Après sept saisons consécutives sans se qualifier pour les séries, la reconstruction des Ducks commence enfin à porter fruit. Ils trônent présentement au sommet de la division Pacifique et ont le 3e meilleur pourcentage de points obtenus dans l’Ouest.
Les jeunes mènent la charge
Comme toute bonne reconstruction, les Ducks ont réussi à tourner des saisons difficiles en excellents jeunes talents. Leo Carlsson, Mason McTavish, et Beckett Sennecke ont tous été repêchés dans le top 3 de leurs cuvées respectives, et Cutter Gauthier, un ancien 5e choix au total, s’est joint au groupe via échange. Ces quatre joueurs représentent quatre des six meilleurs pointeurs des Ducks, en plus d’avoir marqué 39 des 89 buts de l’équipe cette saison.
Carlsson connaît une progression constante depuis son arrivée dans la LNH, mais il a vraiment pris un pas de géant cette saison. Il s’établit non seulement comme le meneur et centre numéro un de l’équipe, mais aussi comme l’un des meilleurs pointeurs de la LNH. Avec 33 points à son actif, la liste de joueurs plus productifs que lui est très courte: Nathan MacKinnon (44 points), Macklin Celebrini (37), et Connor McDavid (36). C’est tout.
Il a pratiquement tous les atouts que tu recherches chez un pivot de premier plan. Il a le gabarit, à 6’3” et 208 lb, le nez pour la zone payante, se classant 15e en réception de passes dans l’enclave, il a une belle vision de fabricant de jeu, aidant ses ailiers Chris Kreider et Troy Terry à marquer 11 et 7 buts respectivement, et est dynamique en transition. Difficile d’en demander plus d’un centre de concession
Derrière ce premier trio, la « Kid line » de Gauthier, McTavish, et Sennecke fait des ravages. Ils ont été sur la glace pour 11 buts marqués à 5 contre 5, contre seulement trois buts accordés, en près de 200 minutes de jeu.
Cutter Gauthier est un de seulement 4 joueurs ayant franchi le plateau des 100 tirs cadrés cette saison et n’est qu’à 6 buts d’égaler les 20 qu’il a marqués en 82 matchs l’an dernier. Beckett Sennecke, la sélection qui a surpris tout le monde, lui inclus, en 2024, continue de surprendre. Ses 18 points le placent à égalité avec Ivan Demidov et Matthew Schaefer au sommet chez les recrues. Lui aussi doté d’un bon gabarit, il vient déranger le gardien adverse et est dangereux dans le bas de l’enclave, d’où sont venus 6 de ses 7 buts. Mason McTavish, dont les négociations de contrat se sont étirées jusqu’à la fin septembre, est le “vétéran” du groupe, à 22 ans. Il joue le rôle de fabricant de jeu pour ses deux marqueurs à l’aile, menant le club avec 40 passes complétées vers l’enclave.
Tout ce talent offensif fait les manchettes, avec raison, en cet excellent début de saison à Anaheim. Mais derrière eux se cache l’un des joueurs les plus sous-estimés de la LNH.
Un as caché
Pendant plusieurs années, Jaccob Slavin avait le titre presque incontesté de défenseur le plus sous-estimé de la LNH. Il a finalement montré l’étendue de son talent lors du tournoi des Quatre Nations, s’établissant fermement comme l’un des meilleurs défenseurs défensifs au monde. Maintenant qu’il est reconnu à sa juste valeur, Jackson Lacombe est un des candidats pour succéder au titre de joueur qui passe sous le radar. Contrairement aux Carlsson, Sennecke, et autres, Lacombe n’était pas une sélection hâtive. 11 défenseurs ont été repêchés avant que Lacombe n’entende son nom en début de 2e ronde, une glissade que plusieurs équipes regrettent maintenant.
Lacombe est l’homme à tout faire à la ligne bleue des Ducks.LNHBloc Il mène les défenseurs du club en temps de glace total, ainsi que sur les deux volets d’unités spéciales, et est un de seulement 8 défenseurs qui ont une moyenne de 25 minutes ou plus par soir. Ses 14 points le placent tout juste en dehors du top 25 à la position dans la LNH, et il affronte la compétition la plus difficile soir après soir pour Anaheim. Selon tous les chiffres à ma disposition, il se classe parmi les bons défenseurs numéro un de la LNH des deux côtés de la glace.

Il décoche plus de tirs par match qu’Adam Fox, a plus de temps de possession que Miro Heiskanen, et plus de sorties de zone que Zach Werenski, tout en jouant de l’excellente défensive. Et pourtant, selon les sites de paris sportifs, il a autant de chance de mettre la main sur le trophée Norris qu’Alex Pietrangelo. Pour ceux qui ont oublié, Pietrangelo a été placé sur la liste des blessés à long terme par Vegas avant le début de la saison et il n’est pas éligible à revenir au jeu, que ce soit en saison régulière ou en séries. Je ne dis pas qu’il devrait se classer parmi les finalistes, mais il ne reçoit clairement pas le respect qui lui est dû.





