MONTRÉAL — Les voyages en Californie n’ont pas été fructueux au cours des dernières années, mais celui qui attend le Canadien de Montréal cette année tombe à point.
Ce sera l’occasion pour les joueurs de se regrouper après un mois de février peu orthodoxe, marqué par la longue pause des Jeux olympiques. L’équipe prend ainsi la route pour la première fois en près d’un mois, et ne reviendra qu’après la date limite des transactions dans la Ligue nationale de hockey (LNH).
« La date limite est toujours difficile pour tout le monde, a dit l’entraîneur-chef Martin St-Louis, samedi, après la victoire de 6-2 des siens contre les Capitals de Washington.
« Le fait qu’on va être ensemble, je crois que ça va être positif, a-t-il ajouté. Le groupe a été séparé longtemps. Je sais qu’on est de retour à Montréal, mais c’est bon d’aller sur la route, et le fait d’avoir une grosse victoire (samedi) va rendre notre vol de six heures beaucoup plus agréable. »
Ce vol atterrira à San Jose, pour un premier duel contre les Sharks mardi. Le Tricolore se dirigera ensuite vers le sud de l’État pour affronter les Ducks d’Anaheim et les Kings de Los Angeles, vendredi et samedi. Et si le passé est garant d’avenir, le programme s’annonce compliqué.
Au cours des quatre dernières saisons, le Canadien n’a gagné que quatre de ses 12 matchs en Californie. Il a perdu ses neuf derniers duels contre les Kings et n’a pas goûté à la victoire à Los Angeles depuis le 5 mars 2019. Les Ducks et les Sharks, pour leur part, sont des équipes bien plus redoutables cette année.
Or, cette prémisse s’applique aussi au Canadien, qui se maintient dans la lutte au sommet de la section Atlantique. Il n’a pas perdu en temps réglementaire à ses sept derniers matchs, et chaque nouveau match est une occasion de progresser.
« Il y a toujours des opportunités d’apprendre, a lancé St-Louis. Ce ne sera jamais parfait. Je ne peux pas penser à quelque chose présentement, mais je sais qu’on va regarder le match (contre les Capitals) et qu’on va trouver quelque chose. Qu’on gagne ou qu’on perde, il y a toujours quelque chose. »
Pour le capitaine Nick Suzuki, qui est rentré de Milan il y a moins d’une semaine, il s’agira d’un deuxième séjour successif dans un fuseau horaire différent. Il n’a toutefois pas semblé incommodé à son retour à Montréal, avec trois points et un différentiel de plus-4 contre les Capitals.
« J’ai fait du bon travail pour trouver mon sommeil dès mon retour de l’Italie, a-t-il expliqué. Le décalage horaire est difficile. Je n’ai pas joué tellement là-bas, donc je suis revenu en santé et plein d’énergie. »
À l’approche de la date limite des transactions, ce vendredi, Suzuki sait pertinemment qu’il demeurera avec l’équipe. Il s’est également fait rassurant pour ses coéquipiers, alors qu’il ne voit pas de coup d’éclat du directeur général Kent Hughes à l’horizon.
« Ce qui arrivera, arrivera », a-t-il philosophé. « On a été capable d’avoir (Philip Danault) avant que les autres équipes agissent pour la date limite. Il nous aide, et la situation avec le plafond salarial est serrée. On a déjà beaucoup de talent de niveau LNH ici, donc je ne m’attends pas à grand-chose. »
« On n’a pas été ensemble sur la route depuis presque un mois. Ce sera bien d’aller de monter dans l’avion pour un long voyage. Ce sera amusant », a-t-il conclu.






