BROSSARD – Claude Julien n’a pas cherché à esquiver le sujet, l’évolution rapide et intrigante de Jesperi Kotkaniemi forcera l’état-major du Canadien à prendre une décision difficile d’ici la fin du camp d’entraînement.
 
Le premier choix du Tricolore au dernier repêchage continue de faire réfléchir ses nouveaux patrons. Afin d’avoir une idée plus claire de la situation, Kotkaniemi disputera une quatrième rencontre préparatoire, lundi soir, contre une équipe B des Maple Leafs de Toronto.

« Oui, on devra prendre un choix difficile, a admis Julien. On avait soupçonné que cette option pourrait se présenter et on devait voir comment il allait se comporter dans différentes situations.

« Ceux qui ont vu son premier match à Laval pensaient qu’il n’avait aucune chance de se tailler une place cette année à Montréal, mais il est déjà devenu un autre joueur. On a gardé un esprit ouvert et c’est la raison qui explique qu’il est encore ici avec le grand club. C’est parce qu’on aura une décision difficile à prendre à la fin du camp d’entraînement », a poursuivi l’entraînement du CH.
 
Julien n’a pas eu besoin d’entendre la fin de la troisième question sur Kotkaniemi pour comprendre le manège.

« Je comprends le sens de vos questions, vous cherchez des réponses à son sujet, mais elles viendront plus tard. On doit encore procéder à des évaluations. Je comprends vos interrogations parce que je me pose les mêmes questions. On doit bien regarder l’ensemble de la situation et trancher », a exprimé l’entraîneur.  
 
À titre d’informations, Kotkaniemi s’est entraîné sur la première vague de l’avantage numérique avec ses compatriotes Artturi Lehkonen et Joel Armia en vue de cet affrontement à Toronto.

« Je suis certain qu’il comprendra bien les mots qui lui seront criés », a rigolé Julien.
 
Des enjeux similaires et différents pour Chaput, Ouellet, Després, Suzuki et Scherbak


Le statut de Kotkaniemi diffère en raison de son âge. Par contre, il est loin d’être le seul à se battre pour un poste. Les Michael Chaput, Xavier Ouellet, Simon Després, Nick Suzuki et Nikita Scherbak doivent tous essayer de se démarquer.
 
Chaput est loin de pouvoir crier victoire, mais il devrait être galvanisé par le fait que Julien a vanté son rendement au camp d’entraînement jusqu’à présent. À un certain point, il semble avoir plus mêlé les cartes que prévu.
 
« Je ne veux pas trop réfléchir à ce que les dirigeants peuvent penser. Je dois encore me prouver à chaque match comme si je repartais à zéro », a commenté le Québécois de 26 ans qui est satisfait de son apport jusqu’à présent.
 
En ce qui concerne Ouellet, il a emprunté tangente ascendante.  
 
« Je pense que j’ai progressé de match en match. L’équipe me donne une autre chance de jouer et de prouver que je peux continuer de le faire », a cerné l’ancien des Red Wings de Detroit.
 
Du côté de Després, il n’a pas encore démontré assez de constance, mais il ne faut pas oublier qu’il revient de loin.
 
« Il y a un certain niveau de stress, mais j’ai appris à gérer la nervosité au fil du temps. Quand c’est le temps de jouer au hockey, je ne le ressens, je rentre dans ma bulle. Je trouve que mon camp va de mieux en mieux, jour après jour », a-t-il exprimé.
 
Acquis dans la transaction de Max Pacioretty, Nick Suzuki a été relégué brièvement à un rôle de spectateur en raison d’une blessure mineure. La bonne nouvelle, c’est que l’état-major du Canadien veut l’observer davantage.
 
« Je suis bien excité d’être encore avec l’équipe, je veux continuer de pousser pour me tailler une place », a mentionné Suzuki qui sera notamment utilisé à la pointe en supériorité numérique, une position qui lui sied bien et qu’il apprécie depuis de nombreuses années.
 
Parmi ceux qui doivent se méfier de la présence de ces aspirants, Scherbak apparaît dans le haut de la liste. L’attaquant pourrait revivre la déception de l’an dernier quand il avait été rétrogradé dans la Ligue américaine.
 
« Je ne veux pas être rappelé pour une vingtaine de matchs, je veux rester avec l’équipe à temps plein. Je dois jouer de manière solide partout sur la patinoire », a convenu le Russe de 22 ans qui avait été déçu de sa première rencontre préparatoire.
 
On a parfois l’impression que Scherbak ne se défonce pas autant qu’il le pourrait. Son entraîneur a préféré le défendre.
 
« Je ne sais pas pourquoi on me pose cette question, je trouve qu’on voit un Scherbak qui travaille très fort. C’est à lui de continuer et de réaliser qu’il y a un poste à gagner. Ce n’est pas un poste qui va lui être donné. C’est un bon et jeune joueur de hockey. Les décisions sont basées sur plusieurs aspects. On voit de bonnes qualités en lui, il réalise qu’il doit saisir son opportunité », a conclu Julien..

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