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Une relance avec de grandes responsabilités

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Retour pour le CH, Newhook s'approche de l'action

Retour pour le CH, Newhook s'approche de l'action

« C'était une bonne chose d'avoir les Jeux olympiques »

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« J'ai hâte, rien ne se compare à un match »

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« Le temps en famille était très important pour moi »

« Le temps en famille était très important pour moi »

BROSSARD – Depuis le retour de la Confrontation des 4 nations, le Canadien de Montréal a présenté le quatrième meilleur dossier de la LNH. Cette évolution s’accompagne de grandes responsabilités et ça motive Martin St-Louis.

Après une pause de 12 jours, provoquée par le tournoi olympique, l’organisation montréalaise a repris l’entraînement mardi avec un horizon impossible à ignorer.

Avec 25 parties à disputer, le CH s’est hissé dans le portrait éliminatoire (2e rang de la division Atlantique avec 72 points). Une exclusion des séries serait difficile à avaler pour ses partisans, mais également pour les joueurs et les dirigeants et voici pourquoi.

Si l’on remonte au 22 février 2025, le Canadien a récolté 108 points et il n’est devancé que par l’Avalanche, le Lightning et les Stars. St-Louis et ses protégés doivent donc prouver qu’ils appartiennent à cette catégorie en étant à la hauteur dans le dernier droit du calendrier.

Le CH dans le top-5 Le CH dans le top-5 (RDS)

« C’est une évolution de notre équipe. Les standards ont monté graduellement et ce n’est pas moi. C’est un mouvement de groupe, ça prend les joueurs pour les atteindre et ça vient de la manière dont on se présente tous les jours. Notre culture a grandement poussé nos standards. On a emmagasiné les bonnes journées », a réagi St-Louis qui était bien au fait de cette statistique.

« C’est un gros échantillon, il faut réaliser qu’on est là. C’est une plus grande responsabilité, elle est présente chaque jour et pas seulement quand ça te tente. Justement, comme équipe, on se présente chaque jour qu’on gagne ou qu’on perde. On sait où on est rendus, il ne faut pas s’en satisfaire, il faut plutôt continuer d’avoir faim », a souligné l’entraîneur-chef.

On aurait cru que Mike Matheson, le joueur le plus utilisé de l’équipe, attendait cette pause avec impatience. Ses capacités athlétiques semblent l’épargner d’une grande fatigue.

« On revient avec plusieurs pratiques avant de recommencer les matchs (le 26 février). Mais on sait que les parties seront très importantes jusqu’à la fin. Il faut tirer avantage de ces journées pour que l’exécution soit encore meilleure », a suggéré Matheson qui a savouré les vacances avec sa petite famille.

Pour un vétéran comme Philip Danault qui a été échangé pendant la saison, la pause a permis à sa famille de mieux s’implanter de nouveau au Québec.

Mais pour un jeune affamé comme Lane Hutson, on sentait pratiquement que l’arrêt avait été trop long. Il ne s’est accordé que quelques jours de congé pour aller visiter l’un de ses frères à Boston et sa famille à Chicago.

« On ne peut pas recommencer assez vite. Je regarde toujours du hockey, je ne m’en éloigne jamais trop. »

—  Lane Hutson

Pour lui, l’occasion était donc belle pour épier son ancien coéquipier, Macklin Celebrini, avec le Canada aux JO.

« Il est tellement talentueux sans oublier son désir de gagner. C’est vraiment plaisant à regarder et je ne suis pas du tout surpris de le voir jouer ainsi », a noté Hutson.

La réalité était différente pour Brendan Gallagher. Lui et sa copine ont dévoilé qu’ils accueilleront, cet été, un deuxième enfant. Comme plusieurs coéquipiers, ils ont profité de la pause pour se détendre au soleil.

Avec 891 matchs au compteur, Gallagher était le premier à dire que ce répit a été salutaire. Ça tombe bien puisque les choses vont se corser alors qu’Alex Newhook se rapproche d’un retour au jeu.

Mais St-Louis a indiqué qu’il avait aimé la contribution du trio de Gallagher avec Danault et Josh Anderson avant la pause olympique.

« Je suis content de ce trio, cette unité nous procurait de l’élan. Je m’attends à la même chose de leur part. On devra prendre des décisions difficiles, mais c’est une bonne chose », a mentionné l’entraîneur.

D’après les dires de St-Louis, il n’a pas regardé beaucoup de hockey olympique. Après tout, le contexte est fort différent. S’il continue l’ascension du Tricolore de belle manière, son nom sera considéré éventuellement pour être sélectionné parmi le groupe d’entraîneurs d’Équipe Canada.

« Si on te le demande, c’est flatteur. Mais je ne m’arrête pas là-dessus présentement. J’ai vécu l’occasion de représenter mon pays. Mes enfants jouent encore alors est-ce que je voudrais prendre la pause pour aller aux JO ou être avec ma famille. Je vais traverser le pont quand on y arrivera. Je me concentre surtout sur le Canadien et ma famille », a exposé St-Louis.