L'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, a souligné que l'attitude et l'approche de la formation montréalaise devaient changer si elle souhaitait retrouver la forme du début de campagne.

Si tout baignait dans l'huile chez le Tricolore après 10 rencontres (7-1-2) cette saison, la machine roule moins bien depuis sept matchs (2-4-1).

Même une semaine de congé n'a rien fait pour rétablir la situation, alors que le Canadien a encaissé des revers contre les Maple Leafs de Toronto et les Sénateurs d'Ottawa ce week-end.

« Les décisions que nous prenons sur la patinoire sont coûteuses. Nous tentons de corriger ça en faisant des séances vidéo et en nous entraînant, a expliqué Julien en visioconférence, lundi. C'est clair que l'équipe n'est pas à point. Il faut retrouver notre synchronisme et notre confiance. La meilleure façon de le faire, c'est en travaillant fort et en ayant du plaisir à le faire. »

Après la défaite en prolongation face aux Sénateurs dimanche, l'attaquant Nick Suzuki avait noté que l'équipe avait beaucoup moins de plaisir depuis un certain temps.

Comme l'a rappelé le capitaine Shea Weber lundi, il est toujours plus facile d'avoir du plaisir quand l'équipe gagne.

« Quand vous perdez à répétition, ça devient lourd et vous vous mettez de la pression sur les épaules parce que vous voulez faire mieux », a dit Weber.

Le vétéran défenseur a aussi reconnu que la pression était plus forte en raison des attentes élevées envers le Canadien cette saison... et pas seulement les attentes extérieures.

« Nous avons aussi réalisé lors du début de saison à quel point nous pouvons être bons quand nous jouons bien, a-t-il ajouté. Quand vous ne jouez pas à ce niveau, il y a de la pression. »

Pour sa part, l'attaquant Jonathan Drouin a noté que le Canadien des 10 premiers matchs était plus agressif et imposait sa loi à son adversaire. Ce n'est plus le cas depuis quelques semaines.

« Présentement, nous laissons l'adversaire dicter le jeu, a-t-il souligné. (Mardi), il sera important d'imposer notre style dès la mise en jeu initiale et forcer l'adversaire à jouer à notre façon. »

L'agressivité peut toutefois être une arme à double tranchant. Certaines des erreurs coûteuses du Tricolore lors des deux derniers matchs ont été le résultat de mauvaises décisions liées à l'agressivité des joueurs.

Une pause qui n'a rien changé

Au cours des derniers jours, Julien a parlé de simplifier les choses et de revenir à la base. Drouin a donné raison à son entraîneur, mais il a insisté pour dire que l'équipe ne devait pas trop déroger à la formule qui a fait son succès en début de campagne.

«  Il faut choisir nos moments. Claude a raison, il ne faut pas forcer le jeu, mais il ne faut pas avoir peur de jouer de la façon que nous connaissons, a-t-il affirmé. Il y a un juste milieu à trouver. Il ne faut pas commettre des revirements, mais il faut jouer de manière agressive. »

Julien n'a pas hésité à mettre de côté des vétérans au cours des dernières semaines. Après Paul Byron et Tomas Tatar, ce fut le tour d'Artturi Lehkonen de ne pas enfiler son uniforme dimanche.

L'entraîneur du Tricolore est resté muet au sujet des changements possibles à sa formation lors de la prochaine rencontre. Le Canadien sera de retour en action mardi, quand il rendra à nouveau visite aux Sénateurs.

« Si nous pouvons avoir la bonne attitude et la bonne approche, si nous travaillons de la bonne façon, nous allons nous en sortir », a insisté Julien.

Par ailleurs, Drouin a confirmé avoir passé des examens après avoir été poussé contre la bande par Mike Reilly en deuxième période, dimanche. Il n'était pas revenu au jeu, mais il n'a pas subi de commotion cérébrale. Il a été coupé à la bouche et il sera en mesure d'affronter les Sénateurs mardi.

« C'est juste une précaution »
Une pause toute sauf salutaire