MONTRÉAL – Lors du duel précédent face aux Sabres de Buffalo, Martin St-Louis avait visé juste en misant sur Phillip Danault qui a joué un rôle crucial lors d’un but en avantage numérique. Cette fois, St-Louis a eu du flair en se tournant vers Zachary Bolduc.
Dès le premier jeu de puissance de la soirée, Bolduc a été employé dans le rôle de Chris Kreider. Bolduc n’a eu besoin que de 80 secondes pour compter un but important, sur une déviation, qui a créé l’égalité 1-1.
L’explication de St-Louis, à propos de ce changement, était particulièrement intéressante.
« Bolduc a joué avec eux l’an passé en début de saison. Notre deuxième unité en avantage numérique, qui a peu joué dans ce match, est davantage basée sur le volume de lancers et ça permet à Kreider de jouer plus dans ses forces près du filet. Sur la première unité, il y a plus de mouvement et Zach sait comment on veut jouer, il est capable d’accomplir ce travail », a décrit l’entraîneur-chef.
Le Québécois de 23 ans lui a donné raison en exposant une belle chimie et encore plus avec Nick Suzuki. Ils ont réussi des échanges qui auraient pu créer d’autres buts.
« On a déjà eu cette unité auparavant et Zach avait joué à cet endroit [dans l’enclave]. Il est à l’aise et il a effectué une très belle déviation », a souligné Suzuki qui a mérité son 10e point de la saison.
Sans pratiquer très souvent avec la première unité cette saison, Bolduc était loin d’être perdu. On l’a vu se déplacer jusqu’à la ligne bleue pour orchestrer des menaces.
« Je regarde notre première vague depuis un an et demi donc j’ai une idée de son fonctionnement, des options qu’ils veulent utiliser avec moi. Je dois juste être bien positionné et utiliser mon intelligence du jeu pour essayer de compléter tout le monde », a exposé Bolduc.
Cole Caufield était ravi de l’impact de Bolduc sur le jeu de puissance et il a vanté celui qui est l’auteur de quatre buts cette saison.
« C’est un gars qui est prêt pour toutes les situations. Ce n’est pas nouveau qu’il soit aussi productif en début de saison. Il excelle à profiter de ces occasions, c’était un gros but », a indiqué Caufield.
Mais on ne vous parlerait pas de l’avantage numérique et de Bolduc si les spécialistes de l’infériorité numérique n’avaient pas brillé et surtout quand Juraj Slafkovsky a été puni avec 2 :17 à écouler au dernier tiers. Les spectateurs ont retenu leur souffle pendant que les hommes de confiance du CH ont tenu le fort.
Durant la soirée, ils n’ont rien cédé en quatre tentatives des Sabres. Danault a été le joueur le plus utilisé devant Jake Evans, Alexandre Carrier, Kaiden Guhle et Arber Xhekaj.
« Notre jeu en infériorité numérique a été bon. Leur jeu de puissance est talentueux et il génère du mouvement. On a bien respecté nos concepts », a réagi St-Louis.
« Crédit à notre groupe, je n’ai pas été confronté à une tonne de chances dangereuses dans ce match. On avait parlé de les limiter et on a bien géré le devant du filet pour que je vois l’action », a ajouté le gardien Jacob Fowler.
Pendant leur journée de congé dimanche, les joueurs et les entraîneurs du Canadien vont sans doute regarder un peu de football de la NFL. Les jeunes papas du groupe vont jouer avec leurs enfants. Mais chacun se dira qu’il aurait été possible de l’emporter plus aisément contre les Sabres alors que la priorité de 3-1 s’est évaporée.
« On a des choses à corriger, notre troisième période a été couci-couça. Je n’ai pas de réponse précise pour expliquer qu’on peine à se détacher de nos adversaires, mais on apprend de ces matchs », a conclu Bolduc.