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« Au moins on a gagné, mais c’était cringe un peu »

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L’histoire de Patrice Bergeron est déjà bien connue.

Celle d’un jeune attaquant qui a réussi, en l’espace de quatre saisons, à passer des rangs Bantam à la LNH.

Celle d’un des plus grands leaders de sa génération qui a connu du succès partout où il est passé pour faire sa place dans le « Triple Gold Club ».

Après deux médailles d’or olympiques, une coupe Stanley et une médaille d’or au Championnat du monde, Bergeron recevra l’honneur ultime d’être intronisé au Temple de la renommée dans quelques jours.

« Il y a un côté pour moi qui est encore difficile à prendre, à accepter. Je suis évidemment très reconnaissant, mais c’est un peu dur à croire quand je regarde les joueurs qui y sont. Mes idoles, c’était Joe Sakic et Peter Forsberg. De savoir que mon nom va être parmi ces joueurs, c’est très difficile pour moi encore à y croire », a confié Bergeron avec une grande dose d’humilité lors de son passage au balado La game dans la game lundi.

Après son repêchage en 2003, Bergeron ne devait que participer au camp des recrues, mais une bonne prestation lui a valu une invitation au camp principal de l’équipe.

« La bonne partie des joueurs recrues retournent à leurs équipes respectives. J’étais très content juste d’avoir la chance de jouer avec les plus vieux pendant quelques entraînements. »

Puis il s’est mérité un premier match préparatoire contre les Canadiens de Montréal. Puis un autre match préparatoire.

Et ultimement, Bergeron a créé la surprise générale et il a décroché sa place dans la formation pour commencer la saison dans la LNH à 18 ans.

Quelques années plus tard, Bergeron et un jeune groupe de joueurs qui incluait notamment Brad Marchand, Milan Lucic et David Krejci ont mené les Bruins à la Coupe Stanley, en 2011.

Avec les années, Bergeron est devenu un grand acolyte de Marchand et les deux hommes ont fait fureur lors de la parade de la Coupe Stanley, en chantant la chanson « Black and Yellow ».

« Notre chimie a toujours été instantanée… jusqu’à ce qu’on décide de chanter une chanson ensemble. C’est là qu’on a perdu notre momentum. Au moins on a gagné, mais c’était cringe un peu. Ce n’est pas notre meilleur moment ensemble, mais ça valait la peine de le faire », a rigolé Bergeron.

S’il y a un aspect de sa carrière qui le rend fier, c’est sans doute celui d’avoir joué chacun de ses 1294 matchs dans la LNH dans l’uniforme des Bruins.

Et plus que jamais en 2026, alors que plusieurs joueurs vedettes exigent de changer d’équipe, cet accomplissement témoigne d’une loyauté exemplaire.

« On dirait qu’il y a une tendance à écrire son propre scénario comme joueur, je ne serai pas celui qui va critiquer ça parce qu’ils ont leur propre manière de voir les choses », a commenté Bergeron.

« Pour moi, il y avait une importance à terminer ma carrière à Boston, peu importe la situation. Même si on n’avait pas eu une bonne équipe dans mes dernières années, le côté loyauté faisait que c’était important pour moi de terminer ce que j’avais commencé. »