH n’a effectivement pas testé le gardien des Flyers Dan Vladar autant qu’il ne l’aurait souhaité en ne cadrant que 21 lancers en sa direction et en n’enregistrant que 39 tentatives de tirs. À l’opposé, les joueurs des Flyers ont cadré 22 lancers et enregistré 57 tentatives.
« Nous manquions d’exécution, a déploré St-Louis. Nous n’utilisions vraiment pas assez nos défenseurs. Les Flyers jouaient compact devant leur filet et nous aurions pu effectuer un meilleur job en envoyant la rondelle à nos défenseurs pour ensuite se créer de l’espace.
St-Louis n’a également pas cherché à blâmer le gardien recrue Jacob Fowler à la suite de l’erreur qu’il a commise et qui a mené au but de Bobby Brink en fin de deuxième période.
« C’est de l’apprentissage, c’est comme dans n’importe quoi, a philosophé l’entraîneur. »
« Une fois que cette action-là est morte, a-t-il ajouté, il faut que tu restes dans le présent. »
Chose certaine, de la manière dont Fowler s’est comporté depuis son rappel, il offre une véritable chance à son équipe de l’emporter en faisant des arrêts opportuns dans des moments clés en infériorité numérique et en contrôlant généralement bien ses retours.
Il est difficile d’imaginer pour le moment qu’il retournera dans la Ligue américaine. C’est plutôt Samuel Montembeault qui a pris le chemin de Laval mardi pour des fins de conditionnement, lui qui n’a pas joué depuis qu’il est venu en relève à Jakub Dobeš le 9 décembre contre le Lightning de Tampa Bay. Son dernier départ remonte au 2 décembre face aux Sénateurs d’Ottawa, alors qu’il avait accordé 5 buts sur un total de 29 lancers.
« J’ai confiance que sa confiance va se rebâtir. Je lui ai parlé ce matin, a mentionné St-Louis. C’est un gars d’équipe qui est toujours très positif. J’ai vraiment confiance qu’il va revenir.
Pour l’heure, difficile de dire à quel moment Montembeault sera de retour dans l’entourage du club, mais St-Louis a sous-entendu à la fin de sa conférence de presse qu’il pourrait le rejoindre à la fin de la semaine à Pittsburgh, là où le CH affrontera les Penguins dimanche.
D’ici là, le Tricolore recevra la visite des Blackhawks de Chicago jeudi et de ces mêmes Penguins samedi. Gageons que la situation des gardiens risque d’être un sujet chaud pour encore longtemps. Du moins, tant qu’il n’y en aura pas un qui se démarquera clairement.





